C’est un message populaire. CANDIDE Posté(e) samedi à 20:03 C’est un message populaire. Share Posté(e) samedi à 20:03 (modifié) Personnellement, je dirais que l'Allemagne, depuis la réunification et la dislocation de l'URSS et à l'abri du parapluie américain, a saisi l'opportunité d'avoir sa zone d'influence en Europe. Bien sûr pacifiquement, par la force de son industrie, les liens tissés avec les autres pays et l'établissement de chaines de production Européennes et mondiales. L'influence de la France en Europe s'en ait trouvé affaiblie, d'autant qu'elle n'a pas su faire les réformes économiques indispensables. Mais l'Allemagne, j'entends par là, ses élites politiques et économiques a également sciemment combattu certains intérêts Français primordiaux. C'est évident sur le nucléaire et la taxonomie verte, mais aussi dans le domaine de l'armement (accords Schmidt-Debré ignorés, abandon de projets communs, épisode SCAF en ce moment, etc.. ). Maintenant que les Etats-Unis deviennent eux-mêmes un état brigand et prédateur, je trouve rassurant de savoir que 78% des Allemands ont confiance en la France. et seulement 15% en les Etats-Unis. ça veut dire que la France possède un capital de confiance important dans la population Allemande. C'est donc une opportunité et un levier, dans ces temps troublés, pour proposer intelligemment des actions, qui seront profitables à la fois à la France, à l'Allemagne et à l'Europe. Modifié samedi à 20:14 par CANDIDE 1 6 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) samedi à 22:12 Share Posté(e) samedi à 22:12 Il y a 6 heures, Polybe a dit : Le simple fait que nos armées bossent pas mal ensemble, c'est déjà pas mal non ? Elles ne travaillent guère ensemble justement, et l'exemple de la BFA est une bonne illustration de cela en dépit de toutes les déclarations politiques. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) samedi à 22:28 Share Posté(e) samedi à 22:28 (modifié) Il y a 3 heures, Rivelo a dit : @Patrick, en toute amitié, je pense que tu ne connais pas les allemands de la rue. As-tu des amis ou des connaissances avec lesquels tu peux parler directement, ou te bases sur les commentaires sur Twitter de fanas d'aviation pour extrapoler ce que pense "les allemands" ? Le fait que le gouvernement allemand soit en plein "Zeitenwende" et soit relativement incohérent dans sa politique de Defense et sa politique industrielle en ce moment ne veut pas dire que les allemands de la rue n'aiment pas les français ou ne leur fasse pas confiance. C'est deux choses différentes. J'en ai rencontré un certain nombre de mon petit niveau, oui. Et j'ai surtout compris qu'on ne se comprenait pas vraiment. Il y a 2 heures, CANDIDE a dit : Personnellement, je dirais que l'Allemagne, depuis la réunification et la dislocation de l'URSS et à l'abri du parapluie américain, a saisi l'opportunité d'avoir sa zone d'influence en Europe. Bien sûr pacifiquement, par la force de son industrie, les liens tissés avec les autres pays et l'établissement de chaines de production Européennes et mondiales. L'influence de la France en Europe s'en ait trouvé affaiblie, d'autant qu'elle n'a pas su faire les réformes économiques indispensables. Mais l'Allemagne, j'entends par là, ses élites politiques et économiques a également sciemment combattu certains intérêts Français primordiaux. C'est évident sur le nucléaire et la taxonomie verte, mais aussi dans le domaine de l'armement (accords Schmidt-Debré ignorés, abandon de projets communs, épisode SCAF en ce moment, etc.. ). Maintenant que les Etats-Unis deviennent eux-mêmes un état brigand et prédateur, je trouve rassurant de savoir que 78% des Allemands ont confiance en la France. et seulement 15% en les Etats-Unis. ça veut dire que la France possède un capital de confiance important dans la population Allemande. C'est donc une opportunité et un levier, dans ces temps troublés, pour proposer intelligemment des actions, qui seront profitables à la fois à la France, à l'Allemagne et à l'Europe. Mais quelles actions proposer intelligemment qui ne soient pas justement à l'opposé complet de ce que l'Allemagne a fait jusqu'à présent? Leur faire relancer leur nucléaire et lâcher leur politique éolienne et solaire PV totalement inefficace, pour commencer... On ne peut pas décider à leur place. Modifié samedi à 22:33 par Patrick Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ksimodo Posté(e) dimanche à 00:14 Share Posté(e) dimanche à 00:14 Il y a 1 heure, Patrick a dit : J'en ai rencontré un certain nombre de mon petit niveau, oui. Et j'ai surtout compris qu'on ne se comprenait pas vraiment. Aprés plusieurs bière _a va mieux. Tu n'avais pas du respecter la posologie minimale. 