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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Toujours sur Nadejdine, et juste pour mieux situer ses positions, voici le long entretien qu'il a accordé hier au site Nemoskva. Je copie ce qui concerne ce qu'un président Nadejdine ferait pour mettre fin à l'OMS (non, Zelensky ne va pas tout apprécier...) et il y expose aussi ses vues géopolitiques (qui se comparent très avantageusement à celles de Vladimir Poutine ...) Je ne pense pas que Nadejdine soit un "agent étranger", mais s'il l'était ce serait un agent français ! On est en plein dans les objectifs géopolitiques de la France S'il était élu, lui et Macron tomberaient dans les bras l'un de l'autre ! Ça n'arrivera pas naturellement. Nadejdine lui-même exprime un objectif de "20%" des voix, il suffit selon lui pour cela d'aller motiver les anti-OMS à voter, et cet objectif est déjà (à mon avis démesurément) ambitieux. Mais ça permet de se rendre compte de ce que peuvent penser des Russes qui considèrent l'OMS comme une grave erreur - comment ils imaginent s'en sortir En résumé (le détail plus bas) - Proposition à l'Ukraine de trêve immédiate - Les négociations devront être générales pour que la paix soit durable. Américains et Européens sont requis - Respect absolu de la Constitution russe - ce qui signifie que d'éventuels abandons de territoires conquis ne seraient possibles qu'une fois approuvés par référendum - La base du règlement devra être l'opinion des populations locales, à quel pays elles préfèrent être rattachées - y compris ceux qui sont partis mais souhaitent revenir - Refus du principe même de réparations ou compensations - C'est essentiellement Poutine qui a créé le problème de l'OTAN, dont les budgets ont diminué jusqu'en 2014, augmenté depuis. Il n'y a pas de raison de s'en inquiéter, car ce qu'il arrive de l'OTAN n'est pas important sur le long terme - La Russie doit refuser la stratégie de Poutine consistant à devenir un simple vassal de la Chine. Elle doit chercher à long terme à s'unir à l'Europe, et alors l'Europe unie fera jeu égal avec Chine et avec l'Amérique – Imaginons que vous deveniez enfin président. Quels seront vos premiers pas ? Et comment allez-vous arrêter les combats, alors que l’objectif déclaré des autorités ukrainiennes est de rétablir les frontières de 1991 ? (...) Dès le premier jour, j'ai l'intention de libérer les prisonniers politiques et de faire appel aux dirigeants ukrainiens en leur proposant une trêve. Regardez comme la ligne de front a changé en un an, malgré la contre-offensive largement médiatisée, et quelles sont les pertes énormes. L'opération militaire est entrée dans une phase semblable à celle de la Première Guerre mondiale : tout le monde s'est retranché, a posé des champs de mines et ne bougera nulle part. Les négociations seront donc difficiles, mais elles doivent être menées, y compris avec les dirigeants de la coalition qui soutiennent l'Ukraine. – Mais quelle est pour vous l’issue idéale de ces négociations ? – L’idéal serait d’avoir une paix durable. Même si Poutine et Zelensky acceptaient miraculeusement de ne pas tirer, que feraient les deux camps ? Accumulez des armes pour un nouveau lancer. C'est une mauvaise histoire et elle ne finira jamais. Voici donc trois conditions que j’entends respecter. Tout d’abord, cela ne doit pas être une décision unilatérale. Tant que les présidents de la Russie, de l’Ukraine, des États-Unis conditionnels et des pays de l’Union européenne n’auront pas signé le traité de paix, rien ne changera. Deuxièmement, tout doit être décidé en pleine conformité avec la Constitution russe. Veuillez noter que je suivrai tous les chapitres, y compris le neuvième , où est prescrite la procédure pour le modifier. Et troisièmement, les problèmes doivent être résolus sur la base des opinions des personnes qui vivent dans ces territoires [annexés] ou qui sont partis mais souhaitent y revenir. C’est l’argument le plus important dans les différends avec l’Ukraine : dans quel pays les gens veulent vraiment vivre. – Admettez-vous la possibilité de restituer les territoires occupés ? – Personne ne sait où sera la ligne de front au moment des négociations. Les Z-patriotes disent que Nadejdine abandonnera tout, la Crimée et Donetsk... Je ne céderai rien. Je défendrai au maximum les intérêts de la Russie. – Ensuite, une question plus stratégique pour vous en tant que président. Seriez-vous d’accord avec l’idée que l’OTAN place ses bases à la frontière avec la Russie ou accepte l’adhésion de l’Ukraine ? – Je pense que le problème