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Inde : politique intérieure et internationale
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lenouvelespritpublic.fr/podcasts/429 (9 avril 2023) Christophe Jaffrelot, vous êtes politologue, directeur de recherche au CNRS. Diplômé de Science Po et de l’INALCO, vous parlez hindi et vous êtes spécialiste du sous-continent indien auquel vous avez consacré plusieurs ouvrages, dont L’Inde de Modi, entre National-populisme et démocratie ethnique (ed. Fayard, 2019). -
Veille podcast
Wallaby a répondu à un(e) sujet de samson dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
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Veille podcast
Wallaby a répondu à un(e) sujet de samson dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-l-intelligence-du-vivant (4-7 avril 2022) Série de 4 épisodes sur l'intelligence du vivant. Même si vous ne vous intéressez pas aux petits oiseaux et aux petites fleurs, les questions posées font écho aux questions analogues qu'on se pose quand on compare l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle. Ou bien faut-il carrément mettre ce concept d'« intelligence » à la poubelle et lui préférer des termes plus précis comme "cognition" ou "adaptation" ? Les invités sont de grands professionnels dont voici la liste : Antoine Balzeau, paléoanthropologue, Etienne Bimbenet, philosophe et professeur de Philosophie contemporaine à l'Université de Bordeaux-Montaigne Gilles Boeuf, biologiste français spécialiste en physionomie environnementale, biodiversité et expert en océanologie, Yves Christen, biologiste et journaliste scientifique, Bruno David, naturaliste, spécialisé en paléontologie et en sciences de l’évolution et de la biodiversité, président du Muséum national d'histoire naturelle Ludovic Dickel, chercheuse au laboratoire d'éthologie animale et humaine de Rennes, Anne-Sophie Darmaillacq, éthologue, université de Rennes Audrey Dussutour, biologiste, chargée de recherche au CNRS Frederick Garcia, directeur de recherche Inrae, ingénieur automaticien et chercheur en intelligence artificielle, Isabelle George, chargée de recherche au CNRS Cécilia Houdelier, maître de conférences en éthologie à l'Université de Rennes 1, Christelle Jozet-Alves, chercheuse au laboratoire d'éthologie animale et humaine de Rennes, Michel Kreutzer, professeur émérite, éthologue au Laboratoire Ethologie, Cognition Développement, Université Paris Nanterre, Catherine Lenne, enseignante chercheuse en biologie végétale à l'université Clermont-Auvergne de Clermont-Ferrand Jean-Philippe Pierron, agrégé et docteur en philosophie, Alessandro Pignocchi, ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie de l'art, est aujourd'hui auteur de BD Alain Prochiantz, chercheur en neurobiologie et professeur au Collège de France, Jessica Serra, docteur en éthologie -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/international/live/2023/04/07/quel-bilan-pour-la-visite-d-emmanuel-macron-en-chine-posez-vos-questions-a-notre-correspondant_6168625_3210.html Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant) Condescendance, je ne sais pas, mais il est clair que faire explicitement pression sur Xi est rarement le meilleur moyen de parvenir à ses fins (pour parler comme un diplomate que je ne suis pas :-). L’Elysée n’avait pas très envie d’évoquer Taïwan et jugeait « fâcheuse » la concomitance de ce voyage avec l’étape américaine de la présidente Tsai Ing-wen. C’est le communiqué chinois qui indique qu’Emmanuel Macron « affirme que la France respecte et poursuit la politique d’une seule Chine ». Rien de neuf mais la Chine met la pression sur tous ses interlocuteurs sur ce point alors que les Européens insistent plutôt sur la paix et la stabilité dans le détroit. Je l’ai déjà dit mais je le répète tant c’est fondamental pour Pékin : l’Ukraine a infiniment moins d’importance pour le Parti communiste chinois que Taïwan. Quand le premier point du « plan de paix » chinois présenté le 24 février évoque l’importance du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, sans évoquer explicitement l’Ukraine, il est clair que Pékin pense également à Taïwan qui, de son point de vue, fait partie de la Chine. Le message aux Occidentaux est limpide. Vous qui prétendez être attachés à l’intégrité territoriale des pays, respectez l’intégrité territoriale de la Chine. Il semble que Xi ait été agacé par la longueur de l’intervention du président français. Je pense surtout que les Chinois n’ont pas vu d’un très bon œil la présence d’Ursula von der Leyen. La présidente de la Commission a, bien entendu, été formellement invitée par la Chine, mais la présence de cette femme, considérée à Pékin comme très proaméricaine, a été vue, à juste titre, comme un moyen de Paris [ou de Washington ?] de peser davantage face à Pékin. Les médias chinois l’ont clairement discriminée par rapport au président français. [Ou bien comme ils sont polis, ils ont voulu éviter à leur invité de "perdre la face" en avouant par l'image, qu'il ne pesait qu'une