3 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Pasha Posté(e) dimanche à 00:22 Share Posté(e) dimanche à 00:22 (modifié) Je rejoins un peu Patrick sur ce sujet néanmoins. J'ai l'impression que certains d'entre-vous prennent ce vote de confiance, comme un vote d'alignement, un vote d'adhésion à notre ligne politique et l'assurance qu'on sera là si ça pète (d'autant que pour le dernier élément, et au regard des dernières sorties politiques ça ressemble plus à mourir pour le contribuable allemand, et que l'allemand lui sera là à encaisser au chaud...). Ils nous aiment bien oui, avec un tape amicale dans le dos pour aller au feu. Mais quand on discute sérieux, ils savent très bien passer devant. Pourtant ces votes de confiance, envers le peuple ou notre politique (? c'est très vague comme sondage), qui ne datent pas d'hier comme le relève Rivelo, ne se matérialisent pas du tout dans les lignes géopolitiques, économiques, étatiques ou professionnelles. Boire des bières oui, mais dès que les choses sérieuses commencent, on se tire la bourre à qui le mieux. Travaillant avec des allemands dans l'industrie, on est quasiment à toujours à qui entourloupe le premier, avec une facture salée à la fin. Si ça fait 20 ans que les votes oscillent à 80-90% de confiance, alors ce n'est pas un changement, ni une nouvelle positive pour la France. Au regard de ces 20 dernières années. On dirait presque une dépendance affective, où la France recherche le moindre signe que l'Allemagne la considère, l'aime, que nous un sommes un couple, alors que cette Allemagne est déjà en couple avec d'autres (USA, Russie, Chine, suivant où va son business). Même si ça fait depuis 70 ans que nous sommes dans cette dépendance. Sait-on jamais, ptet qu'un jour l'Allemagne fera le choix éclairé de nous choisir. Le temps est arrivé ? Trump n'est là que pour 2 ans encore. La Russie, Poutine n'est pas éternel, son gaz un peu plus que lui oui. La Chine, toujours là. Nous avons fait l'erreur et nous persistons, de voir l'Allemagne comme notre égal. Cet horizon à cesser d'exister depuis 1870. Petit parenthèse durant l'époque de la RFA/RDA, où l'on était proche de cette égalité. Mais à quel prix pour les Allemands. Modifié dimanche à 00:31 par Pasha 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) dimanche à 01:39 Share Posté(e) dimanche à 01:39 (modifié) il y a une heure, ksimodo a dit : Aprés plusieurs bière _a va mieux. Tu n'avais pas du respecter la posologie minimale. Absolument. Ca me rappelle un copain russe, ne parlant pas un mot d'allemand, qui s'était retrouvé à la fête de la bière à Munich, à échanger avec un Allemand ne parlant pas russe. En fait, ils n'avaient aucune langue commune Mais après un certain nombre de bières, ils avaient eu une conversation riche, animée et profonde. Ils se comprenaient parfaitement Je rappelle la plus grande parole de sagesse jamais exprimée en langue allemande : Wer nicht liebt Wein, Weib und Gesang, der bleibt ein Narr sein Lebe lang Révélation Celui qui n'aime pas le vin, les femmes et le chant restera un imbécile toute sa vie Modifié dimanche à 01:41 par Alexis 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) dimanche à 06:37 Share Posté(e) dimanche à 06:37 Il y a 8 heures, gustave a dit : Elles ne travaillent guère ensemble justement, et l'exemple de la BFA est une bonne illustration de cela en dépit de toutes les déclarations politiques. Nous avons des écoles communes. Ce n'est pas rien. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) dimanche à 21:12 Share Posté(e) dimanche à 21:12 Il y a 14 heures, Polybe a dit : Nous avons des écoles communes. Ce n'est pas rien. Pas grand chose non plus... Spécialisation Tigre, ce n'est pas lourd, quelques échanges d'officiers, sinon? