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AIR-DEFENSE.NET

Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. C'est bien sûr comme ça qu'il faut le comprendre. "Réalités du moment", c'est certes les pertes russes et le risque de perdre Kherson, mais c'est aussi la campagne aérienne en cours contre le réseau électrique ukrainien qui rencontre certains succès, et les trois centaines de milliers de mobilisés dont la plupart sont en camp d'entraînement pour préparer les offensives de début d'année. De deux choses l'une : - Soit on considère vraiment à Moscou qu'une pause serait utile (pour se refaire), qu'on la souhaite de quelques années voire seulement de quelques mois. Alors peut-être cette ouverture est-elle sincère - Soit on y sait très bien que l'Ukraine ne commencerait des négociations qu'à des conditions que la Russie n'acceptera pas (Zelenski a cité le retrait des troupes russes de tout le territoire de 2013... Crimée incluse donc), et l'objectif est simplement de ne pas apparaître comme la partie qui refuse de discuter Je penche fortement pour cette deuxième version...
  2. Y a un canard qui ouvre son bec au sujet du SCAF - et sur quelques autres - et ça vaut le détour C'est issu du fil Twitter d'OpexNews "80 points de friction"... "Berlin veut trop lourd et trop cher"... "L'important pour les Allemands, c'est d'accumuler les gadgets high-tech en tout genre"... pas de progrès sur les autorisations d'exportation... Ambiance ! Et un autre projet de coopération militaire franco-allemande sur l'artillerie à longue portée qui tombe à l'eau, Berlin le repoussant à 2045. C'est peut-être le moment de parler d'acharnement thérapeutique ?
  3. J'entends que certains critiquent Donald Trump, mais je constate qu'il a exactement la même philosophie des relations sociales que moi "Eh bien, je pense que s'ils gagnent, je devrais avoir tout le mérite. S'ils perdent, je ne devrais pas être blâmé du tout"
  4. A la source - le communiqué de presse de "Concorde", qu'il contrôle - M. Prigojine poursuit de manière intéressante "Radio Liberty", citant un article de Bloomberg, a allégué une nouvelle ingérence de la Russie dans les élections du Congrès américain qui se tiendront le 8 novembre. Les journalistes du journal établissent un lien entre les tentatives d'intervention et votre nom. Pouvez-vous commenter cela ? "Je vais vous répondre très subtilement, délicatement, et je m'excuse pour l'ambiguïté. Messieurs, nous sommes intervenus, nous intervenons et nous continuerons à le faire. Doucement, précisément, chirurgicalement et à notre manière, comme nous savons le faire. Nous enlèverons les deux reins et le foie pendant nos opérations de ponction." Pour filer la métaphore de @Hirondelle avec la scène de la cave dans Pulp Fiction, Prigojine parle plutôt comme Marsellus "I'm gonna get medieval on your ass"... Bon, bien sûr, c'est des paroles tout ça. Prigojine est bien gentil et tout, mais je ne crois pas que la Russie l'a attendu pour avoir des services secrets et une propagande extérieure. Je soupçonne même que ce type en pleine campagne d'autopromotion est en train de "voler au secours de la victoire"... Car il semble très probable que les Républicains prennent au minimum la Chambre basse, et comme ils ont la réputation d'être plus coulants pour Moscou - méritée pour Donald "Vladimir est mon copain" Trump, je ne sais pas pour les autres - il sera très facile à Prigojine de faire le fier "Ouais mec, c'est moi qui ai fait ça" Je pense que c'est au minimum à 50% du chiqué. Et je dis 50% pour être sympa avec le Prigojine. Un casus belli ? Entre démocrates et républicains ? Non, non, ceux-là ne s'entendent guère, mais l'Amérique n'en est pas au stade de la guerre civile, Dieu merci ! Si le président des Etats-Unis en donnait l'ordre, je suis sûr que l'espérance de vie du sieur Prigojine se compterait en mois, si ce n'est moins. Mon opinion, c'est qu'il ne va pas le faire, et qu'il aura raison. D'une part Prigojine me semble avant tout un hâbleur en mal de publicité, d'autre part et surtout, l'option "get medieval on your ass" doit être réservée aux cas les plus graves, au cas où il y a mort d'homme. Dans le livre d'entretiens "Un président ne devrait pas dire ça", l'affable François Hollande, le président qui avait l'air d'un gros nounours, a avoué tout uniment qu'à au moins quatre reprises il avait été médiéval. C'est-à-dire qu'au moins quatre fois - enfin plutôt quarante si on en croit des journalistes d'investigation - il a ordonné des assassinats ciblés, en dehors d'une opération de guerre Oui, mais il s'agissait de chefs ou d'influenceurs djihadistes. Bref des gens qui tuaient des innocents, certains de ces innocents des Français. Le Moyen-Age c'est bien, mais dans certaines limites. Des "opérations d'influence" - ce que tout le monde fait, soyons clairs, enfin sauf les Bisounours - c'est un mauvais tour, mais ça ne vaut pas de passer ce stade. D'ailleurs François Hollande ne l'a peut-être pas passé non plus en fait. Je veux dire que les méthodes des assassinats qu'il a ordonné n'étaient peut-être pas à base de drogués avec pinces et chalumeau Pareil. Plus jeune, j'ai dévoré moult romans de science-fiction, et j'ai même eu ma période techno-thriller - ne pensez pas trop mal de moi, s'il vous plaît ! Mais si Tom Clancy avait sorti un scénario semblable à la séquence des années 2020-2022, j'aurais probablement pensé qu'il exagérait un peu tout de même. Surtout 2022. Ma seule consolation c'est qu'au moins, 2022 est assez probablement mieux que l'année d'après
  5. MALE est l'acronyme de Medium Altitude Long Endurance. Normalement il n'y a pas d'accent à Âltitude Enfin j'arrête là cette discussion sur le sexe des anges drones
  6. Voilà qui est simple en effet. Et tout à fait logique ! C'est aussi ce qu'on pourrait faire pour répondre à la crise de l'hôpital, au manque de médecins et d'infirmiers qualifiés. Si dans une ville avec 10 000 adultes il manque 100 personnels médicaux, la solution est toute trouvée : chacun travaille 2 jours par an à l'hôpital, comme médecin ou infirmier suivant le cas, et hop problème résolu ! Que Prigojine vienne dans l'hôpital de ma ville se faire soigner un jour où c'est moi le médecin... Il ne sera pas déçu du voyage !
