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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Et bien sûr un peu après J'ai rencontré des Ouïghours lors de mes voyages en Chine, et je vous assure au moins ce que j'ai entendu de mes propres oreilles, que dans l'ensemble ils saluent les politiques des autorités chinoises dans ce domaine. Ils estiment que la Chine a fait beaucoup pour les personnes qui vivent dans cette partie du pays du point de vue de l'économie, de l'élévation du niveau culturel, et ainsi de suite Il est vrai qu'entre la Chine et les Etats-Unis, l'un a "une frontière extrêmement vaste" avec la Russie tout en étant "un pays énorme et puissant, qui compte 1,5 milliard d'habitants". Et l'autre non. La politique de Poutine vis-à-vis de Xi n'est pas forcément irrationnelle. Bien sûr, compte tenu de cette politique, les accusations de la propagande d'Etat russe comme quoi les Européens seraient à plat ventre devant les Américains sonnent plutôt creux. Ce n'est pas qu'elles soient sans fondement aucun... c'est plutôt que si l'on parle de la parabole de la paille et de la poutre, ce n'est pas la paille qui est dans l'œil de Vladimir Vladimirovitch ... -
Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour qui s'intéresse au sujet et souhaite le creuser, je recommande cette vidéo La vérité complète sur l'empoisonnement de Navalny, qui apporte des éléments supplémentaires sur le programme d'assassinat des opposants du gouvernement russe. Car Navalny n'est pas le seul cas, même si le sien a fait beaucoup de bruit. Beaucoup de détails sur les exécutants impliqués, sur les cibles - jusqu'à un poète qui semble avoir eu le tort de se moquer de manière trop cinglante du président russe, dont l'ego certes est fragile et doit être soigné. C'est en russe, mais des sous-titres anglais sont disponibles. Je dois cependant insérer un avertissement. Cette vidéo a été produite par une organisation extrémiste. Suite à une décision de la justice russe, suivant évidemment instruction de l'autocrate Cette qualification de la justice russe permet aux autorités la liquidation des organisations de l'opposant, et offre de nouveaux moyens de répression envers ses partisans à l'approche des législatives de septembre – le président Vladimir Poutine a récemment promulgué une loi interdisant aux collaborateurs d'organisations "extrémistes" de participer aux élections La répression a été fortement alourdie en Russie depuis quelques mois / un an. Il y a évidemment les manifestations de masse en Biélorussie pour protester contre les élections truquées, qui ont du inquiéter le président russe. Il y a encore la vidéo à plus de 100 millions de vues - dont je donnais ici la traduction du début - où Navalny détaille l'échelle grotesque de la corruption de Vladimir Poutine et du groupe de prédateurs dont il est le chef de file - peut-être encore pire pour faire peur à ce groupe dirigeant. Il est tout à fait vraisemblable malheureusement que Navalny soit tué en prison - par mauvais traitements ou autrement. Il restera quoi qu'il en soit dans l'histoire de la Russie, pour avoir au minimum fait vraiment trembler le pouvoir du dictateur, et peut-être l'avoir miné de façon décisive. -
Rôooo tu n'aimes donc pas les réunions en télétravail où l'on entend en toile de fond chez tel collègue ses jeunes fils criant à tue-tête pour attirer l'attention parentale, avant que tel autre dise "vous pouvez répéter j'ai rien entendu je gère mes trois filles c'est pas simple" ? Attend il s'agirait de s'adapter au SCAF, je rappelle que le catalan est une langue officielle de l'Espagne. Et c'est bien avions regionals C'est vrai, de même que ce n'est pas la France qui est voisine de la Russie et dont les plages donnent sur la mer Baltique - même si le nom commence par la même lettre Pour le reste bien d'accord : 1. Avec le cri du cœur de @Coriace 2. Que tout cela est très légèrement H.S. sur ce fil
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Chine - Taiwan : Rivalité Militaire
Alexis a répondu à un(e) sujet de Henri K. dans Politique etrangère / Relations internationales
On a déjà parlé des SNA mais juste pour donner quelques chiffres, en 2025 les États-Unis devraient avoir 25 Virginia ainsi que 3 Seawolf, soit 28 bâtiments dont la Chine est loin d'avoir l'équivalent. Si les États-Unis décidaient d'intervenir pour s'opposer à une opération amphibie ou à un blocus naval, ce serait tout simplement un massacre. Les États-Unis ont peur de perdre leur prééminence dans le système international, et se mobilisent pour la sauver. S'opposer à une opération de guerre de Pékin contre Taiwan, débarquement ou blocus, ce serait pour eux une occasion en or d'humilier la Chine, de redorer leur blason, tout en confirmant auprès des Asiatiques la valeur de leur protection et en se laissant le beau rôle. Il faudrait une grande bienveillance envers la Chine de la part du président américain quel qu'il soit pour se retenir de s'engouffrer et de profiter de l'occasion. Je ne crois pas à la bonté des empires. Et leur dictateur s'y prend fort mal. Par son comportement digne d'un traine-sabre de l'acabit de Guillaume Il, il fait l'unité du continent asiatique contre lui. Il est une véritable publicité vivante pour l'empire américain. Je n'en suis pas sûr. Les grandes guerres ne commencent pas par de simples incidents, de même que ce n'est pas l'assassinat de François Joseph qui a déclenché la première guerre mondiale, mais bien la décision des alliés austro-hongrois et allemands de forcer la guerre. Washington n'aurait nul besoin de frapper la Chine continentale pour vaincre une opération chinoise contre Taiwan, mais si on en arrivait là, il faut aussi rappeler que l'intégralité du territoire chinois est à portée des bombardements américains, et dans l'autre sens non. Et même sans en avoir strictement besoin, les États-Unis pourraient aussi profiter de l'occasion pour détruire par exemple les chantiers navals chinois. Encore une fois, je ne crois pas à la bonté des empires. -
Extrait : On sait que la commande des avions par la Suisse a fait mardi l’objet d’une attention furtive du président des États-Unis, Joe Biden, lors de sa rencontre avec le président de la Confédération, Guy Parmelin, à Genève Une attention furtive pour le F-35, hmmm ? Il est vrai que l'avion ne mérite pas mieux.
