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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Cette stratégie aurait du sens oui. Elle serait basée sur la réalité, en dehors de laquelle comme disait un certain Charles on ne fait pas de politique qui vaille. Le problème est qu'il y faudrait non seulement la résilience des Ukrainiens, mais la mobilisation industrielle des Européens. Qui n'a pas encore commencé S'agissant de la France, l'augmentation de la cadence de production des Caesar, de 2 / mois en 2022 à 8 / mois courant 2024, fait figure d'exception : - La production d'obus de 155 mm n'est passée qu'au total assez ridicule de 3 000 / mois - La production de Scalp EG n'a pas été relancée - Il n'y a pas eu de commandes nouvelles de Jaguar, ni de Rafale, qui permettrait aux industriels concernés d'augmenter la cadence pour dégager la marge de sécurité nécessaire à ce que la France puisse donner nettement plus d'AMX 10 RC ou de Mirage 2000-D - On n'a pas entendu parler non plus de commandes supplémentaires de SAMP, ni de VL Mica, ni de Mistral 3 pour la défense sol-air - La production de Griffon n'a pas été multipliée par trois pour permettre de donner davantage de VAB, voire de Griffon directement - On n'a pas entendu parler de commande massive de MMP. Etc. etc. Les autres pays européens, je ne suis même pas sûr qu'ils aient leur propre exception "Ah pour ce matériel là seulement on a fait ce qu'il fallait" comme la France pour le Caesar. Je serais heureux d'être démenti, mais est-ce que j'ai manqué quelque chose ? L'Allemagne a t elle triplé sa production de Leopard 2, ou de Gepard ? La Grande-Bretagne a t elle commandé des Storm Shadow en masse ? Des Eurofighters ? Nous en sommes en France au stade où le président "appelle" les industriels concernés à produire "plus". Discours. Ce sera plus qu'un discours quand ce sera matérialisé par des commandes pluriannuelles au niveau suffisant pour que les industriels puissent envisager d'investir dans l'outil de production. Pour finalement que l'Ukraine arrache la survie de son indépendance de l'intégration forcée à un Empire qui la regarde droit dans les yeux comme la Pologne en 1795 - au mieux. Et sinon pour - au moins ! - que les Européens du moins puissent défendre et dissuader l'Empire d'aller encore plus loin. Sans l'Amérique, qui regardons les choses en face est sur le départ - et il n'y a d'ailleurs rien à reprocher à nos amis américains qui ont déjà été très patients à continuer de protéger tant de nos voisins sans qu'ils s'organisent pour tenir sur leurs deux jambes -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour être plus précis - oui il m'arrive de pinailler - cette puissance ne va peut-être plus être déployée en Ukraine, même sous la forme de dons d'armement et de munitions. La capacité des Etats-Unis à continuer, éventuellement à en faire davantage, ne me semble pas en cause Leur volonté est clairement sujette à caution. Et ceci dès maintenant, sans aucun besoin de parler de l'éventuel retour d'un quelconque horrible populiste à crête orange. Il est possible que le débat politique au Congrès arrive finalement à quelque compromis "Aide à l'Ukraine en échange de lutte contre l'avalanche migratoire", mais ça n'a rien de certain. Il est possible que l'aide américaine à l'Ukraine, interrompue depuis quelques semaines, ne reprenne jamais... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Il est tout à fait possible qu'ils s'avèrent résilients, bien d'accord là-dessus. Le moral, la volonté collective, je ne crois pas que ça puisse se modéliser. Et la France a persisté dans la défense pendant la première guerre mondiale malgré 1,4 millions de morts au front, environ 20% de la partie masculine d'une génération entière qui est tombée au combat Mais attention, ce que j'ai mis en gras n'est pas vrai. Les sondages en Ukraine sont concordants, en voici un de juin 2023 : la majorité des Ukrainiens connaissent des gens qui sont morts du fait de l'invasion La majorité absolue des Ukrainiens - 78 % - ont des parents proches ou des amis qui ont été blessés ou tués lors de l'invasion russe. (...) - 64 % des Ukrainiens ont au moins un parent proche ou un ami qui a été blessé (en moyenne, ils ont 5 proches blessés), - et 63 % ont au moins un parent proche ou un ami qui est décédé (en moyenne, ils ont 3 proches décédés) Et oui, ces chiffres sont surprenants. Ils font partie des signes faibles, mais nombreux et concordants, qui m'avaient personnellement amené à soupçonner que les pertes humaines en Ukraine sont particulièrement élevées - avant que la chose ne soit quasi-officiellement confirmée par un ancien ministre de l'intérieur de l'Ukraine à la télé ukrainienne début janvier Honnêtement, je dis 500 000 (...) Tués et blessés graves Impossible à prévoir à l'avance. Le point de rupture moral d'une population peut être proche ou lointain, comment le savoir ? S'il y a des cas, l'un des côtés les publiera et en fera au maximum la publicité. Pourquoi Zelensky s'obstine-t-il ? N'est-ce pas lui le boucher des Ukrainiens ? La réunion avec la Russie fraternelle, ce serait tellement préférable ! L'autre côté les minimisera voire les passera sous silence. Manipulations. Ou cas isolés de redditions, et voici deux autres exemples où ce sont les agresseurs qui se sont rendus. De loin, avec seulement les sources ouvertes, comment faire la différence ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai des idées beaucoup plus simples sur la question. Et un argument assez fort pour empêcher toute réplique. Le borstch, c'est comme le couscous. C'est très bon. ==>Donc c'est français Que voulez-vous que les Marocains, Ukrainiens, Algériens et Russes répondent à ça ? -
