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Wallaby

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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. Pour savoir s'il faut défendre la Pologne, l'Allemagne etc... ...je pense qu'il faut détricoter le monde de George W. Bush, qui est le monde de Dick Cheney. Le monde de George W. Bush s'est détricoté en Irak, en Afghanistan. Il faut le détricoter en Europe. Il faut annuler le sommet de Bucarest de 2008. Il faut réinventer l'OTAN comme une alliance purement défensive, et interprêter toute avancée de l'OTAN vers l'Est comme une agression, comme un geste de "Hitler qui avance ses pions". Hitler dans cette histoire, c'est George W. Bush. Chamberlain, c'est Yeltsine puis Poutine jusqu'en 2014 qui ont passé leur temps à apaiser Clinton puis Bush. Il faut une Europe strictement chiraquienne, et c'est cette Europe chiraquienne qu'il faut défendre, par la diplomatie et par les armes.
  2. Les soldats américains qui sont revenus désillusionnés de la guerre d'Irak étaient sous contrat. Je suis d'accord. Tant qu'elle ne débaptise pas le "fort Trump", pour le rebaptiser "fort de Gaulle" on ne défend pas.
  3. Tout est dans le fil "Ukraine 3" tu cherches "formule Steinmeier" sans faute d'orthographe (au temps pour moi pour ce faux "y") : http://www.air-defense.net/forum/search/?q=formule Steinmeier&quick=1&type=forums_topic&item=19078 Le jour où tes enfants ou tes petits enfants iront se faire tuer sur le front ukrainien, tu diras "si j'avais su!" et tu comprendras qu'une non-perte est un gain.
  4. https://www.philomag.com/livres/joseph-kabris-ou-les-possibilites-dune-vie-1780-1822 (2020) En 1798, un Bordelais de 18 ans, matelot sur un baleinier sillonnant le Pacifique, fuit le navire et se retrouve sur l’île de Nuku Hiva, dans l’archipel des Marquises. Chez les « sauvages », il s’intègre à son nouveau monde. Guerrier respecté, il se fait tatouer le corps et le visage, fonde une famille, oublie jusqu’à son français natal. Puis le voilà à nouveau déraciné : en 1804, peut-être enlevé, Joseph Kabris est embarqué sur un autre bateau, direction la Russie, où son expérience aux Marquises lui vaut de devenir une curiosité. Plus tard, il racontera son histoire et exhibera ses tatouages dans les foires de France, avant de mourir pauvre et seul en 1822. Trajectoire fascinante et édifiante… Dans cet ouvrage récompensé par le prix Femina-Essai, l’historien et sociologue Christophe Granger ausculte l’existence de Kabris en montrant comment il a dû se réinventer, se « recycler » pour répondre aux attentes qui pesaient sur lui. https://journals.openedition.org/rh19/7613 (2021) Chaque fois, l’historien tente d’exposer l’ensemble des possibilités qui s’offraient à Kabris et la liste des compétences que celui-ci pouvait mobiliser pour se faire une place dans des sociétés aussi différentes que celles de Nuku Hiva, Saint-Pétersbourg et Paris. Pour comprendre son insertion aux Marquises, il faut ainsi tenir compte des habitudes prises dans l’archipel, depuis une trentaine d’années, lors des rencontres avec les navires européens (Kabris n’est d’ailleurs pas le seul étranger à y vivre) et de l’état de guerre dans lequel se trouvait alors Nuku Hiva – situations qui vont permettre à Kabris d’ajuster ses capacités physiques à la demande locale de guerriers (d’autant plus que Kabris possède une arme à feu). De même, à Saint-Pétersbourg, l’émergence de la gymnastique et la réorganisation récente de la marine russe permettent-elles à un individu aussi marginal que Kabris de trouver une place de professeur de natation qui lui aurait sûrement été refusée, malgré ses capacités de nageur apprises aux Marquises, quelques années plus tard, lorsque les maîtres-mots de l’école des cadets russes seront devenus la discipline et l’uniformité. https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Kabris Kabris, qui pensait être tué par les anthropophages, est intégré dans la tribu des Te I'i, dans la vallée de Meau. Plusieurs tribus cohabitent dans l'ile et sont constamment en guerre6. Kabris s'illustre dans cet exercice. Après un premier mariage infructueux, il se remarie avec la fille du roi. Le roi de Nuka-Hiva prend son gendre en affection, le tatoue lui-même sur la figure et sur tout le corps. Il le nomme « grand juge de tout le pays », avec le tatouage correspondant (méhâma : soleil sur les deux paupières de l’œil droit). En mai 1804 le capitaine Johann Adam von Krusenstern, qui effectue un voyage autour du monde, débarque dans l'ile. Il est heureux de trouver l'anglais Roberts (aussi nommé Robarts) et le français Kabris (nommé Cabri) pour lui servir de guides et d’interprètes. C'est Krusenstern et le naturaliste de l'expédition, Georg Heinrich von Langsdorff, qui décrivent l'inimitié qui oppose les deux hommes et donnent des informations sur Kabris, « devenu tout à fait Nukahivien », avec ses tatouages, son art de la natation et son comportement de guerrier. Il prétend toutefois ne pas être devenu anthropophage, ce dont Langsdorff n'est pas persuadé. Krusenstern constate que Kabris a presque oublié sa langue maternelle, alors qu'il parle assez bien l'anglais. Ses souvenirs reviennent, et il peut donner le nom de son père et sa ville d'origine (Bordeaux) qu'il évoque de manière un peu énigmatique : « Beaucoup de chandelles, beaucoup de violons, beaucoup de musique, les madames, les mademoiselles ». Le 18 mai 1804, Kabris est embarqué, peut-être par surprise, sur le navire russe vers le Kamtchatka. En cours de route, il refuse de débarquer dans l'ile d'Hovaïhi (Hawaï) dont il ne comprend pas la langue. Il arrive fin août 1804 au Kamtchatka. Sans connaître le russe, il traverse la Sibérie pour rejoindre Saint-Pétersbourg. Avec ses tatouages, il est présenté comme une curiosité au tsar Alexandre Ier qui le garde pendant treize ans à son service comme maître de natation à l’école navale de Kronstadt. Il fréquente le journaliste et écrivain Faddeï Boulgarine qui rapporte, dans ses mémoires, qu'il « parle un mauvais mélange de russe et de français difficile à suivre auquel il mêle la langue des sauvages ».
