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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. ! Tu veux dire... il n'y aucune chance de voir Macron sur une telle photo ? Non désolé, je pense que tout le monde perçoit ton émotion, mais il faut être factuel. Voici la vidéo de l'émission en question le 12 octobre. C'est à partir de 13'52'' Est-ce qu'une frappe tactique de la Russie serait considérée par la France comme une attaque nucléaire EM - (...) Notre doctrine repose sur ce qu'on appelle les intérêts fondamentaux de la Nation (...) et donc ce n'est pas du tout cela qui serait en cause s'il y avait par exemple une attaque balistique nucléaire en Ukraine ou dans la région Ca n'appellerait pas une riposte nucléaire... conventionnelle EM - D'évidence et ce n'est pas notre doctrine aujourd'hui (...) Nous avons un cadre et pour ce qui nous concerne Ce qu'a dit factuellement le PR c'est que la France ne riposterait pas au nucléaire contre la Russie si celle-ci attaquait l'Ukraine à l'arme nucléaire. Ni plus, ni moins. Pas "on s'en fout". Ni "on n'a pas besoin de faire le moindre effort". Et c'était d'ailleurs enfoncer une porte ouverte, ou confirmer ce qu'un peu de connaissance des doctrines et / ou un peu de bon sens permettait déjà de comprendre. Le mot le plus caractéristique utilisé dans cet échange est d'ailleurs "D'évidence"... parce que c'était déjà évident en effet.
  2. Et on remercie chaleureusement Novaramédia de nous en informer. Le... eh bien, 5 novembre, pourquoi ? Sinon, y a un autre média qui s'est montré un peu plus performant sur le coup. Je veux dire, ils avaient sorti l'info nettement plus tôt, genre le 12 avril. C'est-à-dire seulement quelques jours après le moment où c'était paru dans la presse russe. Et en plus, c'est francophone ! Ca s'appelle AD.net, peut-être certains d'entre nous en ont-ils entendu parler ? Leur secret, c'est la coopération pour rassembler des sources, les discuter, les exploiter. Bref, l'intelligence collective Voilà ce que ces gens-là publiaient le 12 avril. Et oui, il y avait déjà tout pour comprendre que l'histoire de Boris qui pousse à la faute des Ukrainiens prêts à accepter les requêtes si raisonnables et modérées des Russes, c'est du flanc complet. Heureux de voir que l'info est parvenue à ces gens de Novaramédia en à peine plus de six mois !
  3. Je te crois sur parole. Cette situation est alors une indication de plus, sans doute la plus importante avec l'état des stocks de munitions, que nous ne sommes pas du tout préparés à la H.I. Pièces détachées, personnel qualifié, machines rares (Merchet donnait un exemple frappant)... D'accord pour dire que ce serait intéressant non seulement pour l'Ukraine, mais pour nous à titre d'exercice qui serait sans doute plein d'enseignements. Voire peut-être pour maintenir ensuite cette activité dans le temps pour nos propres besoins... Après tout, avoir un stock de matériel de 2ème échelon, moins performant mais correctement entretenu, serait assez cohérent avec l'idée d'une réserve beaucoup plus importante, que Lecornu prévoit.
  4. Le texte est intéressant, merci. Notamment la description des "méthodes successives" de Macron lors de son premier mandat pour faire avancer ses projets européens en tentant d'y amener le partenaire allemand. Et encore la description de la personnalité de Scholz. Mais j'ai un peu de mal à penser que le facteur personnel serait prépondérant dans le refroidissement actuel entre Berlin et Paris. L'auteur fait remarquer que les divergences de fond sur la défense et l'énergie "ont toujours existé". Certes, mais ce qui les rend plus importantes en 2022 n'est pas un problème de personnalités entre Macron et Scholz, mais bien la guerre qui a donné beaucoup plus d'importance à ces deux sujets - ou plus précisément qui a mis en lumière à quel point ils sont fondamentaux ! Sur le fond, je ne pense pas que ces divergences seraient des obstacles dans la relation si elles étaient assumées, et leurs conséquences avec. On a beau avoir en tête l'objectif d'une convergence toujours plus grande entre les Etats de l'UE - enfin si l'on est européiste, et c'est certainement le cas de Macron - la vérité est qu'il est tout à fait possible à des pays différents de constater qu'ils ont des options différentes, y compris sur des sujets fondamentaux, tout en ayant assez d'intelligence et de réalisme pour d'une part ne pas se gêner mutuellement sur ces deux sujets, d'autre part coopérer plus intensément sur les sujets où leurs options fondamentales sont compatibles ! Bien sûr, cela suppose d'accepter non seulement l'existence du différend, mais la légitimité