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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Que le problème ne soit pas simple ça s'entend tout à fait. Le souci c'est le délai avant de commencer à le traiter. Car bien sûr il n'est pas résolu par le blocage des liaisons aériennes entre Brésil et France ! Ca ce n'est que l'action simple, l'action "réflexe", qui permet d'initier la résolution et de signaler aux collègues européens que l'on souhaite bouger. Leur suggérer aussi de manière claire que ce serait bien qu'ils envisagent des mesures similaires. Le souci, c'est qu'avant cette action simple, "réflexe" et seulement initiale... il a fallu 47 jours si on est gentil (à partir de la confirmation scientifique définitive que le variant P1 est vraiment nettement plus dangereux). Et 91 jours si on imagine tenir compte du principe de précaution (à partir de la confirmation qu'un nouveau variant potentiellement dangereux est apparu... et à Manaus en janvier c'était déjà très dur, on n'avait pas la confirmation scientifique complète que ce variant était dangereux mais on avait déjà de fortes raisons de le soupçonner) Six semaines de retard, au strict minimum. Treize, si on imagine une prise de décision un tant soit peu prudente. Incurie.
  2. 12 janvier - Annonce de la détection du nouveau variant P1 au Brésil dans des échantillons collectés mi-décembre => Cela pourrait être un variant dangereux 25 février - Publication d'une étude brésilienne indiquant qu'une infection avec ce virus peut produire une charge virale jusqu'à 10 fois supérieure à une infection avec la souche classique, qu'il pourrait être jusqu'à 2,2 fois plus transmissible et qu'il présente une plus grande propension à affecter gravement des individus jeunes => C'est un variant très dangereux ... 13 avril - Le gouvernement français suspend tous les vols entre la France et le Brésil
  3. Sans compter que l'ennemi est bête : il n'a même pas compris qu'il est l'ennemi, il pense que c'est vous ! Plus sérieusement : je ne doute pas qu'à Pékin on sache très bien qu'une attaque sur Taiwan ne pourrait en aucun cas être ignorée par Washington, et qu'il en résulterait une guerre américano-chinoise. J'imagine très mal Xi Jinping mettre en danger son propre pouvoir sur un coup de dés aussi hasardeux : le risque de défaite serait très grand pour Pékin, et il est difficile d'imaginer Xi rester au pouvoir après un tel échec. Je suis personnellement impressionné par la taille de la zone d'identification de défense aérienne de Taiwan. A vue de nez, les avions chinois qui ont pénétré dans cette zone semblent être tous resté à plus de 100 km de l'île. C'est une provocation dans la mesure même où ce n'est pas habituel : impossible de nier qu'il s'agisse d'un signal. Mais ce signal n'apparaît tout de même pas très menaçant.
  4. Je comprends, mais même si l'OTAN et les Etats-Unis "déroulent le tapis rouge" pour Ankara et lui "permettent" d'intimider la Grèce et Chypre, la France comme expliqué dans le message que je mettais en lien a émis des avertissements extrêmement clairs à l'égard de Erdogan sur ce qui arriverait si la Turquie s'y risquait. Je ne crois pas que Erdogan serait assez stupide pour les négliger, même si Merkel et Biden lui tapaient dans le dos, et je ne crois pas que la France lèverait ses avertissements juste parce que les Ukrainiens et les Russes auraient commencé à se battre.