  5. Il y a une tache verte sur cette carte qui me chiffonne, pour un index mis à jour en 2022 : c'est l'Inde - accessoirement le pays le plus peuplé du monde : En tout cas, c'est clair qu'avec la même couleur que le Pérou ou Madagascar, l'Ukraine a tout à fait vocation à entrer dans l'Union Européenne !
  6. https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/00223433211056517 (23 mars 2022) Cet article analyse l'effet du bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN en 1999 sur les élections locales serbes en utilisant la stratégie d'identification par différence dans les différences et identifie l'effet des frappes aériennes sur la part de voix du régime de Slobodan Milosevic. Les résultats montrent que le pourcentage de voix du régime est inférieur de 2,6 % dans les municipalités exposées aux bombardements. Contestant les études antérieures, ce résultat démontre que le vote rétrospectif s'applique aux bombardements aériens même dans les régimes autoritaires compétitifs.
  7. https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0022343389026002002 Russophobie finlandaise : l'histoire d'une image de l'ennemi Heikki Luostarinen, Journal of Peace Research, Volume 26, Numéro 2, mai 1989 En utilisant les images finlandaises de l'Union soviétique comme exemple, les processus dans lesquels les images ennemies émergent et sont dissoutes sont discutés. Une attention particulière est accordée aux facteurs qui renforcent l'image de l'ennemi indépendamment d'une réelle menace extérieure, pour des raisons internes au groupe. Les conditions préalables à l'apparition de l'image d'ennemi de l'Union soviétique qui s'est développée dans ce qu'on appelle la Première République finlandaise (1918-44) ont été en grande partie créées après 1899 avec le début d'une politique de russification. Les résultats des guerres civiles en Finlande et en Russie ont été complètement opposés, ce qui a eu des conséquences importantes : La Finlande se sépare de la Russie non seulement en tant qu'État indépendant, mais aussi en termes idéologiques. La russophobie a commencé à se répandre dans une situation où il y avait un besoin politique croissant de renforcer l'intégration nationale dans un pays déchiré par la guerre et d'expliquer la guerre civile comme ayant été causée par des facteurs externes. Les craintes d'une agression russe étaient encore renforcées par l'engagement du jeune État soviétique envers les principes de l'Internationale communiste. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs facteurs ont contribué à la dissolution de l'image de l'ennemi : l'interaction et les échanges culturels, politiques et économiques avec l'Union soviétique ont augmenté, le traité de 1948 entre les pays signifiait que l'argument d'une menace soviétique armée n'avait plus cours, le pouvoir politique s'est décentralisé, les problèmes d'intégration ont été en grande partie résolus et l'identité nationale finlandaise dans son ensemble a changé avec le nouveau rôle de bâtisseur de ponts que les Finlandais avaient dans la communauté internationale. Aujourd'hui [mai 1989], la russophobie n'existe plus en Finlande, bien que le système social soviétique soit encore largement et souvent fortement critiqué. 1. Le principal problème des interprétations psychologiques des images de l'ennemi est qu'elles proposent d'expliquer les phénomènes sociaux sur la base de résultats tirés d'études comportementales. Il s'agit typiquement d'explications circulaires où les constantes psychologiques (biologiques) sont présentées comme si elles étaient l'objet d'une action : elles "agissent", "demandent", "forcent"... Certains modèles sont fondés sur des prémisses apologétiques : ils cherchent à expliquer pourquoi une image ennemie est "naturelle" et, ce faisant, deviennent partie intégrante de cette image. En même temps, ils mettent entre parenthèses toutes les formes d'identification et de communauté caractéristiques de l'homme (voir par exemple Lagerspetz, 1984 ; Statement on Violence, 1986). 2. Les canaux traditionnels de transmission des images de l'ennemi sont l'Eglise, l'armée et l'école. Le maître d'école Kantorek, dans le roman de Remarque, À l'Ouest, rien de nouveau : "Pendant l'exercice, Kantorek nous faisait de longues conférences jusqu'à ce que toute notre classe aille, sous sa direction, voir le commandant du district et se porte volontaire" (Remarque, 1929, p. 16). Aujourd'hui, le rôle le plus significatif est probablement joué par les médias de masse. 3. La forte dépendance des images de l'ennemi à l'égard des contes et des légendes est évidente dans leurs descriptions souvent très stéréotypées ; la réalité ne pourrait jamais créer des types aussi "purs" (Wulff, 1986, p. 828). En outre, les mêmes histoires sur l'ennemi peuvent persister pendant plusieurs siècles dans de vastes zones géographiques. Elles font partie de la mythologie qui dérive d'un pays à l'autre. Lorsque de nouveaux conflits apparaissent, seuls les noms et les lieux sont changés pour de nouveaux conflits (Lasswell, 1927, p. 82 ; Luostarinen, 1986, pp. 34-35 et 94-96). 4. La distinction entre la "Première" et la "Seconde" République finlandaise repose sur les changements majeurs intervenus dans la politique intérieure et extérieure de la Finlande après la Seconde Guerre mondiale. Lors des premières élections d'après-guerre, les anciennes forces illégales ont remporté près d'un quart des sièges au Parlement. Le président Paasikivi, puis le président Kekkonen, ont donné une nouvelle orientation à la politique étrangère finlandaise. La politique étrangère met désormais l'accent sur le maintien de relations amicales avec l'Union soviétique. 