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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Politique étrangère des USA
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici la carte de la Chine en 1912. Voici la carte de 2021 En 2021, par rapport à 2012, on remarquera plusieurs différences de détail, par exemple Hong Kong est repassé sous contrôle chinois plutôt que britannique, ou en plus gros la Manchourie au Nord-Est n'est plus sous le contrôle de Tokyo mais sous celui de Pékin. Bon y a aussi trois "petites" différences à l'Ouest et au Nord-Ouest entre Tibet, Turkestan oriental et le plus gros de la Mongolie Si par "historiquement" on entend le dernier siècle... un micro-poil d'expansionnisme chinois historique peut être noté tout de même -
Chine
Alexis a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
La garde à vue de l'impoli pour enquête suite à plainte de la SPA pour visionnage de vidéos porno avec des pangolins ? Bon d'un autre côté, le retrait des lettres de créance, c'est un peu classique, mais ça a le mérite de la clarté Cela dit il faut aussi tenir compte de cela Pour la ministre des Armées, il faut « absolument réduire notre dépendance envers la Chine » Une réponse qui serait moins satisfaisante sur le moment mais peut-être plus intelligente sur le long terme serait d'absorber l'offense, de ne rien dire, mais de commencer enfin à redevenir dirigiste et à reconstruire les capacités industrielles que nous avons perdu depuis une génération au bas mot. Parce que nous pouvons bien nous draper dans notre dignité, mais le fait que nous l'avons en partie perdue Si nous ne sommes pas prêts à faire le nécessaire pour sortir de l'ornière, il va falloir nous habituer à être insultés par les Chinois. Parce que ça ne fait que commencer... -
Chine
Alexis a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce que je trouve amusant, c'est l'alternance entre les tweets bucoliques à base de belles images de nature, et les tweets semi-hystériques ou à base de mensonges flagrants. "Les p'tites fleurs c'est joli" puis "Vipères lubriques !" puis le cycle recommence ... Je trouve surprenante cette extrême nervosité. Puissance ascendante sur les plans commercial, scientifique, militaire, ayant ayant résolu depuis longtemps le problème covid... Ça devrait donner une sérénité certaine. Mais non, ces "diplomates" se comportent comme des adolescents insécures. Est-ce parce qu'il est trop incommode d'avoir à défendre un mensonge si éhonté sur la situation au Xinjiang ? Ils n'y croient pas eux-mêmes, ils se rendent bien compte que pratiquement personne ne les croit, leur boulot et l'Oncle Xi leur intime de continuer quand même... Alors il faut bien que la tension se décharge quelque part ? -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Appeler "industrie" la finance est une simple pub. Comme d'appeler "produit financier" ce qui n'est qu'un simple contrat. La définition de "industrie" dans le dictionnaire est Ensemble des activités économiques qui produisent des biens matériels par la transformation et la mise en œuvre de matières premières Les activités financières sont de toute évidence hors champ. En ce qui concerne les réverbères, je te laisse la responsabilité de tes paroles, mais je me déclare officiellement scandalisé -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
't was a joke! What, you did not laugh? -
Chine
Alexis a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Surtout, que personne n'aille dire aux Américains que les French fries sont en fait... belges ! -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Les chiffres de décès du Covid publiés par le gouvernement russe en 2020 étaient difficiles à croire pour les personnes ayant accès aux médias sociaux russes : trop de témoignages de gens mourant de "pneumonie extrahospitalière", trop d'informations sur des hôpitaux de province débordés renvoyant des gens chez eux pour y mourir. Ces doutes ont trouvé leur confirmation à fin 2020 lorsque le chiffre des morts en excès sur la période mars-octobre 2020 a été connu - 165 000 de plus par rapport à la période équivalente l'année précédente, à comparer avec 27 990 morts du covid-19 suivant le compte officiel. Soit plus de 5 fois plus. Dans les pays ouest-européens, le surcroit de mortalité 2020 est proche du compte des morts du covid-19. Par exemple en France, il y a eu 53 900 morts de plus en 2020 qu'en 2019, alors que le chiffre officiel des morts était de 64 780. Que les chiffres soient proches est logique si le compte est plus ou moins honnête, que la mortalité excessive soit un peu inférieure est logique aussi vu la baisse du nombre des accidents en temps de confinement - un certain nombre de vies sont "économisées" de la sorte. Difficile