  7. Intéressante vidéo sous-titrée par le groupe Russian Media Monitor de Julia Davis. Vladimir Soloviev, propagandiste vedette et parmi les plus radicaux, s'adresse à la jeunesse pour leur parler de la guerre Une petite dizaine de minutes, devant un parterre de jeunes dont certains sont des soldats, d'autres semblent encore adolescents - et naturellement télévisé. Si vous avez le temps, je conseille de visionner, outre la totalité du discours ça permet de percevoir les réactions de l'assistance - que j'ai du mal à caractériser précisément mais qui me semblent un mélange de sérieux devant la tâche à accomplir, d'effroi et peut-être pour quelques-uns (suis-je trop optimiste ?) une certaine distance. Il faut dire qu'il y a de quoi être impressionné : - Soloviev utilise force références bibliques. Les Ukrainiens en sont venus à haïr les Russes "comme on peut haïr seulement un frère, comme Caïn haïssait Abel". La Russie peu peuplée, pas très riche, face à l'OTAN et ses 50% du PIB mondial est comme David face à Goliath. Mais : c'est souvent un petit nombre qui préserve le monde, ainsi Noé et sa famille qui continuèrent l'humanité et la sauvèrent. Et Dieu n'est pas dans la force, Il est dans la vérité (la mention de Caïn est intéressante, c'était un haut responsable orthodoxe ukrainien qui remarquait peu après l'invasion que la Russie "commettait le crime de Caïn", Soloviev pratique l'inversion directe de la réalité) - Le souci de la patrie n'est pas partagé par tous. Il y a ceux qui se sont enfuis à l'étranger, et "chient" sur leur pays. Nous ne leur disons rien, mais que valent au juste ces "merdes" ? - Si la Russie n'était pas intervenue en février, "il y aurait eu des centaines de milliers de morts, des villes entières auraient été en ruines" (encore une fois une inversion presque parfaite de la réalité, puisque c'est bien l'intervention russe qui a provoqué cela) - La Russie est seule face à une coalition innombrable. L'Ukraine a déjà été vaincue, le complexe militaro-industriel ukrainien a été détruit en deux mois, mais l'Ukraine est maintenant "pleine à craquer d'armes de l'OTAN", c'est la deuxième puissance militaire de l'OTAN après seulement les Etats-Unis - Vous rencontrerez la russophobie et la haine. On vous hait, on vous haïra parce que vous êtes Russes. Ce sera dur. Le monde est cruel - Nous allons guérir les Ukrainiens qui sont gravement malades. Nous guérirons ensuite tous ceux qui pensent qu'on peut déformer la vérité sur la guerre - Nous avons besoin d'un nouvelle industrie militaire. D'un nouveau rapport à l'armée. D'une nouvelle mobilisation. Mais pendant que nous construisons cela, il faut que des garçons aillent sur le front avec ce qui est disponible, contre l'effroyable puissance de l'OTAN - Nous vivions insouciants, mais la guerre est là. Notre vie confortable est terminée. Y aura t il en nous assez de forces, y aura t il parmi nous assez de héros pour faire face au Mal absolu qui vient de l'Occident ? (Soloviev a revêtu pour sa harangue une veste militaire. Je ne peux m'empêcher de constater qu'il n'a que 59 ans... il est toujours d'âge légal. Que n'est-il au front ?) - Comme l'a dit notre Président, "que vaut un monde où la Russie ne serait pas ?". Il n'y en réalité que deux options. L'une est que nous gagnions. L'autre, le monde ne l'aimera pas. Il ne l'aimera pas du tout - La victoire ne sera pas facile. La victoire ne sera pas rapide. Cependant : "Notre cause est juste. C'est pourquoi la victoire sera nôtre" Ce... document... pose une question avant tout ==>Quel est l'impact réel de cette propagande sur la jeunesse russe ? Oui, nous savons que certains ont fui à l'étranger de peur d'être mobilisés. Une petite minorité. Et les autres ? Distants voire un peu abasourdis devant un discours dont ils voient les ficelles ? Ou bien est-ce qu'une grande partie, voire la majorité d'entre eux mordent à l'hameçon ? Je n'ai pas de réponse. Je suppose que nous finirons par le savoir...