  5. La situation en Ukraine pourrait-elle déboucher sur une guerre ? Ma réponse perso, en quatre mots : Très probablement pas... mais 1. Aucune guerre mondiale ne pourrait naître de la situation en Ukraine, pour la raison très simple que la Russie est la seule grande puissance qui s'intéresse suffisamment à l'Ukraine pour y utiliser la force militaire. Il est absolument clair qu'aucun pays d'Europe occidentale ni d'Amérique du Nord, et pas davantage l'OTAN que l'UE, n'agira militairement en Ukraine contre la Russie. Non pas en raison d'une quelconque "faiblesse" comme certains néoconservateurs et va-t-en-guerre ont coutume de le prétendre, mais pour une raison beaucoup plus simple. L'Ukraine n'est ni membre de l'UE ni membre de l'OTAN. 2. Une guerre majeure impliquant uniquement les Ukrainiens pro-américains, les Ukrainiens pro-russes et la Russie est possible mais peu probable. 2.a) Kiev pourrait avoir décidé d'attaquer les Ukrainiens pro-russes dans le Donbass : son président Zelenski a récemment évoqué l'utilisation par son gouvernement de moyens militaires pour conquérir le Donbass, tandis que les militaires ukrainiens ont été impressionnés par le succès des drones de combat turcs pendant la guerre du Karabakh l'été dernier - et l'Ukraine s'est procuré de tels drones. Mais Kiev ne prendra pas une telle initiative face à la perspective de représailles certaines de la part de la Russie. Les Ukrainiens pro-américains sont plus puissants militairement que les Ukrainiens pro-russes... mais ils sont moins puissants que la Russie. 2.b) Quant à Moscou, elle pourrait en principe décider l'intégration à la Russie de la partie du Donbass contrôlée par les séparatistes ukrainiens, voire une invasion pour élargir la partie du Donbass contrôlée par les séparatistes et la relier à la Crimée. Mais il y a peu de chances que Poutine prenne cette décision, car il sait que, quelle que soit la facilité de la campagne militaire au départ, le résultat ne ferait que créer des problèmes pour la Russie à moyen terme : - Les habitants des terres situées entre le Donbass et la Crimée ne sont pas tous pro-russes - ce qui contraste concrètement avec ces deux régions - et une occupation à long terme deviendrait une charge permanente pour la Russie. Il suffit de demander aux États-Unis ce qu'il en est de l'Irak ou de l'Afghanistan ! - Quant au Donbass, c'était une région appauvrie avant la guerre civile de 2014-15, et elle l'est encore plus maintenant. L'intégrer engendrerait des coûts importants pour la Russie, sans véritable avantage. L'arrangement actuel, selon lequel les résidents russophones pauvres du Donbass sont accueillis en tant qu'immigrants en Russie, est beaucoup plus favorable à Moscou : même avantage d'une population active supplémentaire, rien à payer pour soutenir les habitants du Donbass. 2.c) Une faible probabilité de guerre majeure existe encore dans les scénarios suivants : - Zelensky perd le contrôle d'une partie de ses forces au profit d'éléments extrémistes qui se lanceraient à la conquête du Donbass, obligeant la Russie à réagir militairement - Poutine choisit la guerre pour détourner l'attention des Russes des problèmes intérieurs et de la contestation, même si ça n'est pas dans l'intérêt à long terme de son pays. - Enfin, le plus hypothétique : une coordination stratégique entre la Chine - qui multiplie actuellement les intimidations à l'encontre de Taïwan - et la Russie - si son objectif réel n'est pas de dissuader Kiev d'attaquer dans le Donbass - afin de rendre Washington plus conscient des limites de sa puissance militaire... SI les deux pays décident qu'ils doivent insister avec encore plus de force sur ce point auprès du président américain. Dans ce scénario, certes hypothétique, la Russie accepterait les coûts d'une guerre en Ukraine, que la Chine lui componserait d'une manière ou d'une autre. Moscou peut le faire sans risquer d'entraîner les États-Unis dans la guerre, tandis que Pékin ne peut pas attaquer Taïwan sans forcer les États-Unis à intervenir. La situation qui en résulterait, à savoir que les déclarations de soutien de Washington à l'Ukraine s'avéreraient nulles et non avenues au moment même où la Chine continuerait à gesticuler autour de Taïwan pour donner l'impression qu'elle pourrait conquérir l'île à tout moment et qu'elle ne s'abstient de le faire que par amour de la paix et non par crainte d'une intervention américaine... ébranlerait sérieusement le prestige des États-Unis. La Chine et la Russie pourraient probablement s'en accommoder.