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Vi, mais faut-il aussi mettre des limites ? Je veux dire, à supposer qu'au plan à 3 on réponde ... la question se posera rapidement : pourquoi au juste s'arrêter à trois ? Quand on a plein de copains en Europe et de l'autre côté de l'Atlantique, pourquoi ne pas carrément passer à la part.... je veux dire à l'orgie ? Le général Wolters insiste là-dessus, et beaucoup de pays européens pourraient se laisser tenter. Sans doute, d'aucuns répondront que le F-35, conçu sur le même modèle, c'est vraiment le bor... Les plus classiques feront valoir que c'est même un plaisir du genre SM, avec Washington du côté du manche... ce à quoi les plus délurés répondront : "Et alors ?"
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C'est vrai que la vie de couple implique des efforts réciproques. Il n'y a là rien que d'attendu. Cela dit, quand ton conjoint insiste pour transformer votre couple en un plan à trois avec un bel Espagnol - avec qui il se trouve avoir déjà un partenariat - il est peut-être temps de se poser quelques questions ... Le général Wolters dont il est question précise par ailleurs que les avions américains F-35 de cinquième génération n'ont pas encore atteint leur plein potentiel pour fusionner les capacités militaires des pays clients (...) Chaque jour qui passe, nous trouvons de meilleurs moyens d'unir les nations qui possèdent le F-35 pour améliorer notre vitesse et notre posture de domination aérienne. Avec le F-35, les Etats-Unis n'ont réussi qu'en partie à détruire l'industrie européenne d'avions de combat avancés. Ils n'abandonnent absolument pas l'objectif de terminer le travail, n'ayez aucun doute là-dessus.
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Voici une explication intéressante, non au sujet de Bitcoin et des crypto-actifs, mais au sujet du projet de MNBC de la BCE (monnaie numérique de banque centrale) C'est un article d'un banquier haut placé à la Banque de France, un certain MOSK (Marc-Olivier, le frère de DSK) Le texte ne contient qu'un paragraphe sur Bitcoin et les autres crypto-actifs, lequel ne fait que répéter le message habituel des banques centrales contre un compétiteur potentiel et n'est donc guère remarquable Mais le reste est bien expliqué et clair, et donne quelques indications sur les choix de conception de cette future MNBC. Pourquoi la Banque centrale européenne veut numériser l’euro La Banque centrale européenne (BCE) devrait annoncer à la mi-2021 un projet d’euro numérique concrétisé d’ici 5 ans. Les États-Unis pourraient suivre, mais plus tard, avec leur « digital dollar ». Ce projet de Monnaie Numérique de Banque Centrale fait déjà couler beaucoup d’encre. En termes simples : que sera cet euro digital, pourquoi intéresse-t-il la BCE et comment le mettre en place ? (...) Les innovations ont marqué l’histoire des monnaies. Une MNBC sera une belle étape de plus dans « l’Odyssée des Espèces ». Le besoin des banques centrales d’accélérer le processus en cours est clair, notamment en partenariat avec le secteur privé. Des crypto-actifs ou stablecoins au projet de MNBC comme l’euro numérique, un principe général semble toujours s’appliquer : « le privé initie, l’Etat codifie ou s’approprie ». Je note en particulier ce schéma très parlant sur la place de la MNBC par rapport aux autres formes de monnaie : espèces physiques, monnaie scripturale et monnaie interbanque
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... anie de Monaco ? Mais c'est pas d'Ouragans qu'on parle, c'est de Rafales !
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Souvenir ému et petite larme à l'œil de quelques débats homériques sur Strategypage dès la décennie 2000. Y était actif notamment, défendant les couleurs nationales, un certain FrenchStratege... alias Stratege sur AD, alias PatrioteInquiet sur d'autres sites. Alias le regretté Jean-Charles Drouillot, disparu en 2012 - RIP Tiens, tu ne t'appellerais pas par hasard Nicolas ? C'est dire si notre personnel politique est à la hauteur ...