de l'OTAN est tellement... [tiré par les cheveux]. C’est une histoire purement poutinienne – une alliance contre la Russie. À l’échelle mondiale, s’il existe une confiance entre la Russie et le monde occidental, la question de l’OTAN ne sera pas aussi urgente. Cela est d'ailleurs clairement visible dans le budget de l'OTAN : après l'effondrement de l'Union soviétique, il a été progressivement réduit. Et cela a commencé à croître rapidement en 2014. Devine pourquoi? Autrement dit, Poutine a été la principale raison pour laquelle l’OTAN se renforce. – Le même Poutine a également déclaré que les tentatives visant à rencontrer l’Occident à mi-chemin avaient finalement abouti – et c’est vrai – à une expansion constante de l’OTAN vers l’Est. Pensez-vous qu'il s'agit d'un problème mineur ? – Eh bien, c’est désagréable, mais la question est de savoir ce que vous pensez de l’OTAN. D’ailleurs, au début de son activité, au début des années 2000, Poutine n’était pas opposé à l’adhésion de la Russie à l’alliance. Il y avait un accord de partenariat , si vous vous en souvenez. La question de savoir ce qu’est l’OTAN doit être résolue sur un autre plan : que sera le monde dans 50 ans ? Où sera l’Amérique dans ce monde ? Mes prévisions ne sont plus partout. Et la Russie fera partie d’une Europe unie. Dans ce contexte, l’OTAN disparaîtra tout simplement en tant que force militaire dirigée contre la Russie et contrôlée depuis les États-Unis. Tout cela va se résoudre. – Pensez-vous que l’Amérique va perdre son leadership ? - Elle ne le perdra pas. Mais elle ne sera pas aussi importante qu’elle l’est aujourd’hui, lorsque les États-Unis pourront traiter à la fois avec l’Ukraine et Taïwan. Regardez les prévisions mondiales : dans 50 ans, la Chine sera la plus grande économie, puis l’Inde la dépassera. Et le choix de la Russie est en réalité le suivant. Ou bien elle va là où Poutine la tire, c’est-à-dire qu’elle coupe les liens avec l’Europe et devient automatiquement un vassal de la Chine. En fait, cela se produit déjà. La Chine, en principe, ne considère personne comme un partenaire égal. Elle est dix fois plus nombreuse que nous en termes de population et le sera bientôt en termes d'économie. Ou il existe une autre option : nous nous unissons à l’Europe, et notre population totale sera alors plus nombreuse qu’aux États-Unis et notre économie sera comparable à celle de la Chine. – Que pensez-vous de l’idée de réparations envers l’Ukraine ? - Il n'y aura pas de réparations. L'Allemagne les a payés parce qu'elle a perdu les deux guerres mondiales, mais la Russie ne perdra pas dans ce conflit, c'est impossible. – Appelons cela autrement – « compensation ». Pour les villes détruites, par exemple. Beaucoup pensent que cela est nécessaire et juste. – S’il s’agit de ceux qui ont quitté le pays et ne relient plus leur vie à la Russie, il leur est facile de discuter de tels sujets. Imaginons maintenant : dans mon pays, il y a 40 millions de retraités et de personnes handicapées. Et puis je leur annoncerai la « bonne » nouvelle que je paierai moins de pensions et d'avantages sociaux, parce que je donnerai tout à l'Ukraine ? Que penses-tu qu'ils vont me faire ? (...) – Je vais poser à nouveau des questions sur la responsabilité. Vous avez souligné à plusieurs reprises que la responsabilité du déclenchement de « l’opération spéciale » incombait aux dirigeants du pays. Mais des dizaines de milliers de nos concitoyens, ceux qui étaient les premiers mobilisés, ont pris les armes et sont partis tuer dans un autre pays. Ne les considérez-vous pas responsables d’une telle décision ? – C’est une approche très étrange. Ici, vous êtes citoyen russe, tout le monde autour de vous croit qu'il y a une guerre contre le nazisme. Et vous le pensez sincèrement. Et même si vous ne le pensez pas, vous recevez une convocation. Que pouvez-vous faire? – Ne vous rendez pas au bureau d’enregistrement et d’enrôlement militaire, par exemple. - Alors, quelle est la prochaine étape ? Ceux qui le voulaient sont partis, et ceux qui étaient prêts à aller en prison sont allés en prison. Et 99 % des personnes dans cette situation agissent dans le respect de la loi – il est inutile de formuler des réclamations morales à leur encontre. De plus, la majorité a estimé que « l’opération spéciale » était la bonne décision.
  2. ! Gravissime incident dans les relations américano-britanniques. Je me demande si l'alliance entre Washington et Londres n'est pas en train de prendre l'eau... Voici un communiqué de l'ambassade américaine en Grande-Bretagne (regardez la dernière phrase...)
