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Pol

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Tout ce qui a été posté par Pol

  1. Le problème actuellement de l'Iran, c'est que ce pays n'a plus la même "image" que par le passé. Pendant presque 20 ans, l'idée d'une confrontation avec l'Iran faisait peur, que ce soit ses moyens, l'embrasement générale de l'ensemble de ses alliés (Syrie, Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak, les Houthis au Yémen et dans une moindre mesure le Hamas et la rue palestinienne). On pensait que frapper l'Iran serait déjà très compliqué en raison de ses moyens, que frapper son programme nucléaire une folie inatteignable et qu'on mettrait le feu partout. Aujourd'hui c'est bien différent et l'idée globale a changée. La Syrie d'Assad n'existe plus, enlevant son plus puissant et sans doute seul allié étatique de la région. Sans la Syrie, soutenir le Hezbollah est une autre affaire. Ce dernier est déjà bien affaiblit, nous l'avons vu récemment et n'a plus de base arrière sur laquelle il peut continuer à "soutenir" une confrontation dans la durée (La FINUL va commencer son retrait en fin d'année...). Les milices en Irak ne sont plus ce qu'elles étaient. Les Houthis ne montreront pas plus de ce qu'elles ont montrés jusqu'à présent. Le Hamas n'est plus un problème sécuritaire pour Israël et la rue palestinienne n'est pas non plus en état de faire grand chose (peu importe toute la haine et la détestation qu'il peut y avoir contre Israël chez eux ou chez des particuliers qui commentent sur les réseaux sociaux) On a observé petit à petit un isolement de l'Iran, un affaiblissement régional qui a conduit à faciliter l'intervention israélienne que tout le monde pensait improbable du fait des moyens limités des israéliens à frapper à longue distance de manière intense et prolongée (il y a des pays à traverser, il faut des ravitailleurs etc...). Mais nous avons vu qu'Israël frappait "facilement" l'Iran (à part peut-être un drone abattu, il n'y a pas de pertes militaires), qu'elle avait déjà de nombreuses équipes infiltrées et qu'il y avait un renseignement colossal. Les missiles iraniens, certains en font des tonnes, oui ça a donné beaucoup de belles images qui vont faire plaisir à ceux qui veulent voir Israël se prendre des coups, mais ce n'était pas fou non plus, limite que d'avoir des missiles ne se faisant pas intercepté était pour certains la seule victoire. Là aussi on sait aujourd'hui à quoi s'en tenir, tant dans l'efficacité que dans les effets balistiques iraniens. Là on parle pourtant juste d'Israël, on parle d'un pays sur lequel les iraniens pouvaient se "concentrer". Puis quand les américains ont effectués leur raid sur le site nucléaire, là aussi on a compris qu'à Washington, frapper l'Iran n'était plus un truc inenvisageable. Certains pensaient que cette confrontation allait renforcer les iraniens autour de leurs politiques, mais on voit bien aujourd'hui que l'opposition est là et qu'elle en a marre des conséquences de cette politique. C'est bien beau de crier "mort à Israël, mort à l'amérique", oui ça excite les radicaux et les ceux qui sont opposés à ces pays, mais ça n'améliore pas le quotidien des iraniens. Dans un contexte de contestation populaire, une intervention étrangère qui ciblerait le régime est loin d'être à négliger. Du côté iranien certains pensaient q
  2. Il n'empêche que lorsque tu es militaire (par exemple pilote d'un de ces hélicoptères), quand tu es dans une telle action, ça doit être un sacré truc. Beaucoup s'engagent pour ce genre de choses (surtout dans les FS) mais peu participent vraiment à de telles opérations.
  3. Soit c'est un exploit militaire soit c'est un truc négocié. Il est bien probable que pour Trump on a été du genre "soit on te tue, soit tu te rends". Comment se rendre en gardant la tête haute? Se faire capturer de cette manière. Si dans les temps à venir on voit que Maduro est très coopérant (rendre son pouvoir etc...), une forme d'amnistie, on aura compris. Si dans le cas contraire il est traité comme de la merde, comme un terroriste, alors il y a des chances que tout cela soit à mettre au crédit des forces américaines.
