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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Ben si justement ils avaient dit oui ! Simplement ça a été finalement non en 2020... jusqu'à ce que finalement oui, après qu'on leur ait fait certaines concessions. Et puis maintenant c'est à nouveau non en 2021... mais ça pourrait être oui à nouveau, enfin si on veut bien signer là, là et puis encore là. Moi je suis de Normandie, et je dis que les Allemands doivent nous payer des royalties !
  2. "On parle de moi ?" Irak : la dette de Saddam Hussein (2004) A cela il faut ajouter les dettes militaires comprises entre 8 et 10 milliards de dollars, dont près de la moitié serait due à la France
  3. La question pendante concernant un tel nouvel "accord" serait sa stabilité. Une entente - synonyme de concessions de la part des voisins de la Chine - pourrait être souhaitable sur le fond, mais seulement si elle est stable dans la durée. Sinon, le pouvoir chinois la verrait comme une simple étape dans l'ascension de sa domination, étape qui en appellerait d'autres. Cette stabilité est à l'évidence impensable sans renouveau de vitalité de la part des pays autres que la Chine. Autant dire qu'avant de penser à un "nouvel accord"... il faudra faire ses devoirs. On en vient aux autres remarques de Henry K M. Kissinger a déclaré que les États-Unis trouveraient probablement difficile de négocier avec un rival comme la Chine qui serait bientôt plus grand et plus avancé dans certains domaines. Mais il a déclaré que l'Occident devait améliorer son jeu. "L'Occident doit croire en lui-même", a déclaré Kissinger. "C'est notre problème intérieur - ce n'est pas un problème chinois". Ajoutons que le discours sur le prétendu "Occident" ne doit évidemment pas tromper. Les intérêts des Etats-Unis et de la France ou des autres pays européens ne sont pas les mêmes. Et le renouveau éducatif et industriel de la France devra tout à elle-même, et rien aux autres, notamment au pays qui veut pérenniser sa direction mondiale en agitant l'épouvantail d'une future direction chinoise sur le monde. Ce point s'applique aussi, s'applique encore davantage au "télégramme encore plus long" publié dans l'Atlantic Council en janvier et dont j'ai parlé ici
  4. Les interprétations politiques de la Commune peuvent diviser, encore aujourd'hui. Je n'irai pas davantage sur ce terrain. Sauf pour rappeler la remarquable personnalité de Louis Rossel, le seul officier supérieur rallié à la Commune, fusillé à 27 ans pour "faire un exemple" après avoir refusé l'exil que Thiers était prêt à lui concéder. Quelqu'un à qui des gens comme De Gaulle ou Chevènement ont plus tard rendu hommage.
  5. En 1946, George Kennan chef de mission à l'ambassade américaine à Moscou écrit au secrétaire d'Etat un télégramme de 8 000 mots, le long telegram, qui propose une nouvelle stratégie pour les relations avec l'Union soviétique, laquelle donnera naissance à la doctrine Truman et la stratégie américaine d'endiguement de l'URSS pendant la Guerre froide. Le 28 janvier 2021, le laboratoire d'idées américain Atlantic Council publiait The Longer Telegram, "le télégramme encore plus long" - plus de 31 000 mots quand même ! - proposant là encore une nouvelle stratégie, cette-fois pour les relations avec la Chine. Je n'ai pas encore lu complètement ce texte - qui me semble être intéressant, pas un simple exercice "je fais la propagande du CMI" - je le partage déjà. Un point liminaire tout de même : se placer dans la filiation de Kennan, c'est à l'évidence une manière de se hausser du col, c'est aussi sous-entendre que la situation et les suites seront comparables. Or, cela n'a rien d'évident - D'abord, la Guerre froide était en grande partie un affrontement idéologique. Ce qui est moins vrai de la rivalité Etats-Unis <> Chine - Ensuite, l'interpénétration des économies américaine et chinoise est hors de toute mesure avec celle qui pouvait exister entre Etats-Unis et Union soviétique, qui était négligeable - Bien sûr, la Guerre froide s'est achevée lorsque l'URSS a implosé du fait de ses contradictions internes, et rien ne garantit un débouché similaire à la rivalité américano-chinoise - Notons encore qu'embarquer l'ensemble de la planète non-alignée sur la Chine dans la lutte des Etats-Unis pour conserver leur prééminence ne sera pas forcément aussi facile que pendant la Guerre froide. Si les Asiatiques sont à l'évidence inquiets du nationalisme chinois sur le plan militaire, les Européens n'ont guère de raison de s'inquiéter d'autre chose que de l'agressivité économique chinoise - or, en ce domaine, les Américains sont du point de vue européen tout autant des rivaux que les Chinois, pourquoi s'allier aux uns plutôt qu'aux autres ? A ce dernier sujet, le simple fait que le laboratoire d'idées qui lance ce télégramme encore plus long s'appelle "Atlantic Council" ne peut que laisser rêveur... parce que la Chine c'est un peu loin de l'Atlantique ! J'ajouterais encore que George Kennan, qui a vécu centenaire, a réagi à la marche américaine vers l'invasion de l'Irak d'une manière certes polie sur la forme, mais qui sur le fond pouvait être résumée par "Z'êtes pas un peu fous, non ?" Bref, il a prouvé, et même dans son grand âge, disposer d'un degré minimum de réalisme et de réflexion en matière stratégique - il avait d'ailleurs probablement beaucoup plus que ce minimum. Les auteurs et promoteurs de ce "télégramme le plus long", que disaient-ils, en 2003 ? C'est un point à vérifier, je dirais... Voici des extraits du "résumé" du texte de l'Atlantic Council. Rien que des extraits, parce que le "résumé" fait déjà 5 000 mots à lui tout seul Le défi le plus important auquel les États-Unis sont confrontés au XXIe siècle est la montée en puissance d'une Chine de plus en plus autoritaire sous la direction du président et secrétaire général Xi Jinping. La montée en puissance de la Chine, en raison de l'ampleur de son économie et de son armée, de la rapidité de ses progrès technologiques et de sa vision du monde radicalement différente de celle des États-Unis, a désormais un impact profond sur tous les intérêts nationaux majeurs des États-Unis. Il s'agit d'un défi structurel qui, dans