Asgard Posté(e) hier à 11:51 Share Posté(e) hier à 11:51 2 minutes ago, herciv said: Il en est passé de l'eau sous les ponts depuis l'année dernière. L'année dernière la géopolitique était le cadet des soucis de la bourse. Là le chiffre de 8000 milliard d'avoir de l'Europe sur les US a été jeté en pâture à tous les investisseurs mondiaux. Peux-tu me dire combien de personne était conscientes de l'énormité de cette dette envers l'Europe il y a 3 jours ? Crois-moi çà va être sanglant sur l'économie US et parce que les US seront incapables de payer sur la notre aussi. Nous on pourra relancer avec des méga prêts mais pas les US. Justement, l'impact est, pour l'instant, moindre Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) hier à 11:55 Auteur Share Posté(e) hier à 11:55 il y a 2 minutes, Asgard a dit : Justement, l'impact est, pour l'instant, moindre Il faut attendre la fin de Davos pour que çà soit totalement clair.. Mais en fait c'est déjà enclenché vu les cours de l'or. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) hier à 14:21 Share Posté(e) hier à 14:21 Il y a 2 heures, Asgard a dit : Justement, l'impact est, pour l'instant, moindre Je propose qu'on fasse des bon du trésor Français réservés aux Français qui ont des bons du trésor américain, qu'on les échanges pour ceux qui sont volontaires (afin de préserver leur valeur en cas de crise avec les US qui pourrait nuire aux Français trop engagés) et qu'on les vende pour rembourser une partie de notre dette classique, provoquant un supplément d'offre qui fait augmenter les rendements des nouvelles émissions. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
JFM Posté(e) il y a 23 heures Share Posté(e) il y a 23 heures Bonjour, Je poste jamais donc je vais surement etre confus. Je vois que l'on parle évoque a mi-mot un conflit possible avec notre "allié " américain. Dans toutes les discussions personnes n'évoque le fait que nous sommes une société totalement dépendante du pétrole ( on peut aussi rajouté gaz et uranium ). Nous sommes doublement dépendant parceque nous n'en avons pas. Par exemple, pour nous nourrir il nous faut du petrole pour les tracteurs, les moissonneuses, ... . Sans ca, on peut pas recolté, on n'a rien a manger. On a aussi besoin de petrole pour le logistique, pour livrer cette nourriture. Cette energie, il faut l'importer. Donc imaginons un scenario extreme. L US Navy organise un blocus de l UE et bloque partout ou elle peut les ports d'ou est exporté cette energie ( Moyen Orient, Venezuela ?, Nigeria, ... ). Elle bloque aussi le gaz t en qu a y etre ... on n a rien pour contrer cela. On a bien des bateaux, des avions, des chars, .. mais ca marche au petrole pas de chance. Donc en fait meme pas besoin de tirer un coup de feu pour faire tomber l UE, juste un petit blocus ( qui deviendrait encore plus facile a executer avec le Groenland ). Alors je sais, ca l air farfelu comme idée mais en ce moment rien ne m'étonne. Par curiosité j ai demandé a chatgpt de simuler cela et ca vaut ce que ca vaut : SYNTHÈSE STRATÉGIQUE Blocus naval de l’Union européenne par la US Navy 1 / La thèse centrale (à retenir) => L’Union européenne est une civilisation industrielle entièrement dépendante de flux maritimes énergétiques. => Un blocus naval = strangulation systémique. => Pas besoin de bombes, pas besoin de chars, pas besoin d’invasion. C’est une guerre logistique, pas militaire. 2 / Dépendances vitales de l’UE (réalité physique) Énergie Pétrole : transport (camions, trains diesel, ports, agriculture) pétrochimie (plastiques, médicaments, engrais, pièces) Gaz : électricité chauffage engrais azotés industrie lourde >90 % du pétrole et >80 % du gaz sont importés. La quasi-totalité arrive par la mer. 3 / Pourquoi le blocus US est crédible Supériorité maritime La US Navy contrôle l’Atlantique Capacité unique de : surveillance interception dissuasion indirecte Arme invisible mais décisive : l’assurance Sans assurance : aucun armateur n’entre en zone bloquée aucun port ne décharge Les assureurs sont anglo-saxons Une simple menace juridique suffit => Le blocus fonctionne même sans tirs. 4 / Pourquoi l’UE ne peut pas compenser « On achète ailleurs » Faux : tout fournisseur alternatif passe par la mer Le problème n’est pas la source, mais le flux « On a des stocks stratégiques » Oui, mais : dimensionnés pour des chocs temporaires impossibles à distribuer durablement Les stocks achètent du temps, pas la survie « Solidarité européenne » Faux en crise : chaque État protège ses stocks fragmentation politique immédiate 5 / Timeline réaliste de l’effondrement fonctionnel J0 – J3 : mort silencieuse Flux maritimes interrompus Retrait des assureurs Marchés paniquent États activent plans d’urgence => Le système est déjà condamné, mais invisible pour la population. J4 – J10 : rupture logistique * Transport Diesel rationné Priorité : hôpitaux armée police Camions alimentaires non prioritaires = arrêt * Distribution Supermarchés en flux tendu → flux rompu Rayons vides en 7–10 jours => Premiers troubles sociaux. J10 – J30 : effondrement systémique * Agriculture Tracteurs immobilisés Engrais indisponibles Abattage du bétail Récoltes compromises * Énergie Coupures électriques tournantes Industrie lourde arrêtée Chaînes du froid instables => Le PIB chute, mais surtout : perte de contrôle étatique. J30 – J90 : crise civilisationnelle Distribution militarisée Réquisitions Rationnement généralisé Émeutes locales Chute de gouvernements => L’UE ne disparaît pas juridiquement => Elle devient ingouvernable 6 / Comparaison stratégique (rapide) ZoneRésilience UE Très faible Russie Forte (énergie domestique, profondeur) Chine Moyenne (stocks + autoritarisme) USA Très forte (autosuffisance) => L’UE est la plus vulnérable des grandes puissances. 