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herciv

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Tout ce qui a été posté par herciv

  1. Je crois qu'il y a de toute façon accord sur le fait que sans renonciation aux armes US, les négo ne servent à rien.
  2. Il est génial ton article. Tertrais sert clairement d'ouvreur de négociation. Le point de départ des Français est donc le suivant : - Pour avoir la protection des ogives française il faut renoncer à la protection US. Point non discutable. - Tous ce que vous payez est à vous et sous votre responsabilité, tout ce que nous payons est à nous sous notre responsabilité. Il suffit de définir ce qui est payé de manière commune. - On a tout le temps qu'il faut. Y'a pas d'urgence.
  3. Macron joue avec le feu : l’euro va-t-il briser l’hégémonie du dollar ? – Tribune libre https://www.eurasiareview.com/12022026-macron-playing-with-fire-will-the-euro-shatter-the-dollars-hegemony-oped/ Par Madjed Sakhri Dans une démarche qualifiée de « déclaration d’indépendance financière » – voire de « déclaration de guerre économique » –, le président français Emmanuel Macron a porté son défi à Washington à un niveau sans précédent. Il ne s’agit plus de simples escarmouches commerciales, mais d’une tentative délibérée de mettre fin à l’ère de la « vassalité financière » imposée par le dollar américain au continent européen depuis des décennies. Euro-obligations : l'option nucléaire financière Macron a officiellement exhorté l'Union européenne à émettre des obligations communes (euro-obligations). Cette manœuvre est bien plus qu'un simple outil fiscal ; c'est une véritable bombe géopolitique qui menace les fondements de l'ordre financier mondial. Le Bloc unifié : mobiliser 450 millions d’Européens en tant qu’emprunteur unique crée un concurrent redoutable pour les obligations du Trésor américain. Contester le dollar : l’objectif stratégique est de positionner l’euro comme un arbitre mondial dominant, en brisant l’ emprise du dollar sur les économies internationales. Souveraineté ou extinction : le manifeste parisien de Macron Macron affirme qu'il défend la « souveraineté européenne » depuis neuf ans et qu'il estime que le moment de vérité est enfin arrivé. Le tournant idéologique : le président français affirme que l’Europe doit cesser d’être une « ombre géopolitique » pour les superpuissances comme les États-Unis et la Chine. De la défense à l'autonomie monétaire : après avoir jeté les bases de la coopération européenne en matière de défense, Macron s'attaque désormais à l'étape la plus périlleuse : l'indépendance monétaire . Il considère la gestion d'une puissance économique majeure avec une mentalité de subordination comme une erreur historique qu'il est déterminé à corriger. La riposte américaine attendue : un ouragan de droits de douane et de taux d’intérêt Il est peu probable que Washington reste passif face à cette insurrection financière. L’administration Trump dispose d’un arsenal redoutable de moyens de dissuasion dont elle a déjà commencé à faire usage. Guerre commerciale totale menaces de droits de douane punitifs pouvant atteindre 200 % sur les exportations européennes, visant à paralyser l’économie française. L’ arme des taux d’intérêt : La Réserve fédérale pourrait utiliser les hausses de taux d’intérêt comme une arme pour renforcer l’ attrait du dollar , ce qui aurait pour effet de drainer les liquidités des marchés européens et d’étouffer le projet d’euro-obligations à ses débuts. Diviser pour mieux régner : exercer une pression bilatérale sur Berlin et La Haye pour creuser les divisions européennes concernant la mutualisation de la dette. Pourquoi l'ordre mondial est-il ébranlé ? Les architectes financiers estiment que le succès du « plan Macron » redessinerait fondamentalement la carte des puissances mondiales : Neutralisation des sanctions : Si les euro-obligations devenaient une alternative mondiale viable, Washington perdrait son principal outil de coercition : « l’épée du dollar ». Désamorcer le pouvoir de la Fed : La Réserve fédérale américaine perdrait son contrôle absolu sur la liquidité mondiale, ouvrant la voie à un monde financier multipolaire qui rejette les diktats unilatéraux. Le pari risqué de Macron : un incendie qui pourrait consumer l’Europe Alors que Macron tente de se présenter comme le « sauveur » de la souveraineté européenne, de nombreux réalistes estiment que ces provocations pourraient porter le coup de grâce à l'unité de l'UE. Un affrontement direct avec le dollar, dans un contexte de tensions franco-allemandes chroniques et d'une économie européenne fragile, risque de mener à l'isolement plutôt qu'à l'indépendance. Le pari risqué de Macron sur la monnaie et la souveraineté, à ce moment instable, met le risque d'embraser le continent et d'anéantir l'influence continentale restante de la France, exposant les pays euro-dépendants à un déluge impitoyable de sanctions et de barrières commerciales américaines.
  4. Je ne nie pas les problème de la France. Mais çà serait bien que Allemagne et Italie balayent chez eux compte tenu de leurs démographies respectives.
  5. herciv

    Le F-35

    Le f-35 ne decoit jamais. Je savais qu'il y avait des difficultés d'integration mais je n'aurait jamais pensé que le JPO en était directement responsable. https://www.opex360.com/2026/02/12/lus-air-force-aurait-recu-des-f-35a-provisoirement-prives-de-radar/
  6. Oui j'avais entendu çà ce matin. A noter l'écart de taux entre la France et l'Allemagne s'est nettement réduit depuis 6 mois. Ca veut dire que malgré les difficultés à verrouiller un budget l'économie française fait de moins en moins peur par rapport à l'Allemande.
  7. @Mobius1 ben quoi ils sont complémentaires non. Un qui connait super bien les gen4 et l'autre super bien les gen5. Ca aide pas à faire un super avion ?
  8. Evidemment çà fait 8,3 millions de consommateurs en moins. Ca fait aussi beaucoup de travailleurs à bas salaire en moins et donc toute une économie dont de larges pans fonctionne grâce à ces travailleurs à bas coût qui va avoir du mal à exister.
  9. Elle n'a pas que du mauvais cette PPE3 et notamment la place de plus en plus grande faite au stockage de l'énergie produite avec les intermittents. Ce stockage n'est malheureusement pas intégré au obligations des producteurs intermittents. Mais on sent que çà pourrait devenir une de leur obligation.
