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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Cela permet de préciser le contexte de cette déclaration en décembre dernier « Et ce qui se passe actuellement [en Ukraine] est une énorme tragédie, semblable à une guerre civile, où des frères se retrouvent dans des camps opposés. Le problème est que - je l'ai toujours dit - même aujourd'hui, malgré toute la tragédie des événements qui se produisent, les Russes et les Ukrainiens forment au fond un seul peuple » C'est, bien sûr, le président russe qui parle. Vladimir Poutine fait respecter la loi qui punit celui qui prétend, selon lui faussement, que l'opération militaire spéciale en Ukraine serait une "guerre". Mais que ce soit une guerre civile, ça il est prêt à le dire, oui. -
Juste une petite anecdote qui me vient à l'esprit à ce sujet. Mon épouse, native d'Union soviétique, se rappelle encore avoir entendu étant enfant des discours de Brejnev lors de la fin de son mandat où il lisait deux fois de suite la même ligne du discours, sans paraître le remarquer ni autrement s'en troubler. Tchernenko un peu plus tard devait porter au niveau légendaire, ou totalement pitoyable, ce genre de dérive. A l'époque, cela ne provoquait que des sourires embarrassés - il est vrai aussi que le système politique était différent. Aujourd'hui, ce genre de choses est beaucoup plus facilement accessible, on peut en parler bien plus largement... l'impact est bien pire en effet. Joe Biden se trouve probablement à un stade analogue à celui de Brejnev dans ses dernières années. Les réactions aux Etats-Unis et ailleurs vont bien au-delà des sourires embarrassés.
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Des premières estimations à 20 k$ ? Dans la presse généraliste peut-être... Mais sur le forum les estimations tenant compte d'informations techniques plus précises étaient bien à 50 k$. Voir ce post de 2022, faisant référence aussi à une évaluation chinoise également à 50 k$ un prix vraisemblable me semblerait plutôt 50 k$ (...) Le coût maximum de ce drone ne dépasse pas 50 000 dollars -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour qui souhaite prendre connaissance du contenu de l'entretien de Vladimir Poutine par Tucker Carlson, publié hier soir, sans se taper les > 2 heures de vidéo, il est possible d'utiliser la transcription de l'interview disponible sur le site de la présidence russe Entretien avec Tucker Carlson Vladimir Poutine a répondu aux questions de Tucker Carlson, journaliste et fondateur de la plateforme vidéo Tucker Carlson Network (...) C'est en russe bien sûr, mais la traduction automatique en français - ou la langue que vous voulez - fonctionne bien, comme d'habitude La surprise est que Poutine, après avoir revérifié avec Carlson que sa formation de base est bien en Histoire, commence l'entretien par un exposé détaillé de l'Histoire russe commençant à l'année 862, qui dure 30 minutes (), avec seulement quelques interruptions de Carlson qui d'ailleurs irritent le président russe. Carlson a expliqué dans une petite vidéo à part qu'il a cru au début à une tactique dilatoire de la part de Poutine, qui n'aurait d'ailleurs pas de sens s'agissant d'un entretien sans limite fixe de durée, mais a fini par conclure notamment à voir l'irritation qui répondait à ses interruptions qu'il s'agissait, quoi qu'on pense du fond, de ce dont Poutine est sincèrement convaincu. Comme tout exposé historique, il s'agit aussi d'une interprétation. Et même avec mes connaissances limitées, je peux voir que des interprétations alternatives sont possibles - Poutine comme toute personne qui accorde une grande importance à l'Histoire y met ou y projette, également en tire ses propres idées. Bref, de même que son fameux essai de 5 000 mots publié sur le site du Kremlin en juillet 2021 sur l'unité historique entre Russes et Ukrainiens, tout cela est contestable et interprétable autrement. Mais je rejoins Carlson au moins sur ce point essentiel - Poutine est vraiment convaincu de tout