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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://www.faz.net/aktuell/rhein-main/rheingau-taunus-kreis-bereitet-sich-auf-blackout-und-gasmangel-vor-18302477.html (9 septembre 2022) L'arrondissement de Rheingau-Taunus se prépare à une pénurie de gaz et à une panne d'électricité de longue durée. Les options sont limitées, les dégâts seraient importants. Plus de 400 morts dans les 96 premières heures. C'est le scénario envisagé en cas de panne de courant généralisée et prolongée dans le Rheingau et le Bas-Taunus. Le Rheingau-Taunus-Kreis se penche, dans le contexte d'une éventuelle pénurie de gaz et de possibles coupures de courant généralisées qui s'ensuivraient, sur les conséquences attendues et les options dont disposent l'administration de l'arrondissement et les 17 communes pour atténuer ces conséquences. Que faire lorsque les stations-service ne fournissent plus de carburant faute d'électricité, lorsque les réseaux de téléphonie et de téléphonie mobile sont hors service, lorsque les groupes électrogènes de secours tournent à vide faute de diesel et que les chauffages tombent en panne sur l'ensemble du territoire ? Selon l'inspecteur des pompiers de l'arrondissement Christian Rossel, l'ampleur des dégâts dépend surtout de la durée de la crise. Des coupures de courant de courte durée, par exemple dans le cadre d'un rationnement, sont supportables. Mais un véritable black-out aurait des conséquences auxquelles le district ne pourrait que difficilement se préparer. Ce serait alors une autre vie, difficilement imaginable aujourd'hui, dit Rossel. https://fr.wikipedia.org/wiki/Arrondissement_de_Rheingau-Taunus Population 183 487 hab. (31 décembre 2008)
  2. https://www.spectator.co.uk/article/this-crisis-started-with-brexit (28 septembre 2022) La question se pose : pourquoi un homme aussi dangereux est-il même au Trésor ? La réponse se trouve dans le rétrécissement post-Brexit du parti conservateur, qui est passé d'une large église à une secte bizarre qui fait paraître les scientologues raisonnables.
  3. https://nationalinterest.org/blog/korea-watch/can-south-korea-afford-be-american-ally-205027 (29 septembre 2022) L'alliance militaire entre les États-Unis et la Corée du Sud s'est étendue à une alliance économique et technologique, et les entreprises sud-coréennes ont annoncé des plans ambitieux pour construire des usines aux États-Unis. Bien que la force actuelle du dollar américain puisse retarder la mise en œuvre de ces plans, l'ampleur des investissements directs annoncés par les entreprises sud-coréennes fait de la Corée du Sud le premier investisseur direct étranger aux États-Unis pour 2022. Washington doit réaliser que ces investissements coréens aux Etats-Unis ont un coût pour la Corée du Sud. Le plus évident de ces coûts est le fait que les dizaines de milliers d'emplois générés aux États-Unis sont des dizaines de milliers d'emplois perdus en Corée du Sud, où les mêmes usines pourraient être construites. Étant donné que l'industrie des semi-conducteurs, par exemple, est le principal contributeur aux recettes d'exportation et au PIB de la Corée du Sud, la construction de grandes usines de semi-conducteurs aux États-Unis pourrait avoir un impact négatif sur l'industrie manufacturière nationale et la croissance du PIB de la Corée du Sud. Cependant, la loi sur la réduction de l'inflation (IRA), récemment signée par le président Joe Biden, contient des éléments qui s'apparentent à un protectionnisme à peine déguisé, qui pourrait faire plus de mal que de bien à l'intérêt national des États-Unis. Parmi ces éléments figure celui qui discrimine les véhicules électriques fabriqués en dehors des États-Unis en offrant des crédits d'impôt pour l'achat de véhicules électriques uniquement à ceux fabriqués dans le pays. Sont exclus de ces crédits les véhicules électriques fabriqués en Corée du Sud par Hyundai Kia, même si le constructeur automobile coréen est un important investisseur étranger direct aux États-Unis et qu'il a annoncé son intention de construire une grande usine de véhicules électriques dans ce pays. Cette exclusion est déjà devenue une question épineuse dans les relations entre les États-Unis et la Corée du Sud, des voix s'élevant en Corée du Sud pour dénoncer le protectionnisme injuste des États-Unis et les violations des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l'accord de libre-échange entre les États-Unis et la Corée. La polarisation actuelle de la chaîne d'approvisionnement de l'économie mondiale peut en effet avoir un coût pour la Corée du Sud, même si elle investit aux États-Unis et s'aligne davantage sur Washington face à la Chine. Cependant, il y a une lueur d'espoir potentielle. La Chine est de plus en plus le principal concurrent de la Corée du Sud dans nombre de ses industries clés, et la polarisation des chaînes d'approvisionnement signifie que les entreprises coréennes peuvent être protégées de la concurrence chinoise aux États-Unis, en Europe et dans d'autres parties de l'économie mondiale réservées aux acteurs chinois. Washington ferait bien de s'abstenir d'adopter des politiques que le public sud-coréen perçoit comme profitant aux États-Unis au détriment de la Corée du Sud.