  10. Oui mais irrémédiablement c'est voué à l'échec quand on n'a que des petits vieux et une énergie super chère pour développer son industrie.
  11. La réalité reprend ses droits. L'économique pour la France mais surtout l'urgence de la pyramide des âges chez nos voisin et le prix de l'électricité qui va irrémédiablement attirer les industriels électro-intensifs chez nous. La complexité non maitrisées des produits vantés par des industriels qui ont perdu le contact avec le terrain
  12. Je ne suis même pas sûr que Airbus ne va pas trouver sur son chemin pour le MGAS ... Rheinmetal qui va pouvoir revendiquer son expérience sur la 5gen au contraire de Airbus.
  13. Il semble que les commentateurs économiques ont une tout autre approche des commentaires de Macron. Pour eux le problème n'est pas Franco-Allemand mais bien Industriel. La politique du Best Athlète a bien été appliquée sur d'autres pilier. En refusant de trancher et surtout en mettant l'avenir du MGCS dans la balance Macron n'est absolument pas allé dans le sens allemand puisqu'il ne met pas la pression à Dassault. Au contraire ils les laissent s'enfoncer et constater l'isolement et l'incompétence de Airbus pendant que Dassault avance sur le F5 et que l'Eurofighter vieilli. Là tout de suite l'Allemagne doit elle-même tuer le SCAF et ...le MGCS. Moi je n'ai plus qu'une seule question. Qu'adviendra-t-il de l'architecture système ? Est-ce tout le projet qui saute ? Est-ce que la France supprimera également son financement sur le sujet ?
  14. Je répond ici c'est plus approprié. Je trouve que c'est une remarque très politique. Parce que la tendance montre en fait que tous les pays qui nous critiquent tant en Europe vont en fait avoir une trajectoire qui vont les rendre très comparable à la France et qu'en fait la situation va nous donner un net avantage dès 2030. C'est inéluctable. Sur l'histoire du vieillissement je rappel que le départ à la retraite jeune nous donne un avantage sur les autres pays en terme social. Il vaut mieux travailler et donc cotiser en France qu'en Allemagne ou en Italie. Leur déficit budgétaire va donc très vite se tendre principalement à cause de perte de prélèvements dû au vieillissement de leur population beaucoup plus rapide que chez nous et dû aussi aux pertes de recette sur les entreprises prêtes à se délocaliser en France pour profiter de l'électricité pas chère et d'une main d'oeuvre encore relativement jeune. A l"inverse le notre va s'améliorer grâce à nos différents avantages structurels (surtout électricité pas chère et main d'oeuvre encore jeune). Soyons clair ces pays (Italie et Allemagne principalement) en sont parfaitement conscient. Euh ils se battent pour retarder ce problème et conserver leur force vive chez eux. Mais leur désavantage structurel est tel qu'il n'est pas rattrapable avant au moins une quinzaine d'année et à condition d'investir à marche forcée dans le nucléaire. La conséquence immédiate la plus évidente est sur le mittelstand italien et allemand : le tissu de PME qui perd en compétence et en investisseurs locaux. L'Italie er l'Allemagne (et la Pologne) ont le même problème à gérer. Si Eurobond il y avait il profiterait bien évidemment de manière évidente plus à la France qu'à nos compétiteur européens. L'Allemagne et l'Italie n'en veulent pas principalement pour cette raison. Les Eurobond hâteraient leur déchéance.
  15. Non c'est clair que çà n'est qu'une partie du chemin. Mais çà représente déjà un bout non négligeable.
  16. Voilà ce que les US doivent faire financer et pour lequel ils vont se trouver en concurrence avec la Chine, L'UE et leur propres entreprises. Rapport du CBO, l'un des chiens de garde du congrès. « La trajectoire budgétaire n'est pas viable » : lhttps://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/la-trajectoire-budgetaire-nest-pas-viable-les-etats-unis-foncent-vers-un-deficit-de-plus-de-3000-milliards-de-dollars-en-2036-2215373 Les Etats-Unis foncent vers un déficit de plus de 3.000 milliards de dollars en 2036 Les droits de douane vont bien remplir les caisses de l’État mais pèsent sur l'économie, estime l'agence budgétaire du Congrès. Avec des déficits voisins de 6 % du PIB, la charge de la dette va dépasser les 2.000 milliards par an d'ici 10 ans. La réforme fiscale votée l'été dernier va creuser un peu plus le déficit américain. (Photo Mark Schiefelbein/Ap/SIPA) Par Bastien Bouchaud Publié le 12 févr. 2026 à 06:22 Une hirondelle ne fait pas le printemps. Le déficit américain est tombé sous les 100 milliards de dollars en janvier grâce à la manne des droits de douane, une chute de plus d'un quart en un an, s'est félicité le Trésor mercredi. Mais l'embellie ne devrait pas durer, à en croire les dernières projections de l'agence budgétaire du Congrès (CBO), publiées le même jour. « La trajectoire budgétaire n'est pas viable » a mis en garde Phillip Swagel, le directeur du CBO. Le déficit américain devrait rester relativement stable cette année et la prochaine, à moins de 1.900 milliards de dollars, soit environ 5,8 % du PIB. Il repart ensuite à la hausse pour atteindre 6,7 % du PIB et plus de 3.000 milliards de dollars en 2036, tiré par l'envolée inéluctable de la charge d'intérêt qui représentera plus des deux tiers du déficit à cette date. « Ces déficits importants et persistants sont inhabituels d'un point de vue historique, étant donné que le taux de chômage devrait rester inférieur à 5 % », a souligné Phillip Swagel. Les droits de douane dépassent l'impôt sur les sociétés Les politiques économiques mises en place par Donald Trump depuis son retour au pouvoir ont été passées au crible par les experts du CBO, de la « One Big Beautiful Bill » aux droits de douane, en passant par la chute drastique de l'immigration. Au total, les changements orchestrés par les républicains devraient accroître le déficit à hauteur de 1.400 milliards de dollars sur dix ans. La réforme fiscale votée l'été dernier va certes stimuler l'économie cette année et porter la croissance à 2,4 %. Mais l'agence budgétaire s'attend à un rythme de croisière de 1,8 % seulement au cours de la décennie à venir, insuffisant pour absorber la hausse des dépenses sociales. Les modestes pressions inflationnistes causées par la réforme pèsent lourdement sur la facture de la charge d'intérêt. L'un dans l'autre, la « Beautiful Bill » devrait coûter environ 100 millions de dollars aux finances publiques, si tant est que les cadeaux fiscaux, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, ne sont pas pérennisés. 