  6. Ma première réaction était : "Et la laïcité, b****l !" Pourquoi est-ce que les athées au sens de l'OTAN - ceux dont l'OTAN n'est pas le dieu - n'auraient-ils pas le droit de s'exprimer ? Mais à la réflexion, Twitter a parfaitement le droit de faire cela. C'est une entreprise et un média privé. Et un média privé a parfaitement le droit de refuser la publication à tel ou tel auteur. Cela révèle son orientation, certes. Mais on ne reprochera ni à Valeurs actuelles d'être de droite, ni au Monde diplomatique d'être de gauche. On ne reprochera donc pas non plus à Twitter d'être atlantiste et Eveillé (woke) Strictement aucune. Une velléité de préparer l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie en 2008 (George W Bush étant président) avait déjà été refusée par Paris et par Berlin. Maintenant, l'Ukraine est carrément un pays dont les frontières sont disputées, ce qui bloque dès le début la possibilité d'envisager son adhésion à l'OTAN. Sans même que Paris et Berlin aient à le refuser. La France a été on ne peut plus claire dans sa communication avec la Turquie, et je crois que les deux pays "se sont bien compris". Je ne vois pas pourquoi cela changerait, même si ça chauffait sérieusement en Ukraine orientale. Et ils ne laisseraient certainement pas faire. On ne pourra pas effectivement. Et il faudra y aller. Fort. Très fort. Ca me rappelle le Japon, qui s'est bien joint aux Alliés lors de la Première guerre mondiale, et a bien fait partie des vainqueurs. Il y avait des troupes japonaises au défilé de la Victoire le 14 juillet 1919 sur les Champs-Elysées. Le pays du Soleil levant s'était joint aux Alliés dès août 1914. Bien sûr, le Japon s'était engagé dans la mesure où il était concerné et impliqué par cette guerre. Ses pertes ont représenté moins de 0,3% des pertes des alliés. En pratique, il a surtout commencé par occuper les colonies allemandes du Pacifique et les concessions allemandes en Chine Avant certes d'envoyer une flotte d'escorte pour la protection de convois... en Méditerranée. Bon, bien sûr, la Chine n'a pas de colonies en Europe ni en Afrique, c'est embêtant. Ah, elle a quand même une installation militaire à Djibouti, la France pourrait la récupérer neutraliser. Et puis il y a des investissements chinois en Afrique et en Europe, nous pourrions participer à leur confiscation sécurisation. Avant certes d'envoyer une flotte d'escorte pour la protection de convois... dans l'Océan indien. Le Japon nous servira de modèle D'ailleurs, les contributions françaises ne s'arrêteraient pas là... Qui pour sécuriser la Méditerranée pendant que Washington et les autres sont occupés en Extrême-Orient, sinon la France, et peut-être encore l'Italie - alors même que la Turquie pourrait s'allier à Pékin pour lui servir de relais local, sait-on jamais ? Qui pour continuer la lutte contre les djihadistes en Afrique - alors même que la Chine pourrait tenter de les utiliser comme force de revers contre les Occidentaux ? J'avais pensé à un peu plus comme "minimum strict" tout de même. L'article 5 du Traité de l'Atlantique dit : Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord. Il me semble donc qu'une action est nécessaire, et cette action doit tendre à assister le pays attaqué. Cela dit, formellement, envoyer des tentes et des couvertures suffirait pour être une action et tendre à une assistance ...
  7. Oui, un résumé assez percutant des conséquences de la guerre civile ukrainienne de 2014-2015 est - Le Bloc atlantique a perdu la Russie... et gagné l'Ukraine - La Russie a perdu l'Ukraine... et gagné la Crimée - L'Ukraine a perdu la Crimée... et gagné Iatseniouk, devenu premier ministre après le renversement du gouvernement élu avant que dès l'année suivante Marché de dupes pour tout le monde... sauf pour Winnie l'Ourson, bien sûr
  8. Il n'arrive pas souvent que tu sortes ta machine gun... pardon ta mitrailleuse (je suis soit dit en passant tout à fait d'accord sur le fond - mais il faut reconnaître que les anglicismes, y compris sans justification aucune, nous échappent parfois sans qu'on n'y prenne garde) Il est toujours positif que des dirigeants discutent en face à face des sujets de fond. Cela dit, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en lisant sur le site de CNN l'article Les ennemis de l'Amérique se mettent en rang pour mettre Biden à l'épreuve, notamment ce passage Et dans un geste intrigant, M. Biden a appelé M. Poutine mardi et lui a proposé un sommet dans un pays tiers dans les mois à venir - quelques semaines seulement après avoir reconnu dans une interview télévisée que le dirigeant russe était un "tueur". L'offre de Biden donne ostensiblement à Poutine ce qu'il veut : une place sur un piédestal aux côtés du président des États-Unis, en écho aux légendaires sommets de la guerre froide entre les deux grandes puissances mondiales. Comme si l'objet des désirs irrépressibles de Vladimir Poutine était nécessairement la chance de faire des photos à côté de Joe Biden. C'est vrai, nous parlons bien d'un p'tit jeune qui a tout à prouver, aux commandes d'un pays de troisième zone, et qui fait des rêves mouillés de lui sur une photo à côté du President of the USA pour se rehausser du col. Un peu comme Kim Jong Un, en somme Je ne savais pas que CNN s'inspirait du Gorafi
  9. La Marine américaine devrait déployer prochainement deux navires de combat en Mer Noire. "Un navire de guerre américain arrivera le 14 avril, et un autre le 15 avril en mer Noire. Et ils repartiront respectivement le 4 mai et le 5 mai". A cette occasion, le vice-ministre des affaires étrangères de Russie Sergueï Ryabkov a averti aujourd'hui "(Les États-Unis) doivent comprendre que les risques d'un incident ou d'un autre sont très élevés. Nous avons déjà vu quelque chose de similaire cette année dans des eaux complètement différentes. Nous avertissons les États-Unis qu'ils feraient mieux de ne pas s'approcher de la Crimée, de notre côte de la mer Noire. Ce serait pour leur propre bien" Comme on dit : "Ambiance !"