7 / Pourquoi cette arme est politiquement parfaite Pas de morts directes Pas d’images de guerre - Pas de violation spectaculaire du droit international Pression maximale sur les populations Effondrement par l’intérieur = Guerre propre, victoire sale. 8 / Verdict final (sans langue de bois) 7–10 jours : rupture alimentaire 2–4 semaines : paralysie logistique 1–3 mois : chaos politique majeur => Sans flux maritime énergétique, l’UE est condamnée fonctionnellement. => Ce n’est pas un problème idéologique, c’est un problème de thermodynamique. 9 / Le point le plus important (méta-analyse) C’est EXACTEMENT pour ça que : l’énergie = arme stratégique la mer = champ de bataille invisible l’autonomie énergétique = souveraineté réelle D'ou ma question, on a prévu quelques chose juste au cas ou ? Faut il s'en inquiété, je pense que si un noob comme moi y a pensé notre grand "aliié" aussi non ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Flippy Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures (modifié) Il y a 1 heure, JFM a dit : La US Navy contrôle l’Atlantique Les US peuvent sans doute nous interdire l'atlantique (avec un cout politique exorbitant vis à vis du reste du monde...) mais le gros des pétroliers qui arrivent en Europe passe par la Mer du Nord et la Méditerranée, et là bas je souhaite bon courage à l'US Navy pour nous y imposer un blocus. On joue à domicile et ce sont des mers intérieurs dont les goulots d'étranglement naturel sont sous notre contrôle. Modifié il y a 22 heures par Flippy 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Arland Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures il y a une heure, JFM a dit : Bonjour, Je poste jamais donc je vais surement etre confus. Je vois que l'on parle évoque a mi-mot un conflit possible avec notre "allié " américain. Dans toutes les discussions personnes n'évoque le fait que nous sommes une société totalement dépendante du pétrole ( on peut aussi rajouté gaz et uranium ). Nous sommes doublement dépendant parceque nous n'en avons pas. Par exemple, pour nous nourrir il nous faut du petrole pour les tracteurs, les moissonneuses, ... . Sans ca, on peut pas recolté, on n'a rien a manger. On a aussi besoin de petrole pour le logistique, pour livrer cette nourriture. Cette energie, il faut l'importer. Donc imaginons un scenario extreme. L US Navy organise un blocus de l UE et bloque partout ou elle peut les ports d'ou est exporté cette energie ( Moyen Orient, Venezuela ?, Nigeria, ... ). Elle bloque aussi le gaz t en qu a y etre ... on n a rien pour contrer cela. On a bien des bateaux, des avions, des chars, .. mais ca marche au petrole pas de chance. Donc en fait meme pas besoin de tirer un coup de feu pour faire tomber l UE, juste un petit blocus ( qui deviendrait encore plus facile a executer avec le Groenland ). Alors je sais, ca l air farfelu comme idée mais en ce moment rien ne m'étonne. Par curiosité j ai demandé a chatgpt de simuler cela et ca vaut ce que ca vaut : SYNTHÈSE STRATÉGIQUE Blocus naval de l’Union européenne par la US Navy 1 / La thèse centrale (à retenir) => L’Union européenne est une civilisation industrielle entièrement dépendante de flux maritimes énergétiques. => Un blocus naval = strangulation systémique. => Pas besoin de bombes, pas besoin de chars, pas besoin d’invasion. C’est une guerre logistique, pas militaire. 2 / Dépendances vitales de l’UE (réalité physique) Énergie Pétrole : transport (camions, trains diesel, ports, agriculture) pétrochimie (plastiques, médicaments, engrais, pièces) Gaz : électricité chauffage engrais azotés industrie lourde >90 % du pétrole et >80 % du gaz sont importés. La quasi-totalité arrive par la mer. 3 / Pourquoi le blocus US est crédible Supériorité maritime La US Navy contrôle l’Atlantique Capacité unique de : surveillance interception dissuasion indirecte Arme invisible mais décisive : l’assurance Sans assurance : aucun armateur n’entre en zone bloquée aucun port ne décharge Les assureurs sont anglo-saxons Une simple menace juridique suffit => Le blocus fonctionne même sans tirs. 4 / Pourquoi l’UE ne peut pas compenser « On achète ailleurs » Faux : tout fournisseur alternatif passe par la mer Le problème n’est pas la source, mais le flux « On a des stocks stratégiques » Oui, mais : dimensionnés pour des chocs temporaires impossibles à distribuer durablement Les stocks achètent du temps, pas la survie « Solidarité européenne » Faux en crise : chaque État protège ses stocks fragmentation politique immédiate 5 / Timeline réaliste de l’effondrement fonctionnel J0 – J3 : mort silencieuse Flux maritimes interrompus Retrait des assureurs Marchés paniquent États activent plans d’urgence => Le système est déjà condamné, mais invisible pour la population. J4 – J10 : rupture logistique * Transport Diesel rationné Priorité : hôpitaux armée police Camions alimentaires non prioritaires = arrêt * Distribution Supermarchés en flux tendu → flux rompu Rayons vides en 7–10 jours => Premiers troubles sociaux. J10 – J30 : effondrement systémique * Agriculture Tracteurs immobilisés Engrais indisponibles Abattage du bétail Récoltes compromises * Énergie Coupures électriques tournantes Industrie lourde arrêtée Chaînes du froid instables => Le PIB chute, mais surtout : perte de contrôle étatique. J30 – J90 : crise civilisationnelle Distribution militarisée Réquisitions Rationnement généralisé Émeutes locales Chute de gouvernements => L’UE ne disparaît pas juridiquement => Elle devient ingouvernable 6 / Comparaison stratégique (rapide) ZoneRésilience UE Très faible Russie Forte (énergie domestique, profondeur) Chine Moyenne (stocks + autoritarisme) USA Très forte (autosuffisance) => L’UE est la plus vulnérable des grandes puissances. 