demi-portion, et qu'il est considéré comme un garnement turbulent qui a besoin d'être chaperonné par l'Allemagne] Il est clair que la Chine cherche à bâtir un nouvel ordre international « postoccidental » et qu’avoir la Russie dans son jeu est une pièce maîtresse. Je ne sais pas si la Chine fait le même calcul, mais elle ne voit pas forcément d’un mauvais œil un conflit qui remet en question, même provisoirement, le « pivot vers l’Asie » des Etats-Unis et qui rend la Russie plus dépendante de Pékin tout en imposant à Moscou de retirer tous ses soldats de la frontière sino-russe pour les déplacer vers l’ouest. Mais évidemment cette analyse a ses faiblesses. Notamment parce qu’un échec de Poutine serait un grave revers pour Xi. La Chine a même critiqué l’adhésion de la Finlande à l’OTAN, une décision qui, pour Pékin, justifie encore davantage l’analyse de Moscou selon laquelle la Russie est menacée par les Etats-Unis et leurs alliés européens. Mais, de mon point de vue, il n’est pas inutile que Xi Jinping entende M. Macron et Mme von der Leyen lui répéter l’importance de cette guerre pour les Européens. Je constate qu’à force de parler de « crise », pas mal de chercheurs chinois finissent plus ou moins consciemment par la minimiser. J’ai été surpris ces dernières semaines que plusieurs chercheurs me demandent de quoi Macron allait parler avec Xi. Comme si la réponse n’allait pas de soi. Ils n’écoutent pas Macron plus qu’un autre, mais ils cherchent à isoler les Etats-Unis avec lesquels la plupart des canaux de communication sont coupés depuis l’affaire du ballon espion chinois abattu par Washington début février. Pékin accorde une importance particulière à la France pour deux raisons : parce qu’elle est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et parce que Paris insiste sur l’autonomie stratégique, notamment vis-à-vis des Etats-Unis, un concept évidemment apprécié par la Chine. Mais, économiquement, l’Allemagne a plus d’influence que la France sur la Chine. -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.elektroniknet.de/distribution/strategie-trends/im-umgang-mit-china-muss-man-mehr-realismus-an-den-tag-legen.203292.html (6 avril 2023) "Car il ne fait aucun doute que l'économie allemande est en grande partie conçue pour se développer en Chine et avec la Chine. Si l'on considère que certaines entreprises réalisent 30 à 40 pour cent de leur EBIT en Chine, les interdépendances deviennent très claires". Selon les résultats provisoires de Destatis, des marchandises d'une valeur de 298,2 milliards d'euros ont été échangées entre l'Allemagne et la Chine rien que l'année dernière. La Chine est ainsi devenue le premier partenaire commercial de l'Allemagne pour la septième année consécutive. Les structures et les partenariats établis au fil des décennies ne peuvent pas être remplacés à court ou moyen terme par des sites de production et des marchés d'approvisionnement alternatifs appropriés. De plus, le reshoring et donc le rapatriement des sites de production en Europe sont coûteux et souvent liés à des augmentations de prix considérables. Si les entreprises actives en Chine décidaient malgré tout de le faire, la confiance établie avec leurs partenaires commerciaux au fil des décennies serait en jeu. La Chine dispose d'une infrastructure bien développée et de chaînes d'approvisionnement étroites. Les usines étrangères peuvent acheter sur place presque tous les produits intermédiaires à bas prix et rapidement. Le réseau de fournisseurs locaux est considéré par le cercle d'experts BME comme le plus grand avantage de la Chine en tant que site d'implantation. Kurto : "En fait, certaines entreprises occidentales actives sur place ne réagissent pas aux tendances mondiales de découplage en se retirant, mais en partie en localisant davantage leur production en Chine". Et qu'en est-il de l'Europe comme alternative pour l'approvisionnement ? À condition que l'on produise en Europe ce dont les achats ont besoin : "En cas de relocalisation en Europe, il faut s'attendre à des augmentations de prix significatives", explique l'expert chinois du BME. Et lorsqu'on l'interroge sur le site allemand, Kurto répond : "Rien qu'en ce qui concerne la politique des coûts salariaux, le site allemand n'est pas vraiment une option de remplacement. La situation des matières premières - beaucoup des matières premières les plus importantes pour la production se trouvent en Chine - fait également le reste". -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Au moins les dirigeants d'autrefois, quand ils cédaient, ils le faisaient à contre coeur, comme Daladier qui revient de Munich en 1938 et qui sur le tarmac de l'aéroport du Bourget dit à part soi "les cons" en voyant les Français qui viennent l'acclamer. Il a signé Munich contraint et forcé parce qu'il savait qu'il était suicidaire d'attaquer l'Allemagne sans avoir la puissante flotte britannique avec lui, et que sans les Anglais rien n'était possible. Mais ce n'est pas de gaité de coeur qu'il a signé Munich. Aujourd'hui au contraire, on a l'impression que les dirigeants sont contents de se faire acclamer pour des non-décisions qui manifestent leur faiblesse. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
