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Tout ce qui a été posté par Wallaby
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
L'annonce par Zelenski de la suppression de l'Église orthodoxe ukrainienne est aussi du pain bénît pour la croisade russe contre l'antéchrist. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Rome (je pense au pape avec la communauté de San't Egidio - non à la nostalgique de Mussolini) cela paraît évident. Par ailleurs, je ne sais pas s'il est listé par Ariane Chemin dans la liste des "visiteurs du soir", mais Macron a rencontré qui l'autre jour à la Nouvelle Orléans ? Elon Musk. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
La ligne élyséenne de recherche d'une solution diplomatique au conflit est cohérente avec l'intérêt du pays tel que défini par le général de Villiers : ... ou par l'éditorial de la revue Esprit lors de la création de l'OTAN en 1949 : -
Indonésie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de aviapics dans Politique etrangère / Relations internationales
Elle est confrontée à trois problèmes majeurs : la déforestation, qui représente plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre du pays, avec une forêt primaire qui est la deuxième au monde après celle du Brésil, le poids excessif des centrales à charbon dans sa production électrique (65 % du total), et les risques de submersion par les océans, qui concernent en particulier la métropole de Jakarta. En matière de déforestation, le gel des nouvelles plantations d’huile de palme décidé en 2018 pour trois ans, et d’autres mesures visant à contrôler la production de pâte à papier ont eu un impact qui a été salué lors de la COP27. L’Indonésie est en effet l’un des rares pays en ligne avec l’objectif fixé à Glasgow lors de la COP26, visant à atteindre zéro déforestation à l’échelle mondiale d’ici 2030. Le bilan fait avant la COP27 par le groupement « Forest action » né de Glasgow montre que l’Asie tropicale, essentiellement l’Indonésie et la Malaisie, est la seule sous-région tropicale du monde qui respecte actuellement l’objectif de Glasgow. Le moratoire sur les nouvelles plantations n’a pas été renouvelé. Par ailleurs, seulement 20 % des exportations d’huile de palme indonésienne disposent de la certification RSPO (Round Table on Sustainable Palm Oil). Il faudra faire mieux si l’Indonésie veut continuer à exporter vers l’Europe, qui vient d’adopter une législation pour interdire les importations de produits agricoles concourant à la déforestation dans le monde. Dans le domaine des centrales à charbon, l’Indonésie a créé avec le G7 un fond public-privé de 20 milliards de dollars pour décommissionner les centrales actuelles en avance sur leur calendrier naturel. Célébré lors de la COP27, cet accord est important car il est le premier du genre en Asie, et il servira de modèle pour les négociations en cours avec l’Inde ou le Vietnam. Un pays sensiblement plus pauvre comme l’Inde consacre beaucoup plus de moyens à la R&D (0,8 % du PIB) que l’Indonésie aujourd’hui. Cette carence n’empêchera pas l’économie indonésienne de progresser durant les deux prochaines décennies, mais elle finira par toucher un plafond de verre et par tomber dans ce que les économistes appellent la « trappe à revenus intermédiaires » si elle ne parvient pas à construire progressivement une véritable économie du savoir. La trajectoire de pragmatisme, assorti d’un relatif consensus interne et d’une ouverture internationale, qui est la marque de Joko Widodo, est indispensable pour accompagner le rattrapage économique indonésien durant la décennie actuelle. Il n’est pas certain que les nouveaux équilibres issus des élections de 2024 permettront de la maintenir. -
Indonésie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de aviapics dans Politique etrangère / Relations internationales
28 octobre 2022. Documentaire sur le transfert de la capitale à Bornéo, une île où sont situées des mines de charbon. Même si cette capitale est vraiment zéro émissions, on voit mal comment l'Indonésie tout-entière qui ne consomme que 11,5% d'énergie renouvelable actuellement, va transitionner. Djakarta, abandonnée aux inondations par les élites indonésiennes, sera-t-elle sauvée par... le gouvernement néerlandais qui soumet un projet de digues ? https://www.rfi.fr/fr/podcasts/fréquence-asie/20220724-indonésie-la-future-capitale-nusantara-une-menace-pour-les-populations-indigènes-et-l-écosystème La baie de Balikpapan est incluse dans le projet, cela aura forcément un impact sur l’écosystème des mangroves. Les mangroves couvrent une surface de plus de 12 000 hectares. Si cet écosystème est endommagé, les populations qui y vivent n’auront plus accès à l’eau potable et ne couvriront plus leurs besoins existentiels. -
Le Burkina Faso
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Coriace dans Politique etrangère / Relations internationales
http://malijet.com/actualite_internationale/275315-célébration-du-11-décembre-«-notre-indépendance-n’est-pas-acquis.html « Notre indépendance n’est pas acquise, parce que nos terres sont occupées. Notre économie est balbutiante et nos mains sont liées », a déclaré le président du Faso dans son message à la Nation, à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Pour le capitaine Ibrahim Traoré, la bataille pour « l’indépendance totale passe par la guerre que nous menons par les armes et par l’économie ». Voici l’intégralité de son message. -
Organisation des Nations Unies
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Traité mondial contre la pollution plastique : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1866086/onu-environnement-pollution-plastiques(2 mars 2022) L'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE), la plus haute instance internationale sur ces sujets, réunie dans la capitale kényane Nairobi, a adopté une motion créant un comité intergouvernemental de négociation chargé d'élaborer un texte juridiquement contraignant d'ici 2024. le mandat de négociation est très large, prenant en compte le cycle de vie entier du plastique, comme le réclamaient les militants écologistes. Il pourra ainsi concerner la production comme l'utilisation, la gestion des déchets, la réutilisation ou le recyclage. https://jp.ambafrance.org/La-France-accueillera-les-negociations-sur-l-elimination-de-la-pollution-par-les-plastiques-en-2023 La première session du comité intergouvernemental pour la négociation d’un traité sur l’élimination de la pollution par les plastiques s’est achevée le 2 décembre à Punta del Este (Uruguay). Cette session a réuni près de 1 400 personnes, dont les représentants de plus de 160 États et environ 850 membres de la société