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Manuel77 Posté(e) dimanche à 22:15 C’est un message populaire. Share Posté(e) dimanche à 22:15 (modifié) Un think tanker français a mené une étude sur l'identité allemande. Dans un podcast, il l'a comparée à l'identité française. Bon, c'est un peu cliché et ça n'a rien de nouveau, mais voilà :https://franko-viel.podigee.io/97-identitaeten-deutschlandfrankreich Les Français ont du pathos et de la grandeur. La grandeur de la France est importante pour eux, et quand elle n'est pas au rendez-vous, ils en souffrent. Ils sont satisfaits de la coopération avec l'étranger quand elle sert la grandeur. Ces derniers temps, les Français sont agacés parce que les discours des politiciens sur la grandeur ne correspondent pas vraiment à la réalité. (J'ai lu dans un livre que les négociateurs français ont été horrifiés après la défaite de 1871 quand les Allemands leur ont dit que le concept de grandeur n'existait pas chez eux. Comment peut-on négocier avec des gens comme ça ?). Ils ont également déclaré que les Allemands ne devraient pas trop parler de la « Grande Nation », car il s'agit d'un concept historique spécifique que presque personne n'utilise en France. Les Allemands devraient plutôt se pencher sur le concept de grandeur, qui joue un rôle important dans la vie politique française, mais qui est inconnu en Allemagne. Les Allemands ont besoin de stabilité et de solidité. Lorsque l'économie et le ramassage des ordures ne fonctionnent pas, ils en souffrent. Ils sont satisfaits de la coopération avec l'étranger lorsque celle-ci « fonctionne ». Ces derniers temps, les Allemands sont agacés parce que les processus ne fonctionnent plus aussi bien. Modifié dimanche à 22:28 par Manuel77 6 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Manuel77 Posté(e) dimanche à 22:55 C’est un message populaire. Share Posté(e) dimanche à 22:55 Il y a 22 heures, Pasha a dit : Nous avons fait l'erreur et nous persistons, de voir l'Allemagne comme notre égal. Cet horizon à cesser d'exister depuis 1870. Petit parenthèse durant l'époque de la RFA/RDA, où l'on était proche de cette égalité. Mais à quel prix pour les Allemands. C'est très intéressant. Je pense que les Français ont une fausse idée de l'image que les Allemands avaient d'eux-mêmes en 1980 et en 2026. Partant du principe de grandeur, les Français pensent que l'Allemagne se sentait mal en 1980. Mais ce n'est pas vrai. Les Allemands de 1980 se sentaient très bien, car le pays fonctionnait bien. Aujourd'hui, l'Allemagne est plus grande, mais nous fonctionnons moins bien. Notre idéal a toujours été d'être une grande Suisse. Pas de grandeur, s'il vous plaît, mais fonctionner le mieux possible. 4 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Pasha Posté(e) dimanche à 23:40 C’est un message populaire. Share Posté(e) dimanche à 23:40 (modifié) il y a 54 minutes, Manuel77 a dit : C'est très intéressant. Je pense que les Français ont une fausse idée de l'image que les Allemands avaient d'eux-mêmes en 1980 et en 2026. Partant du principe de grandeur, les Français pensent que l'Allemagne se sentait mal en 1980. Mais ce n'est pas vrai. Les Allemands de 1980 se sentaient très bien, car le pays fonctionnait bien. Aujourd'hui, l'Allemagne est plus grande, mais nous fonctionnons moins bien. Notre idéal a toujours été d'être une grande Suisse. Pas de grandeur, s'il vous plaît, mais fonctionner le mieux possible. Je me permets de ne pas être en accord, au regard de votre histoire et les différents Reich qui en découle. Tout comme le principe de la Mitteleuropa, qui est toujours d'actualité. Que vous ne conscientisez pas ça, par peur de votre passé, je peux le comprendre (bien que dans certains cercles dirigeants, je ne mettrais pas ma main à couper que c'est voulu, souhaité et recherché). Mais les actes sont là. Une grande Suisse ? Dans le fonctionnement interne. Peut être. Mais pas à l'échelle Européenne. C'est tout le contraire. Oui surement qu'à l'échelle de la population vous ne souhaitez pas imposer cette image de grandeur. Le statut de 1980 vous suffisez amplement. Mais pour les dirigeants économiques et politiques, je n'en suis pas persuadé. En France, nous n'avons plus à l'échelle de la population cette vision de la grandeur aussi. Nous ne la cultivons plus. Mais notre classe politique et économique le pense également. D'où notre all-in sur l'UE, quitte à saborder le reste de notre économie, pour le Grand Bien Européen (sauf l'armée et l'industrie de l'armement... Et encore Poutine nous a sauvé de ça, sinon on avait déjà entamé notre sabordage. Encore. A croire qu'on en fait une expertise nationale). Pourtant ce n'est pas perçu ainsi par nos voisins européens. Possiblement à cause de notre ton hautain, donneur de leçon (j'y contribue amplement), et aussi de notre