10 mars 2023 Henri Guaino 01:26:38 Ce qui me frappe, c'est que les générations précédentes d'hommes d'État, c'étaient des générations dans lesquelles la plupart des dirigeants ne quêtaient pas l'approbation de leurs pairs à chaque fois qu'ils prenaient une décision. Le général de Gaulle on pouvait le traîner dans la boue parce qu'il sortait des organes militaires intégrés de l'OTAN, ou parce qu'il avait crié "Vive le Québec libre !" au Canada, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid. Chirac, on l'a agoni d'injures, on a exercé sur lui des pressions terribles au moment de la guerre en Irak, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. François Mitterrand prenait ses décisions lui-même en fonction de ce qu'il pensait [voir par exemple dans le fil "Italie"...], ce que pensaient les autres chefs d'État, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid, ça ne le faisait pas changer d'avis. Donc c'est une question de caractère. C'est pas propre au président de la République française, c'est vrai de tous les dirigeants européens. Ils n'ont pas la même force de caractère. Ils quètent l'approbation des autres dans le regard des autres. Ils n'arrivent pas à imaginer qu'ils puissent se retrouver en marge. Il y en a un qui donne un char, l'autre, il en donne deux parce que faut pas rester en arrière, et puis le troisième, il en donne trois. Et puis c'étaient des chars légers, et puis l'autre dit non, je vais donner des chars lourds. Il y a une espèce de besoin d'être dans le (on a beaucoup eu le "cercle de la raison") - dans le "cercle de la morale". On ne peut pas s'en écarter. Je crois que la pression psychologique qu'a subie le président de la République sur ses positions "il ne faut pas acculer la Russie", très raisonnable, très responsable, a été telle qu'il n'a pas supporté. Il s'est remis dans le "cercle de la morale". On laisse tout faire. Personne n'ose dire à Mme Von der Leyen qu'elle outrepasse son mandat, et qu'elle nous entraîne sur des voies où elle n'a reçu aucun mandat de personne. 01:29:31 Je ne sais pas ce que ferait un dirigeant européen s'il se trouvait dans la situation de Kennedy, par exemple. Il y a une fuite en avant psychologique qui est la chose la plus inquiétante de cette histoire. 01:29:50 Le président français aurait très bien pu, la France aurait très bien pu dire dès le départ, même avant la guerre : « je m'opposerai à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN, parce que je crois que la bonne solution c'est la neutralisation ». Pourquoi elle ne l'a pas fait, parce que psychologiquement c'était presque impensable d'arriver à supporter la réaction des autres à une telle démarche. -
Vers l'indépendance de l'écosse et la fin du Royaume Uni ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Le mari de Nicola Sturgeon a été arrêté. https://www.bbc.com/news/uk-scotland-65187823 (5 avril 2023) Nicola Sturgeon a donné de multiples raisons pour expliquer sa démission, mais l'enquête de la police sur les finances de son parti n'en faisait pas partie. Lorsque je l'ai interrogée à ce sujet le jour de sa démission, elle s'est refusée à tout commentaire, mais a insisté plus tard sur le fait que cela n'avait pas été un facteur. Je me demande encore si cela n'a pas influencé le moment de son départ, car l'arrestation de son mari aurait été beaucoup plus gênante pour elle si elle était toujours en poste en tant que chef du SNP et première ministre. Les enquêtes de police sont en cours depuis environ 18 mois et ont été déclenchées lorsque des questions ont été posées sur la manière dont plus de 600 000 livres sterling collectées pour la campagne en faveur de l'indépendance ont été dépensées, alors qu'il n'y avait pas eu de référendum sur l'indépendance pour lequel ces fonds devaient être dépensés. -
Le Canada et sa place sur la scène internationale
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Hornet62 dans Politique etrangère / Relations internationales
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1896819/c11-loi-diffusion-continu-justin-bieber-spotify (9 juillet 2022) Projet de loi C-11 : la musique de Justin Bieber est-elle assez canadienne pour Spotify? L'entreprise dit que les chansons de Justin Bieber et d'autres artistes canadiens bien connus ne pourront plus être considérées comme canadiennes en vertu du projet de loi C-11, qui est en cours d'examen au Parlement. Parmi les morceaux peu susceptibles de se qualifier comme canadiens si le projet de loi est adopté figurent Ghost de Justin Bieber, She's All I Wanna Be de Tate McRae et Anybody Else de la chanteuse maroco-canadienne Faouzia, selon Spotify. Le projet de loi vise à mettre à jour la Loi sur la radiodiffusion afin de soumettre les plateformes de diffusion en continu aux mêmes règles que les diffuseurs traditionnels, notamment en les obligeant à promouvoir le contenu canadien. Selon les règles