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Politique étrangère de la France
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Conférence de presse intéressante du président hier sur la politique étrangère. En voici le texte officiel sur le site de l'Elysée. Le prononcé semble avoir varié pas mal dans la forme - certes pas sur le fond. Je suis heureux de constater que Emmanuel Macron a fait quelques progrès en géographie depuis l'époque où il considérait la Guyane comme une île Plus sérieusement, c'est l'évidence oui et il convient de la rappeler. Je me permets d'imaginer que pas mal d'autres pays européens partagent ce point de vue, et d'espérer que Biden qui veut enrôler l'Europe contre la Chine repartira sans avoir obtenu grand chose. Cela dit, il faut quelqu'un pour dire les choses nettement - y compris en mettant le président américain le nez sur l'absurdité de sa demande - et la France est dans la meilleure position pour cela. Si nous ne le faisons pas, personne en Europe ne le fera à notre place. Absolument. Ligne française classique : favoriser les moyens et les petits pour s'appuyer sur eux contre les Gros. Et il y a bien deux Gros en Extrême-Orient, non seulement la Chine mais encore l'Amérique. Seule "petite" limite peut-être, je ne peux m'empêcher en lisant cela de répéter dans ma tête : 15 frégates de 1er rang + 6 SNA. Il faut quand même quelques moyens pour une politique étrangère un peu étoffée et un peu indépendante... 18 frégates 1er rang + 7 SNA me semblerait non du luxe, non de la marge, mais plutôt le minimum Traduction : "Nan Annegret, le partage des armes nucléaires françaises n'est pas à l'ordre du jour... arrête de faire l'enfant" Tout à fait d'accord sur l'objectif. Pas forcément très optimiste sur les chances que nos bons et timorés partenaires européens suivent sur cette ligne... -
Politique étrangère de la France
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
"Il vaut mieux faire envie que pitié" (Charles de Gaulle) -
Il l'est déjà. Il est même directeur général en plus... de Dassault C'est fort possible. N'empêche que tout cela est quand même fort décevant. On n'a pas besoin d'être le proverbial européiste sautant comme un cabri sur sa chaise en criant "Europe, Europe, Europe !" - et j'en suis fort loin - pour avoir espéré un peu plus de bon sens, un peu plus de réalisme et de volonté d'aboutir qui auraient permis et permettraient en théorie encore à ce projet de marcher malgré tout. Surtout, la vérité oblige à le dire, de la part de nos voisins allemands. Au lieu de ça, nous nous retrouvons dans ce que tel appelle une impasse mexicaine, ce que j'appelais personnellement un Verdun 2.0 et ce qui pourrait encore être appelé un interminable et lassant feuilleton. Il était permis de s'attendre à mieux. Ma conclusion personnelle est qu'on en sortira un jour c'est clair. Mais pas avant que les Etats-Unis aient enfin élu un Trump sérieux. Pas un vantard velléitaire qui pérore sur le retrait des forces américaines d'Allemagne et d'ailleurs - et Merkel semble avoir rapidement vu clair dans son jeu et l'avoir classé dans la catégorie des types plus pitoyables que dangereux - mais un président "carré" qui ordonnera simplement "Les Européens font ch... on rentre !" Alors, et alors seulement, les dirigeants d'Allemagne et d'autres pays cesseront de considérer que l'Amérique est le plan A, et encore le plan B, C... tandis que la France est le plan Z. Peut-être mes enfants verront-ils ce jour ? Et peut-être pas.
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Disons que si le personnage de Winnie l'ourson est sympathique, son émule chinois depuis qu'il est parvenu au pouvoir à Pékin a plutôt tendance à se frapper le torse en criant façon King Kong. Tout en marchant allègrement sur les orteils de ses voisins, notamment en mer de Chine du sud. Forcément, ça met une certaine ambiance ... Mmmh tu crois ? Cet expert n'avait pas tort. Simplement, c'est le F-22 qui a bien du apprendre à parler français. Et voilà ! Enfoncé, que tu es ! En matière de confiance en soi, tu as juste pris un verre de trop, moi je viens de carrément descendre la bouteille de cognac au goulot
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Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Jawohl, jawohl... mais je viens de compléter par le copié-collé d'une traduction -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Un essai que j'ai trouvé intéressant, fin et équilibré de Thomas Hanke, correspondant du quotidien des affaires Handelsblatt à Paris La France, l'amie inconnue - Super patriotes et nains économiques ? Les erreurs fatales de l'Allemagne sur la France L'Allemagne et la France ne se connaissent pas vraiment. Le stéréotype d'une nation à forte identité est tout aussi irréaliste que l'idée que la France est candidate au déclin économique La thèse de l'auteur, argumentée et détaillée, c'est non seulement que les deux pays se connaissent peu - ce qui est assez évident - mais encore que les stéréotypes allemands sur les Français qui seraient à la fois des patriotes à l'assurance inébranlable et des gens peu sérieux sur le plan économique sont à relativiser très fortement - voire complètement faux. Il décrit une France percluse de doutes sur elle-même, et dont l'économie