  4. Le problème c'est la formulation globale, c'est la sélectivité de l'information ainsi que la contextualisation. Ces "rapports" placent systématiquement les russes dans une position avantageuse, on parle uniquement des points ou ils avancent. On fait totalement abstraction de leurs pertes, quand ils n'avancent pas à un endroit, on ne va pas dire que les ukrainiens ont repoussés des attaques , infligés des pertes importantes, que les russes ont échoués leurs 10e assaut du mois sur la zone en 10 jours. Non, on va rester sur les russes "poussent", les russes "exercent de la pression" ou les russes "consolident" leurs positions. Puis quand ils vont avancer de 200m sur des éléments que seuls les milblogers russes donnent de l'importance on est dans des "percées", des "effondrements", des "chaudrons", bref on a l'impression que ça y est, l'armée ukrainienne s'écroule, que les russes maitrisent tout ce qu'ils font, que tout se passerait selon un plan qui s'exécuterait parfaitement, méthodiquement. On parle de villages que nul ne connait mais à qui on donne une importance démesurée car ça permet de se rassurer sur le fait que les russes "avancent". On est même bien souvent à parler d'un coin du village, d'un carrefour ou d'autres éléments encore plus petits. Je l'ai déjà dit, on débat sur les actions à l'échelle d'une section sur une carte qu'on agrandit tellement qu'il faut parfois dézoomer pour se rappeler ou l'on se trouve en fait. C'est cette focalisation sur des actions si insignifiantes dans lesquelles en réalité il n'y a que peu de masses engagées (donc qui n'aboutira ni à des encerclements majeurs, ni des percées stratégiques ni à une attrition massive). Que ces rapports parlent parfois depuis 2 ans de la même zone mais qu'on oublie de rappeler pourquoi ça patine. On refuse de penser qu'en fait les multiples échecs d'assauts russes sont peut-être plus problématiques à long terme que leurs quelques avancées. On veut juste se dire que les russes avancent, on ne veut voir que ça, on ne veut parler que de ça et on veut donner l'impression que le seul développement du conflit repose sur ça. Dans ce genre de résumé, la question n'est pas de savoir si oui ou non il est vrai que les russes ont pris l'enclos à mouton d'Igor au sud du village de Chéplusou et de conclure que l'information est fiable car ça s'est confirmé plus tard. Le truc c'est d'omettre de dire que par exemple 10 groupes d'assauts russes ont été éliminés ou repoussés en X semaines/mois avant de prendre une position qui aujourd'hui est généralement totalement déserte de défenseurs tant les drones ont imposés un no man's land. On ne garde que l'exploit du groupe qui a réussit et on oublie tout le reste. Sauf que le problème c'est que pour le prochain point à atteindre, ce sera le même scénario, on va parler (ou on arrête d'en parler) pendant des mois de russes qui "poussent" ou "exercent une pression" et non de défenseurs qui détruisent les groupes d'assauts russes. Puis quand ça passe, on parle des avancées russes, on idéalise des percées, des effondrements avant de comprendre qu'on recommence encore et encore. Combien de fois on a juste un drone qui va filmer un groupe russe à un endroit de la zone grise pour conclure à une "capture" alors que ce même groupe a entre temps été éliminé de cette position? Pas étonnant qu'on va même parler plusieurs fois de la prise du même point, ainsi pendant 10 rapports de "pendant ce temps là" on aura parlé de la même chose, le lecteur aura inconsciemment mémorisé 10 progressions russes. Puis au final le mois d'après vous avez le 11e groupe russe à l'assaut de ce point qui lui ne sera pas tué, on va donc confirmer l'information en annonçant une consolidation de la position, faire comme si les russes pendant tout ce temps avaient juste un peu fouillé les décombres pour trouver du bois pour se chauffer alors qu'on a peut-être 50 types qui se sont fait tué sans jamais avoir rencontré un seul soldat ukrainien en face. Qui peut me certifié que ce jeu là en vaut la chandelle pour les russes? Qui peut me dire que c'est une façon sereine de continuer cette guerre? Donc non, il n'y a pas juste les russes qui arrivent à avancer qu'il faut prendre en compte, il y a surtout tous les russes qui n'avancent pas, qui sont mis en échec, ce brassage de groupes d'assauts sur lesquels on ferme les yeux (même si on le sait). La tournure des phrases, le choix des mots, le contexte global tend systématiquement à mettre en avant l'attaquant et non le défenseur.
