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Tout ce qui a été posté par DEFA550
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Ce qu'il y a de bien avec les accidents c'est qu'ils servent de leçon, de sorte que les mêmes causes ne produisent plus les mêmes effets.
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Eh bien tu crois mal. Les avions de PO ont toujours été armés canons + missiles. Oxcart vient de le dire, mais j'enfonce le clou ! Le principe de sécurité d'une commande électrique, c'est de ne rien laisser "en l'air" et de connecter les liaisons sur une masse tant qu'elle ne sont pas activées. Donc quelque part, c'est déjà en "cours circuit", par défaut. Ils ne font pas n'importe quel exercice non plus, en particulier aucun où il est question de simuler un tir.
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Et quel est l'intérêt de ces modernisations selon toi ? Même si je suis le truc en diagonale, j'ai remarqué qu'il n'y a pas eu d'explications à ce sujet hormis la vague idée que c'est forcément mieux, alors que les contre-arguments aussi solides soient-ils sont systématiquement disqualifiés d'une manière ou d'une autre. Les paramètres au moment de la décision d'une modernisation sont multiples. Moderniser tel ou tel équipement est un choix, pour la simple raison que le budget MCO n'est pas infini. Et ce choix s'appuie inévitablement sur un besoin avéré, mais minimal, parce qu'investir dans un programme c'est renoncer à pouvoir aussi le faire dans d'autres. Tu vis sans doute dans la profusion pour que la notion de retour sur investissement te soit aussi étrangère.
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Non. La différence majeure est que pour un tir simulé, quelles que soient les munitions, le pilote ne lève pas la sécurité (master arm).
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Vu que ça part pas mal en vrille, je vais tenter de remettre un peu d'ordre... - S'il s'agit d'un AMRAAM, alors c'était probablement un tir BVR. Dans ces conditions le missile est tiré "sur coordonnées" faute de pouvoir détecter la cible par ses propres moyens (= il n'est pas "accroché"). Dans tous les cas il y a une phase préparatoire (rapide, automatique et transparente), avant tir, pour "programmer" le missile sur sa future cible, avec toute une série de tests et de contrôles pour s'assurer que le-dit missile est en état et correctement "programmé", avec éventuellement une bascule automatique sur un autre missile en cas de problème. Bref, tirer dans le vide n'est à priori pas possible (sauf si la conception du système d'arme le permet en étant peu résilient aux pannes ou trop permissif aux erreurs). - L'autodestruction intervient après un certain temps de vol, par exemple 180 secondes. S'il en arrive là c'est bien parce qu'il a raté sa cible. L'auto-destruction n'est pas déclenchée au seul motif que le missile ne trouve rien à l'endroit indiqué. Tout ceci nous oriente vers un exercice BVR dans lequel le pilote espagnol a déroulé toute la séquence d'interception (détection radar, obtention d'une piste, préparation missile, désignation d'objectif, action sur le poussoir de tir), en ajoutant une action sur le "master arm" et autorisant de facto un tir réel. Il a sans doute suffit au tireur de perdre sa cible (ou d'éteindre son radar) et à la cible de changer de trajectoire pour que le missile parte "aux fraises" sans faire de dégâts. @teck71 C'est peu plausible. Le "tir" suppose de pouvoir mettre à feu le propulseur, c'est à dire de pouvoir acheminer de l'énergie par un circuit sécurisé (bouclé sur une masse). Quand bien même le propulseur serait mis à feu, le missile partirait tout droit, sans but défini, et probablement non "armé". Ce serait plus une éjection (genre "largage détresse" / "jettison") qu'un véritable tir. De surcroît ce scénario suppose que le missile est sur un rail. S'il est censé être éjecté, alors soit l'anomalie électrique provoque son éjection et il tombe comme une enclume, soit elle "allume" le propulseur mais comme le missile est toujours accroché il ne va pas bien loin.
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L'autodestruction n'est pas aberrante en soi. Il est courant qu'un missile s'auto-détruise en fin de vol s'il n'a pas intercepté sa cible1. Mais ça n'est pas lié à un tir accidentel, c'est juste une fonction de sécurité terminale. Quant à l'adjectif "accidentel", il est indirectement lié à l'effacement de la sécurité de tir : Le pilote a spécifiquement autorisé le tir en manipulant le "Master Arm", et c'est là qu'est l'erreur d'exécution. 1 L'objectif est double : Eviter une récupération par l'ennemi, et réduire la dangerosité des retombées.