  10. Emigration vers l'ouest depuis la partie de l'Ukraine sous contrôle de Kiev, émigration vers l'est depuis la (petite) partie de l'Ukraine sous contrôle séparatiste. Catastrophe économique, dans les deux cas. Même si probablement encore plus prononcée dans le Donbass. Avant la guerre civile de 2014-15, l'Ukraine était le deuxième pays le plus pauvre en Europe, la Moldavie étant le plus démuni de tous. Aujourd'hui, le PIB par habitant moldave est un quart supérieur à l'ukrainien. N'importe quoi, Washington n'est pas intéressé, et de toute façon Paris et Berlin se tiennent prêts à bloquer s'il le fallait, comme ils l'ont fait en 2008. Zelenski le sait, ou du moins il devrait le savoir. Par ailleurs, voici un article intéressant paru sur la Voix de Sébastopol le 15 mars. Comme son nom l'indique, un journal qui paraît en Crimée, quoique une des sources de l'article soit un média ukrainien. A prendre avec précautions naturellement, de même qu'il faut prendre avec précaution le discours de tout média, surtout aussi près de la ligne de front. Mais cela reste intéressant. L'armée ukrainienne se prépare-t-elle à attaquer dans le Donbass «La principale question qui se pose actuellement dans le Donbass est de savoir si la situation se transformera en opérations militaires à grande échelle. Au front, cela fait un mois que la trêve a été effectivement contrecarrée. Les côtés, sans se cacher, se renforcent au front et se déclarent prêts à «repousser l'agression». Oui, et les conditions politiques pour cela, semble-t-il, sont en train de mûrir - à Kiev, ils ont chevauché la rhétorique conflictuelle, les répressions contre les forces politiques, qui appellent à la restauration des relations avec la Russie, ont repris. Dans le même temps, Moscou laisse presque officiellement entendre qu'il interviendra si les choses vont à l'offensive des forces armées ukrainiennes. (...) "La trêve s'est terminée en fait, et il y a assez longtemps, fin janvier. Personne ne dira qui a commencé le premier. Arrivées de ce côté-là tous les soirs. De notre côté, les mêmes actions. Nos éclaireurs sont entrés dans les anciennes positions que nous gauche en 20 - dans le cadre du retrait des troupes. En conséquence, les séparatistes se sont également rapprochés et ont repris leurs anciennes positions. Autrement dit, il n'y a pas de séparation - il n'y a pas deux ou trois kilomètres entre nous et le séparatistes, comme auparavant. de 400 à 700 mètres ", a déclaré un officier d'une unité active de la JFO à" Strana " (...) "Il y a plusieurs options pour le développement des événements, respectivement, plusieurs plans de base sont prêts pour eux. Maintenant, il y a un sérieux avantage du côté des forces armées. Il y a plus de personnel, de meilleures armes et un soutien pour les troupes. L'état-major a soigneusement étudié l'expérience de la récente guerre au Karabakh, en particulier en ce qui concerne les actions des drones modernes. Qui sont déjà en service dans les forces armées. C'est-à-dire qu'il y a maintenant toutes les conditions pour retourner en Ukraine une partie importante des territoires incontrôlés. Tout ce qui est nécessaire est l'ordre du commandant en chef d'attaquer », - dit la source de« Strana » Mais il existe également un plan de réserve, qui prévoit l'entrée dans les hostilités des troupes russes. "Dans ce cas, l'offensive des forces armées ukrainiennes sera stoppée. Avec un degré de probabilité élevé, alors les troupes devront être retirées pour que les chaudières ne se répètent pas", explique une source Strana de la Défense ukrainienne. Ministère. Autrement dit, pour le succès de l'offensive des troupes ukrainiennes, la condition principale est nécessaire - la non-ingérence de la Russie dans les hostilités. Mais la Fédération de Russie, apparemment, a l'intention d'intervenir. (...) Depuis le deuxième mois maintenant, le président Zelensky intensifie la rhétorique «patriotique» et intensifie la lutte contre la «cinquième colonne». "Strana" a déjà déclaré que cela avait commencé immédiatement après l'arrivée au pouvoir de Joe Biden aux États-Unis. La nouvelle équipe a intensifié la pression sur la banque sur de nombreuses questions afin d'établir un contrôle total sur les processus politiques et économiques internes du pays.
