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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Un peu de temps à se mettre en place on dirait en effet "Le 22 juin, Laura Cooper a déclaré au Congrès qu'en raison de retards dus à des problèmes de développement et de production, l'Ukraine recevrait des missiles GLSDB " au plus tôt à l'automne " Le 14 octobre 2023, Boeing a déclaré que le GLSDB serait livré à l'Ukraine d'ici l'hiver. Le 30 novembre, il a été signalé que la livraison avait été reportée au début de l'année 2024"
  2. Sondage en Allemagne, Un Allemand sur deux craint une attaque de Poutine Dans une interview accordée à BILD la semaine dernière, le ministre de la Défense Boris Pistorius (63 ans, SPD) a mis en garde contre le risque de guerre à moyen terme. Le ministre a déclaré : « Nous sortons de 30 années de paix, 30 années de dividendes de la paix dont nous avons tous bénéficié. Et maintenant, le voyage va dans l’autre sens. "Etes-vous inquiet d'une attaque russe contre l'Occident ?" - Oui 46% Non 44% L'éditorialiste de Bild fait ce commentaire Une attaque russe contre l’OTAN, peut-être même contre l’Allemagne ? Il n’y a pas si longtemps, cette idée semblait absurde et surnaturelle. Mais près de deux ans après l'attaque russe contre l'Ukraine et les nouvelles menaces du dictateur Poutine, les Allemands sont alarmés : une personne sur deux craint que la perfide soif de pouvoir de Poutine puisse également nous affecter. (...) Il en découle : le gouvernement fédéral doit résolument prendre les précautions nécessaires et se coordonner avec ses partenaires de l'OTAN - afin que le bouclier de protection militaire de l'Allemagne soit en place à temps. Nous n’avons pas besoin de paniquer, mais nous avons besoin d’une action intelligente et décisive. Et pas de politique qui se ferait au détriment de l’aide à l’Ukraine.
  3. Oui, c'est une position très inconfortable. Je ne vois que deux options pour les Etats-Unis, et toutes deux présentent des risques importants - mais pas les mêmes 1. Retrait du dispositif américain au moins de Syrie, voire d'Irak et de Jordanie. Eventuellement après une riposte, qui restera cependant symbolique même si elle sera peut-être spectaculaire. L'idée générale de la manœuvre serait que si les forces américaines ne sont pas sur place, elles ne prendront plus de coups, et il sera possible d'oublier cette histoire et de s'occuper d'autre chose. Le risque serait symbolique, mais ce serait un symbole puissant "Tuez des soldats américains, et Washington s'en ira !" Ce message est très mauvais, et il serait entendu non seulement au Moyen-Orient mais ailleurs. L'impact régional serait négatif pour les puissances arabes sunnites, comme pour Israël, car sans l'obstacle que représente encore la présence militaire américaine, l'Iran terminerait d'asseoir son influence sur le "croissant chiite", cet arc qui s'étend de l'Iran jusqu'au Liban L'avantage serait majeur. Mettre enfin un point final au cycle des guerres d'Irak, de Syrie contre El-Assad et d'Irak contre l'Etat islamique, qui dure depuis 20 ans, qui a consommé des trillions de dollars d'argent public et des milliers de vies américaines, et n'a abouti qu'à renforcer puissamment la position de l'Iran au plan régional, et à l'échelle mondiale à l'ascension de la Chine. Pendant que Washington dépensait ressources et attention au Moyen-Orient, la Chine concentrait ses forces sur son propre développement. 