une certaine mesure, a émergé progressivement au cours des deux dernières décennies. L'arrivée au pouvoir de Xi a considérablement accentué ce défi, et accéléré son calendrier. (...) La mission de la stratégie américaine à l'égard de la Chine devrait être de voir la Chine revenir à sa trajectoire d'avant 2013, c'est-à-dire au statu quo stratégique d'avant Xi. Il y a eu, bien sûr, de nombreux défis pour les intérêts américains pendant le second mandat de Hu, mais ils étaient gérables et ne représentaient pas une violation grave de l'ordre international dirigé par les États-Unis. Toutes les réponses politiques et stratégiques des États-Unis à l'égard de la Chine devraient donc être axées sur le principal objectif de Xi lui-même. (...) L'objectif politique primordial devrait être d'amener l'élite dirigeante chinoise à conclure collectivement qu'il est dans l'intérêt du pays de continuer à fonctionner au sein de l'ordre international libéral existant dirigé par les États-Unis plutôt que de construire un ordre rival, et qu'il est dans l'intérêt du parti, s'il souhaite rester au pouvoir chez lui, de ne pas tenter d'étendre les frontières de la Chine ou d'exporter son modèle politique au-delà des côtes chinoises. En d'autres termes, la Chine peut devenir un autre type de grande puissance mondiale que celle envisagée par Xi. La principale façon dont les États-Unis peuvent chercher à atteindre ces objectifs (tout en protégeant leurs propres avantages fondamentaux) est de modifier les objectifs et le comportement de la Chine. Une stratégie détaillée et opérationnalisée devrait comporter sept composantes intégrées : - Reconstruire les fondements économiques, militaires, technologiques et humains de la puissance nationale américaine à long terme. - Se mettre d'accord sur un ensemble limité de "lignes rouges" politiques applicables que la Chine devrait être dissuadée de franchir en toutes circonstances - Convenir d'un plus grand nombre d'"intérêts majeurs en matière de sécurité nationale" qui ne sont ni vitaux ni existentiels par nature, mais qui nécessitent une série de mesures de rétorsion afin de guider le comportement stratégique futur de la Chine - Identifier des zones importantes mais moins critiques où ni les lignes rouges ni la délimitation des intérêts nationaux majeurs ne sont nécessaires, mais où toute la force de la compétition stratégique devrait être déployée par les États-Unis contre la Chine - Définir les domaines où la poursuite de la coopération stratégique avec la Chine reste dans l'intérêt des États-Unis - ces "méga-menaces" comprennent le dérèglement climatique, les pandémies mondiales et la sécurité nucléaire - Mener une véritable bataille idéologique mondiale pour défendre les libertés politiques, économiques et sociétales contre le modèle d'État capitaliste autoritaire de la Chine. - Convenir de la stratégie ci-dessus sous une forme suffisamment granulaire avec les principaux alliés asiatiques et européens des États-Unis, de sorte que leur masse critique combinée (économique, militaire et technologique) soit déployée dans la défense commune de l'ordre international libéral dirigé par les États-Unis Ces sept composantes devraient être mises en œuvre par le biais d'un effort interagences et interallié entièrement coordonné, sous la direction centrale du conseiller à la sécurité nationale, étayé par une directive présidentielle bénéficiant du soutien politique bipartisan nécessaire pour traverser plusieurs administrations. (...) Les États-Unis doivent toujours garder à l'esprit que la Chine n'a pas d'autres alliés que la Corée du Nord, le Pakistan et la Russie, ce qui place Pékin dans une situation stratégique mondiale très défavorable par rapport aux États-Unis (...) En dernière analyse, le principal problème auquel sont confrontés les États-Unis face à la Chine de Xi n'est pas un problème de capacités militaires, économiques ou technologiques. C'est un problème de confiance en soi. Il existe une force subtile mais corrosive qui est à l'œuvre dans la psychologie nationale des États-Unis depuis quelque temps déjà, qui suscite le doute quant à l'avenir de la nation et encourage le sentiment que, en tant que pays, les meilleurs jours de l'Amérique appartiennent peut-être au passé. Les adversaires et les alliés le sentent également. Objectivement, un tel désespoir n'est pas fondé. Les États-Unis, en tant que pays, sont jeunes, et leur capacité d'innovation est inégalée. Les valeurs qu'ils défendent ont résisté à l'épreuve du temps. C'est là que les dirigeants de la nation doivent une fois de plus relever le défi, non seulement pour donner à la nation une vision, une mission et un objectif, non seulement pour définir la stratégie et la mettre en œuvre, mais aussi pour amener le peuple américain à croire à nouveau en la nation et en sa capacité à assurer un leadership mondial efficace pour le siècle à venir. Ce faisant, la nation doit également amener ses amis et alliés à croire à nouveau en elle. Un dernier point notable, plus précisément qui "saute aux yeux" à la lecture de ce "résumé". C'est que l'auteur ou les auteurs de cette stratégie ne visent pas à susciter une alliance mondiale propre à inciter la Chine à ne pas devenir une superpuissance trop arrogante ou à viser la domination mondiale. Leur objectif est de conserver la direction américaine de l'ordre mondial. Cet objectif est-il le bon, du point de vue des Américains eux-mêmes ? Ca me paraît discutable. Une chose est certaine : cela ne correspond pas à l'intérêt français ni européen. Notre intérêt à nous c'est un monde multipolaire, ni la direction américaine existante, ni son remplacement par une direction chinoise ou d'un autre pays.
  6. Ts ts tu as exprimé une stratégie pan-européenne pour la France. Où serait la logique à vouloir du mal à des Européens ? Or les Ukrainiens sont bien des Européens. C'est comme si tu souhaitais que les Russes prennent du F-35... Ce ne serait pas bienveillant envers eux Adresse toi à ton fournisseur habituel de Kalachnikov à Tiraspol. Il saura te dépanner Vu les misères que nous font les Allemands, est-ce le moment de penser à un SCAF franco-ukrainien ? =>=>=> [ ] et à bientôt
  7. Alexis