a certes des problèmes indéniables mais aussi de grandes forces. L'intérêt de l'essai est non seulement de faire réfléchir sur nos relations avec notre voisin oriental, mais encore de proposer un portrait et un regard différent, par un voisin qui vit chez nous depuis longtemps et nous connaît bien. NB : Il y a un aspect politique à son regard, je le cite pour prévenir et surtout pas pour lancer le débat dessus. Paris - Il y a quelques jours, la chancelière allemande Angela Merkel et le président Emmanuel Macron ont célébré leur coopération. Mais le couple franco-allemand doit faire face à un test d'endurance. Le nouveau gouvernement allemand comprendra de nombreux politiciens qui connaissent notre plus important partenaire davantage par les manuels que par l'expérience politique. Et en France, Macron pourrait échouer à l'élection présidentielle de mai 2022 : face à Marine Le Pen du Front national, parti d'extrême droite, rebaptisé Rassemblement national. Personne ne sait si l'UE survivrait à quelques années de Le Pen - et à quel point l'amitié franco-allemande serait malmenée par la suite. Malgré toute la sympathie mutuelle entre Allemands et Français, cette amitié est restée une relation à distance. Selon l'institut de sondage Ifop, 91 % des Français ont une bonne ou très bonne opinion de l'Allemagne, mais 73 % ne connaissent pas du tout l'Allemagne et plus de 70 % ne voudraient absolument pas y vivre, étudier ou travailler. Les Français aiment les Allemands, mais de loin de préférence. Contrairement aux Français, les Allemands aiment aussi leurs voisins de près. Depuis des décennies, la France est l'une des dix destinations de voyage les plus populaires auprès des Allemands. Néanmoins, des clichés assez grossiers ont la vie dure : nous considérons les Français comme arrogants, peu fiables en matière d'argent et d'économie. En outre, les clichés positifs existent. D'excellents restaurants, des villages romantiques où jeunes et moins jeunes jouent à la pétanque sous les platanes ou s'installent au bar et fixent des femmes séduisantes : Aux yeux de nombreux Allemands, c'est ce qui rend la France si désirable. Sur la rive gauche du Rhin aussi, les clichés sur les Allemands poussent comme des champignons. Ils sont considérés comme ponctuels, disciplinés, efficaces et fiables - en d'autres termes, dotés des vertus secondaires classiques. Malheureusement, les Allemands sont également rigides, ennuyeux et sans humour. Ulrich Wickert, ancien correspondant de l'ARD à Paris, décrit ainsi les Français et leur identité dans son "discours de Dresde" de 2020 : Quiconque vit en France aujourd'hui vit une expérience différente : le doute de soi en version bleu-blanc-rouge, la recherche frénétique de certitudes. Les conservateurs ont peur de devenir des étrangers dans leur propre pays - à cause de l'immigration et des musulmans, qui s'entendraient mal avec les "racines judéo-chrétiennes" de la France. La triade religion, patrie et culture rurale ne compte plus. De la gauche, en revanche, vient la peur de la mondialisation et des États-Unis, qui sont considérés comme dépourvus de culture. Résultat : la France, l'un des pays les plus riches du monde, doté de l'un des meilleurs systèmes sociaux qui soit, ne cesse de se plaindre de son supposé déclin et connaît une montée des populistes. La France célèbre sa grandeur et son histoire La fiction de la relation harmonieuse des Français avec leur propre passé se dissout également dans le néant lorsqu'on y regarde de plus près. Cela ne s'applique pas seulement à des phénomènes marginaux plus comiques comme le désir de se battre pour l'interprétation "correcte" d'événements historiques. Il y a une semaine, un groupe Antifa a attaqué à Paris une manifestation de catholiques célébrant les "martyrs" abattus par les communards en 1871. Les poings ont volé pour une dispute vieille de 150 ans. Le pays célèbre sa grandeur et son histoire avec un pathos cérémoniel impressionnant. Mais cela ne forme souvent qu'une couche, aussi fine que la feuille d'or des murs du palais de l'Élysée. Il n'y a pas de consensus sur des questions clés telles que les relations avec le colonialisme, la religion, l'immigration, ce qui s'est passé pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Les Français sont fervents de leur histoire, mais une moitié des Français la comprend différemment de l'autre. Ne pas perdre leur identité nationale est extrêmement important pour beaucoup de nos voisins. C'est juste qu'ils ne savent plus en quoi cela consiste. À l'inverse, de nombreux Allemands sont trop prompts à porter un jugement désobligeant sur l'économie française : beaucoup de dirigisme étatique, une semaine de 35 heures, des dettes élevées et une faible compréhension de l'entreprise privée - voilà quelques-uns des termes clés associés à l'économie française. De nombreux Allemands ignorent le fait que les ménages privés français sont plus riches que leurs homologues allemands : La médiane (c'est-à-dire la valeur qui se situe exactement au milieu de toutes les mesures) du patrimoine net en France est de 117 000 euros, tandis qu'en Allemagne, elle est de 75 000 euros. L'espérance de vie en France est supérieure de deux ans à celle de la République fédérale, les pensions sont nettement plus