7 / Pourquoi cette arme est politiquement parfaite Pas de morts directes Pas d’images de guerre - Pas de violation spectaculaire du droit international Pression maximale sur les populations Effondrement par l’intérieur = Guerre propre, victoire sale. 8 / Verdict final (sans langue de bois) 7–10 jours : rupture alimentaire 2–4 semaines : paralysie logistique 1–3 mois : chaos politique majeur => Sans flux maritime énergétique, l’UE est condamnée fonctionnellement. => Ce n’est pas un problème idéologique, c’est un problème de thermodynamique. 9 / Le point le plus important (méta-analyse) C’est EXACTEMENT pour ça que : l’énergie = arme stratégique la mer = champ de bataille invisible l’autonomie énergétique = souveraineté réelle D'ou ma question, on a prévu quelques chose juste au cas ou ? Faut il s'en inquiété, je pense que si un noob comme moi y a pensé notre grand "aliié" aussi non ? C'est bien beau tout ça, mais ce scénario c'est rien de moins qu'une déclaration de guerre, donc chaque militaire US, chaque navire US chaque avion US devient de facto une cible légitime. Si ils veulent battre le record de militaires US mort depuis le début de leur petite histoire, qu'ils le tentent. Au passage ce sera aussi un effondrement de leur pays, pour le plus grand plaisir de Poutine et de Xi. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) il y a 17 heures Share Posté(e) il y a 17 heures Le 30/12/2025 à 21:06, herciv a dit : Les états ont juste voté pour laisser la commission mettre en place des prêts permanents. C'est ce que le prêt aux ukrainiens a acté. En pratique ce sont des eurobonds qui vont en sortir. Pour nous, français, çà risque de rendre notre dette actuel plus cher mais par contre tous les projets d'investissement militaire fait en commun avec un autre pays seront moins chers. Donc il va y en avoir de plus en plus. Moi ce n'est pas ce que j'ai compris ... ... que la commission émette de la dette ce n'est pas nouveau ca fait au moins 6 ans quel le fait sur une base régulière et avec de gros volume. Sauf que ça ne finance que le budget de l'Union ... Alors que l'Eurobond c'est une exposition commune au profit d'un état en particulier https://en.wikipedia.org/wiki/Eurobond_(eurozone) l'idée était de permettre à la Grèce d'emprunter au même taux que les "27" par exemple. Ici cela n'a rien a voir c'est bêtement l'endettement courant du budget de l'Union pour les projets de la commission. Or ca fait des année que la commission s'endette pour financer son budget ... en 2024 la commission avait déjà contracté 1500 milliards de dette. En 2026 la dette de la commission devrait augmenté de 160 milliards - le déficit du budget -. Et la dette de la commission n'est pas tout il faut ajouter les dettes des autres institution de l'Union : MES, BCE, BEI, dette des comptes sociaux du personnel etc. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 15 heures Auteur Share Posté(e) il y a 15 heures (modifié) Il y a 2 heures, g4lly a dit : Moi ce n'est pas ce que j'ai compris ... ... que la commission émette de la dette ce n'est pas nouveau ca fait au moins 6 ans quel le fait sur une base régulière et avec de gros volume. Sauf que ça ne finance que le budget de l'Union ... Alors que l'Eurobond c'est une exposition commune au profit d'un état en particulier https://en.wikipedia.org/wiki/Eurobond_(eurozone) l'idée était de permettre à la Grèce d'emprunter au même taux que les "27" par exemple. Ici cela n'a rien a voir c'est bêtement l'endettement courant du budget de l'Union pour les projets de la commission. Or ca fait des année que la commission s'endette pour financer son budget ... en 2024 la commission avait déjà contracté 1500 milliards de dette. En 2026 la dette de la commission devrait augmenté de 160 milliards - le déficit du budget -. Et la dette de la commission n'est pas tout il faut ajouter les dettes des autres institution de l'Union : MES, BCE, BEI, dette des comptes sociaux du personnel etc. Ca n'a pas beaucoup d'importance. Ce qui compte c'est la volume créé et donc le volume qui rentre en concurrence avec la dette US puisque la dette européenne est de toute façon de bien meilleure qualité à cause des volumes d'épargne des européens. Plus l'Europe créé de prêts plys elle attaque les fondements de l'économie US. Jusqu'à maitenant et tu viens de le relever ça se faisait a bas bruit et sur des volumes réduits. Maintenant l'Europe parle d'investissements mamouthesque qui vont permettre d'augmenter bien plus vite la liquidité de la dette EU. Ca va en faire un instrument permanent de concurrence a la dette US. Les US ont donné l'occasion d'un prêt avec lUkraine, a nouveau avec le Groenland. A chaque fois ils resserent la corde autour de leur cou. Modifié il y a 15 heures par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 14 heures Share Posté(e) il y a 14 heures Synthèse intéressante, et à mon avis correcte, de l'impact sur la Pologne de la crise américano-européenne au Groenland Il est frappant de constater que la Pologne a été invitée à faire deux choses opposées en l'espace d'une seule semaine. Tout d'abord, les partenaires européens ont demandé à Varsovie de soutenir une mission militaire liée au Groenland, une défense symbolique