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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Tiens en voilà un de santon de Raoult... -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Opinion intéressante sur le site du Financial Times La Grande-Bretagne va conclure un accord de Brexit aux conditions de l'Europe Et donc nous trébuchons. L'extension des négociations commerciales entre l'UE et le Royaume-Uni ne devrait pas être une surprise. Malgré toutes les fanfaronnades de Boris Johnson concernant la "prospérité puissante", le Premier ministre britannique sait qu'un Brexit "sans accord" serait désastreux pour le pays. L'UE en souffrirait également, mais pas autant. Un accord sera donc probablement conclu avant la fin de l'année ; sinon, peu de temps après. Lorsqu'un accord sera conclu, il le sera en grande partie aux conditions de l'Europe. L'UE fera sans doute quelques concessions sur la pêche dans le cadre d'un marchandage de dernière minute. Mais la Grande-Bretagne devra accepter l'exigence centrale de l'UE, à savoir que les règles du jeu soient équitables, c'est-à-dire que le Royaume-Uni ne puisse pas enfreindre à volonté les règles de l'UE en matière de concurrence. La raison pour laquelle l'accord sera conclu aux conditions de l'UE est la même que celle pour laquelle l'ensemble du processus Brexit a été si douloureux pour la Grande-Bretagne : une asymétrie fondamentale de pouvoir entre les deux parties. La Grande-Bretagne envoie 43 % de ses exportations vers l'UE ; l'Allemagne, la France et l'Italie envoient toutes environ 6 % de leurs exportations vers la Grande-Bretagne. Le Royaume-Uni compte près de 67 millions d'habitants, contre 447 millions pour l'Union européenne. Même sans la Grande-Bretagne, l'UE dispose d'un marché unique de taille comparable à celui des États-Unis ou de la Chine. M. Johnson insiste sur le fait que le Royaume-Uni et l'UE sont "souverains égaux". Mais, tant que l'UE maintient son unité, ils ne sont pas égaux en termes de puissance. Et c'est ce qui compte dans ces négociations. C'est pourquoi la Grande-Bretagne a fait une série de concessions douloureuses au cours des quatre dernières années - notamment en acceptant un statut séparé pour l'Irlande du Nord, qui prévoit des contrôles douaniers sur les marchandises traversant la mer d'Irlande, divisant ainsi le Royaume-Uni. Les Britanniques ont toujours insisté sur le fait qu'il s'agit d'un accord gagnant-gagnant que Bruxelles et Londres devraient tous deux accepter avec joie. Mais ils n'ont pas compris comment l'UE voit ses propres intérêts. L'intégrité et l'attrait du marché unique européen constituent l'atout stratégique le plus important de l'UE. Bruxelles est déterminée à ne pas saper cette force, en autorisant l'accès au marché britannique à des conditions trop avantageuses. Les Européens doivent également démontrer aux forces eurosceptiques de leur propre pays que quitter l'UE est une mauvaise idée. Ils ont donc toujours été beaucoup moins convaincus que Brexit peut être une solution "gagnant-gagnant". Une fois que les Européens ont décidé qu'il n'était pas dans leur intérêt d'accorder à la Grande-Bretagne l'accès facile au marché unique que M. Johnson avait brillamment promis aux électeurs britanniques, le rapport de force est devenu crucial. Malheureusement, les "Quitteurs" ont constamment surestimé la puissance de la Grande-Bretagne - croyant que l'UE était sur le point de plier ou de faire des concessions qui ne se sont jamais concrétisées. Pourquoi la Grande-Bretagne a-t-elle fait cette erreur ? En partie parce que les Quitteurs ont beaucoup trop confiance dans le fait que l'UE bénéficie d'un important excédent commercial avec le Royaume-Uni. Ils ont oublié que, à l'échelle mondiale, la Grande-Bretagne n'est qu'un marché parmi d'autres. Pendant des années, les Britanniques ont attendu que les constructeurs automobiles allemands arrivent à l'horizon - comme Gebhard Leberecht von Blucher à Waterloo - et sauvent la situation. Nous attendons toujours. Un accès réduit au marché britannique serait douloureux pour les constructeurs automobiles allemands, mais pas au point de compromettre l'intégrité