  3. Pourquoi faire pénitence ? La bande Gaza, de Salt Lake City, existe bel et bien (ou a existé) Le règne de terreur du groupe Gaza de Salt Lake City - combattu avec un cocktail molotov de hardcore, de sludge, de maths et de grind - a une nouvelle arme
  4. J'espère que ce n'est pas exact... C'est la pire alternative Dans ce cas, d'une part les Ukrainiens auraient réussi un "coup fumant". D'autre part la Russie bloquerait probablement tout échange supplémentaire de prisonniers
  5. La guerre de la Russie en Ukraine aura t elle des conséquences sur les projets de défense européenne ? J'ai mis dans le fil adéquat ce que je peux imaginer comme "pire scénario vraisemblable" à ce sujet
  6. Peut-être est-il temps de reparler de défense européenne ? Ce serait possible dans le fil sur les conséquences de l'invasion russe de l'Ukraine, ou dans celui de l'OTAN, ou des Etats-Unis, car tous ces éléments ont un rapport. Mais le sujet est bien la défense européenne, plus précisément la situation dans laquelle les pays européens pourraient se retrouver à court terme si certaines tendances ou événements potentiels surviennent dans les 2 ans à venir ou un peu plus. Je parle ici d'événements potentiels liés et cependant distincts. Pas des certitudes sans doute, mais des possibilités réelles. Et qui s'ils se combinent pourraient forcer à des reconfigurations, adaptations et révisions douloureuses, voire déchirantes ! Pour en parler et fixer les idées, voici un petit scénario. Nous sommes en janvier 2026. Rappelons les événements des deux dernières années : 1. A l'été 2024, le front ukrainien a commencé à s'effondrer sous la pression continue de la Russie et à force de pénuries en soldats entraînés, en matériel et en munitions. Obtenant la rupture en plusieurs endroits, les forces russes ont pu déborder les forces ukrainiennes restantes. A la fin de l'année, la Russie avait fini de nettoyer les dernières poches de résistance et pris le contrôle de l'ensemble de l'Ukraine, où ne subsistait que des activités de guérilla résiduelles. En décembre, la Moldavie signait un traité de neutralité, de démilitarisation et d'amitié avec la Fédération de Russie, laquelle intégrait dans la foulée la Transnistrie dont Chisinau avait dans l'intervalle reconnu l'indépendance 2. En novembre 2024, le peuple américain a porté Donald Trump à la présidence. Devançant déjà son adversaire début 2024, le vainqueur ne s'était d'ailleurs pas privé de "charger" le président sortant suite à l'effondrement de l'Ukraine dont il lui a fait porter la responsabilité 3. En mars 2025, le président américain a annoncé le rapatriement aux Etats-Unis de l'ensemble des troupes et des armes nucléaires stationnées en Europe. Ne pouvant sortir son pays du traité de l'OTAN du fait de l'opposition du Sénat, il a cependant laissé entendre que l'application de l'article 5 du traité sur l'assistance en cas d'agression serait minimaliste, rappelant par exemple qu'une telle assistance pourrait n'être qu'humanitaire. Le 47ème président s'est montré sourd aux arguments des alliés européens concernés comme quoi ils envisageaient des achats massifs d'armement américain comme contrepartie au maintien des forces américaines sur leur sol - au-delà de la question du coût il a en effet mis en avant l'urgence de limiter le risque de troisième guerre mondiale 4. A l'occasion du défilé du 9 mai 2025, le président Poutine confirma que la Russie devait pour défendre ses intérêts conserver une défense forte. C'est pourquoi la norme de 6% du PIB pour la défense établie lors de l'opération militaire spéciale en Ukraine en 2024 sera prolongée ainsi que la mobilisation de l'industrie de défense, les forces armées russes conserveront des effectifs de 1,5 million de militaires qui seront tous équipés et entraînés en fonction des enseignements de l'OMS En ce mois de janvier 2026, le rapatriement des forces américaines arrive à sa fin. Dans quelques jours, les derniers matériels seront embarqués sur les navires Voici la question que je me pose ==>Dans ce scénario, qu'est-ce que les membres européens de l'OTAN seront bien heureux d'avoir fait en 2024 et 2025 pour éviter de se retrouver vulnérables en cas de nouvelle "opération militaire spéciale" de Moscou, cette fois contre l'un des membres européens de l'OTAN ? Ce scénario est ce que je peux faire de mieux en termes de "pire cas vraisemblable". C'est le pire parce que tout ce qui peut mal tourner tourne mal, et rapidement encore ! Et c'est vraisemblable parce que chacun des 4 événements qui constituent ce scénario est en lui-même vraisemblable. La probabilité de tel de ces événements est-elle de 50%, un peu plus, un peu moins ? On peut en discuter, et il va de soi que la conjonction des 4 a une probabilité inférieure à 50%... mais pas une probabilité négligeable Par exemple, si on pense que ce sont des événements indépendants de probabilité 1/2, alors la conjonction des quatre a une probabilité de 1/(2^4) = 1/16 ce qui ne peut être négligé. Dans la réalité ils ne sont pas indépendants, certains ont une probabilité supérieure à 50% par exemple 2 (Trump est élu) et 4 (Poutine continue le réarmement), je pense que 3 (Trump plus effrayé par une guerre mondiale qu'intéressé par de bonnes affaires) est moins probable que 50%, quant à 1 (l'Ukraine est vaincue) j'ai bien peur que lui donner une probabilité de seulement 50% soit optimiste ... mais le résultat en définitive qu'il soit 5% ou 10% ou 15% est tout sauf un scénario négligeable type "Les extra-terrestres débarquent"
  7. Je suppose que la réponse pourrait être "Ben comme les habitants de la ville de Zaporijjia, toujours sous contrôle ukrainien, ont voté au référendum de septembre 2022 sur la réunion de leur oblast à la Fédération de Russie " Il serait sans doute possible de déduire le vote qu'ils ne pourront peut-être pas effectuer physiquement de ce que l'on sait d'eux par ailleurs. Par exemple, en tant que soldats russes, leur commandant en chef est Vladimir Poutine, n'est-ce pas ? Donc... S'agissant du seul candidat qui affiche son opposition à l'invasion l'opération militaire spéciale, Boris Nadejdine qui parle en dernier dans la vidéo que j'ai cité, je soupçonne une convergence d'intérêts entre lui (que je crois sincère) et Poutine - Pour le Kremlin, mieux vaut ne pas afficher une unanimité totale. Un candidat s'est opposé à l'OMS ? Vous voyez, la Russie est bien une démocratie ! Il a obtenu 1% (son poids dans le sondage de Levada fin novembre), voire même soyons fous 5% ? Eh bien, c'est que les Russes soutiennent l'OMS, vous voyez bien ! - Pour Nadejdine, c'est une chance de maintenir ces idées en vie et de leur donner une représentation même minimale dans l'espace public. Pour l'avenir L'avenir... lointain
  8. C'est une remarque assez caustique sur l'état de notre pays Rappelons le mot de Clemenceau La tolérance! la tolérance! Il y a des maisons pour cela.