2. Riposte lourde contre l'Iran directement, seulement un à deux degrés en-dessous du stade "dévastation". L'idée générale de la manœuvre serait d'utiliser la domination par Washington de l'escalade afin de forcer Téhéran à baisser la tête : en cas de guerre à outrance, l'Iran pourrait sans doute dévaster la production et l'exportation de pétrole depuis le Golfe et provoquer une crise économique mondiale, mais les Etats-Unis pourraient détruire l'ensemble de l'économie iranienne. Et l'Iran le sait. Une riposte disproportionnée par rapport aux pertes américaines serait une provocation à Téhéran "Voulez-vous vraiment cela ? Nos concurrents en souffriraient autant que nous voire davantage. Nous y survivrions. Et vous non" Et la Chine, qui n'a certainement aucune envie d'une crise économique mondiale, exercerait aussi des pressions sur l'Iran pour qu'il "se couche" L'avantage serait avant tout symbolique. "Tuer des soldats américains, même en utilisant des proxys, peut coûter extrêmement cher. Nous sommes capables de riposte disproportionnée, quelles que soient les conséquences" est un bon message général. La force d'un adversaire s'évalue non seulement en regardant ses moyens physiques mais aussi sa force morale : est-il prêt à la violence pour répondre à une offense, ou non ? Les inconvénients sont d'une part le risque que Téhéran ne soit pas dissuadé de riposter. Je dirais que ce risque est moindre que 1 sur 2, mais personne ne peut affirmer qu'il serait nul. D'autre part le risque à mon avis plus important que Téhéran cède cette fois-ci, puis trouve un autre angle d'attaque pour prendre sa revanche plus tard sur un autre terrain. Et enfin et surtout ce serait pour l'Amérique "remettre une pièce dans la machine" dans un casino où elle joue depuis 20 ans, et dont elle n'a rien tiré de bon. Louis XIV, qui n'était certainement pas un "singe capitulard bouffeur de fromage", n'aurait pas eu besoin de plus d'une microseconde pour choisir. Il a toujours accordé une grande importance aux questions de respect international, notamment comme garantie de la paix - et de la grandeur du pays, naturellement. Dans ce genre de circonstances, ça aurait été soit les excuses de l'ambassadeur iranien dans une cérémonie spécifique et très publique, soit la guerre sans retenue. Guerre qui d'ailleurs... aurait été obligatoirement suivie d'excuses ! Cependant, il en est lui-même revenu vers la fin de son règne alors que la France échappait de justesse à une catastrophe parce que essentiellement toute l'Europe s'était liguée contre elle. Sur son lit de mort, il s'est repenti "J'ai trop aimé la guerre". Après la défaite humiliante du Vietnam, les Etats-Unis se sont recentrés sur le développement technologique. Une bonne partie du monde moderne, notamment l'utilisation à grande échelle de l'informatique et finalement des réseaux, a été mise en place à ce moment-là. Je suppose qu'il serait possible pour Washington de faire quelque chose d'approchant. Les résultats ne seraient probablement pas brillants au même degré, parce que les forces vives de la technologie et de l'innovation (nombre de gens éduqués à un niveau donné en science et en technique) se trouvent avant tout en Chine aujourd'hui. Mais il y aurait sans doute moyen d'arriver à des résultats positifs tout de même.
  4. Petit intermède historique / sportif, voici les chasseurs alpins qui s'entraînent à la savate ... En 1898 La vidéo est colorisée, bien sûr. Rappelons que le cinéma n'avait été inventé que depuis 3 ans !
  5. Au sujet de cette option, faut-il s'attendre donc à Opération Mante Religieuse N°2 "le retour du fils de la vengeance" ? L'opération originale en 1988, qui était une riposte au dommage subi par un navire américain du fait d'une mine iranienne, avait été assez cuisante pour les Iraniens L'attaque américaine a commencé le matin du 18 avril et a finalement détruit, endommagé ou coulé deux plateformes pétrolières iraniennes, trois navires de guerre, plusieurs bateaux armés et deux avions de chasse. Les pertes américaines se limitent à deux aviateurs des Marines qui sont morts lorsque leur hélicoptère s'est écrasé dans le Golfe.