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Ca n'a pas de sens. Si c'est ce qui est écrit c'est plus proche de la posture médiatique pour cacher une grosse boulette que de la réalité.
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La modernisation RDM->RDI n'a pas coûté grand chose puisqu'il s'est agit de monter les équipements prélevés sur les avions transformés en -5F. Quant à la modernisation en -5F elle a coûté 130 millions de francs pièce (20 millions d'euros). C'était à peu de choses près la moitié du prix de l'époque pour un Mirage 2000 neuf.
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Donc il participait à un exercice avec des munitions "pas d'exercice", ce qui démontre une fois de plus que lorsqu'on cherche les ennuis, on les trouve.
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Un peu des deux, sans doute. La puissance émise limite la portée de détection en fonction de la SER de la cible, la vitesse de répétition des impulsions et la vitesse de balayage limitent cette portée quelle que soit la SER.
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Ca aurait coûté le prix d'un moteur complet, le démontage complet de la cellule, la modification du fuselage et des entrées d'air puis tout le reste (équipements neufs à remonter dans la cellule modifiée). En gros chaque avion te coûterait deux fois le coût d'une modification RDI-> -5F. Pour le reste je ne reviens pas dessus. Tu fais une fixette sur la modernisation tous azimuts en perdant de vue les besoins réels. Tu ne demandes pas mieux, tu demandes juste trop.
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Qui te dit qu'il n'y a pas eu de modernisations ? Comment crois-tu que les 2000D ou -5 ont été équipés de radios cryptées ou de la liaison 16 ? Et ce n'est qu'un exemple.
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Pour mettre au clair : 38 à 78 inclus, sauf les 50 et 60 (abordage entre les deux en décembre 89), le 64 (CEAM, resté RDI), et le 75 (perdu suite incident au ravitaillement en vol). Il manquait déjà 8 RDM monoplaces : Les 2 (CEV), 6, 7, 10, 23, 24, 26 et 31.
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Bah non Ce sont les tous premiers RDI S4 qui ont été modifiés en -5 (numéro 38 et suivant). Les RDM ont hérité des radars RDI S4 libérés par la transformation en -5 de leurs successeurs, mais c'est tout. Un retrofit complet était hors de propos pour au moins deux raisons : les cellules ne pouvaient pas accueillir le M53-P2 sans modifications conséquentes, et le rétrofit aurait concerné 37 monoplaces et 21 biplaces. On est très loin de 10 malheureux Rafale.
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Ca c'est un faux procès. A l'origine ce rétrofit était contractuellement à la charge du constructeur. Il y a simplement eu de nouvelles priorités et un tour de passe-passe budgétaire qui a troqué le rétrofit des Rafale F1 contre des évolutions du standard de l'époque (je ne me souviens plus des détails mais il doit bien y avoir du traitement d'obsolescences et du développement de l'AESA dans la liste). Du coup le contribuable, via le budget de la Défense, a financé ce rétrofit quelques années plus tard au lieu de financer les évolutions.
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En effet, depuis le milieu des années 70 tous les éléments techniques du futur M-88 avaient été testés séparément et il ne restait grosso-modo qu'à tout mettre ensemble pour optimiser/peaufiner un moteur complet. Le démonstrateur a tourné au banc en janvier 1984. Rolls Royce s'est retrouvé dès le début avec le caleçon sur les chevilles (rien dans les cartons). Les éléments du démonstrateur XG-40 n'ont été développé qu'à partir de 1982, comme par hasard, avec des caractéristiques qui le rendaient compatibles avec le Tornado, comme par hasard (aussi), le tout dans le cadre du programme ACA porté à bout de bras par les anglais (sur base TKF-90 et BAe P.110) après l'échec des collaborations sur l'ECA, puis l'ECF. 1982, c'est aussi l'année de la signature du lancement du programme ACX par Charles Hernu. Bref, à la vue de ces éléments on peut conclure que les anglais ont fait le forcing pour imposer Rolls Royce, donc au détriment de la SNECMA.
