-
Compteur de contenus
17 235 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
281
Tout ce qui a été posté par Alexis
-
Je suis d'accord à 100% pour reconstituer en Europe des filières de microprocesseurs, même si comme tu le dis le projet est long et coûteux. Et ce projet serait difficile en dehors d'une coopération européenne… Enfin je serais d'accord si la proposition était sur la table, et elle ne l'est pas Mais il ne faut pas tout mélanger L'objectif du programme Rafale n'était pas de rattraper le retard en électronique et de construire une filière micro-électronique souveraine. L'objectif était "seulement" une filière souveraine d'avions de combat avancés. De même le programme SCAF, que nous le réalisions en coopération ou seuls. Rien à voir avec la dépendance dangereuse des Occidentaux, et en particulier des Européens, envers l'Asie pour la micro-électronique. La croissance de l'économie française entre 2000 et 2019 totalise 28,3 points, soit une multiplication par 1,327. Hors crise covid, qui aura une fin même si ce n'est pas tout de suite, la France est un tiers plus riche qu'en 2000.
-
Dans le document du Sénat que tu cites, je remarque ce paragraphe 1. Un projet sans doute trop coûteux pour un seul pays La plupart des interlocuteurs de la mission ont considéré comme un fait acquis qu'un programme tel que le SCAF était impensable dans le cadre d'un seul pays, tant les coûts de développement d'un programme aussi complexe le mettent hors de portée d'un seul budget national. Développer un avion de combat coûte en effet aujourd'hui plus cher que par le passé, et, à plus forte raison, développer un système de systèmes aérien comme le SCAF. À titre d'exemple, les motoristes choisis pour le projet (Safran et MTU) ont rappelé lors de leur audition que les États-Unis avaient versé plus d'un milliard de dollars au cours des deux dernières années à chacun de leurs deux motoristes (Pratt&Whitney et General Electric) pour conserver leur avance en matière de parties chaudes du moteur, à comparer par exemple avec le programme d'études amont (PEA) « Turenne 2 », d'un montant de 115 millions d'euros, notifié par la DGA à Safran pour consolider ses compétences. Plus globalement, le développement simultané d'une nouvelle plateforme d'avion de combat, d'un nouveau moteur, de drones de plusieurs types et d'un cloud de combat spécifique représente un investissement extrêmement important qui paraît très lourd pour un seul pays. Or, si la coopération internationale en matière de défense accroît légèrement le montant des frais non récurrents (recherche et développement), elle en permet aussi le partage entre les partenaires et réduit ainsi le total des dépenses à assumer pour chaque État. Elle permet également, du fait de l'importance des commandes, d'obtenir des prix unitaires plus intéressants (les coûts de production peuvent être réduits grâce à une plus grande industrialisation des processus rendue possible par le volume de la série commandée). Enfin, comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport de 20186(*), des économies seront également possibles lors de la phase d'exploitation, par la mutualisation du soutien, et en particulier de la phase industrielle du maintien en condition opérationnelle des matériels. Le partage des coûts constitue donc bien une nécessité pour pouvoir préserver l'autonomie stratégique de chacun des pays membres du programme en matière de système de combat aérien. Rappelons que la loi de finances pour 2020 prévoit 1,4 milliard d'euros d'autorisations d'engagement, visant à couvrir le lancement des premières activités de développement du programme de démonstration. L'investissement prévu dans le SCAF, à parité entre Paris et Berlin7(*), est pour le moment d'environ 4 milliards d'euros d'ici à 2025-2026 (démonstrateur), et de 8 milliards d'euros d'ici à 2030, après quoi viendront les dépenses d'industrialisation. Le coût total du programme est évalué par certains analystes à une fourchette comprise entre 50 et 80 milliards d'euros. Le passage que j'ai mis en gras… comment dire … il explique bien pourquoi le programme Eurofighter a coûté moins cher à l'Allemagne ou à la Grande-Bretagne que le Rafale à la France - puisque chacun de ces pays n'en supportait qu'une partie du coût. Il explique en somme pourquoi le coût unitaire développement compris de l'Eurofighter est inférieur à celui du Rafale. Vous dites ? La réalité est à l'opposé ? Sinon, l'estimation du coût total du programme entre 50 et 80 milliards d'euros est intéressante. Resterait bien sûr à savoir dans quel périmètre et pour quel nombre d'appareils. Elle peut être comparée avec 46,4 milliards d'euros pour le programme Rafale aux prix 2014, soit aux prix 2021 un total de 49 milliards d'euros pour 286 appareils, dont 55% pour R&D, développement et industrialisation soit 27 milliards et 22 milliards pour la fabrication. Même si le coût final est forcément un peu différent puisque moins d'appareils sont prévus, cela donne l'ordre de grandeur qui est donc… sensiblement le même ! Ceci bien sûr alors que la France est aujourd'hui - hors crise Covid qui aura une fin - nettement plus riche qu'elle ne l'était dans les années 1990 lorsque le plus clair de ces dépenses a eu lieu. Les chiffres sont clairs : la France a les moyens financiers de réaliser seule le SCAF le cas échéant.