  6. A propos de religion, il faut parler de Gog et Magog. Selon plusieurs témoignages rapportés quelques années après, Jacques Chirac - qui était catholique, mais pas spécialiste de l'étude biblique... - a été obligé de poser la question de Gog et de Magog, vu ce que George W Bush lui avait dit en privé En 2003, le professeur de théologie de l’Université de Lausanne Thomas Römer reçoit un coup de téléphone du palais de l’Elysée. Les conseillers de Jacques Chirac souhaitent en savoir plus sur Gog et Magog... Deux noms mystérieux qui ont été prononcés par George W. Bush alors qu’il tentait de convaincre la France d’entrer en guerre à ses côtés en Irak. Dans sa livraison de septembre, la revue de l’Université de Lausanne (UNIL) » Allez savoir » révèle cette histoire qui pourrait sembler rocambolesque si, comme le souligne le rédacteur en chef d’ » Allez savoir » Jocelyn Rochat, elle ne révélait pas les soubassements religieux de la politique de Bush. Prophétie apocalyptique Bush aurait déclaré à Chirac que Gog et Magog étaient à l’œuvre au Proche-Orient, et que les prophéties bibliques étaient en train de s’accomplir. C’était quelques semaines avant l’intervention en Irak. Stupéfaction du président français, à qui les noms de Gog et Magog ne disent rien. Dans » Allez savoir » , Thomas Römer précise : Gog et Magog sont deux créatures qui apparaissent dans la Genèse, et surtout dans deux chapitres des plus obscurs du » Livre d’Ezéchiel » de l’Ancien Testament. Prophétie apocalyptique d’une armée mondiale livrant bataille finale à Israël. (...) Pour Jocelyn Rochat, ce petit secret d’alcôve de la politique internationale soulève une vaste question : notre inculture religieuse, la méconnaissance des Ecritures, à l’heure où les soubassements religieux sont beaucoup plus déterminants que l’on voudrait bien le croire dans les décisions politiques et militaires. Le religieux n’est pas confiné à la sphère privée, conclut Jocelyn Rochat. Un paramètre à prendre en compte, » sous peine de ne plus rien comprendre à la marche actuelle du monde » . Cette dernière phrase est particulièrement juste. De même qu'il était probablement utile d'avoir entendu parler de Gog et de Magog pour comprendre les vues de George W Bush, il n'est sans doute pas inutile d'avoir entendu parler de Dabiq pour comprendre l'Etat islamique, ni d'avoir entendu parler de Philothée de Pskov ou encore du Katéchon pour comprendre les soubassements de la guerre de la Russie en Ukraine. Ceci n'empêche naturellement pas que d'autres logiques soient à l'œuvre. Peut-être George Bush était-il sincère en parlant de Gog et de Magog, mais je soupçonne certaines personnes de son entourage de s'être davantage intéressé au pouvoir et à l'or noir qu'à une interprétation religieuse des événements - qu'ils ne négligeaient cependant pas d'instrumentaliser. De même, je ne suis pas sûr que Poutine croie sincèrement à la théorie de la Troisième Rome ni à son éventuel rôle personnel de Katéchon - mais il peut instrumentaliser ces idées, sans doute. Je pense que la principale conséquence est la réduction d'un quart de la taille du "tuyau". Ce qui est tout sauf négligeable ! Un nombre donné de bateaux effectuera moins de rotations par an, puisque chaque trajet dure plus longtemps. La capacité de transport en est diminuée d'autant. Selon Politico, le gouvernement Biden serait à la recherche d'une option "ni trop, ni trop peu". Une riposte est vue comme une obligation, mais Biden souhaite éviter de lancer une grande guerre Biden, dont on sait qu'il souhaite limiter les conflits et éviter d'entraîner les États-Unis dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient, a demandé à son équipe d'élaborer des options militaires en réponse à l'attaque du week-end. Parmi les options envisagées par le Pentagone : frapper le personnel iranien en Syrie ou en Irak ou les installations navales iraniennes dans le golfe Persique, selon les responsables. Le gouvernement iranien, pour sa part, a laissé entendre qu'une frappe sur l'Iran lui-même constituerait une ligne rouge. Les responsables ont laissé entendre qu'une fois que le président aurait donné son feu vert, les représailles commenceraient probablement dans les deux prochains jours et se succéderaient par vagues contre une série de cibles. La question cruciale à mon avis, c'est de savoir si l'Iran veut escalader. Si oui, alors il pourra prendre prétexte de n'importe quoi. Si non, alors il devrait jouer l'apaisement après la riposte américaine. Enfin, sauf à ce que Biden ordonne de raser Téhéran, mais à ce stade je n'y crois pas
  7. Le commerce extérieur de la Russie en 2021, c'était 484 G$ d'exportations et 271 G$ d'importations de marchandises. Pour les services, 37 G$ d'exportations et 54 G$ d'importations. Soit un solde commercial tout inclus de +196 G$, ou encore un taux de couverture de (484+37)/(271+54) = 160% des importations par des exportations (Pour référence, nous étions à 87% ...Et les Etats-Unis à 73%) Le commerce extérieur russe s'est certainement dégradé en deux ans, une partie des exportations étant vendue avec rabais aux nouveaux clients qui ont remplacé en grande partie les anciens clients européens. De là à ce que le commerce extérieur russe soit déficitaire... je demande à voir ! Et si on adopte l'hypothèse raisonnable que Moscou n'a pas commencé à déformer complètement ses statistiques économiques - ils sont bien placés pour savoir que c'est dangereux, référence l'époque soviétique ! - alors le commerce extérieur russe pendant les 9 premiers mois de 2023 c'était 317 G$ d'exportations et 213 G$ d'importations... un taux de couverture de 148%, seulement légèrement dégradé.