de l'autre à avoir sa propre position y compris fortement divergente - même si elle n'est pas appelée à évoluer, même si on la trouve personnellement aberrante ou répugnante. En clair, il s'agit : - De pardonner aux Allemands d'être des anti-nucléaires patentés incapables d'avoir autre chose qu'un réseau électrique branlant, cher et fortement émetteur de CO2, ainsi que des Otaniens forcenés incapables de regarder en face le danger de la dépendance stratégique envers l'Amérique, laquelle se lassera très bientôt de défendre les pays de l'OTAN à leur place - De pardonner aux Français d'être des nucléocrates producteurs de déchets, prêts à vendre des armes à n'importe qui, ainsi que des anti-américains patentés incapables de faire confiance à la protection bienveillante de Washington Et non seulement de pardonner mais surtout, accepter que les gougnafiers d'en face ne changeront pas ! Ce qui permettra du coup d'éviter certaines manœuvres à la limite de l'hostilité, comme la tentative de faire adopter une politique d'exportations d'armes limitative à l'échelle de l'UE. La partie "ne pas se gêner mutuellement" est importante ... Le reste de l'article est intéressant aussi. Le conseil à Scholz de rechercher des partenaires plutôt que de faire cavalier seul paraît raisonnable, mais... il me semble que le chancelier l'applique déjà C'est ainsi que le système de défense sol-air de l'Europe doit être un partenariat avec Grande-Bretagne, Europe centrale, Israël et naturellement les Etats-Unis. La France n'y était pas bien sûr, mais c'est normal, vu les divergences entre les projets stratégiques de Berlin et de Paris. Je pense qu'un axe important de coopération pourrait être la politique commerciale de l'UE. Comme a dit Thierry Breton "L'ère de la naïveté, c'est terminé". Il y a là des intérêts extérieurs qui sont communs à Paris et à Berlin, et qui seraient plus efficacement défendus en coordination. C'est pourquoi il est dommage que Scholz soit allé seul à Pékin. Bien sûr qu'il faut parler aux Chinois, bien sûr que la croisade américaine contre la Chine n'a aucun sens pour nous... Mais même l'Allemagne n'a pas assez de poids pour parler seule à l'une des deux superpuissances, il y faut plus forte partie, et Berlin dispose en Europe de partenaires aux intérêts très compatibles. Quant à la suggestion de sortir d'un tête-à-tête exclusif Paris-Berlin, elle est excellente, mais sur le sujet commercial, et plus généralement économique, le troisième ne peut être Varsovie qui ne "pèse" pas suffisamment. C'est Rome qui est le partenaire intéressant. Il faut noter que ces trois pays Allemagne, France et Italie rassemblent environ 55% du PIB de l'UE et pas loin de 50% de sa population. La légitimité est certainement plus forte qu'en se limitant aux seuls deux premiers. Et désolé pour le chancelier, mais le centre de gravité de l'UE est toujours très fortement ancré en Europe de l'ouest ! Les sept pays de Visegrad + Baltes, c'est moins que la France en population, et à peu près l'Espagne en économie. Tandis qu'au sud-ouest de l'Allemagne, on trouve trois grands pays, France, Italie et Espagne. Le texte est intéressant, merci. Notamment la description des "méthodes successives" de Macron lors de son premier mandat pour faire avancer ses projets européens en tentant d'y amener le partenaire allemand. Et encore la description de la personnalité de Scholz. Mais j'ai un peu de mal à penser que le facteur personnel serait prépondérant dans le refroidissement actuel entre Berlin et Paris. L'auteur fait remarquer que les divergences de fond sur la défense et l'énergie "ont toujours existé". Certes, mais ce qui les rend plus importantes en 2022 n'est pas un problème de personnalités entre Macron et Scholz, mais bien la guerre qui a donné beaucoup plus d'importance à ces deux sujets - ou plus précisément qui a mis en lumière à quel point ils sont fondamentaux ! Sur le fond, je ne pense pas que ces divergences seraient des obstacles dans la relation si elles étaient assumées, et leurs conséquences avec. On a beau avoir en tête l'objectif d'une convergence toujours plus grande entre les Etats de l'UE - enfin si l'on est européiste, et c'est certainement le cas de Macron - la vérité est qu'il est tout à fait possible à des pays différents de constater qu'ils ont des options différentes, y compris sur des sujets fondamentaux, tout en ayant assez d'intelligence et de réalisme pour d'une part ne pas se gêner mutuellement sur ces deux sujets, d'autre part coopérer plus intensément sur les sujets où leurs options fondamentales sont compatibles ! Bien sûr, cela suppose d'accepter non seulement