  8. Et... Peut être l'est-il vraiment ? Loin de moi de vouloir alimenter un sentiment de supériorité - si vraiment Scholz a ce problème - mais enfin il semble bien y avoir quelques résultats politiques, et peut être aussi économiques - le Chancelier voyageait si j'ai bien compris accompagné de tout un aréopage de représentants de Deutschland AG
  9. J'alimente le H.S., et je demande pardon d'avance aux modos, c'est mon premier et dernier post sur ce sujet Nous avons un intérêt certain à aider les Africains à faire face aux djihadistes, lorsque bien sûr ils nous le demandent. Deux raisons à mon sens : - Le souvenir des liens du passé, notamment la part importante prise à notre libération par les soldats de l'Union française d'Afrique noire, comme d'Afrique du Nord. A un certain moment, vers 1943 sauf erreur, l'armée française c'était 600 000 hommes (petit pour l'époque)... dont 60% de non-Européens - La préservation des liens d'aujourd'hui et encore davantage de l'avenir à long terme, car lorsque les pays africains noirs francophones seront développés, ils seront pour la France de l'avenir des partenaires de choix, comme l'est aujourd'hui pour l'Espagne la Hispanidad les pays d'Amérique latine hispanophone Les pays africains noirs ne s'effondreront pas sous les coups de futurs Daech : - Parce qu'ils combattent activement contre ces mouvements, et reçoivent de l'aide extérieure notamment de la France - Parce que ces mouvements frappent avant tout les zones plus reculées et/ou moins développées, type nord du Nigeria, et les zones plus développées ont quelques avantages sur eux Si tel ou tel pays s'effondrait, d'une part la majorité de la population resterait sur place - c'est ce qui arrive toujours - d'autre part les réfugiés iraient en priorité vers les pays voisins plus accessibles. Rappelons qu'entre l'Afrique de l'ouest subsaharienne et les pays du Maghreb - où l'essentiel de la population est concentré au nord - il y a... le Sahara. Bon c'était un cri du cœur, ou comme le disent nos amis anglo-saxons un cri de cœur , et même si je pense que c'était un peu dur pour Coriace, ça fait plaisir à entendre. Et je crois qu'on fait bien d'en revenir aux bases. Qui sont effectivement celles-là.
  10. "Plus aucune munition" est évidemment le point choquant. Les pertes potentielles qui sont citées n'ont rien de surprenant, c'est déjà dans le thème de l'exercice : guerre de haute intensité. Ca en revanche c'est portnawak - La guerre du Kippour a duré 20 jours, pendant lesquels Israël a perdu 102 avions abattus, soit une moyenne de 5 par jour. Si l'AAE subissait le même niveau de pertes, ce serait 25 avions au tapis en cinq jours... très loin d'une réduction à néant pour une AAE qui compte environ 190 chasseurs - La guerre des Malouines a duré 74 jours, pendant lesquels le Royaume-Uni a perdu 10 avions abattus, soit une moyenne de 1 par semaine. Si l'AAE subissait le même niveau de pertes, ce serait 0 à 1 avions au tapis en cinq jours...
  11. ! Tu veux dire... il n'y aucune chance de voir Macron sur une telle photo ? Non désolé, je pense que tout le monde perçoit ton émotion, mais il faut être factuel. Voici la vidéo de l'émission en question le 12 octobre. C'est à partir de 13'52'' Est-ce qu'une frappe tactique de la Russie serait considérée par la France comme une attaque nucléaire EM - (...) Notre doctrine repose sur ce qu'on appelle les intérêts fondamentaux de la Nation (...) et donc ce n'est pas du tout cela qui serait en cause s'il y avait par exemple une attaque balistique nucléaire en Ukraine ou dans la région Ca n'appellerait pas une riposte nucléaire... conventionnelle EM - D'évidence et ce n'est pas notre doctrine aujourd'hui (...) Nous avons un cadre et pour ce qui nous concerne Ce qu'a dit factuellement le PR c'est que la France ne riposterait pas au nucléaire contre la Russie si celle-ci attaquait l'Ukraine à l'arme nucléaire. Ni plus, ni moins. Pas "on s'en fout". Ni "on n'a pas besoin de faire le moindre effort". Et c'était d'ailleurs enfoncer une porte ouverte, ou confirmer ce qu'un peu de connaissance des doctrines et / ou un peu de bon sens permettait déjà de comprendre. Le mot le plus caractéristique utilisé dans cet échange est d'ailleurs "D'évidence"... parce que c'était déjà évident en effet.