  4. Ce que j'ai entendu dire dans une conférence de Philippe Bihouix, si j'ai bonne mémoire, c'est que les progrès réalisés à grands frais en Allemagne ces dernières années pour l'isolation des bâtiments sont réduits à néant par le fait que le bâtiment est en progression constante, avec un parc de logements et de surfaces chauffées diverses qui ne cesse de s'étendre d'année en année. Les gens ont des logements de plus en plus grands, des lieux de travail et de service de plus en plus nombreux et grands, et comme tout cela est chauffé, la facture s'élève d'année en année, plus que ce que l'on gagne par une meilleure isolation. C'est un exemple plus ou moins d'effet rebond ou de paradoxe de Jevons.
  5. 9 février 2014 Le fabuleux travail des vers de terre - Marcel Bouché 26 avril 2013 Explication par le Pr Bouché (INRA Montpellier)
  6. Si j'ai bien compris, c'est parce que cela revient à priver de nourriture les vers de terre. Et sans vers de terre, le sol perd un certain nombre de qualités de rétention d'eau, d'aération etc... de résistance à l'érosion. Le poids de lombric à l'hectare est considéré comme un indice clé à surveiller comme du lait sur le feu. https://wikiagri.fr/articles/prelevements-de-lombrics-la-bonne-methode-au-bon-moment/3597 Les lombrics représentent environ 20 % des organismes vivants du sol (hors racines). Si vous trouvez 30 grammes de vers de terre au mètre carré (soit 300 kilos/ha), cela signifie qu’il y a à peu près le même poids de champignons et d’algues, le double de bactéries et la moitié de tout le reste (protozoaires, nématodes, insectes, mammifères…), ce qui représente 150 g/m² de vie sous terre, soit 1,5 tonnes/ha. Sous une prairie permanente, on peut monter à 3 tonnes de lombrics par hectare aisément. Une belle population produit 45 tonnes/ha/an de déjections très fertiles en surface – les turricules – et 315 tonnes/ha sont produites en plus directement dans le sol. En parallèle de leur rôle d’entretien de la fertilité, les vers de terre mélangent et structurent le sol en douceur. Les galeries qu’ils creusent forment un véritable réseau de routes permettant la circulation de l’air, de l’eau, et des racines, essentielle au fonctionnement de l’écosystème-sol vivant. https://actu.fr/bretagne/treve_22376/trois-tonnes-de-vers-de-terre-a-lhectare_3900042.html Alain Le Bihan explique qu’en moyenne, sur les parcelles labourées, il y a 200 à 300 kg de vers de terre à l’hectare. « Si on arrête le labour on passe à trois tonnes ». Ceux-ci sont de trois sortes : les épigés qui travaillent en surface, les endogées qui sont à une quinzaine de centimètres de la surface et les aneciques qui vont à plusieurs mètres de profondeur et creusent des galeries verticales. Grâce à eux la capacité d’absorption de l’eau par le sol est énorme. https://agriculture.gouv.fr/le-ver-de-terre-ce-travailleur-invisible Il limite l’érosion du sol en freinant le ruissellement des eaux grâce à la rugosité de surface créée par ses déjections. Ses galeries verticales et ouvertes à la surface du sol constituent des voies d’écoulement privilégiées pour l’eau de pluie. Poursuivons : les agrégations biologiques liées à leurs déjections participent à une meilleure stabilité de la structure du sol. Et en favorisant sa porosité, ils facilitent une bonne circulation de l’eau, de l’air et d’autres organismes vivants. https://greenhired.fr/les-lombrics-des-laborieux-vers-de-terre-discrets/ Avec son intense activité quotidienne, le lombric permet ainsi l’aération de la terre et son drainage. Cela canalise l’eau pour les racines des plantes. Un sol avec des vers contient 60% d’air contre 30 % sans vers. De plus il contribue à un meilleur développement des racines qui profitent de la porosité générée par la présence des galeries.