actuelles, une chanson doit répondre à deux des critères suivants pour être considérée comme canadienne : être entièrement écrite par un ou une artiste du Canada, être interprétée principalement par un ou une artiste du Canada, être diffusée ou interprétée en direct au Canada, ou avoir des paroles entièrement écrites par un ou une artiste du Canada. Ghost de Justin Bieber, par exemple, ne répond qu'à l'une de ces exigences – ce qui signifie que les diffuseurs traditionnels ne peuvent pas le considérer comme du contenu canadien, et que si le projet de loi C-11 est adopté, Spotify et les autres plateformes de diffusion en continu ne pourront pas non plus. https://www.thefp.com/p/trudeaus-battle-against-a-free-internet (30 mars 2023) Les libéraux canadiens insistent sur le fait que le projet de loi C-11 vise simplement à mettre à jour la loi sur la radiodiffusion de 1991, qui réglemente la radiodiffusion des télécommunications dans le pays. Selon une déclaration du ministère du Patrimoine canadien, l'objectif du projet de loi est de soumettre "les radiodiffuseurs en ligne à des règles et réglementations similaires à celles de nos radiodiffuseurs traditionnels". En d'autres termes, les services de diffusion en continu et les médias sociaux, tout comme les stations de télévision et de radio traditionnelles, devront veiller à ce qu'au moins 35 % du contenu qu'ils publient soit du contenu canadien - ou, dans le jargon du gouvernement canadien, "Cancon". Le projet de loi est en passe d'être soumis au vote final du Sénat canadien dès le mois prochain. Il devrait être adopté. Si c'est le cas, a déclaré Neal Mohan, PDG de YouTube, dans un billet de blog publié en octobre, les créateurs que le gouvernement dit vouloir aider seront en fait lésés. Le projet de loi C-11, a expliqué M. Mohan, signifierait que "lorsque les internautes arrivent sur la page d'accueil de YouTube, ils se voient proposer des contenus qu'un organisme de réglementation du gouvernement canadien a classés par ordre de priorité, plutôt que des contenus qui les intéressent". https://www.ctvnews.ca/politics/bill-c-11-here-s-where-the-government-s-online-streaming-legislation-stands-1.6249113 (4 avril 2023) Par les changements proposés par le gouvernement, les libéraux visent à soumettre les géants de la diffusion en continu, de plus en plus populaires et rentables, tels que Netflix, Crave, Spotify et Amazon Prime Video, à la réglementation du CRTC, de la même manière que les radiodiffuseurs à la télévision et à la radio. Ces modifications de la loi sur la radiodiffusion obligeraient les plateformes en ligne à dépenser des millions de dollars pour investir dans le contenu et les créateurs canadiens. -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://techpolicy.press/can-tech-promote-social-cohesion/ (3 avril 2023) Une communauté émergente d'ingénieurs et de penseurs s'investit dans l'idée que le pouvoir des plateformes technologiques d'attiser les divisions pourrait au contraire être utilisé pour promouvoir la cohésion sociale, si la conception de leurs systèmes peut être repensée dans ce sens. Si des plateformes telles que Facebook et Twitter ont contribué à des phénomènes tels que la polarisation, elles peuvent peut-être, elles ou leurs successeurs, faire le contraire. Quelques centaines de personnes intéressées par l'exploration de cette hypothèse se sont réunies à San Francisco en février pour la conférence inaugurale "Designing Tech for Social Cohesion". Certaines suggestions, telles que la taxation des résultats polarisants ou l'obligation d'utiliser des algorithmes de rapprochement, semblaient peu plausibles, mais n'ont pas été contestées. Le seul moment de prudence est survenu lorsque Deepanjalie Abeywardana, de Verité Research, basé au Sri Lanka, a fait remarquer que les régimes autoritaires ont cité les réglementations sur les médias sociaux adoptées dans les démocraties libérales pour justifier l'élaboration de leurs propres lois draconiennes. Cependant, il n'est pas encore évident de déterminer la part de responsabilité de la technologie dans les niveaux actuels de polarisation toxique, ni l'efficacité avec laquelle elle peut inverser cette tendance. En outre, dans le climat politique actuel, où les entreprises de médias sociaux sont sous le feu des critiques des républicains pour leur supposée ingérence politique, il est difficile d'imaginer les dirigeants de Meta, Twitter ou TikTok défendre des pratiques destinées à manipuler le discours politique à grande échelle, même s'il s'agit de pratiques prosociales. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.ekathimerini.com/opinion/1200679/europe-the-threat-of-the-boiling-frog/ (20 décembre 2022) L'Union européenne représente actuellement moins de 6 % de la population mondiale. Elle n'en représentera plus que 4,5 % en 2050. En termes de parité de pouvoir d'achat, l'UE27 sera passée de 16 % du PIB mondial aujourd'hui à 9 % en 2050. Les deux plus grandes économies du monde en 2050 seront probablement la Chine et l'Inde, les États-Unis occupant la troisième place. La Turquie devrait être la douzième économie mondiale d'ici 2030 et passer à la onzième place d'ici 2050, dépassant la France (PWC, 2017). Bien que ces projections reposent sur des hypothèses qui pourraient être infirmées par des évolutions futures, les tendances à long terme sont assez claires. La part de l'Europe dans le monde diminue, de même que son pouvoir dans le monde, ce qui signifie (toutes choses égales par ailleurs) que sa capacité à empêcher des développements internationaux défavorables à ses intérêts diminue. Pour compenser son déficit de puissance croissant, l'UE doit relever le niveau de son ambition commune, définir son intérêt collectif européen, parler le langage de la puissance et de l'unité européenne (et pas seulement euro-atlantique). Les déficits de puissance sont déjà visibles. Avec son allié transatlantique le plus proche, l'UE défend des valeurs et des intérêts communs sur le front ukrainien contre le révisionnisme poutinien. Mais l'Europe subit également de plein fouet les conséquences de la crise énergétique. Les entreprises énergétiques américaines ont réalisé des bénéfices exceptionnels de 300 milliards de dollars grâce à la guerre en Ukraine - 300 milliards de dollars qui, pour l'essentiel, ont été soustraits à la compétitivité de l'Europe. Vient ensuite le protectionnisme de la politique "Buy American" du président Biden, qui couvre de subventions les entreprises européennes qui s'installent aux États-Unis, faisant peser une réelle menace de désindustrialisation sur l'Europe. Le plus grand danger pour l'avenir de l'Europe - plus périlleux que la "polycrise" et la "permacrise" - réside dans une marginalisation progressive, imperceptible, à long terme et dans un affaiblissement de sa puissance. -
BRICS - Coordination, Solidarité et Influence
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.msn.com/en-in/news/other/led-by-china-india-the-5-brics-nations-now-contribute-more-to-world-gdp-than-industrialised-g7/ar-AA19r3FQ (5 avril 2023) Les données montrent qu'à partir de 2020, les nations des BRICS dans leur ensemble contribueront davantage au produit intérieur brut (PIB) mondial que les nations industrialisées du G7, en termes de parité de pouvoir d'achat (PPA). PS : serait-il possible de supprimer les points dans le titre du fil "B.R.I.C.S", car en l'état, ce titre n'est pas cherchable dans le moteur de recherche. -
Roumanie - histoire, politique, armée
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Zalmox dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.gisreportsonline.com/r/romania-paradox-economy/ (7 mars 2023) Les démocraties apparemment chaotiques et dysfonctionnelles peuvent être performantes sur le plan économique. La Roumanie en est un bon exemple. L'indice de complexité économique (ICE) élaboré par la Harvard Kennedy School of Government est une mesure des capacités de production d'une économie nationale. La Roumanie a connu une tendance à la hausse depuis 2000, date à laquelle l'ICE l'avait initialement classée au 39e rang. Cette progression place la Roumanie juste derrière la Chine (17) et la France (18), mais devant le Mexique (20) et Israël (21). Au niveau régional, la Roumanie est encore mieux classée que la Pologne (26), la Bulgarie (39) et l'Ukraine (49). Bien entendu, l'amélioration de certaines nations se traduit par un recul pour d'autres. Par exemple, le Brésil est passé de 25 à 60. L'OCDE a annoncé que la Roumanie serait l'un des six pays candidats avec lesquels elle ouvrirait des négociations d'adhésion. La Roumanie peut s'attendre à une croissance économique plus importante à l'avenir. La moyenne des prévisions (provenant d'un éventail de sources, dont la Banque mondiale et des sociétés d'investissement privées) situe le taux de croissance annuel de la Roumanie pour les cinq prochaines années entre 2,5 % et 4,5 %. La Roumanie est déjà aujourd'hui la plus grande économie du sud-est de l'Europe. L'économiste en chef de l'une des plus grandes banques roumaines (Banca Transilvania) a même prédit que le PIB par habitant de la Roumanie, mesuré en parité de pouvoir d'achat (PPA), rattrapera probablement la moyenne de l'Union européenne vers 2030. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
La France seule non, mais l'UE ? Je souscris à cette remarque. Il me semble que la Russie, bien qu'elle s'en soit éloignée depuis le coup d'État de Boris Eltsine de 1993 est plus proche de la démocratie que la Chine, et qu'il nous faut craindre qu'une Russie en difficulté en Ukraine ne devienne un satellite de la Chine. L'expression "équilibre du moment" invite à penser "l'équilibre du futur", issu du "changement", et on ne peut exclure que dans l'esprit d'Emmanuel Macron, auteur d'un livre intitulé "Révolution" (XO Éditions, 2016), et avocat de la « disruption » dans son interview au magazine Forbes en 2018, la notion de « puissance d'équilibre » ne corresponde à l'idée d'une puissance qui contribue à l'équilibre du futur, plutôt que de s'accrocher à l'équilibre du passé. Penser que les erreurs de 1989 restent des erreurs en 2023, c'est penser que le monde n'a pas changé entre ces deux dates. Or nous savons que ce n'est pas le cas. Donc probablement les leçons de 1989 sont à manier avec d'infinies précautions, sans penser qu'elles puissent être appliquées directement. La plus grosse différence entre ces deux dates, c'est que ni la Chine ni l'Inde ne pesaient dans le PIB mondial à cette époque. - Ce qui peut créer un biais. -