du marché unique européen. Plus généralement, les "Quitteurs" britanniques sont coupables d'avoir cru à leur propre propagande. Pendant des décennies, la croyance que l'UE (et/ou l'euro) est sur le point de s'effondrer a été un élément de base du discours eurosceptique britannique. Une génération élevée dans les récits de victoires militaires britanniques sur l'Allemagne et la France a du mal à envisager que "si on en arrive là", la Grande-Bretagne ne l'emportera pas en fin de compte sur ces Européens frileux. Ce genre de chauvinisme a été exhibé par la récente remarque de Gavin Williamson, le ministre britannique de l'éducation, qui a déclaré que nous sommes "un bien meilleur pays que chacun d'entre eux". C'est le même homme qui, en tant que ministre de la défense, a dit un jour aux Russes de "se taire et de s'en aller". Alors que leurs illusions ont été dépouillées, les pro-Brexit ont eu recours à la plainte selon laquelle l'UE traite injustement la Grande-Bretagne. Mais les étudiants en relations internationales et en négociations commerciales auraient pu leur faire remarquer que compter sur la gentillesse des autres pays n'est pas une bonne stratégie. Les nations, y compris la Grande-Bretagne, veillent d'abord à leurs propres intérêts. L'horreur devant la faiblesse de la position britannique a conduit à une flambée de xénophobie et à des fanfaronnades vides de sens. Ce week-end, un journal britannique, citant un ministre du gouvernement non nommé, a crié : "Merkel veut que la Grande-Bretagne rampe sur du verre brisé". La veille, le même journal avait titré : "Nous allons envoyer des canonnières". La réponse évidente à cela est - et ensuite ? Confronter les pêcheurs français à la force militaire invite à des représailles non militaires de la part de l'ensemble de l'UE - ce qui ramène la Grande-Bretagne à cette inconfortable asymétrie de la puissance. Au cours des deux guerres mondiales - qui ont tant contribué à former la pensée des pro-Brexit - le Royaume-Uni l'a emporté avec l'aide de l'Amérique. Mais l'administration Biden ne viendra pas à la rescousse de la Grande-Bretagne dans une confrontation avec l'UE. Un Brexit sans accord se traduirait par un isolement pas très splendide. C'est pourquoi un accord, en grande partie aux conditions de l'UE, est de loin l'issue la plus probable. L'auteur utilise l'abus de langage assez irritant qui consiste à parler comme si le Brexit n'était pas encore arrivé, alors que la Grande-Bretagne est sortie de l'UE le 31 janvier 2020 - en fait il ne s'agit pas d'un "accord de Brexit" mais d'un accord commercial. Et puis bien sûr ce n'est pas principalement l'Amérique qui a aidé la Grande-Bretagne à l'emporter dans les guerres mondiales, mais la Russie dans la seconde et la France dans la première. Mais à part ça l'article est juste et bien expliqué. -
En beaucoup plus scientifique et avec plein de chiffres : D'après certains analystes, on ne peut exclure que le Bitcoin franchisse en 2021 la barre de "Nan mais sans déc' c'est pas possible que ça vaille autant"
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turquie La Turquie
Alexis a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Erdogan : les sanctions américaines sont une attaque contre la «souveraineté» de la Turquie Le président Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi 16 décembre les sanctions imposées par Washington contre la Turquie pour avoir acquis un système de défense aérienne russe, les qualifiant d'attaque contre «la souveraineté» de son pays. «De quel type d'alliance s'agit-il ? Cette décision est une attaque ouverte contre notre souveraineté», s'est indigné le président turc lors d'un discours en faisant référence à l'appartenance d'Ankara et de Washington à l'Otan. (...) Dans son discours, M. Erdogan a rejeté l'argument américain selon lequel les S-400 représentent un «danger pour la sécurité» des systèmes de l'Otan. «C'est un prétexte. Le vrai but est de stopper l'élan de notre pays dans l'industrie de la défense et de nous rendre de nouveau complètement dépendants», a-t-il affirmé. Mince, il en fait du bruit ... Bon, bien sûr il ne s'agit pas en réalité d'une attaque contre la souveraineté turque... mais bien d'une application de la souveraineté américaine Ou bien M. Erdogan veut-il contester à l'Amérique le droit de vendre des armes si elle le veut et à qui elle le veut ? -