l'existence du différend, mais la légitimité de l'autre à avoir sa propre position y compris fortement divergente - même si elle n'est pas appelée à évoluer, même si on la trouve personnellement aberrante ou répugnante. En clair, il s'agit : - De pardonner aux Allemands d'être des anti-nucléaires patentés incapables d'avoir autre chose qu'un réseau électrique branlant, cher et fortement émetteur de CO2, ainsi que des Otaniens forcenés incapables de regarder en face le danger de la dépendance stratégique envers l'Amérique, laquelle se lassera très bientôt de défendre les pays de l'OTAN à leur place - De pardonner aux Français d'être des nucléocrates producteurs de déchets, prêts à vendre des armes à n'importe qui, ainsi que des anti-américains patentés incapables de faire confiance à la protection bienveillante de Washington Et non seulement de pardonner mais surtout, accepter que les gougnafiers d'en face ne changeront pas ! Ce qui permettra du coup d'éviter certaines manœuvres à la limite de l'hostilité, comme la tentative de faire adopter une politique d'exportations d'armes limitative à l'échelle de l'UE. La partie "ne pas se gêner mutuellement" est importante ... Le reste de l'article est intéressant aussi. Le conseil à Scholz de rechercher des partenaires plutôt que de faire cavalier seul paraît raisonnable, mais... il me semble que le chancelier l'applique déjà C'est ainsi que le système de défense sol-air de l'Europe doit être un partenariat avec Grande-Bretagne, Europe centrale, Israël et naturellement les Etats-Unis. La France n'y était pas bien sûr, mais c'est normal, vu les divergences entre les projets stratégiques de Berlin et de Paris. Je pense qu'un axe important de coopération pourrait être la politique commerciale de l'UE. Comme a dit Thierry Breton "L'ère de la naïveté, c'est terminé". Il y a là des intérêts extérieurs qui sont communs à Paris et à Berlin, et qui seraient plus efficacement défendus en coordination. C'est pourquoi il est dommage que Scholz soit allé seul à Pékin. Bien sûr qu'il faut parler aux Chinois, bien sûr que la croisade américaine contre la Chine n'a aucun sens pour nous... Mais même l'Allemagne n'a pas assez de poids pour parler seule à l'une des deux superpuissances, il y faut plus forte partie, et Berlin dispose en Europe de partenaires aux intérêts très compatibles. Quant à la suggestion de sortir d'un tête-à-tête exclusif Paris-Berlin, elle est excellente, mais sur le sujet commercial, et plus généralement économique, le troisième ne peut être Varsovie qui ne "pèse" pas suffisamment. C'est Rome qui est le partenaire intéressant. Il faut noter que ces trois pays Allemagne, France et Italie rassemblent environ 55% du PIB de l'UE et pas loin de 50% de sa population. La légitimité est certainement plus forte qu'en se limitant aux seuls deux premiers. Et désolé pour le chancelier, mais le centre de gravité de l'UE est toujours très fortement ancré en Europe de l'ouest ! Les sept pays de Visegrad + Baltes, c'est moins que la France en population, et à peu près l'Espagne en économie. Tandis qu'au sud-ouest de l'Allemagne, on trouve trois grands pays, France, Italie et Espagne.
  5. Tout à fait d'accord, sauf sur le mot en gras. Car il ne faut pas s'y tromper, ceci n'aide pas tant que ça pour la défense sol-air Mamba, c'est mieux
  6. A chacun son tour ... La France avait eu sa vidéo "Merci beaucoup... et on peut en avoir un peu plus s'il vous plaît ?", basée sur une chanson de Gainsbourg. C'est le tour de l'Allemagne, sur base de la chanson Supergeil (super génial) Et oui, à Kiev on en voudrait bien un peu plus si possible... on montre des chars Léopard 2... pour donner des idées
  7. Une petite note "ambiance" ... Passez l'hiver avec de l'électricité. Les Ukrainiens achètent des groupes électrogènes en masse : comment bien choisir ? A noter que l'article explique que les prix des groupes électrogènes en Ukraine ont doublé ou davantage depuis le début de la guerre, et qu'il y a des ruptures de stock... (...) Ils ajoutent qu'il y a actuellement une pénurie sur le marché. (...) Les prix de la plupart des modèles ont doublé pendant la guerre. (...) Ce qui vaut non seulement pour les modèles individuels mais pour ceux qui conviennent à un immeuble. Et pas de lumière à l'horizon "Augmenter le volume des approvisionnements à court terme est extrêmement difficile. Nous achetons actuellement presque tous les produits disponibles en Europe. Malheureusement, la logistique depuis la Chine est encore considérablement compliquée en raison du blocage des ports maritimes ukrainiens. Les délais de livraison depuis la Chine dépassent