  7. Les deux, mon capitaine. https://en.wikipedia.org/wiki/Milo_Đukanović Certains observateurs ont décrit le règne de Đukanović comme autoritaire ou autocratique, ainsi que comme une kleptocratie[4] En 2020, Freedom House a classé le Monténégro comme un régime hybride plutôt que comme une démocratie, mentionnant les années de captation croissante de l'État, d'abus de pouvoir et de tactiques d'homme fort employées par Đukanović. Il est souvent décrit comme ayant des liens étroits avec la mafia monténégrine[5] Đukanović figurait parmi les vingt dirigeants les plus riches du monde selon le journal britannique The Independent en mai 2010, qui décrivait la source de sa richesse estimée à 10 millions de livres sterling comme "mystérieuse"[6] En octobre 2021, Đukanović et son fils Blažo ont été mentionnés dans les Pandora Papers, les liant à deux trusts sur les îles Vierges britanniques. Alors qu'il ait été victime d'un coup d'État, cela ne va pas m'arracher une larme.
  8. L'adhésion du Monténégro dans l'OTAN est-elle démocratique ? Bien sûr mais il ne faut pas être dupe du fait que ce genre d'humour est une forme de propagande à peine voilée (remplacer une lettre par une autre).
  9. 30 août 2015 - Konrad Schreiber, Composter, c'est polluer Par effet de mode, il y a beaucoup de gens qui veulent "faire du compost", mais cela crée du méthane et du CO2, faisant dresser sur sa tête les cheveux de Greta Thunberg ("how dare you ?"), et on perd ces nutriments dans l'atmosphère au lieu de nourrir le sol et l'écosystème. Et on finit par appauvrir le sol en matière organique en faisant proliférer la population bactérienne qui brûle la matière organique.
  10. L'expression "NAFO expansion is non negotiable" est révélatrice. Ce principe transcende la démocratie. Même si les peuples ne sont pas d'accord, même si les peuples votent non à tous les référendums, cela sera imposé. Alors que la démocratie est un contrat social, une négociation permanente. C'est un militarisme qui sacrifie toutes les valeurs sur l'autel du dieu Moloch de la guerre.
  11. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-philosophie/nietzsche-etait-il-de-son-temps-1550806 (26 septembre 2022) Série de 4 émissions sur Nietzsche. Voir en particulier à partir de 40:50, après l'extrait de Carmen de Bizet dont Nietzche était admirateur, le passage sur Nietzche et la France, son choix - on pourrait dire d'"objection de conscience", lors de la guerre de 1870, puis de "franciser la langue allemande". 52:50 Michèle Cohen-Halimi : Nietzche fondamentalement est un inactuel. Il contre de manière permanente l'actualité, le privilège exorbitant qu'on accorde au présent. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-philosophie/nietzsche-a-t-il-ete-instrumentalise-en-politique-8244414 (28 septembre 2022) 19:20 Pieter De Corte : [Nietzche] dit : la culture allemande n'a pas ce caractère classique. En réalité, la vraie ligne de culture, la grande chaîne continue de la Renaissance, dit-il, c'est celle qui prend naissance en Italie au XIVe siècle et qui continue par la France. Et c'est la France qui devient chez Nietzche le lieu de la grande culture en Europe.