Aujourd'hui 16 décembre 2020, le Bitcoin a dépassé le pic précédent de son prix, son cours atteignant plus de 20 500 $ C'est un événement assez rare. Les précédents dépassements d'un pic précédent du prix étaient : - Le 14 février 2013, dépassement du pic établi le 8 juin 2011 à 30 $ - Le 5 novembre 2013, dépassement du pic établi le 9 avril 2013 à 230 $ - Le 23 décembre 2016, dépassement du pic établi le 4 décembre 2013 à 1 120 $ - Celui-ci amène le dépassement du pic établi le 16 décembre 2017 à 19 700 $
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C'est un peu l'équivalent de "mince"... d'une part prononcé en cas de contrariété, d'autre part très édulcoré par rapport à un autre mot commençant par la même lettre mais qui ne doit pas se prononcer pas en bonne compagnie
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Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce qui revient à dire, sauf erreur, que pour protéger l'ensemble de la population il ne faudrait pas seulement atteindre l'immunité collective - donc 65 à 75% de vaccinés - mais... la vaccination de 100% de la population ? Mouais... je n'y crois pas. Les antivax, je ne les vois pas être convaincus. Bon bien sûr, si ceux qui refusent la vaccination se retrouvent ensuite les seuls à continuer à tomber malades et éventuellement mourir... tout ça pourrait se transformer en une cruelle "leçon de choses" sur l'intérêt de la vaccination. -
"Et c'est reparti ! Toujours servir d'excuse aux perdants du jour... Блин!"
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Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Peut-être, si le droit britannique le permet, ou alors pour diffamation ou autre chose. Cela dit, je ne vois pas trop comment cela pourrait aider Raoult dans la procédure que le Conseil de l'ordre a entamé contre lui. -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
N'oublie pas ton cigare Sinon, dans la série "C'est pas trop tôt", Didier Raoult vient de recevoir un prix -
turquie La Turquie
Alexis a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Après quelques années de travail d'Erdogan, la Turquie compte de très nombreux amis parmi ses voisins. Notamment l'Azerbaïdjan. Et aussi la Géorgie. Sans oublier Bakou, et encore Tbilissi... -
Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Officiellement, la Russie a souffert au 10 décembre un peu plus de 45 000 morts du fait du covid-19. Officieusement, la situation est bien pire, on évoque des hôpitaux débordés qui refusent du monde, surtout en province, suggérant une pandémie hors de contrôle. Ceci sur la base de nombreux témoignages convergents, réseaux sociaux, bouche à oreille etc. Mais sans données solides. Du moins jusqu'ici. Voici le total de l'excès des décès en Russie entre mars et fin octobre 2020 par rapport à l'année précédente... 165 000 morts ! Et ce n'est pas encore complet, puisque limité à fin octobre, alors que même les chiffres officiels font apparaître une augmentation drastique en novembre... Ce que suggèrent ces chiffres, c'est que la Russie pourrait bien au final devenir le pays le plus touché par rapport à sa population... au niveau de la Belgique actuellement en tête, voire peut-être pire encore -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Magnifique. Juste magnifique. Les journaux britanniques communiquent que quatre patrouilleurs de classe River auront pour mission de faire respecter la ZEE britannique contre les pêcheurs intempestifs en cas de fin sans accord de la période post-Brexit le 31 décembre. Et ça, c'est encore le Guardian, factuel et modéré. Le Times annonce carrément que "la Royal Navy stoppera les pêcheurs français dans la Manche" C'est sûr, à moins de trois semaines de la fin des accords commerciaux, de reconnaissance mutuelle etc. qui régissent l'ensemble du commerce avec les 27 pays membres de l'UE c'est-à-dire plus de 50% des exportations britanniques, et alors que la préparation pour amortir le choc autant que faire se peut - ou pas - n'a guère pu avancer puisque rien n'était clair jusque là... le gouvernement britannique n'a rien de plus pressé que de montrer les crocs pour s'assurer que non, pas un seul pêcheur français ne profite traîtreusement de la situation ! -