Guerres au Proche et Moyen-Orient
Alexis a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
2024 démarre sur les chapeaux de roues. ... Pardon, sur les tuyères de missiles. Reste à voir si la France, ou d'autres acteurs, parviendront à amener le Hezbollah à la modération. Sinon, ça se présente très mal pour le Liban -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je n'apprécie pas non plus cette formulation du PR, mais pour des raisons différentes 1. Nul ne peut être tenu à quelque chose d'impossible. La France n'a pas la capacité de "rendre la victoire russe impossible", elle ne peut donc y être tenue. L'ensemble des membres européens pris ensemble non plus n'a pas cette capacité d'ailleurs, et même l'ensemble des membres de l'OTAN Etats-Unis compris ne l'aurait pas nécessairement. En dissimulant cette réalité, on garde sous un voile pudique le rapport de forces sur le front et la situation très dangereuse dans laquelle se trouve Kiev. On rassure. On rassure trop à mon avis, c'est un mauvais calcul, c'est la perpétuation de l'attitude über-optimiste générale en Occident depuis le début de ce conflit, et qui en fait dessert la cause du maintien de l'indépendance ukrainienne 2. Il ne s'agit pas de "devoir", mais d'intérêt. Celui de la France. La France n'a en réalité aucun devoir envers l'Ukraine, qui n'est pas du nombre de nos alliés. Mais elle a intérêt ô combien à ce que nos alliés d'Europe centrale ne se trouvent pas mis en danger et sous grande tension face à une Russie qui aurait pris le contrôle de l'Ukraine, car cela bouleverserait l'ensemble de l'architecture de sécurité européenne, et nous amènerait à des réactions éventuellement dures et en tout cas fort coûteuses 3. Si la Russie prend le contrôle de l'Ukraine en 2024, et si le président Trump retire les forces américaines d'Europe en 2025 par-dessus le marché, ce n'est pas "la fin de la sécurité européenne". C'est le début d'une période de bouleversements à n'en pas douter, le début d'une tempête qui nous amènerait à changer beaucoup de choses oui. Et les solutions adoptées par les Européens pour leur sécurité seraient peut-être très différentes de celles d'aujourd'hui. Mais nous nous adapterions Et on découvrirait que les Européens des années 2022-, tout comme ceux des 18ème ou 19ème siècle, peuvent certes être décrits de plusieurs manières. Mais que "petits chatons inoffensifs" n'en fait pas partie Le PR aurait du à mon avis dire quelque chose du genre "L'Ukraine est dans une situation difficile et dangereuse, le risque qu'elle perde son indépendance en passant sous contrôle de l'agresseur est réel. Notre intérêt en tant que Français est de faire le maximum pour l'aider à maintenir sa liberté, car si l'Ukraine tombait c'est la sécurité du continent européen qui serait mise en danger. Avec ses alliés, la France continuera dans la durée à aider l'Ukraine à résister. D'autre part, nous proposons à nos partenaires européens de discuter des préparatifs à mettre en place dès maintenant pour le cas échéant pouvoir faire face à l'éventualité la plus dangereuse où dans les deux ans qui viennent à la fois l'Ukraine passerait sous contrôle russe et les Etats-Unis décideraient de se retirer de la sécurité de notre continent" -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Nous étions frères dans la Légion. Aujourd'hui, nous nous battons les uns contre les autres en Ukraine L'ensemble de l'article est intéressant. Je retiens en particulier ces passages qui sont le témoignage direct de Franck, la cinquantaine, ancien légionnaire, de nationalité française, qui combat depuis début 2022 du côté ukrainien "Ils étaient mes frères, mais maintenant, si je les voyais face à face, je les tuerais, ou ils me tueraient," dit Franck. "La vie dans la Légion que nous avons partagée autrefois était très différente de celle que nous menons aujourd'hui. Je les respecte et je respecte leur volonté de me tuer. C'est normal. Moi aussi, j'ai envie de les tuer." (..) "Je suis devenu fataliste", a-t-il déclaré. "La guerre ne ressemble à rien de ce que nous avons vu auparavant en termes d'échelle et d'intensité, comme la Seconde Guerre mondiale combinée aux tranchées de la Première Guerre mondiale. Les horreurs qui attendaient les soldats professionnels ici - voir des hommes sans visage, des camarades coupés en deux - étaient pires que