cela. Et je m'ébahis de ce fait simple. La cause immédiate de tout ce qui s'est passé en 2022, de tous les morts et les destructions en Ukraine, les conséquences économique et les bouleversements géopolitiques à l'échelle mondiale, c'est un regard et une conception historique porté par une seule personne, qui a décidé d'en tirer un projet Pour le dire autrement, je pense qu'en lisant cet essai de 2021, comme en écoutant cet exposé historique de 30 minutes nous sommes "au cœur du réacteur" ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Non en effet. Les pays anciennement soviétiques ont conservé le même principe que l'ancienne URSS, c'est-à-dire que toute personne a d'une part une citoyenneté (anciennement soviétique, aujourd'hui russe / ukrainienne / kazakhstanaise etc.) d'autre part une ethnicité (en russe natsionalnost', mais attention c'est un "faux ami" le mot ne veut pas dire nationalité dans le sens français du terme mais bien ethnicité) Il existe des Russes d'ethnicité tatare, tchétchène, bouriate etc. ... et y compris ukrainienne Il existe beaucoup d'Ukrainiens... d'ethnicité russe Dans le cas de l'Ukraine, cette distinction citoyenneté / ethnicité est compliquée du fait qu'une grande partie y compris des Ukrainiens d'ethnicité ukrainienne sont de langue maternelle russe. Ou encore ils peuvent parler le sourjyk qui est une langue mixte mélangeant le russe et l'ukrainien Le sourjyk a vu le jour à la fin du xviiie siècle, lorsque les paysans ukrainiens ont commencé à avoir davantage de contacts avec la langue russe à mesure que la société ukrainienne se modernisait. L'industrialisation a entraîné une migration des travailleurs de la Russie centrale vers les villes ukrainiennes et l'urbanisation de la paysannerie ukrainienne. L'administration civile et militaire russe ainsi que les institutions culturelles, commerciales, religieuses et éducatives sont rapidement devenues des forces de russification linguistique3. Les paysans ukrainiens qui s'installaient dans les villes considéraient le russe comme une langue plus urbaine et plus prestigieuse que leur propre langue. Cependant, leur formation en russe étant insuffisante, la plupart des paysans ukrainiens qui s’efforçaient de le parler finissaient par le fusionner avec leur langue natale – l’ukrainien ; c'est ainsi que naquit le sourjyk Ce qui fait de l'Ukraine une nation, c'est avant tout la volonté de l'être (allô Ernest Renan ) Toutes les nations sont issues à leurs débuts d'un mélange plus ou moins bizarroïde voire improbable d'éléments à l'unité tout sauf évidente et naturelle. La France il y a mille ans l'était encore davantage que l'Ukraine aujourd'hui. Laquelle n'a de toute évidence pas terminé la stabilisation de son identité nationale. Suivant l'issue de cette guerre, Poutine aura été le paradoxal accoucheur d'une Ukraine plus unie à l'identité stabilisée, un peu comme les rois d'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans ont paradoxalement aidé la France à s'unir davantage que le bordel innommable qu'était la décentralisation nobiliaire Ou bien il aura joué le même rôle qu'un Lincoln vis-à-vis des Etats confédérés d'Amérique, c'est-à-dire fossoyeur d'un projet d'indépendance ... pour l'instant, c'est plus le scénario "Lincoln" que le scénario "Henry V" qui se dessine Moi non plus je n'ai pas accès. Cependant la page complète est tombée du camion ici. Parmi les passages les plus intéressants : Il est à l'origine de deux victoires décisives : il a arrêté ce que la Russie considérait comme la "deuxième armée du monde" aux portes de Kiev en mars, puis l'a repoussée hors de la région de Kharkiv en septembre (...) Des rumeurs persistent même sur le fait que l'administration présidentielle serait encline à remplacer le général Zaluzhny, populaire mais indépendant, par son ancien patron. Les fissures de la désunion inquiètent les hauts responsables militaires occidentaux L'article date de... décembre 2022. Les soucis sur les tensions Zelensky-Zaloujny ne datent pas d'hier ! Le style de commandement