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SNA Suffren, SNLE et SSGN capacité française


Philippe Top-Force

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Il y a 17 heures, Ciders a dit :

Je pensais plus au fait que nous participons à leur programme et qu'il serait logique que nous contribuions à les former, vu qu'une partie de leur futur sous-marin sera liée à nos propres technologies. Mais oui aussi pour le côté diplomatique et stratégique.

Sachant au passage que nous avons déjà cédé par le passé des unités significatives à la marine brésilienne. 

C'est un sous marin nucléaire, idéalement il faudrait le préter ... ou le louer. Pas le céder.

Ensuite qui pour payer l'ATM ... parce qu'à priori il n'aura plus de potentiel une fois désarmé par la marine.

Ensuite même si le Brésil finance la location - et tout les frais de MCO qui vont avec pour qu'il soit en état d'etre loué, et le service RH associé à la formation etc. - ce qui risque d’être couteux, et de ne pas forcément correspondre au besoin d'apprentissage lié à leur nouveau sous marin.

En gros ca risque d'etre cher pour finalement pas une immense plus value. Meme si le lancement de l'Álvaro Alberto est programmé seulement pour 2029 et sa mise en service actif pour 2032 ... pas certain que l'usage d'un classe Rubis en attendant aide beaucoup à préparer les équipage de 2029/2032.

Le Brésil continue à lancer des Scorpène tout neuf chaque année ... donc il ne doivent pas manquer d'entrainement.

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il y a une heure, g4lly a dit :

C'est un sous marin nucléaire, idéalement il faudrait le préter ... ou le louer. Pas le céder.

Ensuite qui pour payer l'ATM ... parce qu'à priori il n'aura plus de potentiel une fois désarmé par la marine.

Ensuite même si le Brésil finance la location - et tout les frais de MCO qui vont avec pour qu'il soit en état d'etre loué, et le service RH associé à la formation etc. - ce qui risque d’être couteux, et de ne pas forcément correspondre au besoin d'apprentissage lié à leur nouveau sous marin.

En gros ca risque d'etre cher pour finalement pas une immense plus value. Meme si le lancement de l'Álvaro Alberto est programmé seulement pour 2029 et sa mise en service actif pour 2032 ... pas certain que l'usage d'un classe Rubis en attendant aide beaucoup à préparer les équipage de 2029/2032.

Le Brésil continue à lancer des Scorpène tout neuf chaque année ... donc il ne doivent pas manquer d'entrainement.

Le client est roi tant qu'il a de quoi payer et même s'il a une idée pas forcément rationnelle. On leur a bien vendu un porte-avions qui n'a pas véritablement servi.

Après, je suis d'accord sur le principe. Mais entre le Brésil et l'Australie, clairement, le premier serait plus logique et utile.

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Si on veut louer le Perle, il serait intéressant de connaître le potentiel restant des 4 autres Rubis. 

S’ils peuvent être remis en service après une grosse (et couteuse) IPER malgré leurs presque 40 ans de service (et que ça intéresse quelqu'un d’avoir des SNA obsolètes) on pourrait envisager une livraison "rapide" du perle en attendant la livraison d’un ou deux autre SNA classe Rubis qui permettront d’attendre la livraison d’un SNA plus moderne/performant. 

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il y a 41 minutes, Bechar06 a dit :

Quels clients envisagerais tu ? 

Moi ? Pas grand monde. 

Le Brésil a été cité... L’Australie aurait pu être intéressé en attendant la livraison de Suffren. 

Il faudrait un pays qui souhaite des SNA, accepte d’en payer le prix, soit client de la France et qu’il soit pressé au point de vouloir/accepter une solution peu performante intermédiaire... c’est assez contraignant. 

On pourrait aussi envisager la France (pour permettre un passage rapide à 8 SNA en attendant la production d’une nouvelle série de Suffren ou pour pouvoir libérer quelques Suffren qu’on revend à un autre pays) mais il faudrait encore un besoin et le retrait du Perle pour raison RH militerait plutôt contre. 

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Petite explication sur la partie réacteurs nucléaires des sous- marins nuc.

Révélation

Site Échos Sous marin:

VARIABILITÉ DE LA DURÉE DE VIE DES RÉACTEURS ET COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE SUR LES SOUS-MARINS AMÉRICAINS 
Les sous-marins nucléaires américains utilisent de l'uranium hautement enrichi (UHE) mais, dans certains pays, c’est de l'uranium faiblement enrichi (UFE) qui est employé. C’est le cas des sous-marins français. La durée de vie du combustible dépend de la conception du réacteur, du niveau d'enrichissement, de la consommation d'énergie et de la politique de rechargement. 

Points clés et plages de valeurs typiques :

La durée de vie du cœur correspond à l'intervalle entre deux rechargements (ou entre le chargement initial du combustible et la fin de vie). Les réacteurs navals modernes sont conçus pour une longue durée de vie du cœur afin d'optimiser leur disponibilité opérationnelle et de minimiser les arrêts en chantier naval.

Nous connaissons deux approches principales : les cœurs rechargeables (conceptions plus anciennes) pour les sous-marins à UHE ou les sous-marins fonctionnant au UFE, et les cœurs à durée de vie du navire (nombreuses conceptions contemporaines).