  12. Et on remercie chaleureusement Novaramédia de nous en informer. Le... eh bien, 5 novembre, pourquoi ? Sinon, y a un autre média qui s'est montré un peu plus performant sur le coup. Je veux dire, ils avaient sorti l'info nettement plus tôt, genre le 12 avril. C'est-à-dire seulement quelques jours après le moment où c'était paru dans la presse russe. Et en plus, c'est francophone ! Ca s'appelle AD.net, peut-être certains d'entre nous en ont-ils entendu parler ? Leur secret, c'est la coopération pour rassembler des sources, les discuter, les exploiter. Bref, l'intelligence collective Voilà ce que ces gens-là publiaient le 12 avril. Et oui, il y avait déjà tout pour comprendre que l'histoire de Boris qui pousse à la faute des Ukrainiens prêts à accepter les requêtes si raisonnables et modérées des Russes, c'est du flanc complet. Heureux de voir que l'info est parvenue à ces gens de Novaramédia en à peine plus de six mois !
  13. Je te crois sur parole. Cette situation est alors une indication de plus, sans doute la plus importante avec l'état des stocks de munitions, que nous ne sommes pas du tout préparés à la H.I. Pièces détachées, personnel qualifié, machines rares (Merchet donnait un exemple frappant)... D'accord pour dire que ce serait intéressant non seulement pour l'Ukraine, mais pour nous à titre d'exercice qui serait sans doute plein d'enseignements. Voire peut-être pour maintenir ensuite cette activité dans le temps pour nos propres besoins... Après tout, avoir un stock de matériel de 2ème échelon, moins performant mais correctement entretenu, serait assez cohérent avec l'idée d'une réserve beaucoup plus importante, que Lecornu prévoit.
  14. Le texte est intéressant, merci. Notamment la description des "méthodes successives" de Macron lors de son premier mandat pour faire avancer ses projets européens en tentant d'y amener le partenaire allemand. Et encore la description de la personnalité de Scholz. Mais j'ai un peu de mal à penser que le facteur personnel serait prépondérant dans le refroidissement actuel entre Berlin et Paris. L'auteur fait remarquer que les divergences de fond sur la défense et l'énergie "ont toujours existé". Certes, mais ce qui les rend plus importantes en 2022 n'est pas un problème de personnalités entre Macron et Scholz, mais bien la guerre qui a donné beaucoup plus d'importance à ces deux sujets - ou plus précisément qui a mis en lumière à quel point ils sont fondamentaux ! Sur le fond, je ne pense pas que ces divergences seraient des obstacles dans la relation si elles étaient assumées, et leurs conséquences avec. On a beau avoir en tête l'objectif d'une convergence toujours plus grande entre les Etats de l'UE - enfin si l'on est européiste, et c'est certainement le cas de Macron - la vérité est qu'il est tout à fait possible à des pays différents de constater qu'ils ont des options différentes, y compris sur des sujets fondamentaux, tout en ayant assez d'intelligence et de réalisme pour d'une part ne pas se gêner mutuellement sur ces deux sujets, d'autre part coopérer plus intensément sur les sujets où leurs options fondamentales sont compatibles ! Bien sûr, cela suppose d'accepter non seulement l'existence du différend, mais la légitimité de l'autre à avoir sa propre position y compris fortement divergente - même si elle n'est pas appelée à évoluer, même si on la trouve personnellement aberrante ou répugnante. En clair, il s'agit : - De pardonner aux Allemands d'être des anti-nucléaires patentés incapables d'avoir autre chose qu'un réseau électrique branlant, cher et fortement émetteur de CO2, ainsi que des Otaniens forcenés incapables de regarder en face le danger de la dépendance stratégique envers l'Amérique, laquelle se lassera très bientôt de défendre les pays de l'OTAN à leur place - De pardonner aux Français d'être des nucléocrates producteurs de déchets, prêts à vendre des armes à n'importe qui, ainsi que des anti-américains patentés incapables de faire confiance à la protection bienveillante de Washington Et non seulement de pardonner mais surtout, accepter que les gougnafiers d'en face ne changeront pas ! Ce qui permettra du coup d'éviter certaines manœuvres à la limite de l'hostilité, comme la tentative de faire adopter une politique d'exportations d'armes limitative à l'échelle de l'UE. La partie "ne pas se gêner mutuellement" est importante ... Le reste de l'article est intéressant aussi. Le conseil à Scholz de rechercher des partenaires plutôt que de faire cavalier seul paraît raisonnable, mais... il me semble que le chancelier l'applique déjà C'est ainsi que le système de défense sol-air de l'Europe doit être un partenariat avec Grande-Bretagne, Europe centrale, Israël et naturellement les Etats-Unis. La France n'y était pas bien sûr, mais c'est normal, vu les divergences entre les projets stratégiques de Berlin et de Paris. Je pense qu'un axe important de coopération pourrait être la politique commerciale de l'UE. Comme a dit Thierry Breton "L'ère de la naïveté, c'est terminé". Il y a là des intérêts extérieurs qui sont communs à Paris et à Berlin, et qui seraient plus efficacement défendus en coordination. C'est pourquoi il est dommage que Scholz soit allé seul à Pékin. Bien sûr qu'il faut parler aux Chinois, bien sûr que la croisade américaine contre la Chine n'a aucun sens pour nous... Mais même l'Allemagne n'a pas assez de poids pour parler seule à l'une des deux superpuissances, il y faut plus forte partie, et Berlin dispose en Europe de partenaires aux intérêts