Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Alexis

Members
  • Compteur de contenus

    17 235
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    281

Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Sans compter la Suisse. Moi je dis qu'on ne se méfie pas assez de la Suisse.
  2. Creusant un peu : 1. La rumeur comme quoi la réunion du 23 avril du Conseil de la Fédération de Russie aurait été décidée en urgence est issue du député du parlement de St Pétersbourg Boris L. Vishnevsky, du parti Yabloko - opposition libérale-sociale, très minoritaire. En Fédération de Russie, ils ont lancé une rumeur sur la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de la Fédération le vendredi 23 avril. Il s'agit de la chambre haute du parlement russe, qui a le pouvoir principal de nommer les hauts fonctionnaires et de décider de l'utilisation des troupes russes en dehors de la Fédération de Russie. En 2014, c'est cet organe qui a pris la décision sur l'utilisation des troupes russes en Ukraine. La rumeur a été lancée par le député de l'Assemblée législative de Saint-Pétersbourg Boris Vishnevsky. Cependant, le chef du comité du Conseil de la Fédération sur les règles de Timchenko a nié l'urgence de la convocation, appelant la réunion proposée prévue, qui sera consacrée à la discussion du message d'aujourd'hui de Poutine. Sans aucun doute, cela peut être la voltige la plus élevée du bluff politique utilisé par Poutine pour faire chanter l'Occident et l'Ukraine. Mais cela peut aussi devenir un scénario probable dans le prétendu resserrement des circonstances. Il pourrait s'agir : - D'une erreur de bonne foi du député local en question - D'une attaque politicienne contre Poutine - D'une alerte justifiée, mais Poutine ne viserait qu'à augmenter les tensions par ce qui ne serait qu'une manœuvre de communication - D'une alerte justifiée, alors que Poutine préparerait les esprits à une action militaire contre l'Ukraine. Dans ce dernier scénario, l'avertissement du président russe lors de son discours aujourd'hui Mais si quelqu'un perçoit nos bonnes intentions comme de l'indifférence ou de la faiblesse et que lui-même a l'intention de brûler ou même de faire sauter ces ponts, il doit savoir que la réponse de la Russie sera asymétrique, rapide et dure. Les organisateurs de toutes provocations qui menacent les intérêts fondamentaux de notre sécurité regretteront ce qu'ils ont fait d'une manière qu'ils n'ont pas regretté depuis longtemps. (...) Mais j'espère que personne ne songera à franchir la soi-disant ligne rouge par rapport à la Russie. Et où cela aura lieu, nous déterminerons nous-mêmes dans chaque cas particulier. serait à comprendre comme la phase initiale d'une attaque sous faux drapeau qui serait à venir. 2. A noter aussi que le président du Parti communiste Guennadi Zyuganov (opposition "autorisée" de gauche, conçue pour exister sans gêner le parti du Président, et se gardant bien de dépasser les limites) a proposé de profiter de la réunion du Conseil de la Fédération du 23 avril pour décider de reconnaître les deux Etats apparus dans le Donbass depuis la guerre civile ukrainienne et annoncer que la Russie les protégerait. "Nous devons déclarer officiellement que nous les reconnaissons et les protégerons, y compris par des moyens militaires", a déclaré Zyuganov citant la chaîne de télégramme Radiotochka NSN. Il a également exprimé son scepticisme quant aux capacités de l'armée ukrainienne, notant qu'elle n'a rien pour mener une guerre moderne. "L'armée en Ukraine est maintenant 10 fois pire que dans les années 1990", estime le chef du Parti communiste de la Fédération de Russie. Il a également noté que toutes les installations militaires de l'Ukraine peuvent être abattues sans entrer dans le pays. Il pourrait s'agir d'une manœuvre de préparation des esprits, d'accord avec le président. Ou au contraire Zyuganov pourrait prendre volontairement le rôle du boutefeu, de manière à donner l'occasion à Vladimir Poutine d'apparaître par comparaison comme un pacifiste décidé. 