-
terrorisme Opération Barkhane
Alexis a répondu à un(e) sujet de Scarabé dans Politique etrangère / Relations internationales
Au risque d'être H.S. le chant Wir sind des Geyers schwarzer Haufen qui date de 1920 fait référence à cette période, en l'occurrence aux Bandes Noires du noble franconien Florian Geyer, personnage assez remarquable car passé du côté des paysans en révolte en dépit de sa classe sociale, à la tête d'une unité de cavalerie lourde alors qu'elles étaient jusque là l'apanage des féodaux dans leurs répressions contre les paysans. Ce chant de tendance clairement révolutionnaire de gauche, utilisé plus tard par la tendance "de gauche" des nazis - il a existé une division SS Florian Geyer - puis l'un des principaux chants de l'armée de la RDA, est fortement anti-nobles et anticlérical, en même temps qu'égalitariste. A travers l'opposition entre Luther, qui appela à réprimer les paysans révoltés, distinguait entre spirituel et temporel et voulait une transformation de l’Église non une « christianisation » du monde « il faut les pulvériser, les étrangler, les saigner, en secret et en public, dès qu’on le peut, comme on doit le faire avec des chiens fous » et son ancien partisan Thomas Müntzer réformé plus radical et l'un des meneurs de l'insurrection, appuyant la libération y compris violente des paysans Il affirme que la trop forte quantité de travail nuit au salut des paysans car aliénés par l'obligation de cultiver, ils ne peuvent pas se consacrer à la Parole. Il prêche pour un rétablissement de l'Église apostolique par la violence s'il le faut, pour pouvoir préparer le plus vite possible le règne du Christ ainsi que leurs revendications sociales, qui peuvent être résumées en termes modernes comme : abolition du servage + réformes agraires + réduction des corvées et impôts sauf si c'est pour subvenir aux besoins des pauvres + lois stables et non au caprice du seigneur On peut y voir une préfiguration à la fois de ceux des prêtres adeptes de la théologie de la libération qui se sont retrouvés "compagnons de route" des sandinistes au Nicaragua - y compris Kalashnikov en bandoulière - et encore et surtout des mouvements révolutionnaires, en 1789 et années suivantes, et aussi bien sûr du mouvement communiste à partir du XIXème siècle. J'avoue une certaine fascination pour Florian Geyer et pour cette Guerre des paysans, où l'on peut deviner à la fois le potentiel révolutionnaire du christianisme - du moins dans sa version millénariste "le règne du Christ ici et maintenant" - et les racines religieuses que ce soit du mouvement démocratique comme, aussi paradoxal que cela puisse être, des révolutions communistes, en un certain sens une "religion millénariste athée" ou une version (extrêmement) hérétique du christianisme. Même si personnellement je suis résolument du côté non des révolutionnaires, mais des réformistes ! Cependant je dois reconnaître que les révolutionnaires ont provoqué de grandes catastrophes, mais aussi de grands ébranlements dont il est sorti aussi du positif. Un personnage comme Lénine est entièrement négatif. Un personnage comme Robespierre - ou Lincoln à sa manière - est plus ambigu, difficile de l'appuyer mais difficile aussi de le récuser. Vous me direz que je suis complètement en H.S. ? Oui… et non. Ne parle-t-on pas de religion ? La revue en ligne de Daech s'appelait initialement Dabiq, ville qui suivant l'eschatologie islamique serait destinée à voir l'affrontement final entre les forces du Bien et du Mal lors de l'apocalypse. Là aussi, c'est "la fin de l'injustice" / "le paradis sur Terre" maintenant. Millénarisme… -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Ah, les adeptes de Léon (*), des points de vue certes intéressants - au même titre que ceux des adeptes de Oussama, de Zedong et d'Adolf - et une phraséologie quand même plus légère que celle des maos… mais bon, le rapport avec la réalité reste quand même assez distant Le 9 février, le ministère de la Défense a publié un document de position, intitulé «Réflexions sur la Bundeswehr [forces armées] de l’avenir». Ce document montre ce que la classe dirigeante prépare dans le dos de la population: la plus grande offensive d’armement allemande depuis le développement de la Wehrmacht par Hitler dans les années 1930. (...) Kramp-Karrenbauer et Zorn déclarent sans ambages que le réarmement prévu est en préparation de guerres à grande échelle (...) D’autres menaces de guerre, à peine dissimulées, contre la Russie dotée de l’arme nucléaire suivent (...) Comme à la veille de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, la politique de guerre à l’étranger s’accompagne d’une militarisation importante de la société à l’intérieur (...) Dans les semaines et mois à venir, de nombreux projets majeurs d’une valeur de plusieurs milliards doivent être lancés et le recrutement pour la «sécurité intérieure», essentiellement fasciste, doit commencer (...) les partis d’opposition prétendument «de gauche» ont clairement fait savoir à maintes reprises qu’ils soutiennent pleinement le cours guerrier des chrétiens-démocrates et des sociaux-démocrates dans la Grande coalition. Par exemple, dans leur nouveau programme de parti, les Verts plaident pour un réarmement massif de l’impérialisme européen sous la direction de l’Allemagne Maman, j'ai peur, Hitler revient et elle s'appelle Annegret ! Bon, cela dit, loin de moi toute intention de caricaturer le maître à penser de ce courant d'idées. Par exemple en l'accusant de pacifisme, alors que Trotski en tant que commissaire à la Guerre est bien le fondateur de l'Armée rouge de la guerre civile. Ou en l'accusant de faiblesse pour la "sécurité intérieure" quand il était bien le partisan de la répression à outrance et celui qui institutionnalisa la terreur. (*) Trotski -
Tu supputes ? Tu veux dire que le doute t'habite ?
-
Mon interprétation est moins optimiste : - 1 en l'air pour les tests demandés, - 1 au sol pour "partage de poste de pilotage" pendant que les mécanos bossent à l'arrière pour essayer de le réparer ("faites comme si on n'était pas là") - 2 en réserve pour être sûrs avoir plus de chance de pouvoir tenir les deux postes précédents Sortir, moi ? Vous y tenez ?