d'interpréter l'abime russe entre compte officiel et surmortalité mesurée autrement comme un mensonge systématique des autorités. Mais cette situation avait de quoi "laisser sur sa faim" : où donc trouver un indicateur fiable ? Le journal indépendant Novaya Gazeta (celui où travaillait Anna Politovskaïa, assassinée en 2006 le jour de l'anniversaire de Vladimir Poutine) publie désormais un indicateur mensuel du nombre des morts. C'est le deuxième tableau en partant du haut, en blanc les chiffres "officiels", en violet l'excès de mortalité chaque mois. Le tableau n'est certes mis à jour qu'en décalé, parce que l'excès de mortalité n'est pas publié immédiatement. La granularité n'est pas très fine, seulement le mois. Mais du moins, il représente un tant soit peu la réalité ! A fin janvier 2021, on comptait 351 203 morts en excès, à comparer avec 73 182 à la même date selon le compte officiel et 95 030 au 21 mars toujours selon le chiffre du gouvernement russe (Novaya Gazeta affiche ce dernier chiffre) La Russie est bien le pays européen le plus touché par la pandémie, environ 2 400 morts par million d'habitants à fin janvier. Largement pire y compris que la Belgique, environ 1800 par million à la même date. On pourrait être tenté de conclure que c'est derrière les Etats-Unis le deuxième pays le plus frappé au monde. Ce n'est cependant pas certain, parce que des pays comme Mexique ou Brésil semblent eux aussi avoir un excès de mortalité nettement supérieur à leur nombre officiel de décès du Covid-19. -
Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
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Chine
Alexis a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Un point essentiel, et je ne le rappelle que parce que la formulation pourrait donner une autre impression je suis certain de ne rien t'apprendre, c'est que le sentiment approprié est anti-PCC. Ou au minimum anti-Xi Jinping. Le parti qui domine la Chine bien plus lourdement et plus strictement que Russie Unie ne domine la Russie, parti d'ailleurs unique, avec son dirigeant qui contrairement à ses prédécesseurs se présente comme dirigeant providentiel à l'image de Mao, et encore Staline, Lénine ou Hitler avant lui. Un article de 2017 : Vive la grandiose pensée du président Xi! Lors du 19e congrès qui se tient la semaine prochaine, le président Xi Jinping fera inscrire sa pensée dans la charte du Parti communiste chinois. Un grand bond en arrière politique, écrit notre chroniqueur Frédéric Koller La semaine prochaine, le 19e congrès du Parti communiste chinois (PCC) inscrira dans sa charte la «pensée Xi Jinping». La parole du président chinois se verra ainsi mise sur le même pied d'égalité que celle de Mao Tsé-toung, de Karl Marx et de Vladimir Ilitch Lénine, ou plus exactement du marxisme-léninisme. Sa légitimité pour transformer le pays sera alors incontestable au sein de la dictature léniniste. La Chine remettra ainsi son destin principalement entre les mains d’un seul homme. C’est, politiquement, un grand bond en arrière. Après la mort de Mao, les leaders chinois s’étaient convaincus de la nécessité d’une direction collective du parti pour éviter qu’une catastrophe telle que la Révolution culturelle, provoquée par les délires du Grand Timonier, ne se répète. Deng Xiaoping, théoricien des réformes et de l’ouverture, en fut le gardien sourcilleux. Ses successeurs, Jiang Zemin et Hu Jintao, n’avaient pas dérogé à la règle. Au terme d’un premier quinquennat, Xi Jinping est parvenu à concentrer tous les pouvoirs: secrétaire général du parti, président de l’Etat, «commandant suprême» des armées, «leader central» du parti et, désormais, idéologue en chef. La Chine a un empereur et un dogme. (...) Bien évidemment, Xi Jinping n'est pas aussi meurtrier que Staline ou Lénine, pour ne rien dire de Mao ou d'Hitler. Et il est permis d'espérer qu'il n'ira pas jusqu'à de telles extrémités. Mais la nature de son pouvoir s'est grandement rapprochée de celle de ces (peu glorieux) prédécesseurs. Je ne pense pas que ce soit les militaires qu'il faille craindre. Plutôt leur chef. Il y a dix ans, il y avait de bonnes raisons de soupçonner que la Chine pourrait devenir le pays le plus influent au monde, et pour longtemps. Aujourd'hui, il y en a nettement moins. La différence entre Xi et Erdogan, c'est bien sûr la taille et la puissance des pays qu'ils dirigent, et la solidité de leurs économies. Mais il y a un gros point commun : en multipliant les provocations tout autour d'eux, ces dirigeants ont réussi l'exploit d'inquiéter tous leurs voisins, et de dégrader leurs relations tous azimuts Si la Russie est une exception importante dans le voisinage chinois, ce n'est que parce que les provocations américaines et OTAN, notamment