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gustave

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Tout ce qui a été posté par gustave

  1. Le moral demeure un facteur capital de l’efficacité d’une force armée, il ne suffit pas que les combattants cherchent à survivre pour être efficaces, au contraire même (ce qui semble immédiatement dangereux peut être plus sûr à terme). Ceci dit on sait peu de choses des morals respectifs. Il est certainement plus élevé chez les Ukrainiens mais cela n’exclut pas une usure dans certaines unités et inversement on sait peu de choses sur celui des Russes.
  2. Il semblerait que le matériel russe ait globalement bien fonctionné (voir rapport du RUSI entre autres) même s’il y a toujours des difficultés sur certains points, c’est l’emploi ou l’organisation plus que l’état du matériel qui peuvent être discutés. D’ailleurs les Ukrainiens ont globalement le même équipement… Les éléments de langage russes évoquent de plus en plus l’engagement occidental me semble-t-il, ce qui concrétise des années de narratif. Cela pourrait donner prétexte à une mobilisation plus importante de la société russe.
  3. Le problème c'est l’entraînement de l'ensemble des forces, pas la connaissance théorique par une poignée d'experts. Et cela il y a peu d'armées qui y parviennent comme le montrent tous les conflits. Il me semble que les 3000 sont ceux en service (dont en base de réparation?), il y a en plus des centaines (milliers) d'autres stockés un peu n'importe comment. Pour rappeler la prudence nécessaire avant de se précipiter sur les déclarations ukrainiennes. Après quelques jours de recul: https://www.lemonde.fr/international/live/2022/05/02/guerre-en-ukraine-en-direct-le-point-sur-l-aide-que-la-france-a-apportee-a-l-ukraine-berlin-se-dit-pret-a-soutenir-un-embargo-europeen-sur-le-petrole-russe_6124402_3210.html [...] a affirmé, lundi, un haut responsable du Pentagone. « [...] Nous ne pouvons pas confirmer les informations selon lesquelles il a été blessé », a-t-il ajouté. Un conseiller du ministre ukrainien de l’intérieur, Anton Guerachtchenko, avait affirmé dimanche que de nombreux officiers russes avaient été touchés dans une « explosion » à Izioum, dans l’est de l’Ukraine, ajoutant que Valéri Guerassimov était sur place. Un autre conseiller du ministère de l’intérieur, Viktor Androussiv, a, de son côté, affirmé à la télévision ukrainienne que Guerassimov n’avait pas été blessé. « Nous avons la confirmation qu’il était là, dans la région d’Izioum (…). Nous avons certaines confirmations qu’il n’a pas été blessé », a-t-il dit.
  4. On va attendre une confirmation autre qu’ukrainienne avant de faire des conclusions aussi définitive, même si c’est tout à fait possible…
  5. On peut tout de même douter du fait que des opposants russes fassent sauter ou brûler leur entreprise…
  6. Cela sent largement la campagne psy Ops. Meme s’il ne faut pas exclure des affrontements avec les forces tchétchènes qui n’ont pas l’habitude de rendre des comptes, cette histoire de tchétchènes qui pousseraient les Russes au combat ne cadre pas du tout avec l’histoire de l’armée russe et avant elle soviétique ni avec les rapports entre Russes et Caucasiens.
  7. J’ai du mal à croire à une offensive blindée ukrainienne. Sans couverture aérienne difficile d’envisager quelque chose de massif et les Russes qui ont généralisé les capacités anti chars se trouveraient cette fois du bon côté en défense… Sauf à ce que le dispositif russe soit terriblement affaibli pour rejouer Cobra. Sacrée prise de risque à mon sens. D’autant que la logistique devra suivre… En revanche ces brigades permettent de basculer rapidement des renforcements puissants même en nombre réduit pour colmater des brèches. C’est ce que le positionnement rapporté par Jomini me laisserait penser. pour le TB2 on pourrait ajouter que la majorité des matériels militaires détruits connus l’ont été au tout début des opérations alors que les Russes ne disposaient vraisemblablement d’aucun dispositif sol air effectif.