-
Il est peut-être plus facile de donner sens à l'évolution du cours si on la compare avec l'historique représenté en échelle logarithmique Autour du mouvement de long terme d'augmentation du cours de 2011 à aujourd'hui, on repère plusieurs épisodes de hausse rapide, se terminant en une courte phase "maniaque" et un effondrement puis une stagnation pendant jusqu'à plusieurs années. Ces épisodes de hausse rapide suivent assez rapidement le franchissement du pic précédent du cours, pic datant justement de la phase maniaque précédente. Précisément ce qui s'est passé en décembre dernier. On peut alors interpréter l'augmentation rapide depuis octobre 2020 comme la hausse résultant de l'arrivée des "institutionnels", gestionnaires de fortune et individus (très) fortunés, quand celle de 2017 était plutôt due à (un nombre limité de) petits porteurs néophytes et celles de 2011 et 2013 étaient une affaire de technophiles et autres geeks. Si le même phénomène se répète une fois de plus (c'est évidemment un "Si" !), alors il faudrait prévoir que la hausse actuelle, qui est encore "jeune", se poursuive assez longtemps, s'achève en une phase maniaque menant le prix beaucoup plus haut encore, puis un nouvel effondrement - avec un minimum qui resterait toutefois nettement plus élevé que le pic d'avant à 20 k$, et peut-être aussi que la valeur actuelle de 50 k$. C'est personnellement mon scénario central. Deux scénarios alternatifs toutefois (et je ne dis pas qu'il n'y en a que deux !) : 1. Cette fois-ci, pas de véritable chute d'un facteur 3 à 5 après le pic, parce que les gestionnaires de fortune travaillent plutôt dans une logique moyen / long terme que "get rich quickly" comme certains petits porteurs, donc paniqueraient moins après la fin de la hausse, qui serait donc suivie plutôt par une stagnation que par une chute brutale 2. Coordination mondiale efficace - dont nécessairement unanime ou quasi - pour "tuer" le bitcoin, par un contrôle rapproché se terminant en interdiction pratique. Je trouve le scénario peu probable car il y faudrait une politique coordonnée et "dure" à la fois des Etats-Unis, de l'Europe, de la Chine, de l'Inde etc. ce qui me paraît politiquement invraisemblable. Mais on ne peut pas tout à fait l'exclure Depuis qu'on lui a conseillé de ne pas en acheter, le prix du bitcoin a triplé… Sinon, des points de repère utile La valeur totale des cryptos au prix du marché se monte à environ 1,5 T$ (trillion de dollars) L'agrégat monétaire M2 du dollar, c'est-à-dire le total mondial des dépôts à vue et dépôts à terme court libellés en dollar se monte à 19 T$ Le total des actifs des institutions financières mondiales était en 2019 de 404 T$
-
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
A mettre en rapport avec ces paroles de sagesse issues des meilleures sources "Quod non est in interreti non est in mundo" (Caius Julius Caesar) (Ce qui n'est pas sur Internet n'existe pas) -
Quel est le point commun entre AMX 30 et Léopard 1 ? Etre tous deux issus du projet Europa-Panzer. Projet de char commun - qui échoua. A noter que ce projet tomba à l'eau du fait de l'Allemagne, qui s'en désintéressa en partie en représailles de la décision de De Gaulle de leur refuser la bombe atomique, que la IVème république finissante leur avait si légèrement promise (déjà à l'époque, le culot allemand était assez remarquable) Comment dit-on Europa-Panzer en anglais… MGCS je crois ? Et Europa-Kampfjet... FCAS, non ?
-
Il me semble qu'on dit à peu près la même chose quoique un peu différemment. J'avais compris ton post précédent sur le "respect" dans le sens de "tenir en respect" Je vois que tu entendais autre chose. Encore une fois il me semble qu'on est d'accord sur le fond, précisément pour dire que le partenariat avec l'Allemagne n'a pas à être "privilégié"... un mot que je n'ai pas utilisé. Cela reste un partenariat important, c'est-à-dire un ensemble de coopérations utiles - qu'on peut tout aussi bien enrichir à l'occasion de tel nouveau projet, que réduire quand telle projet de coopération s'avère finalement décevant. Sur ce sujet particulier oui. Avec une nuance importante : l'Allemagne ne cherchant pas à être autonome comme nous le sommes, elle se sent en fait moins obligée de développer elle-même ou en coopération ses moyens de défense. Si le SCAF ne marche pas, il sera toujours temps d'acheter des F-35 (ça ne marche pas, mais ça fait illusion donc ça suffit) ou de rejoindre le Tempest même avec la portion congrue, voire peut-être de faire un chasseur "semi-autonome" comme l'est le Gripen. Comme la France a davantage besoin que l'Allemagne du produit fini, elle se retrouve en position d'infériorité dans la relation, même si elle a théoriquement tous les atouts. Ce qui pourrait nous en sortir est de définir calmement notre plan B au cas où l'Allemagne nous file entre les doigts comme maintenant. Et le faire ouvertement, "franchise" et "français" ont la même racine. Je dirais commencer seuls, tout en restant ouverts aux partenaires que nous avions pour le Neuron, avec un message du genre "Il y a une fenêtre d'opportunité pour nous rejoindre si vous vous décidez assez rapidement". Mode "Qui m'aime me suive", et ensuite le cas échéant soit "The few the proud" soit "Mieux vaut être seuls que mal accompagnés" C'est-à-dire : - Suède, Italie, même si ce serait sans doute non vu le Tempest - Espagne, une bonne chance mais à confirmer - Suisse, Grèce, peut-être ? - Plus la Belgique qui n'était pas dans Neuron mais avait hésité. Quant aux autres partenaires envisagés à l'époque : - Royaume-Uni, non vu le Tempest - Allemagne, non par hypothèse de départ - Russie, je n'y crois pas parce qu'ils sont en train de mettre en service le Su-57... même si ce serait un très très joli trollage pour Biden comme pour Merkel en même temps qu'une concrétisation convaincante de l'architecture de sécurité et de confiance pan-européenne dont Emmanuel Macron a parlé Attendez, on me passe un appel…