  8. Merci pour ces explications. En adoptant "la vue depuis l'hélicoptère", et en sacrifiant les détails, je soupçonne que c'est tout simplement la géographie qui reprend ses droits. Pourquoi est-ce que l'Inde, le Nigéria ou le Brésil semblent se désintéresser largement de la guerre en Ukraine ? Pourquoi est-ce que la Pologne apporte à l'Ukraine un soutien militaire plus important relativement à ses moyens que ne le fait la France ? Pourquoi est-ce les pays européens se sont très peu soucié de la guerre au Yémen, et absolument pas de la guerre en Ethiopie ou au Soudan ? ... A chaque fois, l'explication la plus simple est la distance. La France est à 2 000 km de l'Ukraine, la Pologne en est voisine. L'Inde et le Brésil sont carrément à plusieurs milliers de kilomètres "La politique d'un Etat est dans sa géographie", comme disait Napoléon. Qu'un pays dont la capitale est distante de 8 000 km de Kiev se soit autant intéressé à cette guerre, qu'il ait autant contribué au soutien à l'Ukraine, il y avait là quelque chose de surprenant. Explicable certes s'agissant d'une puissance mondiale, et qui garantit la sécurité de la plus grande partie de l'Europe. Mais pas forcément durable indéfiniment. Il devait bien y avoir un moment où ça s'arrêterait. Je ne sais pas si le Congrès américain va trouver un accord pour reprendre le soutien à l'Ukraine, ou pas. Mais même si la réponse est oui, et même si Biden est réélu en novembre (c'est plutôt mal parti) ça ne sera de toute façon plus pour très longtemps. En effet. L'Ukraine est le plus pauvre pays d'Europe. Taiwan est l'un des centres technologiques mondiaux. Intervenir militairement en Ukraine aurait signifié pour les Etats-Unis participer à une guerre terrestre, c'est-à-dire opposer au point fort de la Russie ce qui est le moins fort dans leurs forces armées. Intervenir militairement pour protéger Taiwan signifierait pour les Etats-Unis une guerre navale et aérienne, c'est-à-dire précisément le domaine où ils sont les plus forts - en particulier par le nombre et les performances de leurs sous-marins ainsi que de leurs bombardiers à long rayon d'action. Si - à Dieu ne plaise ! - la Chine populaire intervient un jour militairement contre Taiwan, je ne sais ce que fera Washington. Mais du moins la question se posera, à cause de l'enjeu que représente Taiwan et de la force relative des Etats-Unis dans les domaines militaires qui seraient en jeu. Comment ? Il y a quelqu'un qui a essayé (Le système autoritaire en Russie a permis) "la décision d'un homme seul de lancer une invasion brutale et totalement injustifiée de l'Irak... je veux dire de l'Ukraine (rire nerveux)" L'impact sur l'esprit public de cet échec de la contre-offensive est très important aussi en Europe. Et je ne peux qu'imaginer l'impact sur les Ukrainiens eux-mêmes ! C'est le prix de l'illusion, et il est élevé. Il aurait été incomparablement préférable de ne pas (se) cacher le fait qu'à partir du moment où la Russie a décidé qu'elle est prête à faire une guerre de longue durée... eh bien, c'est ce qui va se passer. Sauf si l'Ukraine perd la guerre entre-temps, naturellement.