généreuses, la pauvreté des personnes âgées est plus rare et, d'une manière générale, le taux de pauvreté est plus faible qu'en Allemagne. Si l'objectif de l'économie est de permettre au plus grand nombre possible de personnes de vivre une longue vie avec une prospérité au moins modeste, alors la France ne peut pas avoir tout faux. Peut-être est-ce également dû au fait que notre pays voisin compte de nombreux économistes de très haut niveau. La France a récolté quatre prix Nobel d'économie : Esther Duflot en 2019 pour ses travaux sur la réduction de la pauvreté, Jean Tirole en 2014 pour son analyse du pouvoir de marché et de la réglementation, Maurice Allais en 1988 pour ses recherches sur les marchés et l'allocation efficace des ressources, et Gérard Debreu pour ses études sur l'équilibre économique général. L'Allemagne a un prix Nobel d'économie, Reinhard Selten l'a obtenu en 1994 pour ses travaux sur la théorie des jeux. L'IA est une spécialité française Certes, les problèmes spécifiques à l'industrie française sont énormes. "Parmi les grands pays industrialisés, la France est celui qui a subi la désindustrialisation la plus sévère au cours des dernières décennies", notait "France Stratégie", le think tank du Premier ministre, dans une analyse de plusieurs centaines de pages en 2020. La faiblesse de l'industrie n'explique cependant pas tout. Le pays prend un soin exemplaire du virage numérique. Selon une étude du Centre européen pour la compétitivité numérique (ESCP), la France est l'un des principaux acteurs du G7 en matière de transformation numérique et a pris une avance considérable, tandis que l'Allemagne a pris du retard. L'intelligence artificielle (IA) est une spécialité française : trois des cinq premiers chercheurs de Facebook dans ce domaine sont français. La position de leader de la France dans l'industrie du luxe, avec pas moins de trois grandes entreprises : LVMH, Hermès et Kering, est unique, et pas seulement en Europe. Beaucoup moins prestigieuses, mais non moins impressionnantes, sont les grandes entreprises françaises de construction et d'ingénierie telles que Vinci, Eiffage et Bouygues. Ils ont du succès dans le monde entier. Tout comme deux autres leaders du marché mondial : Véolia et Suez. Tous deux sont issus du secteur de l'approvisionnement en eau, où ils sont actifs dans les grandes villes depuis plus de cent ans dans certains cas. Plus tard, ils ont professionnalisé et normalisé le recyclage, qui, en Allemagne, est effectué par un grand nombre de petites entreprises. Le rachat de Suez par Véolia, qui devrait être achevé d'ici la fin 2021, creusera l'écart entre eux et leurs concurrents. Sur le plan industriel également, une reprise est possible dans un délai relativement court, comme le montre le secteur automobile. Ici, le point bas a été atteint en 2012/13, lorsque Peugeot-Citroën (PSA) a fait face à la faillite et que même la famille fondatrice ne voulait pas investir. Renault a mieux résisté, trouvant une nouvelle force dans son partenaire d'alliance Nissan, mais est tombé dans un trou profond après 2019, lorsqu'il a dû payer la facture de la course folle à la grandeur du patron tout-puissant évincé Carlos Ghosn. Cette lente descente a été suivie d'une reprise étonnamment rapide chez Peugeot. Le nouveau patron Carlos Tavares, né au Portugal, promu prince héritier chez Renault puis débauché par Peugeot, a réussi à redresser la situation en combinant des réductions de coûts sévères, une amélioration de la qualité sans faille et des prix plus élevés. En 2018, PSA a racheté Opel ; en 2020, l'entreprise a affiché des rendements supérieurs à ceux des constructeurs allemands haut de gamme BMW et Daimler ; et en 2021, les Français ont fusionné avec le grand constructeur Fiat-Chrysler (FCA) - et, sous le nom de Stellantis, se retrouvent soudainement à égalité avec Volkswagen. Renault a ensuite sombré dans la crise, avant d'en sortir. Mais personne ne construit des voitures attrayantes à un prix aussi bas que Renault avec sa marque Dacia, et personne en Europe n'a été aussi précoce dans l'adoption de l'électromobilité. Ces exemples expliquent pourquoi on trouve les deux en France : une peur généralisée du déclin économique, mais aussi, dans certains secteurs, une confiance en soi totalement intacte, la certitude que la "french touch" assurera à la France un argument de vente unique à long terme. L'Allemagne et la France resteront-elles le couple qui maintient l'unité de l'UE ? Les politiciens et les administrateurs allemands et français ne se comprennent souvent pas parce qu'ils ne se connaissent pas assez bien et que leurs contextes nationaux et leurs systèmes politiques respectifs sont très différents. Lors de la préparation de la première conférence franco-allemande sur l'économie numérique, on a pu le constater de près. "Une fois et plus jamais !" De jeunes membres très motivés du cabinet de Macron, à l'époque encore ministre de l'économie, ont rencontré des fonctionnaires chevronnés du ministère allemand de l'économie. Ironiquement, ce sont les Allemands impassibles qui étaient souvent en retard ou ne se présentaient pas du tout à une conférence téléphonique. L'un des Français gémit à la fin : "Une fois et plus jamais !" En revanche, à la même occasion, on a constaté que