  12. Surtout dans les eaux danoises, mêmes s'ils sont surveillés, ils le sont par les services danois qui sont apparemment étroitement liés par une "coopération secrète" aux services américains, comme le prouve l'affaire des câbles sous-marins :
  13. Il y a une sorte de commémoration d'Helmut Kohl à travers la création de cette "fondation Helmut Kohl" (laquelle est contestée par la veuve, qui n'a pas donné son accord). C'est du gâtisme au sens où toute commémoration est du gâtisme. Cela a permis à Angela Merkel de sortir de son silence et de lâcher une petite phrase. Donc de mon point de vue, ce n'est pas inintéressant. C'est du Tocqueville : « Le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres ». C'est notre partie de ping-pong habituelle avec @Boule75 où je m'amuse de sa préférence pour les ténèbres : Il ne suffit pas de supprimer les historiens. Il faut aussi supprimer les commémorations et les anniversaires. On risquerait sinon de comparer le présent avec le passé et de s'apercevoir qu'il y a un déclin. Le déclin s'enveloppe dans les ténèbres. C'était déjà le cas au haut Moyen-Âge avec la chute de l'alphabétisation et l'appauvrissement de la culture : https://www.cnrtl.fr/definition/présentisme Présentisme, subst. masc. Paulhan décrit, sous le nom de «présentisme», une «prédominance excessive, dans l'esprit, de l'état présent quel qu'il soit». (...) le présentisme n'est pas un achèvement de la présentification. Il ne rend pas plus présent l'état qui s'empare de l'esprit, il le laisse déchoir au contraire du présent plein, tendu sur une ample perspective, au présent coupé, au présent étourdi qui se retire du temps (Mounier,Traité caract.,1946, pp.316-317).
  14. https://www.spiegel.de/politik/deutschland/angela-merkel-und-friedrich-merz-wuerdigen-helmut-kohl-dessen-witwe-maike-droht-a-741dea53-dff5-431e-aa08-d541f65d96d5 (28 septembre 2022) Lors de la première manifestation de la Fondation Helmut Kohl, le président de la CDU Friedrich Merz a rendu hommage au rôle marquant de l'ancien chancelier allemand dans l'unification allemande et européenne. En 1989/1990, Helmut Kohl (CDU) "a compris plus tôt que d'autres les changements historiques mondiaux de son époque et les a ensuite saisis", a déclaré Merz mardi soir à Berlin. Avec l'attaque de la Russie sur l'Ukraine, l'Europe pacifique, libre et démocratique, que Kohl a contribué de manière décisive à construire, est "plus sérieusement menacée que jamais dans son histoire". Tu parles ! Genscher avait promis avec James Baker que l'OTAN ne s'étendrait "pas d'un pouce" à l'Est ! https://www.spiegel.de/politik/deutschland/angela-merkel-und-friedrich-merz-wuerdigen-helmut-kohl-dessen-witwe-maike-droht-a-741dea53-dff5-431e-aa08-d541f65d96d5 (28 septembre 2022) L'ancienne chancelière Angela Merkel (CDU) a souligné "trois principes de l'art politique" qui ont distingué Kohl : "l'importance de la personnalité en politique, la volonté inconditionnelle de créer et la pensée dans des contextes historiques". Elle a précisé que ces principes méritaient également d'être pris en compte dans la situation actuelle. Elle pense ainsi que Kohl ferait aujourd'hui "tout son possible pour protéger et rétablir la souveraineté et l'intégrité de l'Ukraine". Dans le même temps, il n'aurait jamais perdu de vue "le jour d'après" dans des questions d'une telle portée. Transposé au présent, Kohl "penserait toujours en parallèle à ce qui est pour l'instant impensable, quasiment inimaginable, à savoir comment développer à nouveau des relations avec la Russie", a déclaré Merkel. "Il n'aurait bien sûr jamais abordé ces deux aspects en faisant cavalier seul".
  15. https://www.handelsblatt.com/technik/it-internet/wirtschaftspolitik-immer-mehr-deutsche-unternehmen-bauen-ihre-standorte-in-den-usa-aus-/28697464.html (28 septembre 2022) Dans le cadre de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique en Allemagne, les Etats-Unis intensifient leur prospection des entreprises allemandes. De nombreux États américains proposent non seulement une énergie bon marché, mais aussi des allègements fiscaux et d'autres aides. C'est notamment le cas des États du Sud. "Nous avons eu récemment les coûts énergétiques les plus bas des États-Unis pendant 11 des 14 trimestres", déclare par exemple Kevin Stitt, gouverneur de l'Oklahoma, dans un entretien avec le Handelsblatt. Le ministre de l'économie de Géorgie, Pat Wilson, avance des arguments similaires : "Nos coûts énergétiques sont bas et les réseaux sont stables". De plus, l'abandon du charbon est une chose décidée, et son Etat fédéral raccordera deux nouvelles centrales nucléaires au réseau d'ici 2024. "Les entreprises qui viennent en Géorgie réduisent leur empreinte climatique", affirme Wilson. La publicité a du succès : de nombreuses entreprises allemandes prévoient d'établir ou d'étendre leurs sites américains, comme le montrent les recherches du Handelsblatt. Des chiffres provenant d'États importants comme la Virginie, la Géorgie et l'Oklahoma attestent de cet intérêt croissant.