Ok, ok, tu as gagné ! Ça sera le Sainte Thérèse de Lisieux. Satisfait ? Bon je plaisante évidemment. Il faut quand même un rapport avec l'armée. Pourquoi pas le Godefroy de Bouillon ? Souverain à Jérusalem après la première croisade... Plus consensuel, je ne vois pas
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Euh... cette personne n'est PAS consensuelle
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D'accord sur ce point, la puissance serait bien là - 2 x K22 qui dit mieux ? Ca je n'en suis pas du tout persuadé. Petit calcul "de coin de table" : - Un missile balistique antinavires de portée 1500 km arrivera sur cible à une vitesse de l'ordre de Mach 12 soit 3,6 km/s. Sa puissance de destruction c'est essentiellement la combinaison de sa masse et de sa vitesse - pas besoin d'explosif - La difficulté d'un tel missile c'est de le guider vers une cible mobile, ce qui sembler nécessiter des capteurs déportés informant en continu le missile des changements de la position de la cible. On n'est pas sûr que cette difficulté ait été résolue pour de vrai - A supposer que oui, parer un tel missile au laser signifie essentiellement "casser" son électronique afin qu'il perde la capacité de manœuvre. Suite à quoi la cible se déplace suffisamment pour s'écarter du chemin de ce qui est devenu une masse inerte. Cette dernière étape est indispensable, faute de quoi masse inerte ou pas, la cible sera bel et bien percutée ! - La vitesse maximale d'un PANG sera de 27 nœuds soit 50 km/h, et sa longueur 300 mètres. A cette vitesse, il lui faut 22 secondes pour se déplacer d'une fois sa longueur. Or, en 22 secondes à Mach 12, le balistique se sera déplacé de presque 80 km. Il faudrait donc que le laser de défense du PANG termine de neutraliser l'électronique du missile balistique lorsqu'il est encore à 80 km du porte-avions ! Un calcul plus précis s'intéresserait à la manœuvre précise que peut effectuer le navire pour éviter le coup, au temps de réaction des machines et gouvernes, et encore à la logique d'anticipation de la position de la cible appliquée par le missile jusqu'à ce que son électronique soit neutralisée - il viserait probablement "devant", en tenant compte de la vitesse mesurée du navire. Les détails seraient différents, mais enfin l'ordre de grandeur ne devrait pas changer. Il s'agit de frapper au laser un mobile à Mach 12 dans la haute atmosphère à cent bornes ! Nous ne sommes pas dans le secret des recherches, mais franchement atteindre cette performance me paraît douteux. Il y a le pointage très précis et le suivi d'un mobile rapide à une centaine de kilomètres, il y a l'atténuation / la diffusion du faisceau dans les couches basses de l'atmosphère... ===> L'avantage du missile anti-missile, c'est qu'on peut s'attendre à ce qu'il change brutalement la trajectoire du balistique antinavire, voire dans le meilleur des cas qu'il le brise en plusieurs morceaux, les deux possibilités assurant la protection du navire visé. Avec un laser, il faut encore que la cible ait le temps de s'écarter du chemin...
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[MEDOR]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici le cours de la livre turque en euro sur les cinq dernières années. On parle de -20% / an en moyenne, quand même. Ca c'est plutôt le contexte général, l'une des causes de la contestation, que Erdogan cherche à contrebalancer avec ses aventures extérieures et son nationalisme agressif. La question pour lui, c'est s'il parvient à augmenter sa popularité. Mais ça ne semble pas être le cas. Il a le support d'une partie importante des Turcs, mais qui pourrait être insuffisante pour une réélection en 2024. Bon sa popularité reste supérieure à celle de Macron en France... mais pas dans les mêmes conditions, la liberté de contester et la variété de l'information semblent quand même nettement meilleures chez nous. Quant