18.000 milliards de dollars et des promesses en l'air : les « deals » de Trump entre fantasme et réalité Le ralentissement de la croissance esquissé par le CBO a fait bondir les élus républicains. « Grâce aux politiques favorables à la croissance mises en place par les républicains, les taux d'intérêt baissent, les investissements des entreprises augmentent et la croissance du PIB devrait atteindre 3 % ou plus », a réagi le président de la commission budgétaire à la Chambre, Joe Arrington. Les « accords commerciaux historiques de Donald Trump » vont attirer 9.600 milliards de dollars d'investissement, a-t-il insisté, reprenant un chiffre de la Maison-Blanche largement surévalué. La dégradation des finances publiques américaines pourrait de fait s'accélérer si la Cour suprême invalide les droits de douane mis en place par Donald Trump ces derniers mois. Les douaniers américains pourraient rapporter davantage au budget fédéral cette année que l'impôt fédéral sur les sociétés, une première depuis 1934, au moins. Au total, les tarifs devraient permettre de réduire le déficit de 3.000 milliards de dollars sur dix ans, indique le CBO, qui estime qu'ils seront supportés à 95 % par les Américains, consommateurs et entreprises, le reste étant pris en charge par les exportateurs étrangers. Près de 60.000 milliards de dette en 2036 La lutte contre l'immigration légale et illégale va par ailleurs accentuer les problématiques démographiques aux Etats-Unis. L'assèchement des flux de migrants à la frontière avec le Mexique et la montée en puissance des expulsions d'immigrés sans papiers va se traduire par 5,3 millions de résidents américains en moins en 2035 que ne le prévoyait le CBO début 2025. D'ici là, Washington devra également s'attaquer au déficit de la Sécurité sociale. Les excédents accumulés par le programme ces dernières décennies seront épuisés d'ici 2032, un an plus tôt que prévu, à cause de l'atonie de la démographie. « Aux Etats-Unis, les entreprises ont peur et préfèrent attendre plutôt que d'embaucher » Résultat, la dette publique fédérale devrait franchir le seuil des 120 % en 2036, avertit le CBO. Le record historique de 106 % du PIB, établi à la sortie de la deuxième guerre mondiale en 1946, sera battu dès 2030, avec plus de 38.000 milliards de dollars de dettes. En 2036, au terme de sa fenêtre de projection, le CBO s'attend à ce que le volume de dette américaine s'approche des 60.000 milliards. « Avec une dette avoisinant les 100 % du PIB et en augmentation, nous entrerons dans la prochaine crise avec un ratio d'endettement plus élevé que jamais », a regretté Maya MacGuineas, la présidente du Comité pour un budget fédéral responsable. « Dans le contexte actuel, alors que nous sommes confrontés à des défis allant du vieillissement de la société à l'intensification des rivalités géopolitiques, opérer avec un tel désavantage auto-imposé revient ni plus ni moins à se saboter soi-même », estime-t-elle.
  17. Je remet la discussion ici. Je pense sincèrement que la France est en position de force économiquement parlant grâce aux coût très faible de l'électricité que permet le parc nucléaire. Les projets électros intensifs n'ont pas de meilleure emplacement que la France. Dans ces conditions Italie et Allemagne tentent tout pour conserver leur avantage concurrentiel en favorisant les projets avec subvention (et donc sans eurobonds qui favoriseront de facto la France). J'ai fait une simulation de l'apport en PIB annuel pour la France des différents projets déjà annoncés par les industriels tout segment confondu (services, industries lourde, projet d'extraction, Giga factories, etc, etc). Ca génère environ 100 milliard de PIB en rab à l'horizon 2035 avec une montée en puissance intermédiaire. Pour l'Allemagne et l'Italie et la France il faut tenir compte du vieillissement de la population différent entre les trois pays, également du coût de l'électricité très différent et enfin de la robotisation de l'industrie. Le cout de l'électricité implique que tous les usages électro-intensif ont beaucoup plus de chance de s'installer en France sans aide. Ou que s'il faut faire un choix d'implantation la France a beaucoup plus de chance d'être choisie. Par exemple avec la réorientation de l'électrification du parc automobile il y a plusieurs projet d'usine de batteries qui ont été stoppées sauf en France. Ensuite si on tient compte des prélèvement obligatoire ce surcroît de PIB génèrera au alentour de 40 milliard de prélèvement. Je tiens à préciser que cette comparaison montre comment chacune des parties arrive à la scéance de cette semaine avec ce sujet en tête. L'Italie et L'Allemagne sont dors et déjà largement désavantagées par ce prix de l'électricité qui rend tout usage électro-intensif bien plus intéressant en France qu'ailleurs ... même pour une PME.
  18. J'ai fait une simulation de l'apport en PIB annuel pour la France des différents projets déjà annoncé par les industriels tout segment confondu (services, industries lourde, projet d'extraction, Giga factories, etc, etc). Ca génère environ 100 milliard de PIB en rab à l'horizon 2035 avec une montée en puissance intermédiaire. Pour l'Allemagne et l'Italie et la France il faut tenir compte du vieillissement de la population différent entre les trois pays, également du coût de l'électricité très différent et enfin de la robotisation de l'industrie. Le cout de l'électricité implique que tous les usages électro-intensif ont beaucoup plus de chance de s'installer en France sans aide. Ou que s'il faut faire un choix d'implantation la France a beaucoup plus de chance d'être choisie. Pour faire simple il y a plusieurs projet d'usine de batteries qui ont été stoppée sauf en France. Ensuite si on tient compte des prélèvement obligatoire ce surcroît de PIB génèrera au alentour de 40 milliard de prélèvement. Je tiens à préciser que cette comparaison montre comment chacune des parties arrive avec ce sujet en tête. L'Italie et L'Allemagne sont dors et déjà largement désavantagées par ce prix de l'électricité qui rend tout usage électro-intensif bien plus intéressant en France qu'ailleurs ... même pour une PME.