très compatibles. Quant à la suggestion de sortir d'un tête-à-tête exclusif Paris-Berlin, elle est excellente, mais sur le sujet commercial, et plus généralement économique, le troisième ne peut être Varsovie qui ne "pèse" pas suffisamment. C'est Rome qui est le partenaire intéressant. Il faut noter que ces trois pays Allemagne, France et Italie rassemblent environ 55% du PIB de l'UE et pas loin de 50% de sa population. La légitimité est certainement plus forte qu'en se limitant aux seuls deux premiers. Et désolé pour le chancelier, mais le centre de gravité de l'UE est toujours très fortement ancré en Europe de l'ouest ! Les sept pays de Visegrad + Baltes, c'est moins que la France en population, et à peu près l'Espagne en économie. Tandis qu'au sud-ouest de l'Allemagne, on trouve trois grands pays, France, Italie et Espagne. Le texte est intéressant, merci. Notamment la description des "méthodes successives" de Macron lors de son premier mandat pour faire avancer ses projets européens en tentant d'y amener le partenaire allemand. Et encore la description de la personnalité de Scholz. Mais j'ai un peu de mal à penser que le facteur personnel serait prépondérant dans le refroidissement actuel entre Berlin et Paris. L'auteur fait remarquer que les divergences de fond sur la défense et l'énergie "ont toujours existé". Certes, mais ce qui les rend plus importantes en 2022 n'est pas un problème de personnalités entre Macron et Scholz, mais bien la guerre qui a donné beaucoup plus d'importance à ces deux sujets - ou plus précisément qui a mis en lumière à quel point ils sont fondamentaux ! Sur le fond, je ne pense pas que ces divergences seraient des obstacles dans la relation si elles étaient assumées, et leurs conséquences avec. On a beau avoir en tête l'objectif d'une convergence toujours plus grande entre les Etats de l'UE - enfin si l'on est européiste, et c'est certainement le cas de Macron - la vérité est qu'il est tout à fait possible à des pays différents de constater qu'ils ont des options différentes, y compris sur des sujets fondamentaux, tout en ayant assez d'intelligence et de réalisme pour d'une part ne pas se gêner mutuellement sur ces deux sujets, d'autre part coopérer plus intensément sur les sujets où leurs options fondamentales sont compatibles ! Bien sûr, cela suppose d'accepter non seulement l'existence du différend, mais la légitimité de l'autre à avoir sa propre position y compris fortement divergente - même si elle n'est pas appelée à évoluer, même si on la trouve personnellement aberrante ou répugnante. En clair, il s'agit : - De pardonner aux Allemands d'être des anti-nucléaires patentés incapables d'avoir autre chose qu'un réseau électrique branlant, cher et fortement émetteur de CO2, ainsi que des Otaniens forcenés incapables de regarder en face le danger de la dépendance stratégique envers l'Amérique, laquelle se lassera très bientôt de défendre les pays de l'OTAN à leur place - De pardonner aux Français d'être des nucléocrates producteurs de déchets, prêts à vendre des armes à n'importe qui, ainsi que des anti-américains patentés incapables de faire confiance à la protection bienveillante de Washington Et non seulement de pardonner mais surtout, accepter que les gougnafiers d'en face ne changeront pas ! Ce qui permettra du coup d'éviter certaines manœuvres à la limite de l'hostilité, comme la tentative de faire adopter une politique d'exportations d'armes limitative à l'échelle de l'UE. La partie "ne pas se gêner mutuellement" est importante ... Le reste de l'article est intéressant aussi. Le conseil à Scholz de rechercher des partenaires plutôt que de faire cavalier seul paraît raisonnable, mais... il me semble que le chancelier l'applique déjà C'est ainsi que le système de défense sol-air de l'Europe doit être un partenariat avec Grande-Bretagne, Europe centrale, Israël et naturellement les Etats-Unis. La France n'y était pas bien sûr, mais c'est normal, vu les divergences entre les projets stratégiques de Berlin et de Paris. Je pense qu'un axe important de coopération pourrait être la politique commerciale de l'UE. Comme a dit Thierry Breton "L'ère de la naïveté, c'est terminé". Il y a là des intérêts extérieurs qui sont communs à Paris et à Berlin, et qui seraient plus efficacement défendus en coordination. C'est pourquoi il est dommage que Scholz soit allé seul à Pékin. Bien sûr qu'il faut parler aux Chinois, bien sûr que la croisade américaine contre la Chine n'a aucun sens pour nous... Mais même l'Allemagne n'a pas assez de poids pour parler seule à l'une des deux superpuissances, il y faut plus forte partie, et Berlin dispose en Europe de partenaires aux intérêts très compatibles. Quant à la suggestion de sortir d'un tête-à-tête exclusif Paris-Berlin, elle est excellente, mais sur le sujet commercial, et plus généralement économique, le troisième ne peut être Varsovie qui ne "pèse" pas suffisamment. C'est Rome qui est le partenaire intéressant. Il faut noter que ces trois pays Allemagne, France et Italie rassemblent environ 55% du PIB de l'UE et pas loin de 50% de sa population. La légitimité est certainement plus forte qu'en se limitant aux seuls deux premiers. Et désolé pour le chancelier, mais le centre de gravité de l'UE est toujours très fortement ancré en Europe de l'ouest ! Les sept pays de Visegrad + Baltes, c'est moins que la France en population, et à peu près l'Espagne en économie. Tandis qu'au sud-ouest de l'Allemagne, on trouve trois grands pays, France, Italie et Espagne.