à la puissance militaire de la Turquie, Erdogan l'a beaucoup diminuée en conduisant son pays vers une sorte d'isolation : - Etre sur la brèche partout en permanence, Anatolie orientale contre les Kurdes, Syrie contre les Russes, Méditerranée orientale contre Grecs et Français, Libye contre Russes, Egyptiens et Français, c'est peut-être glorieux et tout, mais ça use. Alors on peut se défouler sur les Arméniens et pousser à l'épuration ethnique du Haut-Karabagh oui, mais est-ce que ça compense ? - D'ailleurs, du point des gains réels et concrets, qu'ont donc produit les aventures méditerranéennes ? Y a t il du gaz en production ? Ou du moins découvert ? Les autres pays ont ils accepté une extension des zones d'exploitation de la Turquie ? Non. Et il n'y a guère de raison que ça change - Produire les efficaces drones Bayraktar sera plus difficile à l'avenir... vu que le Canada refuse maintenant d'exporter les capteurs du drone qu'il fabriquait. De même, les Etats-Unis ont décidé de ne plus exporter d'armes "trop" avancées vers la Turquie. Quant au projet turc de char avancé "indépendant", on comptait quand même sur les Allemands pour la transmission - ils ont dit non - et pour le blindage sur les... Français. Ca serait bien que Erdogan le redemande à Macron d'ailleurs, ça ferait un peu de détente à bon marché pour notre président ! Quant aux U214 à propulsion anaérobie que l'Allemagne est en train de construire pour Ankara, la Grèce - et d'autres sans doute - demandent avec insistance à Berlin d'y renoncer... à voir ce que Merkel décidera Ben oui, quand on se fâche avec tout le monde, alors qu'on n'est même pas indépendant militairement... les beaux projets d'armement, ils prennent du plomb dans l'aile ! C'est ballot, hein ? Si les Turcs se trouvent un dirigeant plus raisonnable en 2024, il aura du pain sur la planche pour remonter la pente ... -
Bon, sinon, on lui donnerait quel nom à ce PANG ? On n'en saura rien avant longtemps, probablement. Décision politique, et il faut se rappeler qu'il fut un temps où le PAN était prévu pour s'appeler Richelieu, donc toute annonce à ce stade serait révisable ensuite. Quelques scénarios : - Un grand homme d'Etat lié à la Marine. Le Richelieu ou le Colbert. Y a des précédents. - Un grand chef de guerre, ou chef en temps de guerre. De nouveau un Foch ou un Clemenceau ? Ou qui sait un Du Guesclin ? - Un héros de l'Histoire de France. Une nouvelle Jeanne d'Arc, ou pourquoi pas un Jean Moulin ? - Si la mode "diversitaire" dure, un héros mais forcément noir ou métis. Donc : le Thomas Dumas, général de la Révolution (et père d'Alexandre) - Un chef d'Etat ou de gouvernement remarquable, le problème étant bien sûr que De Gaulle est déjà pris et qu'il doit s'agir d'une personne incontestable donc pas Mitterrand vu son passé collaborationniste et probablement pas Giscard d'Estaing vu son bilan tout de même plus que sujet à caution... même si Emmanuel Macron pourrait être tenté, pour raison idéologique. Alors, le Gambetta ? - Plus délicat, mais après tout le régime républicain est si bien ancré maintenant en France que ça ne devrait créer aucune ambiguïté, un chef d'Etat du passé plus lointain, c'est-à-dire un roi remarquable ? Dans ce cas, je proposerais le Henri IV, une référence plébiscitée par les Français Personnellement, je ne suis pas tellement favorable à réutiliser des noms "classiques" déjà mis en avant par le passé. Le classicisme c'est bien, le renouveau aussi parfois. Pour mettre à l'honneur un véritable héros, en même temps qu'une personnalité entièrement consensuelle, j'avoue une préférence pour le Jean Moulin.