  9. Sur les médias ukrainiens (la Pravda ukrainienne) OP envisage la démission de Zaluzhnyi. Mais il n'y a pas encore de décret Des chaînes Telegram anonymes et des hommes politiques individuels ont commencé à écrire sur le prétendu limogeage du commandant en chef des forces armées ukrainiennes Valery Zaluzhny, mais il n'existe aucun décret à ce sujet. Source : interlocuteurs de l'UP au NSDC, ministère de la Défense, OP, SBU, notification du ministère de la Défense de l'Ukraine Détails : L'une des sources du NSDC a rapporté : "Il (Zaluzhny - ndlr) a été convoqué et s'est vu proposer un autre poste. Peut-être que vous irez quelque part en tant qu'ambassadeur. Il a refusé. Il n'y a pas de décret." Aussi, à 19h40, il n'y a aucun arrêté de révocation sur le site de la Présidence de la République. Certains interlocuteurs liés à l'état-major du commandant en chef suprême ont nié le licenciement de Zaluzhnyi. Des sources du PO à 19h30 ont également signalé que ce n'était pas vrai. Et il y a quelques minutes, Zelensky a officiellement nié que Zaloujny ait été licencié Le président Volodymyr Zelenskyy n'a pas démis de ses fonctions le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeriy Zaluzhnyi La situation est en cours d'actualisation. Je retiens quant à moi la dernière phrase tout de même... Attendons de voir que toute la poussière retombe, avant d'être certain
  10. C'est à dire que le mot que tu devrais utiliser n'est pas souveraineté mais contrôle territorial. Le pic, ou le plateau supérieur du contrôle territorial ukrainien est effectivement entre 1991 et 2014. Depuis 2014 ça descend, et l'Ukraine est menacée par le gouffre
  11. Ah, enfin un peu de sérieux dans ce fil ! Si tu nous prends par les sentiments ...
  12. Nan, c'est pas les Russes. Ils ont déjà créé le drapeau qu'il faut, c'est vrai - sur le modèle du drapeau de la République populaire de Donetsk, mais c'est juste pour s'occuper République Populaire du Texas Et puis le représentant de la Russie à l'ONU peaufine déjà son discours pour la suite. Faut être prévoyant, quoi Nebenzya : « Il est important de comprendre qu’en fournissant des armes au Texas, la Russie ne devient pas partie au conflit. » (Pour être tout à fait clair, Nebenzya n'a pas dit cela. Ca fait partie des mêmes qui tournent sur les sites russes depuis quelques jours... et oui ils se marrent bien)
  13. C'est une affaire importante, et désolante. Assez d'accord avec @CortoMaltese, étant donné que l'Ukraine court le risque de perdre son indépendance, étant donné que des centaines d'hommes sans doute sont tués ou blessés chaque jour sur le front, la seule peine adéquate dans cette situation est la mort. Zelensky devrait se laisser pousser la moustache. Pas comme Staline... Comme Poincaré notre président pendant la première guerre mondiale. La France a fusillé quand elle était dans le même genre de danger. Un point positif toutefois. Même si on suppose que ce n'est que la partie émergée d'un iceberg, même s'il y a dix affaires de ce genre encore dissimulées... Ça fait au total assez peu. L'essentiel de l'aide semble bien arriver où elle doit.