Soucis d'accès sur le forum
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Remarques et idées
Il m'est arrivé la même chose hier, un moment kafkaïen plus agréable à analyser a posteriori qu'à expérimenter à chaud. Cela m'a rassuré d'apprendre que d'autres personnes étaient dans le même cas et m'a encouragé à réessayer. Donc tout est bien qui finit bien. Merci à tous ceux qui ont contribué à résoudre ce problème. -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
25 mars 2023 - Interview de Sam Altman par Lex Fridman 01:10:53 Il y aura bientôt un grand nombre de LLM [large language models] open source performants, avec très peu ou pas de contrôles de sécurité. 01:41:34 les deux principaux changements seront que le coût de l'intelligence et le coût de l'énergie vont, au cours des deux prochaines décennies, chuter de façon spectaculaire par rapport à ce qu'ils sont aujourd'hui. Je souligne ces deux phrases, la première qui montre qu'il est bien conscient des dérives possibles, mais qu'il a tendance à les voir plutôt chez les autres, en soulignant que chez lui ils prendront un maximum de précautions. La deuxième phrase explique pourquoi sa vision du monde est très optimiste, très utopique et pas ou peu dystopique : il croit que le prix de l'énergie va baisser ! Est-ce parce qu'il croit à un décollage imminent de la fusion nucléaire ? Il me semble qu'il y a une voire plusieurs startups de Y Combinator qui travaillent sur cette source d'énergie. Avec ce genre de scénario en rose, c'est plus facile d'être moins inquiet d'une explosion sociale causée par exemple par les pertes d'emplois. -
Chine
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
- - Un autre terme est apparu un peu dans la même veine, il s'agit de l'« involution » https://www.newyorker.com/culture/cultural-comment/chinas-involuted-generation (14 mai 2021) L'anthropologue américain Clifford Geertz a contribué à populariser ce terme dans son livre "Agricultural Involution", publié en 1963, dans lequel il analyse la réponse économique de Java à la croissance démographique et à la domination coloniale néerlandaise. Selon la théorie de l'involution de Geertz, un apport plus important (une augmentation de la main-d'œuvre) ne produit pas un résultat proportionnel (plus de récoltes et d'innovations). Au lieu de cela, une société involue. Le terme chinois pour l'involution, neijuan, qui est composé des caractères pour "intérieur" et "enrouler", suggère un processus qui s'enroule vers l'intérieur [comme un escargot dans sa coquille, ou un mètre ruban avec enrouleur], enfermant ses participants dans ce que l'anthropologue Xiang Biao a décrit comme un "cycle sans fin d'auto-flagellation". L'involution est "l'expérience d'être enfermé dans une compétition dont on sait en fin de compte qu'elle n'a pas de sens", m'a dit Biao. C'est l'accélération sans destination, le progrès sans but, Sisyphe faisant tourner les roues d'un peloton en mouvement perpétuel. Il s'agit de l'un des mots chinois les plus utilisés en 2020, et il a été utilisé pour décrire de nombreuses choses. J'ai lu des articles sur l'involution de la blockchain, des événements de motivation d'équipe, de l'industrie de la logistique, des candidatures à un MBA. J'ai rencontré un point de vue marxiste sur l'involution, une lecture wébérienne et même une interprétation confucéenne. J'ai découvert l'involution des jeux en ligne - un climat du jeu qui a aspiré l'esprit du jeu - et l'involution du marché du mariage, un processus par lequel les célibataires se battent pour un nombre décroissant de partenaires dignes d'intérêt. Cela fait penser à l'expression anglo-saxone "rat race" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rat_race -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.01net.com/actualites/continuer-a-developper-des-ia-va-mener-a-la-disparition-de-lhumanite.html (30 mars 2023) Dans une tribune publiée sur le site du Time Magazine [1], un chercheur et théoricien spécialisé dans l’intelligence artificielle explique les risques liés au développement trop rapide de l’IA. Il n’hésite pas à évoquer la possibilité d’une disparition de l’humanité. Alors que des centaines de scientifiques réclament une pause d’au moins six mois dans les recherches sur l’IA, Yudkowsky invite les dirigeants et experts du secteur à tout arrêter pour une durée indéterminée, sous peine de franchir un seuil critique au-delà duquel il sera impossible de revenir en arrière. Pour le chercheur américain, « il est tout à fait possible qu’un laboratoire de recherche franchisse des lignes critiques sans s’en apercevoir ». Selon lui, cette « ligne critique » est représentée