en Ukraine, ont passé toute mesure en 2014 (et même cette exception est limitée, les exercices militaires russes Zapad ("Ouest") c'est douze mille hommes et leurs exercices "Vostok" (Est) : cent soixante mille) Le gouvernement chinois se comporte comme s'il pouvait attendre de Japon, Inde, Corée du Sud et quelques autres le même genre de soumission respectueuse que Canada et Mexique manifestent envers les Etats-Unis. Mais la puissance relative n'est pas du tout la même ! Et les Etats-Unis se comportent beaucoup mieux envers le Canada et le Mexique que la Chine envers Inde ou Japon. Si la stratégie diplomatique du PCC tient encore la route, ce n'est que parce que la Chine est si puissante. Mais une stratégie suffisamment stupide - celle-là est vraiment remarquable ! - peut isoler et handicaper même une superpuissance. -
Guerre civile en Syrie
Alexis a répondu à un(e) sujet de maminowski dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a une grande différence entre un adulte condamné pour participation à une association de terroristes, dont la peine de prison se termine, et un enfant entraîné chez Daech par sa famille et qui y a vécu entre 9 et 13 ans. Sans parler des enfants nés là-bas. Le cas de ces enfants pourrait être résolu d'un coup : perte des droits parentaux pour leurs parents terroristes, rapatriement en France peut-être dans une autre partie de leur famille (si, et seulement si elle a été validée par les services de sécurité) sinon dans une famille adoptive pour les enfants les plus jeunes ou une structure éducative fermée pour les plus âgés. -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est page 325 sur le fil Turquie. Le Monsieur Erdogan, il innove. Ce serait une formule un peu générale, mais juste... si c'était un peu plus cohérent avec les actes, précisément -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Je vois que Monsieur connaît ses classiques Monsieur a l'estomac en acier trempé ! Tiens j'y pense, il faudrait combien d'estomacs d'hirondelle pour renouveler le blindage d'un Leclerc ? -
Politique étrangère des USA
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Poutine est peut être un tueur... Mais ce n'est pas un très bon tireur. Mais il faut voir le bon côté des choses : Biden se déplace avec adresse -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne pense pas que France ni Grande Bretagne soient d'accord. Cela dit, je conseillerais bien à un éventuel futur chancelier Vert d'aller en causer à Washington, Moscou et Pékin. Qui sait ? La France a aujourd'hui son président le plus pro-européen depuis des décennies. Et il a dit non. En des termes assez clairs. Bien. Et ? Comment cette déclaration s'articule t elle avec le refus de 2% du PIB pour la défense et la volonté de faire un désarmement nucléaire aux p'tits oiseaux ? Bien enfoncé. La porte était ouverte, c'est vrai, mais bien joué quand même. Donc ? Comment fait on pour convaincre le principal exportateur de centrales à charbon d'exporter des centrales nucléaires à la place ? Vous dites ? Vous êtes contre le nucléaire, en plus ? Cécité. Poutine n'est pas la Russie et la Russie n'est pas Poutine. D'autre part, c'est bien ce pays qui se trouve à l'est de l'Europe, et sa relocalisation en Amérique du Sud n'est pas prévue dans l'immédiat. C'est donc bien avec lui qu'il s'agit de trouver les voies d'un apaisement réciproque. Ce qu'un type à l'ouest de l'Allemagne appelait "architecture de sécurité et de confiance", voyez. Du moins si vous êtes un peu sérieux sur l'objectif de ne pas dépenser trop de flouze pour les armes. Elle est bonne, l'intention. Mais comme l'enfer en est pavé, j'aimerais bien savoir de quoi vous parlez, au juste. Absolument. C'est avec M'sieur Erdogan qu'il faut en parler, puisque la Turquie est le premier pays à avoir franchi le pas, en Libye en 2020. C'est quoi votre politique envers la Turquie, d'ailleurs ? Traduction : y a un gros problème, mais ne pensons surtout pas aux alternatives. Tous accrochés au cadavre, et ah oui non aux 2% ! C'est avec l'Amérique et la Russie qu'il faut causer. Je suis sûr qu'on vous y écoutera poliment. Si du moins ils n'ont rien de mieux à faire... -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Biden, sur la politique étrangère, c'est Trump avec moins d'éclats de voix et plus d'absences. Blinken c'est élégant, en français dans le texte... et tiens la savonnette est tombée tu peux la ramasser s'il te plaît ? Y avait une courbe, qui commençait à décoller - un micropoil. Maintenant c'est calme... Un calme plat. Je pense que la caractéristique fondamentale de la politique étrangère allemande aujourd'hui c'est qu'ils ne croient pas que le monde soit moindrement devenu plus dangereux ou même seulement incertain qu'il