3. Enfin, la suite de l'article est intéressante, avec des précisions qui donnent à penser que le député local de Yabloko Boris Vishnevsky ne raconte pas nécessairement n'importe quoi Auparavant, la chef du Conseil de la Fédération, Valentina Matvienko, avait annoncé une réunion de la chambre haute du parlement le 23 avril, expliquant que les instructions données par le président russe Vladimir Poutine le 21 avril lors de l'annonce du message nécessiteraient "une mise en œuvre rapide. " Comme l'a rapporté Rosbalt, le député de l'Assemblée législative de Saint-Pétersbourg Boris Vishnevsky, commentant ces informations, a noté que le Conseil de la Fédération n'adopte pas de lois, y compris celles mettant en œuvre les décrets présidentiels. Il a également exclu qu'immédiatement après le message, ils changeraient rapidement le procureur général ou les juges des juridictions supérieures, ou la Chambre des comptes, ce qui nécessiterait l'approbation du Conseil de la Fédération. Vishnevsky a expliqué que le Conseil de la Fédération n'a que trois pouvoirs opérationnels - l'approbation d'un décret présidentiel sur l'introduction de la loi martiale; l'approbation du décret présidentiel sur l'introduction de l'état d'urgence; résoudre la question de la possibilité d'utiliser les forces armées en dehors du territoire de la Fédération de Russie. Reste bien évidemment la possibilité d'une manœuvre de communication pour augmenter les tensions de la part de Vladimir Poutine. Dans ce cas, sauf à imaginer l'introduction de la loi martiale ou de l'état d'urgence (et pourquoi ?), le Conseil pourrait par exemple autoriser sur le principe le président à employer les forces armées hors du territoire de la Fédération - carte qu'il garderait dans sa manche sans l'utiliser sur le mode "à bon entendeur salut" ? Et encore un "scénario intermédiaire" entre la manœuvre de communication et l'attaque du territoire ukrainien : reconnaissance de la RPD et de la RPL et déploiement officiel de forces russes sur place. Et enfin, le scénario de l'attaque pour libérer Marioupol et / ou Kharkov. Je n'y crois guère parce que je n'y vois aucun avantage pour la Russie et plus d'un inconvénient. Sauf à imaginer une distraction nécessaire pour écarter définitivement le risque de contestation en représentant le pays comme opposé à des adversaires puissants et vicieux - tant pis pour la position internationale de la Russie, priorité à la position du pouvoir actuel en Russie ? Ou une manœuvre dans le cadre d'une stratégie coordonnée avec la Chine... vous dites ? Qui est ce Tom Clancy qui doit sortir de quel corps ? Je m'appelle Alexis !
  3. Je suis surpris qu'il leur ait fallu si longtemps pour ne serait-ce que commencer à le planifier. Les appareils stockés à l'air libre, voire même parfois en rangs d'oignon, sont particulièrement vulnérables, et pas seulement à la corrosion. Les forces aériennes égyptiennes, syriennes et jordaniennes se souviennent sans doute encore de l'Opération Focus du 5 juin 1967 L'opération Focus (en hébreu : מבצע מוקד, Mivtza Moked) était la première frappe aérienne d'Israël au début de la guerre des Six Jours en 1967. Elle est parfois appelée "frappe aérienne du Sinaï". À 7 h 45 le 5 juin 1967, l'armée de l'air israélienne (IAF), sous la direction du général de division Mordechai Hod, lance une frappe aérienne massive qui détruit la majorité de l'armée de l'air égyptienne au sol. Suite aux attaques syriennes, jordaniennes et irakiennes en représailles, l'armée de l'air israélienne bombarde les bases aériennes de ces pays. À midi, les forces aériennes égyptiennes, jordaniennes et syriennes, avec environ 450 avions, étaient détruites. Elle a également réussi à mettre hors d'état de nuire 18 aérodromes en Égypte, entravant les opérations de l'armée de l'air égyptienne pendant toute la durée de la guerre, et reste l'une des campagnes d'attaque aérienne les plus réussies de l'histoire militaire.