  8. Oui Jomini est clairement pro ukrainien et ne s’en cache pas. Il assume modifier ses articles pour ne pas nuire aux Ukrainiens (et c’est très compréhensible, mais cela nous ramène aux biais de notre connaissance de la situation). Ainsi Kherson où les Russes sont selon certains sur le point d’être chassés depuis des semaines…
  9. Non. L’engagement militaire soviétique en appui du Nord Vietnam est connu. En revanche il n’est à ma connaissance pas publiquement revendiqué et encore moins en tant que volonté de saigner l’armée US. Ton lien ne dit en rien le contraire (lecture en diagonale certes). Clairement pas la situation actuelle. http://communismeetconflits.over-blog.com/2013/11/l-urss-et-la-guerre-du-vietnam.html l'URSS fut le principal soutien militaire et économique du Nord-Vietnam, qu'elle a mis à son service sa propagande pour dénoncer l'intervention américaine et qu'elle a refusée publiquement d'assurer une médiation entre les belligérants. Mais pour lui, l'URSS a cherché activement une solution négociée au conflit. Les dirigeants soviétiques craignaient que cette guerre dégénère en conflit nucléaire ou au moins en affrontement direct avec les Américains. Ils cherchaient également à endiguer l'influence grandissante de la Chine en Asie du Sud-Est et voulaient éviter que la poursuite de la guerre freine les perspectives de détentes avec les États-Unis. De 1965 à 1967, les Soviétiques veulent contenir le conflit et amener les Américains et les Nord-Vietnamiens à négocier. Mais les Américains pensent alors pouvoir gagner militairement le conflit tandis que l'influence soviétique sur le gouvernement d'Hanoï est faible. C'est pour remédier à cette dernière faiblesse que l'URSS accroît son aide au Nord-Vietnam. Les Soviétiques sont dans une position difficile car s'ils refusent de jouer les médiateurs c'est pour ne pas s'aliéner les Nord-Vietnamiens et les pousser dans les bras chinois. Mais ils ne cessent de jouer les intermédiaires entre les adversaires. L'année 1968 marque un tournant dans la guerre. Nord-Vietnamiens et Américains prennent conscience que la guerre peut être longue et qu'une solution militaire est difficile à trouver. En mars, Hanoï répond favorablement à l'offre de négociation du président Johnson mais les pourparlers s'enlisent vite. Moscou compte profiter de la nouvelle situation pour maintenir et renforcer les liaisons entrent les belligérants. Ils conçoivent et proposent des solutions aux problèmes qui empêchent les deux parties de progresser. Ils proposent des compromis acceptables ce qui permet d'ouvrir des négociations tripartites à partir de janvier 1969. Jusqu'en 1973, les Soviétiques reviennent à une position plus en retrait, jouant les facteurs entre les parties. C'est alors l'administration de Nixon qui fait des avances à l'URSS. Les Américains veulent mettre fin au conflit vietnamien pour aller de l'avant dans la politique de détente. Ils cherchent donc à impliquer fortement les Soviétiques dans les négociations mais ces derniers refusent le chantage américain qui lie les progrès de la détente à la fin de la guerre du Vietnam. Les Américains se tournent donc vers les Chinois ce qui conduit à la visite de Nixon à Pékin en 1972.
  10. Je suis surpris par le nombre d’Iskanders. Je ne pensais pas leur production si nombreuse.
  11. gustave