désormais 90 jours, ce qui rend impossible la livraison rapide d'une quantité suffisante de marchandises pour répondre à la demande en Ukraine », explique Anton Zanizdra. Voilà, voilà... L'électricité, cet hiver, y en aura pas pour tout le monde D'autant plus si l'armée réquisitionne en fonction de ses besoins. Ce qui ne me surprendrait pas. De l'autre côté, et même si l'on n'a guère de détails, il est à parier qu'en Russie c'est les drones Shahed-136 et autres qu'on achète en pagaille. "Y en aura pas pour tout le monde ?" Eh bien si en fait, puisqu'il semble bien que la Russie est la seule acheteuse. Et avec de gros besoins. Et Moscou a certainement des choses à offrir en échange de tous ces drones et autres balistiques courte portée : L’Iran à la recherche d’un parapluie sécuritaire russe C'est que la Russie est peut-être un peu à court de missiles et surtout de drones en ce moment - ou alors elle veut s'en garder un matelas de sécurité à tout hasard - mais elle reste un pays qui peut proposer beaucoup en matière de sécurité... des avions de combat par exemple ? Et puis Téhéran est coupé du plus gros du marché mondial depuis qu'un certain président américain à crête orange est sorti du traité de paix de 2015 et a forcé ses "alliés" européens à le suivre - il aurait fallu voir qu'ils s'y refusent ! - situation que n'a pas changé le locataire suivant de la Maison blanche. Donc il faut bien vivre, et la vente de pistaches ça ne nourrit pas son homme... Vendre des drones et missiles est plus rémunérateur. Petit intermède comique pour finir - ça détend, vu que la situation n'a certes rien de drôle - c'est le sieur Stoltenberg, représentant l'OTAN, qui tonne du haut de son poste il est «inacceptable» que l'Iran fournisse drones et missiles à la Russie Je crois bien qu'on en tremble encore chez les ayatollahs et au Kremlin.
  8. Ah toi aussi tu te rappelles de ce grand film romantique "Les Parapluies de Cherbourg" ? A moins que... c'était peut-être des vedettes plutôt que des parapluies ?
  9. Je n'ai pas beaucoup d'empathie avec la position allemande sur ce coup. Ils ont signé un contrat avec le fournisseur suisse, ils se sont engagés à ne pas réexporter les munitions sauf à obtenir l'accord du fournisseur. Ils l'ont fait, la réponse est non, ils peuvent toujours essayer d'argumenter (ils semblent l'avoir fait) mais si la réponse est toujours non, eh bien c'est non. Et monter sur leurs grands chevaux n'y fera rien. Bon, cela dit... si vraiment c'est important, il y a peut-être une solution. L'Allemagne ne va certes pas livrer ces munitions sans l'accord du fournisseur. Pacta sunt servanda. Mais... le SBU pourrait les prendre Disons qu'on apprend un beau matin que oh, les munitions ne sont plus dans l'entrepôt ! Et le SBU confirme "Oui, elles sont arrivées à Kiev", on a réussi notre opération secrète. Sur quoi Berlin se fâche "Ah c'est pas bien !" Mais pardonne rapidement, après tout il n'y a pas mort d'homme, et puis la situation des Ukrainiens est difficile alors on ne va pas leur en tenir rigueur n'est-ce pas ... Et puis, même si les Allemands n'avaient pas fermé la porte de l'entrepôt à clé - une simple hypothèse, hein - ils n'ont rien fait de mal, n'est-ce pas ? Je ne pense pas qu'il y ait dans le contrat de vente une clause sur la sécurité du stockage Certainement pas la Suisse. Ni l'Allemagne. En revanche, le SBU... leur boulot, c'est la sécurité de l'Ukraine, pas l'état de droit Moi je dis que ce n'est pas forcément @Patrick qui a la solution. Enfin, à moins qu'il n'émarge au SBU et nous l'ait caché
  10. Je ne suis pas au chaud de l'autre côté de l'Atlantique, même s'il est vrai que je suis bien au chaud en France - c'est-à-dire protégé par une dissuasion nucléaire nationale, de même que les citoyens américains sont protégés par la leur. Je ne pense pas que la sécurité de la France soit davantage mise en jeu que celle de l'Amérique dans cette affaire - ni certes qu'elle le soit moins, et la question de la sécurité de l'Amérique se posera bel et bien si la guerre s'étend. Cela dit, la question de fournir ou non des ATACMS n'est pas pour nous ni pour d'autres Européens. Elle est pour les Américains qui sont seuls à pouvoir fournir - s'ils le souhaitent. Le président Biden et son équipe ont défini jusqu'ici que le point d'équilibre entre "je ne soutiens pas assez l'Ukraine" et "je prends un risque trop concret pour mon pays" se situait sans livraison d'ATACMS, plus généralement sans livraison d'armes que les Ukrainiens ne pourraient guère utiliser que sur le territoire russe au sens de 2013. Je ne sais pas si cette décision évoluera. Peut-être pas.