  4. Personnellement, ce qui me frappe dans cette affaire n'est pas le fait que les services russes ciblent les fournisseurs de munitions livrant leur ennemi. Cette explosion a eu lieu en pleine guerre du gouvernement de Kiev contre les habitants de Donbass. Et je crois que pas mal d'autres Etats auraient agi de manière similaire - nous y compris. Ce qui me frappe c'est l'incompétence de ces gens Parce qu'enfin ça s'accumule ! - Détruire des armes destinées à l'Ukraine en 2014 - Plus un échec qu'un succès, elles sont effectivement détruites mais deux citoyens tchèques qui n'avaient rien à y voir sont tués, d'où grave problème diplomatique pour Moscou au final - Tuer le trafiquant d'armes en 2015 - Echec, il survit - Tuer un ancien agent russe "retourné" par les Britanniques - Grave échec, non seulement il survit, mais un citoyenne britannique est tuée, d'où grave problème diplomatique. Lié ou pas, le chef du GRU meurt quelques mois plus tard "de maladie", peut-être parce que le MI-6 est plus au point que le GRU ? - Tuer un opposant dangereux par ses enquêtes anticorruption - Grave échec, non seulement il survit, l'affaire devient internationale et les vidéos exposant la corruption de Poutine deviennent encore plus efficaces tandis que des manifestations sans précédent depuis 2012 sont organisées en Russie Je serais à la place de Poutine, j'envisagerais de demander au GRU de défendre les intérêts des Etats-Unis... peut-être est-ce les résultats seraient meilleurs pour la Russie ? Il est certain que l'occidentalisation de la Russie est une entreprise vouée à l'échec. On pourra donner comme exemple l'occidentalisation du Japon qui est un échec - le Japon est toujours japonais, merci pour lui. L'occidentalisation de la Corée est également un échec. Et encore celle de l'Inde, qui continue à être indienne. On pourra aussi y rajouter l'Espagne, qui n'est pas occidentalisée puisqu'elle est toujours espagnole. Rappelons que "occidentalisé" signifie selon le cas "francisé" (point de vue napoléonien il y a deux siècles) ou "américanisé" (point de vue états-unien contemporain) Ajoutons encore le Mexique, le Pérou et tant d'autres pays qui ne sont occidentalisés puisque toujours mexicain ou péruvien. =>Donc l'occidentalisation de la Russie échouera En revanche, il n'est pas du tout exclu que les Russes se dotent à un certain moment d'un régime démocratique. Tout comme Espagnols, Allemands, Indiens, Mexicains et tant d'autres Une chose qui me frappe personnellement c'est l'absence d'abris individuels renforcés pour ces appareils pourtant aussi précieux et rares pour la Russie que ne le sont les Rafale pour la France
  5. Merci pour la référence, je creuse un peu et je trouve une histoire intéressante. La division Dzerjinski avait été débaptisée et renommée "division indépendante opérationnelle". En septembre 2014, elle a retrouvé son nom originel. C'est aujourd'hui une unité d'élite dédiée à la sécurité intérieure, équipée y compris de blindés, et forte de 18 000 hommes. Compte tenu de la taille des effectifs, du soutien logistique et du niveau de formation du personnel, la division est en mesure d'accomplir de manière autonome des tâches militaires très spécifiques et générales. L'expérience du personnel dans l'élimination des émeutes et la participation à des opérations de contre-terrorisme indique une grande disponibilité au combat de l'unité. La division est entièrement motorisée, mobile et en état de préparation constante au combat. En peu de temps, les unités ODON peuvent être transportées par avion en n'importe quel point de la Russie pour effectuer des tâches inattendues. C'est une unité dont la France n'a pas vraiment l'équivalent il me semble - je ne suis pas sûr de le regretter La gendarmerie mobile serait la plus proche, sans doute. Je dois m'incliner devant le maître ... Même moi je n'aurais pas osé. Quant à Josep Borrell, il est en train de pleurer dans un coin - il ne veut plus être clown représentant de l'UE, il n'y croit plus. Mais je défendrai ton évaluation contre tous les douteurs ! D'une part le nombre de locuteurs du russe en première langue ou en langue seconde est estimé à 280 millions, d'autre part il ne faut pas oublier les "douze légions d'anges" dont parlait Jésus au jardin de Gethsemani - car la Russie est la troisième Rome, donc sainte - et chacun sait qu'une légion angélique compte environ 5,3 millions de combattants - et les anges ils ont l'air gentil comme ça, mais faut pas les chercher. Le compte y est ! Bon, Dzerjinski + Orthodoxie, je crois avoir bien résumé les autorités russes actuelles
  6. L'estimation publique de source réputée la plus récente que j'ai trouvée est celle-ci, de source l'IISS et Jane's - voir la figure 1 - avec la décomposition suivante : Terre - 280 000 Air - 165 000 Marine - 150 à 160 000 Missiles stratégiques - 50 000 Troupes aéroportées - 45 000 Spetsnaz - 17 à 20 000 Soit un total de 707 à 720 000 militaires d'active. Et des forces terrestres "au sens français" de 345 000 militaires en y comptant parachutistes et forces spéciales comme on le fait en France =>L'armée russe, en termes d'effectifs, c'est trois fois l'armée française. Ce qui est à la fois beaucoup, et pas tant que ça vu que la population russe est égale à 2,2 fois celle de la France et surtout que le pays est extrêmement vaste et à la différence de la France n'est pas entouré d'alliés Quelques points supplémentaires intéressants : - Le chiffre de 1,014 million, c'est l'effectif autorisé par la loi - "Les conscrits, cependant, représentent toujours un grand pourcentage de la force globale, bien qu'ils soient exclus du combat par la loi russe." - "L'objectif de 425 000 soldats professionnels d'ici 2017 n'a pas été atteint ; il a été révisé à 476 000 d'ici 2025. En outre, les efforts visant à créer un corps de sous-officiers de style occidental ont été abandonnés, les officiers subalternes occupant les postes de sous-officiers et les soldats professionnels se concentrant plutôt sur l'accomplissement de rôles techniquement complexes" S'agissant des réservistes... ce qui compte, c'est le nombre de réservistes entraînés, nous le savons tous. J'émets de forts doutes qu'ils soient très nombreux. L'armée russe est puissante, nul n'en disconviendra. Mais elle a aussi ses propres limitations et faiblesses.