  14. C'est gentil merci, mais je ne suis pas un expert Je suis ingénieur de formation, je n'ai pas de formation spécifique en relations internationales ni en histoire. Il m'est arrivé de travailler pour la défense, mais je n'ai pas fait l'Ecole de guerre. Bref je suis surtout quelqu'un de très intéressé par la guerre Russie-Ukraine, notamment pour raison de proximité familiale - épouse originaire de là-bas. Ce que je crains, c'est que la stratégie d'attrition choisie par la Russie, visant à la destruction de la défense ukrainienne, soit déjà très avancée et qu'elle ne débouche à court terme - des mois plutôt que des années. Sauf naturellement événements inattendus - toujours imaginables bien sûr - ou aide militaire occidentale immédiatement multipliée - mais on parle plutôt de la diminuer ou au mieux de la garder stable alors qu'elle ne suffit évidemment pas à sécuriser la défensive ukrainienne dans la durée La stratégie de Moscou est l'attrition depuis au moins un an et demi, parce qu'ils comprennent que leurs exigences sont si élevées - Ukraine non seulement réduite, mais privée de toute indépendance véritable parce qu'à la fois neutre et profondément démilitarisée, donc structurellement vulnérable de manière permanente - qu'aucun gouvernement ukrainien ne pourrait les accepter dans le cadre d'un compromis politique, et parce que l'option de la guerre de mouvement a échoué en mars 2022. Ils n'ont tout simplement pas d'autre option pour atteindre leurs objectifs politiques. L'objectif premier d'une stratégie d'attrition n'est pas de gagner quelques kilomètres carrés ici ou un village là, mais de consommer suffisamment de forces ennemies assez rapidement par rapport à leurs capacités de (re)génération de forces, sans compromettre sa propre armée et sans surcharger sa propre (re)génération de forces, de sorte que l'ennemi finisse par être suffisamment épuisé (hommes, matériel, munitions) pour s'effondrer. Alors, c'est la victoire. Le résultat attendu d'une telle stratégie est qu'il y aura peu de mouvements au début, alors qu'on augmente la pression et que l'ennemi résiste, de plus en plus difficilement au fil du temps. Ensuite, sa capacité de résistance sera dépassée et il s'effondrera rapidement. C'est la stratégie du casse-noix. Si on augmente la pression, la noix résiste, elle ne bouge presque pas. On continue à augmenter la pression, elle ne bouge toujours presque pas. Augmentons encore... à un moment donné, elle cède. Alors, on l'écrase. Il est très difficile de prédire à l'avance quand la noix s'effondrera. Mais la situation de l'Ukraine s'est clairement aggravée au cours des derniers mois, les FAU manquent d'hommes, de matériel et de munitions, tandis que la pression russe continue d'augmenter. Les soldats ukrainiens compensent avec de la détermination, du courage... et du sang. Mais si les pénuries continuent de s'aggraver, j'ai du mal à imaginer qu'ils résistent indéfiniment. Un effondrement de la résistance ukrainienne, conduisant à une conquête relativement rapide de l'ensemble de l'Ukraine, est un risque sérieux pour les prochains mois. ==>Dans ce cas, il est tout à fait possible qu'il n'y ait pas de négociations. Parce que la Russie n'en aurait pas besoin Option alternative, lorsque la situation de l'Ukraine deviendrait désespérée, les Ukrainiens entreraient en négociations, sauf qu'elles ressembleraient aux négociations d'armistice en 1918 ("Signez là"). Pas des véritables négociations en réalité, juste l'acceptation des conditions russes par un gouvernement ukrainien qui craindrait encore pire. Si la Russie atteint ce genre de victoire, elle imposera pour l'après les conditions politiques qu'elle choisira. Le minimum absolu, déjà déclaré et répété depuis longtemps, est perte de la totalité des provinces de Donetsk, Luhansk, Zaporijjia et Kherson plus neutralité et démilitarisation profonde de l'Ukraine et certaines conditions politiques comme l'interdiction des mouvements nationalistes et la place de la langue russe. Ce minimum absolu signifierait déjà que l'Ukraine restante n'aurait qu'une "souveraineté limitée", parce que tout gouvernement ukrainien à venir n'oserait pas faire un pas de travers par rapport aux futures exigences russes, de crainte que Moscou ne déclare "Mais dites donc, il vous en reste des nazis en fait ! Allez, on vient vous en débarrasser !" Mais les déclarations de Poutine comme quoi "Odessa est une ville russe", la Russie n'interviendra pas en Ukraine de l'ouest "mais défendra sans concession ses intérêts" (sous-entendu partout ailleurs ?), et la poursuite des combats "risque de remettre en question le statut d'Etat de l'Ukraine" laissent deviner des objectifs potentiellement plus étendus avec une Ukraine encore davantage amputée (plus d'accès à la Mer noire), voire carrément intégrée à la Fédération de Russie à la seule exception de l'Ukraine de l'ouest, dont Poutine a déclaré ouvertement il y a quelques semaines qu'il ne voulait pas car "pas vraiment ukrainienne en fait, c'est juste Staline qui l'a ajoutée, en fait c'est une partie de la Pologne"
  15. Il a un message... pas forcément inattendu de sa part Poutine, homme providentiel... On n'en est pas encore à Poutine nouvel avènement du Christ, mais ça ne saurait tarder.