  11. Et le fondateur de l'armée rouge, partisan décidé de la Terreur soviétique des années 1920, évincé par Staline pour son radicalisme... comme un bienfaiteur de l'humanité. Oui, il y a de quoi remettre les choses en perspective.
  12. Quelles que soient les manigances du gouvernement de Poutine, notamment son intérêt assez clair à détourner l'attention des Russes des problèmes intérieurs, Joe Biden a fait une véritable faute, non tellement en insultant Vladimir Poutine (Kim Jong Un, Donald Trump, Recep Tayyip Erdogan ont fait autant voire plus), mais en menaçant la Russie de représailles, pour des raisons soit pas très bien fondées (tentatives supposées d'influencer l'élection américaine de 2020) soit qui a priori ne nécessiteraient guère d'escalader jusqu'à une menace directe envers un autre Etat, qui plus est nucléaire (comme une opération de cyber-espionnage réussie, comme si d'autres pays n'en faisaient pas couramment, à commencer par les Etats-Unis eux-mêmes) Il en paiera le prix (...) Vous allez voir ça bientôt
  13. Alexis

    Le F-35

    Ben moi. Ca ne te suffit pas ?
  14. Alexis

    Le F-35

    En tant que ressortissant d'un pays sud-américain, je ne suis pas d'accord avec toi Il est vrai que la Turquie n'a que 3% de son territoire en Europe, alors que pour la France c'est 13% en Amérique du Sud. Mais puisque la France est à bon droit appelé un pays sud-américain, on pourrait être un peu "coulant" avec les Turcs et considérer que leur pays est européen, même avec 3%.
  15. Dans ce scénario, ce serait donc le Michel qui se serait fait son petit plaisir en lavant son linge sale - sa dispute avec Von der Leyen, ou sa rivalité, je ne sais pas et keskonnenaafout' - devant des pays tiers lors d'une visite officielle. Ce serait donc un joli monsieur que nous aurions là ... L'erreur stratégique est manifeste : quand un tiers escalade contre vous, c'est-à-dire quand il va dans le négatif, vous devez réagir aussi dans le négatif. Ce que proposent de faire le Conseil européen et la Commission - unis ici, quelles que soient par ailleurs les querelles de fauteuil - c'est de dire "On vous donnera ci et ça si vous arrêtez de mal vous comporter". Comme l'a dit Von der Leyen, lorsqu'elle a vu qu'elle n'avait pas le bon type de siège, elle a choisi de se concentrer sur le fond de la discussion. C'est ce qu'on peut constater, en effet... Le Conseil et la Commission ont démontré qu'ils ne servent à rien. Ce qui sert quand la Turquie se comporte mal, comme en Méditerranée orientale, ce sont les armes et les avertissements militaires Ce qui servirait aussi, ce serait les moyens de faire respecter les frontières de l'UE sans se reposer sur un satrape anatolien.