5. De 1808 à 1917, la Finlande était un grand-duché sous la couronne russe, mais dans les limites de ce statut, elle jouissait d'une autonomie interne considérable. La Finlande avait son propre gouvernement, son propre Parlement et, depuis les années 1860, sa propre monnaie. Les "périodes d'oppression" du début du siècle font référence à la politique panslaviste adoptée par la Russie en réponse aux problèmes croissants d'intégration : l'objectif était de restreindre les privilèges dont jouissait la Finlande, de "russifier" la culture finlandaise et d'accroître les droits des Russes en Finlande. 6. Le mouvement des jaegers était une organisation qui luttait pour l'indépendance de la Finlande et qui, pendant la Première Guerre mondiale, recrutait secrètement de jeunes Finlandais pour un entraînement militaire en Allemagne. Les jaegers qui sont rentrés chez eux pendant la guerre civile en janvier 1918 ont constitué une partie importante de l'armée blanche en tant que maîtres d'exercices et officiers de première ligne. 7. L'AKS était une organisation d'étudiants qui, dans la Première République, a eu un impact majeur sur les systèmes de valeurs et les idéaux des jeunes intellectuels pendant de longues périodes. C'est surtout dans les années 1920 que l'AKS a nourri de grands projets de Grande Finlande. L'intégrité nationale, l'anticommunisme et une défense nationale forte étaient les idéaux centraux du mouvement tout au long de son existence (voir par exemple Alapuro, 1973 ; Nygård, 1982). 8. Le gouvernement Terijoki était un cabinet formé par des communistes finlandais exilés en Union soviétique. Cependant, il s'est avéré être une grave erreur politique car il a convaincu le peuple finlandais que l'objectif des agressions soviétiques pendant la guerre d'hiver était d'occuper l'ensemble du pays.
  8. J'ai retrouvé la référence que je cherchais : https://www.presidency.ucsb.edu/documents/message-neutrality Woodrow Wilson, 28e président des États-Unis, 19 août 1914 Message sur la neutralité Mes chers compatriotes, Je suppose que tout homme réfléchi en Amérique s'est demandé, au cours de ces dernières semaines troublées, quelle influence la guerre européenne peut exercer sur les États-Unis, et je prends la liberté de vous adresser quelques mots afin de souligner qu'il nous appartient entièrement de choisir quels seront ses effets sur nous et de vous exhorter très sérieusement à adopter le type de discours et de conduite qui protégera le mieux la nation contre la détresse et le désastre. L'effet de la guerre sur les États-Unis dépendra de ce que les citoyens américains diront et feront. Tout homme qui aime vraiment l'Amérique agira et parlera dans le véritable esprit de neutralité, qui est l'esprit d'impartialité, d'équité et d'amitié envers toutes les personnes concernées. L'esprit de la nation dans cette affaire critique sera déterminé en grande partie par ce que les individus, la société et les personnes réunies dans des réunions publiques feront et diront, par ce que les journaux et les magazines contiendront, par ce que les prêtres diront dans leur chaire et par ce que les hommes proclameront comme opinions dans la rue. Le peuple des États-Unis est issu de nombreuses nations, et principalement des nations actuellement en guerre. Il est naturel et inévitable qu'il y ait parmi eux la plus grande variété de sympathies et de désirs en ce qui concerne les enjeux et les circonstances du conflit. Certains souhaiteront qu'une nation, d'autres qu'une autre, réussisse dans cette lutte capitale. Il sera facile d'exciter les passions et difficile de les apaiser. Ceux qui seront chargés de l'exciter assumeront une lourde responsabilité, la responsabilité de rien moins que le fait que le peuple des États-Unis, dont l'amour de la patrie et la loyauté envers son gouvernement devraient les unir en tant qu'Américains, liés par l'honneur et l'affection à penser d'abord à elle et à ses intérêts, puisse être divisé en camps d'opinions hostiles, chauds l'un contre l'autre, impliqués dans la guerre elle-même en impulsion et en opinion sinon en action. De telles divisions parmi nous seraient fatales à notre tranquillité d'esprit et pourraient sérieusement faire obstacle à l'accomplissement de notre devoir en tant que grande nation en paix, en tant que peuple prêt à jouer un rôle de médiation impartiale et à donner des conseils de paix et de compromis, non pas en tant que partisan, mais en tant qu'ami. Je me risque donc, mes chers compatriotes, à vous adresser une mise en garde solennelle contre la violation la plus profonde, la plus subtile, la plus essentielle de la neutralité qui peut résulter de l'esprit de parti, de la prise de position passionnée. Les États-Unis doivent être neutres en fait comme en nom pendant ces jours qui vont mettre l'âme des hommes à l'épreuve. Nous devons être impartiaux en pensée comme en action, nous devons mettre un frein à nos sentiments ainsi qu'à toute transaction qui pourrait être interprétée comme une préférence d'une partie à la lutte par rapport à une autre. Je pense à l'Amérique. J'exprime, j'en suis sûr, le souhait et l'intention de tout Américain réfléchi que notre grand pays, qui est, bien sûr, le premier dans nos pensées et dans nos cœurs, se montre, en cette période d'épreuve particulière, une nation apte, plus que toute autre, à faire preuve de l'équilibre délicat d'un jugement non perturbé, de la dignité de la maîtrise de soi, de l'efficacité d'une action impartiale ; une nation qui ne juge pas les autres, qui ne se laisse pas troubler dans ses propres conseils et qui se tient prête et libre de faire ce qui est honnête, désintéressé et vraiment utile à la paix du monde. Ne devrions-nous pas prendre la résolution de nous imposer les contraintes qui apporteront à notre peuple le bonheur et la grande et durable influence pour la paix que nous désirons pour lui ?