par le développeur d’une IA à l’intelligence surhumaine qui mènerait, dans les circonstances actuelles, à la fin de l’humanité. Pour illustrer la situation dans laquelle se retrouverait l’humanité, le scientifique utilise plusieurs métaphores. Deux d’entre elles sont « l’australopithèque essayant de combattre l’Homo sapiens » et « le 11ᵉ siècle essayant de combattre le 21ᵉ siècle ». « L’intention ouvertement déclarée d’OpenAI est de faire en sorte que certaines futures IA fassent nos devoirs d’alignement de l’IA. Le simple fait d’entendre ce plan devrait suffire à faire paniquer toute personne sensée. L’autre grand laboratoire d’IA, DeepMind, n’a aucun plan. » Pour le chercheur, le moratoire sur l’intelligence artificielle doit être indéfini et mondial, sans aucune exception, y compris pour les gouvernements ou les militaires. « Nous ne sommes pas sur la bonne voie pour être préparés dans un délai raisonnable. Il n’y a pas de plan. Les progrès dans les capacités de l’IA sont largement en avance sur les progrès de l’alignement de l’IA ou même sur les progrès dans la compréhension de ce qui se passe à l’intérieur de ces systèmes. Si nous faisons cela, nous allons tous mourir. Fermez tout. » [1] https://time.com/6266923/ai-eliezer-yudkowsky-open-letter-not-enough/ (29 mars 2023) -
Finlande
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, c'est une faute de traduction. Il faut lire "lorsque la Russie sortira". -
Italie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://journals.openedition.org/quaderni/801 Luttes ouvrières et années de plomb en Italie : de la centralité ouvrière à l’occultation du conflit - Quaderni, printemps 2014 Je ne suis pas sûr de tout comprendre parce que c'est une période compliquée et il y faudrait y passer suffisamment de temps, mais l'auteur de l'article exprime la crainte que le discours judiciaire, qui domine les média, n'occulte la réalité du conflit social qui selon lui devrait être la matière principale de tout récit de cette période. Le traitement de la séquence rouge par cette construction – dont la finalité principale est l’écriture d’une histoire d’État des années 60-70 – a été efficacement résumé par un article de Paolo Persichetti : « Le thème de la conspiration domine la littérature historique de l’Italie récente. La période républicaine est représentée dans la plupart des cas comme un continuum criminel, un trajet mêlé de mystères et secrets, régi par l’action illégale et connivente des hiérarchies atlantistes avec certains groupes dominants et des élites politiques. Ainsi racontée, l’histoire est devenue un récit de crimes. Son explication suit le mode judiciaire, ses sources s’inspirent des enquêtes de police et des arrêts de justice ». L’un des aspects les plus frappants de cette réécriture est l’effacement de toute dialectique historicosociale, que rendent intelligibles les catégories de la politique, de la sociologie et de l’économie. Cette construction occulte l’implication des institutions légitimes et des classes dirigeantes visibles dans les événements tragiques de l’histoire italienne récente – toute responsabilité est attribuée à des instances occultes qui auraient constitué un « État parallèle ». La violence – éventuellement illégale – des détenteurs du pouvoir est ramenée aux agissements d’une cabale ; symétriquement, la violence et les illégalismes exercés par les classes dominées sont dépouillés de toute épaisseur historique et sociale et sont réduits aux fruits d’une volonté perverse de subversion. -
Relations et Rivalité Chine / Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Voir le commentaire du général Olivier Kempf ici : http://www.air-defense.net/forum/topic/19187-océanie/?do=findComment&comment=1614924 -
Finlande
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://warontherocks.com/2023/03/russia-wont-sit-idly-by-after-finland-and-sweden-join-nato/ (30 mars 2023) Une publication du ministère russe de la Défense datant de décembre 2022 illustre la façon dont les militaires russes considèrent l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN. Les auteurs d'un article traitant des défis actuels pour la sécurité militaire de la Russie dans l'Arctique notent que même si l'adhésion de la Finlande et de la Suède est essentiellement une formalité juridique, étant donné que leurs relations avec l'OTAN ont déjà été établies, elle doit être considérée comme le défi le plus urgent pour la Russie. Ils avancent deux raisons pour justifier ce point de vue. Premièrement, des troupes, des armes et des équipements de l'OTAN pourraient être placés sur le territoire de la Finlande et de la Suède. Deuxièmement, l'OTAN pourrait déployer des "complexes de missiles opérationnels-tactiques" en Finlande, ce qui menacerait à la fois le complexe militaro-industriel de la région d'Arkhangelsk et les infrastructures de transport. L'article affirme que la Russie devrait se préparer à ces risques potentiels en renforçant ses forces dans la région et en planifiant des frappes de précision à longue portée contre des cibles en