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Ca a du sens en effet, ainsi que l'argument de @Salverius On pourrait alors imaginer aux alentours de 2040 un GAN à deux porte-avions, puisque à la fois PANG et Charles de Gaulle seraient dans une longue période sans IPER (la dernière pour le De Gaulle), avec un groupe aérien constitué pour le PANG des premiers Thalwind (nom de l'avion du SCAF que j'avais proposé en 2019 et dont je me rends compte maintenant que Salverius m'avait devancé en 2018... faut arrêter avec "NGF" et autres anglomanies), de quelques porte-drones ("remote carriers") et d'une vingtaine de Rafale, et pour le CdG d'une vingtaine de Rafale. A partir du moment où le GAN est unique, pas besoin de navires d'escorte supplémentaires, et on parlerait vraiment de quelque chose de puissant. A peu près au même degré qu'un GAN américain autour d'un Gerald Ford, ce qui n'est pas peu dire. Ceci à condition d'une part de pouvoir confirmer une durabilité de 9 000 heures pour la cellule d'un Rafale M, d'autre part de commander encore une vingtaine de Rafale M standard F5 pour la décennie 2030. Et... de résoudre le problème du personnel, pour armer à la fois deux PAs ! Ce qui pourrait bien être le vrai facteur bloquant, comme rappelé par @pascal Je ne crois pas non plus au risque que la Chine veuille se la jouer "Empire mondial" au sens où les Etats-Unis le sont depuis 1945. D'ailleurs, les Etats-Unis eux-mêmes n'y sont véritablement venus que poussés par la guerre mondiale que leur ont déclarée Japon un certain 7 décembre et Allemagne le 11 décembre suivant. Quelle crise mondiale gigantesque pourrait donner aux dirigeants chinois la motivation (ou le prétexte) pour une telle entreprise ? En revanche, l'émergence de la Chine - et à un moindre degré la confirmation de la Russie - comme potentiel exportateur d'armes avancées susceptible de soutenir des puissances tierces frontalement opposées aux intérêts occidentaux, jointe au tarissement des énergies fossiles et aux déséquilibres prévisibles du fait du réchauffement climatique, peut fort bien mener à des guerres par procuration, par exemple pour les matières premières mais pas seulement, entre Chine (et peut-être Russie) d'une part, Etats-Unis et peut-être Européens (voire Russes) de l'autre. Pour cela : - Les prétextes sont déjà tout trouvés de part et d'autre, "lutte anti-impérialiste" et pour la "multipolarité" d'un côté, "défense de la démocratie" et protection contre l' "autoritarisme" de l'autre - Et les intérêts sont et seront massifs, car les économies industrielles ça carbure essentiellement aux fossiles La sécurité de la France, ou celle de l'Europe si vraiment nous décidons de l'assurer ensemble (ce qui reste politiquement peu probable), pourrait alors dépendre en bonne partie d'une capacité de projection de type "entrée en premier" telle que la France veut continuer de l'assurer, mais en nettement plus velu que jusqu'ici. [HS ON] Cela dit, dans ce scénario, la sécurité dépendrait encore davantage... de programmes de R&D massifs destinés à se défaire autant que possible et aussi vite que possible de notre dépendance aux fossiles. Les mots clé étant : nucléaire de 4ème génération à carburant fertile, centrales solaires spatiales, fusion nucléaire contrôlée, super-batteries (graphène ? borophène ? autre ?) ... Tant il est vrai que même pour les pays qui sauront le mieux jouer des coudes pour accaparer les derniers barils de pétrole à extraire... la ressource finira par se tarir de toutes façons ! [HS OFF]
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Moi si j'étais à la tête de la Marine et que le président de la République mette une belle barbe blanche pour se déguiser en Père Noël, c'est plutôt un 7ème SNA que je demanderais en bas du sapin. Avec 1 IPER - probablement de 15 ou 16 mois ? - tous les dix ans, 7 SNA permettraient d'avoir 6 navires opérationnels hors IPER. Et avec des indisponibilités pour entretien limitées à 10 semaines par an, ces 6 navires opérationnels avec 12 équipages permettraient de maintenir 4 SNA en mission en permanence. Vu les rôles très diversifiés de ces bateaux, entre : - Sécurisation de la FOSt - Escorte du GAN - Escorte d'autres forces navales, par exemple autour d'un PHA - Renseignement - Opérations de forces spéciales - Frappes discrètes au MdCN ... Pouvoir en utiliser 4 à la fois, plutôt que seulement 3 si la série reste limitée à 6 comme actuellement prévu, ça ferait une vraie différence ! Et même si un SNA vaut son prix, 1,5 milliard à l'achat plus le coût des opérations, réparti sur une décennie et plus ça n'aurait rien d'écrasant. Le Foch a été en service 38 ans dans la Marine nationale jusqu'en 2001, mais un total de 55 ans si on inclut