  15. Tout à fait d'accord, sauf sur le mot en gras. Car il ne faut pas s'y tromper, ceci n'aide pas tant que ça pour la défense sol-air Mamba, c'est mieux
  16. A chacun son tour ... La France avait eu sa vidéo "Merci beaucoup... et on peut en avoir un peu plus s'il vous plaît ?", basée sur une chanson de Gainsbourg. C'est le tour de l'Allemagne, sur base de la chanson Supergeil (super génial) Et oui, à Kiev on en voudrait bien un peu plus si possible... on montre des chars Léopard 2... pour donner des idées
  17. Une petite note "ambiance" ... Passez l'hiver avec de l'électricité. Les Ukrainiens achètent des groupes électrogènes en masse : comment bien choisir ? A noter que l'article explique que les prix des groupes électrogènes en Ukraine ont doublé ou davantage depuis le début de la guerre, et qu'il y a des ruptures de stock... (...) Ils ajoutent qu'il y a actuellement une pénurie sur le marché. (...) Les prix de la plupart des modèles ont doublé pendant la guerre. (...) Ce qui vaut non seulement pour les modèles individuels mais pour ceux qui conviennent à un immeuble. Et pas de lumière à l'horizon "Augmenter le volume des approvisionnements à court terme est extrêmement difficile. Nous achetons actuellement presque tous les produits disponibles en Europe. Malheureusement, la logistique depuis la Chine est encore considérablement compliquée en raison du blocage des ports maritimes ukrainiens. Les délais de livraison depuis la Chine dépassent désormais 90 jours, ce qui rend impossible la livraison rapide d'une quantité suffisante de marchandises pour répondre à la demande en Ukraine », explique Anton Zanizdra. Voilà, voilà... L'électricité, cet hiver, y en aura pas pour tout le monde D'autant plus si l'armée réquisitionne en fonction de ses besoins. Ce qui ne me surprendrait pas. De l'autre côté, et même si l'on n'a guère de détails, il est à parier qu'en Russie c'est les drones Shahed-136 et autres qu'on achète en pagaille. "Y en aura pas pour tout le monde ?" Eh bien si en fait, puisqu'il semble bien que la Russie est la seule acheteuse. Et avec de gros besoins. Et Moscou a certainement des choses à offrir en échange de tous ces drones et autres balistiques courte portée : L’Iran à la recherche d’un parapluie sécuritaire russe C'est que la Russie est peut-être un peu à court de missiles et surtout de drones en ce moment - ou alors elle veut s'en garder un matelas de sécurité à tout hasard - mais elle reste un pays qui peut proposer beaucoup en matière de sécurité... des avions de combat par exemple ? Et puis Téhéran est coupé du plus gros du marché mondial depuis qu'un certain président américain à crête orange est sorti du traité de paix de 2015 et a forcé ses "alliés" européens à le suivre - il aurait fallu voir qu'ils s'y refusent ! - situation que n'a pas changé le locataire suivant de la Maison blanche. Donc il faut bien vivre, et la vente de pistaches ça ne nourrit pas son homme... Vendre des drones et missiles est plus rémunérateur. Petit intermède comique pour finir - ça détend, vu que la situation n'a certes rien de drôle - c'est le sieur Stoltenberg, représentant l'OTAN, qui tonne du haut de son poste il est «inacceptable» que l'Iran fournisse drones et missiles à la Russie Je crois bien qu'on en tremble encore chez les ayatollahs et au Kremlin.
  18. Ah toi aussi tu te rappelles de ce grand film romantique "Les Parapluies de Cherbourg" ? A moins que... c'était peut-être des vedettes plutôt que des parapluies ?