  16. Merkel et Poutine se sont aujourd'hui entretenus par téléphone Lors d' une conversation téléphonique avec le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, la chancelière Angela Merkel a appelé au démantèlement de la présence militaire russe accrue dans les environs de l'est de l'Ukraine. L'objectif est de désamorcer la situation, a déclaré la porte-parole adjointe du gouvernement Ulrike Demmer après la conversation. Le Kremlin a déclaré que Merkel et Poutine avaient appelé les parties au conflit à faire preuve de retenue. Les négociations doivent être intensifiées pour que le plan de paix convenu en 2015 «comme base incontestée» de la fin du conflit puisse être pleinement mis en œuvre. (...) Selon le Kremlin, Poutine a évoqué des "actions de provocation" de la part de l'Ukraine, qui ont récemment exacerbé la situation le long du front. Le gouvernement de Kiev doit «respecter strictement» les accords conclus précédemment. Cela comprend un dialogue direct avec les séparatistes des régions de Louhansk et de Donetsk et un statut d'autonomie pour la région. Cependant, les deux sont rejetés par la partie ukrainienne. La position allemande me semble équilibrée. Appeler la Russie à cesser de renforcer ses troupes à la frontière - "signal" évident à l'Ukraine - est une figure obligée. Et rappeler que la mise en œuvre du plan de paix de 2015 est la seule voie de sortie du conflit du Donbass est de ces évidences qu'il est bon de répéter puisque beaucoup, notamment à Kiev et à Washington, semblent faire profession de l'oublier. Les diplomaties allemande et française semblent bien coordonnées sur le sujet, comme c'est clairement nécessaire Tensions autour de l'Ukraine: Berlin et Paris appellent à "la retenue" Réaffirmant leur "soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine", les diplomates des deux pays se disent "préoccupées par le nombre croissant de violations du cessez-le-feu alors que la situation dans l'est de l'Ukraine s'était stabilisée depuis juillet 2020", selon un communiqué commun. Berlin et Paris appellent "les parties à faire preuve de retenue et à procéder à une désescalade immédiate", tout en disant suivre "avec une grande vigilance la situation, en particulier les mouvements de forces russes" Toujours le même équilibre. Impossible de faire semblant de ne pas remarquer les avertissements russes - au demeurant, ce serait contre-productif de ne pas en parler, Poutine pourrait en conclure qu'il faut être encore plus clair. Et nécessaire d'appeler "les parties" à la désescalade... parce qu'il y en a bien deux en Ukraine orientale, les forces de Kiev et les forces du Donbass insurgé depuis le renversement du président et du parlement ukrainiens en 2014.
  17. Alexis

    Le F-35

    Tu suggères que la version de Catia vendue aux Etats-Unis pourrait être différente de celle utilisée dans un contexte américain ? Euh, sois prudent quand même, un peu de discrétion. Il ne faut pas risquer que les Américains se doutent de quelque chose, et ne s'interrogent trop sur l'origine des dantesques problèmes de développement du F-35 et n'en viennent à découvrir le pot aux roses
  18. Ecrire à ces Messieurs et Dames du Fisc en refusant de payer tel impôt parce que c'est trop cher et faire du chantage sur le ton de baissez mon impôt sinon je ne paierai rien du tout, y en a qui ont essayé
  19. La plus grande opération hors du continent européen depuis... Rommel et son Afrikakorps La plus grande opération en Asie depuis... faudrait voir, mais j'imagine bien depuis Guillaume II et l'empire colonial allemand. L'Allemagne est de tous les grands pays européens le plus exclusivement centré sur l'Europe. Ceci, depuis fort longtemps. Attend il y a quelqu'un que tu as choqué là
  20. Avec le bénéfice du raisonnement à froid, il y avait pour Michel une solution simple. Il pouvait simplement inviter Von der Leyen à prendre sa place, puis se placer debout à un mètre des deux fauteuils, de manière ostentatoire. Et si on ne lui en apportait pas un de suite, ne pas tarder à demander "Je pourrais avoir un fauteuil ?" Cela dit, je ne serais pas trop exigeant vis à vis de Michel ni Von der Leyen parce qu'ils étaient sur place et devaient réagir à chaud. La présence d'esprit de réagir sur le moment, ce n'est pas toujours si facile.
  21. Voilà qui est tout à fait crédible, en effet. On peut en déduire, puisque presque 100 000 personnes en France sont mortes du coronavirus, que ce sont environ 0,1 / 0,15% = 67 millions de personnes qui ont eu le virus, soit la totalité de la population. Nous avons donc atteint depuis un certain temps déjà le stade de l'immunité collective. C'est sans doute l'explication de l'effondrement des nouvelles contaminations et du vidage des services de réanimation que l'on constate depuis un mois ou deux.