les fondateurs de start-up allemands et français se comprenaient tout de suite, même lorsqu'ils se rencontraient pour la première fois. Ils ont en grande partie les mêmes intérêts, les mêmes préoccupations, les mêmes inquiétudes, les mêmes façons de travailler. La vision optimiste est qu'à long terme, les systèmes politiques convergeront également. On le voit déjà : les parlementaires français regardent avec envie les compétences de leurs collègues allemands. Au sein de l'assemblée parlementaire franco-allemande, des tentatives communes sont menées pour prendre à partie les deux gouvernements. L'autodestruction nationale française est plus préoccupante. Les Français se sont peut-être réconciliés avec les Allemands, mais pas encore avec eux-mêmes. Le pays est confronté à un choix : il peut continuer à se moderniser, accepter la classe moyenne issue de l'immigration comme une force et continuer à se fondre dans l'Europe, comme le propose Macron. Mais ce qui est également possible, c'est une rechute dans un nationalisme auto-agressif qui veut faire revivre le monde apparemment idéal des élites blanches des années 1950 et faire tomber les frontières. Un accident politique semblable à celui de Donald Trump aux États-Unis n'est pas exclu lors de l'élection présidentielle de 2022 : La France est un ami qui peut s'égarer. L'auteur a été correspondant à Paris pendant neuf ans et quitte la France à la fin du mois de juin. Il vient de publier le livre "Peut-on faire confiance à la France ? Clichés allemands et réalité française" vient d'être publié. -
Eh oh ! Faut prévenir avant d'écrire un truc pareil J'avais un aviateur de la Luftwaffe derrière moi, il a lu aussi et commencé tout de suite à baver dans mon cou... Beurk !
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Les EF Tranche 4 "Quadriga", notamment les 38 commandés par la Luftwaffe, intégreront bien pour la première fois un radar AESA. Le contrat pour leur production a été signé en avril. Une commande suisse de Rafale est "probable". Elle n'est pas "certaine". Les avantages principaux du Rafale sur l'Eurofighter pour ce marché me semblent être : - Maturité opérationnelle démontrée - le Rafale a été beaucoup plus utilisé dans des actions de guerre que l'EF - Maturité technique meilleure - AESA opérationnel depuis des années - Notes techniques globales beaucoup plus élevées dans la précédente évaluation, et l'ajout d'un AESA à l'EF ne sera pas forcément suffisant pour combler toute la différence - Enfin, last but not least... le prix. Le budget suisse pour cet achat est de 6 milliards de francs, soit environ 5,5 milliards d'euros. Or Berlin paiera 5,4 milliards pour les 38 appareils qu'il a commandés - pour les seuls appareils, sans armement ni formation ! Ce n'est pas rien. Mais sur les plans de la coopération avec des pays voisins ou des compensations industrielles, les offres de la France et du consortium EF sont probablement équivalentes. Et les capacités supérieures du Rafale en air-sol ne sont pas forcément un élément si différenciant aux yeux de Berne qui recherche avant tout un appareil air-air. Une déception pour Dassault en Suisse reste un scénario ouvert. Personnellement, je verrais plutôt le F-18 ASH. Ottawa a tant laissé paraître de ce qu'on y pense du F-35 que choisir l'avion de Lockheed-Martin serait se déjuger de manière vraiment embarrassante. Et le budget de défense canadien est limité, alors que la MCO du F-35 est vraiment dispendieuse - le F-18 ASH au moins c'est un appareil qui fonctionne aujourd'hui et à coût connu. Le Gripen semble exclu. Un peu américain certes, mais pas suffisamment.
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Comme indiqué dans l'article, le Bangladesh même restant un pays pauvre l'est tout de même moins qu'avant. Même avec une population inférieure, son PIB de 300 milliards de dollars est supérieur à celui du Pakistan - pays dont l'armée de l'air affiche quand même 75 F-16 + 135 JF-17, qui coûtent et ont coûté quand même beaucoup plus que les 16 avions à haute performance que le Bangladesh envisage de se procurer et les 8 MiG-29 et 28 JF-7 récents qu'il conservera par ailleurs. On peut encore comparer avec les 31 MiG-29, 16 JF-17 et 6 Su-30 dont la Birmanie dispose ou disposera - alors que son PIB n'est qu'un quart de celui du Bangladesh. Ou avec les 12 Rafale que la Croatie va s'offrir, avec son PIB égal à un cinquième de celui du Bangladesh. Donc non, l'acquisition de 16 avions de combat à hautes performances ne serait pas du surarmement dispendieux. Reste une question quand même : quelles menaces ? - Les relations avec la grande Inde voisine sont bonnes, jusqu'à des exercices militaires en commun - Les relations avec la Birmanie ne sont pas bonnes, et le nettoyage ethnique des Rohingyas n'a pas exactement arrangé les choses... cependant, la Birmanie n'est pas une grande menace militaire - La Chine est certes à quelques centaines de kilomètres, mais les obstacles naturels entre les deux pays sont assez formidables, et ce n'est pas de ce côté-là que Pékin fait pression militaire =>Je suis tenté de comprendre que le besoin bengali est un peu similaire sur le fond à celui de la Croatie : le pays n'est pas soumis à une menace vraiment prégnante, mais d'un autre côté une force aérienne ça sert