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J'ai dit pour les meilleurs Blague à part il faudrait savoir d'où viennent tes chiffres et à quoi ils correspondent exactement. Par exemple s'ils datent d'il y a 15 ans il ne sont plus d'actualité. Idem si c'est un agrégat par flotte depuis on ne sait pas quand. C'est un risque qui paie si tu peux rentrer dans tes frais. Mais avoir des "queues blanches" sur les bras, c'est aussi donner un levier au client pour tirer les prix à la baisse, parce qu'il se doute bien que tu veux les vendre rapidement. Et il faut effectivement les vendre rapidement pour ne pas avoir à traiter les obsolescences, à financer les remises à niveau, et à assurer l'entretien de tout ce qui est soumis à vieillissement.
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La réserve n'a de sens qu'après la fin de la production, puisqu'elle vise à pallier l'absence de production. Pendant cette production il suffit de prélever sur le parc en cours de constitution pour le prochain escadron à équiper, ce qui revient à en différer la date de dotation complète. La réserve était nulle, par définition. La contrainte pesait sur la date d'entrée en service du 2/4 sur Rafale, en remplacement des 2000N, puisque ce prélèvement venait peser sur la phase préparatoire. Les marges de manoeuvre ont été consommées, et aller au delà conduisait à devoir retarder à la fois la FOC du 2/4 et la fin de service des 2000N.
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Ca peut aussi vouloir dire qu'ils s'appuient davantage sur Catia, là où d'autres préfèrent la validation par des essais aux modèles informatiques.
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Ca tourne autour d'un accident pour 100 000 heures de vol, pour les meilleurs. Dit autrement ça conduit à un Rafale perdu sur 14, sur 30 ans. Le taux moyen est naturellement plus élevé pour les candidats à risque (aéronavale), mais je n'ai pas de chiffre à ce sujet.
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Pas d'accord. Tu as potentiellement plus de problèmes avec une soute qu'avec un emport multiple sous fuselage.
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Là tu mélange tout. Un point d'épaule je ne sais pas ce que c'est1. Les Meteor sont aux points latéraux (fuselage, il n'y a aucune latéralité sous voilure). Le bidon ("ventral") est sous point fuselage, éventuellement appelé point central. Tout le reste est sous des points de voilure, que tu peux éventuellement qualifier de points internes, externes (toujours sous la voilure), médian, extrémité (au bout du bout, mais pas dessous), ou les numéroter (mais là il existe plusieurs façons de faire). 1Je veux bien faire une exception pour le Typhoon, pour lequel cette appellation imagée convient à l'emplacement très particulier des GBU-48. Mais ça reste le point interne voilure puisque c'est celui le plus proche du fuselage.
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Là c'est moi qui ne comprends pas ta réponse. Le cylindre gris en latéral avant gauche est le LDP mentionné dans la liste des équipements, pas un bidon. A partir de là, comme il est de notoriété publique, après avoir fait tant jaser, que ce LDP ne peut (actuellement) être monté que sous fuselage, certaines des configurations listées n'existent donc pas, et les autres sont du coup sujettes à caution puisque l'anomalie du LDP rend le document à minima obsolète.
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Tu te trompes par omission : il ne peut emporter que deux bombes à guidage laser. C'est moitié moins qu'un Jaguar ou un Mirage F1, mais il les emmène plus loin (bidons). Tu te trompes aussi sur les objectifs. Une frappe de précision sur une cible ponctuelle fait partie de la doctrine, mais détruire un nombre non défini de chars par ce même moyen n'est plus du ressort de l'aviation de chasse. Non seulement parce qu'il est plus facile d'aligner plus de chars que de bombes sous une paire d'avions (= augmenter le nombre de munitions résout juste un problème un peu plus gros), mais aussi parce que traiter une multitude de cibles demande une multitude de passes de tir (exposition), que les cibles ont alors le temps de se réfugier à couvert, et qu'il y a du coup probablement mieux à faire que de parier sur la réussite totale d'une telle opération. En l'occurrence, tu peux par exemple gagner du temps en bloquant ces chars (destruction d'ouvrages d'art, blocage du convoi, neutralisation de la logistique, etc) puisqu'un char qui n'est pas là où il devrait être n'est qu'une oeuvre d'art au milieu de la campagne. Tu peux aussi changer de méthode et chercher à neutraliser le matériel ou la zone avec des armes à sous-munitions (enfin, tu pouvais...), ou les servants (bombes thermobariques, bombes nucléaires tactiques). Tu peux encore laisser ça aux spécialistes des opérations au sol (Armée de Terre). Et tu peux enfin combiner tout ça.