  7. De fait, et c'est dommage pour le Danemark, qui aurait sinon l'armée la plus puissante à l'ouest de la Russie. Rapport au Groënland. En parlant de taille de l'armée russe, rappelons : 1. Que son effectif de temps de paix est estimé à 280 000 hommes, ou à la rigueur 325 000 en ajoutant les troupes aéroportées comptées à part 2. Que pas moins de 150 000 soldats russes ont été déployés à la frontière de l'Ukraine. C'est-à-dire la moitié ! Enfin... s'il faut en croire le Haut Comique de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell. Selon l’Union européenne, environ 150.000 soldats russes seraient déployés près de frontière ukrainienne l’estimation avancée par le Pentagone, qui avance le chiffre de 40.000 soldats. Soit un niveau comparable à celui qui avait été observé au déclenchement du conflit dans le Donbass, où ses séparatistes pro-russes sont aux prises avec les forces gouvernementales ukrainiennes depuis 2014 À Kiev, on estime que 90.000 soldats russes ont été déployés. Et que leur nombre pourrait grimper à 110.000. C’est en effet ce qu’a affirmé l’ambassadeur d’Ukraine en Allemagne, Andrij Melnyk, lors d’un entretien donné à la radio Deutschlandfunk, la semaine passée. Cette estimation, a-t-il dit, repose sur les informations des services de renseignement ukranien. Mais, ce 19 avril, Josep Borrell, le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a livré des chiffres encore plus élevés. « Il y a un risque d’escalade avec le déploiement de 150.000 militaires russes à la frontière avec l’Ukraine. Il s’agit du déploiement le plus massif auquel nous ayons jamais assisté. C’est préoccupant. On n’est pas à l’abri d’un incident », a en effet déclaré M. Borrell, à l’issue d’une visio-conférence avec les ministres des Affaires étrangères de 27 États membres de l’UE, ainsi qu’avec Dmytro Kouleba, le chef de la diplomatie ukrainienne. Moi je dis que Josep sous-estime, afin de ne pas effrayer le bon peuple. Je tiens de source sûre que pas moins de 350 000 soldats russes sont déployés à la frontière de l'Ukraine ! Bon ça va comme ça ? Je peux l'avoir, le boulot de Josep (et son salaire) ? J'ai déjà préparé l'accessoire principal...
  8. Félicitations pour ce bel exemple de figure de style. Tu l'as bien mérité ...
  9. L'image illustrant l'article de Hürriyet présente un PHA type Mistral avec d'autres bâtiments... bref, elle n'a rien à voir avec l'incident. Selon le journal grec, c'est la première fois que la Turquie ne se contente pas d'envoyer un contre-Navtex illégal en prétendant que la ZEE grecque est en fait la ZEE turque, et qu'elle tente de chasser un navire civil des eaux internationales par l'intimidation militaire (j'écris "tente" parce qu'il n'est pas clair si le navire civil et la frégate grecque se sont pliés à l'intimidation ou pas) Reste à vérifier ce qui est réel là-dedans, clairement. Mais si c'est confirmé, Ankara est en train non de continuer des provocations, mais de passer à l'échelon supérieur. Dans ce cas, et dans ce cas seulement bien sûr, il serait probablement préférable de mettre le holà tout de suite en renvoyant l'Atalante avec escorte militaire (frégate + Rafale en second échelon) et de faire exprès de poursuivre des recherches en plein dans la partie de la ZEE grecque que la Turquie conteste. Ceci afin de faire changer de comportement Ankara maintenant, sachant que ce serait plus difficile plus tard.