à se faire respecter donc il en faut une. Mais il s'agit quand même de ne pas casser complètement la tirelire, et de ce point de vue pour obtenir un effet dissuasif à prix maîtrisé il peut être intéressant d'explorer l'option "pas beaucoup d'appareils, mais éprouvés et très performants" Pour ajouter encore aux comparaisons, 16 appareils à hautes performances, en faisant la règle de trois par rapport au PIB ça représenterait environ 37 appareils pour la Suisse... c'est-à-dire à peu près exactement ce que Berne prévoit d'acheter Je pense que tu parles du JF-17. S'en procurer, ce serait pour Dacca suivre un peu le même chemin que Rangoun. Ou Islamabad même si lui est allé beaucoup beaucoup plus loin sur le volume de forces. Est-ce que ce serait un bon calcul ? Pour être dissuasif, il en faudrait pas mal. Du coup, ça ne serait pas si économique. Et ce serait utiliser une dissuasion par le nombre, qui peut fonctionner d'une certaine manière - mais avec des limitations tout de même. La dissuasion par la qualité est une alternative. La limite de cette dissuasion bien sûr, c'est qu'un petit nombre d'appareils ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Mais nous parlons bien d'un mix de 16 hautes performances avec 36 moyens-bas MiG-29 et surtout JF-7, donc Dacca se laisse quand même la possibilité d'avoir un peu de nombre. A mon avis, ça peut avoir du sens. Et surtout, ça semble être leur orientation. Des F-16V seraient une alternative comme (relativement) hautes performances. Reste à voir la question du prix, pas forcément si avantageux - ça dépend de ce que Washington décide tout de même. Et la question de la dépendance, il est vrai pas forcément si gênante pour Dacca ? Exactement. La qualité a des arguments à faire valoir, y compris le rapport qualité / prix. Les Etats-Unis pourraient jouer les trouble-fête tout de même avec leur F-16V qui a des arguments à faire valoir. Question politique avant tout : Washington cherche t il à compléter sa collection d'alliés en Asie ? Dacca estime-t-il que se rapprocher ostensiblement du grand rival de Pékin est sans inconvénient aucun vis-à-vis de la Chine ?
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Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
La rencontre au sommet planifiée pour le 16 juin entre Joe Biden et Vladimir Poutine approche à grands pas. Voici un résumé utile des échanges diplomatiques entre les deux hommes Nul doute que ce n'est pas un spectacle qu'il faut attendre lors de ce sommet, mais bien des négociations sérieuses et approfondies. -
Le journal Les Echos rapporte des propositions dans d'autres pays d'Amérique latine pour aller dans le même sens que le Salvador, et donne aussi des éléments de contexte intéressants sur a décision salvadorienne Officiellement, le président souhaite « améliorer la vie des familles aux bas revenus ». Les transferts internationaux s’en trouveront facilités, car possibles sans intermédiaires avec la cryptomonnaie. Or, l’argent provenant des émigrés salvadoriens représente 22% du produit intérieur brut. Pour Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier, il y aurait aussi « une volonté de s’écarter progressivement de la zone d’influence du dollar, ou en tout cas d’avoir une alternative », a-t-il déclaré sur BFM Business. Le dollar est également d’usage officiel en Equateur et au Panama. Par conséquent, les décisions de la banque centrale américaine ont des conséquences directes bien au-delà des Etats-Unis. Il en va souvent de même ailleurs dans le monde, mais indirectement, et cela malgré la désindexation des devises nationales du dollar (qui lui-même était indexé sur l’or), dans les années 1970 : « La promesse des taux de change flottant […] qu’aucun pays ne serait privilégié […], ça n’a pas fonctionné », constate Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP, toujours à l’antenne de BFM Business. (...) L’initiative de Nayib Bukele en faveur du bitcoin a trouvé un écho dans d’autres pays d’Amérique latine : trois élus respectivement au Paraguay, en Argentine et au Panama, ainsi qu’un homme politique au Brésil, ont dans le sillage affiché leur soutien aux cryptomonnaies sur Twitter, une information repérée par le site BTC Times. (...) Tous les protagonistes ayant réagi aux propos de Nayib Bukele se distinguent par une mise en valeur de l’entreprenariat. Certains y verront une manière pour cet espace géographique de renouer avec le penseur ultra-libéral Friedrich Hayek, apprécié des libertariens, qui s’oppose à l’immixtion de la puissance publique dans la sphère monétaire et qui visita à plusieurs reprises le Chili de Pinochet. Ce dernier fut d’ailleurs influencé sur le plan économique par ses thèses. A la différence que le dictateur chilien fut soutenu par les Etats-Unis. Le bitcoin pourrait bien devenir un instrument du renversement des rapports de force en Amérique latine. Bon, cela dit, il faut entendre la mise en garde de l'ancien président américain Donald Trump "Le bitcoin, ça ressemble juste à une arnaque", a déclaré M. Trump. "Je n'aime pas ça parce que c'est une autre monnaie en concurrence avec le dollar". Il a ajouté qu'il voulait que le dollar soit "la monnaie du monde". Je dirais plus exactement que Donald Trump veut que le dollar reste la monnaie du monde.