  16. Les terres françaises... ou ce qu'il en reste ? On fait ce qu'il faut pour en dégrader la fertilité (biologique), une dégradation invisible, masquée par les engrais chimiques. L'engrais est un peu comme l'addiction à une drogue avec un phénomène de dépendance. Une fois qu'on commence, on ne peut plus s'en passer. https://aura.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/National/FAL_commun/publications/Auvergne-Rhone-Alpes/CRA_FERTISOLS_Synthese_des_enquetes.pdf La compaction des sols apparaît comme une des menaces principales. Elle est observée dans les systèmes maïsicoles sur les sols limoneux de la plaine de Bièvre, les sols argileux de Forterre et les sols volcaniques. Les fortes charges appliquées ainsi que les passages fréquents (chantier d’ensilage), les interventions sur les terrains non ressuyés (récolte tardive des maïs grain) sont considérées comme les sources majeures de ce phénomène. La dégradation biologique la plus fréquemment mentionnée est la baisse de matière organique. Elle est souvent due à « une augmentation de la minéralisation par irrigation », « une faible restitution des résidus » et « peu d’apports de matière organique ». https://www.sans-transition-magazine.info/ecologie/agrologie-degradation-des-sols-un-phenomene-reversible Dans quel état sont les terres agricoles de l’Hexagone ? Les sols agricoles sont relativement endommagés. Les techniques culturales actuelles ne sont pas adaptées aux sols, dans la mesure où elles ont fait disparaître en 50 ans la moitié de la teneur en matière organique des sols. Conséquence : le sol a perdu sa fertilité. Et les agriculteurs sont condamnés à utiliser des fertilisants pour atteindre d’importants rendements. Paradoxalement, alors que le potentiel génétique des céréales devrait permettre des rendements en blé avoisinant les 150 quintaux par hectare, nous ne dépassons que rarement les 80 quintaux aujourd’hui. Des chercheurs néo-zélandais ont montré que la cause résultait bel et bien de la baisse de fertilité du sol. Et puis il y a l'artificialisation des sols : https://www.vie-publique.fr/en-bref/20026-erosion-de-la-biodiversite-artificialisation-des-sols Le plan Biodiversité estime, pour sa part, à plus de 65 000 hectares chaque année les surfaces qui sont artificialisées, soit près d'un département tous les 8 ans. https://www.perspectives-agricoles.com/file/galleryelement/pj/4a/47/3b/88/439_88593736380672907.pdf La perte cumulée moyenne, d’origine humaine, de la productivité des sols européens depuis la Seconde Guerre mondiale a été estimée à 7,9 %. L’imperméabilisation des sols et l’emprise sur les terres pour les infrastructures et le logement sont les principales menaces en Europe occidentale, tandis que la salinisation et l’acidification menacent l’Europe orientale. https://www.lesechos.fr/2016/01/la-fertilite-des-sols-part-en-poussiere-191459 Au cours des cent dernières années, un milliard d’hectares de terres fertiles, l’équivalent de la surface des Etats-Unis, se sont littéralement volatilisés. Et l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’inquiète de de l’avenir des surfaces restantes. Dans un rapport de 650 pages, publié en décembre à l’occasion de la clôture de l’Année internationale des sols, elle constate qu’un tiers des terres arables de la planète sont plus ou moins menacées de disparaître. « Si rien n’est fait, explique son directeur José Graziano da Silva, c’est la production vivrière et la sécurité alimentaire de l’humanité qui pourraient être compromises. » Entre 25 et 40 milliards de tonnes de l’épiderme de la planète sont emportés chaque année à cause de l’érosion, du tassement, de la perte de nutriments et de biodiversité, de l’acidification, des pollutions, de l’engorgement ou encore de la salinisation. Depuis les années 1950, la teneur des sols en nutriments et en humus, l’engrais naturel des plantes, a baissé d’un tiers, selon les observations du GisSol. En cause : les pratiques agricoles. « En retournant profondément les sols, les labours perturbent la vie souterraine et les échanges biochimiques, décrit Claude Bourguignon. Les gaz carboniques s’échappent, la matière organique qui s’en nourrit se réduit, la faune disparaît et avec elle le mécanisme d’ascenseur qui brasse nutriments et minéraux. Résultat : l’humus est balayé par les eaux, tandis que l’argile, où se concentre le garde-manger des plantes, laisse place à une simple boue gluante. » Selon le GisSol, près de 40 % des surfaces agricoles françaises présentent ce risque de tassement irréversible. Au Brésil, par exemple, la dégradation des sols a pris moins de quatre siècles, avec une érosion multipliée par quatre lors des cinquante dernières années, et des pertes atteignant aujourd’hui 3 milliards de tonnes de terres par an, selon les estimations de la FAO. Les engrais n’y changent rien : épuisées, les terres perdent leur productivité. À l’échelle mondiale, les rendements ont augmenté de 3 % entre 1950 et 1984, de 1 % jusqu’en 1995 et stagnent ou se réduisent depuis. Ce processus n’est peut-être pas irréversible, estiment cependant les chercheurs. Avec des semis directs, la réhabilitation des haies, l’amendement des sols dégradés grâce à des légumineuses de couverture, ou encore l’adjonction de bois fragmenté comme compost organique, ils estiment possible de relancer l’activité biologique. « Le contrôle de la dynamique microbienne des sols sera sans doute le moyen le plus efficace de sauver ces terres, même les plus abîmées, en leur fournissant les moyens de doper naturellement leur fertilité », estime Dominique Arrouays.
  17. https://foreignpolicy.com/2022/09/27/russia-defeat-ukraine-america-problem-hubris/ Stephen Walt : Il peut sembler prématuré de soulever ces questions, étant donné que l'issue finale en Ukraine est encore incertaine. Mais nous devrions commencer à penser à ce qui se passera si le moment de la victoire arrive. Après tout, la dernière fois que les États-Unis ont remporté une grande victoire géostratégique - l'effondrement pacifique de l'empire soviétique - ils ont succombé au genre d'orgueil démesuré contre lequel Périclès les avait mis en garde, et ils ont laissé passer l'occasion de construire un monde plus durable et plus pacifique. Si une autre occasion se présente, ils devraient apprendre de leurs erreurs et faire un meilleur travail cette fois-ci. Les néoconservateurs impénitents et les croisés libéraux ambitieux se réjouiront d'avoir enfin remporté un succès après 30 ans d'échec. Ayant largement profité de la guerre, le complexe militaro-industriel aura de nombreux autres millions à dépenser pour convaincre les Américains inattentifs qu'ils ne peuvent être en sécurité qu'en occupant le monde et en dépensant plus pour la défense que les sept ou huit pays suivants réunis. Avec la Russie fortement diminuée et une récession économique imminente, les promesses actuelles d'augmenter les capacités de défense européennes s'essouffleront, et les alliés américains de l'OTAN recommenceront à compter sur l'Oncle Sam pour leur protection. En dépit des nombreux échecs passés, les partisans de l'hégémonie libérale pourront revendiquer la victoire, du moins temporairement. Alors, où est le problème ? Pour commencer, cela revient à ignorer certaines des leçons clés de la guerre d'Ukraine elle-même. La leçon n° 1 est que menacer ce qu'une grande puissance considère comme un intérêt vital est dangereux, même si ses propres intentions sont nobles ou bénignes. Il en a été ainsi de l'élargissement illimité de l'OTAN : Un éventail diversifié d'experts en politique étrangère avait averti à plusieurs reprises que cette politique conduirait à des ennuis, et rien de ce qui s'est passé depuis février 2014, lorsque la crise ukrainienne a commencé, n'a invalidé leurs avertissements. La leçon n° 2 est le danger de gonfler les menaces. La guerre en Ukraine doit être comprise comme une guerre préventive lancée par la Russie pour empêcher l'Ukraine de glisser dans l'orbite occidentale. La guerre préventive est illégale en vertu du droit international, mais Poutine pensait que les efforts déployés par les États-Unis pour armer et entraîner l'Ukraine finiraient par rendre impossible pour Moscou d'arrêter le réalignement géopolitique de Kiev. Tout comme les dirigeants américains ont exagéré le danger de la chute de dominos pendant la guerre du Vietnam et ont délibérément gonflé la menace que représentait l'Irak de Saddam Hussein en 2003, Poutine a probablement exagéré le danger réel que représentait la "perte" de l'Ukraine pour la Russie. Ce que je veux dire, c'est qu'en exagérant les menaces, les États peuvent s'attirer autant d'ennuis qu'en les minimisant. C'est pourquoi l'Allemand Otto von Bismarck a lancé une mise en garde célèbre : la guerre préventive revient à "se suicider par peur de la mort". Les futurs responsables politiques américains devraient garder cela à l'esprit. La leçon n° 3 (que