Durées typiques :

- Réacteurs de l'époque de la guerre froide et de nombreux modèles antérieurs : 3 à 10 ans entre les rechargements, selon le réacteur et le rythme opérationnel. Dans les sous-réacteurs de l'US Navy déployés dans les années 1950, le combustible s'épuisait tellement que les assemblages de combustible du cœur devaient être remplacés tous les deux ans environ.
- Sous-marins d'attaque et lanceurs de missiles balistiques occidentaux et russes modernes à noyaux améliorés : un intervalle de ravitaillement de 10 à 25 ans est courant.
- Les cœurs de réacteurs « à durée de vie totale » (conçus pour durer toute la durée de vie du sous-marin) ont une durée de vie de 20 à 40 ans, voire plus. Plusieurs programmes de réacteurs de l'US Navy (par exemple, de nombreux sous-marins des séries de remplacement Los Angeles/Seawolf/Ohio et les sous-marins de la classe Virginia) utilisent des cœurs qui ne nécessitent aucun rechargement en combustible pendant une durée de vie typique de 30 à 33 ans.
- Certains modèles sur mesure et noyaux théoriques pourraient atteindre une durée de vie de 40 à 50 ans, mais ils sont rares dans les flottes opérationnelles.

Facteurs déterminant la base de durée de vie des sous-marins :

- Enrichissement du combustible : un enrichissement plus élevé (fraction plus importante d'U-235) prolonge la durée de vie du cœur pour un profil de puissance donné.
- Taille du cœur et masse de combustible : les cœurs plus grands contenant plus de combustible durent plus longtemps.
- Niveau de puissance et facteur de charge du réacteur : un fonctionnement soutenu à haute vitesse augmente le taux de combustion et raccourcit la durée de vie du cœur.
- Conception du réacteur : l’efficacité de l’économie neutronique, les poisons consommables, la stratégie des barres de contrôle et la géométrie du combustible influent sur le taux de combustion.
- Politique de ravitaillement et cycles de maintenance : les choix stratégiques (par exemple, ravitaillement en service ou remplacement des cœurs pendant toute la durée de vie) fixent des intervalles pratiques.
- Mais attention : au-delà, la fragilisation accumulée après trente ans d'exposition à un flux intense de neutrons rapides (de haute énergie) dépasse les normes de sécurité. Les atomes interstitiels présents dans les parois de la cuve du réacteur affaiblissent la résistance à la traction du métal. L'effet est comparable à celui de plier un cintre à plusieurs reprises. Ces pliages répétés concentrent les asymétries dans la structure de phase de l'alliage métallique, le rendant plus fragile à chaque pliage.

Ainsi les cœurs des réacteurs sont surveillés en permanence ; les décisions de les recharger ou de les mettre hors service dépendent du taux de combustion du combustible, du vieillissement des composants et de considérations stratégiques.
Le rechargement des réacteurs est un processus complexe, long et réalisé dans des chantiers navals spécialisés. Le ravitaillement en combustible nucléaire d'un sous-marin peut prendre plus de trois ans.

Pour commencer, le sous-marin doit être sorti de l'eau et déplacé en cale sèche. Là, il doit d'abord être complètement mis hors tension. Les réacteurs nucléaires des sous-marins utilisant de l'uranium hautement enrichi, l'opération entière doit se dérouler dans une installation protégée contre les radiations. 

Le réacteur est placé profondément à l'intérieur de la coque, derrière un épais blindage qui protège l'équipage des radiations. La conception du sous-marin est optimisée pour un encombrement minimal, ce qui explique le placement fréquent des composants superposés. 
Pour accéder au réacteur, il est nécessaire de retirer d'importantes parties du sous-marin, notamment le blindage, une opération qui ne peut être réalisée que par une équipe d'experts spécialisés en radioprotection, systèmes d'armement, génie nucléaire et architecture navale, ce qui en fait une opération coûteuse.  
Une fois le sous-marin arrivé en cale sèche et la protection anti-radiations installée, l'équipe d'ingénieurs démonte la plupart des composants. Chaque panneau, câble et boulon retiré est répertorié, suivi et inspecté. 

Lorsque le cœur du réacteur nucléaire devient accessible, le combustible est remplacé. Une fois cette opération effectuée, l'équipe doit réinstaller les composants et refermer hermétiquement la coque pour les opérations sous-marines.  
Bien que la période de ravitaillement soit généralement très courte, les marines procèdent à la révision complète de leurs sous-marins, une étape plus longue du processus. En effet, le nouveau système doit être évalué et testé avant que l'intégrité du bâtiment ne soit pleinement vérifiée, avant sa remise en service. 

Le rechargement proprement dit d'un sous-marin prend quelques semaines pour retirer les anciens assemblages de combustible du cœur et insérer les nouveaux. Cependant, la préparation de la coque (par exemple, la découpe d'une large ouverture au-dessus du compartiment réacteur pour extraire le combustible) et la configuration de la centrale pour l'opération prennent des mois, suivies de plusieurs mois de remise en service pour rétablir la criticité du cœur. Il s'agit d'une refonte majeure, comparable à la reconstruction complète du sous-marin, contrairement à un réacteur civil dont le rechargement fait partie intégrante de son cycle de fonctionnement. En général, une refonte dure deux ans, durant laquelle une révision complète de tous les équipements de la salle des machines est effectuée simultanément. 

En 2023, la marine américaine a achevé une importante refonte de l'USS Louisiana, qui a duré 40 mois avant que le navire ne soit remis à l'eau.

 

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C'est très en retard oui, mais je tombe sur ce dessin au sujet de la réparation du SNA Perle suite à son grave incendie en cale sèche en 2020. L'opération avait consisté à lui "greffer" une partie du SNA Saphir, qui avait été récemment désarmé

Une explication graphique ? Voici, et c'est en suédois... je vous laisse deviner pourquoi :tongue:

G-pOKkVbQAQko5E?format=png&name=large

 

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