de l'ordre international fondé sur des règles et du principe selon lequel les frontières ne peuvent être modifiées par la pression ou la force. La Pologne a signé la déclaration, mais n'a envoyé aucune troupe. Quelques jours plus tard, la Maison Blanche a invité la Pologne à rejoindre le nouveau Conseil de paix de Donald Trump, un organisme dirigé par ce dernier et largement considéré comme une tentative de contourner le système des Nations unies et de remplacer les règles par la puissance brute américaine. Prises ensemble, ces deux demandes reflètent le même problème. Pendant 35 ans, la Pologne a vécu dans un alignement idéal. La puissance militaire américaine garantissait la sécurité, tandis qu'un ordre international solide fondé sur des règles maintenait les frontières en place et limitait les États plus importants. La Pologne n'a jamais eu à choisir entre les États-Unis et le système que les États-Unis eux-mêmes ont contribué à mettre en place. Les deux allaient dans le même sens. Cet alignement est aujourd'hui en train de se désagréger. L'Europe se demande qui défendra les règles lorsque Washington ne le fera plus. Washington se demande qui acceptera le pouvoir lorsque les règles feront obstacle. Vu sous cet angle, l'hésitation de la Pologne est compréhensible. L'ambiguïté stratégique est sa réponse à un monde où les anciennes certitudes ne sont plus valables. Je ne sais pas si la Pologne restera indéfiniment dans une ambiguïté stratégique. Cela dépendra à mon avis des événements, j'imagine mal par exemple la Pologne rester ambigüe si Washington déclenche une guerre au Groenland Mais la situation actuelle est particulièrement délicate pour Varsovie, ce petit résumé l'explique bien Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MIC_A Posté(e) il y a 14 heures Share Posté(e) il y a 14 heures (modifié) Il y a 8 heures, JFM a dit : Bonjour, Je poste jamais donc je vais surement etre confus. Je vois que l'on parle évoque a mi-mot un conflit possible avec notre "allié " américain. Dans toutes les discussions personnes n'évoque le fait que nous sommes une société totalement dépendante du pétrole ( on peut aussi rajouté gaz et uranium ). Nous sommes doublement dépendant parceque nous n'en avons pas. Par exemple, pour nous nourrir il nous faut du petrole pour les tracteurs, les moissonneuses, ... . Sans ca, on peut pas recolté, on n'a rien a manger. On a aussi besoin de petrole pour le logistique, pour livrer cette nourriture. Cette energie, il faut l'importer. Donc imaginons un scenario extreme. L US Navy organise un blocus de l UE et bloque partout ou elle peut les ports d'ou est exporté cette energie ( Moyen Orient, Venezuela ?, Nigeria, ... ). Elle bloque aussi le gaz t en qu a y etre ... on n a rien pour contrer cela. On a bien des bateaux, des avions, des chars, .. mais ca marche au petrole pas de chance. Donc en fait meme pas besoin de tirer un coup de feu pour faire tomber l UE, juste un petit blocus ( qui deviendrait encore plus facile a executer avec le Groenland ). Alors je sais, ca l air farfelu comme idée mais en ce moment rien ne m'étonne. Par curiosité j ai demandé a chatgpt de simuler cela et ca vaut ce que ca vaut : SYNTHÈSE STRATÉGIQUE Blocus naval de l’Union européenne par la US Navy 1 / La thèse centrale (à retenir) => L’Union européenne est une civilisation industrielle entièrement dépendante de flux maritimes énergétiques. => Un blocus naval = strangulation systémique. => Pas besoin de bombes, pas besoin de chars, pas besoin d’invasion. C’est une guerre logistique, pas militaire. 2 / Dépendances vitales de l’UE (réalité physique) Énergie Pétrole : transport (camions, trains diesel, ports, agriculture) pétrochimie (plastiques, médicaments, engrais, pièces) Gaz : électricité chauffage engrais azotés industrie lourde >90 % du pétrole et >80 % du gaz sont importés. La quasi-totalité arrive par la mer. 3 / Pourquoi le blocus US est crédible Supériorité maritime La US Navy contrôle l’Atlantique Capacité unique de : surveillance interception dissuasion indirecte Arme invisible mais décisive : l’assurance Sans assurance : aucun armateur n’entre en zone bloquée aucun port ne décharge Les assureurs sont anglo-saxons Une simple menace juridique suffit => Le blocus fonctionne même sans tirs. 4 / Pourquoi l’UE ne peut pas compenser « On achète ailleurs » Faux : tout fournisseur alternatif passe par la mer Le problème n’est pas la source, mais le flux « On a des stocks stratégiques » Oui, mais : dimensionnés pour des chocs temporaires impossibles à distribuer durablement Les stocks achètent du temps, pas la survie « Solidarité européenne » Faux en crise : chaque État protège ses stocks fragmentation politique immédiate 5 / Timeline réaliste de l’effondrement fonctionnel J0 – J3 : mort silencieuse Flux maritimes interrompus Retrait des assureurs Marchés paniquent États activent plans d’urgence => Le système est déjà condamné, mais invisible pour la population. J4 – J10 : rupture logistique * Transport Diesel rationné Priorité : hôpitaux armée police Camions alimentaires non prioritaires = arrêt * Distribution Supermarchés en flux tendu → flux rompu Rayons vides en 7–10 jours => Premiers troubles sociaux. J10 – J30 : effondrement systémique * Agriculture Tracteurs immobilisés Engrais indisponibles Abattage du bétail Récoltes compromises * Énergie Coupures électriques tournantes Industrie lourde arrêtée Chaînes du froid instables => Le PIB chute, mais surtout : perte de contrôle étatique. J30 – J90 : crise civilisationnelle Distribution militarisée Réquisitions Rationnement généralisé Émeutes locales Chute de gouvernements => L’UE ne disparaît pas juridiquement => Elle devient ingouvernable 6 / Comparaison stratégique (rapide) ZoneRésilience UE Très faible Russie Forte (énergie domestique, profondeur) Chine Moyenne (stocks + autoritarisme) USA Très forte (autosuffisance) => L’UE est la plus vulnérable des grandes puissances. 