  19. Donc calme apparent sur dossier Groenland. Remarques quand même le dossier prend une tournure économique et sécuritaire. La tournure liberté et social est totalement inutilisable pour les US.
  20. Je met l'interprétation ChatGPT de l'article au-dessus : Cet article discute de la dynamique actuelle du dollar américain, qui semble perdre son influence et sa dominance sur les marchés mondiaux. Voici un résumé des points principaux : 1. Le Yen reprend de la force L’article commence par souligner que le yen japonais, longtemps négligé et sous pression, retrouve de la vigueur grâce à plusieurs facteurs. L’un des éléments clés est la stabilité des rendements des obligations japonaises (JGB), qui reste calme malgré des victoires politiques importantes au Japon. Cette stabilité permet au yen de respirer, notamment avec l’arrivée de capitaux étrangers attirés par les actions de Tokyo. L’article suggère que cette situation pourrait sérieusement affaiblir les positions longues en USD/JPY, rendant le yen plus fort. 2. Le dollar perd de sa force Le dollar, quant à lui, semble vaciller non pas en raison du yen, mais parce que les défenseurs du dollar ont cessé de le soutenir avec la même fermeté qu’auparavant. Des déclarations comme celle de Kevin Hassett, du Conseil économique national, ont laissé entendre que les faibles chiffres de l'emploi ne devaient pas inquiéter, mais les marchés ont interprété cela comme un signal inquiétant. Cela a créé des anticipations de baisse des taux, ce qui pèse sur le dollar. Le DXY, l'indice du dollar, reste enfermé dans une fourchette étroite, attendant de nouvelles données pour décider de sa direction. 3. L'Euro et le Yuan gagnent en force L’article note que l'euro est soutenu par une amélioration générale de la zone euro et que la monnaie se renforce sans provoquer de forte euphorie. Le renminbi (yuan chinois) est également à son plus haut niveau depuis 2023, soutenu par des anticipations de flux de réserves et de portefeuilles étrangers. L’inclusion du yuan dans les droits de tirage spéciaux du FMI il y a dix ans semble porter ses fruits, et l'idée d’un système monétaire moins centré sur le dollar devient plus tangible. 4. Le dollar et la politique américaine L'article aborde ensuite la politique économique américaine, soulignant que la stratégie de Washington vise à favoriser la croissance et à maintenir des conditions financières souples, en mettant moins l'accent sur la stabilité des prix. Cela se traduit par une réduction de l’indépendance de la Fed, qui pourrait être influencée par des considérations politiques, notamment à l'approche des élections de mi-mandat. Cette flexibilité politique pourrait affaiblir la crédibilité du dollar à long terme. 5. Le rôle de la Fed et des déficits budgétaires L’article met en lumière les difficultés de la politique monétaire, alors que la Fed semble de plus en plus impliquée dans la monétisation des déficits budgétaires, ce qui pourrait affaiblir la confiance dans le dollar. Cette expansion du bilan de la Fed, qui ne se limite plus à une réponse d'urgence mais devient structurelle, inquiète les marchés. La politique monétaire assouplie devient une manière de maintenir l’économie à flot, mais cela crée des tensions sur la crédibilité du système financier américain. 6. L'or comme ultime baromètre Enfin, l’article conclut en soulignant que l’or devient un indicateur de la perte de crédibilité du dollar. Lorsque les rendements obligataires sont manipulés politiquement et que la Fed soutient le marché obligataire, l’or devient une valeur refuge, réagissant non pas aux discours officiels, mais à l’érosion discrète de la confiance dans le dollar et les actifs financiers liés à la politique américaine. Conclusion En résumé, l'article indique que le dollar américain perd progressivement sa domination sur les marchés financiers mondiaux, alors que des monnaies comme le yen, l’euro et le yuan prennent de la force. Cette évolution est alimentée par un mélange de facteurs politiques, économiques et financiers, notamment les choix de la Fed, l’influence croissante des autres monnaies et la gestion des déficits américains. En conséquence, l'or devient un baromètre de cette érosion de confiance dans la politique monétaire américaine.
  21. La Place du dollar change. Article très technique. J'avoue avoir un peu de mal à comprendre. Il faudra que je le relise. ParStephen Innes Publié 10/02/2026, 03h52 Le dollar américain perd son emprise Les marchés commencent à se négocier à mesure que les lumières de la scène se déplacent. Pas dramatiquement. Pas encore. Mais suffisamment pour que vous puissiez voir se former les contours d’un nouvel acte. Le dollar ne revient pas sur le devant de la scène par défaut et le yen n’est plus traité comme un poids mort enchaîné à un marché obligataire brisé. Le point d’ancrage est le Japon. La stabilité des JGB compte plus que n’importe quel slogan de campagne ou optimisme post-électoral, et en ce moment, ce point d’ancrage tient. Les rendements sont restés contenus même après la victoire retentissante du PLD, et cela seul change la psychologie. Lorsque le marché obligataire refuse de paniquer, la monnaie est autorisée à respirer. Ajoutez à cela une vague de capitaux étrangers se tournant vers les actions de Tokyo, et soudain, Yen japonais a à nouveau un pouls. Il ne s’agit pas ici d’écarts de taux pris isolément. Il s’agit de confiance dans la plomberie. Les investisseurs étrangers votent en fonction de leur taille. Tokyo est devenue une rotation en direct lieu plutôt qu'une réduction pour risque politique. Si les flux d’actions entrants projetés de ¥10 000 milliards se matérialisent au cours des prochains mois, cela incitera à repenser les longs confortables de rendement en USD/JPY. Ce genre de capital n’arrive pas discrètement. Cela penche vers la monnaie. Il rétrécit les sorties pour dollar longs. Une cassure nette en dessous de 155 cesse de paraître ambitieuse et commence à paraître conditionnelle. Un niveau inférieur à 150 nécessite probablement encore une hausse inattendue de la BoJ à court terme, mais le chemin vers la force du yen n’est plus théorique. Pendant ce temps, le dollar vacille non pas à cause du yen, mais parce que les gardiens du récit ont cessé de le défendre. Après le Trésor lié à la Chine À la une des journaux, le dollar a encore baissé lorsque Kevin Hassett, du Conseil économique national, a demandé aux marchés de ne pas paniquer face à la faiblesse des chiffres de l'emploi. Les traders ont entendu quelque chose de complètement différent. Comme dans “que