tout ce que nous avions vu auparavant. C'est ici que j'ai appris que la mort choisit les soldats en son temps". Ce sentiment de fatalité a été scellé lors d'une mission particulièrement horrible qui est entrée dans la légende des combattants étrangers en Ukraine : un groupe de 30 personnes, dont Franck, dirigé par un ancien sous-officier britannique des SAS, a tenté de se frayer un chemin dans une maison de quatre étages pendant la bataille de Soledar. L'objectif était de sauver neuf soldats ukrainiens pris au piège dans le sous-sol par les forces russes dans les étages supérieurs. Après plusieurs tentatives pour franchir la porte du bâtiment et des combats acharnés et rapprochés, le groupe a essuyé des tirs de chars russes. Le vétéran du SAS a eu l'intérieur des cuisses et l'avant de la tête arrachés. Un autre combattant britannique perd une jambe. Deux autres membres de l'unité ont été tués et de nombreux autres blessés, et le groupe a été contraint d'admettre sa défaite. "C'était une très mauvaise mission. Un obus est parti juste devant moi et a tué un homme derrière moi, blessant un combattant polonais à côté de moi, tout en me laissant intact", raconte Franck. "C'est au cours de cette bataille que j'ai appris à accepter les récompenses du destin. Ses sinistres récits de guerre laissent transparaître une certaine fierté professionnelle : il parle de son plus grand exploit en tant que tireur d'élite, lorsqu'il a abattu un soldat russe, probablement un combattant de Wagner, à une distance de 1 662 mètres avec un fusil de calibre 12,7 mm. "Il n'avait rien de spécial, c'était juste un soldat malchanceux", a déclaré Franck sans détour. "Un coup de 12,7 et il disparaît complètement." -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je me permets de placer un lien vers mon post de décembre avec la citation de De Gaulle décrivant Staline... Seul en face de la Russie, Staline la vit mystérieuse, plus forte et plus durable que toutes les théories et que tous les régimes. Il l’aima à sa manière. Elle-même l’accepta comme un tsar pour le temps d’une période terrible et supporta le bolchevisme pour s’en servir comme d’un instrument. Rassembler les Slaves, écraser les Germaniques, s’étendre en Asie, accéder aux mers libres, c’étaient les rêves de la patrie, ce furent les buts du despote. "Les rêves de la patrie, les buts du despote"... Sur ce point, je ne vois pas la Russie changer de nature si facilement... La propagande du pouvoir a beau parler d'une prétendue civilisation russe qui serait séparée et "eurasiatique" (rejointe en cela par les critiques de la Russie tendance bras droit levé et petite moustache), la Russie est clairement un pays européen, ce qui se voit notamment aux faits que : - 80% de sa population vit en Europe géographique (à l'ouest des monts Oural) - Sa civilisation est pleinement européenne, intégrée depuis plusieurs siècles au concert des puissances et aux influences culturelles réciproques de l'Europe - Les Russes qui émigrent se trouvent de manière prépondérante dans d'autres pays d'Europe, ou alors en Amérique du Nord, très peu en Chine ou au Japon Il est vrai que 20% de la population de la Russie ne vit pas en Europe, mais en Asie. De même que 5% de la population de la France ne vit pas en Europe, mais sur les îles de l'océan Indien, du Pacifique ou des Caraïbes. ==>La Russie est un pays européen dont une partie de la population vit en Asie, de même que la France est un pays européen dont une partie de la population vit Outre-mer On peut, mais ça me semble beaucoup moins convaincant, pour deux raisons : - La démographie. A la fois Algérie, Afghanistan ou plus récemment Irak étaient des pays très jeunes à la natalité galopante au moment où ils ont résisté victorieusement à une occupation bénéficiant de la supériorité technologique. C'était nécessaire pour générer la masse de guérilleros à l'espérance de vie souvent très courte qui a permis de maintenir la pression sur l'adversaire pendant de nombreuses années L'Ukraine est l'un des pays européens à la natalité la plus basse. Elle est en manque de jeunes. Je la vois très mal dans ce rôle - Les méthodes des occupants. De Gaulle a pu faire remarquer à Peyrefitte que la France pourrait gagner la guerre d'Algérie si elle choisissait les méthodes de Staline - continuant en affirmant que ces méthodes ne convenaient pas à la France. Ce n'est pas que la guerre d'Algérie ait été une opération humanitaire, nous savons tous que la torture a été pratiquée à grande échelle. De même que les Soviétiques ne passent pas pour avoir réprimé les moudjahidins afghans avec des petites fleurs, et les Américano-OTANiens non plus. Mais... il y a des degrés Le 9 mai dernier, Poutine avait placé à côté de lui sur la tribune un vétéran du NKVD, qui était jeune lorsqu'il a participé à la répression des anciens fascistes ukrainiens de Bandera passés dans la clandestinité et la guérilla en Ukraine de l'ouest peu après 1945. Assez rapidement, on n'a plus entendu parler de ces gens... Le moins qu'on puisse