  11. Un expert de l'armée met en garde : "Toute la défense de l'Ukraine est désormais menacée" "Il fait de plus en plus sombre en Ukraine", c'est ainsi que le colonel Markus Reisner, spécialiste de l'Ukraine et commandant des gardes, analyse la situation dramatique dans la zone de guerre. Les attaques russes sur l'approvisionnement énergétique paralyseraient le pays et mettraient sérieusement en danger la lutte défensive. Après 250 jours de guerre en Europe, la situation en Ukraine est dramatique - depuis le 10 octobre, les forces armées russes attaquent les infrastructures critiques du pays de 35 millions d'habitants, provoquant de graves destructions. "Les images satellite actuelles montrent que l'Ukraine devient tout simplement plus sombre que les pays qui l'entourent. (...) Les 35 millions de personnes qui restent en Ukraine affrontent un hiver rigoureux à l'issue incertaine. Mi-octobre, la première attaque contre le « système nerveux central », les lignes à 750 kV, a eu lieu près de Kyiv. Ceux-ci s'éloignent des neuf réacteurs existants restants dans les trois centrales nucléaires actives et alimentent les lignes de 330 kV via sept sous-stations centrales. La destruction des sous-stations et de la ligne centrale 750 kV aurait des conséquences dévastatrices. Dans le même temps, l'armée ukrainienne prépare une offensive avant le début de l'hiver, explique le colonel Reisner : « L'Ukraine tente secrètement de faire avancer une troisième offensive. Une poussée de l'espace à l'est du genou du Dnepr et de Zaporozhye vers Melitopol et la mer d'Azov. Si cela réussissait, toute la force russe dans les régions de Kherson, Zaporozhye et Crimée serait coupée des approvisionnements avant l'hiver. À l'heure actuelle, les forces russes tentent d'écraser les déploiements ukrainiens avec de l'artillerie, des drones « kamikazes » et des forces aéroportées. L'Ukraine, quant à elle, déploie sa propre artillerie à longue portée (y compris des systèmes HIMARS fournis par les États-Unis), des chars antiaériens GEPARD et des batteries antiaériennes S300. Il est clairement reconnaissable que la Russie creuse pour se défendre le long du territoire qu'elle occupe. D'importants travaux de retranchement sont visibles dans le Donbass et le Cherson. Les Russes sont évidemment venus pour rester." Contrairement à de nombreux reportages dans les médias d'Europe occidentale, le moral des troupes russes n'est « pas cassé », déclare l'expert des forces armées : « Malgré toutes les vidéos montrant le contraire en Occident, un effondrement du moral n'est pas encore reconnaissable. La mobilisation partielle a commencé malgré de sérieux problèmes au début. En décembre et janvier, le gros des mobilisés arrivera dans les zones de combat et y comblera le principal déficit des forces armées russes, qui existe depuis février, le manque d'infanterie. L'Ukraine doit s'adapter à cela." Le colonel Reisner semble d'accord pour dire que la paralysie de l'Ukraine que finirait par provoquer la campagne anti-infrastructures mettrait sérieusement en danger sa défense. Ceci alors que le regain des offensives russes serait à attendre selon lui potentiellement dès janvier - dès que "le gros des mobilisés" sera sorti de formation et arrivé au front. C'est-à-dire que l'enjeu de la défense de son infrastructure électrique pourrait être l'indépendance de l'Ukraine, tout simplement ...
  12. Pas exactement une souveraineté européenne. Plutôt une autonomie stratégique européenne. En (beaucoup) moins diplomatique, mais en plus clair, la proposition était "Dites, vous comptez continuer indéfiniment d'être sur le dos des Américains pour la garantie de votre sécurité ? Vous pensez que c'est prudent, vous pensez que les Américains n'en auront jamais marre ? Mais si vous êtes prêts à vous réveiller, on peut réfléchir ensemble au moyen de vous rendre autonomes, comme nous le sommes depuis un demi-siècle" Cette proposition n'a pas soulevé l'enthousiasme des autres pays européens, c'est le moins qu'on puisse dire. Nous sommes en 2022, cinq ans après que Macron a commencé à relancer ce thème auprès des voisins, et les pays européens autres que France, Grande-Bretagne, Finlande, Suisse et Suède (je crois n'oublier personne) sont toujours autant sur le dos des Américains qu'avant. Je ne crois pas qu'il soit "mesquin" de constater que la France n'a que tout juste le nombre de systèmes de défense sol-air longue portée qui lui est indispensable, pas un de plus, et qu'elle ne peut donc rien donner sur ce chapitre. Ni de donner à l'Ukraine un quart de l'artillerie française. Il y a des raisons pour la France de fournir une aide militaire et dans d'autres domaines à l'Ukraine - c'est pourquoi nous le faisons. Comme d'ailleurs d'autres pays Pologne, Allemagne etc. Le projet d'autonomie stratégique européenne - qui à ce jour n'intéresse d'ailleurs qu'un seul pays, situé un peu au sud de la Belgique mais plus au nord que l'Espagne - n'en est pas une.