  9. Bon, Trump ou Biden en novembre prochain, une chose est certaine. Le prochain président des Etats-Unis sera francophone ! Voici l'un et l'autre proposant une interprétation convaincante de "Amour Plastique"
  10. Voici un article intriguant sur la candidature de Cenk Uygur à l'investiture démocrate. Uygur est le fondateur et animateur des Young Turks, qui se présente comme magazine vidéo progressiste le plus suivi de la planète. Ce qui est intriguant n'est pas les chances de l'intéressé - probablement négligeables - mais son discours. En gros, cet agitateur d'idées, indéniablement talentueux et énergique, voire colérique, est catastrophé par ce qu'il voit comme la défaite inéluctable de Biden, il presse le président de renoncer à briguer la réélection, pour le bien de l'Amérique, presse des remplaçants potentiels de se présenter et s'il n'y en a pas se propose lui-même. S'il fallait le résumer en une formule ? C'est un Trump de gauche, c'est-à-dire un personnage avant tout médiatique, à la personnalité exubérante, au message populiste, éclats de voix compris... et qui ne manque pas de flair, ni d'intuitions Rarement doux ou demandant des clarifications, Uygur est une figure virale permanente dans le drame en ligne de la droite contre la gauche ; un défenseur progressiste passionné qui s'emporte contre les ELITES CORROMPUES et ainsi de suite (...) Dans les clips et les tweets, Trump est un fasciste, ses partisans sont racistes, Israël est génocidaire, les républicains de l'"establishment" sont corrompus et les démocrates de l'establishment ne valent pas mieux (...) Qualifier la campagne de M. Uygur d'improbable, c'est faire preuve de générosité. Mais l'histoire n'est pas si simple - et il y a une faible chance qu'il change la politique américaine en chemin. J'ai parlé à Cenk à plusieurs reprises - deux fois avant sa candidature et une fois en novembre à propos de la campagne - et dans Zoom, il est le même homme que dans les clips : passionné, populiste et peu enclin à considérer ses adversaires avec charité. Mais loin des guerres culturelles, il montre qu'il a des idées beaucoup plus intéressantes et pratiques que la plupart des membres de la gauche en ligne en phase terminale, ainsi qu'une approche plus astucieuse de la politique (...) (En 2016) Uygur est apparu sur ABC, et alors que tous les autres panélistes se disputaient pour savoir si Clinton gagnerait avec un raz-de-marée ou juste avec une bonne marge, Uygur a déclaré : "J'ai Trump à 279 et Hillary à 259." L'animateur George Stephanopoulos a répondu : "TRUMP ?!". Le panel s'est mis à rire à gorge déployée. Parce qu'Hillary allait toujours gagner. N'est-ce pas ? S'il était inquiet en 2016, il est encore plus cynique pour 2024, et c'est ce qui motive sa candidature à l'élection présidentielle. "La priorité numéro un de notre campagne - et de loin - est d'éliminer Joe Biden", me dit-il. "Joe Biden va perdre et je ne vais pas m'asseoir sur le pont du Titanic et suivre joyeusement un plan pour perdre - pour foncer dans l'iceberg - quand toutes nos vies, la démocratie et le pays sont en jeu. (...) Curieusement, derrière les portes closes (et de plus en plus devant elles), les démocrates ne sont pas vraiment en désaccord avec son point de vue sur Biden. La cote de Biden dans les sondages continue de chuter, les jeunes continuent de montrer qu'ils ne veulent pas d'un octogénaire malade à la tête de l'arsenal nucléaire, et bien que l'article de David Ignatius de septembre "Le président Biden ne devrait pas se représenter en 2024" ait provoqué une onde de choc à la Maison Blanche, il ne faisait que souligner ce qui était déjà écrit sur le mur. Mais, bien qu'ils aient crié que Trump est une menace fasciste pour la démocratie, la plupart des démocrates n'ont pas voulu faire quoi que ce soit pour arrêter Biden. (...) "Si vous n'abandonnez pas et que vous perdez, comme l'indiquent tous les sondages - vous aviez 81 ans, 77 % du pays pensait que vous ne pourriez peut-être même pas terminer un second mandat, vous étiez en retard dans presque tous les Etats pivots, vous aviez quinze points de moins que lorsque vous avez battu Trump de justesse" (...) ... J'avais remarqué que Biden était un peu derrière Trump dans les sondages, mais qu'il soit en retard dans les Etats pivots - les swing states, ceux qui comptent - et que la différence soit si marquée avec la campagne de 2020 que Biden n'a effectivement remportée que de justesse ! Je suppose que Uygur ne raconterait pas n'importe quoi, au risque d'être démenti. Ça voudrait dire que les chances de victoire de Trump ne seraient pas un peu supérieures à 50% comme je l'imaginais... ce serait plutôt du 90% ! Il espère que sa campagne forcera Biden à se retirer et