du général Syrsky met l'accent sur les éléments de déception et de surprise, qu'il utilise pour compenser le désavantage évident de l'Ukraine en termes de puissance de feu. À Kiev, où les forces ukrainiennes étaient à un moment donné 12 fois plus nombreuses, il a rassemblé des bataillons de fortune provenant d'instituts de formation militaire, puis a utilisé des groupes de partisans pour prendre à revers un convoi de ravitaillement de 64 km de long qui tentait de se frayer un chemin à toute vapeur vers Kiev. Il s'en est fallu de peu, dit-il "Il s'en est fallu de peu". Je me rappelle d'un article dans la presse américaine, peu après, racontant la bataille de Kiev et concluant que la victoire ukrainienne avait tenu à deux choses, d'une part des erreurs surprenantes du côté russe, d'autre part un exploit défensif du côté ukrainien... et qu'une seule de ces deux choses n'aurait pas suffi. Moscou est passé bien près d'une victoire en quelques semaines (prise de Kiev en quelques jours et nettoyage du reste en quelques semaines) L'expression "trois jours" vient du chef d'état-major américain Milley qui disait peu avant le début de la guerre qu'il existait un risque que les Russes prennent Kiev "en trois jours" ==> Il avait d'ailleurs parfaitement raison ! Le problème fondamental de l'Ukraine est que sur longue durée, les erreurs sont corrigées du côté russe, les exploits ne peuvent être recommencés à volonté du côté ukrainien. Et ce sont donc de bêtes mais évidents facteurs de masse qui prennent le dessus - économie, population, effectifs et matériel militaire -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
A tous risques, mais je me lance : A = Reagan, B = Obama ? Et encore, le coût des pensions militaires (Veteran Affairs) n'est pas intégré, et celui des armes nucléaires non plus (c'est le Department of Energy qui paie), ce qui minore de 250 milliards environ les dépenses réelles. Il faut ajouter pas loin de 1% du PIB aux chiffres ci-dessus... ==>Les États Unis sont aux environs de 4,5% du PIB pour la défense Pour comparer : Grande Bretagne un peu plus que 2 objectif 2,5 / France un peu moins que 2 objectif un peu plus que 2 / Allemagne 1,5 objectif 2 / Chine moins de 2 / Japon 1 objectif 2 / Russie 3 hors période de guerre mais cette année 6... Washington maintient un rôle directeur dans le système de sécurité de trois macro-régions mondiales Europe, Moyen-Orient et Extrême-Orient. Ça coûte son prix ... -
Il existait pour les Démocrates un moyen sûr, même si un peu hypocrite, de garder Biden comme candidat tout en rassurant la population sur ce qui se passerait s'il était réélu. Il aurait suffi de lui adjoindre un vice-président convaincant, une personnalité forte de dirigeant, dont chacun aurait compris d'une part qu'il était capable de remplacer Joe Biden au pied levé, d'autre part... qu'il l'avait déjà remplacé en réalité. Mais non, ils lui ont adjoint à nouveau la cruche Kamala Harris !
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Biden était en cours d'examen par la justice pour d'éventuelles fautes de divulgation de documents confidentiels à son écrivain rémunéré La justice vient de recommander de ne pas lancer de poursuites. Les raisons sont exposées dans ce rapport officiel Parmi les raisons de ne pas le poursuivre ? Eh bien... la sénilité de Joe Biden. Si. Dans un rapport officiel. Le mot précis n'y est pas, mais le sens est très clair (voir page 10) Nous avons également tenu compte du fait que, lors du procès, M. Biden se présenterait probablement au jury, comme il l'a fait lors de notre entretien, comme un homme âgé sympathique, bien intentionné et doté d'une mauvaise mémoire. D'après nos interactions directes avec lui et nos observations, il s'agit d'une personne pour laquelle de nombreux jurés voudront identifier un doute raisonnable. Il serait difficile de convaincre un jury de le condamner - il s'agit alors d'un ancien président âgé de plus de quatre-vingts ans - pour un crime grave qui requiert un état mental de volonté Je n'ai pas de mots !