  16. Je ne jouais pas sur les mots. Je pense plutôt que tu n'étais pas très clair On est tout à fait d'accord. La neutralité dont je parlais c'est clairement la neutralité armée. Qui est tout à fait différente du pacifisme. J'ai été voir l'armée de terre suédoise, c'est assez peu en effet. Plus précisément, c'est à peu près la même chose que la France en proportion de la population. Leur marine est organisée autour de 3 sous-marins et 7 corvettes bien armées. Il est fort possible qu'ils aient été beaucoup plus armés autrefois, reste que leurs forces armées sont tout sauf ridicules si on les compare à celles d'autres pays européens... en tenant compte de la taille relative, c'est un pays de 10 millions d'habitants. Si les Suédois améliorent leur défense, ce sera très compréhensible en effet. Ce ne sera cependant pas un retour... puisqu'ils étaient restés mieux armés que la plupart des autres pays européens, compte tenu de leur taille. Et j'arrête là, parce que j'ai l'impression de n'avoir plus à dire sur ce sujet Maintenant, est-ce que l'admission dans l'OTAN, c'est-à-dire l'abonnement à la protection des Etats-Unis, les incitera vraiment à augmenter leurs investissements de défense ? On va voir, mais cette remarque du ministère suédois de la défense en octobre comme quoi il ne pourrait être question de donner des Gripen à l'Ukraine qu'après l'admission de la Suède dans l'OTAN - donc la Suède aurait de moindres besoins de défense en étant membre de l'OTAN... - ne me semble pas nécessairement aller dans ce sens
  17. C'est un point de vue. J'aimerais qu'on puisse en dire autant, par exemple de l'AAE Je ne suis pas sûr que Finlande ni Suède paient un si grand tribut à Moscou Et puis quelques fourrures, tonneaux de hareng salé et esclaves nubiles, c'est toujours bon pour entretenir les relations
  18. Tout est relatif. L'armée de l'air suédoise a encore une petite centaine de chasseurs, soit la moitié de sa consœur française. Pas mal pour un pays de 10 millions d'habitants. Ouais OK ... Certains types de neutralité
  19. Je ne pense pas que cette pique soit très bien ciblée La Finlande - certes ce n'est pas un pays scandinave - est depuis des décennies le pays européen aux effectifs de réserve les plus grands par rapport à leur taille. Avec une population égale à 8% de la nôtre, leur armée de l'air c'est un tiers de celle de la France et leur artillerie est plus grande que la française La Suède a elle aussi une armée de l'air très importante par rapport à sa taille, et sa marine est sérieuse. Elle construit d'ailleurs ses avions de combat elle-même (sauf les moteurs achetés aux Etats-Unis) La neutralité a de bons côtés, notamment elle responsabilise. On ne croit pas au Père Noël. On ne fait pas comme si l'aide américaine était acquise d'avance - ce qui permet de ne pas tomber de l'armoire quand il s'avère que la garantie de sécurité par Washington pourrait continuer, comme ne pas continuer, c'est à voir On trouvera sans peine des pays européens moins prévoyants que les pays du Nord
  20. Je ne reçois l'avis sur ta réponse que maintenant, j'ignore pourquoi. Ma réponse est donc tardive, désolé. Celui qui parle est un ancien ministre de l'intérieur ukrainien sous Porochenko. Malgré son âge, il a fait une période dans l'armée en 2022. Si c'est un agent russe, alors Zelensky aussi est sans doute un agent russe, et Poutine lui il émarge à la CIA. Reste le scénario comme quoi il dirait absolument n'importe quoi pour un avantage politique quelconque. Si son message était le seul signe de possibles pertes ukrainiennes nettement supérieures à ce qui est généralement suggéré, si c'était un coup de tonnerre dans un ciel bleu, je pourrais envisager de le croire Malheureusement il ne s'agit que d'une confirmation - en plus grave - de nombreux signes concordants, dont aucun n'est décisif à lui seul, mais dont l'ensemble donne fortement à penser. J'ai déjà fait