que des candidats plus jeunes et plus viables se présenteront ; mais si ce n'est pas le cas, et "s'ils n'ont pas le courage de défier Biden, alors je battrai Biden". Face au doute écrasant de l'opinion publique, il me dit que Trump était lui aussi un outsider et qu'en faisant campagne directement auprès des électeurs, par le biais d'interviews en ligne et de podcasts, il peut réussir un retournement de situation similaire. Et ce n'est pas seulement sa stratégie qui semble quelque peu trumpienne. Il pense que l'Amérique a un système politique corrompu, pourri et souillé, qui pourrait être excellent si de bonnes personnes accédaient au pouvoir, et qu'il n'est pas difficile pour elles de le faire. (...) Selon lui, si les progressistes sont impopulaires, leurs politiques économiques fondamentales ne le sont pas. Comme il me l'a dit il y a quelques mois sur mon podcast Arguably, "ce qui m'inquiète, c'est que le Twitter de gauche convainc les gens de la même chose que Fox News, à savoir qu'être progressiste signifie être super radical et avoir des positions totalement impopulaires. Pourquoi les aidez-vous ? (...) Dans le même temps, sa campagne s'articule autour de cinq politiques fondamentales : le congé familial rémunéré, la lutte contre la corruption du gouvernement (en mettant fin au charcutage électoral et en interdisant l'achat d'actions individuelles par les membres du Congrès), une option publique pour les soins de santé, la négociation du prix des médicaments par Medicare et un salaire minimum de 15 dollars. Il cite des sondages d'opinion qui montrent que ces politiques devraient être très populaires dans l'ensemble du spectre politique, et il ne serait pas difficile d'imaginer un populiste à la J.D. Vance gagner sur cette plate-forme. Après avoir lu ce résumé de ses cinq politiques fondamentales, j'ai été pris d'un doute et je suis allé vérifier le CV de Cenk Uygur. Il n'a pas d'origine européenne, c'est de Turquie que sa famille est originaire. C'est quelque peu surprenant... parce que tout cela est très européen ! Je ne crois pas que Uygur ait une vraie chance, même petite. Il a six mois de retard pour se présenter, si on le compare au parcours de Trump en 2016, et je ne vois pas comment il pourrait les rattraper. Cela dit, son avis sur les chances de Biden - surtout vu sa lucidité passée - est à prendre en compte
  11. Avoir la gnaque ! La volonté de gagner ! Pour "être le premier" comme le chante Jean-Jacques Goldman Voici les candidats qui se présentent face à Vladimir Poutine à l'élection présidentielle de mars qui nous parlent de leur volonté de l'emporter. Attention, ça décoiffe !
  12. Merci Cela dit, perso, ce n'est pas ces sanctions qui me chagrinent vraiment. Ce qui me désole, c'est que la France n'ait pas 40 EPR 2 en cours de construction + 3 prototypes distincts de réacteur de quatrième génération à base fertile en cours de développement Mais c'est un autre sujet évidemment
  13. Je pense que tenter d'asphyxier l'économie russe en l'empêchant de vendre pétrole et gaz, c'était perdu d'avance étant donné que ces matières premières sont très demandées sur la planète - il n'y a notamment pratiquement aucune capacité de production de pétrole inutilisée qui dorme dans un coin, prête à remplacer les exportations russes. Il n'y avait aucune chance de handicaper sérieusement la Russie de cette manière. Le résultat net de ces sanctions est de baisser quelque peu les revenus qu'en tire la Russie - qui doit consentir des rabais à ses autres clients - tout en augmentant sérieusement le coût de l'énergie en Europe. Sans effet positif quelconque sur la situation de l'Ukraine Les sanctions sur les composants électroniques ou d'autres éléments de haute technologie, c'est autre chose. La Russie a des moyens de s'approvisionner auprès par exemple des Chinois, mais cela suppose de revoir la conception de pas mal de choses, de les refaire avec des pièces différentes. A long terme ça ne fonctionnera plus, à court-moyen terme on pourrait imaginer un effet sensible sur la guerre en Ukraine (... si ces sanctions n'étaient pas contournables par l'intermédiaire de pays tiers bien sûr) Je ne vois pas de problème moral à s'abstenir de faire quelque chose de contre-productif pour soi et qui ne sert même pas à d'autres Mais bon, c'est du passé maintenant. On ne le changera plus.
  14. Juste, il faudrait voir si la délivrance de visas à des citoyens russes est plus restrictive ou plus complexe maintenant qu'avant février 2022. Aucune idée, mais ce ne serait pas surprenant Je suis allé en Russie en 2019, et j'ai connu les joies des démarches auprès de l'administration russe à l'ambassade ... Vous savez que l'administration française, c'est pas mal du tout en fait ?