sait-il que nous ne savons pas.” Et puis ajoutez une goutte à Fed NY anticipations d'inflation, et le baisse de taux la piste semble plus proche qu'il n'y paraît Cela laisse le dollar se négocier comme un boxeur sans coin criant des instructions. DXY est actuellement enfermé dans un modèle de maintien de 96,50 à 97,50, en attente de données sur le travail pour déterminer s'il trébuchera ou se stabilisera. ADP, NFIB optimisme, et vente au détail Tout aura de l’importance, mais la véritable tension réside dans les enchères du Trésor. Il n’y a pas encore d’effondrement visible de la demande étrangère, mais la diversification étant soudainement devenue un sujet de discussion, toute enchère douce se répercutera directement sur le marché des changes. Le dollar n’a plus besoin de mauvaises nouvelles. Il faut juste moins d’acheteurs. Dans ce contexte, l’euro fait ce que font les monnaies procycliques lorsque les conditions météorologiques s’améliorent. Cela monte plus haut sans drame. Le sentiment dans toute la zone euro s’améliore discrètement, et les flux en témoignent. L’euro n’est pas poursuivi avec un enthousiasme téméraire, mais il est maintenu avec conviction. EUR/USD au-dessus de 1,19, cela semble justifié et non euphorique. Une poussée vers 1,20 nécessite probablement encore des États-Unis véritablement doux salaires imprimer, mais les baisses sont traitées comme des opportunités plutôt que comme des avertissements. Ce qui compte le plus, c’est la constellation plus large qui se forme autour du dollar. L’euro, le yen et le renminbi penchent tous de la même manière. Le yuan est désormais à son plus haut niveau depuis 2023, alors que les traders anticipent les flux potentiels de réserves et de portefeuilles suite au signal du Trésor chinois. Pékin n’a aucune raison de lutter contre cette force. Une monnaie plus ferme, parallèlement aux gains de l’euro et Franc suisse, soutient discrètement l’idée d’un système de réserves moins centré sur le dollar. L’inclusion du renminbi dans le panier des droits de tirage spéciaux du FMI il y a dix ans n’était pas symbolique. C’était un travail préparatoire et la phase de récompense commence à se faire sentir. De retour au Japon, le débat sur le financement autour de la réduction de la taxe à la consommation de ¥5 000 milliards est sensible mais secondaire. La question de savoir si le gouvernement s’appuie sur les gains des réserves de change via le compte spécial du Fonds de change est politiquement délicate, mais tant que les rendements du JGB resteront calmes, les marchés se tourneront par défaut vers une interprétation du verre à moitié plein. La stabilité achète l’optionnalité. L'optionnalité achète le support monétaire. C’est ainsi que les régimes évoluent dans la pratique. Pas avec un crash, pas avec une proclamation, mais avec une série de petits signaux qui cessent d’être inversés. Le dollar n’est plus défendu de manière réflexive. Le marché obligataire japonais ne bronche plus. Le capital se déplace avec intention plutôt qu’avec peur. Lorsque l’ancre tient et que la marée tourne, les devises bougent non pas parce qu’elles sont poussées, mais parce qu’elles sont enfin autorisées à flotter. Faites-le chauffer et inquiétez-vous de la fumée plus tard Le signal de Washington n’est plus subtil. La politique est volontairement mise en œuvre à chaud. L’idée est assez simple, même si les conséquences ne le sont pas. Favoriser la croissance, faire grimper les prix des actifs, maintenir les conditions financières souples et reporter la facture. Il ne s’agit pas ici d’affiner le cycle ; il s’agit de récolter les voix aux élections de mi-mandat. Lorsque la politique commence à se soucier davantage de la bande des capitaux propres que du bilan, la retenue monétaire devient facultative et la crédibilité devient superflue. Les marchés ont déjà entendu ce genre de musique. Cela commence toujours par du réconfort. La croissance est gérable. L’inflation est contenue. La productivité nous sauvera. Cette fois, la feuille de vigne est une intelligence artificielle. L’histoire raconte que la technologie entraînera un resserrement pour la Fed, permettant aux taux de baisser sans conséquences sur l’inflation. Ce récit donne aux décideurs politiques une couverture à couper tout en insistant sur le fait qu’ils restent vigilants. Les traders entendent tout autre chose. Ils entendent la permission. Kevin Warsh est présenté dans certains cercles comme l'adulte présent dans la pièce, le faucon destiné à calmer les nerfs. Mais les marchés ne négocient pas de reprise ; ils négocient des incitations. Si l’emploi s’affaiblit et que la désinflation apparaît dans les données, personne ne s’attend à une résistance idéologique. Le message dont le prix est fixé n’est pas l’entêtement ; c'est la flexibilité. La flexibilité sous pression politique n’est pas l’indépendance. C'est une option. Le changement le plus important ne concerne pas l’extrémité avant de la courbe. Il s’agit de la fin longue. Une fois que la conversation se tourne vers la coordination de la Fed avec le Trésor et que l’idée de modérer les taux à long terme est présentée comme une vertu plutôt que comme un tabou, le marché obligataire change de caractère. À ce stade, les rendements cessent d’être un outil de découverte des prix et deviennent un apport politique. Les commerçants ne contestent pas cela dans les éditoriaux. Ils le réévaluent en temps réel. Appelez cela un troisième mandat si vous voulez. Le marché appelle cela la monétisation avec de meilleures manières. Si les déficits sont suffisamment importants pour que les marchés libres exigent des rendements plus élevés et que la banque centrale intervient pour empêcher ce résultat, le coût ne disparaît pas. Il migre simplement. Cela apparaît dans la monnaie. Cela se manifeste par des primes à terme. Cela se manifeste dans des actifs qui ne dépendent pas de la confiance pour être compensés. C’est pourquoi l’expansion du bilan est plus importante que la rhétorique. Mettre fin au ruissellement et relancer les achats n’est pas une note de bas de page technique. C'est le récit. Chaque cycle suit le même rythme. Serrez jusqu'à ce que quelque chose grince. Pause. Facilité. Développer. Je promets que c'est temporaire. Laissez ensuite le bilan définitivement plus élevé qu’auparavant. La Fed n’a jamais réussi à inverser ce processus. Il l'a seulement renommé. Avant la pandémie, le bilan était déjà gonflé par rapport aux normes historiques. Après la réponse à la crise, elle est devenue structurelle. Aujourd’hui, ce niveau reste bien plus élevé que celui