    Le F-35

    Et pas seulement ! La méthode de rangement du courrier urgent chez Lagaffe a été reprise par LM pour le traitement des faits techniques sur le F-35
  8. Ah mais moi je connais la solution, à la modération ! C'est comme ça :
  9. Je plussoie ! Et j'ajoute, ne pas confondre avec ce candidat - même si lui aussi est clairement populaire
  10. [HS ON] Bon on ne va pas dériver sur un débat qui, quoique fondamental, est quand même un débat de politique intérieure. Mais juste un point sur ce sujet, il ne faut pas faire d'angélisme, il y a bel et bien un problème d'immigration en France. Je conseille de regarder ce débat intéressant qui remet quand même quelques pendules à l'heure. Notamment l'intervenant à la gauche de l'animateur (pas celui du PS) [HS OFF]
  11. Pas mal, mais une petite erreur quand même, ou du moins une simplification ... Faut-il rappeler pourquoi les calvinistes musulmans du cheikh Habib ne sont pas présents en Iran ?
  12. La situation au Moyen-Orient - va t on vers une solution au conflit ?
  13. Des batteries sol-air sur une base aérienne dans l'ouest de la Libye seraient transformées en chaleur et lumière, et pas un réacteur nucléaire turc "for peaceful purposes only, of course" ? Cela dit, je ne vois pas la Chine jouer ce genre de jeu avec la Turquie.
  14. Comme Niafron, je n'y crois pas. Et puis si ça arrivait, il faudrait imaginer un joli mignon réacteur "de recherche" construit par les Chinois en Turquie et semblable à ceux de Yongbyon en Corée du Nord, Osirak en Irak ou Dimona en Israël. S'agissant d'Osirak, il a eu une carrière courte... Si la Turquie se faisait construire un tel réacteur, j'ouvrirais les paris : Scalp depuis Rafale ? AASM en grappe ? MdCN depuis SNA ?
  15. Alexis

    TorT, b***l !