civile. La France accueillera à Paris la prochaine session de négociations, fin mai 2023. -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.spectator.co.uk/article/britains-young-are-giving-up-hope/ (11 décembre 2022) Des sondages récents indiquent que seul un électeur de moins de 50 ans sur dix a l'intention de voter Tory aux prochaines élections. C'est un effondrement monumental, de mauvais augure pour la survie à long terme du parti. Le parti conservateur est désormais confronté à un problème quasi existentiel en ce qui concerne les jeunes. Il est difficile de faire en sorte qu'un groupe démographique qui est exclu de l'accumulation de capital soutienne un système capitaliste. Il est difficile de faire en sorte qu'une cohorte qui ne voit pas l'intérêt de l'ambition soutienne un parti qui croit en l'aspiration. Il est encore plus difficile de le faire lorsque vous représentez également les grands gagnants de ce changement... Il y a aussi un problème plus important. Comme les jeunes ont l'impression de perdre de plus en plus leur place dans la société, il est possible qu'ils deviennent plus radicaux dans leurs réponses. Lorsqu'il semble impossible de gagner le jeu, ou même de s'en sortir raisonnablement bien, la tentation est grande de renverser la table. -
https://www.newstatesman.com/ideas/2022/12/addicted-greatness-donald-trump-america-new-labour La préoccupation du statut de grande puissance entraîne trop de dépenses militaires et pas assez d'argent pour l'éducation et les infrastructures. La posture mondiale détourne l'attention des initiatives civiques à échelle raisonnable visant à rendre les États-Unis plus vivables pour la grande majorité de leur population. Comme de nombreux réformateurs américains avant lui, Esty propose que pour sortir de ce cycle de pensée obsédée par le pouvoir, la culture politique américaine a besoin d'un nouveau sens des proportions. Et selon Esty, la meilleure façon d'inculquer ce sens est de remanier le programme d'enseignement des sciences humaines. Une appréciation correcte de l'histoire enchevêtrée et violente de l'Occident dégonflera le ballon de l'exceptionnalisme et invitera à plus de sobriété et de réalisme. Renversant les priorités qui motivaient autrefois les critiques britanniques du déclin, Esty soutient que l'accent mis aujourd'hui par l'Amérique sur le solutionnisme technologique et l'enseignement Stem (science, technologie, ingénierie et mathématiques) est à la fois un symptôme et une cause du malaise. En outre, l'idée de base d'Esty, selon laquelle le déclin impérial des États-Unis est analogue à celui du Royaume-Uni, ne résiste pas à un examen approfondi. L'empire britannique n'a jamais exercé la puissance de feu dont dispose Washington aujourd'hui. Le Royaume-Uni n'a jamais été confronté à une Union soviétique dotée d'armes nucléaires ou à la montée de la Chine moderne. D'autre part, les problèmes intérieurs de l'Amérique sont bien plus graves, violents et enracinés que tout ce à quoi la Grande-Bretagne d'après-guerre a été confrontée dans les années 1950, 1960 ou 1970, ou aujourd'hui. Bien qu'ils partagent une histoire commune d'esclavage atlantique, la Grande-Bretagne est une société post-coloniale et non post-émancipation. Il n'y a pas d'équivalent britannique à l'incarcération de masse, à Jim Crow ou au Ku Klux Klan. Dans les années 1960 et 1970, l'apogée du déclinisme, le Royaume-Uni construisait un État-providence. Un demi-siècle plus tard, alors qu'ils sont la nation la plus riche et la plus puissante de la planète, les États-Unis ne disposent toujours pas d'un système de santé publique décent. L'espérance de vie en Amérique est nettement inférieure à celle de la Grande-Bretagne. Plutôt que d'avoir besoin d'un nouveau programme académique pour les immuniser contre les illusions de grandeur nationale, les résultats constants des sondages d'opinion effectués au cours des dernières décennies suggèrent que les jeunes Américains se sont détournés d'eux-mêmes de l'exceptionnalisme américain. De solides majorités de milléniaux et de la génération Z refusent l'idée que leur pays est le plus grand sur Terre, ce qui n'est guère surprenant compte tenu de leur expérience en la matière. Après les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak, leur intérêt pour les aventures militaires se limite principalement à l'écran d'ordinateur. Et les jeunes Américains sont aujourd'hui plus nombreux à éprouver de la sympathie pour l'idée du socialisme que pour le capitalisme. Si quelqu'un ne parvient pas à saisir les réalités modernes, ce ne sont pas les jeunes Américains, qui sont vraisemblablement les cibles du programme d'Esty, mais leurs parents et grands-parents. Face à un monde qui change rapidement, les Américains de plus de 60 ans - la génération dite silencieuse (née entre 1928 et 1945) et les boomers (1945-64) - restent accros à la revendication de la grandeur américaine. Lors des élections de 2016 et 2020, ils ont voté massivement pour Trump. Et les gérontocrates du parti démocrate - Biden et Nancy Pelosi en tête - sont des exceptionnalistes convaincus. Leur idée maîtresse est de mener une lutte mondiale pour le pouvoir avec la Russie et la Chine, dans laquelle les enjeux idéologiques ressemblent à ceux de la guerre froide. Ce faisant, ils prennent une pose qui non seulement rejette l'idée d'un déclin national américain mais remet en question les termes mêmes du discours décliniste. En ce qui concerne la microélectronique et l'IA de pointe, l'objectif déclaré de la politique américaine est de plafonner le développement de la Chine, tant en termes absolus que relatifs, et de maintenir la supériorité militaire de l'Amérique au moyen de "sanctions" agressives. Pour atteindre cet objectif techno-militaire extraordinairement agressif, les États-Unis ne cherchent pas seulement à refuser à la Chine l'accès à leur propre technologie, ils s'efforcent également de bloquer les exportations vers la Chine de technologies clés par des entreprises de Taïwan, de Corée du Sud, des Pays-Bas et du Japon. Ce n'est pas de la concurrence, ni la rhétorique du déclinisme. C'est la logique de la guerre économique. Dans leur moment d'unipolarité, les États-Unis ont fait suffisamment de ravages, en Irak et en Libye. Mais aujourd'hui, les enjeux sont encore plus élevés que cela. Plutôt que la débâcle de Suez en 1956, l'exemple historique pertinent aujourd'hui est la crise des missiles de Cuba. Alors que la tension monte avec la Russie au sujet de l'Ukraine et avec la Chine au sujet de Taïwan, la question qui domine notre époque n'est pas le déclin national américain, mais le risque qu'une deuxième guerre froide ne déclenche une troisième guerre mondiale.