autrefois décrit comme étant uniquement d’urgence. Et pourtant, nous voici de nouveau en train d’ajouter des liquidités avant même que le dernier excédent ne soit épuisé. Ce n’est pas une politique contracyclique. C'est ça la maintenance du système. C'est ici que l'illusion se brise enfin. La promesse post-étalon-or n’a jamais été uniquement la stabilité des prix. C'était de la gestion. L’idée est que même sans ancre, la monnaie serait gérée de manière suffisamment conservatrice pour préserver la confiance. L’indépendance de la banque centrale a été le théâtre qui a rendu cette promesse crédible. Une fois ce théâtre vidé, les marchés cessent d’applaudir et commencent à se couvrir. Or ne se soucie pas des discours ou des mandats. Il ne répond pas aux conférences de presse. Il réagit à l'érosion. Lorsque les choix politiques privilégient la commodité à la contrainte, l’or ne se rallie pas à la protestation. Il se rallie en signe de reconnaissance. Il ne s’agit pas de parier sur un désastre. Cela marque la différence entre le récit et la réalité. Le commerce n’est pas que l’inflation explose demain. Le problème, c’est que la crédibilité se dégrade discrètement. Les plafonds de rendement, les émissions coordonnées, l’expansion du bilan et l’assouplissement politiquement programmé vont tous dans la même direction. Vous pouvez supprimer la volatilité des obligations pendant un certain temps. Vous pouvez lisser la courbe. Vous pouvez anesthésier la durée. Mais vous ne pouvez pas faire tout cela sans que quelque chose d’autre dise la vérité. Une fois que la Fed commence à amortir le marché obligataire, l’or devient le seul prix honnête restant.
  22. Pendant que l'Allemagne apprend sa géopolitique en n e comprennant pas l'intérêt des eurobonds, La Chine elle avance et vend ses bonds du trésor et le Japon et probablement l'UE se trouve isolé à devoir acheter la dette US. https://asiatimes.com/2026/02/chinas-us-treasurys-exit-could-limit-japans-military-spending/ La sortie de la Chine du Trésor américain pourrait limiter les dépenses militaires du Japon Le changement de cap de la Chine redistribue la responsabilité financière au sein du système dirigé par les États-Unis, le Japon devenant l'un des principaux absorbeurs de l'ajustement qui en résulte par Lakhvinder Singh11 février 2026 Illustration : Liu Rui / Global Times Selon de récents rapports des médias, la Chine a demandé aux banques publiques de réduire davantage leurs avoirs en bons du Trésor américain, accélérant ainsi une diversification de longue date de ses réserves de change. Les données du Trésor américain indiquent que les avoirs de la Chine ont diminué, passant de plus de 1 300 milliards de dollars au début des années 2010 à environ 680 à 780 milliards de dollars à la fin de 2025. Cette réduction représente plus qu’un ajustement de portefeuille de routine ; elle reflète un recalibrage structurel de l’exposition financière avec des implications géopolitiques importantes. Alors que la Chine diminue son rôle d’acheteur majeur de la dette souveraine américaine, d’importantes questions se posent quant à la manière dont Washington financera ses déficits budgétaires croissants. Les États-Unis pourraient dépendre de plus en plus d’acheteurs alternatifs à grande échelle, d’une participation plus active de la Réserve fédérale ou d’une plus grande absorption de la dette américaine par les économies alliées d’Europe et d’Asie. Toutefois, plusieurs économies européennes semblent réticentes à accroître leur exposition à grande échelle. Par conséquent, le fardeau d’ajustement créé par les réductions d’effectifs de la Chine risque davantage de peser de manière disproportionnée sur le Japon. Le Japon occupe une position distinctive au sein de l’architecture financière dirigée par les États-Unis. Il s’agit à la fois d’un allié clé en matière de sécurité, d’un important détenteur de réserves et du siège d’institutions dotées de la capacité de bilan nécessaire pour absorber des quantités substantielles de dette souveraine étrangère, notamment la Banque du Japon et le Fonds d’investissement des retraites du gouvernement. En raison de considérations géopolitiques, stratégiques et liées à l’alliance, Tokyo pourrait avoir du mal à refuser les attentes implicites d’augmenter ses achats de bons du Trésor américain. Ce changement, bien qu’apparemment technique et financier, entraîne des conséquences macroéconomiques, politiques et stratégiques importantes pour le Japon. Une plus grande absorption du Trésor exercerait une pression à la baisse sur le yen, compliquerait la politique monétaire intérieure et limiterait l’espace budgétaire. Au fil du temps, ces pressions pourraient affecter la stabilité économique du Japon, son autonomie en matière de politique monétaire et sa capacité à long terme à financer la modernisation militaire tout en maintenant sa position stratégique dans la région. Paradoxalement, un ajustement financier initié à Pékin pourrait indirectement limiter la capacité de Tokyo à développer les capacités mêmes destinées à contrebalancer l’influence régionale de la Chine. Réaffectation et affaiblissement structurel de l'autonomie monétaire du Japon Le retrait de la Chine des bons du Trésor américain modifie la répartition de la demande sur le marché mondial des obligations souveraines. Concrètement, le déclin d’un gros acheteur nécessite l’essor d’autres. Parmi les économies avancées, le Japon est particulièrement bien placé –en raison de son excédent courant persistant, de ses institutions financières importantes et de ses engagements d’alliance– pour combler une partie de ce vide. Cependant, l’accumulation à grande échelle du Trésor nécessite une conversion cohérente du yen en dollars. Cette dynamique exerce une pression structurelle à la baisse sur le yen. Pour le Japon, dont l’économie dépend fortement des importations d’énergie et de nourriture, une monnaie plus faible se traduit directement par une inflation importée et une baisse du pouvoir d’achat réel des ménages. Ce qui apparaît comme une décision de portefeuille dans la gestion des réserves devient, au niveau national, une question de coût de la vie avec des ramifications macroéconomiques et politiques. Plus important encore, l’absorption soutenue du Trésor limite la liberté politique de la Banque du Japon. Pour maintenir la faisabilité des achats d’actifs à l’étranger sans déstabiliser les marchés intérieurs, le Japon doit maintenir les rendements intérieurs à un niveau bas. Cette logique renforce la poursuite – ou du moins l’ombre – du contrôle de la courbe