-
D'accord là-dessus, nous avons un déficit de communication concernant d'une part la supériorité du Rafale sur l'Eurofighter - qui est celle d'un avion opérationnel et excellent sur un avion opérationnel et plutôt correct - comme celle du Rafale sur le F-35 - dans ce cas la supériorité d'un avion opérationnel et excellent sur une catastrophe industrielle Je prends la suggestion "exercice Poker sur Berlin" pour de l'humour Sur le deuxième point, pas d'accord. Il est nécessaire de se faire respecter oui, mais si on s'arrête là on obtient la stratégie de communication du gouvernement russe actuel… dont les résultats ne sont pas si bons, du moins en Europe ! Il faut encore y joindre, non le souci de "se faire aimer", mais le souci d'apparaître fiable et prévisible. Ce qui est vrai c'est que l'idée d'un "couple franco-allemand" est tout à fait décalée de la réalité. Il y a un partenariat, à la fois riche, et limité par les réalités (par exemple les objectifs et points de vue différents des deux Etats, résultat de situations différentes), et encore traversé d'ombres voire de "coups bas". Le problème de fond tel que je le perçois c'est la dissymétrie entre d'une part une Allemagne pour laquelle le partenariat avec la France est "parmi les plus importants" - après les Etats-Unis tout de même, et il faudrait encore parler du Royaume-Uni voire de la Russie. D'autre part une France qui conçoit son partenariat avec l'Allemagne comme "LE plus important" et de loin - sans parler de ceux qui considèrent que la stabilité de l'Europe en dépend voire celle du système solaire. Que la France redonne à ce partenariat sa place - très important, sans être fondamental - et la relation en sera assainie. Oui, mais beaucoup ignorent-ils que l'Allemagne d'après-guerre s'est construite sur le refus conscient et viscéral du nazisme ?
-
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca accélère et c'est tant mieux, mais il reste encore un facteur multiplicatif à appliquer au rythme de vaccination. Petit calcul "coin de table" pour arriver à vacciner "tous les adultes qui le souhaitent" d'ici fin août. - Il y a environ 52 millions d'adultes en France, donc si seulement 80% veulent être vaccinés (je le sors de mon chapeau, mais il faut bien prendre une hypothèse) ça fait environ 41 millions de personnes - Deux injections par personne, et 3 millions ont déjà été réalisées au 15 février comme rappelé par @Delbareth, reste à en faire 79 millions - Au 15 février, il restait moins de 29 semaines d'ici fin août ===> Il faut donc réaliser plus de 2,7 millions d'injections par semaine en moyenne entre 16 février et 31 août Je n'ai aucune raison de penser que ce serait impossible. Mais ça revient à faire chaque semaine presque autant d'injections que depuis le début jusqu'à maintenant… on n'y est pas. Dans les derniers jours, on est plutôt aux environs du quart du rythme qui serait nécessaire. Einstein aurait pu ajouter "Alors imaginez pour la somme de deux exponentielles, l'une croissante l'autre décroissante !" A ma connaissance il ne l'a pas fait. Mais bon ça reste difficile à comprendre pour la plupart des gens. Présentateurs télé y compris. -
Echanges intéressants "en face", je veux dire de l'autre côté du Rhin. En l'occurrence sur le blog augengeradeaus.net où l'on parle de défense, et notamment du SCAF. Auf Deutsch, natürlich, mais la traduction automatique c'est en un clic Voici Jean-Pierre, Français vivant en Allemagne depuis 12 ans et "Ces deux pays me tiennent beaucoup à cœur", qui expose je dirais à la fois clairement et respectueusement les problèmes vu du côté français, et les grandes différences dans la politique de défense des deux pays - il cite même des problèmes que personnellement je n'avais pas repérés Qui pense que, dès que l'avion est construit, tout est bon, se trompe, car la France veut améliorer constamment son avion de chasse. Tous les Rafale sont actuellement au standard F3R, la dernière version (un standard F4 pour 2 Mds Euro a déjà été commandé). En revanche, l'Allemagne ne s'y intéresse guère. Il termine par ces mots Je pense que l'Allemagne et la France ne devraient pas travailler ensemble. L'Allemagne a besoin d'un partenaire ayant les mêmes besoins militaires, à savoir la police aérienne et le service de renseignement. De nombreux pays ont de tels besoins, mais la France n'en a certainement pas. La France a déjà abandonné un programme d'avion de chasse européen une fois (Eurofighter). J'aimerais que cela se reproduise ici. En fin de compte, c'est mieux pour tout le monde. C'est déjà intéressant de noter qu'on peut être très germanophile - c'est tout naturel pour quelqu'un qui vit depuis si longtemps dans le pays - et conclure quand même qu'il vaudrait mieux arrêter là les frais. Mais les commentaires de certains Allemands sont intéressants aussi "Florian" : Je vois les choses un peu différemment, mais dans l'ensemble, je peux être largement d'accord. Nous, Allemands, serions mieux avec les Britanniques et la Team Tempest, non seulement sur le plan culturel, mais aussi en termes de philosophie et d'exigences pour l'avion de combat (Tornado et Eurofighter envoient leurs salutations), mais malheureusement cela n'arrivera pas. Deux raisons principales à cela: 1. Après les États-Unis, l'Allemagne est le financier le plus puissant du monde occidental, c'est-à-dire que le programme d'avions de combat que DE a à bord a l'une des meilleures chances de se concrétiser. 