    Cher Hirondelle, tu es bien civil de tout nous partager de ta vie intime avec Madame, mais ne te crois quand même pas obligé
  16. @Gibbs le Cajun En retard, moi ? Mais non, pas tant que ça, puisqu'il n'a même pas encore 18 ans ! Félicitations, donc
  17. Josep Borrell est une personne gentille. Vraiment : c'est lui qui s'est fait humilier par Lavrov à Moscou en février, et n'a pu qu'exprimer après coup des regrets de ne pas avoir su réagir de manière plus ferme, ou simplement plus digne. Un petit lapin dans le monde de la diplomatie. Cela dit, le gentil Josep n'est pas en charge de la politique étrangère de la France - et c'est tant mieux. Ce n'est donc pas lui qui pourrait décider à la place de la France d'approuver une éventuelle mise à jour de l'accord d'union douanière UE-Turquie, surtout dans le sens des intérêts d'Erdogan ! Von der Leyen, Michel... beaucoup de bruit pour rien. La politique étrangère, fort heureusement, ne fait pas partie des compétences que la France a perdues par transfert à la structure UE. Et c'est bien à Ankara d'amadouer Paris, non l'inverse. Et si c'est ce que Ankara voulait, il faudrait qu'ils fassent de sérieux efforts...
  18. Alexis

    Le F-35

    Oui... Mais je parlais de sa vocation, pas de l'emploi qu'il tenait chez Dupuis
  19. J'ai ça Ils ont même la version de l'USAF Mais pas seulement. Car enfin il faut bien équiper le porte-avions... Et bien sûr, nous devons renforcer la puissance de notre force aérienne, contre toutes les petites frappes et les hyènes folles... Pourquoi "52" ? Il y a quelque chose qui m'échappe, là. S'agit-il d'une allusion à la vente du F-52 à la Norvège par le président Trump ? Moi j'aurais plutôt vu le F-297... parce que 297=35+262 et 262 est un nombre qui a une grande histoire
  20. Alexis

    Le F-35

    C'est l'histoire de la machine à jouer au bilboquet de Gaston Lagaffe A ceci près que Lagaffe, ingénieur farfelu mais économe et honnête, fabriquait pour moins cher que LM, évidemment...
  21. Alexis

    Achat suisse

  22. Et alors ? Je n'y vois que des avantages...
  23. Mais non, pas des bolchos ou du moins pas seulement Nous sommes tous des modérés. Ca me rappelle cette planche d'Achille Talon où un policier le rassure, on ne traitera Lefuneste qu'avec modération. Puis il glisse à un de ces collègues "Tiens, va sortir ma modération plombée" Oui, le Japon a connu un pic quotidien des nouveaux cas détectés vers début janvier, suite à quoi le gouvernement a réagi avec énergie. Ce pic atteignait un niveau impressionnant, supérieur à 6 000 cas par jour. Ceci pour une population même pas double de celle de la France. La réactivité n'est pas forcément identique dans les sphères gouvernementales à Tokyo et à Paris ...
  24. Soit il y a eu aplatissement de Airbus en position ventrale - et de MTU sur le sujet motorisation - soit c'est plutôt inquiétant. Et si effectivement il y a eu aplatissement et "retour dans le rang" à la Volfoni dans la scène finale à l'église des Tontons Flingueurs, restera à voir à quel moment le Bundestag remettra une pièce dans la machine ... C'est qu'on a beau dire Aujourd'hui, les diplomates prendraient plutôt le pas sur les hommes d'action. L'époque serait aux tables rondes et à la détente. Hein ? Qu'est-ce que t'en penses ? ... faut toujours compter avec l'ancien de Stalingrad Attendons de voir. On semblait être au bord de la rupture des négociations il y a peu. Aujourd'hui, tout semblerait aller comme sur des roulettes. Dans tous les cas, la prudence s'impose. Faut reconnaître que ça ferait une assez jolie image
  25. On n'est pas rendus ... Cette dame est gentille. Elle est assez peu informée, aussi "la France et l'Allemagne défendent ensemble le principe d'une Europe forte, capable d'en faire davantage pour sa propre sécurité" ... n'écoute-t-elle pas ce qui se dit de l'autre côté du Rhin ? Remarquable et pénétrante synthèse. Rien à redire. Sinon une petite chose sur la forme... Mais ce n'est que de la forme. Et enfin il faut bien reconnaître que c'est le pouvoir allemand qui à la volonté française de coopérer - les étoiles dans les yeux, les petites fleurs dans le cœur - a répondu en transformant l'entente sur le partage du travail en nouvelle bataille de Verdun
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