  10. Euh non pas tout à fait : - En Libye elle a atteint son objectif minimal d'empêcher l'effondrement du gouvernement de l'ouest à Tripoli dont les islamistes et les Frères musulmans avaient pris le contrôle. Mais elle a échoué à étendre la zone de contrôle de ce gouvernement pour en faire une zone économiquement viable lorsqu'elle a du renoncer à conquérir Syrte, porte de la Libye orientale où se trouve le pétrole. Renoncement obligé lorsque son plan de monter une base aérienne projetée à Al Watiya a du être abandonné, parce que les AASM bombes guidées tombaient dru et lorsque l'Egypte lui a signifié clairement qu'une tentative turque vers Syrte mènerait à la guerre. En attendant, la Turquie a certes tiré de cette aventure un document assez ridicule de délimitation de frontière maritime entre Libye et Turquie, mais à part pour la communication interne à quoi sert-il ? => Succès 50% et c'est bien payé - L'offensive turco-azérie au Haut-Karabagh est un succès clair => Succès 100% - Le "racket" de l'UE n'en est pas : il y a prestation de services par le blocage du plus gros de l'immigration clandestine vers l'Europe. Je n'aime pas du tout cette solution qui revient à demander à quelqu'un d'autre de faire le "sale boulot" à notre place, mais il s'agit bien d'une prestation de services => Non pertinent - Elle devient effectivement un acteur notable du marché de l'armement... mais se prend des embargos sur certains composants de ses drones (Canada), refus de coopérer avec elle sur la transmission des chars de combat (Allemagne) et leur blindage (France), refus d'exportation d'avions de chasse (Etats-Unis). Je ne suis pas sûr que les recettes des ventes de drones TB2 et d'autres matériels compensent l'inconvénient de voir la modernisation de ses chars, ses avions de combat et peut-être ses sous-marins rendue beaucoup plus difficile... =>Succès 30% et encore... - Elle ne s'est absolument pas imposée en Méditerranée orientale. Elle a fait beaucoup de bruit et de mouvements de menton oui : pour un résultat nul. Les limites lui ont été clairement rappelées, et son adversaire la Grèce a reçu tout le soutien utile en matière d'exportation d'armement (France, Etats-Unis) comme de partenariat stratégique (France) => Succès 0% - Je ne suis pas sûr qu'elle "assure l'essentiel" en Syrie. Son partenaire l'Etat islamique a bien perdu son contrôle territorial et n'est plus un allié de revers contre les Kurdes. Elle s'est bien créé un réservoir de mercenaires djihadistes utiles pour exporter la guerre en Libye ou dans le Caucase, c'est pratique mais ce n'est pas un avantage si grand. La lutte de la Turquie contre les autonomistes / indépendantistes kurdes est de toute façon générationnelle, le résultat de toute cette affaire c'est à dire l'établissement d'une zone contrôlée par les Kurdes en Syrie n'en est qu'un épisode => Succès 30% et c'est encore généreux au regard de l'inconvénient stratégique pour la Turquie de la pérennisation d'une autonomie kurde en Syrie On est clairement en-deçà d'un demi-succès.
  11. La réalité semble différente... mais encore plus bizarre. Si j'en crois le site de référence MarineTraffic, l'Atalante se situe en ce moment à l'ouest de l'île grecque de Karpathos, et voici le chemin qu'il a suivi dans les dernières 24 heures Ce qui est remarquable, c'est que non seulement il est à l'intérieur de la ZEE grecque, et n'en est pas sorti pendant cette période... mais il n'est même pas rentré dans la pseudo-ZEE turque que Ankara revendique ! Voir la carte des revendications turques ici. Autrement dit, la Turquie ne parvient même pas à être cohérente dans ses prétentions !
  12. Comment dit-on en hébreu "Il m'emm..de, celui-là" ? Et comment dit-on en anglais "Vos désirs sont des ordres, cher Joe" ?