  5. Nous voyons depuis quelques années le développement aux EAU d'une industrie militaire avec de nombreux acteurs très souvent méconnus mais qui reçoivent énormément de fonds, de subventions. Des partenariats se font avec de nombreuses sociétés étrangères, pour acquérir des éléments à intégrer localement, pour produire sur place ou pour acquérir du savoir faire. On recrute également à prix d'or des gens pour leurs compétences à l'image de ce qu'on peut voir ailleurs dans les émirats. Il y a de nombreux programmes et projets en cours, dans le drone, les missiles, les avions, mais ici on va parler plus particulièrement des blindés. Que ce soit en Libye, au Yémen ou encore au Soudan, nous voyons de plus en plus ces blindés divers et variés fournis par les EAU. Ces blindés sont offerts (donc financés) par les Émirats et ils sont pour l'essentiel issus d'une multitude d'acteurs locaux privés qu'on pourrait comparer à Technamm en France. Avant de parler d'elles et de leurs productions, évoquons le groupe principal, le mastodonte local qui prend de plus en plus d'ampleur, EDGE group. Il regroupe une multitude de sociétés (avec leurs réseaux de sous-traitants) comme par exemple l'estonien MILREM Robotics dont on connait le robot chenillé Themis. C'est un groupe multi-domaines (drones, radars, munitions, navale etc.) à surveiller. EDGE group En terme de blindés on retrouve dans ce groupe le plus connu: NIMR Voici ses différents modèles (avec comme partout des variantes en fonction de ce qu'on va en faire) NIMR a une usine de production (sous licence) en Algérie avec un potentiel envisagé (ça ne veut pas dire commandé) de 3000 engins. On a également 1000 exemplaires livrés aux EAU et 250 à la Libye (possiblement pris dans les exemplaires émiriens) Ensuite nous avons l'entreprise Al Jasoor. Cette entreprise propose un modèle (Rabdan) 6x6 et un autre en 8x8 d'un engin inspiré de l'Arma d'Otokar (qui détient 49% de l'entreprise). Le Rabdan est amphibie. Voici quelques illustrations de certaines variantes Prenons aussi les projets de chez MILREM, même si c'est dans le domaine robots/drones terrestres et qu'il s'agit d'une entreprise basé en Estonie (les compétences ça voyage vite). C'est un secteur qui risque de prendre lui aussi une certaine importance. Peut-être que ça n'ira jamais bien loin, mais c'est notable et les EAU sont positionnés dessus, comme sur l'ensemble des drones (ils envisagent notamment d'acquérir pour moitié l'ukrainien Firepoint). Enfin derrière le groupe EDGE, il y a localement un véritable bizness du véhicule blindé. Je ne vais pas nommer chaque société, elles sont nombreuses, mais la plupart d'entre elles sont seulement des entreprises spécialisées dans le blindage de véhicules pour particuliers comme pour professionnels. Elles pourront blinder une voiture de luxe pour un millionnaire comme elles vont blinder des véhicules pour des militaires/policiers. Elles ont des équipes de designer, des fournisseurs qui sont relativement communs et font des projets/prototypes qui se vendent ou non. Bien entendu on peut voir cela dans d'autres pays à travers le monde. L'État émirien finance de nombreux achats dans ces sociétés, c'est donc pour elles un véritable gagne pain qu'elles convoitent. Leurs produits sont également proposés par les officiels émiriens avec leurs réseaux (familles, investissements et autres particularités bien locales) pour des acheteurs internationaux. Ces blindés qu'on aperçoit au Yémen ou ailleurs et qu'on pense parfois être des MRAP sortis d'usines de grands groupes sont en vérité sortis de ce genre d'entreprises qui font un travail parfois très artisanal. L'immense majorité du temps on est face à un châssis Toyota qui aura été blindé et modifié. Parfois ça va reprendre des bases de Ford ou de Mercedes, mais c'est toujours des châssis parfois même une grande partie de la caisse qui provient de voitures civiles. Parfois ce sont des modifications sans blindage, juste de l'équipement additionnel comme on peut l'avoir avec le Masstech ou même le VT4 chez nous. Ci-dessous différentes productions de blindés: Il y en a encore d'autres, on reste sur des marchés "low cost" sur des véhicules qui vont rarement au-delà d'un stanag 2 et qui ne sont pas non plus conçus contre les mines. Dépourvus de moyens de transmissions, d'optiques ou d'autres éléments "coûteux" et complexes, on reste sur de la simplicité. La cabine reste globalement similaire à la voiture d'origine et l'arrière c'est souvent qu'un simple revêtement sur la caisse avec des sièges et c'est tout, ne cherchez pas d'équipements, d'aménagements spécifiques de chemins de câbles comme dans un Griffon. Mais attention, faut pas croire que "low cost" veut dire que c'est donné, je pense que même le plus petit des exemplaires dans les photos doit valoir un bon 200k€ (faut compter aussi le transport...). Pour moi ces engins sont conçus pour un usage d'une quinzaine d'années max dans un usage doux (sur route) et dans un climat acceptable. Ci-dessous quelques photos des intérieurs.
  6. Je vois que c'est un véritable problème de le donner, peur que tout le monde comprenne que l'origine de ton rapport quotidien est très orienté à l'avantage des russes? Que la source est très certainement un milblogger russe?