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énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
Cela ne me choque pas que quelqu'un, a fortiori le plus jeune propose lors d'une table ronde une idée farfelue qui est à 180° du consensus mou. L'important c'est que l'idée soit mise en débat et confrontée à différents avis, d'expériences et de compétences variées. Je renvoie à la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson : Jobs a passé sa vie à croire à des choses auxquelles personne d'autre ne croyait et qui n'auraient jamais vu le jour s'il n'avait pas été là (ainsi qu'à s'approprier les idées des autres mais qui n'en voyaient pas les applications grand public : des gens mille fois meilleurs que lui d'un point de vue technique, mais qui ne voyaient pas le potentiel de leurs propres inventions. -
énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
Cela n'apporte rien au débat technique, mais je ne résiste pas, tellement l'image est truculente : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/nucleaire-l-ancien-haut-commissaire-a-l-energie-atomique-critique-l-inculture-scientifique-des-decideurs-20221204 « Je ne sais pas si c'était pour des raisons budgétaires [...] ou idéologiques [...]. Dans le premier cas, c'est un raisonnement de chef comptable, pas à la hauteur de politiques devant avoir une vision à long terme. Dans le second cas, c'est l'inconscience de sauter d'un avion en pariant qu'on aura tricoté en cours de chute le parachute qui évitera de s'écraser au sol », s'est exaspéré Yves Bréchet. -
énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
En comparant les photos sur les deux sites, tout semble indiquer qu' "Hervé Anonymisé" n'est autre que : https://www.encyclopedie-energie.org/auteur/nifenecker-herve/ Hervé Nifenecker, physicien nucléaire Parallèlement à l’exercice de ses responsabilités scientifiques, Hervé Nifenecker a participé en 1995 à la rédaction du livre Les Déchets nucléaires sous la direction de R. Turlay, EDP Sciences 1997, avant de prendre la responsabilité du groupe Énergie de la Société française de Physique de 1997 à 2005 puis de créer en mai 2004 le collectif Sauvons le Climat dont il est le Président fondateur, ainsi que de l’Association des cafés des Sciences du Pays Vizillois depuis 2002. Il est, en outre, professeur à université Inter-âges du Dauphiné depuis 2007. Ajoutons qu’en 1999, il a reçu le Prix Leconte de l’Académie des Sciences. https://journals.openedition.org/hrc/103?lang=en Hervé Nifenecker, Le nucléaire : Un choix raisonnable ? EDP Sciences, 2011 Après une analyse complète des ressources en uranium de la Terre, y compris celles des océans, et un plaidoyer pour la relance des surgénérateurs (tels Superphénix), qui constituent la clé pour une exploitation complète de l’énergie renfermée dans ce « combustible » (non seulement dans l’isotope 235, mais aussi dans l’isotope 238), cette partie compare les coûts des différentes formes d’énergie. Le nucléaire s’avère très compétitif, même si l’on tient compte du prix de la sécurité (filière EPR) et de celui du démantèlement des centrales après leur arrêt. -
énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
https://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-ppe/lenergie-nucleaire-serait-elle-renouvelable.html (19 mars 2018 au 30 juin 2018) Point de vue n°31 Hervé ANONYMISé (Vizille) L’énergie nucléaire serait-elle renouvelable ? https://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-ppe/file/1562/reserves_uranium.pdf Au rythme actuel de la consommation, on voit que les réserves s'épuiseraient en 72 ans. Ceci est manifestement trop court, d'autant qu'on envisage une développement important du nucléaire. En réalité, la NEA (Nuclear Energy Agency ou Agence de l'Energie Nucléaire) estime que les ressources ultimes « classiques » pourraient atteindre 16 millions de tonnes, soit 250 ans de consommation au taux actuel. Les ressources supplémentaires non conventionnelles sont constituées, entre autres, par l'uranium des phosphates et par l'uranium dissout dans les océans. Il apparaît qu'une pénurie d'uranium ne menace pas si on admet un maintien de la production d'électricité nucléaire peu ou prou au niveau actuel. Mais là est précisément la question. Rappelons que la production d'électricité nucléaire mondiale atteint environ 2600 TWh par an, soit environ 15% de la production totale de 19000 TWh (en 2006). Il est généralement admis que la production d'électricité mondiale devrait plus que doubler d'ici 2050. Par ailleurs si l'électricité nucléaire doit être une arme efficace contre les réchauffement climatique, il faudrait que sa part dans la production d'électricité atteigne au moins 30%. Ce qui correspond à une multiplication par 4 ou 5 au moins de la production nucléaire. Avec la technologie actuelle des réacteurs la consommation annuelle atteindrait 300000 tonnes d'uranium. Même en retenant une valeur des réserves de 16 millions de tonnes, la durée de fonctionnement du parc ne serait pas assuré au delà de 50 ans. L'utilisation de l'uranium des phosphates ne modifierait pas significativement cette perspective. La possibilité d'extraire l'uranium de l'eau de mer, si les résultats annoncés par les chercheurs japonais sont confirmés, l'améliorerait considérablement, à condition qu'un nombre suffisant de sites soit disponible. -
énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/210614_rapport_nucleaire.pdf (14 juin 2021) p.37 : En cas de demande électrique mondiale en forte croissance, l’horizon des ressources exploitables en uranium pourrait être réduit du siècle à quelques décennies, du moins en termes de ressources conventionnelles, celles dont la teneur n’augmenterait pas trop les coûts actuels d’extraction. p.40 : Par exemple la France possède aujourd’hui un stock d’uranium appauvri d’environ 350 000 tonnes, et le stock de plutonium civil français est de l’ordre de 140 tonnes en 2020 (contenues dans 14 000 tonnes de combustible usé), susceptibles de garantir des centaines d’années de production d’énergie électrique et donc son indépendance énergétique, même en cas d’arrêt de l’extraction d’uranium. p.44 : Un parc de RNR apparait ainsi comme seul capable de fournir de l’énergie sur des milliers d’années. p. 51 : À terme, un parc suffisant de RNR-sodium et de RNR-sels fondus permettrait d’assurer l’indépendance énergétique dans un contexte d’augmentation de la consommation d’électricité et de réduction d’utilisation de l’électricité carbonée. -
énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
Une partie de ses arguments sont disponibles ici - je ne recopie que quelques paragraphes, mais c'est plus long : https://revue-progressistes.org/2019/09/22/larret-du-programme-astrid-une-etude-de-cas-de-disparition-de-letat-stratege/ La présence d’une composante importante d’électricité nucléaire impose de regarder en face deux problèmes : la gestion des déchets (l’aval du cycle) et la gestion des ressources. La politique de « fermeture du cycle des matières nucléaires », clé de voûte de la politique électronucléaire responsable depuis presque cinquante ans, vise à éviter l’accumulation des déchets nucléaires, dont le déchet majeur est le plutonium alors que c’est un excellent combustible fissile, et à tirer le maximum d’énergie des matières premières issues du minerai d’uranium. Cette clé de voûte a été pensée par un État stratège soucieux d’assurer au pays, dans le sillage de la crise pétrolière des années 1970, une indépendance énergétique. C’est aussi une condition pour un nucléaire durable et responsable, et c’est bien là le problème… D’aucuns aimeraient bien que le nucléaire ne soit pas durable, ce qui serait une excellente raison pour en sortir, et ils ont parfaitement compris le point dur que les gouvernants actuels semblent avoir quelques difficultés à comprendre. Il se trouve que les réacteurs à neutrons rapides (RNR) sont capables de brûler tous les isotopes du plutonium, et donc de transformer ce déchet en ressource. Ils peuvent également brûler l’uranium naturel et l’uranium appauvri. Les RNR peuvent donc transformer les déchets, en particulier le plutonium, en ressource, et consommer toutes les matières fissiles issues de la mine. Ce faisant, de facto, les RNR permettent une gestion rationnelle de la ressource « site de stockage profond ». Parmi les différentes possibilités techniques pour réaliser la fermeture du cycle, le RNR à caloporteur sodium est l’option technologique la plus mature. Arrêter le programme des RNR en arguant de solutions de remplacement est au mieux aventureux, au pis malhonnête. Ne pas fermer le cycle condamnerait, à terme, le nucléaire dans notre pays. Renoncer à cette option sans le dire forcerait la décision politique de façon malhonnête en donnant de facto au nucléaire un statut d’énergie de transition. Garder l’option de fermeture du cycle laisse au contraire possible l’usage du nucléaire dans la proportion qui sera nécessaire car à tout moment le flux de matières entrant et sortant sera équilibré, sans accumulation, comme c’est le cas actuellement de déchets non ultimes. Ne pas fermer le cycle, c’est rendre le nucléaire non durable ni responsable : en faisant ce choix aujourd’hui, on prive demain le politique d’une marge de manœuvre et, de facto, on « décide » à sa place. Le premier béton du réacteur RNR-Na chinois CDFR-600 (China Demonstration Fast Reactor de 600 MWe) a été coulé le 29 décembre 2017 à Xiapu, dans la province de Fuijan. Ce réacteur est conçu et construit par CNNC (China National Nuclear Corporation). Le planning actuel prévoit sa mise en service en 2023. Si nous devons aller vers des horizons culturellement plus proches de ceux des princes qui nous gouvernent, prenons l’exemple de la société TerraPower appartenant à Bill Gates. Aux États-Unis TerraPower promeut un concept de RNR-Na appelé Traveling Wave Reactor, dont les dernières évolutions de design sont finalement très proches d’un RNR-Na classique. TerraPower et CNNC ont créé un joint-venture en octobre 2017 pour le codéveloppement du TWR. -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/comptes-rendus/ceindener/l16ceindener2223002_compte-rendu# (2 novembre 2022) M. Jean-Marc Jancovici. Je pense que nous ne réussirons pas à éviter la décroissance. Au vu des flux physiques, l’Europe connait déjà une décroissance depuis 2007 ou 2008, c’est-à-dire le moment du pic d’approvisionnement pétrolier. Un premier exemple est que le nombre de mètres carrés construits en Europe a atteint un pic en 2007, jamais atteint depuis. Un deuxième exemple est que la quantité de tonnes chargées dans les camions a été maximale en 2007. Mesurer la production industrielle — qui est mesurée en euros — avec une unité strictement physique telle que les tonnes ou les mètres cubes permettrait d’obtenir une réponse beaucoup plus claire. En tant qu’élites urbaines préservées du système, vivant en ville loin des flux physiques, nous ne nous rendons pas compte que nous connaissons une décroissance. Nous ne sommes pas les premiers à nous rendre compte avec nos sens que nous vivons déjà une espèce de décrue larvée en Europe. Les Italiens, les Espagnols et les Portugais s’en rendent très bien compte. Cette décrue va malheureusement s’accélérer car les combustibles fossiles, qui subissent eux-mêmes une décrue, jouent un rôle si central dans l’émergence de la civilisation dans laquelle nous vivons que cette décrue ne sera pas compensée par une autre forme d’énergie décarbonée dans les temps, compte tenu des ordres de grandeur qui sont en jeu. Les énergies décarbonées pourront jouer un rôle d’amortisseur — ce qui justifie l’intérêt de leur production — mais elles ne parviendront pas complètement à éviter une remise en cause car les combustibles fossiles sont absolument partout. Je ne crois pas à la possibilité de faire une civilisation telle que celle que nous connaissons actuellement sans combustible fossile. En utilisant de moins en moins de combustibles fossiles, nous vivrons ce que nous appelons la décroissance, la contraction ou la sobriété, c’est-à-dire que nous devrons vivre avec moins de choses physiques. Il nous appartient que cette décroissance ne soit pas une catastrophe. Toutefois, je ne crois pas que nous y échapperons, pour des raisons physiques notamment. Ce qui est très étonnant est que même les scénarios de sobriété, tels que les scénarios Transition(s) 2050 de l’agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (ADEME) qui viennent d’être publiés, contiennent de la croissance économique, ce qui témoigne d’une contradiction. La France dispose de trois mois de stock d’hydrocarbures. S’agissant de l’uranium, nous pouvons stocker des années de fonctionnement sur le sol, ce qui laisse un peu plus de temps pour s’adapter si nous rencontrons un problème avec un fournisseur. En passant