  13. A titre documentaire, voici un article publié le 10 avril dans la version russe de Rossia Sevodnia, agence d'information du gouvernement russe qui diffuse notamment sous le nom de Spoutnik. Il s'agit donc ici, non de la propagande gouvernementale russe à destination de l'étranger, mais de la propagande interne. Le sujet principal est la politique à adopter envers l'Ukraine, dans le cas où elle mènerait une agression contre le Donbass. Le journaliste - qui est loin d'être un simple petit scribouillard - discute et détaille la manière dont l'Ukraine devrait être dénazifiée. Après la victoire russe, donc. Puisqu'en sept ans depuis la prise du pouvoir par les insurgés du Maïdan en 2014, ce pays a été profondément nazifié. C'est du moins ce que dit l'un des principaux journalistes de l'agence gouvernementale russe d'information à visée interne. J'ai fait le choix de copier la traduction toute entière, parce que l'ensemble du texte "vaut le détour"... c'est le moins qu'on puisse dire Pour limiter la place prise sur le fil, c'est dans une fenêtre "révélation" De quelle Ukraine nous n'avons pas besoin Note sur la manière de trouver de tels articles : 1. Etre informé que dans les derniers jours et semaines, le discours à la télévision russe est beaucoup plus extrême, des journalistes allant jusqu'à affirmer que l'Ukraine ne devrait pas exister puisqu'en fait c'est une partie de la Russie 2. Traduire la phrase "L'Etat ukrainien ne devrait pas exister" du français au russe dans DeepL.com 3. Copier coller le résultat dans un moteur de recherche 4. Explorer les liens qui ressortent, et choisir celui de RIA.ru puisque c'est un grand réseau d'information Noter en passant que l'article trouvé ne représente pas l'opinion la plus extrémiste. Puisqu'il n'appelle pas à la disparition de l'Etat ukrainien indépendant. Et propose comme objectif final après la "dénazification" de faire de l'Ukraine un pays neutre à l'image de l'Autriche ou de la Finlande après la seconde guerre mondiale.
  14. Les Européens, oui. D'ailleurs, ils l'ont déjà fait. Ca s'appelle les accords de Minsk de 2015, négociés entre Ukraine et Russie, France et Allemagne jouant les médiateurs. Le problème bien sûr c'est que la Rada de Kiev a refusé le processus politique inclus dans ces accords, qui devait concéder un degré d'autonomie au Donbass. Depuis, le conflit est resté "gelé", enfin presque puisque périodiquement on s'y bombarde et on s'y tue à petit feu, quelques dizaines de morts par an peut-être. Réactiver les accords de 2015, avec l'Ukraine qui ferait vraiment sa part, et les deux parrains ouest-européens qui feraient pression sur la Russie pour que les accords soient appliqués du côté séparatiste aussi ? Avec un dispositif carotte + bâton, à base de modulation des sanctions européennes envers la Russie (ça peut être moins, ça peut aussi être plus) et d'aide européenne pour l'Ukraine (un peu, beaucoup, voire rien du tout), en fonction des actes de ces pays pour appliquer les accords ? Ca pourrait se tenter. Bon, bien sûr, il faudrait que ces Messieurs à Kiev et Moscou daignent entrer dans la danse. Il faudrait que ces Messieurs à Washington, Varsovie et autres lieux soient maintenus à bonne distance. Et il faudrait que ces Messieurs à Paris et Berlin assument une position de "bons offices" et d'entremetteurs, plutôt que de partisans obligés même si légèrement grognons de la "ligne dure" que les Etats-Unis poussent puisqu'elle les sert. Mais ce n'est pas impensable. A mon sens, une initiative diplomatique commune franco-allemande en ce sens, publique, franche et appuyée, serait une bonne chose. Avec naturellement la contrepartie en filigrane : "Si vous ne nous suivez pas dans cette danse, alors nous nous lavons les mains de la suite"
  15. Ca manquait encore, ça L’Ukraine envisagerait de redevenir une puissance nucléaire en cas d’un refus de son adhésion à l’Otan Andrij Melnyk, l’ambassadeur d’Ukraine en Allemagne (...) « Soit nous faisons partie d’une alliance comme l’Otan et nous contribuons également à rendre cette Europe plus forte, que cette Europe devienne plus sûre d’elle-même, soit nous n’avons qu’une seule option, celle de nous armer et, peut-être, envisager un statut nucléaire. Sinon, comment pourrions-nous assurer notre défense? », a ainsi lâché le diplomate. Je suis d'accord avec l'auteur de l'article que ce n'est pas crédible à court terme - il l'écrit, "L’Ukraine n’a ni les moyens, ni les compétences pour se doter de l’arme nucléaire". Cela dit, je ne serais pas trop affirmatif sur l'absence totale de compétences et de moyens. L'Ukraine dispose de 15 réacteurs nucléaires civils. Le fait qu'elle achète son combustible nucléaire à l'étranger - Russie et plus récemment Etats-Unis - montre qu'elle n'a pas d'installation d'enrichissement établie, mais enfin elle ne doit pas être tout à fait dénuée de compétences... Il faudrait certes des années, et une volonté politique durable, appuyée de budgets qui ne soient pas gâchés par la corruption, et il faudrait résister à la pression diplomatique en cas de retrait du TNP. Mais enfin si les Ukrainiens le voulaient vraiment, j'imagine qu'ils pourraient construire des armes nucléaires simples, ainsi que des missiles balistiques moyenne portée - ce qui leur suffirait bien. Sauf bien sûr si la Russie réagissait à ce projet non par une pression diplomatique, mais par des actions militaires.