  7. Faut arrêter de croire à une exception française ou on ferait tout différemment du reste du monde. On ne va pas refaire l'histoire, mais rappelons que nous sommes toujours dans une forme de "rattrapage". C'est lié à des coupes budgétaires, d'étalements ou repoussement de programmes, de problèmes et surcoûts non voulus dans d'autres programmes (qui amena à repousser des livraisons et à limiter les capacités opérationnelles), d'économies de bouts de chandelles sur des années. Sans aller au cas par cas, il y a des choses ou on ne peut pas se permettre d'attendre le développement d'un produit 100% français qui pourrait derrière les prévisions, rencontrer différents problèmes, surcoûts et retards. Quand on a le budget mais pas le temps, on fait comme tous les autres, on cherche ce qui est déjà fait, disponible, testé et ou on peut programmer notre renouvellement, surtout quand on est sur des programmes ou on compte les exemplaires sur les doigts d'une main. Là on sait qu'on ne va pas rencontrer une rupture capacitaire quand viendra l'obsolescence des Awacs, qu'on n'aura pas de surprise financière ni technique. Faut pas se dire que ce genre d'appareils se fait facilement et rapidement. La pièce maitresse c'est le radar, SAAB a développé le sien depuis bien longtemps et l'a fait évolué, l'avion qu'il propose, ils ne l'ont pas sorti en un claquement de doigts et les suédois n'hésitent pas à intégrer des choses qui vient d'ailleurs. L'avion déjà, vient du Canada, ils intègrent un radar Leonardo pour le côté maritime et si on doit faire le tour de tous les systèmes on sera loin d'un truc 100% suédois, on est loin donc déjà de donner cette somme aux seuls suédois. C'est un peu comme leur Gripen, une fois qu'on enlève les éléments américains, combien de temps mettraient-ils pour tout remplacer par du local (moteur etc...)? Il faut parfois préférer l'efficacité qu'à se risquer dans des programmes dont on ne sait pas quand ils aboutiront, s'ils seront à bon prix et s'il n'y aura pas de problèmes.
  8. Ce qu'on constate, c'est que presque 25 ans après que les américains ont construits un mensonge pour envahir l'Irak, on a toujours des gens pour le rappeler et pour douter en permanence de tout ce qui vient des USA. Ces mêmes personnes sont également les mêmes qui vont trouver banal les mensonges russes bien plus nombreux, répétitifs (et souvent même grossiers), qui ne veulent pas qu'on s'y attarde ou qu'on en fasse un scandale. Il arrive même souvent qu'on va encore ressortir le dossier irakien pour "relativiser" un mensonge russe, c'est dire la cohérence de certains qui pendant 20 ans ont répétés en boucle le mensonge des armes de destruction massives mais qui deviennent très conciliants quand c'est Moscou. Souvenez vous en janvier 2022 quand les américains annonçaient une invasion russe de l'Ukraine, que tout ce petit monde y compris les russes les prenaient pour des idiots, des menteurs qui racontent n'importe quoi avec le même réflexe de "ils ont mentis un jour (Irak), ils sont donc toujours des menteurs". Ce n'était que des exercices... Ces mêmes personnes ne seront pas là à nous expliquer pendant 20 ou 30 ans que les russes sont des menteurs, non ils seront encore là à nous expliquer qu'en fait il y avait bien un génocide de russophones en Ukraine justifiant l'invasion russe, que la menace nazie était trop grande pour ne rien faire. Qui se souvient des russes publiant les extraits d'un jeu vidéo pour présenter leurs frappes contre l'EI en Syrie? Qui se souvient de la photo satellite montrant un Su-24 ukrainien tirant un missile (excellent timing faut le dire) vers le MH17 ? Les centaines d'officiers de l'Otan tués? La légion française à Odessa? En fait ce sont des centaines et des centaines de mensonges permanents qui sert à influencer, tromper, corrompre, manipuler. Ce même système qu'ils vont utiliser contre nous, y compris à l'étranger et bien avant 2022 (ce n'est pas juste une propagande de guerre). Comme en Afrique, combien de mensonges fabriqués pour attisé la haine contre la France? Vous pensez que tout a été construit par les africains? Que c'est aussi l'armée malienne qui a demandé aux russes de créer un charnier de civils pour incriminer l'armée française de crimes mais qui malheureusement a été filmé par un drone français? Pour combien de personnes certains de ces mensonges sont des "faits" ou qu'ils pensent encore à un fond de vérité, qu'ils doutent?
  9. Vidéo de la frappe saoudienne sur les véhicules livrés.
  10. Je m'attendais à ce que Loki, si intéressé par l'Iran soit le premier à évoquer les manifestations, mais visiblement il n'y a que les missiles pouvant frapper Israël qui mérite son attention.
  11. L'Arabie Saoudite donne 24h aux EAU pour quitter le Yémen et abandonner le soutien apporté à leurs alliés locaux (qui depuis quelques temps prennent le dessus sur les protégés saoudien).