Poutine semble avoir ignorée) est simple : Si vous envahissez un pays étranger, ne vous attendez pas à un accueil amical. Au contraire, les envahisseurs étrangers unissent généralement des sociétés auparavant divisées et inspirent une résistance féroce et très efficace. L'Ukraine est un cas d'espèce, bien sûr, et la guerre nous rappelle également que vous avez encore moins de chances d'être bien accueilli lorsque vos forces armées commettent des crimes de guerre ou d'autres atrocités. Nous ferions bien de garder cette leçon à l'esprit. Prises ensemble, ces quatre leçons suggèrent qu'une victoire en Ukraine ne mettra pas les États-Unis en position de remodeler l'ordre mondial à leur goût. Cet objectif était hors de leur portée au plus fort de la période unipolaire, et les conditions générales sont moins favorables aujourd'hui, compte tenu de la montée en puissance de la Chine, de la fragilité économique de l'Europe et de l'attitude ambivalente de nombreux pays du monde en développement à l'égard des États-Unis. Si les décideurs américains considèrent la victoire en Ukraine comme une nouvelle opportunité pour une croisade libérale mondiale, ils sont condamnés à échouer une fois de plus. La puissance militaire américaine a été un instrument efficace lorsque les États-Unis s'opposaient à une agression non provoquée et illégitime, comme lors de la guerre du Golfe de 1991 ou en Ukraine aujourd'hui. Elle a échoué lorsqu'elle a été utilisée pour renverser des gouvernements étrangers et imposer la démocratie à la pointe d'une arme, et surtout lorsqu'elle n'avait pas de partenaires locaux fiables. Même lorsque ces efforts ont réussi à court terme (par exemple, l'Iran en 1953, l'Afghanistan en 2001, l'Irak en 2003 ou la Libye en 2011), les conséquences à long terme ont presque toujours été négatives. Elle a échoué lorsque les dirigeants américains ont considéré la démocratie libérale à l'américaine comme la formule magique de la réussite politique et économique, qu'ils ont supposé que tous les êtres humains aspiraient à la liberté avant toute autre valeur et qu'ils se sont convaincus qu'ils savaient comment "construire une nation" dans des pays très différents des États-Unis. La politique économique extérieure des États-Unis a échoué lorsque Washington est revenu à un protectionnisme effréné (comme dans les années 1930) ou lorsqu'elle a fait passer les marchés avant toute autre considération (comme dans la stratégie néolibérale d'hypermondialisation). Dans ce dernier cas, le résultat a été une inégalité politiquement explosive, des crises financières majeures et des chaînes d'approvisionnement qui se sont avérées vulnérables aux chocs inattendus. La politique étrangère des États-Unis est plus efficace lorsqu'elle privilégie la diplomatie, comme elle l'a fait lors de l'élaboration du plan Marshall, de la création d'impressionnants systèmes d'alliances en Europe et en Asie, de la négociation de la paix entre l'Égypte et Israël, de la conclusion d'accords commerciaux avec des partenaires économiques ou de la conclusion d'accords de contrôle des armements avec des adversaires. Les efforts de négociation des États-Unis sont couronnés de succès lorsque les dirigeants américains reconnaissent également que les autres États ont leurs propres intérêts et qu'un accord réussi doit apporter quelque chose de valable à tous les participants. En revanche, les efforts des États-Unis échouent lorsque Washington abandonne la véritable diplomatie et négocie sur la base du "à prendre ou à laisser" : en lançant des ultimatums, en renforçant les sanctions et en rejetant les compromis mutuellement bénéfiques. En effet, en cas de victoire de l'Ukraine (et de l'Occident), ils seront confrontés à la même liste de tâches de politique étrangère qui existait avant que les troupes russes ne franchissent la frontière ukrainienne : 1) éviter un changement climatique catastrophique et faire face aux graves conséquences qui sont déjà apparentes ; 2) équilibrer et faire participer la Chine ; 3) empêcher l'Iran d'obtenir la bombe ; 4) gérer une économie mondiale qui s'essouffle ; et 5) préparer le monde à la prochaine pandémie. Pour atteindre ces objectifs vitaux, il faudra fixer des priorités claires et éviter les croisades chimériques. Personne ne pourra empêcher les faucons en politique ukrainienne de faire un tour de piste de vainqueurs, mais il est essentiel de les empêcher de conduire l'Occident à répéter ses erreurs passées.