  9. Je pense que la France, si possible la France et l'Allemagne, auraient dû marquer clairement leur désapprobation en claquant la porte de Minsk, du format Normandie, et en condamnant Zelenski lorsqu'il a rétropédalé sur la formule Steinmeier. Il aurait fallu lui dire : tu fais ta politique avec tes copains polonais, américains, tes copains néonazis adorateurs de génocidaires si ça t'amuse, mais nous on se met en retrait. On retire nos hommes de l'OSCE de la ligne de contact. Bonne chance, et bon courage.
  10. Soutenir un État en guerre sans combattre soi-même n’est pas être en guerre contre l’ennemi de cet État. Peut-être, mais ce n'est pas être neutre. Lorsqu'il défendait la neutralité américaine, Woodrow Wilson demandait aux américains non seulement de ne pas fournir d'armes aux parties en conflit, conformément à la loi, mais de ne pas prendre parti pour l'une ou pour l'autre. Après un tel investissement, une défaite de l’Ukraine serait également une défaite majeure pour nous, pour notre position dans le monde, mais aussi pour le droit international qui pourrait être bafoué impunément. Tout ce qui nous éloigne de la neutralité participe d'un affaiblissement. Il faudrait peut-être en France que l'on apprenne à viser un autre résultat qu'être victorieux et affaibli comme à l'issue des 1e et 2e guerres mondiales, ou comme l'armée britannique à l'issue de ses participations à la guerre de Corée ou d'Afghanistan.
  11. Ou cet autre monsieur en 1974 : https://www.marianne.net/politique/gouvernement/jamais-aucune-ambiguite-sur-la-prolongation-du-parc-nucleaire-elisabeth-borne-victime-damnesie Mais c’est surtout à l’échelon politique que s’impose une cruelle impression de déjà-vu. Il suffit pour cela de réécouter l’interview de Pierre Messmer sur l’ORTF en mars 1974. Suivant les prix du pétrole, le prix des autres énergies (gaz et charbon) avait augmenté de 14,5 % l’année précédente. « Il est vrai que la France n’a pas été très favorisée par la nature en matière de ressources énergétiques, expliquait alors le Premier ministre de Georges Pompidou. Nous n’avons presque pas de pétrole sur notre territoire, nous avons beaucoup moins de charbon que l’Angleterre ou l’Allemagne, et nous avons beaucoup moins de gaz que la Hollande. (…) Notre grande chance, c’est l’énergie électrique d’origine nucléaire, parce que nous avons une bonne expérience dans tout cela. » Et d’ajouter, dans ce retour vers le futur énergétique : « Il y a là véritablement une des grandes œuvres que nous allons réaliser au cours des prochaines années. Dans cet effort que nous faisons pour acquérir une certaine indépendance, ou disons une moindre dépendance énergétique, la priorité, nous la donnons à l’électricité, et, dans l’électricité, nous la donnons à l’électricité nucléaire. » Déjà, il était question de « sobriété » et d’isolation thermique, « d’économie sur les dépenses de chauffage » et de changements d’habitudes, avec températures limitées et « dates pendant lesquelles le chauffage sera autorisé ». En France, on n'a pas de pétrole, mais on a les mêmes idées à 50 ans d’écart.
  12. https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/costa-rica-comment-le-pays-a-retrouve-sa-foret_5624906.html (26 janvier 2023) Sur des milliers d'hectares, la forêt, dense et épaisse, a repris ses droits au Costa Rica. Aujourd'hui, plus de la moitié du territoire est à nouveau recouverte par la végétation, après des années de déforestation. Pour réussir ce pari, le pays a misé sur les agriculteurs pour limiter la surface de leurs cultures. En recréant un écosystème végétal, le pays a également fait remonter de nouvelles sources d'eau, de quoi créer des refuges pour la faune, notamment les grands prédateurs comme le crocodile, le jaguar et le puma. En sanctuarisant une large partie de son territoire et en inscrivant dans sa constitution le droit à un environnement sain et écologiquement équilibré, le Costa Rica fait figure de modèle pour la planète. Les commentaires des internautes sur les touristes, les pesticides dans les plantations de palmiers à huile, de bananes et d'ananas costariciennes valent le détour. https://en.wikipedia.org/wiki/Reforestation_in_Costa_Rica Dans les années 1990, le Costa Rica affichait le taux de déforestation le plus élevé au monde. En conséquence, le gouvernement costaricien a commencé à s'efforcer de réparer les dommages infligés à son paysage pendant cette période et de se développer de manière durable. Dans les années 1940, l'agriculture et l'exploitation forestière incontrôlée ont été le principal catalyseur du déclin rapide des forêts indigènes du Costa Rica. Dans les années 1980, les deux tiers de la forêt tropicale humide avaient disparu à cause de ces pratiques de déforestation. Cette déforestation rapide et violente est due aux politiques inappropriées du pays, telles que le crédit bon marché pour le bétail, les lois sur l'attribution des terres qui récompensent la déforestation et l'expansion rapide ou imprudente des réseaux routiers. https://fr.wikipedia.org/wiki/Déforestation_au_Costa_Rica Entre les années 1950 et 1979, le taux de couverture est rapidement passé de 75 % à 35 %, pour descendre même à 26 % en 1985. Le Costa Rica a été un des pays où la déforestation a été très importante dans les années 1950, mais c'est devenu un pays pionnier dans la préservation des forêts. De nos jours, 50 % du territoire est couvert de forêts préservées dans des parcs nationaux ou des réserves.