y a vingt ans. Ils peuvent dire les mots... Mais les actes sont plus éloquents, et les actes sont sans ambiguïté aucune. Ils se comportent comme si tout ça n'avait aucune importance. Pas la peine de se blottir sérieusement sous l'aile de l'Oncle Sam. Sinon ils mettraient 2% dans la défense et auraient arrêté Nord Stream depuis longtemps. Pas la peine de préparer sérieusement une défense autonome de l'Europe. Sinon ils avanceraient sans barguigner avec le partenaire français plutôt que de faire semblant de ne pas voir les appels de phares de Macron ( dissuasion ) et de tenter de refaire Verdun sur le programme Scaf. Tout ça est sans importance. En fait, on peut continuer un jeu à la petite semaine, sans changer nos petites habitudes. C'est du moins ce que Merkel & Co semblent penser. Je serais allemand, je dirais vivement septembre ... Mais sans beaucoup d'espoir sur les remplaçants les plus probables -
turquie La Turquie
Alexis a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Sauf erreur de ma part, il s'agit bien de la première utilisation de SALA dans une vraie guerre ? Une date historique, donc. A noter que la France, comme tous les pays, pardon je veux dire tous les pays raisonnables, conserve la règle de s'interdire de rendre totalement autonome une arme. En dernier ressort, c'est toujours l'homme qui conserve l' "autorité de feu". On remerciera bien chaleureusement M. Erdogan d'innover. Voici la vidéo de STM présentant le Kargu-2 La France ne fait pas feu. Elle avertit. Deux fois. En moins d'une semaine. A chaque fois, le message "physique" de l'exercice est accompagné d'un message "politique" qui pourrait difficilement être plus clair... Les armées françaises ont fait une démonstration de force en Méditerranée orientale « L’assaut a été bref grâce à la très forte réactivité de nos forces et à la capacité de projection de nos armées », a ensuite souligné Mme Parly, avant d’insister sur le fait que « seulement trois Nations dans le monde sont capables de conduire une telle opération. » « Avec cet exercice au fond, nous portons un message. Sous notre vigilance française et européenne, ce message c’est que la Méditerranée ne sera jamais un espace de non-droit » et que « la France a la volonté de participer à la préservation de la sécurité et de la stabilité du bassin méditerranéen, aux côtés de ses alliés », a continué la ministre. « En projetant à longue distance ses moyens d’intervention et en mettant en œuvre son savoir-faire exceptionnel, la France montre qu’elle a les moyens de se défendre avec ses alliés », a-t-elle insisté. Avant d’évoquer cet exercice « inédit », Mme Parly avait de nouveau évoqué la Turquie, qualifiée d' »acteur déstabilisant, ‘perturbateur’, qui a mené une politique extérieure offensive et agressive, notamment par l’organisation de campagnes de prospection gazière en Méditerranée orientale escortées par de nombreux navires de guerre » et qui « cherche à s’imposer par la force et par le fait accompli. » Méditerranée : Les forces françaises envoient un second message avec un exercice de lutte anti-navire « En contact permanent avec le centre des opérations aériennes à Lyon, les aéronefs ont multiplié les assauts contre les navires en réalisant des passes d’attaque en différentes formations de combat, le Caïman Marine de l’Auvergne guidant les chasseurs. S’appuyant sur leurs savoir-faire respectifs, cet exercice à haute intensité et de grande technicité réaffirme une nouvelle fois la bonne coopération opérationnelle entre les armées », explique l’EMA. Et ce dernier d’ajouter : La « conduite de cette manoeuvre […] dans une zone stratégique […] permet à la France de réaffirmer son attachement à la liberté de navigation en haute mer et dans l’espace aérien international en Méditerranée orientale. » Il ne s'agit pas de palabres, consultations et autres protestations auprès de l'OTAN, l'UE, la chancelière allemande ou le président américain. On sait déjà que ça ne sert à rien. Il s'agit de choses sérieuses. Le prix à payer si la Turquie met à exécution sa menace de s'en prendre à des navires européens qui conduiraient des recherches gazières ou toute autre activité dans les ZEE chypriote, grecque ou d'un autre pays européen est clarifié. Erdogan n'est clairement pas un dirigeant sage, mais je ne pense pas qu'il soit idiot. Il ne fera rien. -
Je ne souhaite aucun mal aux gens de Manching - que j'ai eu l'occasion de côtoyer dans le passé - mais il s'agit là de la BITD allemande. Si l'objectif est d'assurer sa pérennité - tout à fait légitime évidemment - y compris en lançant un programme spécifiquement dédié à la préservation de ce qui fut Messerschmitt le constructeur du premier avion à réaction, alors la bonne adresse est le Bundestag à Berlin.