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Parce qu'une OPEX en Europe de l'est mène à faire face à des gens aussi dangereux que des djihadistes en Afrique - voire un peu plus peut-être ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Zorro est arrivé oui... Mais il ne s'appelait pas Henri Salvador. Il s'appelait Vladimir, et il répondait aux questions de Tucker Carlson -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
S'agissant de l'Ukraine, je crois que la situation est pire encore. Avant l'interruption du soutien américain, la situation militaire de l'Ukraine était déjà sur une pente descendante et dangereuse. Remplacer le soutien militaire américain n'est pas possible avant un délai probablement compté en années, qui permettrait la multiplication de la production. Sachant que le total des soutiens occidentaux était déjà insuffisant pour empêcher l'Ukraine de glisser sur la pente... Moscou voit s'ouvrir une fenêtre d'opportunité de minimum 1 à 2 ans, probablement davantage. Plus exactement, la fenêtre existait déjà, elle est encore plus grande ouverte La victoire totale de la Russie est de loin le scénario le plus probable. Et l'écrasement du projet d'un État indépendant pour le peuple ukrainien Nous vivons un moment fondamental de l'histoire de l'Ukraine. Et de l'Europe -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Les générations récentes du peuple allemand se sont complètement dégagé de ce genre d'habitude, voire sont parties dans la direction opposée Pour les nostalgiques, il y a toujours la possibilité d'écouter Star Wars en allemand. Ca fait son petit effet ... L'Ukraine n'a jamais été placée sous ce parapluie. Kiev l'aurait bien voulu. Bush le leur avait fait miroiter en 2008, Sarkozy et Merkel ont eu la faiblesse de ne pas l'en empêcher. Obama, Trump et Biden ont été bien plus prudents, mais n'ont pas voulu avoir l'honnêteté de dire à Kiev "Eh bien en fait... non". Les Ukrainiens l'ont même mis dans leur constitution en 2019. Cependant la réponse était non depuis le début, elle reste non et je ne vois pas pourquoi elle changerait. Dans quelle mesure le parapluie est-il fonctionnel, c'est une excellente question, dont on n'aura la réponse qu'après qu'un pays du genre Estonie, Finlande ou Pologne aura été attaqué par un type nommé Vladimir. Si ce jour arrive jamais, ce qui n'est pas certain. -
Ça fait longtemps que ça a cessé d'être drôle... si ça l'a jamais été Après avoir raconté lundi la conversation qu'il a eu avec François Mitterrand (1916-1996) au G7 en 2021, Joe Biden explique qu'il s'y est aussi entretenu avec Helmut Kohl. Lequel était mort depuis 2017... Mitterrand, et maintenant Kohl: nouvelle méprise de Biden Résumons : l'élection présidentielle dans le pays le plus riche et militairement le plus puissant au monde opposera cette année, d'une part un tandem formé d'un malade d'Alzheimer et d'une cruche, d'autre part un tandem mené par un politicien tendance clown et allez savoir qui d'autre Je ne sais pas ce qui se passe aux Etats-Unis, mais ce n'est pas bon ...
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Plus sérieusement, s'il faut chercher des alternatives "hors des sentiers battus" tenant compte de la fin du soutien américain à l'Ukraine, faisant disparaître - ne nous le cachons pas - la chance déjà limitée qu'avait Kiev de préserver son indépendance par la force des armes, les Européens pourraient envisager la combinaison de deux politiques - D'un côté, tenter d'obtenir la préservation d'une vraie souveraineté pour Kiev par la carotte plutôt que le bâton. Proposer à Moscou de faire disparaître la totalité des sanctions et restrictions économiques envers la Russie, de réparer NordStream et tout le reste en échange d'une neutralité de l'Ukraine qui ne la mène pas à une souveraineté seulement factice : en pratique, pas de démilitarisation, pas d'engagement à ne pas coopérer avec les Européens, aucune autre annexion que celles déjà réalisées à ce jour. Sans illusion sur le fait que Moscou pourrait refuser l'échange et préférer gober l'Ukraine toute crue - De l'autre côté, préparer les conséquences d'un éventuel refus de Moscou, y compris un programme d'urgence pour construire N centrales nucléaires (avec N grand), un programme d'industrialisation à grande échelle d'une version sol-sol longue portée du MdCN (1500 km de portée au moins) en coopération européenne, sans compter la sortie de la France du TNP, accompagnée de Pologne, Roumanie et Finlande ("Pourquoi ? Oh, allez savoir...") Et bien sûr, glisser un mot à Pékin de tout cela... rapport au fait qu'il n'aimerait pas forcément beaucoup que Séoul, Tokyo inspirés par l'exemple de Varsovie, Bucarest ou Helsinki ne décident eux aussi de sauter le pas... rapport aussi au fait que Xi a les moyens de se faire écouter par Poutine s'il le désire vraiment Dans le meilleur des cas, les conséquences de la guerre pour l'Ukraine auront été limitées et des relations de convenance réciproque entre Russes et autres Européens rétablies Dans le pire des cas, l'Ukraine sera une partie de l'Empire russe, lequel se retrouvera face à une chaîne de nations à défense indépendante, chacune avec sa dissuasion nucléaire nationale, ce qui bloquera le risque d'expansion supplémentaire et sécurisera les Européens -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