dire, c'est que le président russe a annoncé la couleur ! En cas de défaite et d'occupation de l'Ukraine, je pense qu'il sera de notre devoir d'héberger les nationalistes ukrainiens engagés dans les mouvements genre Svoboda et consorts. Je ne me sens pas d'affinité particulière avec le néofascisme, mais l'alternative pour ces gens serait l'élimination physique pure et simple Bien sûr que la Russie ne va pas envahir la France ni même l'Allemagne. Mais c'est un peu l'argument de l'épouvantail qu'utilise Todd ici... personne ne parle de danger direct pour ces pays. Il s'agit de la Moldavie (directement menacée par Lavrov en novembre dernier), il s'agit éventuellement (suivant la position des Etats-Unis tout de même) des pays Baltes. Et le risque pour la Finlande et pour la Pologne est certainement plus bas, même si ce serait assez aventuré de dire qu'il est nul. Moins un risque de conquête qu'un risque d'agression militaire destiné à faciliter une autre conquête ailleurs, ou à forcer une neutralité. Je rejoins tout ce que tu écris ici. Et en même temps je m'effare... de mon propre cynisme -
Guerres au Proche et Moyen-Orient
Alexis a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Dommage que je n'aie aucun talent pour le dessin. J'ai une image dans la tête de Xi Jinping prenant chacun des dirigeants iranien et pakistanais par la peau du cou - ou par l'oreille comme un vilain garnement - avant de les mettre l'un en face de l'autre et leur expliquer qu'ils vont être copains. Si. Se disputer ? Tu vas voir que c'est pas possible... Theodore Roosevelt, président des Etats-Unis au début du XXème siècle, est l'auteur de la formule "Speak softly and carry a big stick", parler doucement tout en portant en gros bâton. Les Américains sont plus ouverts sur ce qui se passe, plus francs, question culturelle je pense. La Pax Sinica, ça risque d'être très feutré d'apparence, très "harmonie & coopération, terre & ciel, yin & yang et toute cette sorte de choses". Et en coulisses, un peu différent Question culturelle là encore à mon avis. La réalité n'est pas forcément très différente... le gros bâton, qu'il soit économique pour l'instant, et de plus en plus également militaire, est bien là pas d'inquiétude. Il me semble d'ailleurs bien me rappeler qu'un certain dirigeant a visité Pékin en avril 2023, avec pour message essentiel une requête à Xi qu'il veuille bien l'utiliser. Le gros bâton économique. Oui, c'est ça "harmonie & coopération, terre & ciel, yin & yang", je veux dire. Afin de calmer un peu le vilain garnement respecté et harmonieux partenaire Vladimir. Et que les Européens étaient tout à fait prêts à être coopératifs en échange. Taiwan est chinois à l'évidence, la guerre économique américaine contre Pékin on ne mangera pas de ce pain là. Comment il s'appelait, ce type ? Emmanuel, non ? -
Guerres au Proche et Moyen-Orient
Alexis a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Enfin, il y a quelqu'un pour appeler au calme et la modération On se demandait qui au Moyen-Orient jouerait le rôle que tient la Suisse en Europe. Enfin on sait -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Comment ? J'ai une réponse, et elle est extrêmement simple : de la même manière que ça s'est toujours fait. L'Europe a connu de multiples guerres dans le cours des siècles, est-il déjà arrivé que des Empires tiennent des régions ou pays dont les habitants ne voulaient pas ? Non seulement c'est déjà arrivé, mais ça s'est fait de multiples fois Une objection qui pourrait venir à l'esprit est "Mais ça n'est plus possible maintenant !" (je ne dis pas que c'est la tienne) Cette objection n'a pas plus de poids que les objections très 2021 "Mais une guerre de conquête n'est plus possible maintenant !" ni "Mais une guerre de tranchées n'est plus possible maintenant !" Sur la question des effectifs, quelques points de repères - La France en 1940 c'est 40 millions d'habitants sur 549 000 km², soit davantage d'habitants sur un territoire plus grand que l'Ukraine privée de Crimée et des Etats sécessionnistes du Donbass dans leurs frontières 2014-2022 - L'armée allemande a des effectifs diversement estimés autour de 100 000, nettement moins au début et davantage vers la fin (guérillas, anticipation du Débarquement anglo-américain) - La Résistance active c'est vraiment peu de monde au début. Elle ne devient importante qu'à partir de 1942, notamment parce qu'Hitler a attaqué l'URSS ce qui d'une part éloigne de lui les communistes... et aussi tout simplement avec URSS et Etats-Unis dans la guerre il y a maintenant un espoir concret de victoire ! Même cette résistance plus active, grossie encore des réfractaires au STO, de ceux dont les yeux sont dessillés par l'invasion de la zone Sud et par les persécutions contre les Juifs, ne nécessitera pas plus qu'une grosse centaine de milliers de soldats d'occupation tout mouillé, forces de police (Feldgendarmerie et Gestapo) incluses. Et encore, la plupart de ces soldats aussi désagréable cela puisse être pour notre fierté sont en fait au