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Politique étrangère des USA
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Quelques précisions supplémentaires - un extrait plus long de la réponse de Poutine aux accusations de Biden "En ce qui concerne l'establishment américain, pas le peuple américain en général - il y a principalement beaucoup de gens honnêtes, décents, sincères là-bas qui veulent vivre en paix et en amitié avec nous, nous le savons, et nous apprécions cela et nous compterons sur eux à l'avenir. Mais en ce qui concerne l'establishment américain, la classe dirigeante, gouvernante, sa conscience s'est développée dans des conditions familières et plutôt compliquées. Après tout, le développement du continent américain par les Européens a été associé à l'extermination de la population locale. Avec un génocide, comme on dit aujourd'hui. Un génocide direct des tribus indiennes", a déclaré M. Poutine, ajoutant que cela a été suivi par "une période d'esclavage dure, large, lourde et très cruelle". Selon lui, la classe dirigeante des États-Unis résout les problèmes internes et les problèmes de politique étrangère en lançant de grandes accusations contre les autres pays. Il a rappelé que les États-Unis étaient le seul pays au monde à avoir utilisé des armes nucléaires contre des civils à Hiroshima et Nagasaki en 1945. Selon Poutine, cela n'avait aucun sens du point de vue militaire L'artifice rhétorique - même s'il est sincère, je n'en sais rien - est classique : "le peuple est bienveillant et bon mais les dirigeants sont mauvais" La suite, eh bien disons que Poutine n'a pas retenu ses coups ! C'est un discours là encore classique "ce pays se caractérise avant tout par ses crimes passés (que je profite pour agrandir au passage)" discours qui bien sûr n'est pas basé sur une comparaison un tant soit peu honnête avec d'autres nations. De la rhétorique polémiste. Bon, cela dit, il faut reconnaître que Biden l'a vraiment cherché. Je ne sais pas pourquoi c'est un clown qui a été chargé d'interviewer le président américain (ou bien la question "Pensez-vous que Poutine est un tueur" était-elle prévue et entendue d'avance ?) Mais rien n'empêchait Biden de répondre quelque chose du genre "Soyons sérieux. M. Poutine est le président russe. Nous traitons avec la Russie non seulement des sujets d'intérêt commun, mais aussi de sujets où les positions défendues par M. Poutine nous inquiètent sérieusement" Ou autre chose. Il y a des tas de manières de faire une réponse intelligente et non provocatrice à une question stupide. Bon évidemment, si on part de l'idée que Biden aurait pu préférer répondre honnêtement plutôt que diplomatiquement, il aurait pu aussi le faire de manière plus amusante Du genre "Vous demandez est-ce qu'un président est un tueur. Eh bien l'ancien président français a publié un livre où il a dit avoir ordonné quatre assassinats. Mais en fait nos services pensent qu'il a minoré. Vous voyez, ça fait partie du job de chef d'Etat. Moi qui vous parle, par exemple..." Mais là bien sûr, y a des gens qui seraient arrivés des coulisses "Arrêtez la caméra, ça lui reprend ! Faut lui refaire une injection..." -
Tout à fait, et comme exposé dans le retour d'expérience que je rapportais un peu plus haut, même sur un système complexe critique à logiciel prépondérant l'application de la méthode Agile est une idée certes instructive - mais à condition d'y survivre. Auquel cas le retex est "Plus jamais ça !" Dans le cas d'un système encore plus complexe et avec tout un tas de technos qui ne sont pas à logiciel prépondérant... je me permets de supposer que c'est encore bien pire ! C'est à peine grossi. Tel que rapporté par @herciv dans son texte (le représentant d'Airbus) a ensuite souligné le rôle d'Airbus dans la construction d'une base industrielle européenne et a affirmé que le fait de dénigrer Airbus était un symptôme d'isolationnisme En somme : critiquer Airbus, ce n'est même pas être souverainiste (càd Vilain™) mais carrément isolationniste (Super Vilain™) Oh le bel argument ...