  13. https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/le-costa-rica-fait-passer-a-la-trappe-un-traite-de-defense-de-l-environnement_169217 (2 février 2023) Le Parlement du Costa Rica a fait passer à la trappe mercredi la ratification d'un traité latinoaméricain de défense de l'environnement A peine arrivé au pouvoir en mai 2022, le chef de l'Etat a dit clairement que l'Accord d'Escazu [du nom d'une banlieue de la capitale costaricienne où il avait été durement négocié] n'était pas dans ses priorités. "Le secteur privé ne doit pas être inquiet (et savoir) que l'Accord d'Escazu n'est pas à l'agenda du gouvernement", a déclaré le président Chaves. S'il était ratifié, l'Accord d'Escazu retarderait "de manière injustifiée" la relance économique du Costa Rica, a-t-il asséné. Le traité, adopté en 2018 au terme de six années de négociations ardues à l'initiative du Costa Rica, et souscrit le 27 septembre 2018 dans le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU, garantit l'accès à l'information en matière d'environnement, le droit à la participation citoyenne aux décisions qui impactent l'environnement, ainsi que la protection des défenseurs de la nature. A ce jour, 14 pays, et non des moindres, ont ratifié le traité: notamment l'Argentine, la Bolivie, la Colombie, le Chili, l'Equateur, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, et l'Uruguay.
  14. https://www.cjr.org/special_report/trumped-up-press-versus-president-part-1.php Aujourd'hui, les médias américains ont la plus faible crédibilité - 26 % - parmi quarante-six pays, selon une étude réalisée en 2022 par l'Institut Reuters pour l'étude du journalisme. En 2021, 83 % des Américains considéraient les "fake news" comme un "problème", et 56 % - principalement des républicains et des indépendants - étaient d'accord pour dire que les médias étaient "vraiment l'ennemi du peuple américain", selon Rasmussen Reports.
  15. Mais c'est inadéquat. Dépourvu de tout contexte plus large concernant la longue histoire des manipulations de l'État américain de sécurité nationale ou l'évolution des médias d'entreprise en idéologues de gauche maladroits, on peut lire le reportage aride de Gerth comme une comédie d'erreurs : Une bande de journalistes bien intentionnés, confrontés au défi de couvrir un président problématique - ainsi que des démocrates malhonnêtes et des représentants des forces de l'ordre partisans - n'ont cessé de bâcler le reportage, en se trompant sur des faits essentiels et en commettant de graves péchés par omission. Cependant, le motif manquant suggère quelque chose de bien plus sinistre. La couverture du Russiagate par les médias reposait sur une confiance extrême dans les responsables de la sécurité nationale et des services répressifs qui, historiquement, ont sapé la presse et se sont montrés hostiles aux droits civiques. Il y a un dicton dans le journalisme traditionnel : "Si ta mère te dit qu'elle t'aime, vérifie-le". Pourtant, lorsque des acteurs de "l'État profond" ayant une animosité évidente pour Donald Trump ont poussé le récit selon lequel un président américain en exercice a été compromis par une puissance étrangère, une histoire si explosive qu'elle exigeait d'être minutieusement vérifiée à chaque étape, les médias grand public ont plutôt décidé de devenir des sténographes. Le blizzard de détails nécessaires pour expliquer l'histoire de la collusion avec la Russie pourrait également donner l'impression que le discernement de la vérité était plus difficile qu'il ne l'était. Si votre volonté de croire que Trump a été compromis par la Russie a commencé comme un test de Rorschach politique, elle est rapidement devenue un examen de QI. Avant même l'investiture de Trump en janvier 2017, il a été rapporté que la loi Logan était utilisée comme base pour enquêter sur le nouveau conseiller à la sécurité nationale de Trump, Michael Flynn. La loi Logan est aux lois sur la sécurité nationale ce que la phrénologie est à la science médicale - c'est une loi de 1799 jamais appliquée qui dit qu'il est illégal pour les citoyens privés de négocier avec des gouvernements étrangers. Moquée par les constitutionnalistes, elle est régulièrement violée et invariablement ignorée. Sauf que plusieurs grands médias ont rapporté avec crédulité les violations présumées du Logan Act par Flynn comme s'il s'agissait de transgressions potentiellement graves, alors qu'il aurait dû être évident que l'invocation de cette loi ancienne et discréditée était une tentative désespérée de justifier une enquête à motivation politique. Ce qui est arrivé à Flynn n'est qu'un exemple parmi tant d'autres où la presse a inexcusablement ignoré des vérités flagrantes. Gerth, et c'est tout à son honneur, fait un excellent travail de déballage de l'histoire de la façon dont Flynn a été maltraité par le ministère de la Justice, ainsi que de l'absurde crédulité de la presse concernant le soi-disant "dossier" sur Trump, un document manifestement indigne de confiance produit par des ennemis politiques du président. Néanmoins, la plupart des exemples de Gerth sur les interactions douteuses entre la presse et les sources gouvernementales nécessitent de lire entre les lignes pour évaluer à quel point la presse était volontairement aveugle à la possibilité que des représentants de la loi abusent de leur pouvoir. Et étant donné que les principaux acteurs de l'histoire étaient des partisans démocrates, des espions actuels et anciens, et des chercheurs de l'opposition louches, il convient également de se demander dans quelle mesure la presse était ouvertement manipulée et délibérément alimentée en mauvaises informations. Bien que le reportage de Gerth suggère une conspiration consciente, il ne va pas vraiment jusqu'au bout. Enfin, aucun compte-rendu de la couverture médiatique défectueuse de la Russie ne serait complet sans une évaluation sérieuse des conséquences. Une fois de plus, une grande partie de cette discussion se situe en dehors du champ d'action plus restreint de Gerth, qui s'intéresse à la façon dont la saucisse était fabriquée dans les salles de rédaction. Cependant, il est sur le point d'identifier la gravité du problème lorsqu'il note une coïncidence fatidique. Le douteux briefing du FBI à la Maison Blanche pour Trump et Obama sur les allégations absurdes du dossier impliquant Trump et des prostituées de Moscou - un événement inventé qui a été rapidement divulgué à CNN, catalysant l'hystérie du Russiagate - a eu lieu le 6 janvier 2017, quatre ans jour pour jour avant la fameuse émeute au Capitole. Ces deux événements ne sont pas sans rapport. Abuser de dizaines de millions d'électeurs de Trump avec un récit manifestement faux selon lequel le président était un traître que les éditorialistes s'efforçaient ouvertement de démettre de ses fonctions n'a pas seulement érodé la confiance dans les médias. Il a également rendu impossible pour les médias d'obtenir la confiance institutionnelle nécessaire pour persuader les partisans de Trump - et Trump lui-même - que la victoire étroite de Joe Biden aux élections de 2020 était légitime. Le résultat est que les reportages bâclés pendant la présidence de Trump ont fortement contribué à l'atmosphère de frénésie et de méfiance qui a sapé la foi des Américains dans les élections, ébranlé les fondements mêmes de la République, et nous a tous laissés inquiets quant à la stabilité politique à l'avenir. Ainsi, bien que le reportage minutieux de Gerth soit noté et apprécié, il est peu probable qu'il produise le type d'examen de conscience et de réflexion nécessaire pour restaurer la confiance dans les médias et le rôle vital qu'ils jouent dans le processus démocratique. En s'en tirant à bon compte, les médias ont tiré toutes les mauvaises leçons. Je crains que, lorsqu'on les interrogera sur les échecs colossaux des médias au cours des années Trump, l'article de Gerth ne soit utilisé comme une excuse plutôt que comme un acte d'accusation. Les membres de la presse qui cherchent encore à éviter de rendre des comptes pourront simplement pointer du doigt son article et dire : "C'est de l'histoire ancienne." [1] https://en.wikipedia.org/wiki/Jeff_Gerth Il a remporté un prix Pulitzer en 1999 pour avoir couvert le transfert de la technologie américaine de lancement de satellites vers la Chine.