7 / Pourquoi cette arme est politiquement parfaite Pas de morts directes Pas d’images de guerre - Pas de violation spectaculaire du droit international Pression maximale sur les populations Effondrement par l’intérieur = Guerre propre, victoire sale. 8 / Verdict final (sans langue de bois) 7–10 jours : rupture alimentaire 2–4 semaines : paralysie logistique 1–3 mois : chaos politique majeur => Sans flux maritime énergétique, l’UE est condamnée fonctionnellement. => Ce n’est pas un problème idéologique, c’est un problème de thermodynamique. 9 / Le point le plus important (méta-analyse) C’est EXACTEMENT pour ça que : l’énergie = arme stratégique la mer = champ de bataille invisible l’autonomie énergétique = souveraineté réelle D'ou ma question, on a prévu quelques chose juste au cas ou ? Faut il s'en inquiété, je pense que si un noob comme moi y a pensé notre grand "aliié" aussi non ? Petites nuances, la Norvège c'est du gaz (3ème exportateur mondial pour le gaz) et du pétrole, le Danemark c'est du pétrole (plus gros gisements européen), la Méditerranée, Turquie, Chypre et j'en passe avec les pays bordant celle-ci. Le Proche et Moyen Orient, la Russie (étonnant hein ! Selon la formule l'ennemi de mon ennemi est mon ami ) qui verrai d'un très mauvais Œil la prise de contrôle US du Groenland et de l'Europe, la Chine certainement mais pour faire chier les US. Sans parler des ressources disponibles mais que l'on ne veut pas exploiter déjà en France. Et ou les US vendraient leurs produits s'ils se décidaient de perdre leurs plus gros marché ? Modifié il y a 14 heures par MIC_A Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 13 heures Auteur Share Posté(e) il y a 13 heures il y a une heure, Alexis a dit : Je ne sais pas si la Pologne restera indéfiniment dans une ambiguïté stratégique. Cela dépendra à mon avis des événements, j'imagine mal par exemple la Pologne rester ambigüe si Washington déclenche une guerre au Groenland Mais la situation actuelle est particulièrement délicate pour Varsovie, ce petit résumé l'explique bien Je crois que çà illustre surtout la position délicate des nationalistes Polonais qui ne pourront plus compter sur les USA pendant très longtemps et qui vont devoir accepter que çà soit l'Europe qui remplace les USA comme super puissance. Leur vrai problème c'est qu'il vont faire parti de la puissance majeur dans peu de temps. Et donc que le modèle de puissance qu'il vont devoir adorer et faire adorer c'est aussi celui qu'il rejette depuis longtemps. Et dans le même temps leur modèle actuel (les US) montre ses limites et même l'ambiguité sur laquelle il s'est construit (l'énorme effort financier qu'à consenti l'Europe pour en faire le gendarme du monde). Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 12 heures Auteur Share Posté(e) il y a 12 heures L'Europe continue à débrancher sa dépendance à la finance US. Là ce sont les solutions de paiement US qui sont visées : paypal, apple pay, google pay, visa, mastercard ... Ce sont autant d'intermédiaire de paiement qui vont voir leur activité fortement baisser. https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/panetta-de-la-bce-anticipe-une-monnaie-bancaire-commerciale-entierement-numerique-a-l-avenir-ce7e58ddde8df220 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hypsen Posté(e) il y a 11 heures Share Posté(e) il y a 11 heures Il y a 23 heures, herciv a dit : Il en est passé de l'eau sous les ponts depuis l'année dernière. L'année dernière la géopolitique était le cadet des soucis de la bourse. Là le chiffre de 8000 milliard d'avoir de l'Europe sur les US a été jeté en pâture à tous les investisseurs mondiaux. Peux-tu me dire combien de personne était conscientes de l'énormité de cette dette envers l'Europe il y a 3 jours ? Crois-moi çà va être sanglant sur l'économie US. Et parce que les US seront incapables de payer, la notre sera en difficulté aussi. Nous on pourra relancer avec des méga prêts mais pas les US. Si c'est "sanglant" pour l'économie des États-Unis, cela le sera aussi pour nous, tant nos économies sont interdépendantes. J'attaquerais plutôt les Gafam pour ma part. S'ils se coordonnent, ils pourraient influencer très fortement les élections et les opinions. Les Chinois et les Russes ont leurs propres réseaux sociaux, pourquoi pas nous ? 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) il y a 11 heures Share Posté(e) il y a 11 heures il y a 8 minutes, Hypsen a dit : Si c'est "sanglant" pour l'économie des États-Unis, cela le sera aussi pour nous, tant nos économies sont interdépendantes. J'attaquerais plutôt les Gafam pour ma part. S'ils se coordonnent, ils pourraient influencer très fortement les élections et les opinions. Les Chinois et les Russes ont leurs propres réseaux sociaux, pourquoi pas nous ? Curieux, à une époque c'était l'inverse, il fallait les laisser faire. ...Sans doute que ce n'était pas les bonnes élections et les bonnes opinions. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) il y a 11 heures Auteur Share Posté(e) il y a 11 heures (modifié) Voilà la phase d'explication au bon peuple a enfin commencé en Europe. Il fallait le faire parce que le cas échéant un affrontement armé au Groenland pourrait être difficile à accepter. Il était temps qu'on explique qu'on a toutes les chances de sortir de cette affrontement par le haut voir qu'il n'y ait pas d'affrontement dutout si les US sont obligés de poser un genou à terre devant la terreur de la perte de souveraineté économique sur la dette qui ont accumulé. https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/dette-et-si-le-sell-america-devenait-larme-decisive-de-leurope-contre-trump-2210869 Dette : et si le « sell America » devenait l'arme décisive de l'Europe contre Trump ? 40 % des obligations d'Etat américaines détenues en dehors des Etats-Unis, soit 3.600 milliards de dollars, sont entre les mains d'investisseurs européens. Une force qui pourrait être mobilisée pour faire pression sur Washington. « Malgré toute leur puissance militaire et économique, les Etats-Unis ont une faiblesse clé : ils dépendent des autres pays pour payer leurs factures », prévient le stratège de Deutsche Bank, George Saravelos. (Photo Liu Jie/Chine Nouvelle/SIPA) Par Guillaume Benoit Publié le 21 janv. 2026 à 06:05Mis à jour le 21 janv. 2026 à 12:03 « Sell America ! » Le slogan a fait son retour lundi sur les marchés, après les nouvelles menaces de Donald Trump contre huit pays européens qui s'opposent à ses ambitions sur le Groenland. Les investisseurs ont cédé des actifs en dollar. Wall Street a fini sur une baisse supérieure à 2 %, le billet vert a perdu jusqu'à 1 % et le taux américain à 10 ans a bondi de 7 points de base pour atteindre 4,3 % pour la première fois depuis fin août. Un phénomène qui pourrait donner des idées aux Européens, qui sont confrontés à des pressions croissantes de Washington, notamment au travers de mesures de chantage aux droits de douane. Ces derniers ont en effet dans leur manche un atout qu'ils pourraient être tentés d'utiliser. Modifié il y a 11 heures par herciv 1 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hypsen Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 36 minutes, Patrick a dit : Curieux, à une époque c'était l'inverse, il fallait les laisser faire. ...Sans doute que ce n'était pas les bonnes élections et les bonnes opinions. Ton message me concerne ou tu parles généralement ? J'aimerais bien savoir dans quel message j'ai défendu les Gafam, même il y a plusieurs années. Au delà de l'aspect politique, je regrette beaucoup que les plates-formes n'aient pas à respecter "l'exception culturelle française" comme la télé, le cinéma et la radio. Vers 2009, une Russe m'avait montré qu'elle utilisait un équivalent de Facebook et de Google. 17 ans plus tard, on l'a toujours pas fait en France (cela existe mais leur part de marché est anecdotique). Si c'est généralement, je ne connais pas vraiment de responsable politique de premier plan qui veut les chasser, on parle de régulation mais pas plus. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 3 minutes, Hypsen a dit : Ton message me concerne ou tu parles généralement ? Généralement. il y a 3 minutes, Hypsen a dit : J'aimerais bien savoir dans quel message j'ai défendu les Gafam, même il y a plusieurs années. Au delà de l'aspect politique, je regrette beaucoup que les plates-formes n'aient pas à respecter "l'exception culturelle française" comme la télé, le cinéma et la radio. Cette "exception culturelle" (qui est aujourd'hui surtout un blanc-seing pour que certains intérêts puissent conserver une rente indue) est quasiment inapplicable sur ce genre de médias. il y a 3 minutes, Hypsen a dit : Vers 2009, une Russe m'avait montré qu'elle utilisait un équivalent de Facebook et de Google. 17 ans plus tard, on l'a toujours pas fait en France (cela existe mais leur part de marché est anecdotique). Oui, VKontakt, ou VK. Le "Facebook russe". Lourdement surveillé par le FSB depuis un bail. Et on a bien essayé en France à une époque de lancer les médias sociaux, mais on a presque complètement raté le coche, ou alors ça a donné des scandales qui parfois éclosent encore aujourd'hui... il y a 3 minutes, Hypsen a dit : Si c'est généralement, je ne connais pas vraiment de responsable politique de premier plan qui veut les chasser, on parle de régulation mais pas plus. Ah bon personne n'a jamais voulu interdire Twitter/X parce que Elon Musk est très méchant (après avoir été le plus gentil des gentils)? 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Titus K Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures Si même la Pologne est contrainte de tempérer l’enthousiasme de Rutte à l’égard de Trump ... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hypsen Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 7 minutes, Patrick a dit : Ah bon personne n'a jamais voulu interdire Twitter/X parce que Elon Musk est très méchant (après avoir été le plus gentil des gentils)? C'est des logiques de régulation, le quasi monopole américain n'est pas remis en cause. Il n'y a pas de volonté de devenir souverains dans ce domaine. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hypsen Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 13 minutes, Patrick a dit : Cette "exception culturelle" (qui est aujourd'hui surtout un blanc-seing pour que certains intérêts puissent conserver une rente indue) est quasiment inapplicable sur ce genre de médias. Je ne vais pas rentrer dans le débat sur la qualité du cinéma et de la musique français, mais au moins ils ont le mérite d'exister et on ne peut s'en prendre qu'à nous-même. Ce n'est pas du tout inappliquable. Les algorithmes peuvent être orientés pour favoriser le contenu français. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