des rendements et des taux d’intérêt ultra-bas. Par conséquent, la politique monétaire du Japon devient indirectement liée aux conditions budgétaires américaines. Si les déficits américains se creusent et que les émissions du Trésor augmentent, la capacité du Japon à maintenir la normalisation de sa politique intérieure diminue. Il ne s’agit pas d’une perte manifeste de souveraineté mais d’une limitation fonctionnelle. La latitude de la banque centrale pour répondre à l'inflation intérieure, à la stagnation des salaires ou aux bulles d'actifs devient plus étroite car des taux intérieurs plus élevés renforceraient à la fois le yen (rendant l'accumulation du Trésor plus coûteuse) et mettraient à rude épreuve le secteur public japonais lourdement endetté. Ainsi, la gestion macroéconomique du Japon devient subtilement subordonnée aux besoins financiers extérieurs provenant des marchés de la dette américaine. Au fil du temps, cette dynamique érode la flexibilité nécessaire au Japon pour entreprendre des ajustements structurels majeurs, y compris ceux nécessaires pour financer une expansion substantielle de ses capacités de défense. Tension des bilans, frictions économiques et érosion de l’espace budgétaire L’absorption des bons du Trésor américain à une époque où les rendements mondiaux sont élevés introduit un autre niveau de vulnérabilité : le risque de valorisation au marché. À mesure que les rendements augmentent, la valeur marchande des avoirs obligataires existants diminue. Les banques, les assureurs et les fonds de pension japonais – déjà profondément liés aux marchés de la dette publique – sont confrontés à une pression sur leur bilan similaire aux tensions observées dans certaines parties du système bancaire américain en 2023, bien que sous une forme plus lente et plus diffuse. Pour des institutions telles que le Government Pension Investment Fund, une exposition accrue à la dette souveraine américaine à des rendements plus élevés peut sembler attrayante du point de vue du rendement nominal. Cependant, le risque de change, la volatilité de la valorisation et l’exposition à la durée introduisent une fragilité systémique. Les institutions financières deviennent plus sensibles aux changements de politique monétaire américaine, aux anticipations d’inflation et aux débats politiques budgétaires – facteurs totalement indépendants de la volonté japonaise. Simultanément, les conséquences économiques intérieures d’un yen structurellement plus faible s’accumulent. L’inflation importée réduit les salaires réels, freine la consommation et accroît le mécontentement du public. Les défis démographiques du Japon – vieillissement de la population et faible croissance de la population active – limitent déjà l’expansion potentielle de la production. Une pression inflationniste supplémentaire sans croissance correspondante des salaires limite les recettes fiscales et accroît la difficulté politique d’augmenter les impôts pour financer la modernisation de la défense. La dette publique du Japon dépasse 250 % du PIB, soit le taux le plus élevé parmi les économies avancées. Bien que détenue au niveau national, cette dette n’est soutenable que dans des conditions de taux d’intérêt bas. Si le gouvernement cherche à augmenter considérablement ses dépenses de défense – conformément à ses récents engagements stratégiques–, il doit soit augmenter ses emprunts, soit réaffecter ses dépenses. Ces deux options deviennent politiquement et économiquement plus difficiles dans un environnement où la flexibilité politique de la banque centrale est limitée et où le pouvoir d’achat des ménages diminue. Ainsi, une boucle de rétroaction émerge : une plus grande absorption du Trésor affaiblit le yen ; un yen plus faible aggrave les conditions économiques intérieures ; des conditions intérieures plus faibles limitent la capacité budgétaire ; une capacité budgétaire limitée restreint l’expansion de la défense. Dépendance financière et contrainte à la modernisation militaire La posture sécuritaire contemporaine du Japon est définie par ses efforts visant à augmenter les dépenses de défense, à réviser les contraintes doctrinales et à renforcer la capacité de dissuasion en réponse à la présence militaire croissante de la Chine. Ces ambitions nécessitent un engagement budgétaire soutenu sur plusieurs décennies. Les capacités militaires avancées – défense antimissile, expansion navale, cybercapacités et modernisation aérospatiale– nécessitent beaucoup de capital et sont technologiquement exigeantes. Toutefois, l’architecture financière décrite ci-dessus réduit la capacité à long terme du Japon à financer ces initiatives sans encourir de tensions politiques et économiques. Les dépenses de défense entrent directement en concurrence avec les dépenses sociales dans une société qui vieillit rapidement. Si les salaires réels stagnent et que l’inflation importée persiste, la tolérance du public à l’égard d’impôts plus élevés ou d’une réduction des dépenses sociales diminue. Les dirigeants politiques, même après des victoires électorales décisives, opèrent dans le cadre de ces contraintes économiques. L’ironie stratégique devient claire. La réduction de l’exposition de la Chine au Trésor américain est motivée par le désir de se protéger de la coercition financière et d’accroître son autonomie. Mais l’effet secondaire est d’accroître l’exposition du Japon au même système financier que celui dont la Chine sort. Alors que le Japon devient un plus grand partisan marginal des marchés de la dette américains, il importe indirectement les risques financiers associés à l’expansion budgétaire américaine et à la volatilité de la politique monétaire. Dans cette configuration, le Japon évolue vers un pilier critique mais vulnérable du système du dollar. Toute tentative future de Tokyo de réduire son exposition –que ce soit pour des raisons économiques ou politiques– risquerait de déstabiliser les marchés obligataires mondiaux, limitant ainsi sa propre liberté d’ajustement. Cette voie de dépendance enferme effectivement le Japon dans un rôle où la stabilité financière prime sur la flexibilité stratégique. Par conséquent, la capacité du Japon à financer une armée plus forte dépend non seulement de la volonté politique intérieure, mais aussi de la stabilité de la politique budgétaire américaine et de la demande mondiale en dollars. La Chine, en revanche, transfère progressivement ses réserves vers des actifs tels que l’or et diversifie son exposition, augmentant ainsi sa résilience face aux chocs extérieurs. La divergence de stratégie