  16. https://www.cjr.org/special_report/trumped-up-press-versus-president-part-1.php https://www.cjr.org/special_report/trumped-up-press-versus-president-part-2.php https://www.cjr.org/special_report/trumped-up-press-versus-president-part-3.php https://www.cjr.org/special_report/trumped-up-press-versus-president-part-4.php Jeff Gerth, La Presse contre le Président, Columbia Journalism Review, 30 janvier 2023 https://www.realclearpolitics.com/articles/2023/02/06/columbia_journalism_review_russiagate_post-mortem_is_a_good_start_148821.html Sans grande fanfare, Jeff Gerth, un ancien journaliste d'investigation du New York Times récompensé par un prix Pulitzer [1], a publié en début de semaine un article approfondi et accablant en quatre parties disséquant les reportages obsessionnels des médias sur la collusion présumée de Donald Trump avec la Russie. Plus surprenant encore, le rapport de Gerth, "La presse contre le président", a été publié dans l'organe interne de la plus prestigieuse école de journalisme américaine, la Columbia Journalism Review, qui a longtemps été considérée comme une sorte de médiateur officieux de l'industrie des médias. Si la CJR est enfin à l'aise pour admettre que la couverture du Russiagate par les médias était si scandaleusement mauvaise qu'elle condamne l'ensemble du secteur, cela semble être un aveu remarquable. Sur Twitter, Glenn Greenwald, un journaliste de gauche qui a fait d'importants sacrifices de carrière pour avoir dénoncé les fausses informations des médias sur ce sujet, a déclaré que le reportage de Gerth était "absolument dévastateur sur la façon dont la presse a menti avec désinvolture, fréquence, imprudence et empressement sur le Russiagate". Gerth expose si clairement ce qui s'est passé qu'il est difficile d'imaginer que des lecteurs impartiaux, ayant parcouru les 24 000 mots du rapport de Gerth, puissent conclure différemment. Personnellement, je suis fier de dire que le travail de RealClearInvestigations - et de mes collègues, Tom Kuntz, Aaron Mate et Paul Sperry - est cité favorablement par Gerth comme l'un des rares médias à avoir toujours eu raison. Pour commencer, Gerth démontre que les médias ne veulent toujours pas s'attaquer à la vérité. Son article est truffé de journalistes de renom et de grandes publications qui refusent de commenter des erreurs de base ou des jugements douteux ou contraires à l'éthique. Gerth a réussi à obtenir que Bob Woodward, le saint patron du journalisme, condamne publiquement les échecs des médias. Bien qu'il s'agisse d'une concession notable, si des personnalités respectées telles que Woodward avaient des doutes sur la conduite des médias, elles auraient dû se manifester beaucoup plus ouvertement, et bien plus tôt. Il est également compréhensible que Gerth souhaite que son rapport se limite aux faits qui se sont déroulés. Mais en l'absence de toute discussion de fond sur les motivations des médias, il est difficile de tirer des leçons importantes de cette triste saga. Gerth souligne tout de même que le Russiagate a entraîné une érosion de la confiance dans les médias et lance un piteux avertissement selon lequel "l'échec des médias influencera presque certainement la couverture de ce qui nous attend".
  17. https://www.dailyrecord.co.uk/news/scottish-news/dozens-scottish-power-wind-turbines-29135763 (5 février 2023) Des dizaines de turbines géantes sur les parcs éoliens d'Écosse ont été alimentées par des générateurs diesel, révèle le Sunday Mail. Scottish Power a admis que 71 de ses éoliennes étaient connectées à l'alimentation en combustible fossile après qu'un défaut se soit développé sur le réseau. "Devoir utiliser des générateurs diesel pour dégivrer des éoliennes défectueuses est une folie environnementale" [Colin Smyth, député travailliste] [Le lanceur d'alerte anonyme] a également affirmé que d'autres questions techniques et problèmes environnementaux avaient été découverts. Il s'agit notamment de : Turbines fonctionnant à mi-puissance pendant de longues périodes en raison de modules de conversion défectueux. D'autres sont en "mode test", c'est-à-dire qu'elles prennent de l'électricité au lieu d'en fournir au réseau. Plus de 4 000 litres d'huile ont fui des unités hydrauliques des turbines et se sont répandus dans la campagne. Inquiétudes quant aux normes de sécurité et à la transparence.