des hydrocarbures au nucléaire, ce qui est la décision prise dans la production électrique dans les années 1970, nous ne pouvons pas dire que nous avons gagné en indépendance stricto sensu mais nous avons gagné en confort et en part de valeur ajoutée réalisée sur le sol français, en comparaison de ce qui est fait à l’étranger. Nous avons aussi gagné sur les émissions de CO2, même si ce n’était pas le but à l’époque. Concernant le cuivre, une information a récemment été publiée par l’agence internationale de l’énergie (AIE), disant que les mines de cuivre en fonctionnement et en cours de développement dans le monde passeraient leur pic entre maintenant et dans deux ans. Or, pour que de nouveaux projets de mines voient le jour, il faut compter entre dix et quinze ans. Concernant le cuivre, il me semble que l’ordre de grandeur est supérieur à dix entre le solaire et le nucléaire pour la quantité de cuivre par kilowattheure produit. Développer la filière nucléaire ne permet donc pas d’être indépendants mais d’être moins dépendants que d’autres options concernant les métaux. Je ne crois pas qu’il faille construire uniquement des EPR2 pour remplacer le parc actuel. La solution qui aurait ma préférence est d’employer les grands moyens sur le développement de la quatrième génération. Si nous nous mettons en « économie de guerre », je pense que nous sommes à quinze ans de pouvoir disposer de modèles déployables. À ce moment, nous faisons la jonction avec des EPR, le temps de pouvoir commencer à déployer de la quatrième génération. Par ailleurs, le scénario publié par l’association Les Voix du Nucléaire, qui propose de développer des moyens renouvelables et des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) dans les décennies à venir, tant que nous ne sommes pas capables de faire la jonction avec du nucléaire de troisième et quatrième génération, me semble assez malin. Je n’ai pas étudié ce scénario en détail mais je trouve qu’il n’est pas inintéressant. L’association Les Voix du Nucléaire indique qu’une fois que nous serons capables de déployer du nucléaire de quatrième génération, nous pourrons déconstruire les éoliennes et cesser de les utiliser. Concernant l’hydroélectricité, nous connaitrons un stress hydrique qui nous desservira car les simulations au sujet du réchauffement climatique montrent globalement un assèchement sur le pourtour du bassin méditerranéen, et notamment dans les Alpes au sens large. Cet assèchement peut même s’étendre vers le nord puisque cette année, les réservoirs de barrages sont très mal remplis en Norvège. La sécheresse s’est donc étendue suffisamment au nord en Europe pour que la Norvège évoque même la possibilité d’exporter moins d’électricité que d’habitude, ce qui a provoqué de vives réactions au Danemark, qui a besoin des échanges avec la Norvège pour équilibrer l’intermittence de son parc éolien extrêmement développé. Si nous voulons absolument stocker de l’électricité, il vaut mieux faire des stations de pompage. Il reste à convaincre quelques habitants de Savoie que l’on va noyer les vallées avec l’eau du lac Léman. Sans pétrole, les énergies alternatives — qu’il s’agisse de l’électrification ou des agrocarburants — ne permettront pas de conserver 40 millions de véhicules particuliers en France. Cela n’est pas nécessairement un drame mais cela nécessite de s’organiser en conséquence. Le transport aérien est né avec le pétrole et mourra avec le pétrole. Aucune alternative technologique n’est à l’échelle de façon raisonnable. L’avion consomme 8 % du pétrole mondial. En France, un certain nombre d’équipementiers ont commencé à fabriquer des pièces pour les vélos électriques. Si nous passons de voitures importées à des vélos électriques fabriqués en France, nous pouvons à la fois accroitre la sobriété dans les déplacements et gagner en emplois. S’agissant des bâtiments, il faut remplacer les chaudières à fioul par des pompes à chaleur tout en ayant isolé les bâtiments, ce qui engendre des problèmes pratiques liés à la possibilité de disposer d’un nombre suffisant d’artisans, de pompes à chaleur fabriquées en France et d’une production électrique suffisante. J’avais fait un petit calcul d’ordre de grandeur et déduit que, si on voulait remplacer l’ensemble du chauffage au gaz de France par des pompes à chaleur, après avoir préalablement isolé l’ensemble des bâtiments, il faudrait quand même trouver quelques dizaines de térawattheures d’électricité, ce qui est possible mais semble difficile. Dans le plan de transformation de l’économie française, nous proposons de déconstruire le réseau de gaz en France et de nous passer de cette source d’énergie. Je relirai d’abord le numérique au thème de cette commission. Il s’agit d’un domaine dans lequel nous n’avons aucune souveraineté. En effet, la fonction la plus régalienne de l’État, qui est de collecter l’impôt, a été confiée aux GAFA. J’ai donc besoin d’un ordinateur, d’un système internet et d’un système mondial de télécommunication. Ce que nous venons de faire sur la 5G relève d’un abandon supplémentaire de souveraineté puisque les opérateurs français seront incités à s’équiper avec des tas de composants de réseaux qui ne sont pas fabriqués en France et que les Français seront incités à changer de smartphone pour des appareils fabriqués à l’étranger, afin de regarder Netflix dans le métro et que l’application Tinder fonctionne mieux. Nous sommes clairement aujourd’hui dans ce que j’appelle l’ébriété numérique.- 2 408 réponses
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énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
Audition d'Yves Bréchet, ancien haut commissaire à l'énergie atomique, par la Commission d'enquête visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d'indépendance énergétique de la France : la transcription sera disponible je ne sais pas quand ici : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce-independance-energetique/documents?typeDocument=cr Cette audition est intéressante du début jusqu'à la fin, notamment lorsqu'il explique l'importance de "fermer le cycle" pour réutiliser le plutonium et diminuer les déchets, et la catastrophe qu'a été la fermeture d'Astrid, qui est une manière de fermer les options des décideurs politiques du futur, donc de supprimer la souveraineté du pays. -
Par contre traiter quelqu'un de "la pire espèce" et de "troll de base", ce n'est pas une invective, hein.