2. Les autres puissances européennes dotées d'une industrie aéronautique pertinente (GBR et ITA) n'accepteraient pas le rôle de premier plan de la France aussi facilement que l'Allemagne. "Hier und da" : Ce que je trouve également très remarquable dans ce contexte, c'est cette représentation du point de vue français en allemand! Je n'ai connaissance de rien de comparable sur un site allemand. (...) Enfin, je pense que Tempest et FCAS devraient fusionner en un projet commun, quels modules / blocs de construction peuvent ensuite être rassemblés à partir de quels types correspondants pour les besoins respectifs. "Landmatrose3000" : (Beaucoup de gens en Allemagne n'ont jamais entendu parler du traité d'Aix la Chapelle) et ce que cela signifierait si le contrat était pris au sérieux ne sera pas clair pour beaucoup. Rien que l'article 4 : "Les deux pays conviennent de renforcer la coopération entre leurs forces armées en vue d'une culture commune et d'opérations communes" Sur la réponse à la question de savoir comment vous voulez faire cela, je serais très curieux C'est assez instructif, n'est-ce pas ? - Même des personnes intéressées par la défense sont surprises par un point de vue français sur le SCAF... donc la communication française sur le sujet est en-dessous de tout - L'opinion n'a guère entendu parler du nouveau traité franco-allemand, supposé si fondamental et historique… c'est dire s'il a des chances d'être appliqué dans les faits ! - Beaucoup de respect pour la partie française, mais guère d'enthousiasme : "C'est vrai qu'on serait mieux avec les Britanniques, dommage qu'on ne puisse pas", "Faudrait fusionner SCAF et Tempest façon Lego"... c'est dire si la démarche mise en avant par la France de viser une "autonomie stratégique" européenne prend bien ! Le fond de la réaction allemande à cette démarche, il semble qu'il puisse être résumé par ces mots : "Hein ? Quoi ?"
-
La déclaration de Florence Parly me semble tout à fait claire Ce « n’est pas seulement un projet technologique incroyablement ambitieux, qui contribuera pour sa prochaine phase à créer 7000 emplois dans nos deux pays et à assurer la place de nos industries dans la concurrence mondiale » mais ce sera « système d’arme qui va nous permettre de faire face aux menaces auxquelles nous serons confrontés à l’avenir, de nous défendre contre des ennemis comme nous le faisons aujourd’hui avec notre Rafale contre Daesh et de dissuader ceux qui autrement nous attaqueraient, sans avoir besoin l’autorisation ou l’aide de quiconque pour le faire. » En moins de mots ===> Les mecs, un avion de combat c'est une arme, et on le fait pour raison de sécurité. Faut qu'elle soit bonne, cette arme ! « C’est quelque chose que vous ne pouvez faire qu’avec de vrais amis, ceux qui tiennent parole, qui sont bien conscients que nos destinées nationales vont de pair avec notre identité et notre engagement européens » En à peine plus direct ===> Si vous ne tenez pas parole, vous n'êtes pas de vrais amis et vous retrouverez le bec dans l'eau « Dans le passé, pour les avions de combat, l’Allemagne se rangeait du côté du Royaume-Uni tandis que la France allait seule. C'est-à-dire ===> Si vous n'êtes pas content, allez demander aux Anglais quelle part ils sont prêts à vous laisser de LEUR programme Je pense toujours que c’est le bon choix Sous-entendu ===> Du moins pour l'instant. Et contrairement à vous, peut-être ? Reste à savoir dans quelle mesure elle est suivie. Je ne peux que souhaiter que Brigitte "tienne" bien son mari afin qu'il n'aille pas céder aux beaux yeux et à "l'esprit européen" d'Angela… Euh discuter avec New Delhi oui certes, de la coopération avec certaines de leurs entreprises pourquoi pas. Mais un projet de construction d'avions de combat avec l'Inde ? Je crains qu'on regrette bien vite les Allemands... Non, si le SCAF tombe à l'eau, la solution devra être soit française seulement comme le Rafale, soit française + des partenaires comme le Neuron. Dans tous les cas, maîtrise d'œuvre française seulement. Franchement, j'étais plutôt favorable au SCAF au départ même avec quelques inquiétudes, mais maintenant je souhaite qu'il échoue et qu'il échoue rapidement. Un partenaire qui fait pression constamment pour renégocier ce qui a déjà été décidé, c'est intolérable et ça condamne à l'avance tout projet au long cours ambitieux. Il restera toujours de la laine à manger sur le dos des Français. D'autant plus un partenaire qui utilise son avantage particulier pour faire la razzia chez le voisin : l'avantage de penser ne pas avoir vraiment besoin de cet appareil, parce que la sécurité n'est-ce pas de toute façon c'est l'Amérique qui s'en occupe. Evidemment, les Français qui veulent continuer à garantir leur sécurité eux-mêmes, qui savent donc avoir besoin de cet appareil, se retrouvent désavantagés !