  15. Oui, il s'agissait de Gennady Chastiakov, assistant direct du CEMA ukrainien Zaloujny le 7 novembre 23. On en avait parlé ici Cet accident malheureux est survenu trois jours après que le cabinet président Zelensky ait rappelé que "l'armée ne devrait pas commenter les événements sur le front", Zaloujny ayant peu avant publié un entretien avec The Economist où il donnait une analyse différente de la situation que celle de Zelensky L'idée que l'accident de Chastiakov pourrait en fait être un avertissement à Zaloujny, c'est-à-dire qu'il s'agisse d'un assassinat, est complotiste. A noter que Zaloujny lui-même est complotiste "il (s'agit) d'un meurtre intentionnel" Cet événement indique à mon avis avant tout les fortes tensions au sommet du pouvoir ukrainien, résultant de la situation difficile et dangereuse sur le front Personnellement, j'en resterai au tarot
  16. Personnellement, ce thème me fait penser à cette déclaration de Poutine en 2015 à propos de la guerre en Syrie Vladimir Poutine, parlant de l'opération militaire en Syrie, a fait un parallèle avec son enfance à Leningrad. "Il y a déjà 50 ans, la rue de Leningrad m'a appris une règle : si un combat est inévitable, il faut frapper le premier" Logique "de la rue", et Poutine a effectivement été il y a longtemps un voyou des rues de Leningrad, il ne s'en cache pas, et même il n'est pas loin de s'en glorifier. Ce qui est intéressant, au-delà de la citation elle-même, c'est d'afficher l'idée que la base des relations internationales est au fond la même que celles des combats de rues entre bandes rivales Cette idée est-elle fausse ? Je n'irais pas jusqu'à le dire. Mais c'est une chose de le penser, une autre de l'afficher complaisamment. C'aurait été infiniment préférable, nous sommes d'accord ! Je soupçonne que l'idée générale de Poutine et des autres dirigeants russes est que cette influence s'exercera d'autant mieux après leur victoire. De la même que si une bande plus forte rosse une bande rivale et l'amène à raison, elle peut envisager de l'absorber. Il me semble que les dirigeants russes sont sincères quand ils disent que l'Ukraine n'existe pas vraiment. Ils ont donc assez logiquement l'idée qu'une fois la plus petite bande rivale vaincue, il sera possible d'obtenir qu'elle rejoigne la plus grande. Poutine disait d'ailleurs il y a quelques semaines que l' "opération militaire spéciale" était "une sorte de guerre civile" (à ses yeux)
  17. Je pense qu'il faut faire une nouvelle version de ce chant soviétique de la grande époque Jour après jour, les années passent L'aube de nouvelles générations Mais personne jamais N'oubliera le nom de LÉNINE. (Refrain) Lénine est toujours vivant, Lénine est toujours avec toi Lénine est dans ton printemps, Dans chaque jour heureux, Lénine est en toi et en moi ! D'ailleurs, on dit que du côté de l'Argentine,, un certain Autrichien naturalisé Allemand... certes il a 134 ans aujourd'hui plus tout à fait en forme, mais
  18. Un peu anecdotique par rapport au reste, sans être tout à fait négligeable, ceci aussi fait partie des conséquences de la guerre Les touristes russes explorent de nouveaux horizons Selon les informations publiées par le journal Izvestia et basées sur les données de Yandex Travel , le flux touristique de la Russie vers le Japon a été multiplié par sept au cours de l'année écoulée, soit une augmentation de 570 %. Les analystes ont noté qu'en 2023, l'Asie est devenue la région dont la popularité en Russie a le plus augmenté. Le Japon est en tête en termes d'augmentation du nombre de touristes russes, mais le nombre de voyages vers d'autres pays asiatiques a également sensiblement augmenté. Les voyages vers l'Indonésie ont été multipliés par cinq (de 393 %), vers les Philippines de 4,5 fois (de 345 %) et vers la Thaïlande et la Corée du Sud par trois. Les voyages en Inde et en Iran ont également doublé, ainsi que le tourisme en Chine . Outre les pays asiatiques , les Russes manifestent également un intérêt croissant pour l'Afrique. En particulier, le nombre de voyageurs vers l'Afrique du Sud a doublé et vers le Maroc - de 50 %. Le coût moyen d'un billet aller-retour est de 70 000 roubles pour les voyages en Afrique du Sud et de 50 000 roubles pour le Maroc. De ce que je comprends, la cause est avant tout économique. Rien n'empêche les touristes russes de visiter France ou Italie comme avant... mais c'est beaucoup plus cher, à cause de l'absence de vols directs qui oblige à faire escale en Turquie ou en Serbie. On entend toujours parler russe dans les lieux touristiques en France, mais moins qu'avant, et ce sont des personnes en moyenne plus riches qu'avant A noter que les Russes ne font pas de différence entre les pays qui les ont "sanctionnés" comme Japon et Corée du Sud et les autres comme Indonésie et Thaïlande. Il faut dire que les dirigeants de Tokyo et Séoul ont eu l'intelligence de sanctionner là où ça pouvait faire mal à la Russie (composants électroniques) mais pas là où c'est pour eux que ça aurait été mauvais (ils continuent d'acheter du gaz comme avant, et les vols directs n'ont pas été supprimés) Preuve qu'il est possible à des pays démocratiques d'avoir des dirigeants intelligents ! Même si certes ça se fait rare du côté de l'Europe et de l'Amérique du Nord A noter encore que le tourisme russe en Chine a augmenté beaucoup moins que dans des pays asiatiques pourtant alliés des Etats-Unis. Ben alors ? Et la grande amitié prolétarienne anti-hégémonique, alors ? Ne me dites pas qu'en réalité... vous vous sentez nettement moins proches de la Chine que vous ne le prétendez ?