  12. La réalité c'est que Poutine a bien compris qu'il n'obtiendra pas ce qu'il veut dans ces négociations. Poutine comme Trump pensaient régler le conflit entre eux, à leurs avantages et aux intérêts russes. Ils pensaient laisser les européens de côtés et s'en foutre de la position ukrainienne. La tournure des négociations (prévisible) ne pouvant se faire sans les ukrainiens et sans les européens ont pris un sens ou finalement les russes n'en sortiront pas comme les vainqueurs, que cela implique des concessions, que cela implique aussi des complications pour "recommencer" la guerre plus tard. Donc comme par hasard, au moment ou Moscou comprend tout cela, comprend qu'un accord de paix devient "contraignant" pour elle, voilà qu'on invente une petite histoire d'une attaque visant à éliminer Poutine en plein milieu des tractations. Une "attaque" (enfin un communiqué) qui permet à la Russie de changer sa position "nous voulons la paix" en une position "ils ne nous laissent pas le choix que de continuer" afin de ne pas assumer auprès de Trump un refus du plan de paix. Au même moment Poutine qui parle de reprendre la totalité de la région de Zaporijjia afin d'exercer une ultime pression dans l'esprit ou "l'Ukraine perdra alors bien plus que le seul Donbass si elles n'accepte pas de plier le genou à nos revendications". Puis Poutine s'enfermant à ne vouloir désormais négocier qu'avec Trump. Poutine cherche très clairement à écarter Trump de Zelensky et des européens. C'est un véritable foutage de gueule pour toutes les personnes un minimum sérieuse qui ne cherchent pas à plaire à Trump ou Poutine. Car Trump lui aussi c'est vraiment le bon con de l'histoire qui cherche à manipuler mais qui au final se retrouve être le manipulé sur lequel Poutine mise tout, ceci depuis même avant son élection. Zelensky est une véritable obsession pour Poutine et son système. Ce type qui "résiste" et s'oppose au grand chef, ce type qui ne se laisse pas soumettre, ce type qui a cassé les ambitions et l'image de la grande Russie. Il est devenu le symbole d'une "opposition" à Poutine sur lequel on s'imagine que toute la résistance ukrainienne repose, que sans lui tout va s'effondrer et qu'enfin, ça va capituler. D'où cette tendance à vouloir l'écarter politiquement, entre ne pas accepter de le considérer dans des négociations, vouloir le faire partir par des élections, le rendre illégitime et désormais les russes vont peut-être prétexter justifier une élimination physique.
  13. Quand je dis que le pouvoir évite les urnes c'est justement pour mettre en avant l'opposition qu'il ne veut ni assumer ni voir exister (dissolution des partis politiques à venir), non? Les oppositions sont totalement écartées de la vie "politique" de ces pays. Elles n'ont aucun pouvoir parlementaire, aucun pouvoir médiatique (ils n'ont pas la parole dans les médias publics), aucun droit à manifester ou à critiquer le pouvoir ouvertement. Ceux qui le font disparaissent des écrans, finissent en prison ou assassiné et ça sert de rappel aux autres. Quand Dicko parle depuis Alger, c'est bien la preuve qu'il ne peut pas le faire depuis le Mali (car exilé) et que s'il revient, on sait très bien comment ça va se finir. Il va parler sur des médias qui sont interdits au Mali (RFI par exemple), il fait plus de bruit à l'étranger que dans le Mali, même si toutes les personnes qui peuvent avoir accès internet peut l'entendre, l'effet est marginal. Je reste convaincu que les plus gros opposants pour le régime en place ne se trouve pas dans une opposition politique ou populaire mais dans l'armée, c'est le risque d'avoir des chefs militaires qui cherchent à le renverser. Sauf une détérioration sécuritaire et économique radicale qui amènerait les Bamakois (le reste est sans importance pour les putschistes) à manifester un mécontentement, il ne faut pas espérer une alternative politique car tout est entièrement verrouillé. Si le peuple est dans la rue (et si en plus ça déborde), là encore le risque est de voir des militaires chercher une légitimité populaire pour faire un coup d'état. Ce n'est qu'ensuite qu'une opposition politique sortira de l'ombre si et seulement si les nouveaux putschistes ne feront pas de la transition un contre à durée indéterminé et en se réservant le pouvoir. On est dans une situation ou le changement se fera soit par un coup d'état militaire, soit par une intervention extérieure, soit par un effondrement du pays au profit des terroristes. Mais même ce dernier scénario serait sans doute précédé d'une confrontation entre militaires pour le pouvoir.