rogue0 Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures (modifié) il y a 57 minutes, herciv a dit : Voilà la phase d'explication au bon peuple a enfin commencé en Europe. Il fallait le faire parce que le cas échéant un affrontement armé au Groenland pourrait être difficile à accepter. Il était temps qu'on explique qu'on a toutes les chances de sortir de cette affrontement par le haut voir qu'il n'y ait pas d'affrontement dutout si les US sont obligés de poser un genou à terre devant la terreur de la perte de souveraineté économique sur la dette qui ont accumulé. https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/dette-et-si-le-sell-america-devenait-larme-decisive-de-leurope-contre-trump-2210869 Dette : et si le « sell America » devenait l'arme décisive de l'Europe contre Trump ? 40 % des obligations d'Etat américaines détenues en dehors des Etats-Unis, soit 3.600 milliards de dollars, sont entre les mains d'investisseurs européens. Une force qui pourrait être mobilisée pour faire pression sur Washington. « Malgré toute leur puissance militaire et économique, les Etats-Unis ont une faiblesse clé : ils dépendent des autres pays pour payer leurs factures », prévient le stratège de Deutsche Bank, George Saravelos. (Photo Liu Jie/Chine Nouvelle/SIPA) Par Guillaume Benoit Publié le 21 janv. 2026 à 06:05Mis à jour le 21 janv. 2026 à 12:03 « Sell America ! » Le slogan a fait son retour lundi sur les marchés, après les nouvelles menaces de Donald Trump contre huit pays européens qui s'opposent à ses ambitions sur le Groenland. Les investisseurs ont cédé des actifs en dollar. Wall Street a fini sur une baisse supérieure à 2 %, le billet vert a perdu jusqu'à 1 % et le taux américain à 10 ans a bondi de 7 points de base pour atteindre 4,3 % pour la première fois depuis fin août. Un phénomène qui pourrait donner des idées aux Européens, qui sont confrontés à des pressions croissantes de Washington, notamment au travers de mesures de chantage aux droits de douane. Ces derniers ont en effet dans leur manche un atout qu'ils pourraient être tentés d'utiliser. Recoupement de source (source le grandcontinent, biais centre gauche, mais factuel et tendance souverainiste UE) https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/20/groenland-une-cession-massive-de-bons-du-tresor-americain-par-les-europeens-pourrait-elle-accroitre-la-pression-sur-trump/ Bémol : Vendre les oblig, c'est un moyen de faire pression sur les USA, par contre utiliser cette arme implique que le vendeur va quasi-certainement se prendre des pertes financières (dépréciation des oblig US restantes en portefeuille). Et la majorité des détenteurs de ces obligations sont des institutions privées, pas juste les banques centrales. En gros, faire cette action dite "patriotique" coûtera de l'argent. Après, si suffisamment de pays effectuent cette action (genre UE + Japon), elle a été efficace par le passé sur Trump (cf avril 2025)). (+0.5% de taux d'intérêt sur la dette US, ça rajouter instantanément des centaines de milliards de déficit budgétaire US). Mais, il ne faut pas rêver, le Japon ne se mouillera pas dans cette crise... Et la Chine et la Russie encore moins : la destruction de l'OTAN et des alliances est 100% bénéfique pour eux. ---------------------------------------------------------------------- Autre exemple de moyen de pression financier (risqué): Vendre/Shorter les marchés financier US. C'est facile : par exemple, cet ETF Amundi (LU1327051279) shorte le S&P500 (vente à découvert), et est même éligible au PEA. https://www.boursorama.com/bourse/trackers/cours/1rTDSP5/ Par contre, c'est risqué, car historiquement, les actions US sont beaucoup plus rentables que les actions européennes. Et si les marchés baissent trop, les régulateurs boursiers ont l'habitude de suspendre les vente à découvert. (par patriotisme, je ne donne pas les ETF short CAC40, je laisse les intéressés chercher ) Modifié il y a 10 heures par rogue0 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures il y a 44 minutes, Hypsen a dit : Vers 2009, une Russe m'avait montré qu'elle utilisait un équivalent de Facebook et de Google. 17 ans plus tard, on l'a toujours pas fait en France (cela existe mais leur part de marché est anecdotique). Angus Hanton : 7:10 C'est plutôt dingue que les médias sociaux soient dominés par deux entreprises basées en Californie. (...) Le fait qu'ils sont des monopoles signifie qu'il faut un effort soutenu pour les remplacer, mais je pense qu'aujourd'hui l'enthousiasme serait là pour un "Twitter" basé en Grande-Bretagne. Le 12/08/2025 à 16:48, Wallaby a dit : 16 mars 2025. Angus Hanton, auteur de « Vassal State: How America Runs Britain » (État vassal : comment l'Amérique dirige la Grande-Bretagne). 0:42 Aaron Bastani : [La dernière fois [1], nous avons discuté de] la domination croissante du Royaume-Uni par l'Amérique, que ce soit dans le domaine de l'économie, des industries culturelles, ou même nos services publics. La Grande-Bretagne est un État vassal des États-Unis. 1:47 N'est-il pas temps que la Grande-Bretagne mette un terme à sa relation abusive avec l'Amérique ? 4:41 Angus Hanton : Je pense que notre classe politique vit aux crochets des Américains à la fois culturellement et financièrement. Dans le livre je donne l'exemple de la plupart des Premiers Ministres et des Chanceliers qui après avoir quitté leur fonction se font embaucher par une entreprise américaine. C'est leur orientation. Ils cherchent des conseils de Washington et des États-Unis en général, et il est difficile pour eux de se concevoir séparés et de penser de manière indépendante. 