repos ! - L'impact concret de la Résistance a été important pour sauvegarder des juifs, renseigner les alliés anglo-américains, et surtout pour les opérations de sabotage coordonnées avec le Débarquement qui ont ralenti fortement l'arrivée des renforts allemands ("Bataille du Rail"), contribution que Eisenhower lui-même a pu estimer équivalente à "15 divisions" ==>Bref, l'essentiel de la Résistance active n'est apparu qu'après un espoir concret de victoire, et n'a pu peser que par l'aide aux opérations alliées Une Ukraine dont l'armée se serait effondrée n'aurait aucun espoir concret de libération par qui que ce soit. Quelle raison d'imaginer que la résistance à l'occupation y serait plus forte qu'en France en 1941 ? Et elle ne serait pas plus grande ni plus peuplée non plus que la France de 1940 ==>Alors, quelle raison d'imaginer que la Russie aurait besoin d'y maintenir plus que 50 à au pire du pire 100 000 soldats ? Dont seulement quelques milliers seraient une police traquant les opposants, les autres feraient plutôt de la présence et de la dissuasion. D'ailleurs il serait possible de recruter le plus gros d'entre eux... parmi les Ukrainiens du Donbass, tout simplement ! Les forces armées russes dans le projet de Poutine sont censées monter jusqu'à 1,5 million dans les prochaines années. Je ne vois vraiment aucun problème pour la Russie dans tout cela. La difficulté pour eux c'est de briser l'armée ukrainienne. Une fois cela accompli, le reste sera comparativement facile Si on essaie de discerner les intentions russes en cas de victoire aux dernières déclarations en date de Poutine et quelques autres, il existe une alternative moins extrême à l'annexion complète de l'Ukraine, qui consisterait en une annexion étendue à la façade maritime de l'Ukraine ("Odessa est une ville russe" dixit VVP en décembre) le reste étant totalement démilitarisé et interdit de toute coopération militaire avec des pays de l'OTAN - bref vulnérable de manière permanente à une nouvelle OMS s'il faisait ne serait-ce qu'un pas de côté Aucune certitude sur ce que serait la décision de Poutine en définitive. Pour les raisons ci-dessus, pas de doute de mon côté que même le terme maximaliste "on annexe tout" serait tout à fait praticable pour Moscou. -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Rôooh... Tu es quand même trop ironique. Moi je dirais plutôt ça -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le risque de défaite de la Russie, il faut en parler certes. Il faut en parler autant que du risque d'effondrement économique de la Chine Assez d'accord, les diplomates et les décideurs doivent être meilleurs que ça. Les discours sur la "crainte de la défaite de la Russie" c'est à usage interne, auprès du bon peuple -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas vraiment d'accord. Il y a beaucoup de perdants certes, à des degrés divers, d'autres gagnent et perdent à la fois. Et il n'y a qu'un seul grand gagnant... mais il n'est pas cité dans ton message. Je dirais : - Grande perdante évidemment l'Ukraine, même si elle parvenait finalement à sauvegarder son indépendance dans des frontières réduites. Pertes humaines, pertes matérielles, pertes territoriales - et c'est encore le meilleur des cas imaginables. L'autre c'est une réédition du partage de la Pologne en 1795, disparition de l'Etat ukrainien, les Ukrainiens intégrés de force à un Empire ayant "bouffé" leur pays - Perdants les Européens de l'ouest et du centre. Au minimum perte de l'accès aux ressources énergétiques russes bon marché dans des termes politiquement défendables. Éventuellement obligation de dépenser beaucoup plus pour la défense (achats d'armes américaines) pour conserver les faveurs de Washington. Voire de reconfigurer la défense du continent dans le contexte du départ des troupes américaines et de la fin de la protection des Etats-Unis, avec des coûts et des tracas supplémentaires - Gagnants et perdants les Européens de l'est c'est-à-dire la Russie. Pertes humaines et matérielles importantes, perte de l'accès au marché européen entraînant une dépendance économique donc politique accrue envers la Chine. Mais intégration (pour la plupart forcée) de jusqu'à 30 millions de nouveaux citoyens sujets de la Fédération avec l'espoir que leurs enfants se seront faits à la situation et changeront leur loyauté, permettant de contrebattre dans une large mesure le déclin démographique de tous les autres pays européens, prestige et influence internationale de la seule puissance à avoir gagné une guerre de haute intensité contre un adversaire sérieux à l'ère moderne (en humiliant Américains et Européens au passage) - Gagnante et perdante l'Amérique. Avantage concurrentiel renforcé sur les Européens avec la fin de leur principale source d'énergie bon marché, achats européens supplémentaires d'énergie et d'armes américaines, choix souverain entre deux bonnes options rester en Europe mais en faisant davantage payer les Européens (plus d'achats d'armes) ou s'en dégager largement économisant les coûts