  14. Quand le drone devient aussi banal qu'une guêpe:
  15. Oui et non. La transformation en régiment amène une nouvelle dimension qui n'est pas que de nom. Ce n'est pas comme renommer ou remanier un centre de commandement (brigade par exemple) On transforme ici ce qui était alors une compagnie en un régiment à 4 compagnies (ce n'est pas les effectifs d'un RI, mais ça reste 4 unités à part). On lui donne du volume et on lui donne aussi une capacité à en prendre ultérieurement encore plus. Le cyber c'est un des rares domaine ou on a et on continue d'avoir des créations nettes de postes.
  16. L'opposition malienne comme celle des 2 pays voisins se mesure à comment ces juntes cherchent à se maintenir au pouvoir en évitant les urnes (et par la même occasion on évite les "alternatives") Mais ces 3 pays assument pleinement une idéologie qui porte une marque "révolutionnaire". Il y a d'un côté les pays occupés qu'on présentera comme "colonisés", "non indépendants" ou "soumis à l'étranger" (France en tête). De l'autre côté on a les pays libérés, idéalement par un coup d'état militaire (c'est le summum idéologique) ou par une élection qui verrait un parti très ouvertement hostile à l'occident (là encore France en tête). Ces pays occupés sont perçus comme des cibles à libérer, comme des ennemis. L'ensemble des institutions régionales (comme la CEDEAO) sont également combattues sur la même logique. Cette vision se retrouve grandement dans le panafricanisme qui commence à avoir plusieurs branches qui se séparent à mesure que le temps passe et que les intérêts divergent que la pratique ne suit pas la théorie. Cet AES est une branche du panafricanisme qui cherche à s'imposer pour les intérêts (se maintenir au pouvoir en gros) des 3 juntes militaires. Cette chaîne s'inscrit parfaitement dans la diffusion de la propagande de cette branche du panafricanisme qui doit servir l'intérêt de ces 3 juntes. Une chaîne qui doit embellir ou cacher les mauvaises nouvelles, magnifier des choses non exceptionnelles, survendre un avenir radieux et bien entendu s'inventer des victoires quotidiennes. Bon Canal + reste un groupe privé, donc il marche à l'argent. Il est payé pour diffuser et il est payé pour être regardé. Mais quand c'est utile et qu'il n'y a pas le choix, un peu comme avec Orange, ces petits trucs français, ils vont éviter de taper dessus. Exactement, c'est surtout la manière de faire passer cela comme étant une nouveauté propre aux 3 juntes. Par contre comme dit au-dessus, il y a de fortes chances que ces pays conçoivent cette force commune différente de ce qu'on concevait (axé contre le terrorisme). Ces pouvoirs ont autant intérêt à combattre les groupes terroristes qu'ils ont besoin d'entretenir l'idéologie sur laquelle ils sont assis. Alors sans doute qu'ils auront du mal à obtenir les 5000 hommes, qu'il y a beaucoup de symbolique derrière et qu'il y aura quelques opérations conjointes qui se feront surtout pour la propagande. Je doute qu'on soit face à 5000 hommes déployés en permanence sur le terrain, mais plutôt qu'on va filer un patche en plus à des unités déjà établies sans que ça change beaucoup de choses. Par contre je pense que dans la tête des putschistes, cette force a aussi le dessein de devenir une sorte de "protection des régimes" ou elle interviendra pour sauver l'un ou l'autre menacé pour diverses raisons, s'ajoutant aux mercenaires russes qui sont à mes yeux une sorte de garde présidentielle pour se prémunir de coup d'état. En fonction du développement globale de la situation, n'écartons pas la possibilité que cette force soit utilisé en dehors de l'AES pour soutenir par exemple des putschistes dans les pays à "libérer", comme on l'a vu récemment au Bénin. Bien sûre on voit très mal une force de 5000 hommes débarquer du jour au lendemain pour soutenir un coup d'état (ils n'ont pas les capacités de le faire) mais quelques centaines ou un petit millier ce n'est pas impossible et ça peut suffire si cette intervention (donc le coup d'état) est organisée à l'avance (car sinon ils n'auront pas la réactivité nécessaire). Il ne faut pas grand chose pour renverser un pouvoir dans ces pays et il y a une forme de passivité assez importante des armées en dehors de la garde présidentielle dans ce genre de situations. Ce serait osé, ce serait risqué et ça pourrait amener d'autres pays à intervenir contre eux, mais l'idéologie de l'AES s'y prête et elle serait très valorisante et amènerait énormément de crédits si ça passe. Le fait d'entretenir en permanence cette forme de conflictualité avec les voisins de cet AES (on l'a encore vu avec un C-130 nigérian) est propice à avoir une telle envie. Peu importe les capacités, le rapport de force, les risques, quand on se met dans la tête qu'on est les plus forts et qu'on gagnera, on se lance parfois dans des aventures militaires hasardeuses. Il y a dans cet AES cette attitude à se sentir "supérieur" et puissant avec des choses qu'on jugerait ici "dérisoires" ou "faibles". Cette confiance est dangereuse pour l'extérieur mais aussi pour l'intérieur ou au final on s'aveugle du danger terroriste. On vit dans une bulle tenue par la propagande et on se retrouve le lendemain à ne plus avoir de carburants car les terroristes sont désormais bien implanté à l'ouest du pays. Il y a une négation et un contrôle informationnel problématique qui fait que dans ces pays, on est loin d'une stabilisation. Il peut y avoir énormément de changements rapides qui peuvent surprendre dans ces pays, que ce soit au niveau du terrorisme, de l'opinion publique (opposition) ou des militaires (coups d'états)