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Nan mais c'est pas un peu fini oui ! Pourquoi a t on des exemples à répétition de cas de ce genre où une entreprise, même pas très grande, mais stratégique pour la défense donc la souveraineté français du fait de compétences pointues sur des sujets spécifiques, est menacée de prise de contrôle par des intérêts étrangers... tandis qu'on n'en entend guère parler s'agissant des Etats-Unis, de la Chine ou de la Russie ? Sommes-nous vraiment des lapins de trois semaines ? Qu'est-ce qu'on attend pour monter fond d'intervention + législation permettant de mettre un périmètre de contrôle (à définir soigneusement, et à adapter au fil du temps) autour de la part de l'économie française qui ne doit pas, pour raison de sécurité nationale, sortir du contrôle national ?
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La FRANCE devint une puissance spatiale: étapes symboliques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Bechar06 dans Militarisation de l'espace
Message reçu aujourd'hui par les canaux diplomatiques... et c'est surprenant ! Je ne suis pas sur de bien comprendre, mais l'ambassadeur - ou le porte-parole ? - semble avoir un problème avec le fait que la France devienne une puissance spatiale ... -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
A toutes fins utiles, voici un article qui en parle Séquence et conséquence au-dessus de deux nids de coucous La vaccination et le terrain immunitaire dans la pandémie, c’est le second nid (avec des coucous bizarres). La complexité de l’immunité est largement aussi grande que dans le cycle de génération des protéines, voire encore plus, pour gérer des mémoires qui se superposent dans le temps, dans l’espace, dans différentes cellules et mucus, etc. Après la polémique assez dégonflable de l’HCQ marseillaise, un dénommé Geert van den Bossche a depuis début mars 2021 plaidé que la vaccination a un effet négatif sur notre futur immunitaire, et qu’il faut considérer de l’arrêter avant que cela ne se gâte. C’est devenu viral. Son pedigrée en publication véritable est assez vieux (> 20 ans), et son savoir a été acquis en science vétérinaire, domaine où l’on est sans doute amené à vacciner en pleine « zoodémie » pour sauver des cheptels. (Son profil en termes de {âge & temps depuis la sortie de la science} me fait penser à la députée–docteur Mme Martine Wonner, avocate de la prescription de l’HCQ , mais surtout par soutien à la médecine libérale, forcément « menacée »). Vaccination en plein pandémie, donc, cas de figure sans doute documenté pour les animaux, alors que le cas coronavirus/vaccination est plutôt une première dans le genre humain pour un virus sans aucune exposition préalable de la population mondiale, du fait de la rapidité de la réponse des fabricants de vaccin. (les vaccins Ebola sont au mieux « en cours de test », crois-je comprendre). On peut écouter son interview ici, lire son pamphlet ici et prendre connaissance d’un premier essai de debunking très « USA côte Ouest» ici . En effet, plus les éléments d’environnements disent de façon étrangement appuyée « ceci n’est pas une logique anti-vaxx » (notre argumentateur a accompagné N campagnes récentes dont certaines en lien avec Ebola, à vérifier), plus il faut redoubler d’attention, c’est ce que nous ont appris les « Marchands de Doute », titre de l’ouvrage à lire de Erik Conway et Naomi Oreskes Voici l'essai de démystification auquel le texte fait allusion -
Agile peut être une méthode utile dans certains contextes, je ne le nie pas. Cela dit : - Un retour d'expérience concernant la méthode Agile appliquée à un système complexe critique à logiciel prépondérant c'est que c'était une bonne idée... jusqu'au moment d'arriver à l'intégration et aux tests opérationnels pour le client final. Ensuite, il a été nécessaire de changer le fusil d'épaule - le changer complètement. Tout en sentant passer le vent du boulet quant à la relation contractuelle. En résumé : "ça eut marché" + "méthode à recommander... à mes concurrents !" - Autre retour d'expérience, c'est le cas du programme F-35 La stratégie "agile" ne tient pas ses promesses : la mise à niveau des F-35 a deux ans de retard et son coût augmente de 1,5 milliard de dollars (...) En janvier 2018, le Joint Program Office a déployé une nouvelle stratégie pour gérer les modifications logicielles et matérielles du F-35, y compris les mises à niveau du bloc 4, telles que les modifications de l'avionique, les mises à jour de la guerre électronique, les améliorations du radar et l'intégration de nouvelles armes. Cette stratégie incrémentielle, appelée "Continuous Capability Development and Delivery" (développement et livraison continus de capacités), est basée sur les méthodes agiles de développement de logiciels, très répandues dans les entreprises technologiques de la Silicon Valley. Lockheed Martin a vanté les mérites de cette méthode et a affirmé qu'elle réduirait les problèmes de développement de logiciels. (...) Cependant, même avec des tâches de taille réduite, Lockheed Martin n'a pas été en mesure de tenir ses engagements au cours des deux dernières années. Là encore : "ça eut marché" + "encore une bonne tranche de rigolade... pour les pays qui n'achètent pas la Dinde !" Voilà des retours d'expérience sur l'application de l'Agile aux systèmes complexes critiques. Personnellement, ils suffisent à me convaincre de ne pas aller plus loin. D'accord sur le fond de ton post, je voudrais seulement apporter une précision sur ce point : l'expérience et l'expertise allemande sont supérieures à celle de la France quant à la vente de chars. Les chiffres d'exportation du Leopard 2 et du Leclerc parlent d'eux-mêmes. En ce qui concerne la construction de chars performants, c'est la France qui a la meilleure compétence. Les retours d'expérience suite à l'utilisation de Leclerc émiratis au Yémen peuvent être comparés à ceux des Leopard 2 turcs en Syrie. Même si on peut toujours discuter les tactiques utilisées, ou la version du Leopard 2 (A4) dont disposent les Turcs, reste ce fait brut : Y a pas photo... Les chars Leopard 2 de la Turquie se font écraser en Syrie Cela a été illustré de manière choquante en décembre 2016, lorsque des preuves ont émergé que de nombreux Leopard 2 avaient été détruits dans des combats intenses sur Al-Bab, tenue par ISIS - un combat que les chefs militaires turcs ont décrit comme un "traumatisme", selon Der Spiegel. Un document publié en ligne indiquait qu'ISIS avait apparemment détruit dix des Leopard 2 supposés invincibles ; cinq auraient été détruits par des missiles antichars, deux par des mines ou des engins explosifs improvisés, un par des tirs de roquettes ou de mortier, et les autres pour des causes plus ambiguës. Leçons de l’engagement des chars Leclerc au Yémen Au Yémen, le char Leclerc a fait forte impression
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Politique étrangère des USA
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Je partage la même impression. Cela dit, à ce stade, je dirais qu'il est difficile d'être sûr. Il faut voir dans la durée si cette orientation est confirmée, et comment elle se manifeste. A ce sujet, un article intéressant. Sur un journal américain sans beaucoup d'influence, que l'on se rassure ! Ce n'est pas demain qu'un peu de réalisme et de bon sens sera vu à Washington. La fixation anti-Russie de Washington L'establishment de la politique étrangère fait passer la haine de Moscou avant les intérêts de l'Amérique (...) Washington considérait la planète Terre comme la sphère d'intérêt de l'Amérique, insistant sur le fait que les États-Unis, et eux seuls, avaient le droit d'intervenir n'importe où, n'importe quand, contre n'importe qui et pour n'importe quelle raison. Un tel orgueil aurait mis à l'épreuve même un démocrate convaincu au Kremlin. Imaginez comment les États-Unis auraient réagi dans des circonstances similaires. L'Union soviétique élargissant le Pacte de Varsovie à Cuba et invitant le Canada et le Mexique à s'y joindre. Aider au renversement d'un président élu pro-américain au Mexique. La nomination de nouveaux fonctionnaires jugés acceptables par le Kremlin. Renouveler les propositions d'inclusion du pays dans le Pacte de Varsovie. Fournir une assistance militaire dans le conflit frontalier qui s'ensuit entre le Mexique et les États-Unis. (...) L'hostilité à l'égard de Moscou s'est doublée d'une préoccupation presque touchante - bien que sans vergogne hypocrite, voire moralisatrice - pour les droits de l'homme en Russie. Il ne fait aucun doute que Vladimir Poutine est un méchant et qu'il a démantelé la liberté démocratique et les libertés civiles. Les gouvernements occidentaux s'enflamment parce qu'un leader de l'opposition russe a été emprisonné à tort. Ce nationaliste, qui a déclaré que "la réalité est que la Crimée fait désormais partie de la Russie", pourrait être un adversaire géopolitique encore plus dangereux que Poutine. Pourtant, comparez cela au traitement réservé à la RPC, un prétendant au titre de plus grand contrevenant aux droits de l'homme sur Terre. Xi Jinping n'organise pas d'élections. Il a plutôt recréé une dictature personnelle et un culte de la personnalité rivalisant avec ceux