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Arthur Keller au conseil départemental de Haute Garonne. Mis en ligne le 25 octobre 2022. Je crois que c'est la première fois que son nom apparaît dans ce fil de discussion. Je ne le connaissais pas. J'ai bien aimé son exposé des faits, sa critique du "développement durable". C'est un peu du Jancovici, mais en un poil plus sévère, avec une prise en compte des autres limites planétaire, au-delà des seules questions énergétiques. J'adhère moins à la deuxième partie de l'exposé, quand il expose ses propositions. Ce qu'il dit sur des communautés locales de "quelques milliers ou dizaines de milliers de personnes" ( https://youtu.be/G5yYRj4Xa9k?t=3641 ), sans dire clairement si elles doivent être autarciques ou non, me paraît assez irréaliste. J'ai du mal à adhérer.- 2 408 réponses
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énergie Energies renouvelables : projets et conséquences
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Economie et défense
https://www.lefigaro.fr/flash-eco/glencore-s-attend-a-une-penurie-de-cuivre-face-a-la-demande-pour-la-transition-energetique-20221206 Glencore s'attend à une pénurie de cuivre face à la demande pour la transition énergétique Le besoin en cuivre au niveau mondial entre 2022 et 2030 devrait se chiffrer à 355 millions de tonnes en incluant la demande hors transition énergétique, alors que la production mondiale devrait plutôt se situer à 304,5 millions de tonnes, faisant ressortir un déficit de 50,5 millions de tonnes sur les huit prochaines années, d'après les projections de Glencore. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.washingtonpost.com/world/2022/12/05/american-support-ukraine-poll/ Une forte majorité d'Américains continue de soutenir l'envoi d'armes et d'aide économique à l'Ukraine, selon un sondage publié lundi. Mais alors que le conflit s'éternise en hiver, les Américains sont divisés sur la question de savoir si Washington doit pousser l'Ukraine à parvenir à une paix négociée le plus rapidement possible. Alors que la guerre de la Russie en Ukraine en est à son dixième mois, et qu'aucune fin n'est en vue, les Américains sont divisés sur la question de savoir si Washington doit exhorter l'Ukraine à conclure un accord de paix avec la Russie de façon imminente, selon le sondage. Une majorité relative - 40 % - estime que les Etats-Unis devraient maintenir indéfiniment leur niveau actuel de soutien à l'Ukraine. Cinquante-trois pour cent des démocrates sont favorables à cette approche. En juillet, cependant, 58 % des Américains interrogés ont déclaré que les États-Unis devaient aider l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire, même si cela devait entraîner une hausse des prix de l'essence et des denrées alimentaires pour les consommateurs américains. Aujourd'hui, 47 % disent que Washington devrait pousser Kiev à parvenir rapidement à un accord de paix. Une pluralité de républicains, cependant, opterait pour un retrait progressif du soutien américain à l'Ukraine. Dans l'ensemble, 29 % des personnes interrogées sont de cet avis, tandis qu'environ un quart d'entre elles estiment que les États-Unis et leurs alliés devraient intervenir militairement pour aider l'Ukraine à gagner rapidement la guerre. "Nous avons été très clairs sur le fait que les États-Unis et les pays du monde entier ne reconnaîtront jamais - jamais, jamais, jamais - un territoire que la Russie a illégalement annexé", a déclaré Ned Price, porte-parole du département d'État, lors d'une conférence de presse vendredi. Mais le général Mark A. Milley, président des chefs d'état-major interarmées, a laissé entendre aux journalistes le mois dernier que le moment était peut-être venu pour l'Ukraine de négocier. Il a laissé entendre aux journalistes qu'il était irréaliste de penser que l'Ukraine pourrait reconquérir les 20 % de son territoire occupés par la Russie. Alors que les Républicains vont bientôt prendre le contrôle de la Chambre des représentants, ouvrant ainsi la voie à une ère de gouvernement divisé, les propositions d'aide supplémentaire à l'Ukraine pourraient se heurter à davantage de résistance. Avant les élections de mi-mandat du mois dernier, certains candidats républicains ont fait campagne sur la fin du soutien financier à l'Ukraine. Le représentant Kevin McCarthy (R-Calif.), candidat républicain à la présidence de la Chambre des représentants, a déclaré que les républicains ne signeraient pas de "chèque en blanc" pour l'Ukraine. -
Guerre de l'information et propagande
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Bat dans Divers non-conventionnel
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https://en.wikipedia.org/wiki/Disinformation_Governance_Board Le Disinformation Governance Board (DGB) était un conseil consultatif du Département de la sécurité intérieure des États-Unis (DHS), annoncé le 27 avril 2022. La fonction déclarée du conseil était de protéger la sécurité nationale en diffusant des conseils aux agences du DHS sur la lutte contre la désinformation, la malinformation et la désinformation qui menacent la sécurité de la patrie. Parmi les problèmes spécifiques mentionnés par le DHS figuraient les fausses informations propagées par les passeurs de clandestins encourageant les migrants à se précipiter à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, ainsi que la désinformation de l'État russe sur l'ingérence dans les élections et