  19. Je n'ai pas beaucoup d'empathie avec la position allemande sur ce coup. Ils ont signé un contrat avec le fournisseur suisse, ils se sont engagés à ne pas réexporter les munitions sauf à obtenir l'accord du fournisseur. Ils l'ont fait, la réponse est non, ils peuvent toujours essayer d'argumenter (ils semblent l'avoir fait) mais si la réponse est toujours non, eh bien c'est non. Et monter sur leurs grands chevaux n'y fera rien. Bon, cela dit... si vraiment c'est important, il y a peut-être une solution. L'Allemagne ne va certes pas livrer ces munitions sans l'accord du fournisseur. Pacta sunt servanda. Mais... le SBU pourrait les prendre Disons qu'on apprend un beau matin que oh, les munitions ne sont plus dans l'entrepôt ! Et le SBU confirme "Oui, elles sont arrivées à Kiev", on a réussi notre opération secrète. Sur quoi Berlin se fâche "Ah c'est pas bien !" Mais pardonne rapidement, après tout il n'y a pas mort d'homme, et puis la situation des Ukrainiens est difficile alors on ne va pas leur en tenir rigueur n'est-ce pas ... Et puis, même si les Allemands n'avaient pas fermé la porte de l'entrepôt à clé - une simple hypothèse, hein - ils n'ont rien fait de mal, n'est-ce pas ? Je ne pense pas qu'il y ait dans le contrat de vente une clause sur la sécurité du stockage Certainement pas la Suisse. Ni l'Allemagne. En revanche, le SBU... leur boulot, c'est la sécurité de l'Ukraine, pas l'état de droit Moi je dis que ce n'est pas forcément @Patrick qui a la solution. Enfin, à moins qu'il n'émarge au SBU et nous l'ait caché
  20. Je ne suis pas au chaud de l'autre côté de l'Atlantique, même s'il est vrai que je suis bien au chaud en France - c'est-à-dire protégé par une dissuasion nucléaire nationale, de même que les citoyens américains sont protégés par la leur. Je ne pense pas que la sécurité de la France soit davantage mise en jeu que celle de l'Amérique dans cette affaire - ni certes qu'elle le soit moins, et la question de la sécurité de l'Amérique se posera bel et bien si la guerre s'étend. Cela dit, la question de fournir ou non des ATACMS n'est pas pour nous ni pour d'autres Européens. Elle est pour les Américains qui sont seuls à pouvoir fournir - s'ils le souhaitent. Le président Biden et son équipe ont défini jusqu'ici que le point d'équilibre entre "je ne soutiens pas assez l'Ukraine" et "je prends un risque trop concret pour mon pays" se situait sans livraison d'ATACMS, plus généralement sans livraison d'armes que les Ukrainiens ne pourraient guère utiliser que sur le territoire russe au sens de 2013. Je ne sais pas si cette décision évoluera. Peut-être pas.
  21. Un expert de l'armée met en garde : "Toute la défense de l'Ukraine est désormais menacée" "Il fait de plus en plus sombre en Ukraine", c'est ainsi que le colonel Markus Reisner, spécialiste de l'Ukraine et commandant des gardes, analyse la situation dramatique dans la zone de guerre. Les attaques russes sur l'approvisionnement énergétique paralyseraient le pays et mettraient sérieusement en danger la lutte défensive. Après 250 jours de guerre en Europe, la situation en Ukraine est dramatique - depuis le 10 octobre, les forces armées russes attaquent les infrastructures critiques du pays de 35 millions d'habitants, provoquant de graves destructions. "Les images satellite actuelles montrent que l'Ukraine devient tout simplement plus sombre que les pays qui l'entourent. (...) Les 35 millions de personnes qui restent en Ukraine affrontent un hiver rigoureux à l'issue incertaine. Mi-octobre, la première attaque contre le « système nerveux central », les lignes à 750 kV, a eu lieu près de Kyiv. Ceux-ci s'éloignent des neuf réacteurs existants restants dans les trois centrales nucléaires actives et alimentent les lignes de 330 kV via sept sous-stations centrales. La destruction des sous-stations et de la ligne centrale 750 kV aurait des conséquences dévastatrices. Dans le même temps, l'armée ukrainienne prépare une offensive avant le début de l'hiver, explique le colonel Reisner : « L'Ukraine tente secrètement de faire avancer une troisième offensive. Une poussée de l'espace à l'est du genou du Dnepr et de Zaporozhye vers Melitopol et la mer d'Azov. Si cela réussissait, toute la force russe dans les régions de Kherson, Zaporozhye et Crimée serait coupée des approvisionnements avant l'hiver. À l'heure actuelle, les forces russes tentent d'écraser les déploiements ukrainiens avec de l'artillerie, des drones « kamikazes » et des forces aéroportées. L'Ukraine, quant à elle, déploie sa propre artillerie à longue portée (y compris des systèmes HIMARS fournis par les États-Unis), des chars antiaériens GEPARD et des batteries antiaériennes S300. Il est clairement reconnaissable que la Russie creuse pour se défendre le long du territoire qu'elle occupe. D'importants travaux de retranchement sont visibles dans le Donbass et le Cherson. Les Russes sont évidemment venus pour rester." Contrairement à de nombreux reportages dans les médias d'Europe occidentale, le moral des troupes russes n'est « pas cassé », déclare l'expert des forces armées : « Malgré toutes les vidéos montrant le contraire en Occident, un effondrement du moral n'est pas encore reconnaissable. La mobilisation partielle a commencé malgré de sérieux problèmes au début. En décembre et janvier, le gros des mobilisés arrivera dans les zones de combat et y comblera le principal déficit des forces armées russes, qui existe depuis février, le manque d'infanterie. L'Ukraine doit s'adapter à cela." Le colonel Reisner semble d'accord pour dire que la paralysie de l'Ukraine que finirait par provoquer la campagne anti-infrastructures mettrait sérieusement en danger sa défense. Ceci alors que le regain des offensives russes serait à attendre selon lui potentiellement dès janvier - dès que "le gros des mobilisés" sera sorti de formation et arrivé au front. C'est-à-dire que l'enjeu de la défense de son infrastructure électrique pourrait être l'indépendance de l'Ukraine, tout simplement ...