-
Ben ce qui est la honte surtout c'est les fautes de grammaire anglaise qui rendent difficile la compréhension Il fallait lire : will have more than 8 million lines of code, and more software flaws than any previous U.S. or allied fighter C'est quand même dommage pour des journalistes de ne pas se relire
-
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est le phénomène principal en effet. Il y a quand même une petite bonne surprise il me semble, l'effet "vacances" avec la fermeture des classes semble important, davantage que je ne l'aurais imaginé personnellement. Et il pourrait s'intensifier les deux semaines qui viennent vu que jusqu'à la fin février ce sont 2 zones scolaires sur 3 qui seront en congé. Du coup, les projections que j'avais publiées il y a une semaine pourrait devoir être décalées davantage que les quelques jours que j'imaginais. Tant mieux. Reste que le phénomène principal, le remplacement par un variant plus contagieux… continue. C'est lui qui assurera la remontée des contaminations, même si nous avons encore quelques jours de plus avant de nous le prendre en pleine face. J'ai été surpris que lors du point de jeudi dernier Olivier Véran parle de "20 à 25%" de variant anglais, sans date aucune, et avec une belle précision... Et je n'ai trouvé l'info précise publiée nulle part ailleurs. Transparence, transparence Merci Akhilleus. C'est une info "interne", ou y a t il une source publique dont tu pourrais partager le lien ? Edit : je vois que le variant anglais était à 37,7% le 9 février en Ile de France. Est-ce que tu parlais de la France entière, ou de ce chiffre là ? -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne vois pas de rapport entre activités financières et gilets jaunes. D'une manière générale, je ne pense pas que le malaise de nombreux Français modestes devant l'inégalité croissante des revenus et le chômage de masse persistant soit sujet de dérision. -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout à fait. Le sas sur les arrivées aux frontières est nécessaire, mais la stratégie d'isolement l'est tout autant. Simplement, ce sont les restrictions aux frontières qui sont ciblées en priorité par les critiques de la stratégie zéro covid, probablement pour raison idéologique et aussi parce que ça permet de défendre les choix du gouvernement en prétendant que la France ne pourrait pas géographiquement le faire - alors que bizarrement, la Chine et le Vietnam y arrivent bien. C'est d'ailleurs les mesures de quarantaine obligatoire, et les réquisitions d'hôtel nécessaires pour l'organiser, dont le gouvernement a commencé à parler vers mai-juin dernier, avant même de parler de restrictions aux frontières. Alors que le premier ministre pouvait par ailleurs reconnaître que l'inspiration était effectivement la Corée du Sud. C'est alors que les gazettes rapportèrent qu'il y avait de l'eau dans le gaz entre Philippe et Macron… deux idées différentes de la stratégie post-déconfinement. Le 3 juillet, Philippe se retrouvait à la porte de Matignon, la trace de la semelle de Macron sur son fond de pantalon. On n'en a plus parlé depuis, de s'inspirer de la stratégie sud-coréenne. Le patron avait bien signifié ce qu'il en pensait. En octobre, les conséquences arrivaient. On ne les a pas trop aimé, ces conséquences… En mars, ce sont les conséquences du refus de confiner par avance et pour moins longtemps qui arriveront. Je ne pense pas qu'on va trop les aimer non plus… Peut-être temps d'en reparler, de la stratégie zéro covid ? Je pense que la Chine, le Vietnam, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande et tous les autres ont ce point commun avec la France qu'eux aussi sont incapables de le faire. Ou plutôt ils l'étaient. Ensuite, ils ont changé. Parce qu'ils l'ont voulu, parce qu'ils savaient en avoir un besoin impératif pour éviter une catastrophe à la fois sanitaire et économique. Evidemment, il y a des choses à changer. Voir cet entretien très éclairant avec le professeur Antoine Flahault. Ce qu'il propose, c'est notamment de mettre à profit la période de confinement qui commencera en mars - et qui sera hélas beaucoup plus long que s'il avait commencé fin janvier - pour prendre les dispositions adéquates "Le Parlement devra alors adopter un dispositif législatif et réglementaire dérogatoire et temporaire permettant de mettre en place cette stratégie, jusqu’à ce que toute la population se voie proposer la vaccination et que l’on puisse tourner la page de cette pandémie" Cette stratégie zéro Covid repose sur trois piliers. Premier élément, ces pays traquent les chaînes de super-propagation, pour limiter le plus possible l’apparition de clusters. Cette traque n’est possible que lorsque le virus circule très peu : en France, ce serait idéalement avec moins de 1 000 nouveaux cas par jour et en tout cas au-dessous de 5 000. Ces pays "champions" savent isoler de manière efficace les personnes infectées des bien portants, en vérifiant le respect des quarantaines, c’est-à-dire en imposant de pénalités ou des sanctions dissuasives en cas de violation. Deuxième élément, les pays "zéro Covid" utilisent les traces digitales de façon beaucoup plus intrusive mais aussi plus systématique qu’en Europe : les smartphones, cartes de crédit, caméras de vidéosurveillances contribuent à chercher les contacts à risque, dans le cadre d’une disposition législative dérogatoire d’urgence sanitaire. Troisième élément, le contrôle aux frontières : chaque personne qui entre dans le pays est testée à l’arrivée à l’aéroport. Au Japon, une personne positive est orientée aussitôt vers l’hôpital, une personne négative reste en quarantaine pendant une dizaine de jours. En Australie, il faut arriver avec un test : s’il est positif, vous allez dans un hôtel pendant quatorze jours, et s’il est négatif, vous êtes confiné dans un hôtel différent. En dehors de ces situations, ces pays testent assez peu. (...) Quelle est la mesure la plus privative de liberté, celle qui consiste à confiner toute la population pendant des semaines ou celle qui se propose de n’assigner