l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022[1][2][3]. Le 18 mai, le conseil et ses groupes de travail ont été "mis en pause" dans l'attente d'une révision, et la directrice du conseil, Nina Jankowicz, a démissionné à la suite d'une réaction négative du public[3][4][5][6] Le 24 août 2022, le secrétaire du département de la sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, a dissous le conseil[7]. L'Associated Press a noté que le "peu d'informations crédibles sur le nouveau conseil de gouvernance de la désinformation" en a fait "une cible immédiate pour les critiques", ce qui a conduit à un "lancement bâclé" et à un "début difficile" pour le conseil[18]. Le Washington Post a décrit le conseil comme étant victime d'une "campagne de désinformation classique" sur sa mission, à laquelle il n'a pas répondu de manière adéquate[3]. L'American Conservative a qualifié le conseil de "note d'avertissement sur le fait que Washington est dangereusement déconnecté"[19]. Les législateurs et les experts républicains ont rapidement critiqué le conseil après son annonce, certains appelant à sa dissolution. Le sénateur Josh Hawley (R-MO) a estimé que "la sécurité intérieure a décidé de faire de la surveillance de la parole des Américains sa priorité absolue"[1]. Le sénateur Mitt Romney (R-UT) a qualifié le conseil de "terrible idée" qui "communique au monde entier que nous allons répandre de la propagande dans notre propre pays", soutenant qu'il devrait être dissous. [Certains critiques, dont le gouverneur de Floride Ron DeSantis[21] et l'ancienne représentante démocrate d'Hawaï Tulsi Gabbard, ont comparé le conseil au ministère de la Vérité, un département gouvernemental fictif dans le roman dystopique de George Orwell, Dix-neuf cent quatre-vingt-quatre. [Le commissaire républicain de la Commission fédérale des communications, Brendan Carr, a qualifié le conseil d'"orwellien", de "non américain" et d'"inconstitutionnel"[22]. Les représentants Mike Turner (R-OH) et John Katko (R-NY) ont écrit que "compte tenu du manque total d'informations sur cette nouvelle initiative et des conséquences potentiellement graves d'une entité gouvernementale identifiant et répondant à la "désinformation", nous avons de sérieuses inquiétudes quant aux activités de ce nouveau conseil"[18]. Les républicains et les conservateurs ont également critiqué la nomination de Mme Jankowicz à la tête du conseil d'administration, citant son soutien passé aux démocrates, sa réponse négative à l'achat de Twitter par Elon Musk et son scepticisme quant à la provenance de l'ordinateur portable de Hunter Biden ; Mme Jankowicz avait précédemment déclaré que "nous devrions considérer [l'ordinateur portable] comme un produit de la campagne de Trump". [Le Washington Examiner a critiqué Mme Jankowicz pour avoir fait l'éloge de Christopher Steele (auteur du controversé dossier Steele, que l'Examiner a jugé "discrédité") pour son point de vue sur la désinformation lors d'un podcast en août 2020[23]. [23] Dans son article pour National Review, Jim Geraghty a salué le potentiel du conseil pour dissiper les informations diffusées par les passeurs de clandestins à la frontière sud, ainsi que pour surveiller les messages des groupes terroristes et extrémistes, mais s'est opposé à la nomination de Jankowicz. [Lors d'une conférence de presse, Jen Psaki a défendu la nomination de Mme Jankowicz au conseil d'administration, la qualifiant d'"experte en désinformation en ligne... une personne aux qualifications étendues"[25][26] En réponse, Mme Jankowicz a déclaré qu'au moins un de ses tweets avait été "sorti de son contexte"[27]. Le secrétaire du DHS, Alejandro Mayorkas, a reconnu par la suite que son département aurait pu mieux communiquer l'objectif du nouveau conseil, mais a affirmé que les critiques des Républicains étaient "précisément le contraire" de ce qu'il ferait. Il a déclaré que le conseil n'aurait aucune autorité ou capacité opérationnelle et ne surveillerait pas les citoyens américains[16]. Le 3 mai 2022, Mayorkas s'est présenté devant la sous-commission des crédits du Sénat sur la sécurité intérieure et a répondu aux critiques formulées par les législateurs républicains à l'encontre du conseil. Il a promis de travailler à l'établissement d'une plus grande confiance du public dans le conseil et a déclaré que "le ministère de la Sécurité intérieure ne sera pas la police de la vérité. C'est la chose la plus éloignée de la vérité. Nous protégeons la sécurité de la patrie"[28][29]. D'autres critiques ont été émises par des voix progressistes et de défense des libertés civiles ;[4][6] Benjamin Hart, écrivant dans l'Intelligencer du New York Magazine, a déclaré que "présenter quelqu'un du gouvernement comme un arbitre de la vérité en 2022 - et encore moins définir la "désinformation" d'une manière avec laquelle plus de 40 % de la population serait d'accord - semblait voué à l'échec dès le départ. "Lev Golinkin, écrivant dans le magazine progressiste The Nation, a souligné l'association antérieure de Jankowicz avec l'organisation de vérification des faits StopFake, que Golinkin a accusé de défendre les groupes ukrainiens Azov Battalion et S14, ce dernier étant connu pour ses attaques violentes contre les Roms[30]. [30][31] Les organisations progressistes Common Dreams et Fairness & Accuracy in Reporting (FAIR) ont critiqué la couverture médiatique de la commission, affirmant qu'elle ignorait les critiques de la gauche à l'égard de la