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[Afghanistan]
Alexis a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce n'est plus d'actualité, mais je l'avais manqué à l'époque et je retombe dessus. C'est quelque chose de frappant, et sur quoi il n'est probablement pas inutile de méditer. Ce post date du 2 juin 2021. Moins de trois mois avant la chute de Kaboul... Comme souvent, on peut en revenir à Haendel -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas forcément si contradictoire en ajoutant les partisans de l'augmentation 24% et du maintien 25% de l'aide, soit 49%. On n'est pas très loin des 53% qui souhaitent la victoire de l'Ukraine. On est en fait dans l'incertitude statistique qui est typiquement de + / - 3% pour un échantillon d'un millier de personnes : en fait c'est respectivement 49 +/-3% et 53 +/-3% donc ça se recouvre. Ce qu'on peut surtout dire c'est que parmi les 47% qui soit sont indifférents à qui gagnera soit souhaitent la victoire de la Russie, personne ne souhaite maintenir l'aide à Kiev. Ce qui n'est d'ailleurs pas surprenant. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Sondage de décembre dernier pour Le Point sur le regard des Français sur la guerre. Principaux résultats : - Soutien majoritaire à l'Ukraine, 53% souhaitent sa victoire, 13% la victoire de la Russie - donc un tiers ne se prononce pas - Faible confiance en une issue victorieuse pour l'Ukraine, 34% voient une victoire russe, 20% une victoire ukrainienne, 32% pas de vainqueur - Davantage de soutien à une diminution qu'à une augmentation de l'aide à l'Ukraine, 39% pour diminuer, 24% pour augmenter, environ 25% pour la stabilité de l'aide - Davantage de soutien que d'opposition à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE après le conflit, 49% favorable, 43% défavorable -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
L'élément qui me paraît surprenant quant à moi, c'est que ce soldat puisse raconter son histoire. S'il est le dernier survivant de son unité et les soldats ennemis sont proches au point qu'il y ait du sens à appeler une salve d'artillerie sur sa position, comment peut-il ne pas être capturé ensuite ? Pas impossible naturellement, on peut imaginer qu'il parvienne à se cacher puis à s'éclipser -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Parallèle historique intéressant par Benoist Bihan dans la revue Guerres & Histoire US Army 1944, Armée russe 2022 Sans recul, on peut prendre un rocher pour une montagne, et une armée en difficulté pour une armée finie. Le pitoyable automne 1944 de l'aigle américain fait penser aux déboires de l'ours russe en 2022. On connaît la suite de la première histoire... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Cette histoire est à peine croyable. Je ne sais pas qu'en faire. Cela pourrait être une légende qu'on se raconte sur le front parce qu'elle exprime ce que vivent les soldats - et elle serait déjà intéressante comme indicatrice de leur état d'esprit. Cela pourrait aussi être littéralement vrai A Bilohorivka le 6 février, une unité ukrainienne aurait été quasiment détruite dans une attaque surprise. Un seul soldat avait survécu, qui décida d'appeler un tir d''artillerie sur sa position, afin de supprimer ses ennemis avec lui-même, à la Samson Cependant, aucun obus ne fut tiré. Car il n'y en avait littéralement aucun disponible Le survivant ayant pu s'échapper par quelque miracle, aurait raconté son histoire -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je crois que c'est le point essentiel en effet. Il peut y avoir débat sur les causes spécifiques, les raisons des décisions de tel ou tel acteur, mais en définitive c'est la conclusion qui compte vraiment 1. Les Américains connaissent depuis un certain nombre d'années une crise politique profonde, qu'ils finiront en définitive par traverser, mais pas avant un délai inconnu, probablement mesuré en années si on veut être optimiste, possiblement davantage si on a une vue plus pessimiste (par exemple comme Emmanuel Todd) 2. Les Européens doivent constater qu'ils n'ont pas de solution pour assurer leur sécurité en dehors de la dépendance envers les Etats-Unis, parce qu'ils ne se sont jamais attelé à la tâche d'en créer une. Le fait que plusieurs pays disposent d'une solution d'échelle nationale (France, Royaume-Uni) n'empêche pas qu'aucune solution d'échelle continentale n'existe. Ce qui est néfaste aussi pour les rares pays