financière se traduit, au fil du temps, par une divergence d’autonomie stratégique. Le résultat est subtil mais significatif : alors que le Japon cherche à renforcer sa posture de dissuasion, les ajustements financiers qui se produisent au niveau mondial limitent les fondements économiques nécessaires pour maintenir cette posture. La décision de la Chine n’est pas conflictuelle mais structurelle. Cela n’affaiblit pas directement le Japon ; cela remodèle l’environnement financier dans lequel le Japon doit opérer. Le retrait de la Chine des bons du Trésor américain ne doit pas être interprété uniquement comme un signal sur l’avenir du dollar ou sur la trajectoire de la rivalité sino-américaine. Son importance plus profonde réside dans la manière dont il redistribue la responsabilité financière au sein du système dirigé par les États-Unis, le Japon devenant l’un des principaux absorbeurs de l’ajustement qui en résulte. Ce changement pourrait affaiblir le Japon grâce à trois mécanismes de renforcement : l'érosion de l'autonomie monétaire, augmentation des tensions au bilan et macroéconomiques et le rétrécissement de l’espace budgétaire disponible pour une expansion durable de la défense. L’effet cumulatif est une réduction progressive de la flexibilité stratégique du Japon à un moment où il cherche à renforcer ses capacités militaires pour contrebalancer l’influence régionale de la Chine. Dans ce contexte, cette démarche reflète une logique stratégique à long terme. En réduisant sa propre exposition à l’effet de levier du dollar tout en augmentant indirectement la dépendance du Japon à l’égard de la même architecture financière, la Chine améliore sa position relative sans confrontation directe. La politique financière fonctionne ainsi comme un instrument subtil qui façonne l’environnement stratégique de l’Asie de l’Est. Les implications ne sont pas celles d’une crise immédiate, mais d’une contrainte progressive. Au fil du temps, le Japon pourrait constater que les coûts économiques associés au maintien de l’architecture financière qui sous-tend ses engagements d’alliance limitent les ressources disponibles pour une manœuvre stratégique indépendante. En revanche, la stratégie de réserves diversifiées de la Chine renforce son autonomie financière et stratégique. En conséquence, l’équilibre régional des pouvoirs peut être influencé autant par les décisions de portefeuille souverain que par les mesures conventionnelles de capacité militaire. C’est pourquoi les décideurs politiques américains doivent faire preuve de prudence stratégique en encourageant une plus grande absorption japonaise des bons du Trésor américain, car une dépendance excessive à l’égard de ce canal risque de saper les fondements économiques qui permettent au Japon de contribuer efficacement à la sécurité régionale. Ne tuez pas la poule qui pond les œufs d’or.
  23. La réponse très économique de L'Allemagne. Aucune vision stratégique. https://www.politico.eu/article/germany-emmanuel-macron-eurobond-proposal/ L'Allemagne rejette la proposition de Macron sur les euro-obligations Le gouvernement de la chancelière allemande a fermement rejeté l'appel du président français en faveur d'une dette commune de l'UE, marquant le dernier d'une série d'affrontements entre Berlin et Paris. Copier le lien Article gratuit généralement réservé aux abonnés Le rejet par Berlin de la proposition d'Emmanuel Macron intervient avant la retraite des dirigeants européens dans un château belge. | Photo de piscine par Benoit Tessier via AFP/Getty Images 10 février 2026 14h13 CET Par Nette Nöstlinger BERLIN — Le gouvernement du chancelier allemand Friedrich Merz a rejeté l'appel du président français Emmanuel Macron à une programme d'emprunt conjoint avant un sommet des dirigeants de l'UE jeudi. Dans une interview Avec six médias européens publiés mardi, Macron a exhorté l'Europe à lancer un plan de nouveaux emprunts communs, ou euro-obligations, pour stimuler l'investissement dans des secteurs stratégiques, le présentant comme une nécessité économique si le continent veut suivre le rythme des États-Unis et de la Chine. Berlin a fermement rejeté le plan quelques heures seulement après la publication de l'interview, marquant le dernier d'une série d'affrontements entre Macron et Merz sur tout, du commerce à la manière de traiter avec les États-Unis. Président Donald Trump. « Nous pensons que, compte tenu de l'ordre du jour [du sommet des dirigeants de l'UE], cela détourne un peu l'attention de ce dont il s'agit réellement, à savoir que nous avons un problème de productivité », a déclaré mardi un haut responsable du gouvernement allemand, proche du chancelier et qui a bénéficié de l'anonymat pour parler franchement. « Il est vrai que nous avons besoin de plus d’investissements », a déclaré le responsable. « Mais pour être honnête, cela s'inscrit dans le contexte du cadre financier pluriannuel », a ajouté le responsable, faisant référence à le budget du bloc pour 2028-2034, qui est actuellement en cours de négociation. Le rejet par Berlin de la proposition de Macron intervient avant une retraite des dirigeants européens dans un château belge axé sur la compétitivité prévue jeudi. Même si les 27 dirigeants du bloc ne devraient pas approuver de résultats concrets, ils visent à identifier les principales priorités pour un prochain sommet des dirigeants de l'UE en mars à Bruxelles. Berlin poursuit trois objectifs clés avant les sommets : un approfondissement du marché unique, des accords commerciaux plus nombreux et plus rapides et une volonté de réduire la bureaucratie, a déclaré le responsable. Sur la question de la compétitivité, Merz prend de plus en plus ses distances avec Macron, qui privilégie des mesures plus protectionnistes et une politique industrielle interventionniste. Merz a plutôt s'aligne de plus en plus avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Le gouvernement allemand a également appelé à des réformes en profondeur du budget de l’UE. « Cela ne peut pas continuer comme avant, les deux tiers du budget étant exclusivement consacrés aux dépenses de consommation dans les domaines de l'agriculture et de la cohésion », a déclaré le responsable. « Nous espérons que les États membres qui réclament désormais de nouveaux financements participeront également à ces efforts de réforme. Il est impossible que les gens réclament plus d’argent mais ne parviennent pas ensuite à s’attaquer aux réformes Le responsable a ajouté : « Le surendettement européen n’est pas sans coût. »
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