  18. La "FTL" ? C'est à dire ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrille_de_Moscou En 1965, le futur patriarche entre au séminaire de Léningrad, dont il est diplômé, puis il est admis à l'Académie de théologie, où il obtient un doctorat avec mention cum laude. Il est tonsuré moine le 3 avril 1969 par le métropolite Nicodème Rotov. Il est ensuite très vite ordonné hiérodiacre, puis hiéromoine le 1er juin 1969. À quelle date situes-tu son "émergence" de la Loubianka ?
  19. Je trouve bizarre qu'on puisse envisager que Reznikov continue de faire partie du gouvernement. Soit il est devenu un boulet pour Zelensky, et le plus vraisemblable est qu'il quitte le gouvernement, soit on considère que ce n'est pas le cas, et alors pourquoi ne resterait-il pas à la défense ?
  20. Je ne pense pas que les patriarches successifs aient eux-mêmes "lutté contre le cléricalisme". Ils ont toujours été clercs. Il y a deux phases dans le stalinisme, avant 1941 et après. Avant c'est la lutte contre le clergé, emprisonnements, exécutions, mort au goulag de prêtres, fermetures d'églises. Après c'est l'union sacrée, avec un effort de récupération de la religion dans un but de "grande guerre patriotique". Jusqu'à un certain point il y a une analogie avec "l'union sacrée" française de la première guerre mondiale, où l'on voit l'État français fâché avec Rome (qui n'est pas encore un État : le "Vatican" ne naît qu'en 1929) après la séparation de 1905, reprendre des relations apaisées et les deux Frances, cléricale et anticléricale, mettre de côté leurs différends le temps de la guerre. Dans le cadre de cette récupération, les cadres de l'église ont été mis sous pression pour qu'ils collaborent avec le KGB, avec les méthodes du KGB de mise sous pression des individus. C'est comme en Chine aujourd'hui où les religions sont récupérées par le pouvoir avec des "associations patriotiques" qui tirent les ficelles et les nominations de cadres religieux, avec un choix de personnalités malléables et soumises. Par ailleurs, l'église orientale ne possède pas de tradition de séparation de l'Église et de l'État comme l'occidentale - qui a une longue tradition de papes qui excommunient des rois, ou d'empereurs qui "vont à Canossa". https://fr.wikipedia.org/wiki/Tikhon_de_Moscou En 1922, Lénine ordonne unilatéralement la saisie de tous les biens de l'Église, officiellement comme contribution pour lutter contre la famine qui sévit dans le pays. Le Patriarche accepte la cession de tous les biens non-sacrés, mais proteste contre la saisie des biens sacrés. En conséquence, le Patriarche est accusé d'être un saboteur par le gouvernement communiste, et est pour ce motif incarcéré d'avril 1922 à juin 1923 au monastère Donskoï. Parmi les actes qu'on lui reproche figure sa protestation publique contre la nationalisation des biens de l'Église. Cette persécution a une résonance internationale et est l'objet de plusieurs notes adressées au gouvernement soviétique. Sous la pression des autorités, le patriarche Tikhon publie plusieurs messages aux croyants dans lesquels il dit notamment qu'il n'est « plus ennemi du pouvoir soviétique ». Une analyse textuelle de ces messages montre des similitudes avec un certain nombre de documents sur l'Affaire Tikhon retrouvés au Politburo bolchevique. Malgré sa déclaration de loyauté, il continue à jouir de la confiance de la communauté orthodoxe en Russie. En 1923, il est « déposé » par un concile de la prétendue Église vivante, dirigé en sous-main par les Soviets, qui décrète que « désormais il n'était plus que le simple citoyen Andreï Bellavine ». Cette déposition n'est jamais reconnue comme un acte libre de l'Église orthodoxe russe, et est de ce fait considérée comme nulle. https://en.wikipedia.org/wiki/Patriarch_Sergius_of_Moscow Cherchant à convaincre les autorités soviétiques de mettre fin à la campagne de terreur et de persécution contre l'Église, Serge, agissant en tant que patriarche locum tenens, essaya de trouver des moyens de réconciliation pacifique avec le gouvernement. Le 29 juillet 1927, il a publié sa célèbre déclaration : une lettre encyclique dans laquelle il professe la loyauté absolue de l'Église orthodoxe russe envers l'Union soviétique et les intérêts de son gouvernement. Il y déclarait notamment : Nous devons montrer, non pas en paroles mais en actes, que non seulement ceux qui sont indifférents au christianisme orthodoxe, non seulement ceux qui l'ont trahi, mais aussi ses adhérents les plus zélés, pour qui il est cher comme la vérité et la vie, avec tous ses dogmes et toutes ses traditions, avec toute sa structure canonique et liturgique, peuvent être des citoyens fidèles de l'Union soviétique, loyaux envers le gouvernement soviétique. Nous voulons être orthodoxes et en même temps reconnaître l'Union soviétique comme notre patrie civile, dont les joies et les succès sont nos joies et nos succès et dont les échecs sont nos échecs. Tout coup porté à l'Union, qu'il s'agisse d'une guerre, d'un boycott, d'un désastre social quelconque ou simplement d'un meurtre commis au coin de la rue, comme celui de Varsovie, est reconnu par nous comme un coup porté à nous. Malgré ses promesses selon lesquelles l'Église orthodoxe russe n'interviendrait pas dans les affaires séculières et serait loyale envers l'État, les arrestations et les exécutions du clergé orthodoxe oriental par la GPU et plus tard le NKVD, la destruction des cathédrales, des églises, des icônes, des séminaires orthodoxes orientaux, etc. ont été monnaie courante tout au long des années 1920 et 1930. Avant l'invasion allemande de 1941, il ne restait que 4 évêques dans toute l'URSS qui n'avaient pas été emprisonnés ou exilés. De même, sur les 50 000 prêtres orthodoxes russes de 1918, il n'en restait que 500 en 1935. Ce n'est qu'après l'invasion allemande de l'Union soviétique en 1941 que Joseph Staline commença enfin à réduire la campagne antireligieuse, ayant besoin du soutien moral de l'Église pendant la guerre. Aux premières heures du 5 septembre 1943, Staline rencontre les trois principaux hiérarques de l'Église orthodoxe russe et promet quelques concessions à la religion en échange de leur loyauté et de leur assistance. Parmi ces concessions figuraient l'autorisation d'ouvrir le séminaire et l'académie de théologie de Moscou, la libération de religieux emprisonnés, la restitution de certains biens de l'église, dont la célèbre Laure Troitse-Sergiyeva. En contrepartie, le gouvernement soviétique a placé l'Église sous le contrôle de ses services secrets.