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Le Rwanda, les accusations, les droits de réponses
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Il faut encore ajouter que le dirigeant devant lequel le président Macron s'est placé, et la France avec lui, en position d'humiliation sur la base d'accusations fausses, le président Paul Kagamé, non content d'être un dictateur comme Patrick Robert le rappelle à raison, porte encore une lourde responsabilité dans les deux guerres du Congo de 1996 à 2002, qui avec 4 à 6 millions de morts, essentiellement des civils victimes de massacres à grande échelle, est la guerre la plus meurtrière au monde depuis la seconde guerre mondiale. Kagamé est probablement parmi tous les chefs d'Etat du monde celui qui a sur la conscience le plus de massacres. Et c'est devant cet homme que Emmanuel Macron est allé s'humilier et la France avec lui ! -
Le Salvador devient le premier pays au monde à reconnaître Bitcoin comme monnaie légale Il ne s'agit pas seulement de reconnaître la légalité d'une transaction en Bitcoin lorsque à la fois acheteur et vendeur souhaitent l'utiliser comme moyen de paiement. La loi rend obligatoire d'accepter un paiement en Bitcoin. Il est également possible de payer les impôts et contributions en bitcoin. L'État garantira, à travers la création d'un trust dans la Banque de développement d'El Salvador (BANDESAL), la convertibilité automatique du bitcoin en dollar. La valeur d'échange de cette crypto-monnaie en dollars sera établie par le marché, conformément à la Loi. Cela ne veut pas dire que le bitcoin vienne remplacer la monnaie actuellement utilisée (dollars des États-Unis). Selon le président Nayib Bukele, la création d'une infrastructure financière moderne basée sur le bitcoin créera des emplois à court terme. De plus, il considère qu'il y aura inclusion financière, puisqu'il y a actuellement des milliers de personnes qui sont en dehors de l'économie formelle : Concrètement, 70% de la population salvadorienne n'a pas de soutien bancaire. Art.1. Le but de cette loi est de réglementer le bitcoin en tant que monnaie ayant cours légal avec pouvoir libérateur illimité pour toute transaction, pour tout type de transaction que les personnes physiques ou morales publiques ou privées exigent de réaliser. (...) Art.4. Les contributions fiscales peuvent être payées en bitcoin. Art.5. Les échanges en bitcoins ne seront pas soumis à l’impôt sur les plus-values, comme toute monnaie ayant cours légal. Art.6. À des fins comptables, l’USD sera utilisé comme devise de référence. Art.7. Tout agent économique doit accepter le bitcoin comme moyen de paiement lorsqu’il est demandé par quiconque acquiert un bien ou un service. Art.8. Sans préjudice des actions du secteur privé, l’État fournira des alternatives permettant à l’utilisateur d’effectuer des transactions en bitcoin et d’avoir une convertibilité automatique et instantanée de bitcoin en USD s’il le souhaite. Par ailleurs, l’Etat favorisera la formation et les mécanismes nécessaires pour que la population puisse accéder aux transactions en bitcoins. Une traduction complète de cette loi est disponible ici. Le Salvador avait jusqu'ici une seule monnaie officielle : le dollar américain. Il en a désormais deux, USD et BTC. Il ne contrôlait pas le dollar américain, il ne contrôle pas le bitcoin non plus, de ce point de vue pas de changement. Une différence tout de même, le bitcoin du moins n'est contrôlé par personne, à la différence du dollar américain. C'est une monnaie et un moyen de paiement neutre entre les différents pays et les différentes souverainetés. Le premier... et pas le dernier ?
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OVNI et forces armées des États-Unis
Alexis a répondu à un(e) sujet de Chevalier Gilles dans Engins spatiaux, Espace...
Rôooooh, tout de suite le complotisme... Le CMI américain ne ferait jamais une chose pareille, voyons ! Le New York Times a eu accès à ce rapport avant sa publication. Sa seule conclusion ferme serait que les observations en question ne sont pas dues à des technologies secrètes américaines. Selon le New York Times, qui a pu consulter ce rapport avant sa publication attendue fin juin, la plupart des phénomènes observés ces dernières années par les pilotes militaires américains restent difficiles à expliquer. La direction des services de renseignement (DNI), qui a chapoté l'enquête, conclut en effet avec certitude que la vaste majorité des plus de 120 incidents de ce type ne sont pas liés à des technologies testées par l'armée américaine. Mais c'est la seule conclusion ferme du document. (...) Pour le Pentagone, les accélérations des objets filmés par les pilotes et leur capacité à changer de direction restent difficiles à expliquer. Hypothèse privilégiée : celle d'un espionnage. Les services de renseignement américains craignent que la Chine ou la Russie testent des technologies hypersoniques, se déplaçant à 10, voire 20 fois la vitesse du son, et très manœuvrables, selon un des responsables cités par le journal. Le fait de privilégier l'hypothèse que d'autres nations testent des engins extraordinaires montre en tout cas que certains au moins des responsables cités ne perdent pas le Nord