européens qui savent se protéger eux-mêmes, à cause de l'imbrication évidente des intérêts à l'échelle européenne, avant tout sur le plan économique : la survie de la France est sécurisée, sa prospérité ne l'est pas Du point de vue européen, la meilleure réaction serait de souhaiter bonne chance à nos amis américains pour retrouver un consensus politique positif et une entente efficace sur ce qu'ils veulent que soit leur pays... et de faire désormais comme si Washington ne devait plus aider en rien à la sécurité européenne Quand la majorité des pays européens se retrouveront-ils sur ce constat, quand pourront-ils initier la construction d'une solution de sécurité d'échelle continentale ? C'est une question qui doit être posée aux voisins de la France Cela pourrait être dans un mois. Ou dans cinq ou dix ans. Après tout, cela fait longtemps déjà - au plus tard depuis 2017, et peut-être depuis les années 1950 ! - qu'il est raisonnable de construire une telle solution, de sortir de la dépendance envers un pays certes amical, certes puissant, mais qui peut bien être occupé à autre chose ou avoir d'autres intérêts ==>Le fait qu'une chose soit raisonnable... ne veut pas dire qu'elle va être faite Tous les pays ne sont pas dans la même situation de ce point de vue... La Corée du Sud est à quelques mois ou un an d'avoir ses premières propres armes nucléaires, les Sud-Coréens approuvent à une large majorité leur construction, ils ont déjà développé les missiles nécessaires, leurs deux premiers sous-marins lanceur de missiles balistiques sont en chantier, bref ils piaffent d'impatience, retenus seulement par Joe Biden qui leur répète que l'Amérique sera toujours là pour eux. S'ils reçoivent le "top départ", ou plus précisément si Washington cesse de faire pression sur eux pour ne pas le faire... ça pourra être très rapide D'autres pays sont un peu moins avancés... Je crois que c'est bien ça le fond des choses. C'est aussi d'ailleurs la position si on l'écoute du journaliste-militant politique qu'est Tucker Carlson. Le plus important pour lui n'est ni la Russie ni l'Ukraine, c'est de préserver les intérêts des Etats-Unis. Et il est convaincu - comme beaucoup d'autres - qu'appuyer l'Ukraine dans la guerre ne sert pas les intérêts américains, voire est néfaste (risque d'emballement par exemple) On peut rajouter à cela, dans certains cas seulement, un attrait spécifique pour la Russie par exemple par appétence pour l'homme fort, ou par conviction que Moscou est un partenaire plus intéressant que Kiev pour Washington (regard "réaliste-cynique" sur les relations internationales). Mais le plus important c'est "l'Amérique d'abord", voire "l'Amérique seulement" -
Groupe Dassault Aviation, fil sur l'avionneur/industriel
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Pour Clément Ader et le premier vol d'un plus lourd que l'air, on parle de 20 cm d'altitude ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est un petit détail, mais un détail amusant. Enfin pour moi c'était à éclater de rire Voici un contributeur sur X qui s'enthousiasme sur l'interview à venir de Poutine par Carlson parce qu'il est déjà enthousiasmé par Poutine lui-même. Et il explique pourquoi. Court extrait : (Poutine) est vif, intelligent, direct, plein de bon sens, et il n'a pas peur de dénoncer le mondialisme, la corruption, la pédophilie généralisée, le satanisme, la production d'armes biologiques, etc. Il est plein de bon sens ("no-nonsense")... et c'est pour ça qu'il dénonce le satanisme et les armes biologiques !!! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Non certainement pas ! C'est bien pourquoi je dis qu'il n'est pas question d'en contester la légitimité Disons que pour une telle interview, vu le personnage, je trouverais idéal que ce soit un journaliste qui pose des questions difficiles au président russe. Surtout pas le genre d'aboyeur et de censeur dont nous avons quelques exemples parmi nos journalistes, qui interrompt ou porte des jugements alors que ce n'est pas son rôle. Il faudrait un journaliste capable à la fois d'être parfaitement poli, de laisser Poutine s'exprimer, mais aussi de poser quelques questions bien choisies pour mettre en lumière les contradictions du dirigeant russe. Par exemple : "Vous avez dit que l'opération spéciale en Ukraine était nécessaire pour protéger les habitants du Donbass d'un génocide. Selon les Nations Unies, 25 civils ont été tués dans le Donbass en 2021, comme en 2020. Depuis le début de l'opération militaire spéciale, plusieurs dizaines de milliers de civils sont morts au Donbass. Comment évaluez-vous le succès de la Russie à protéger le Donbass ?" Je crains que Carlson ne pose pas de question difficile - et pourtant il y aurait matière ! Si je me trompe, tant mieux. Jamais été à Moscou. Saint-Pétersbourg pendant les nuits blanches c'est extraordinaire. Et oui mes suffrages vont au Mariinski 2