à résidence que les cas positifs et pendant une durée limitée ? Cela demande un vrai débat dans les instances démocratiques. Les démocraties asiatiques ont pour leur part tranché : elles estiment qu’il est beaucoup plus liberticide de confiner toute la population, laissant se mélanger les gens malades et les bien portants que de tracer les contacts avec précision grâce aux outils numériques d’aujourd’hui. Par ailleurs, la fermeture des frontières avait été décidée lors du premier confinement et des pays comme la Norvège vient de le décider à nouveau ces derniers jours. D'accord avec toi s'il ne s'agissait que de continuer ensuite la stratégie de yo-yo. Et c'est probablement ce qu'a déjà décidé Emmanuel Macron. Le fait qu'avancer le confinement, même dans cette stratégie, aurait de toute façon un avantage "non négligeable" en l'occurrence limiter le nombre de morts, peut-être n'a t il pas compris les explications qu'il a du recevoir (c'est un homme qui "en a marre" de ce que disent les scientifiques, suivant ses propres termes), peut-être que malgré ses beaux discours il s'en soucie assez peu. Mais ce n'est pas la continuation du yo-yo qui était mon hypothèse. Je me cite, parmi les hypothèses utilisées Ce confinement sera poursuivi jusqu’au moment où le rythme des contaminations sera maîtrisable par la stratégie tester / tracer / isoler qu’ont utilisée tous les pays qui ont le mieux protégé à la fois leur population et leur économie (Japon, Australie, Corée du Sud, Finlande, Singapour, Chine, Vietnam, Nouvelle-Zélande, Islande…) (2) Ce rythme a été estimé à 5 000 contaminations détectées par jour. Dans le cas du passage ensuite à une stratégie zéro covid - meilleure en termes à la fois sanitaires, économiques et psychologiques que la stratégie du yo-yo - alors les y semaines dont tu parles sont effectivement gagnées car elles sont remplacées par y semaines après le confinement qui sont des semaines de très faible contaminations - contrôlées par le système test / traçage / isolation - et d'activité économique scolaire et sociale quasi-normale. -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Schengen n'empêche absolument pas d'établir un contrôle strict à une frontière, parce qu'il existe une clause d'urgence qui le rend légal et compatible avec le traité en cas de véritable besoin. C'est bien ce que je disais. Reste bien sûr l'argument pratique. A noter : - Il n'est pas vrai que les seuls pays à stratégie zéro covid soient des îles ou des pays dont la seule frontière terrestre est hermétiquement fermée comme la Corée du Sud. La Chine est un contre-exemple clair - Il y a évidemment des dizaines de routes qui passent de la France à ses différents voisins - je soupçonnerais même qu'on passe la centaine en ajoutant toutes les frontières terrestres, surtout du côté plaine type Belgique ou Allemagne. Une route est assez facile à bloquer complètement à la circulation pour peu qu'on le veuille vraiment - pas un filtrage, une condamnation. Sauf un très petit nombre de routes qui permettraient l'arrivée et devraient donc être contrôlées en permanence par les services chargés de conduire les arrivants aux centres d'isolement pendant la quatorzaine - en pratique, des hôtels réquisitionnés. Vu les conditions, le trafic serait sans doute modéré - Quant au transport routier, il serait possible d'avoir un changement de chauffeur à la frontière. Ca ne s'organise pas en un jour certes, mais à condition d'être préparé pendant les (nombreuses) semaines que devra durer le confinement strict qui démarrera en mars, pourquoi est-ce que ce serait impossible ? Le tout serait évidemment désagréable et coûteux en activité perdue. Mais incomparablement moins que le régime de yo-yo entre confinement strict économiquement ravageur et réouverture laissant se remultiplier le virus, régime qui est la seule alternative à la stratégie zéro covid. Du moins tant que la vaccination n'a pu être étendue au plus clair de la population, et avec des vaccins efficaces contre les variants à mutation E484K (sud-africain et brésilien) - ce qu'il est difficile d'envisager bien avant la fin de l'année puisque l'objectif défini par Macron est la fin août en utilisant tous les vaccins. De plus, appliquer cette stratégie au niveau national pourrait n'être qu'un moment et une phase transitoire avant de l'appliquer à l'échelle de l'UE ce qui serait évidemment plus commode pour tout le monde. Au mieux, si les discussions aboutissaient rapidement, il pourrait être possible d'éviter la phase strictement nationale. Au pire, les autres pays finiraient par s'y ranger ne serait-ce qu'en voyant que la France ne connaît pas de redémarrage de l'épidémie et que les gens peuvent y vivre presque normalement. Le choix est en gros entre yo-yo pendant 6 ou 8 mois au moins, de la sortie du prochain confinement probablement en mai jusqu'au moment où tout le monde serait vacciné contre les variants sud-africain et brésilien <OU> 6 ou 8 mois de régime zéro covid avec "sas filtrant" aux frontières (idéalement Schengen, sinon nationales) et tester / tracer / isoler pour stopper les inévitables redémarrages locaux avant qu'ils ne diffusent trop pour que le suivi des chaînes de contamination soit impossible. Aux plans des morts et des souffrances des malades, des coûts directs et indirects pour l'économie et des souffrances psychologiques… Y a pas photo ! De plus, en cas de nouvelle "mauvaise surprise" type variant contournant y compris les vaccins restant efficaces contre la mutation E484K, le régime zéro covid peut simplement être prolongé en attendant d'avoir adapté les vaccins et recommencé la vaccination - l'inconvénient est limité. Tandis que le régime yo-yo… aucune autre solution que de continuer les confinements stricts périodiques ! Est-il responsable de prendre le risque de devoir continuer les confinements jusqu'en 2022 ? A t on envie vraiment de vérifier si la société française a assez de résilience pour ne pas "craquer" au quatrième ou au cinquième confinement ? Le quatrième, c'est garanti au 2ème semestre 2021 sauf stratégie