  17. Sceau d'eau froide + éponge , c'est plus formateur. Le temps s'y prête bien en plus.
  18. Un article flatteur sur l'UE n'aurait ni attiré ton attention ni amené à ce qu tu mettes le lien ici. Les pourparlers en cours sont l'initiative de Trump, c'est sa promesse de paix. La Russie cherche à amadouer et convaincre Trump d'imposer ses revendications pour y parvenir. De l'autre côté l'Ukraine avec l'appui de l'UE va appuyer d'autres conditions. Mais ce qui est certain c'est qu'actuellement sans l'UE derrière l'Ukraine, Kiev ne serait pas du tout en position d'avoir des exigences à transmettre. C'est bien le soutien de l'UE qui continue de se faire sans les américains qui permet d'éviter ce que Moscou, Trump pensaient obtenir, c'est à dire "imposer" à l'Ukraine cette paix aux conditions russes. Toutes les personnes qui depuis des mois se sont mis en tête que Trump va serrer la main à Poutine et dire à Zelensky comment plier le genou ne semblent pas comprendre pourquoi le "24h ce sera la paix" dure depuis 1 an. Sans l'UE cette situation n'existerait pas. L'erreur de Trump (qu'il garde au fond de lui car c'est sa personnalité mégalo, égocentrique) c'est d'avoir cru que l'Ukraine ne tenait que grâce au soutien américain. Pas le peine de revenir un paquet de fois sur sa manipulation de chiffres ou l'aide américaine était gonflé et ou celle des européens marginalisée. La logique Trump, c'est "sans les USA, l'Ukraine ne pourra pas continuer la guerre", les européens suivront et ne comptent pas. La logique de Poutine est la même, pour lui, l'Europe n'est que le valet des USA, ils sont faibles et ne font que suivre Washington. Leurs sympathisants qui indépendamment (...) pensent comme eux, voient la situation de la même façon Pas étonnant alors que dans leur logique, il suffit de se rencontrer, sans les européens, sans les ukrainiens pour décider de comment faire accepter la défaite à l'Ukraine. Mais si tout cela ne marche pas, c'est bien en raison des européens. Oui ils emmerdent la logique de Trump, oui ils emmerdent la logique de Poutine, oui les européens emmerdent aussi les sympathisants qui veulent la victoire de la Russie, ces gens qui doivent au quotidien se le répéter pour se rassurer de la perspective de ce conflit. Si les européens sont "combattus", s'ils emmerdent, ce n'est pas parce qu'ils n'existent pas et qu'ils ne jouent aucun rôle. Certes, la voix de l'UE n'est pas portée par un unique dirigeant qui se place comme le chef, mais il ne faut pas nier son rôle et son existence. Tout comme Poutine "pensait" que les occidentaux n'agiraient pas pour soutenir l'Ukraine au moment de son invasion (car jugé trop faibles, trop mous, trop peureux pour s'opposer à la terrifiante Russie), aujourd'hui le jugement que certains portent sur l'UE est également aussi faux. Pourtant tout le monde constate que l'UE ne suit pas les américains comme Poutine le pensait, que l'Ukraine ne s'écroule pas parce que les USA ont cessés leurs aides, mais il y en a encore qui plutôt qui vont ne pas vouloir le voir. Putain font chier ces européens, sans eux les russes auraient déjà gagnés et Trump aurait son prix Nobel de la paix. Pas étonnant qu'ils sont "la cible à abattre" désormais pour quiconque cherche la victoire de la Russie, ce sont eux les bellicistes qui font durer la guerre et poussent l'Ukraine à tant de souffrances... La réalité actuellement c'est que pour Trump comme pour Poutine, rien ne peut se faire sans les européens. Trump peut continuer à faire comme s'il était encore celui sur qui tout repose, mais la vérité c'est que si ça serait le cas, ces négociations ne dureraient pas aussi longtemps. Poutine peut encore continuer à espérer que Trump impose à Zelensky ses revendications, mais il voit bien que derrière il y a une contre-offre pour y parvenir. On est donc dans une situation ou on partait d'un accord dans lequel l'Ukraine se plierait à ce que demande Moscou en un accord ou la Russie va elle aussi devoir faire des concessions.