  19. Juste une petite note préliminaire à ce stade. Et d'abord une question, qui dans la salle a déjà lu son dernier bouquin "La défaite de l'Occident" ? Parce que moi non. J'ai écouté une ou deux interviews du bonhomme oui, mais comment pourrais-je juger du poids ou de la superficialité de ses arguments en me contentant d'un résumé de quelques phrases ? Seulement voilà ! Il est sur ma table, là, au moment même où je vous parle, ce bouquin. Donc ça va changer ! Et quand j'aurai lu les 370 pages, je pense que j'aurai ma propre opinion, sans la baser sur telle phrase qui semble un peu rapide mais dont je ne sais pas si elle est représentative du fond ou si c'est juste une phrase légère dans un texte factuel et sérieux. Ni sur telle idée de fond qui peut me plaire ou non, mais dont je ne sais pas pour l'instant si Todd l'a appuyée sur des arguments qui ont du poids voire emportent l'adhésion, ou s'il s'est contenté d'exposer des idées qui lui plaisent façon Café des amis En attendant, je me propose de m'abstenir de commenter davantage
  20. Merci, je découvre la référence. Eh oui, sur AD.net, nous avons aussi les "quarts d'heure culturels" Févronia vit dans la forêt. Le prince Vsevolod la rencontre en se perdant à l'occasion d'une partie de chasse. Il en tombe amoureux. Au cours des festivités du mariage, on apprend que les Tatars attaquent la ville du Petit Kitège et projettent de s'en prendre ensuite au Grand Kitège. Celui-ci sera finalement sauvé par un miracle qui le rend invisible. Les Tatars renoncent à leur projet Pour continuer l'intermède culturel, il semble que cette légende de la ville de Kitèje soit inspirée d'événements réels en 1237 lors de la conquête de la Rus - ce pays submergé par la conquête mongole dont sont issus à la fois Russes, Ukrainiens et Biélorusses. Mais bien sûr dans la réalité la ville n'est pas devenue invisible et les Mongols ont tout conquis. Cette légende inventée plus tard se rapproche donc d'un déni fantasmatique de réalité Aujourd'hui aussi, un miracle tel celui de la légende est improbable. Févronia est indisponible, et les Russes Tatars ont Glonass ils semblent parvenir à situer l'Ukraine. Est-ce qu'un autre type de miracle est possible ? Pour être franc, je ne sais pas. L'Ukraine souffre de : - Manque de personnel militaire, notamment qualifié, avec des pertes militaires plus grandes que celles de la Russie et la formation de nouveaux soldats qui ne parvient pas à compenser - Manque de matériel de guerre - Manque criant de munitions - Poursuite des fabrications de matériel de guerre russe à grande échelle - Poursuite de la formation de nouveaux soldats russes - Alors que le plus clair du soutien matériel et en munitions déjà insuffisant qu'elle recevait est interrompu (Etats-Unis, > 50% du total) sans clarté sur son redémarrage plus tard cette année, ou pas - Sans que les Européens (< 50% du soutien militaire) aient la capacité, ni forcément la volonté, de compenser ce manque... qui de toute façon n'arrivait dans les deux premières années de la guerre à un total très insuffisant Reste, si on veut lister les arguments en sens inverse, que : - "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir", Ще не вмерла України ні слава, ні воля ("Ni la gloire ni la liberté de l'Ukraine ne sont mortes", premières paroles de l'hymne ukrainien), et les Russes n'ont pas encore percé. Espérer qu'ils s'y prennent mal indéfiniment serait déraisonnable, espérer qu'ils aient de la malchance indéfiniment aussi. D'autant qu'ils ont montré l'année passée qu'ils avaient appris de leurs erreurs initiales. Mais il est peut-être pensable qu'ils se plantent assez longtemps, ou aient la scoumoune assez longtemps, pour que les Européens aient le temps de réagir à la bonne échelle - pour qu'ils commencent à s'y mettre, déjà ? - Les pertes démesurées de l'Ukraine à ce jour sont en partie le résultat de la volonté offensive qu'ils ont manifesté jusqu'ici. Tenter la contre-offensive était une faute et fut un désastre. Mais si l'Ukraine choisit clairement et fermement la défensive, si elle accepte le cas échéant d'échanger tant de km² contre la survie plus longue de l'Armée et de l'Etat et des pertes importantes du côté russe, peut-être aura t elle plus de succès pour durer plus longtemps ? - Percer un front, sauf adversaire mal préparé ou surpris (offensive russe de février-mars 2022, offensive ukrainienne près de Kharkov en septembre 2022), semble difficilement praticable dans cette guerre. C'est pourquoi la Russie a choisi depuis longtemps la stratégie de l'attrition, cherchant à épuiser l'armée ukrainienne pour qu'elle finisse par s'écrouler, et faisant des progrès importants dans cette direction. Le risque qu'elle parvienne à ses fins à court terme (des mois) est grand. Mais on ne sait pas en réalité quel est le degré d'affaiblissement nécessaire pour qu'un front s'écroule... et s'il était plus élevé qu'on ne peut le craindre, et si l'Ukraine avait en