zéro covid. Le cinquième, il nous pend au nez si de nouveaux futurs variants rendent nécessaire de retravailler les vaccins et de refaire la vaccination depuis le début. Et personne ne sait combien de mutations dangereuses peuvent encore apparaître sur ce truc. La stratégie zéro covid est beaucoup plus prudente. Je ne sais pas si tu as regardé Cnews récemment. Je me suis infligé plusieurs fois le visionnage de ce qu'on en disait sur "l'heure des pros". (Non, je ne suis pas masochiste. C'est que je voulais voir ce que beaucoup de Français subissent comme niveau d'information) Eh bien Cnews n'est pas du tout "catastrophiste" ! Ils sont rassuristes à fond. On y félicite Macron d'avoir (enfin !) imposé sa volonté à ces saltimbanques que sont les scientifiques. On y rappelle que l'AP-HP dit n'importe quoi. On s'y scandalise que, le président ayant parlé, certains osent encore faire peur au peuple et proposer un reconfinement. On note qu'il n'y a pas encore eu de montée catastrophique des contaminations donc c'est bien la preuve que c'est n'importe quoi cette idée de prendre de l'avance sur le virus. On y parle des nouveaux variants oui, mais pour rappeler que le problème n'est pas actuel ho hein hé on verra plus tard. Et puis de toutes façons les scientifiques ne sont pas d'accord entre eux alors y a rien à en tirer. Bon, maintenant écoutons Didier Raoult ah lui c'est intéressant quand même. -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais ? Mais, mais ! Je rappelle que la fermeture des frontières est impensable pour tout pays membre de la zone Schengen ! C'est ce que disent tous ceux qui dénoncent comme irréaliste et impossible la stratégie Zéro Covid - celle qui a amené Corée du Sud, Singapour, Japon, Australie etc. à la fois à faible nombre de morts, impact économique non catastrophique et restrictions limitées à la vie sociale. Enfin, les adeptes de la stratégie du yo-yo entre d'une part confinements économiquement et psychologiquement ravageur, d'autre part restrictions limitées avec virus qui se multiplie à nouveau, et les cent mille morts bientôt dépassés… ces adeptes ne peuvent pas s'être plantés, si ? -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas surprenant, mais... effrayant Le conseil scientifique est en partie une institution politique, même si sa vocation est bien d'abord la science. C'est pourquoi Delfraissy a mis la sourdine quand le Président a élevé la voix. C'est bien qu'ils fassent quand même circuler leurs projections parmi les hommes de l'art. Dommage qu'aucun journaliste n'en profite pour les partager avec le grand public. Cela dit, personnellement je ne crois pas au refus indéfini du confinement. Si les calculs que j'ai posté il y a quelques jours ne sont pas trop loin de la réalité, nous aurons 40k contaminations détectées quelques jours après début mars, dans trois semaines à peu près. L'inaction d'Emmanuel Macron est certes folle et criminelle, mais dans ces circonstances il me semble que même lui sera forcé à agir. -
[SpaceX] Programme Starship et autres innovations
Alexis a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Engins spatiaux, Espace...
C'est rafraichissant en effet. Bien évidemment, ils ne sont pas "bêtes". Au contraire, reconnaître ouvertement ses erreurs, y compris les erreurs dont on se dit après coup "J'étais trop c.. !", est un signe d'intelligence.- 4 270 réponses
-
Une analyse riche et intéressante du personnage de Joe Biden, et aussi du mouvement d'opinion qui s'est formé autour de lui. C'est graphique, aussi
-
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Le directeur médical de crise de l'AP-HP Bruno Riou publie une tribune dans le Monde « Confinons vite, fort, mais le moins de temps possible » : l’appel du directeur médical de crise de l’AP-HP Le professeur de médecine Bruno Riou appelle à ne pas avoir peur de confiner de nouveau, alors que l’épidémie de Covid-19 continue de s’étendre en France avec l’arrivée de variants du virus. La situation actuelle de la crise due au Covid-19 en France est alarmante. Après une deuxième vague cet automne, les contaminations persistent à un niveau très élevé et continuent d’augmenter depuis de nombreuses semaines malgré des mesures restrictives de plus en plus importantes. L’épidémie n’est pas contrôlée, loin s’en faut. Se surajoute à ce phénomène déjà inquiétant l’arrivée de variants plus contagieux du SARS-CoV-2, en particulier le variant dit « anglais ». Inéluctablement, il deviendra prédominant dans quelques semaines sans que personne n’imagine sérieusement pouvoir limiter ce processus. L’épidémie connaîtra alors une accélération comme cela est déjà survenu dans d’autres pays. Je suis intimement persuadé que seul un confinement est à même d’éviter ce scénario avec ses conséquences redoutables en termes de mortalité et de morbidité, pour les patients Covid et non-Covid. Le débat se focalise aujourd’hui sur ce point, tant au niveau médiatique que politique, l’exécutif disant vouloir tout essayer pour éviter un confinement aux conséquences sociales, humaines et économiques plus que difficiles. Dans la gestion de crise, il faut savoir penser « hors du cadre ». Faisons-nous collectivement une erreur d’analyse en opposant les impératifs sanitaires aux autres impératifs ? Sommes-nous en train de ne pas voir « l’éléphant qui trône dans la pièce » depuis déjà longtemps ? (...) Cette tribune pourrait aussi s'appeler "Monsieur le Président, changez d'avis, et changez vite, vous limiterez les dégâts de l'inévitable confinement" -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Absolument On peut encore remarquer que le latin a su s'attacher des gens énergiques et volontaires capables de convaincre de "subsumer les particularismes". Y compris en tirant quelques oreilles, sans doute. Ah, il faut ce qu'il faut Oui ! Michel Barnier aurait pu par exemple s'approprier Cicéronl en l'adaptant, se draper dans sa toge et lancer Quousque tandem abutere, Britannia, patientia nostra ? Voilà. Et la force, la volonté de puissance, qui l'exprime mieux que l'Armée romaine ?