    Luftwaffe

    Qui n’ont pas de dissuasion (hors UK), ni de porte avions, etc… Il y a des choix liés à la doctrine effectivement mais à effectif et budget constant l’acquisition de CH veut dire se priver de quelque chose… Ce n’est pas pour rien que c’est le COS (qui emploie mais ne paie pas) qui demande des CH et que l’AdT et l’AAE (qui paient) rechignent. Personne ne conteste le besoin, juste sa priorisation.
  12. gustave

    Luftwaffe

    C’est un peu comme les avions de combat, il y a ceux qui peuvent se payer des CH et des UH plus tout le reste et ceux qui font avec les UH pour garder tout le reste…
  13. aucune confirmation de cette rumeur fuitee il y a un mois par les US à la veille d’une rencontre entre ministres des affaires étrangères US et chinois… autant dire à prendre avec de très grosses pincettes
  14. Des T34 de monuments ont été remis en service en 2014, des T62 fournis à l’armée syrienne après 2015… Un peu de travail mais rien d’insurmontable pour les bases de réparation dont c’est le travail (après il faut prioriser). Le problème est bien dans les équipements électroniques qui eux ne se contenteront pas d’un coup de G414.
  15. ce n’était pas ouvertement, je ne crois pas qu’il y ait eu de déclaration soviétique reconnaissant cet engagement, tout comme pour les US en Afghanistan il me semble. C’est ce qui différencie engagement ouvert (revendiqué) discret (revendiquable) et clandestin (non revendiquable). Et ces appuis visaient officiellement à appuyer un pays contre une agression, pas à saigner à blanc le concurrent (ce qui pouvait être sous entendu mais pas proclamé comme cela a été fait par POTUS). Il faudrait reprendre les déclarations officielles US sur l’Afghanistan
  16. gustave

    Luftwaffe

    Et le soutien (ainsi que le prix). Quant à la survivabilité il est difficile d'avoir avec un Chinook les trajectoires d'un Caracal. Et à la moindre perte c'est plus de gars au tapis. Après il embarque une section... Mais globalement c'est à mon sens plus d'inconvénients que d'avantages dans un conflit de haute intensité.
  17. Ouvertement? Je ne crois pas. Le matériel soviétique est très facile à entretenir et supporte très bien des conditions de stockage déplorables. La question est plus dans les équipements électroniques. Pas forcément incontournable pour certaines tâches. Il demeure que le niveau des équipements russes (je ne parle pas des séparatistes assez pauvrement équipés en équipement lourd comme individuel) m'interpelle: des matériels très anciens ont été observés alors que les plus modernes (T-90M par exemple) l'ont assez peu été (de ce qui a été observé). D'un côté on peut imaginer qu'ils ont été préservés face à l'OTAN, mais j'ai du mal à croire qu'ils le soient encore au vu des besoins russes.
  18. A priori les investissements nécessaires sont colossaux et les savoir-faire nécessaires pour graver au meilleur niveau quasiment inaccessibles sans un très long développement, avec les sociétés en place qui rentabilisent leur production (donc plus performante et/ou moins cher). https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/la-force-du-made-asia-14-taiwan-champion-du-semi-conducteur https://www.franceinter.fr/emissions/le-13-14/le-13-14-du-jeudi-11-novembre-2021
  19. Pas que... Un tout fraichement acquis SOUVIM (sur une flotte de 5 il me semble) en avait été victime, suscitant une colère mémorable du CEMAT...
  20. Même pas, stocks (le mot n'est même pas adapté, exemplaires serait plus adapté) anecdotiques et utilisés à l'instruction. Idem, stock anecdotique sans aucun rab à ma connaissance...
  21. Si tant est que la notion d’armement défensif ait du sens…
  22. Le récit sur les stocks russes inutilisables repose sur peu de choses dont rien ne prouve que ce soit véridique ni surtout représentatif (c’est peut-être le cas, mais dire que trouver 500 chars en Russie est une tâche herculéenne ne me semble pas le plus vraisemblable). Pour l’heure il ne semble pas que les forces russes manquent d’équipements lourds. Ce sera peut-être le cas bientôt ou plus tard. Inversement les unités ukrainiennes en formation me semblent à prendre avec la même prudence. C’est une chose de défendre son village sur un axe unique sans variantement possible, s’en est une autre que de se former au combat blindé mécanisé à grande échelle. Il y aura évidemment des résultats mais à quelle échelle, et quand? Je modèrerai cet optimisme avec la perception que les dirigeants russes peuvent avoir des déclarations US selon lesquelles ils visent à saigner à blanc la Russie. Je ne crois pas que des propos aussi directs aient été tenus de toute la guerre froide.
  23. https://thehundred.substack.com/p/why-has-the-russian-military-performed? notamment l’absence de planification et de délai de préparation laissé aux militaires
  24. Les armes récentes stockées sont souvent usées ou servent de rechange, voire sont dédiées à des emplois précis. Les autres dépendent souvent de chaînes qui n’existent plus (pièces, munitions…).
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