réalité davantage que quelques mois ? - On n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise : et si les Américains parvenaient finalement à un accord du type "OK on va arrêter l'avalanche d'immigration illégale" contre "OK on va approuver les 60 milliards d'armements pour l'Ukraine" ? Cela donnerait à Kiev sans doute encore un peu de temps ==>Est-ce que les Ukrainiens veulent, ou non, tenter le coup ? L'alternative est de rechercher immédiatement avec Poutine un accord qui condamnera certes l'Ukraine au mieux à un statut de "souveraineté limitée" sur un territoire réduit, au pire à l'absorption pure et simple par ce qui deviendrait l'Empire russe. Mais qui du moins permettrait d'arrêter l'effusion de sang Ce n'est pas à nous de prendre la décision de tenter, ou non. Il va de soi que si les Ukrainiens décidaient de reconnaître leur défaite, nous n'aurions aucun droit de les juger. Il serait d'ailleurs envisageable de tenter de limiter leurs pertes en s'insérant dans la négociation pour proposer à Moscou des carottes en échange d'une certaine modération - oui ce serait humiliant, mais beaucoup moins grave pour nous que pour les Ukrainiens ! Mais SI les Ukrainiens décident de tenter cette chance, même limitée, de sauvegarder in extremis leur indépendance, il me semble de notre intérêt de les aider autant que possible
  21. Personnellement j'utilise le mot clé Залужний (Zaloujny en ukrainien) avec le filtre "moins de 1 heure" Rien ne sort qui ait à voir avec une éventuelle destitution / démission
  22. Je me répète, mais si tout allait pour le mieux dans le meilleur des OTAN possibles, si la présidente Clinton allait vers la fin de son deuxième mandat et qu'un duel Harris-Haley se dessinait pour la présidentielle de cette année, bref s'il était toujours resté littéralement inimaginable que les Etats-Unis reprennent leurs cliques et leurs claques et rentrent en Amérique du Nord - ou en Asie. Si Berlin et autres capitales avaient pu continuer à ronquer ferme sous la protection du bras sûr de Washington ... Alors nul ne serait inquiet, même avec la Russie à 6% du PIB pour la défense et occupée à innover militairement pour mieux conquérir l'Ukraine Seulement voilà, Clinton n'a jamais été élue, même avec Biden au pouvoir l'aide à l'Ukraine s'arrête, et les partisans de Trumpinator affichent son slogan I'll be back Il n'y aura pas de tempête rouge. Il n'y aura aucune invasion russe dans aucun des pays de l'Union européenne... version 1986-1995 à 12 membres Si les Etats-Unis se désengagent de la sécurité européenne, le risque sur les trois pays baltes est réel. Et le risque sur Finlande voire Pologne ne peut être écarté d'un revers de main. S'il fallait parier ? Je dirais que le plus probable est que Trump veut seulement XXX milliards de $ en plus de commandes pour l'industrie militaire américaine, et il les obtiendra. Et que même s'il retire vraiment les Etats-Unis, le plus probable est que Finlande et Pologne n'ont rien à craindre, et que les Baltes en seront quitte pour donner des droits identiques à leurs citoyens russophones et s'engager à la neutralité. Je pourrai envisager de placer 10 € sur ce scénario. Mais je refuserais absolument de parier là-dessus le destin de mon pays ou la vie de mes proches !
  23. Extrait de cet article Les experts politiques ukrainiens notent que tout cela n’est actuellement que des rumeurs Je ne trouve rien dans les médias ukrainiens. Rien d'ailleurs sur le site mk.ru qui est censé être la source - et qui est d'ailleurs évidemment un site russe Sais pas. Ça m'a l'air d'être une poubelle. Ou alors c'est un super site d'espions de la mort qui tue. Mais ils cachent bien leur jeu
  24. Le scénario qui inquiète vraiment les Européens du Centre et du Nord, et les Baltes en premier lieu, c'est un retrait même partiel même implicite - et pourquoi pas franc et massif - du soutien américain à leur sécurité. Si Biden est réélu, ou encore si Trump une fois réélu s'avère ne rechercher qu'un better deal sous la forme de beaucoup plus d'achats d'armes américaines par les Européens - nos voisins seront probablement soulagés et heureux de s'exécuter - alors les pays de l'OTAN resteront sans doute immunisés contre une intimidation militaire voire une agression russe. Si en revanche Trump s'avère ne pas simplement chercher à "en avoir pour son argent" mais décide de remettre en question le principe même de la garantie américaine de la sécurité de nos voisins... alors le champ des possibles s'ouvrirait. En ce qui concerne la Moldavie, si l'Ukraine tombe je ne donne pas cher de son indépendance. Au mieux, si Chisinau agit suffisamment rapidement pour expliquer que non non la Transnistrie ce n'est pas à eux bien sûr, et d'accord pour un traité de neutralité évidemment, ils parviendront à s'en sortir sans obligation d'héberger une base russe pour les "protéger"... et encore, si Poutine est de bonne humeur
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