  21. C'est le genre d'énoncé qui annonce la mort de la démocratie. Il annonce au contraire un régime où il n'y a pas d'opposition légitime (l'opposition "de sa majesté" en Angleterre) dont les arguments peuvent et doivent être réfutés par des réfutations qui se sentent suffisamment fortes pour accepter le challenge. Il n'y a ainsi plus qu'une seule posture possible qui est l'encensement de l'orthodoxie officielle. On peut y voir l'effet de la fin de la dissertation en trois parties : thèse, antithèse, synthèse. Aujourd'hui il n'y a plus de discours que du type disque rayé, qui bouclent sur eux-mêmes : thèse, thèse, thèse. Il n'y a plus d'antithèse, ou d'objection qui mérite d'être soulevée, dont on écoute les arguments. On saute à la conclusion. On juge sans instruire. Sans comprendre. La compréhension est suspecte. L'anti-intellectualisme règne. On sort de la philosophie des lumières et on s'enfonce dans des temps obscurs.
  22. https://www.nytimes.com/2023/02/05/opinion/doctors-universal-health-care.html Selon un rapport, pour la seule année 2021, environ 117 000 médecins ont quitté le marché du travail, tandis que moins de 40 000 l'ont rejoint. Cela a aggravé une pénurie chronique de médecins, laissant de nombreux hôpitaux et cliniques en difficulté. Et la situation ne peut qu'empirer. Un médecin sur cinq envisage de quitter la profession dans les années à venir. Ce qui épuise les travailleurs de la santé, ce ne sont pas tant les conditions exténuantes dans lesquelles nous exerçons que la perte de confiance dans les systèmes pour lesquels nous travaillons. Ce qui a été identifié comme un burnout professionnel est le symptôme d'un effondrement plus profond. Nous assistons à la mort lente de l'idéologie médicale américaine. Un cinquième des médecins ont déclaré connaître un collègue qui avait envisagé, tenté ou s'était suicidé au cours de la seule première année de la pandémie. Selon une enquête du New York Times, des hôpitaux de bienfaisance apparemment sans but lucratif ont illégalement endetté des patients pauvres pour avoir reçu des soins auxquels ils avaient droit gratuitement et ont exploité des incitations fiscales destinées à promouvoir les soins aux communautés pauvres pour réaliser de gros bénéfices. Les hôpitaux manquent délibérément de personnel et réduisent les soins aux patients, alors qu'ils disposent de milliards de dollars de réserves de liquidités. Rien de tout cela n'est nouveau, mais il est de plus en plus difficile d'ignorer le sentiment qu'ont les médecins de notre complicité à faire passer les profits avant les personnes. Nos institutions de soins de santé, telles qu'elles existent aujourd'hui, font partie du problème plutôt que de la solution.
  23. Les politiques natalistes sont efficaces : https://asia.nikkei.com/Opinion/Japan-s-successes-in-boosting-birthrates-should-not-be-overlooked (6 février 2023) Au cours de la dernière décennie, le gouvernement a rapidement étendu et amélioré les prestations de congé parental, de sorte que les nouvelles mères peuvent recevoir de 50 % à 67 % de leur salaire normal pendant leur congé, contre seulement 25 % en 2000. Le gouvernement a également augmenté le taux d'utilisation du congé parental chez les hommes, de sorte que la part des nouveaux pères prenant un congé est passée de 1,4 % en 2010 à 12,7 % en 2020. Ces efforts visant à encourager la participation des hommes à l'éducation des enfants et à permettre aux femmes de reprendre leur travail après l'accouchement ont contribué à une augmentation du taux de natalité, qui est passé d'un minimum de 1,26 en 2005 à 1,4 et plus dans les années 2010. Ou pas : Les trois dernières années ont malheureusement presque effacé les succès des années 2010. Le taux de fécondité a baissé en 2020 et à nouveau les années suivantes, pour atteindre 1,27 en 2022, à peine un poil au-dessus du précédent plancher de 2005. Cette baisse récente est imputable à la pandémie de COVID-19, à la hausse de l'inflation, qui a réduit les salaires réels, et à l'insécurité géopolitique engendrée par la guerre en Ukraine. Ces problèmes ne sont pas spécifiques au Japon.
  24. https://www.lepoint.fr/medias/soupcons-d-ingerence-exterieure-a-bfmtv-une-enquete-interne-est-ouverte-03-02-2023-2507279_260.php BFMTV, première chaîne d'info de France, a ouvert une enquête interne à la suite de soupçons visant un présentateur, dont certains sujets pourraient avoir subi une influence extérieure.
  25. https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/reportage-menage-dans-le-milieu-de-la-nuit-a-pekin-il-n-y-aura-plus-de-pole-dance-avec-les-filles-dans-les-bars-du-quartier-de-sanlitun_5641592.html (5 février 2023) Dans le cadre d’un vaste processus de gentrification engagé depuis plusieurs années dans la capitale chinoise, la décision a été prise de fermer un endroit légendaire de Pékin : les bars de nuit du quartier branché de Sanlitun.
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