  13. Et je vois que c'est confirmé par le PR "Agir avant l'hiver", ce sera difficile Mais c'est nécessaire, à l'évidence.
  14. Confrontation ça oui certainement... Sur le plan économique d'abord, puisque nous participons aux mesures visant à faire s'effondrer ou du moins à handicaper lourdement l'économie russe, alors que la Russie a limité ses livraisons de gaz afin de handicaper et pousser en récession l'économie européenne dont nous sommes une partie, même si nous ne sommes probablement pas les plus vulnérables. Sur le plan militaire puisque nous livrons des armes au pays qu'agresse la Russie. De manière similaire - même si pas à même échelle - à la confrontation soviéto-américaine autour de la guerre du Vietnam, l'URSS livrant alors des armes au pays qu'agressaient les Etats-Unis. Je ne pense pas qu'on pouvait parler à ce moment de guerre entre EU et URSS. Merci pour les clarifications. C'est donc l'Aster 15 qui serait dans la même "classe" que la version Iris-T transmise à l'Ukraine. Malheureusement nous n'en avons pas en version terrestre, même s'il équipe des bâtiments de la Marine.
  15. Bonne question. La réponse est non. Au demeurant, si elle l'était, le PR n'aurait pas affirmé le 12 octobre « Nous ne sommes pas en guerre. Nous aidons les hommes et les femmes d’Ukraine à résister » Si la Russie était en guerre contre nous, à l'évidence nous riposterions. La France dispose de 8 systèmes Mamba. Ils servent - D'une part à la protection des 4 bases aériennes de Mont-de-Marsan, Avord, Saint-Dizier et Istres - D'autre part, l'AdAE a dans son contrat d'en fournir jusqu'à 4 pour un éventuel déploiement de l'AdT en OPEX Si la France se séparait ne serait-ce que de deux de ces systèmes, elle devrait choisir entre laisser la moitié de ses bases aériennes sans protection - alors que la France n'a que peu de chasseurs, très performants mais vulnérables de par leur faible nombre - et diviser par deux sa capacité à protéger une OPEX, c'est-à-dire à intervenir loin du territoire métropolitain. ==>Aucune de ces options n'est raisonnable Si nous étions restés sur la commande initiale de 12 systèmes ? On pourrait discuter. D'ailleurs, avec des si, on mettrait Paris en bouteille
  16. Je ne crois pas. Iris-T est un système courte portée, bien adapté à la défense de point. Le SAMP/T a un autre rôle. L'équivalent en France est le Crotale-NG, il est prévu d'en livrer à l'Ukraine. En revanche, il est plus ancien - ne reste qu'à espérer qu'il soit efficace aussi...
  17. Je note ce passage "Specific initiatives to restore the destroyed energy infrastructure" c'est-à-dire aide concrète pour réparer plus rapidement l'infrastructure énergétique ukrainienne. C'est peut-être le plus important. Le front de la campagne aérienne russe pour faire s'écrouler l'infrastructure électrique ukrainien, donc (ce qui survit de) leur économie, donc Moscou l'espère l'effort de guerre ukrainien et notamment le plus clair du soutien de l'arrière aux forces sur le terrain... est probablement aujourd'hui le plus crucial. Point de situation à ce sujet : - Selon Zelenski, "40% des infrastructures énergétiques ont été endommagées" - Selon les autorités militaires ukrainiennes, le premier lot de drones livré par l'Iran (450) serait épuisé. Le second lot de 200 drones serait pour début novembre, inclus dans un lot de 1000 armes y compris des balistiques sol-sol courte portée que l'Iran livrerait d'ici la fin de l'année - Pour rappel, la Russie a visé en priorité les autotransformateurs, nœuds intermédiaires du réseau entre production et consommation. Il faut 6 à 9 mois pour produire ce genre d'équipements, et le directeur de la première entreprise énergétique ukrainienne DTEK indiquait déjà le 19 octobre rechercher activement des pièces de rechange en Europe de l'ouest Macron a probablement annoncé des actions assez fortes de la France en ce domaine, probablement le plus crucial. Le SAMP est le seul système antimissile européen à capacité antibalistique, en version terrestre ou marine. Produit par France et Italie, il est utilisé aussi notamment par la Grande-Bretagne. L'Allemagne peut faire des "coups" contre la France - et pour l'Amérique - en entraînant d'autres pays européens dans la préférence pour le Patriot, mais c'est là un facteur et une préférence politiques. Et ce n'est pas d'envoyer deux ou trois SAMP/T en Ukraine qui y changerait quoi que ce soit. De fait, Pologne et France ont des stratégies de défense au mieux orthogonales, au pire divergentes. La stratégie de défense polonaise n'est qu'un pis-aller en l'absence d'armes nucléaires dont elle aurait le plus grand besoin... Mais la réalité pour Varsovie est que faute de grives, on mange des merles Il n'y a pas ni à en vouloir aux Polonais de faire ce qu'ils peuvent pour assurer leur sécurité dans une situation difficile, ni à l'inverse à s'inquiéter trop de leur regard sur la stratégie de défense française. Parfois, le mieux est d'accepter d'être en désaccord Euh... tu as suivi les événements en Méditerranée orientale en 2020 ? Je l'ai, la réf ! Je ne suis pas d'accord sur le fond - les Polonais font ce qu'ils peuvent, c'est juste que les situations sont tellement différentes entre France et Pologne qu'il n'y a guère de coopération de défense possible entre nous. Mais bon, Courteline est toujours à garder à l'esprit au cas où tel politicien d'Europe centrale ne serait pas prêt à accorder la même tolérance envers nos vues que nous envers les leurs