7:10 C'est plutôt dingue que les médias sociaux soient dominés par deux entreprises basées en Californie. (...) Le fait qu'ils sont des monopoles signifie qu'il faut un effort soutenu pour les remplacer, mais je pense qu'aujourd'hui l'enthousiasme serait là pour un "Twitter" basé en Grande-Bretagne. 14:32 Si les Premiers Ministres Britanniques disaient par exemple qu'ils veulent avoir d'authentiques armes nucléaires indépendantes, je pense que les Américains les en empêcheraient. 15:01 Quand vous voyez les bases militaires britanniques, un nombre significatif d'entre elles sont essentiellement des bases américaines sous étiquette britannique. Toutes les décisions dans la bases sont prises par des officiers américains, et souvent la monnaie utilisée est le dollar. 16:46 Quiconque s'imagine que la Grande-Bretagne est une sorte de puissance indépendante, séparée, se berce vraiment d'illusions. 25:03 L'une des choses que j'ai examinées pour préparer ce livre sont les patrons des entreprises du FTSE 100, nos plus grandes entreprises, et il s'avère qu'un peu plus de 50% d'entre eux étaient soit américains, soit ont été éduqués en Amérique ou dans les écoles de commerce américaines. 25:52 Bastani : un exemple de pays européen moins vassalisé ou qui n'est pas un vassal est la France... 26:32 Hanton :Il y a une longue histoire d'une tendance anti-américaine dans la politique européenne. Elle permet de gagner des voix aux élections et se renforce. 26:53 L'autre chose en France est qu'il y a un sentiment fort qu'ils veulent être indépendants. Indépendants par la force. Ils ont été envahis trop souvent. 27:23 Un livre influent a été publié en anglais en 1968 : « Le Défi Américain » de Jean-Jacques Servan-Schreiber. [2] 28:30 Bastani : Les Français font de bonnes choses sur de nombreux points. Je suis très fan de la France, bien que je n'y sois pas retourné depuis longtemps... L'espérance de vie des femmes est de 83 ans, 4e [5e] producteur de blé mondial - si vous voulez parler de sécurité alimentaire - presque zéro émissions de CO2 grâce à leur production d'électricité nucléaire - l'indépendance énergétique - Mistral, l'une des rares boîtes d'IA en Europe. Un superbe train à grande vitesse... toutes ces choses, et la liste est longue. C'est incroyable, et nous avons beaucoup de choses à apprendre d'eux. 29:03 Tout a commencé avec De Gaulle, avec sa détermination, bien qu'il fût l'hôte des britanniques et dépendît d'eux pour reprendre le pays des mains des Allemands. Peut-être que De Gaulle était fièrement indépendant et pro-France. Et tout en étant respectueux et reconnaissant pour ce que les Britanniques avaient fait il ne vivait pas à leurs crochets. Et c'est lui qui a mis à l'écart les Britanniques de l'UE lorsqu'ils ont voulu en faire partie pour la première fois. [à suivre] [1] https://youtu.be/uK7DINiVuPA (9 juin 2024) [2] https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/1897 (11 octobre 1967) L’intellectuel français Jean-Jacques Servan-Schreiber est à l’origine d’un des événements littéraires de 1967 avec la publication de l’essai « Le défi américain », qui devient un bestseller. Critique de la présidence de Charles de Gaulle, il brosse le portrait d’une industrie française qui doit changer pour éviter d’être de de plus en plus à la remorque des États-Unis. « Le défi américain » de Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS), le cofondateur et directeur du journal, puis magazine, « L'Express », devient rapidement un bestseller. Publié en octobre 1967, il se vend à deux millions d'exemplaires en France et 10 millions dans le monde. Opposant à l'idéologie politique gaulliste alors dominante dans son pays, JJSS contredit la vision du président Charles de Gaulle, au pouvoir depuis 1958, sur la grandeur retrouvée de la France. Selon l'auteur, le poids politique et économique des États-Unis devient de plus en plus imposant, de sorte que la France pourrait se retrouver à n'être qu'une succursale de ceux-ci si elle ne réagit pas. Il résume cette hypothèse dans une formule choc : « La troisième puissance industrielle mondiale, après les États-Unis et l’U.R.S.S., pourrait bien être dans quinze ans, non pas l’Europe mais l’industrie américaine en Europe ». Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Titus K Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures Un fond de pension Suédois aurait vendu 7,5 G € de bonds US https://www.di.se/nyheter/di-avslojar-alecta-har-dumpat-amerikanska-statspapper/ 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
John92 Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures (modifié) Pour info (je suis incompétent en économie donc je commente rien dessus mais il y aussi une discussion sur la "politique" et la rhétorique associée. Bref ça me paraît intéressant): Je viens de finir le visonnage et j'ai failli tomber de ma chaise. Nous sommes sur BFM et les dernières minutes sont consacrées aux bienfaits de la planification à long terme. Qui l'eut cru? Modifié il y a 9 heures par John92 ajout 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
loki Posté(e) il y a 9 heures Share Posté(e) il y a 9 heures https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/sweden-joins-norway-france-in-turning-down-offer-to-join-trumps-board-of-peace/ La Suède et la Norvège refusent ( aussi ) de rejoindre le "board of peace" . L'Italie indique que c'est contraire à sa constitution.... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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