son service jusqu'en 2018 dans la Marine brésilienne. Quant au Nimitz américain à propulsion nucléaire, entré en service en 1975 il devrait être remplacé en 2022, une carrière opérationnelle de 47 ans. ===> Donc le navire lui-même, il pourrait être tout à fait envisageable de le prolonger jusqu'en 2045 oui Le problème, c'est le groupe aérien. Ce n'est pas qu'il n'y en aurait pas ! Il suffirait en effet de conserver au moins une grosse vingtaine de Rafale M opérationnels jusque là. Or les plus vieux parmi les 25 derniers Rafale M livrés ont du être mis en service vers 2007. Il faudrait donc que ces avions restent en service un total de 38 ans. Pour un avion au potentiel de 9 000 heures de vol, ça n'a rien d'inenvisageable, à raison d'un volume attendu de 250 heures par an on arrive à 36 ans donc en "économisant" un peu le potentiel des Rafale M livrés entre 2007 et 2010 ce devrait être faisable - en utilisant donc un peu plus ceux qui ont été livrés entre 2010 et 2015. Donc un groupe aérien prolongé jusqu'en 2045 serait possible aussi, constitué de 25 Rafale M et permettant sans doute d'en embarquer 20 compte tenu d'un volant pour maintenance et de peut-être une ou deux pertes accidentelles d'ici là ===> Non, le problème... c'est qu'il est prévu d'embarquer tout ça sur le PANG ! Ben oui, le chasseur du SCAF ne doit entrer en service qu'en 2040... Alors le temps que suffisamment soient disponibles, on ne pourra embarquer sur PANG qu'un groupe mixte Rafale M / SCAF. Et même, pendant les deux premières années du PANG, il ne verra que des Rafale M ! Alors, construire de nouveaux Rafale M ? Mais on n'en a guère besoin d'ici l'entrée en service du PANG. Et quant à en produire dans les années 2030, ce serait un peu dommage étant donné que bien mieux arriverait quelques années plus tard. A moins de prévoir revendre les Rafale M "semi-neufs" en 2045 à quelque pays désargenté et pas trop exigeant sur les performances ? ===> Pas impossible En échange, sept ans de disponibilité de 2 PA, entre 2038 et 2045. Qui pourraient ensuite être prolongés si un deuxième PANG était construit sur cette période, remplaçant le Charles de Gaulle en 2045. Dans ce cas, la France disposerait à partir de 2038 de 2 PA. Bon, cela dit, je ne suis pas sûr que la volonté politique soit là.
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E.T. FIRST CONTACT 'WITHIN 20 YEARS ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de CRUCRAS dans Engins spatiaux, Espace...
Les ETs auraient donc fait confiance à Trump pour garder un secret. Ce qui clarifie une chose : la naïveté n'est pas seulement humaine Moi je note les commentaires de Nick Pope, ancien chargé de recherche sur les OVNIs pour le Ministère de la défense britannique Soit il s'agit d'une sorte de plaisanterie ou d'un coup de publicité pour aider à vendre son livre, peut-être avec quelque chose qui a été perdu dans la traduction, soit l'un des initiés brise son vœu de silence En d'autres termes : soit c'est vrai, soit c'est pas vrai. Je suis d'accord avec lui. Oui, enfin cette hypothèse dépend tout de même de la supposition que le progrès technologique non seulement serait sans fin, mais ne parviendrait jamais à quelque sorte comme une asymptote. L'hypothèse qu'il mènerait au final à quelque chose comme des pouvoirs divins. Ce qui s'analyse en définitive comme la supposition que la science physique non seulement ne sera jamais totalement terminée, mais qu'elle ne cessera pas de produire de nouvelles révélations sur la réalité donnant accès à de nouvelles sources de puissance, que la technologie pourra alors transformer en nouveaux instruments révolutionnaires. Ce qui est une hypothèse. Mais pas la seule. -
C'est juste, l'article n'est pas parfait. Il a attiré mon attention surtout comme synthèse que je trouve efficace - pas mal de gens dans le débat public sont assez loin du niveau de compréhension que nous arrivons à collectivement atteindre sur AD - pas nécessairement pour la nouveauté des arguments. Et tu as raison concernant l'Aster 30 Block 1 NT. Ce rapport du Sénat en 2017 annonçait les premières livraisons en 2024, et je ne sais pas si ce délai est toujours tenable.