commission et les violations des droits de l'homme et les violences commises dans le passé par le DHS et d'autres agences relevant du DHS, y compris les violences contre les immigrants, les musulmans, les manifestants de Black Lives Matter et d'autres militants. [Joe Lancaster, rédacteur en chef du magazine libertaire Reason, a qualifié le board de menace potentielle pour la liberté d'expression et a également souligné les commentaires de Jankowicz concernant l'histoire de l'ordinateur portable de Biden[34] Techdirt a affirmé que "le plus gros problème avec [le board] est qu'il est impossible, à l'heure actuelle, de savoir s'il s'agit d'une bonne idée ou non, car ce que ce conseil est censé faire n'est pas clair" et que "son nom n'inspire pas confiance"[35]. "Ayaan Hirsi Ali, de UnHerd, a comparé le conseil à la loi sur la sédition de Woodrow Wilson de 1918, qui a condamné 877 personnes ayant manifesté leur désaccord avec le gouvernement américain[36]. Kevin Goldberg, spécialiste du premier amendement au Freedom Forum, organisme non partisan, a déclaré qu'il était "erroné et inquiétant" qu'une agence gouvernementale dotée de pouvoirs d'exécution, créée en réponse au 11 septembre, s'implique dans les décisions relatives à la liberté d'expression[29].
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énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
https://www.marianne.net/politique/gouvernement/ignorance-stupefiante-lex-haut-commissaire-a-lenergie-atomique-dezingue-linculture-des-politiques (2 décembre 2022) Entendu à l’Assemblée nationale par la Commission d’enquête sur la souveraineté et indépendance énergétique, Yves Bréchet, Haut-Commissaire à l'énergie atomique de 2012 à 2018 a pointé, face aux députés, « l'inculture scientifique et technique de notre classe politique », selon lui « au cœur du problème » dans la politique énergétique française. « La doxa prônant le passage de 75 à 50 % de la capacité électro-nucléaire, la confusion entre la puissance installée et la puissance délivrée, l'omission des coûts de réseau et de stockage dans l'évaluation des aspects économiques des différentes sources d'électricité, le refus de procéder à une analyse de fond des expériences faites chez nos voisins, témoignent au mieux d'une naïveté confondante », lance Yves Bréchet. « La propension à considérer que les technologies en développement – l'hydrogène comme vecteur énergétique, les smart-grids – peuvent être, en situation d'urgence climatique, des technologies à déployer massivement, dans l'instant, témoigne d'une méconnaissance profonde des délais de développement. (...) Inversement, la procrastination sur toutes les décisions concernant le nucléaire et la politique d'annonces dans l'attente de décisions concrètes de mise en chantier montrent une ignorance stupéfiante de l'inertie intrinsèque des industries lourdes et de la nécessité d'une vision stable à long terme pour conserver l'outil industriel au bon niveau. L'incapacité à penser l'ensemble d'un système énergétique conduit à des PPE [Programmations pluriannuelles de l'énergie, N.D.L.R.] qui sont un collier de perles gadget au moment où on aurait besoin d'un câble robuste. » « Pourquoi, en six ans de mandat et malgré les demandes réitérées, je n'ai vu se tenir le comité à l'énergie atomique que deux fois, alors qu'il aurait dû être réuni chaque année ? (...) Pourquoi est-il rarissime d'avoir un retour sur un rapport technique ? Pourquoi les avis réitérés de l'Académie des sciences, de l'Académie des technologies, sont-ils reçus dans un silence poli ? », demande encore Yves Bréchet. Selon lui, il faut d’abord chercher dans « l'inculture scientifique et technique de notre classe politique » la cause primaire de ces dysfonctionnements. « Dans la génération qui a reconstruit le pays, les élèves de l'ENA recevait un cours de Louis Armand – polytechnicien et résistant ayant dirigé la SNCF après-guerre, puis Euratom, ndlr. – sur les sciences et les technologies de la France industrielle. Il faut avoir eu ce cours entre les mains pour comprendre ce que ça voulait dire : ça ne faisait pas d'eux des ingénieurs, cela leur donnait la mesure du problème. » L’aréopage de conseillers gouvernementaux ne sort pas indemne, lui non plus, de cette audition. « Quel que soit le prestige de leurs diplômes, ils se retrouvent à conseiller sur des sujets qu'ils ne maîtrisent généralement pas un ministre qui ne se pose même pas la question, mitraille le scientifique devant des députés moitié amusés, moitié interloqués. Leur première préoccupation sera trop souvent de ne dire à leurs ministres que ce qu'il a envie d'entendre pour ne pas nuire à leurs carrières à venir. » http://videos.assemblee-nationale.fr/video.12555849_638655cbdebe4.souverainete-et-independance-energetique-de-la-france--m-yves-brechet-ancien-haut-commissaire-a-l-29-novembre-2022 -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
https://lejournal.cnrs.fr/articles/lhumain-a-cree-les-conditions-de-la-surpopulation-de-sangliers (8 décembre 2022) « L’humain a créé les conditions de la surpopulation de sangliers » Autrefois rare dans nos campagnes, le sanglier est aujourd’hui considéré comme un nuisible qu’on pourchasse sans relâche. L’écologue Raphaël Mathevet explique comment les populations de sangliers ont été développées à partir des années 1970, et s’interroge : qu’avons-nous fait de cet animal sauvage ?- 2 408 réponses
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