et les risques. Mais perte supplémentaire de prestige et d'influence après l'échec (certes indirect) dans une guerre clairement plus importante que l'Afghanistan 2021, affaiblissement de la "puissance perçue" des Etats-Unis donc de leur capacité à dissuader ailleurs dans le monde, et ce qui est peut-être le pire l'accélération de la transition hors du dollar (même si elle prendra des années) puisque les autres puissances mondiales ont vu très clairement le risque à laisser un rôle exclusif à la monnaie d'un pays qui peut si rapidement décider de l'utiliser pour tenter d'abattre une grande économie (sanctions économiques décidées le 27 février 2022) - Grande gagnante la Chine, avec au moins trois avantages majeurs : la Russie passe de partenaire junior à partenaire largement dépendant, l'Europe perd en compétitivité ce qui facilite encore la conquête industrielle chinoise, l'Amérique compromet un de ses avantages structurels majeurs le dollar ce qui ouvre des perspectives à Pékin pour le yuan ou pour tel système monétaire international alternatif qu'il lui plaira de proposer. Ces trois avantages sont en fait trois cadeaux, de la Russie de l'Europe de l'Amérique respectivement, que ces trois acteurs ont décidé d'offrir en l'espace de quelques jours vers la fin février 2022 ==> Les trois principales parties du monde qui se rattachent à la civilisation européenne (Amérique du Sud exceptée toutefois) décident ensemble de se tirer chacune une balle dans le pied, au bénéfice de la Chine ! Tout ce que Pékin a à faire est de rester tranquille. Et d'engranger. Si l'on parle en termes civilisationnels, les gains réalisés par certaines de ces puissances sont tous internes - aux dépens d'autres Européens de civilisation. Les gains économiques américains ne sont qu'aux dépens des Européens. Les gains territoriaux et démographiques russes ne sont qu'aux dépens des Ukrainiens, d'autres Européens comme eux. Les pertes en revanche sont soit dans l'absolu (morts, traumatismes, destructions matérielles), soit relatives aux puissances d'autres civilisations (la Chine d'abord, l'Inde dans une certaine mesure) ==>Le grand perdant de cette sombre affaire, c'est la civilisation européenne au sens large -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je dirais plutôt que l'AASM n'était pas intégrée pleinement au SNA du Mirage 2000 il y a un an. Si vraiment la France donne des Mirage 2000-D à l'Ukraine en février, l'affaire doit se préparer depuis un an - c'est de début 2023 que datent les premières rumeurs - ce qui paraît un délai vraisemblable pour former des pilotes et des mécanos. Alors, le projet M2000-D + AASM + Scalp-EG datant de début 2023, il y a bien du y avoir le temps de réaliser une intégration pleine et entière de l'AASM au SNA du Mirage 2000 entre temps ? D'accord avec @olivier lsb sur le sujet, je mise sur le M2000-D qui doit être quand même beaucoup plus praticable qu'un Sukhoï-24 voire un F-16 La carte serait attirante SI - Nous avions "un peu de rab" dans l'AAE. Ce n'est absolument pas le cas, nous le savons tous OU SI - Dassault pouvait détourner quelques appareils de sa production. Mais je n'y crois pas, ils ont des engagements fermes envers des clients étrangers qu'il n'est pas question de décevoir... sauf si Paris avait pu négocier avec tel de ces clients (lequel ?) un peu de retard dans le calendrier de livraison en échange de tel avantage ? Il faudrait aussi tenir compte de la disponibilité du missile Meteor, arme de supériorité qui serait très intéressante pour Kiev mais dont nous n'avons qu'un faible nombre d'exemplaires (160 commandés) Et bien évidemment de la nécessité de former pilotes et mécanos... en plus de ceux qui s'occuperaient des Mirage 2000 ! Bon, maintenant si on venait à apprendre que le A-50 qui semble avoir été abattu c'était un Rafale ukrainien tirant un Meteor... c'est vrai que ça ferait du bruit ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je pense que ça en dit surtout long sur l'idée que se font beaucoup de dirigeants, en Europe et à mon avis aussi aux Etats-Unis, des chances de l'Ukraine de l'emporter. A tort ou à raison, c'est un autre débat -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je mets un lien vers ce post que j'ai placé sur le fil Géopolitique (parce que ses conséquences sont générales) mais qui en fait concerne tout aussi bien ce fil-ci Nous avons maintenant une source crédible pour le total des pertes ukrainiennes -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Ça pourrait être dans le fil sur les combats, mais je crois que c'est mieux ici car c'est d'importance générale pour la suite de la guerre. Nous avons maintenant une source crédible pour le total des pertes ukrainiennes (Et c'est effarant) Yuriy Lutsenko est ancien procureur général et ancien ministre de l'intérieur. Il était interviewé à la télévision ukrainienne le 2 janvier. Proche de l'ancien président Petro Poroshenko, malgré son âge il a fait un passage dans l'armée en 2022. Son propos était l'urgence de convaincre les