  18. "Fin de l'abondance", plus exactement. Or que porte l'un des enfants de la République de Dalou, place de la Nation à Paris ? Une corne d'abondance. La fin de l'abondance, c'est la fin de la République telle qu'elle a été conçue par ses inventeurs. On trouve encore ce bas relief à Sarrelouis en Allemagne : L'Europe, forçant le taureau sauvage à genoux et déversant la corne d'abondance avec les bénédictions de la prospérité Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Corne_d'abondance Donc la "fin de l'abondance", c'est un mythe qui s'effondre. Cela se trouve sur l'hôtel de ville de Sarrelouis : https://de.wikipedia.org/wiki/Rathaus_Saarlouis Les murs extérieurs du rez-de-chaussée, près de l'entrée principale, sont recouverts d'un relief en pierre taillée du sculpteur Nikolaus Simon, réalisé entre 1953 et 1955. Les plaques de calcaire proviennent des carrières près de Chauvigny. L'histoire mouvementée de la ville est représentée en 14 sections et deux rangées. La dernière scène se trouve à droite du portail de l'hôtel de ville : L'Europe a mis à genoux et dompté le taureau sauvage. Comme le début d'un avenir heureux et paisible pour le continent, elle déverse sur le dos de l'animal sa corne d'abondance avec les bienfaits de la prospérité.
  19. Les rendements sont bons, égaux à ceux obtenus par l'agriculture mécanisée et chimique, disent Fukuoka et ses disciples (mais je n'ai pas vérifié si c'était attesté dans des publications scientifiques). Par contre, cela ne génère peut-être pas suffisamment de surplus pour nourrir les populations urbaines.
  20. https://unric.org/fr/mecontentement-mondial-chef-onu/ (20 septembre 2022) Antonio Guterres : Pour atténuer la crise alimentaire mondiale, nous devons maintenant nous employer de toute urgence à résoudre la crise du marché mondial des engrais. Cette année, le monde a assez de nourriture ; ce qui pose problème, c’est son acheminement. Mais si le marché des engrais n’est pas stabilisé, c’est l’offre même de produits alimentaires qui pourrait poser problème l’année prochaine. L’on apprend déjà qu’en Afrique de l’Ouest et ailleurs, des paysans ont dû réduire leurs cultures à cause du prix des engrais et de la difficulté de s’en procurer. (…) Autre sujet de préoccupation majeur : l’incidence des prix élevés du gaz sur la production d’engrais azotés. Il faut activement remédier à ce problème. Si nous n’agissons pas maintenant, la pénurie mondiale d’engrais se muera très vite en une pénurie alimentaire mondiale.
  21. https://www.arte.tv/fr/videos/110763-000-A/allemagne-les-effets-du-prix-du-gaz-sur-la-production-d-azote/ Sans aide financière du gouvernement pour faire face à la hausse des prix du gaz, certaines usines allemandes doivent stopper leur activité et placer leurs salariés en chômage partiel. C'est le cas du site SKW de Piesteritz situé au nord de Leipzig. On y fabrique essentiellement des engrais et l'arrêt temporaire de la production a non seulement un impact sur l'agriculture mais aussi, plus largement, sur le secteur des transports et l'activité économique de tout une région.
  22. https://www.thetimes.co.uk/article/william-and-kate-visit-wales-for-first-time-as-prince-and-princess-22qlqtvt5 (27 septembre 2022) Le Prince de Galles a admis qu'il avait besoin de réviser son gallois lors de son premier voyage dans le pays depuis qu'il a pris son nouveau titre.
  23. https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/09/27/meta-annonce-avoir-demantele-deux-reseaux-de-desinformation-d-origine-russe-et-chinoise_6143419_4408996.html Meta annonce avoir démantelé deux réseaux de désinformation d’origine russe et chinoise Le premier propageait sur Facebook et Instagram de fausses informations sur la guerre en Ukraine, imitant notamment des sites de presse. Le second, de plus faible ampleur, visait les citoyens américains à l’approche des élections de mi-mandat.
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