  18. C'est donc le ministre des affaires étrangères ukrainien qui parle de la manière dont doivent être libérés les résidents de Crimée, ou de la partie du Donbass révoltée depuis 2014 contre Kiev. Notamment dans le cas où ils ne voudraient justement pas être libérés par Kiev. Heureusement que c'est précisé. Sinon j'aurais pu croire que ce discours venait d'un autre pays... Un pays plus à l'est, même si son président aussi s'appelle Volodymir (Vladimir) Ça dépend de quel point de vue religieux on se place. Si on croit une religion choisissant comme pape Zelenski, alors effectivement Steinmeier le président de la République Fédérale d'Allemagne a été directement insulté par ce pape-là un peu après le début de la guerre, donc il n'était pas en odeur de sainteté, voire menacé d'excommunication. Si on croit une autre religion, ou aucune, on n'accorde pas aux paroles du président ukrainien la valeur d'une référence morale fondamentale. Ce ne sont pas ces indicateurs là qui sont préoccupants, proches d'être catastrophiques, nous sommes d'accord. En revanche, en Ukraine ... Un scénario avec black-out total de l'Ukraine est il possible ? Les pénuries à Kiev seront plus longues et affecteront plus de consommateurs Ces articles sont très informatifs, et franchement effrayants. Même pas trois semaines de campagne aérienne anti infrastructures... Et elle continue au même rythme. Comme le précise le premier article, au Venezuela en 2019 il a suffi d'une semaine de black-out total pour que des problèmes alimentaires apparaissent. Je soupçonne que ce front est beaucoup plus crucial que celui de Kherson dont on parle tant. Tu t'approches vraiment beaucoup de la vérité. Allez on peut le dire maintenant. Vladimir Poutine est effectivement un agent. Mais pas de la CIA comme tout le monde le croît... Nous le payons en baguettes, il en raffole
  19. OK, de mon point de vue il s'agissait de moquer la propagande russe, non la possibilité qu'une telle chose arrive vraiment. Mais d'accord, je ne suis pas tout seul, je m'abstiens de plaisanter sur ce sujet à l'avenir.
  20. !!! Je n'y croyais pas, mais l'Ukraine vient de faire sauter une bombe sale à Omsk en Russie ! Les conséquences, je n'ose les imaginer !
  21. Nous avons tous des émotions, c'est humain. Mais ... ... Franchement, honnêtement, elle est splendide celle-là, non ? La femme accusée de l'assassinat d'une enfant avec torture et actes de barbarie est défendue par un avocat. Le voilà Alors, on le lynche ? On le brûle ? Ou on se contente de le mettre au pilori ? Tout cela n'est pas sérieux. Je pense pour ma part qu'il est possible : - De discuter les raisons pour lesquelles le haut-commandement allemand a pu se sentir vraiment menacé par les autres puissances européennes, si bien qu'il a déclenché la première guerre mondiale. Celui qui pense qu'ils se sont sincèrement sentis menacés n'est pas en train de dire "Les Allemands avaient raison d'envahir" - D'estimer que lorsque les indépendantistes algériens, désespérant d'une voie politique, sont passés à l'action terroriste, les autorités françaises étaient contraintes par leur idéologie d'une "Algérie française" comme par le souci d'éviter une épuration ethnique des Européens, ce qui explique que la France se soit accrochée à cette colonie là spécifiquement. Celui qui le soutient n'est pas en train de dire "La gégène c'était super" - De penser que si beaucoup d'Américains sont tombés dans le panneau des mensonges de leur gouvernement en 2003, c'est en (grande) partie parce que les attentats du 11 septembre avaient été un traumatisme important. Celui qui le remarque n'est pas en train de dire "Envahir l'Irak était une bonne idée". Même, celui qui estime que Oussama Ben Laden porte une part de responsabilité pour la guerre d'Irak - il n'a pas décidé, mais il a incité - n'est pas forcément à dénoncer comme impérialiste pro-américain ! Je pense enfin qu'il est possible aussi de discuter les raisons pour lesquelles le gouvernement russe a déclenché cette guerre. Ainsi que les responsabilités qui pourraient éventuellement se trouver hors de Russie - des gens qui n'auraient pas décidé, mais incité. Et qu'on peut soutenir plusieurs opinions naturellement, tout le monde ne sera pas d'accord et chacun avec ses raisons. Il est possible encore de ne pas être intéressé par cette discussion, dans un sens ni dans l'autre... Je ne suis pas pour la tolérance absolue. La tolérance, il y a des maisons pour ça ! Si un contributeur disait "Les Ukrainiens, ces khokhols, doivent être rééduqués de force, et ceux qui ne veulent pas on les fusille ça leur fera les pieds", ou "J'espère que Poutine va bientôt atomiser Lviv, comme ça ils comprendront !", je ne serais pas contre, ni surpris, qu'il se fasse virer du forum. ==>Mais y a t il un seul contributeur qui ait dit ce genre de choses ?