Ukrainiens de la nécessité de s'engager. Il a dit que les dirigeants ukrainiens devaient annoncer la demande de mobiliser un demi-million d'hommes, et que pour l'appuyer il était nécessaire de dire le chiffre des pertes militaires à ce jour - à ce moment, le visage de la journaliste se ferme elle est manifestement gênée - parce que les Ukrainiens ont le droit de le savoir, que ce sera certes un choc mais que ce choc est nécessaire pour les "sortir de leur zone de confort" et les motiver à s'engager afin de sauver le pays Honnêtement, je dis 500 000, et si on le divise en mois c'est 30 000 par mois. Et on comprend ce qui se passe sur le front. Tués et blessés graves Voici la vidéo. Sa déclaration commence au temps 5'25''. Il faut mettre les sous-titres automatiques, puis l'option qui permet de les traduire automatiquement en français Bien sûr, 500 000 divisé par 22 mois de guerre ça fait 23 000 par mois, non pas 30 000. Peut-être le chiffre de 30 000 est-il plus récent et les pertes sont-elles en train de s'aggraver du fait de combats plus intenses ? Peut-être ces totaux sont-ils en fait approximatifs à 10 ou 20% près ? Quoi qu'il en soit du chiffre précis, 500 000 pertes en excluant les blessés légers donc seulement les morts et les blessés graves est un total effarant. Je ne sais pas évaluer le nombre de morts par rapport à ce total, mais c'est certainement plus que le quart, étant donné que l'évaluation "1 mort pour 3 blessés" inclut aussi dans ma compréhension des blessés plus légers. J'ai déjà écrit plusieurs fois des arguments comme quoi les pertes ukrainiennes sont probablement nettement supérieures dans l'absolu aux pertes russes, mais je ne pensais pas que cela serait à ce point. L'Ukraine est dans la situation de la France en 1915 - mais sans alliés combattant à ses côtés, et sans industrie sérieuse, et avec une population 4 fois inférieure à son adversaire. Ou bien elle est dans la situation des Confédérés en 1864 -
Attention, corrélation n'est pas causalité. La corrélation entre "regard positif sur Trump" et "compréhension pour la Russie" ne signifie pas que l'un cause l'autre. Et s'il y avait causalité, resterait d'ailleurs à savoir dans quel sens
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est vrai, et dans l'hypothèse où des Mirage 2000-D non rénovés seraient donnés, ils ne seraient pas totalement démunis en air-air. On parlerait cependant d'auto-défense seulement, et avec une arme mise en service en 1986. C'est mieux que rien, mais il faut quand même espérer ne pas avoir à taquiner de trop près un chasseur russe... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je soupçonne qu'il y a un juste milieu entre "appareil juste rénové" et "épave qui ne peut voler qu'une semaine" Parmi les 67 Mirage 2000D dans l'arsenal français en 2016, 55 sont en train d'être rénovés et améliorés pour servir j'imagine une dizaine d'années encore, ce qui en laisse effectivement douze. Ces 12 là sont issus d'un lot de production entre 1993 et 2002, même si ce sont sans doute les plus usés des 67 il ne s'agit probablement pas d'épaves qui tiennent avec des bouts de ficelle ils doivent bien avoir encore quelques centaines d'heures de vol de potentiel. Bien suffisant pour servir à la défense de l'Ukraine, que ce soit comme porteurs de Scalp EG / Storm Shadow ou de AASM. L'intérêt de cette dernière arme étant qu'elle est à la fois assez courante - il est pensable que la France en donne plusieurs centaines, une chaîne de production fonctionne - et précise jusqu'à 70 km Mais nous sommes dans la spéculation, même s'il faut reconnaître que ça semble se préciser. Et cela supposerait que les travaux nécessaires aient été faits en parallèle pour que le M2000-D puisse tirer l'AASM, la possibilité en est confirmée, mais nous n'avons pas de confirmation que ces travaux ont bien été réalisés En revanche, toujours dans cette hypothèse, le Mirage 2000-D non rénové ne tire pas le missile air-air MICA. Seule la version rénovée le peut. L'Ukraine ne pourrait donc guère utiliser ces appareils pour mettre en danger les avions russes - ce serait plutôt j'imagine le boulot de F-16 s'ils ont été dotés d'AMRAAM. Edit - Je trouve d'ailleurs ce post de @Kovy avec une belle photo. Les essais d'adaptation ont bien eu lieu Edit 2 - A noter aussi que Safran avec l'AASM Evolution a réussi à partir de 2017 à baisser le prix HT de la munition de 120 à 80 k€... oui, la rationalisation et la production en masse ça ouvre des possibilités d'économie "Cette commande conduit l'industriel à développer un nouveau standard de l'armement permettant une réduction très sensible de son coût à performances identiques", avait expliqué le 5 janvier dans un communiqué la DGA sans donner plus de précisions. Une bombe AASM pourrait valoir autour de 80.000 euros hors taxe, contre 120.000 euros actuellement. Comment Safran parvient à réduire le coût du programme? Principalement en changeant un certain nombre de composants qui seront moins chers à produire, explique-t-on à La Tribune. Mais aussi en donnant une visibilité à l'industriel -