plusieurs posts sur ce sujet. Ma conclusion personnelle est que la stratégie d'attrition de la Russie est beaucoup plus avancée qu'on ne l'estime généralement. Même si les parlementaires américains trouvent finalement un accord pour continuer d'aider l'Ukraine, le plus probable à mon sens est que la Russie gagnera la guerre dès cette année. J'espère me tromper. Et je suis d'avis de faire un effort brutal de fourniture d'armes à l'Ukraine pour qu'ils puissent tenter de maintenir leur indépendance, même si la chance de succès n'est pas grande. La prise de contrôle de la Russie sur l'Ukraine serait non seulement évidemment une catastrophe historique pour les Ukrainiens - y compris certains membres de la famille de mon épouse - mais aussi un bouleversement et un danger pour certains de nos alliés, et nous serions nous aussi forcés à des ajustements importants
  21. Je ne sais pas s'ils ont de grands espoirs que l'ennemi qu'ils se sont choisi connaisse des problèmes vraiment graves. S'ils l'espèrent, je pense qu'ils seront déçus Mais en attendant on se marre bien à Moscou oui. C'est la fête du slip chez les propagandistes La République populaire du Texas... Rien que ça
  22. @rendbo @Banzinou Messieurs, pour ne pas faire de jaloux, j'ai attribué un coeur à chacun de vous C'est sincère, et ce n'est pas parce que je suis Normand. C'est parce qu'il me semble que chacun a raison sur plusieurs points... Et je m'arrête là. Comme suggéré assez fortement par Pascal
  23. J'espère que les choses s'arrangeront. De ce que je perçois de tes positions, ils ne devraient logiquement pas te considérer comme "nazi" Autres instantanés récents : - Un homme dans la partie sud-ouest de l'Ukraine, famille pauvre à la campagne. Il a deux fils, tous deux en âge de servir, non mobilisés mais tout à fait mobilisables. La ville voisine, 15 à 20 000 habitants, a déjà eu 40 de ses habitants tués au combat, mais de beaucoup d'autres on est sans aucune nouvelle et les familles soupçonnent qu'eux aussi sont morts. Il voudrait surtout que ça s'arrête - Son frère dans une grande ville près du centre l'Ukraine, famille aisée il a fait une belle carrière. Il a deux filles, l'une vit avec son mari à l'étranger, l'autre a trois enfants donc son mari n'est pas mobilisable. Il espère que l'Ukraine continuera jusqu'au bout et parviendra à la victoire L'exemple que tu donnes, les deux que j'apporte... tous sont Ukrainiens
  24. J'ai réécouté l'extrait, et Kuleba dit bien than friends who try to supply Ukraine with Atillery munition C'est d'ailleurs aussi ce qu'a entendu le journaliste de Bild qui l'interviewait So aberwitzig es auch klingen mag: Es scheint, als sei Nordkorea für Russland ein effizienterer Partner als die Freunde, die die Ukraine mit Artilleriemunition versorgen, für uns C'est l'ensemble des Etats du bloc occidental fournissant des obus d'artillerie à l'Ukraine qui sont moins efficaces que la seule Corée du Nord ne l'est pour la Russie... Et il est difficile de ne pas donner raison à Kuleba : c'est proprement ridicule
  25. Voici d'ailleurs une carte des premiers Etats de la nouvelle Confédération Cette fois-ci ce sera un peu plus complexe que "Sud contre Nord" Je précise que je ne crois absolument pas à un tel risque. C'est bien pourquoi je me permets de plaisanter là dessus. Si Biden voulait obtenir les 60 milliards d'aide pour l'Ukraine, ce serait très facile. Il suffirait d'approuver les mesures contre l'immigration illégale exigées par les Républicains, en échange de l'approbation du paquet d'aide, comme ils le proposent depuis fin d'année dernière. Ça me semble tout de même le scénario le plus probable. Si Biden se présentait aux électeurs en novembre avec une crise à la frontière sud encore empirée et peut-être l'Ukraine ayant perdu la guerre ("Who lost Ukraine?"), ses chances contre Trump seraient encore diminuées.
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