  22. Je partage l'écœurement - et franchement, si un seul contributeur au forum n'est pas écœuré par tout ceci, je serai surpris ! - ainsi que l'inquiétude devant la tendance à la continuation de l'escalade. Quant à se protéger, un de mes collègues m'expliquait récemment qu'il ne regarde plus les nouvelles depuis plusieurs mois, car il les trouve trop angoissantes. Il faut prendre soin de soi. J'ai une différence seulement sur le point "l'état d'esprit des belligérants qui empire" parce qu'il donne l'impression de mettre les deux sur le même plan. Les Ukrainiens sont extrêmement "remontés" c'est clair, mais pas pour la même raison que ceux des Russes qui poussent à escalade et mesures extrêmes. Assez peu de Français étaient pro-allemands vers 1915 je crois, et c'est en gros la même chose qui se passe en Ukraine maintenant.
  23. Personnellement, oui : - C'est ce que me remontent les contacts que je peux avoir de l'état d'esprit de la population sur place - Le journal en question passe aussi des infos inquiétantes pour l'Ukraine, voir l'entretien avec le directeur de la plus grande entreprise énergétique que j'avais retranscrit il y a quelques jours Il y a évidemment une propagande ukrainienne, par exemple sur le nombre de morts estimés chez les Russes. Il ne faut certainement pas tout prendre au pied de la lettre ! Mais sur ce point, ça me semble crédible
  24. Sondage en Ukraine, réalisé par téléphone dans toutes les régions d'Ukraine non occupées mais pas auprès des réfugiés à l'étranger 86% des Ukrainiens sont contre les négociations avec la Russie Selon l'enquête, 71 % des personnes interrogées sont tout à fait d'accord pour dire que l'Ukraine devrait offrir une résistance armée malgré les bombardements massifs des villes ukrainiennes et la destruction des infrastructures. Un autre 15% ont également tendance à être d'accord avec cela. Au lieu de cela, seuls 10% des répondants ont répondu qu'il était nécessaire de procéder à des négociations afin d'arrêter les bombardements au plus vite, même s'il est nécessaire de faire des concessions à la Fédération de Russie Selon les résultats de l'enquête, cette opinion est partagée même dans l'est de l'Ukraine, en particulier chez les habitants des régions de Kharkiv et de Donetsk, qui sont soumises à des tirs constants de roquettes et d'artillerie. Parmi les répondants russophones, l'écrasante majorité (66%) pense également que la résistance armée doit être menée. Environ 29% des répondants russophones sont favorables à l'ouverture de négociations, même s'ils doivent faire des concessions. Ca a le mérite d'être clair.
  25. On joue la limitation des dégâts, chez RT. Margarita Simonyan partage sur Telegram et Twitter le petit mot d'excuse de Krasovksy Ecoutez, je suis vraiment embarrassé de ne pas avoir vu cette limite. A propos des enfants. Tu sais, tu es à l'antenne, tu es porté. Et tu ne peux pas t'arrêter. Je m'excuse auprès de tous ceux qui ont été effrayés par ça. Je m'excuse auprès de Margarita, de tous ceux pour qui cela semblait sauvage, impensable et irrésistible. J'espère que vous me pardonnerez. Je ne suis pas convaincu de la sincérité de ces excuses. Et le passage "Tu es porté, et tu ne peux pas t'arrêter" vaut bien un double facepalm ! "Tu comprends, une chose en amenant une autre, t'en arrives vite à appeler au génocide" Ca reste une bonne chose que RT ait été obligé de faire machine arrière. Probablement du fait des réactions du public russe, qui s'est réveillé au moins sur ce coup. Ce serait pas mal qu'ils soient un peu moins durs à réveiller ...
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