  22. Je confirme qu'il s'agissait bien d'ironie, comme tu l'as soupçonné. Ironie contre les gens qui imaginent des desseins néfastes et de noires et scandaleuses idéologies derrière le simple rappel que la loi, par exemple sur les frontières, est faite pour être appliquée. (Ca ne passe pas si bien sur Internet l'ironie ... je devrais en tenir compte et moins l'utiliser, je reconnais)
  23. En effet, les dirigeants allemands aiment avant tout, non seulement une certaine stabilité mais même un franc immobilisme - du moins sur les sujets UE, OTAN et politique étrangère. Mon postulat non formulé était plutôt que dans les conditions actuelles, l'immobilisme est la seule chose que la France ne peut offrir à ses voisins et partenaires. Je peux imaginer les Français choisir un mouvement dans un sens, dans un autre ou dans le sens opposé... mais pas le statu quo. Si ce postulat est faux, alors il ne reste en effet aux dirigeants allemands qu'à faire le gros dos en attendant que Macron soit remplacé par un président français qui, s'étant endormi pour une longue sieste, les laissera eux aussi ronquer tranquillement. Mais je ne crois pas qu'il soit faux.
  24. J'ai mis un "♡" parce que ce serait bien, mais... je n'y crois guère. Combien en UE d'obligés de Washington, ou du moins de pays qui croient l'être puisqu'ils pensent que seuls les Etats-Unis peuvent les protéger contre le Grand Méchant Vladimir - ou le monstre sous leur lit ? L'UE étant ce qu'elle est... "Si ma tante en avait on l'appellerait mon oncle, et si mon oncle en était on l'appellerait ma tante"
  25. Cette longue analyse est intéressante, à la fois par ce qu'elle dit de la France et de la politique de Macron, et (surtout) par ce qu'elle dit de l'Allemagne et de la politique de Merkel. J'ai été frappé - je n'irais pas jusqu'à dire "irrité" - de la récurrence d'un mot : l'irritation, justement. Je ne pointe que deux exemples, il y en a d'autres Je trouve ce mot intéressant : - D'abord, cette analyse pose beaucoup moins (presque pas en fait, sauf en filigrane au détour de telle phrase) la question symétrique de quand Berlin a t il irrité la France ? On dira sans doute qu'il s'agit d'un regard allemand sur la France, mais cela ne justifie pas de s'abstenir de tenter de prendre en considération la question en miroir. Et du lâchage de la Grèce en contravention frontale avec les obligations de l'article 42 alinéa 7 du Traité européen par mansuétude envers l'histrion d'Ankara au refus de regarder en face la vacuité des garanties de sécurité américaines, en passant par la surdité volontaire à tous les appels à rendre l'UEM un peu moins outrageusement favorable aux intérêt allemands aux dépens de beaucoup des autres pays... il y aurait pourtant bien des choses à dire ! - D'autre part, on peut être irrité dans au moins deux cas. 1) Parce qu'on a affaire à un importun, un casse-pieds par nature ou un maladroit perpétuel gaffeur. 2) Mais aussi parce qu'on se voit rappelé des réalités que l'on préfère négliger - et qu'on trouve la lumière un peu forte, et celui qui l'a allumée un vrai casse-pieds justement. L'analyse me semble à l'occasion suggérer ce deuxième cas... mais je dirais que pour la plupart des sujets c'est plutôt la première situation qui est suggérée : la France qui voulant faire bouger les choses n'arriverait qu'à faire tanguer le navire sans guère d'autre résultat qu'au mieux d'affichage. Non seulement c'est souvent une présentation tendancieuse de l'attitude française - voire carrément fausse en ce qui concerne la Libye - mais est-on suffisamment conscient à Berlin qu'une des raisons pour lesquelles Macron s'agite tant est que malgré ses appels de phare et de klaxon, l'Allemagne reste lourdement posée sur son séant, avec à peu près autant de volonté de s'adapter à un monde qui change rapidement qu'un bovin sous somnifère ? L'autre attitude française envisageable serait bien sûr de laisser Berlin à son sommeil et de construire l'ensemble de la politique étrangère et économique de la France sans attention aucune à l'Allemagne, ni d'ailleurs à l'UE. C'est peut-être ce que décidera un futur dirigeant français, notamment si Macron venait à être remplacé l'année prochaine. Est-on sûr à Berlin que ce serait préférable pour l'Allemagne ? Dit autrement : Emmanuel Macron était le candidat d'assez loin le plus européiste parmi les 11 qui se sont présentés à l'élection présidentielle de 2017. Si devant un président français de ce genre, on fait la moue à Berlin parce que "y a du bon et du moins bon"... j'ai bien peur qu'il ne soit temps de se préparer à faire une assez grosse moue !
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