de Mao Zedong. Xi Jinping viole les droits de l'homme à grande échelle : un million de Ouïghours dans des camps de rééducation, une persécution rampante de toutes les religions, la destruction des libertés politiques à Hong Kong, la démolition du barreau juridique de Pékin en matière de droits de l'homme, une censure en ligne et des médias toujours plus stricte, et bien plus encore. Pourtant, les États-Unis ont conclu un accord commercial avec la Chine avant que l'administration Trump ne décide que l'opportunisme politique justifiait de traiter Pékin comme un ennemi. Les Européens ont signé un pacte d'investissement avec Xi il y a seulement quelques mois et ne se joindront pas à la croisade antichinoise de Washington. De même, jusqu'à récemment, la plupart des puissances occidentales, les États-Unis en tête, ont ostensiblement embrassé l'odieuse monarchie saoudienne, qui a créé une dictature bien plus complète et brutale que celle de Moscou. Il n'y a pas d'élections, pas d'activistes de l'opposition, pas de journalistes indépendants, pas de liberté sur Internet, et pas d'églises ni de synagogues. Les critiques sont découpés en tranches et en dés. Aujourd'hui encore, l'administration Biden refuse de sanctionner quiconque compte à Riyad, et encore moins de faire du régime un "paria", comme promis. L'Occident continue de fournir des armes et des munitions utilisées par la famille royale saoudienne pour massacrer des civils au Yémen voisin. Le pragmatisme règne évidemment en ce qui concerne la politique envers la Chine et le Royaume. Mais suggérer de peser des considérations similaires avec Moscou ? Vous devez être un suppôt de Poutine. Ce que De Gaulle avait tenté en 1963 - traité de l'Elysée - avant de constater bientôt l'échec (« Tout ça, pourquoi ? Parce que des politiciens allemands ont peur de ne pas s'aplatir suffisamment devant les Anglo-Saxons ! Ils se conduisent comme des cochons ! »), Macron l'a de nouveau tenté - traité d'Aix la Chapelle en 2019. Et il a eu raison de le tenter. Mais le résultat final est le même. Le monde a changé oui, ô combien. L'Allemagne non - pas dans son attitude à l'égard des Anglo-Saxons, tout au moins. C'est parce que l'atlantisme a repris du poil de la bête - après juste un court accès de faiblesse à l'élection de Trump - que la tentative française rencontre une nouvelle fois l'échec. Tant pis, mais autant nous faire une raison. La France ne peut pas faire l' "Europe de la défense" toute seule ! De notre côté, la réaction logique sera qu'au gaullisme version 1963 (tentative de favoriser une alliance de défense européenne autonome) succède le gaullisme version 1966 (« au plus tard en 1969 cessera la subordination qualifiée d'intégration qui est prévue par l'OTAN et qui remet notre destin à l'autorité étrangère ») Si nous sommes revenus dans l'intégration partiellement en 1996, puis complètement en 2008, c'était toujours dans le dessein de favoriser un "pilier indépendant" européen, bref pour faire tomber les préventions contre nous dans l'espoir de convaincre depuis l'intérieur de l'Organisation ceux que nous n'arrivions pas à convaincre depuis l'extérieur. Or, l'échec est total et définitif : l'élection de Trump créait les conditions les plus favorables imaginables à l'émergence d'une défense européenne autonome, hors sortie pure et simple des Etats-Unis. Il est prouvé que même ces circonstances-là ne suffisent pas à dessiller les yeux de nos voisins. Nous n'avons donc plus rien à faire dans l'OTAN, de même aucune participation à prévoir à ses opérations. Rester dans l'Alliance se défend - pourquoi remettre en cause le fait politique de l'alliance ? - mais ce point mis à part la position française aurait intérêt à se rapprocher de celles de la Suède ou de la Finlande, des pays non membres de l'Alliance mais qui lui sont assez liés. Bref des pays qui ne sont pas dans l'Alliance atlantique, mais qui sont quand même proches de l'entrée. Nous, nous serions membres de l'Alliance atlantique, mais quand même proches de la sortie. Peut-être quelqu'un voudra t il un jour reprendre le dossier "défense de l'Europe par les Européens" ? Tout peut arriver. Y compris que les inconvénients de s'accrocher à un quasi-cadavre - l'expression de Macron "état de mort cérébrale" est tout à fait juste - apparaissent à certains de nos voisins. Ce jour-là, ils sauront où nous trouver. -
Politique étrangère des USA
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Effectivement, j'avais manqué ce point. Cela dit, je dirais que la même règle s'applique. L'UE n'a pas à s'inquiéter, les instructions arriveront par le canal habituel