  22. Pas exactement une souveraineté européenne. Plutôt une autonomie stratégique européenne. En (beaucoup) moins diplomatique, mais en plus clair, la proposition était "Dites, vous comptez continuer indéfiniment d'être sur le dos des Américains pour la garantie de votre sécurité ? Vous pensez que c'est prudent, vous pensez que les Américains n'en auront jamais marre ? Mais si vous êtes prêts à vous réveiller, on peut réfléchir ensemble au moyen de vous rendre autonomes, comme nous le sommes depuis un demi-siècle" Cette proposition n'a pas soulevé l'enthousiasme des autres pays européens, c'est le moins qu'on puisse dire. Nous sommes en 2022, cinq ans après que Macron a commencé à relancer ce thème auprès des voisins, et les pays européens autres que France, Grande-Bretagne, Finlande, Suisse et Suède (je crois n'oublier personne) sont toujours autant sur le dos des Américains qu'avant. Je ne crois pas qu'il soit "mesquin" de constater que la France n'a que tout juste le nombre de systèmes de défense sol-air longue portée qui lui est indispensable, pas un de plus, et qu'elle ne peut donc rien donner sur ce chapitre. Ni de donner à l'Ukraine un quart de l'artillerie française. Il y a des raisons pour la France de fournir une aide militaire et dans d'autres domaines à l'Ukraine - c'est pourquoi nous le faisons. Comme d'ailleurs d'autres pays Pologne, Allemagne etc. Le projet d'autonomie stratégique européenne - qui à ce jour n'intéresse d'ailleurs qu'un seul pays, situé un peu au sud de la Belgique mais plus au nord que l'Espagne - n'en est pas une.
  23. Et je vois que c'est confirmé par le PR "Agir avant l'hiver", ce sera difficile Mais c'est nécessaire, à l'évidence.
  24. Confrontation ça oui certainement... Sur le plan économique d'abord, puisque nous participons aux mesures visant à faire s'effondrer ou du moins à handicaper lourdement l'économie russe, alors que la Russie a limité ses livraisons de gaz afin de handicaper et pousser en récession l'économie européenne dont nous sommes une partie, même si nous ne sommes probablement pas les plus vulnérables. Sur le plan militaire puisque nous livrons des armes au pays qu'agresse la Russie. De manière similaire - même si pas à même échelle - à la confrontation soviéto-américaine autour de la guerre du Vietnam, l'URSS livrant alors des armes au pays qu'agressaient les Etats-Unis. Je ne pense pas qu'on pouvait parler à ce moment de guerre entre EU et URSS. Merci pour les clarifications. C'est donc l'Aster 15 qui serait dans la même "classe" que la version Iris-T transmise à l'Ukraine. Malheureusement nous n'en avons pas en version terrestre, même s'il équipe des bâtiments de la Marine.
  25. Bonne question. La réponse est non. Au demeurant, si elle l'était, le PR n'aurait pas affirmé le 12 octobre « Nous ne sommes pas en guerre. Nous aidons les hommes et les femmes d’Ukraine à résister » Si la Russie était en guerre contre nous, à l'évidence nous riposterions. La France dispose de 8 systèmes Mamba. Ils servent - D'une part à la protection des 4 bases aériennes de Mont-de-Marsan, Avord, Saint-Dizier et Istres - D'autre part, l'AdAE a dans son contrat d'en fournir jusqu'à 4 pour un éventuel déploiement de l'AdT en OPEX Si la France se séparait ne serait-ce que de deux de ces systèmes, elle devrait choisir entre laisser la moitié de ses bases aériennes sans protection - alors que la France n'a que peu de chasseurs, très performants mais vulnérables de par leur faible nombre - et diviser par deux sa capacité à protéger une OPEX, c'est-à-dire à intervenir loin du territoire métropolitain. ==>Aucune de ces options n'est raisonnable Si nous étions restés sur la commande initiale de 12 systèmes ? On pourrait discuter. D'ailleurs, avec des si, on mettrait Paris en bouteille
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