histoire. On ne peut pas gommer si facilement des siècles passés d'autant que nous ne faisons pas tous le même effort pour déconstruire nos romans nationaux (bien qu'ici je pense que nous sommes égaux les Français et Allemands). Nous n'avons peut être pas la même conception du mot grandeur par contre. Pas le même but recherché. --- EDIT je viens de lire ton message précédent sur le podcast. J'ai bêtement répondu à la notification sans lire avant. Et en effet je suis raccord, étonnant d'ailleurs que ça rejoigne ma pensée. Il l'exprime mieux que moi (et je veux éviter de faire de gros pavé) mais la discussion est intéressante. Les clichés sont grossiers mais ont toujours un fond de vérité. Il n'y a pas de fumée sans feu. Modifié dimanche à 23:50 par Pasha 5 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. pascal Posté(e) lundi à 01:27 C’est un message populaire. Share Posté(e) lundi à 01:27 Je pense depuis longtemps que notre attachement à l'UE et au couple franco-allemand est lié à la volonté d'une paix durable entre nos deux pays... empêcher que ne se recréent les conditions d'un nouveau conflit 5 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Patrick Posté(e) lundi à 06:29 C’est un message populaire. Share Posté(e) lundi à 06:29 Il y a 5 heures, pascal a dit : Je pense depuis longtemps que notre attachement à l'UE et au couple franco-allemand est lié à la volonté d'une paix durable entre nos deux pays... empêcher que ne se recréent les conditions d'un nouveau conflit Le simple fait qu'on puisse envisager qu'il faille absolument être "en couple" au risque de redevenir ennemis, en dit bien plus long sur les gens qui poussent cette politique que sur les peuples Français et Allemands... 1 1 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
pascal Posté(e) lundi à 08:53 Share Posté(e) lundi à 08:53 Il y a 2 heures, Patrick a dit : Le simple fait qu'on puisse envisager qu'il faille absolument être "en couple" au risque de redevenir ennemis, en dit bien plus long sur les gens qui poussent cette politique que sur les peuples Français et Allemands... Les peuples (les opinions publiques) ça se manipule via le discours politique ... On en a eu la preuve marquée dans les années 30 ... pour ne citer qu'elles. Manipulations des opinions désormais relayée avec un effet de levier important via les réseaux. Il est important que le politique conserve la voie de la coopération. Alors certes il convient de placer le curseur au bon endroit nous sommes d'accord, mais nous ne pouvons pas nous permettre de faire l'économie d'une entente et d'un réelle coopération, surtout désormais dans la perspective d'un lâchage durable de la défense européenne par les Américains; ce revirement spectaculaire venant s'ajouter à une concurrence mondiale exacerbée sur le plan économique. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MIC_A Posté(e) lundi à 09:05 Share Posté(e) lundi à 09:05 Il y a 2 heures, Patrick a dit : Le simple fait qu'on puisse envisager qu'il faille absolument être "en couple" au risque de redevenir ennemis, en dit bien plus long sur les gens qui poussent cette politique que sur les peuples Français et Allemands... Disons que c'est plus une histoire de mentalités et rêves de nos GVT respectifs sur "la grandeur d'une nation" que des peuples, en cela, je "diverge" de la perception décrite par @Manuel77. Des nostalgiques de la puissance militaire et économique, ils y en a plus que ce que l'on pense coté Allemand et les déclarations de Merz et son entourage le confirment régulièrement. Les "doubles discours" servant la politique intérieure et extérieure dans chaque pays mais pour certains avec plus d'efficacités. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) lundi à 09:15 Share Posté(e) lundi à 09:15 il y a 20 minutes, pascal a dit : Manipulations des opinions désormais relayée avec un effet de levier important via les réseaux. Il est important que le politique conserve la voie de la coopération. Alors certes il convient de placer le curseur au bon endroit nous sommes d'accord, mais nous ne pouvons pas nous permettre de faire l'économie d'une entente et d'un réelle coopération Ironique. Je ne vais pas refaire la liste de toutes les crasses qui nous ont été faite par le "coopérant" en question. il y a 9 minutes, MIC_A a dit : Disons que c'est plus une histoire de mentalités et rêves de nos GVT respectifs sur "la grandeur d'une nation" que des peuples, en cela, je "diverge" de la perception décrite par @Manuel77. Des nostalgiques de la puissance militaire et économique, ils y en a plus que ce que l'on pense coté Allemand et les déclarations de Merz et son entourage le confirment régulièrement. Les "doubles discours" servant la politique intérieure et extérieure dans chaque pays mais pour certains avec plus d'efficacités. Tout à fait. Et ce sont bien ceux-là qui sont importants. Pas les idées infondées de l'homme de la rue. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Pasha Posté(e) lundi à 13:48 Share Posté(e) lundi à 13:48 (modifié) Il y a 12 heures, pascal a dit : Je pense depuis longtemps que notre attachement à l'UE et au couple franco-allemand est lié à la volonté d'une paix durable entre nos deux pays... empêcher que ne se recréent les conditions d'un nouveau conflit Une certaine vision, porter par un libéralisme sans limite et une vision d'un monde sans frontières, sans attaches propres. Où chacun est interchangeable, qui voguerait de pays en pays suivant le marché. Des apatrides désirés. Certes De Gaulle était peut être le moteur, l'initiateur, mais je ne pense pas dans ce projet aussi poussé qu'est devenue l'UE et ce vers quoi elle essaye de tendre. Je ne crois pas au dogmatisme que des économies liées, interdépendantes, empêcheraient les guerres (cf 1914). En Europe Occidentale nous n'avons plus pratiqué la guerre entre-nous, mais nous l'avons cependant exporté. Et nous n'avons pas pu la pratiquer autant, non pas par attachement de l'UE ou la CECA, ou CEE, mais bien plus car nous n'avions plus les capacités de la faire et que les 2 grands de l'époque nous avait fait clairement comprendre que notre place était révolue. Et il faut le dire, nos pays étaient alors homogène dans leurs ethnies, fatigués, avec des frontières fixes et sans ressources naturelles particluières, qui pouvaient ouvrir l'appétit d'autrui... Jusqu'à aujourd'hui. Dans un monde où tout le monde a enfin compris que les ressources ne sont pas infinies. Modifié lundi à 13:51 par Pasha 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MIC_A Posté(e) lundi à 14:12 Share Posté(e) lundi à 14:12 (modifié) Sans ressources, certainement pas ! Juste qu'elles sont plus chères pour le moment à exploiter et les industries nécessaires polluantes par nature doivent se conformer aux normes imposées dans l'UE ce qui renchérie encore un peu plus le produit et avec la médiatisation à outrance, difficile de l'implanter quelque part sans contestations trop souvent orchestrées! Viendra le jour ou si nous ne le faisons pas, d'autres le feront sans nous demander notre avis. Modifié lundi à 14:15 par MIC_A 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ksimodo Posté(e) lundi à 22:49 Share Posté(e) lundi à 22:49 Il y a 8 heures, MIC_A a dit : Sans ressources, certainement pas ! Le "monsieur" a dit sans ressource naturelle. Naturelle, ça allait avec ressources. Et factuellement, DE ou FR, nous n'avons "rien" ou quasi rien ou vraiment à la marge, et la question de la soutenabilité de l'extraction ne se pose pas vraiment ( ni en coût ni en normes ). La FR a des ressources maritimes ultra puissantes ( en potentiel ) et aussi de la superficie arable. Mais là, c'est vrai, le cadre règlementaire ne va pas dans "notre" sens. Et ne nous trompons pas non plus, ce cadre est au moins aussi restrictif ( sinon plus ) par notre propre initiative que par le méchant européen. Se tirer une balle dans le pied chaque matin en se levant, pour être sûr de partir en handicap, c'est trés franco français ( comme si on ne manquait pas de vrai ennemis extérieurs, ne de vrai faux amis parfois intérieurs ). 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Picdelamirand-oil Posté(e) mardi à 08:03 C’est un message populaire. Share Posté(e) mardi à 08:03 OPINION. « Une Allemagne brisée : l’Europe face à son suicide économique » (Michel Santi) https://www.latribune.fr/article/idees/8430640734819414/opinion-une-allemagne-brisee-l-europe-face-a-son-suicide-economique-michel-santi En 2026, l’Allemagne affronte une crise industrielle profonde qui dépasse le simple cycle économique. La première économie européenne paie l’empilement de choix politiques ayant fragilisé son appareil productif, sur fond d’énergie coûteuse, de pressions géopolitiques et de transition verte mal conçue. L’UE est désormais confrontée à ses contradictions. L’année 2026 s’ouvre sur une vérité