  16. François, il n'en rêvait pas de cette décision. Il l'avait prise dès 2012, faisant son Joe Biden avec neuf ans d'avance. Et il avait eu raison.
  17. C'est une bonne idée, car un hélicoptère d'attaque est incomparablement plus mobile qu'un char d'assaut Et avec tous les gülenistes et les autres traîtres, on n'est jamais trop prudent, hein Place Tian An Men, Pékin, 1989
  18. Au-delà de la question de savoir si la lettre de refus a été envoyée dans les formes, si les formules de politesse étaient correctes (et si le bureau de Von der Leyen compte ou non un sofa), il faut noter que la manœuvre ukrainienne est assez transparente l'invitation de Volodymyr Zelensky aux cérémonies du trentième anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine, prévues le 24 août à Kiev ainsi qu'au sommet inaugural de la plate-forme de Crimée du 23 août visant à améliorer l'efficacité de la réponse internationale à l'occupation de la Crimée par la Russie Autant célébrer l'anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine ne pose à l'évidence aucun problème, autant le sommet pour "améliorer l'efficacité de la réponse internationale à l'occupation de la Crimée par la Russie" est un évident coupe-gorge où il s'agirait pour Kiev de prétendre avec des trémolos qu'il est du devoir des invités de s'engager dans son entreprise vouée à l'échec de faire cesser l'intégration de la Crimée à la Fédération de Russie.
  19. A noter que la loi russe va jusqu'à accorder à Poutine l'immortalité. Bon, faut voir si Dieu est d'accord ...
  20. J'ai été voir par curiosité la source fiable entre toutes... Euh pardon je veux dire Kikipédia. Mais c'est pour dégrossir. Et la version russe, quand même. Pas taper ! Bon, ils annoncent pour les VVS : - 94 Su-35 en 2021 - 122 Su-34 en 2020 - 111 Su-30 SM et SM2 en 2020 - "plus de 100" MiG-31 BM en 2019 - 119 Su-27 en 2017 (mouais, j'imagine qu'ils sont en phase de retrait, il en reste peut-être moins maintenant) - 199 Su-25 en 2020 (je ne mettrais pas ma main au feu qu'ils pètent tous la forme) - "plus de 120" Su-24 en 2020 (mais en comptant les MP aussi) - 120 MiG-29 en 2020 (là encore, je ne jurerais pas qu'ils volent tous) Sans oublier naturellement l'plus beau - 1 Su-57 en service La version la plus optimiste du total arriverait à plus de 980 avions de combat en ligne dans les VVS (excluant donc ceux de la Marine) Il est peut-être plus réaliste de compter sur 700 à 850, en comptant que les Su-35, -34, -30 et les MiG-31 sont tous opérationnels pour de bon, et que 50% à 75% du total Su-27, -25, -24 + MiG-29 sont véritablement opérationnels. Ca reste de toute façon très respectable, même si bien sûr les Su-27 et surtout Su-25, Su-24 et MiG-29 ne sont pas des bêtes de première jeunesse. D'autant plus qu'il faut compter encore avec les bombardiers régionaux et autres bombardiers stratégiques. L'Armée de l'air ne comptait que 219 avions de combat en 2020 (102 Rafale + 117 Mirage-2000 de divers types), soit entre un quart et un tiers du total "opérationnel" des VVS, et la moitié du total "opérationnel et moderne"
  21. Dans ce scénario, c'est Pékin qui se serait chargé de "compenser" la Russie pour son effort supplémentaire. Une superpuissance trouvera sans difficulté le moyen d'intéresser une "simple" puissance majeure si elle le souhaite. Mais je le répète : scénario hypothétique. Plutôt dans le genre "Et si ?" N'oublie pas que les forces russes sont innombrables et ont des réserves infinies. C'est du moins la représentation qui en a été donnée, notamment durant la seconde guerre mondiale. Et si certains ne se sont pas encore aperçus que la Russie est aujourd'hui fort loin de cette image d'Epinal... je suis sûr qu'on ne s'en offusque pas trop à Moscou Je rappelle par ailleurs que la Russie combat pour la Liberté. C'est en tout cas la propagande américaine qui le dit, et je pense qu'on peut lui faire confiance sur ce point