Guerres au Proche et Moyen-Orient
Alexis a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Il est vrai qu'éclairer les enjeux, les acteurs et les événements devient de plus en plus difficile, tout cela se complexifie de plus en plus. Il y a bien cet essai de résumer les derniers événements, mais il m'a laissé un peu sur ma faim On a le moral à Téhéran. Voilà des gens qui aiment le risque Le Pakistan est un pays à l'armée tout à fait sérieuse, incidemment doté de l'arme nucléaire. Il a des ravitailleurs en vol, et si Islamabad le décidait un bombardement de représailles serait tout à fait envisageable. Par exemple, le nouveau terminal pétrolier iranien à Jask sur le golfe d'Oman est à moins de 600 km de la base aérienne pakistanaise de Pasni sur l'océan indien -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Voilà Sans plaisanter maintenant, au-delà des "bonnes dispositions" de la génération actuelle des Européens, ce qui donne quelque confiance dans la prolongation de la période de paix générale en Europe de l'ouest et centrale - je ne parle pas de l'Est - c'est le fait que la puissance démographique comme économique tend à s'y disperser - Les quatre premières économies de la région sont Allemagne, Grande-Bretagne, France et Italie... mais même le 4ème de la liste a 50% du PIB du premier. Ce n'est vraiment pas "un gros plus des petits". C'est "Plusieurs gros, même si à des degrés un peu différents". Et même des économies qui pèsent moins se sont tout de même rapidement développées dans les dernières décennies. La Pologne pèse presque 20% du PIB allemand, elle est certes comparativement petite mais elle n'a pas non plus un poids négligeable - Les six plus grandes populations sont Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Espagne et Pologne... mais même le 6ème de la liste a presque 50% de la population du premier. La puissance démographique est encore plus dispersée que l'économique - Ajoutons qu'aucun des principaux pays de cette région ne présente de faiblesse régionale à son unité qui pourrait devenir une vulnérabilité à exploiter par un agresseur potentiel. A supposer même que l'un des pays de la région se donne un dirigeant à visée agressive du genre de Poutine ou Erdogan, il ne trouverait pas un voisin à l'unité fragile où il pourrait appuyer un irrédentisme. Tous les pays de la région sont solidement unifiés (même ceux où on négocie beaucoup la place de langues différentes, comme notre voisine la Belgique ) et aucun projet de "Grande France", "Grande Allemagne", "Grande Italie" etc. ne pourrait trouver de concours locaux à une conquête (Naturellement ce n'était pas encore le cas vers 1990... Raison la plus fondamentale sans doute pour laquelle un certain pays s'est alors réduit / a alors été réduit en confettis. Mais les confettis de ce qui fut autrefois la Yougoslavie semblent avoir retrouvé une certaine stabilité, à l'exception certes de Bosnie et Kosovo) Lue suivant cette grille, la situation de l'Europe de l'est est de fait différente : - Un pays de cette région dépasse tous les autres de très loin, à la fois par le poids économique et démographique. L'Ukraine qui est deuxième n'avait avant la guerre que 30% de la population et 10% de l'économie de la Russie - L'Ukraine est un pays à l'unité très récente - même si le peuple ukrainien lui-même est ancien - et particulièrement fragile. Déjà dans les années 1990 et 2000 les opinions et élections y étaient fortement typées régionalement, et la violence y apparaissait comme acceptable pour régler les conflits entre Ukrainiens Les poids relatifs, et la fragilité intrinsèque du "N° 2", ont ouvert le champ du possible à un dirigeant russe pour choisir un nouvel impérialisme et le projet d'une Grande Russie. Les êtres humains étant ce qu'ils sont, peut-être était-il presque fatal qu'une telle occasion, une telle vulnérabilité, ne reste pas sans être exploitée. Que ce soit par Poutine ou par un autre Rappelons cette formule "bien sentie" de De Gaulle lors de son annonce en 1959 de la nécessité pour la France de se doter d'une dissuasion nucléaire On peut imaginer, non sans effroi, ce que serait un conflit, demain. Il n'en est pas moins vrai que ce conflit est tout à fait possible. Nous sommes une espèce et notre espèce a sa loi. Eh oui, nous les êtres humains sommes une espèce agressive. -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
... Y en a ? Il est vrai que les géopoliticiens sont souvent - par nécessité méthodologique - de grands simplificateurs. Est-il vraiment nécessaire de s'intéresser aux détails et au second ordre ? Il est vrai aussi que la simplification peut être poussée trop loin. Un pays de 38 millions d'habitants n'est pas forcément si facile à faire rentrer dans l'épaisseur du trait. Bon ce qui suit n'est pas de bon goût. Ne regardez pas si vous êtes quelqu'un de bien. Par exemple, si vous êtes Polonais. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Attends, je vais utiliser le Stark-Signal @Stark_Contrast