que plus personne ne parvient à dissimuler. Matrice industrielle du continent, socle de la prospérité européenne depuis trois décennies, l’Allemagne est entrée dans une récession structurelle. Le Financial Times l’a écrit noir sur blanc à la fin de 2025 : la première économie d’Europe ne retrouvera que péniblement son niveau d’avant le séisme 2020–2022 – cette Allemagne d’avant la pandémie et la guerre en Ukraine, adossée à une énergie bon marché, à des chaînes de valeur mondialisées et à une stabilité géopolitique aujourd’hui révolue Ce n’est pas une parenthèse conjoncturelle. C’est un basculement de régime. Mais attention, car c’est un modèle qui s’effondre. L’Allemagne ne souffre pas d’un déficit de compétences, ni d’une obsolescence technologique. L’Allemagne est victime d’un empilement de décisions politiques – allemandes et européennes – ayant méthodiquement sapé ses fondations productives. La question n’est plus de savoir si Berlin traverse une mauvaise passe, mais si l’Union européenne a organisé, par aveuglement idéologique, l’affaiblissement systémique de son cœur économique. L’agonie industrielle Les chiffres sont sans appel. En 2025, la production d’acier brut y a chuté d’environ 10 %. Des sites emblématiques ferment ou se vident de leur substance. Les géants de la sidérurgie invoquent tous des coûts énergétiques devenus incompatibles avec toute activité lourde. L’automobile, pilier du Mittelstand et vitrine du savoir-faire allemand, suit la même pente. De 5,6 millions de véhicules produits en 2017, l’Allemagne est tombée à un peu plus de 4 millions en 2025. La trajectoire 2026 glisse vers 3,4 millions. Il ne s’agit pas de défendre un passé révolu, mais de rappeler une évidence matérielle. Une économie décarbonée exige plus d’acier, plus de cuivre, plus de chimie, plus de machines, plus d’infrastructures. On ne bâtit ni hydrogène, ni réseaux intelligents, ni batteries, ni éoliennes sur un désert industriel. La transition verte suppose une base productive robuste. Or, en 2026, l’Allemagne détruit plus de capacités qu’elle n’en crée. La pathologie est importée : choc énergétique, incertitude géopolitique, inflation normative. Le moteur n’est pas grippé, mais son carburant lui a été retiré. Une faillite politique L’Allemagne porte évidemment sa part de responsabilité : sortie précipitée du nucléaire, illusion d’un gaz russe éternellement bon marché, inertie administrative chronique. Ces erreurs qui auraient pu être corrigées ont été figées, puis amplifiées par une architecture européenne devenue incapable d’arbitrer entre morale, géopolitique et survie économique. La rupture avec la Russie après 2022 fut un tournant historique – qui pouvait se justifier moralement- mais qui fut gérée avec une légèreté sidérante. La destruction des pipelines Nord Stream – dont les responsabilités demeurent taboues – a scellé une dépendance durable au gaz liquéfié américain, structurellement plus cher. En 2026, l’industrie allemande paie toujours ce choc : énergie coûteuse, volatilité chronique, perte d’avantage comparatif. Se superposé une transition verte pensée à Bruxelles comme une liturgie normative plutôt que comme une politique industrielle. Si les objectifs climatiques ne sont pas en cause, leur mise en œuvre est incontestablement dogmatique. Taxes carbone, normes environnementales, obligations de transformation s’empilent sans stratégie productive crédible. Les usines ferment plus vite qu’elles ne se transforment. Fuite en avant assumée et incarnée par Ursula von der Leyen qui se décline en sanctions prolongées, en durcissement réglementaire, en centralisation stratégique. Les capitales suivent, Berlin en tête, en dépit d’une Allemagne – première puissance économique du continent- se comportant néanmoins en exécutant discipliné. Le contraste est cruel : pendant que Washington, sous une administration Trump II ouvertement protectionniste, subventionne massivement son industrie, l’Europe contraint la sienne. Les entreprises allemandes investissent davantage au Texas qu’en Rhénanie. La fracture sociale Les conséquences ne sont plus abstraites. Collectivités exsangues, bassins industriels sinistrés, classes moyennes inquiètes. La colère politique enfle. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, bastion historique de la CDU, l’AfD dépasse les 25 %. À l’Est, elle est hégémonique. Chez les jeunes urbains, la radicalité bascule à gauche. Pas un accident, car la désindustrialisation détruit plus que des emplois. Elle pulvérise le contrat social allemand fondé sur la stabilité, sur la compétence, sur la prospérité partagée. Les élites ouvrent un boulevard aux forces antisystème dès lors qu’elles expliquent que “la douleur est nécessaire” au nom d’objectifs abstraits. Une union promettant la prospérité et délivrant la décroissance ne conserve pas la loyauté de ses peuples. En affaiblissant son moteur, l’Union Européenne fragilise peut-être irrémédiablement son propre projet. Sortir de l’aveuglement Fin 2025, le chancelier Friedrich Merz lance un plan d’investissements pouvant atteindre 500 milliards d’euros pour “sauver l’industrie”. Intention juste et louable. Las, ce plan bute sur l’architecture européenne elle-même. Sans assouplissement durable des règles budgétaires – règle d’or d’investissement, mutualisation partielle, rôle accru de la Banque européenne d’investissement – tout restera dans le registre du symbolique. L’Europe sait mobiliser des centaines de milliards pour stabiliser la finance, mais hésite à le faire pour sauver sa base productive. Trois ruptures s’imposent : Pragmatisme énergétique. Non pour renoncer au climat, mais pour hiérarchiser dans le temps. Sécuriser des sources abondantes et bon marché – nucléaire compris – afin de préserver l’appareil productif pendant la transition. Désescalade stratégique. Non pour capituler face à Moscou ni abandonner l’Ukraine, mais pour reconnaître qu’on ne mène pas une guerre longue en sabotant sa propre base énergétique. L’autonomie n’est pas la morale ; elle en est la condition matérielle. La morale ne produit pas de kilowattheures. Débureaucratisation. Non pour dissoudre l’Union, mais pour restituer au politique la primauté sur la norme, et substituer à la religion réglementaire une véritable politique industrielle. L’illusion européenne ne s’arrête d’ailleurs pas à l’énergie russe. Elle se prolonge dans une dépendance croissante à la Chine pour les terres rares, les aimants permanents, les composants des batteries et des éoliennes. L’Europe prétend s’émanciper géopolitiquement tout en confiant à Pékin les nerfs de sa transition verte, mais remplace une vulnérabilité par une autre et confond vertu stratégique avec fragilité réelle. L’Allemagne ne teste pas la patience de l’Europe : elle en révèle la faillite stratégique. Une union sacrifiant son cœur industriel sur l’autel de postures morales et de calculs géopolitiques mal maîtrisés se condamne à l’impuissance. L’effondrement allemand n’est pas une fatalité, mais le produit de choix politiques. 1 1 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MIC_A Posté(e) mardi à 08:10 Share Posté(e) mardi à 08:10 Il y a 8 heures, ksimodo a dit : Le "monsieur" a dit sans ressource naturelle. Naturelle, ça allait avec ressources. Et factuellement, DE ou FR, nous n'avons "rien" ou quasi rien ou vraiment à la marge, et la question de la soutenabilité de l'extraction ne se pose pas vraiment ( ni en coût ni en normes ). La FR a des ressources maritimes ultra puissantes ( en potentiel ) et aussi de la superficie arable. Mais là, c'est vrai, le cadre règlementaire ne va pas dans "notre" sens. Et ne nous trompons pas non plus, ce cadre est au moins aussi restrictif ( sinon plus ) par notre propre initiative que par le méchant européen. Se tirer une balle dans le pied chaque matin en se levant, pour être sûr de partir en handicap, c'est trés franco français ( comme si on ne manquait pas de vrai ennemis extérieurs, ne de vrai faux amis parfois intérieurs ). J'avais bien compris et de nos jours quand on en parle c'est orienté "terres rares" ou "Lithium" , on a laissé le monopole à la Chine devenu incontournable car devenue sans concurrents. Néanmoins, il existe en France et dans nos territoires extra Européen et en Europe des gisements de "terres rares" et de Lithium pour ce dernier, le gisement dans l'Allier est estimé "de classe mondiale" mais écologie tous ça..... Je te rejoins sur le reste de ta conclusion ou nous n'avons jamais vraiment voulu/su exploiter nos richesses Ultras marines avec la deuxième ZEE derrière les US et d'autres se les accaparerons sans qu'on lève le petit doigt. On récolte ce que l'on mérite avec des visions erronées et des discours tronquées (volontairement) du tableau idyllique que devait être l'UE à terme. Après le Mercosur, Merz semble faire le forcing pour obtenir un équivalent avec l'Inde, eux pensent Allemagne et pas Europe qui n'est devenue qu'un strapontin pour leurs permettre d'écouler leurs produits ailleurs ou il apparait que sans ce levier, il ne pourraient pas mais n'en ont rien ç cirer des conséquences chez les voisins. On vends des avions de combats et des sous marins et bien d'autres chose aux Indiens sans jamais leurs avoir fait "miroiter" qu'un jour il pourraient exporter vers l'UE sans droits de douane. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mardi à 08:20 Share Posté(e) mardi à 08:20 (modifié) il y a 29 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Sans assouplissement durable des règles budgétaires – règle d’or d’investissement, mutualisation partielle, rôle accru de la Banque européenne d’investissement – tout restera dans le registre du symbolique. L’Europe sait mobiliser des centaines de milliards pour stabiliser la finance, mais hésite à le faire pour sauver sa base productive. Oh bah alors les gros mots sont lâchés. Ca ne serait pas une préparation de terrain pour expliquer que les eurobonds sont la solution aux maux allemands (et européens) ? Je pari qu'on va trouver des articles de même nature outre-rhin. Perso je signe des deux mains si il faut. Mais qu'ils fassent vite ! Il y a des vies en jeux et surtout il faut que çà soit massif (plusieurs centaines de milliards). Sinon çà ne sera pas dissuasif. Modifié mardi à 08:32 par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mardi à 08:30 Share Posté(e) mardi à 08:30 (modifié) Il y a 9 heures, ksimodo a dit : Et factuellement, DE ou FR, nous n'avons "rien" ou quasi rien ou vraiment à la marge, et la question de la soutenabilité de l'extraction ne se pose pas vraiment ( ni en coût ni en normes ). Les besoins de l'UE sont couvrable à peu prêt à 70% par le recyclage. Tout dépend de quelle ressource on parle évidemment. Le cas du Lithium est particulier puisqu'en France métropolitaine il y a des réserve plutôt abondante. Le recyclage pour les aimants auraient pu être un problème mais au moins trois industriels européens sont en train d'émerger. Il faut regarder ressource stratégique par ressource stratégique. Attention à ne pas faire l'impasse sur les compétences non plus. Modifié mardi à 08:31 par herciv 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Eau tarie Posté(e) mardi à 08:46 Share Posté(e) mardi à 08:46 il y a 13 minutes, herciv a dit : Les besoins de l'UE sont couvrable à peu prêt à 70% par le recyclage. Tout dépend de quelle ressource on parle évidemment. Le cas du Lithium est particulier puisqu'en France métropolitaine il y a des réserve plutôt abondante. Le recyclage pour les aimants auraient pu être un problème mais au moins trois industriels européens sont en train d'émerger. Il faut regarder ressource stratégique par ressource stratégique. Attention à ne pas faire l'impasse sur les compétences non plus. Attention aussi à un point majeur. Nous n'acceptons plus les industries polluantes à proximité de nos villes etc. Politiquement c'est levé de bouclier assurée, manif etc. Et toutes ces industries minières ou de recyclage sont souvent très polluante. ça plus le cout de la main d'oeuvre fait qu'on a préféré utiliser la solution asiatique. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mardi à 08:53 Share Posté(e) mardi à 08:53 il y a 1 minute, Eau tarie a dit : Attention aussi à un point majeur. Nous n'acceptons plus les industries polluantes à proximité de nos villes etc. Politiquement c'est levé de bouclier assurée, manif etc. Et toutes ces industries minières ou de recyclage sont souvent très polluante. ça plus le cout de la main d'oeuvre fait qu'on a préféré utiliser la solution asiatique. C'est moins majeur que le monde vers lequel on va. Déjà que l'obligation 2035 pour l'électrification totale du parc roulant vient de sauter, je pense que d'autres normes vont y passer aussi. Je ne sais pas si tu as vu mais par exemple si le traité avec le MERCOSUR a été signé, il n'est pas prêt d'être validé au parlement européen et les Grande surfaces Françaises comptent bien ne rien importer pour l'instant. Je n'ai pas bien compris pourquoi. Mais il semble bien que la protection des producteurs locaux français soient bien au centre des préoccupations et pas seulement à cause des manifs. Aussi pour des raisons stratégiques. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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