  19. Le Kremlin applique une idéologie nationaliste comme elle peut s'appliquer partout ailleurs, y compris chez nous. L'idéologie nationaliste tourne autour de quelques principes fondamentaux. Il y a l'homme fort ou providentiel qui amène une autocratie et un culte de la personnalité (le berger qui guide le troupeau). C'est aussi une propagande qui va vouloir donner l'impression que le pays concerné et son peuple serait différent et supérieur aux autres, que ses citoyens seraient eux aussi à part. Se trouver des boucs émissaire étrangers pour maintenir la peur et justifier un autoritarisme pour le contrôle intérieur (avant tout). Se chercher des valeurs "traditionnelles" pour modeler la société, le religieux est une facilité car déjà bien établit. On va aussi avoir le récit nationaliste qui n'est rien d'autre que d'écrire son Histoire en mettant en avant certaines choses, en effaçant d'autres ou en réécrivant ce qui dérangent (falsification assumé). Le récit nationaliste est aussi l'expression des ambitions impérialistes qui accompagnent systématiquement cette idéologie. La guerre est presque la phase ultime, c'est celle du test pratique après le cours théorique. C'est là que ça passe ou ça casse mais comme souvent, on est dans un effet boule de neige de la folie des grandeurs qui amène toujours une chute. Le problème c'est que la "machine de guerre" est difficilement arrêtable, quand ça gagne on prend confiance pour continuer dans cette voie, quand ça perd on refuse l'idée de la défaite car on sait qu'elle amènera la chute politique et sans doute la cassure (pour un temps certain) de l'idéologie ayant amené à cette situation. Cette idéologie est commune à toutes les idéologies nationalistes à travers le monde. Ce n'est pas pour rien qu'on retrouve une "affection" des nationalistes américains, français, allemand ou autres envers des pays comme la Russie de Poutine, que tous se rejoignent entre eux. Avant Trump un nationaliste français haïssait les USA, avec Trump il va le défendre. Car il retrouvera en lui de nombreuses choses qu'il partage déjà avec l'idéologie nationaliste en France, l'homme fort, une lutte contre l'UE voir l'OTAN, une opposition à l'Ukraine plutôt qu'à la Russie, la lutte contre l'immigration, contre le wokisme etc. Peu importe que le type insulte notre pays, est prêt à lui faire une guerre économique, pour ces nationalistes, cet étranger est comme une opposition intérieure qui lui est utile pour arriver au pouvoir. Il n'y a plus de notion de nation tant on entre dans une opposition extrême intérieure. C'est pour ces raisons qu'un paquet de gens qui se prétendent nationalistes vont défendre (subtilement) Trump plutôt que Macron (l'ennemi ultime à abattre) dans un bras de fer entre les deux pays. Les nationalistes se défendent entre eux, s'entraident quand ils ne sont pas au pouvoir. Les pays étrangers qui usent de l'idéologie nationaliste cherchent à influencer les nationalistes d'autres pays afin d'aboutir bien souvent à des "exclusions". Si la Russie va soutenir l'AFD en Allemagne c'est avant tout dans l'idée d'amener la possibilité de voir une dislocation de l'UE, le dégagement de la présence américaine, un retrait de l'OTAN, des tensions avec ses voisins. L'idée que derrière on finit par voir émerger une nouvelle menace, une puissance militaire avec un récit nationaliste très nettement dangereux et défavorable semble passer en second plan. Car le problème des nationalistes, c'est que tôt ou tard, ils entrent en conflictualité les uns par rapport aux autres. Quand vous avez un coq au milieu d'un poulailler, ça va, quand vous en mettez plusieurs, c'est un combat à mort. Notez que pour Moscou les nationalistes en Ukraine sont des "nazis" alors qu'en réalité ils reprennent les mêmes codes que les nationalistes en Russie ou les nationalistes qu'ils soutiennent dans les pays européens. Le nationalisme est acceptable tant que le bouc émissaire c'est un "ennemi". Pour la Russie, quand l'ennemi idéologique des nationalistes chez nous c'est l'UE ou Washington, ce ne sont pas des nazis. Par contre quand l'ennemi idéologique des nationalistes en Ukraine c'est la Russie, voilà le 3e Reich qui débarque, qui menace la sainte Russie, le diable. L'Ukraine était peut-être un pays assimilé (du moins tenu en laisse) dans une URSS, mais ce n'est pas un pays assimilable dans la fédération de Russie. Le récit de la "libération" de l'Ukraine version Anschluss se résume désormais à une Russie qui n'est pas accueilli en libératrice et dont elle plante son drapeau dans des zones inhabitées.
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