Finlande et en Suède. À long terme, il est donc probable que Moscou adapte en permanence son dispositif de forces en réponse à la présence de l'OTAN en Finlande et en Suède. Un récent rapport de recherche finlandais affirme que la Russie finira par réagir à l'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN en renforçant ses forces près de la Finlande, sans toutefois atteindre les chiffres observés pendant la Guerre froide. L'auteur estime qu'en raison des pertes subies par la Russie en Ukraine et de la lenteur de la mise en place de nouvelles forces, il est probable qu'il n'y aura pas d'augmentation significative de la puissance militaire dans le voisinage immédiat de la Finlande avant les années 2030. La Finlande a déjà annoncé qu'elle stationnerait des F-35 en Laponie à partir de 2026, et il est probable que les exercices à grande échelle de l'OTAN en Europe du Nord deviennent plus fréquents au fil des ans. Alors que la Russie sort de la guerre qu'elle a déclenchée en Ukraine, ces mesures renforceront la perception de la menace par Moscou et l'inciteront à accorder une plus grande attention à son flanc nord-ouest. -
Chine
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lawfareblog.com/how-chinas-spies-fooled-america-wanted-be-fooled (30 mars 2023) L'ouvrage d'Alex Joske intitulé "Spies and Lies : How China's Greatest Covert Operations Fooled the World" (Espions et mensonges : comment les plus grandes opérations secrètes de la Chine ont trompé le monde) propose une étude rare et non académique de l'agence de renseignement chinoise méconnue, le ministère de la sécurité de l'État (MSS). Joske apporte la preuve que le MSS a passé des décennies à pénétrer la Fondation pour la politique sino-américaine (USCPF) afin de nouer des relations avec les plus grands experts américains de la Chine. Les plus grands universitaires américains spécialisés dans la Chine, qui allaient et venaient entre les universités, les groupes de réflexion et le Conseil national de sécurité, étaient affiliés à l'USCPF ou en étaient membres du conseil d'administration. Joske explique ainsi comment des agents secrets du MSS ont été introduits par l'USCPF auprès des décideurs politiques et des élites universitaires américaines à leur insu. Des histoires similaires concernant des agents du MSS secrètement mêlés à des échanges académiques avec les meilleures universités américaines et des organisations commerciales américaines sont des contributions fascinantes de Joske à la compréhension des tactiques du MSS. -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
On dirait ! -
AFRIQUE : politiques internes et relations internationales
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.politico.eu/article/relations-africa-asia-brink-collapse-russia-benefit/ (29 mars 2023) Dans mon pays, le Congo-Brazzaville, le gouvernement a signé cinq accords de coopération majeurs avec la Russie au milieu de sa guerre avec l'Ukraine, notamment pour la construction d'un nouvel oléoduc et le renforcement de la coopération militaire. Cette offensive de charme - menée principalement par M. Lavrov, qui s'est rendu en Afrique du Sud, en Eswatini, en Angola, en Érythrée, au Mali, au Soudan et en Mauritanie depuis janvier - nourrit les attitudes pro-russes sur l'ensemble du continent, et contraste fortement avec le pétard mouillé qu'a été la récente aventure africaine de M. Macron. Dans ce qui a peut-être été le faux-pas le plus flagrant de tout son voyage, lorsqu'on lui a demandé à plusieurs reprises, lors d'une conférence de presse, de condamner le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 qui causent des ravages dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) - une situation qui ressemble beaucoup au soutien semi-couvert de la Russie aux séparatistes du Donbas ces dernières années - à toutes fins utiles, M. Macron n'a pas réagi. Il a même fait la leçon au président congolais sur la liberté de la presse. Malgré la rhétorique enthousiaste du président français sur les "nouvelles relations" et les "nouveaux départs", son emportement a constitué un nouveau rappel amer de l'attitude paternaliste et dissonante de l'Europe à l'égard de l'Afrique - cette même attitude selon laquelle des décennies d'influence politique et militaire de l'Europe sur le continent n'ont pas permis de réaliser des progrès significatifs, quand elles n'ont pas activement sapé les efforts déployés. Les Africains l'ont bien compris et refusent de l'accepter, comme en témoigne le sentiment anti-français croissant en Afrique de l'Ouest. La Russie, la Chine et d'autres pays, bien que loin d'être exempts de tout reproche, ne font que saisir les opportunités qui se présentent. Quelles leçons peut-on donner en matière d'intégrité territoriale et de justice, alors que les événements de 2011 en Libye, et leurs conséquences durables, restent traumatisants dans les esprits africains ? Ou lorsque la position adoptée par ces pays à l'égard de la guerre en Ukraine est presque identique à celle de l'Europe à l'égard du conflit dans l'est de la RDC ?