  22. Waouh ! La séquence est impressionnante... 1. Les Etats-Unis se préparent à envoyer 2 navires de guerre en Mer Noire - des contre-torpilleurs semble-t-il, les USS Donald Cook et USS Roosevelt. Ce qu'ils ne font pas tous les jours, mais c'est très loin d'être la première fois. Ces navires sont prévus pour passer le Bosphore les 14 et 15 avril 2. Le vice-ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Ryabkov déclare le 13 avril "Nous avertissons les États-Unis qu'ils feraient mieux de ne pas s'approcher de la Crimée, de notre côte de la mer Noire. Ce serait pour leur propre bien" 3. On apprend le 14 avril que en fait non. Nan y avait malentendu. On n'y va pas, en fait. Ce n'est pas un changement, hein, c'est juste qu'on fait ce genre de déclaration tout le temps et au cas où seulement, voyez, et puis on n'y va pas parce qu'on l'a décidé autrement - juste comme ça. Enfin bref, on n'y va pas. Et excusez-nous de vous demander pardon Rappelons que la Mer Noire, même difficilement accessible seulement par le Bosphore, est une partie de l'Océan mondial. La liberté de navigation s'applique... du moins du point de vue du droit international. Or, la Russie a menacé d'attaquer les navires de guerre américains - ce qui serait un acte de guerre sans provocation préalable, toujours du point de vue du droit international. Et la réaction de la première puissance navale mondiale... est de reculer immédiatement ! Les Etats-Unis ne viennent-ils pas de concéder que la Mer Noire n'est pas une partie de l'Océan mondial... mais un lac russe ? Je ne suis pas sûr du tout que cette décision soit sage. Il y a une différence entre faire un défilé naval devant Sébastopol et faire simplement un passage en Mer Noire. Il était tout à fait possible aux navires américains de patrouiller sur la côte de Turquie et/ou de Bulgarie et Roumanie, sans s'approcher à moins de 100 km de Crimée ni de la côte de Russie du sud. Bref, il était possible de ne pas jeter d'huile sur le feu... tout en évitant de reculer devant une menace directe ! Ca me rappelle ce que Churchill a dit lors de l'intervention anglo-française sur Suez en 1956, sur le fond : je n'aurais peut-être pas commencé cette affaire, mais une fois qu'elle était entamée je n'aurais pas reculé. A mon avis, cette reculade américaine a été bien notée à Pékin. Où l'on considère depuis longtemps la mer de Chine du Sud comme un lac appartenant à la Patrie, quoi que puisse en dire le droit international...
  23. ♫ Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ♬ ... Ankara en ce temps-là ne faisait pas n'importe quoi Et même l'histrion d'aujourd'hui, ce sultan bien mimi Se trouvait mieux à faire que de partout croiser le fer ! Librement inspiré de Charles Aznavour... une chanson qui incite à la nostalgie d'un temps révolu
  24. C'est bien pour cela que je comprendrais pour ma part qu'ils aient attendu la confirmation scientifique complète et irréfutable que ce variant P1 était beaucoup plus dangereux, plutôt que de se baser sur l'impression partagée par beaucoup de personnes sur place dès janvier que c'était le cas. Je ne dis pas que je l'aurais approuvée, cette attente... mais du moins il aurait été possible de la comprendre, dans la mesure où il y avait un argument pour l'attente, qu'on l'approuve ou non. Le délai du 25 février au 13 avril n'a pas de justification d'aucune sorte. Il a bien évidemment des causes - parce que tout a des causes. Je ne vois pas d'autre cause possible que l'incurie.
×
×
  • Créer...