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Dans le chapitre des "informations générales" sur les porte-avions, je me suis amusé à calculer le taux de disponibilité du Charles de Gaulle depuis sa mise en service en mai 2001. Le temps écoulé depuis la mise en service jusqu'à décembre 2020 est de 19 ans et 7 mois soit 235 mois, pendant lesquels le PAN a été indisponible : - 18 mois pour le premier arrêt technique majeur de juillet 2007 à décembre 2008 - 12 mois environ suite à un problème d'usure prématurée sur ligne d'arbre entre mars 2009 et début 2010 - 7 mois pour entretien intermédiaire de janvier à juillet 2013 - 19 mois pour le deuxième arrêt technique majeur de février 2017 à septembre 2018 - 3 mois environ pour cause de covid entre avril et juin (?) 2020 ===> Soit une indisponibilité totale de 59 mois parmi 235, donc une disponibilité de 75% pour départ en mission sur urgence On pourra bien sûr critiquer ce calcul comme trop pessimiste puisqu'il prend en compte des événements a priori fortuits comme le problème de ligne d'arbre ou l'infection au covid. Mais il faut se souvenir que l'imprévu, ça existe ! Un navire peut d'ailleurs avoir davantage de "chance" que le Charles de Gaulle, il peut aussi en avoir moins (tousse tousse Admiral Kouznetsov tousse tousse) On pourrait d'ailleurs aussi critiquer le calcul dans l'autre sens, puisqu'il ne prend pas en compte les phases d'entraînement et de remontée en puissance du groupe aéronaval après les arrêts longs, avec la supposition sous-jacente qu'en cas de vraie urgence et nécessité d'intervenir, il serait possible d'accélérer les choses pour envoyer le PAN en mission rapidement - en le payant peut-être par exemple de la perte d'un avion et de son pilote trop peu ré-entraîné, je rappelle que l'hypothèse est une vraie urgence. Cette supposition est peut-être trop optimiste. Le chiffre de 75% est sans doute le plus optimiste possible. La question est de savoir s'il serait prudent de s'en satisfaire en ne construisant qu'un seul PANG... Question qui devra être décidée sans doute vers le début de la décennie 2030 - le moment pour commander les pièces de long terme pour un éventuel PANG 2 dont la construction commencerait une fois le N°1 sorti de la rade, supposément vers 2036. Je note en tout cas cet article qui soutient que la France a fait "le bon choix" en se dirigeant vers un PA "puissant", même s'il devait être unique, de préférence à une paire de PA avec plus de "compromis" sur les capacités comme l'a fait la Grande-Bretagne Plus grand, c'est mieux - La marine française prévoit un énorme nouveau porte-avions La marine française a officiellement entamé le lent et coûteux processus de construction d'un nouveau porte-avions. Et en choisissant la taille plutôt que la disponibilité, les dirigeants de la flotte font le bon choix, selon un expert. Depuis le début des années 2000, la Marine nationale n'a exploité qu'un seul porte-avions. Cela signifie qu'il y a de grandes lacunes dans la disponibilité de la couverture aérienne en mer lorsque le porte-avions est en maintenance ou en réaménagement. Mais les décisions clés en matière de conception signifient que, lorsque le navire sera disponible, il possédera une réelle puissance de combat. Le Charles de Gaulle de 42 500 tonnes, qui est actuellement le plus gros navire de la flotte, est doté d'une propulsion nucléaire et de catapultes à vapeur. Le nouveau porte-avions, annoncé mardi par le président français Emmanuel Macron, sera également doté d'une puissance nucléaire et de catapultes électromagnétiques développées par les Américains, pour un coût estimé à 8 milliards de dollars. Déplaçant jusqu'à 75 000 tonnes d'eau, il sera beaucoup plus grand que le Charles de Gaulle. Cette taille supplémentaire se traduit par un plus grand groupe aérien avec une plus grande puissance de feu. Alors que Charles de Gaulle accueille normalement 24 chasseurs Rafale, une paire d'avions radar E-2 et quatre hélicoptères, le nouveau porte-avions pourrait accueillir 32 Rafale et trois E-2, plus des hélicoptères et des drones. Les avions du Charles de Gaulle et du nouveau porte-avions peuvent décoller avec des charges complètes de carburant et d'armes, grâce aux catapultes des porte-avions. Les Français "comprennent qu'ils ont besoin de CATOBAR pour être efficaces", a déclaré Jerry Hendrix, un aviateur retraité de la marine américaine qui est maintenant analyste pour le groupe Telemus en Virginie. "CATOBAR" est le jargon naval pour "décollage assisté par catapulte mais récupération arrêtée". Le manque de catapultes limite sérieusement l'efficacité des porte-avions de la Russie et de la Chine. En raison des réductions budgétaires, les deux nouveaux porte-avions de la Royal Navy manquent également de catapultes. Les Russes, les Chinois et les Britanniques ont partiellement compensé le manque de catapultes sur leurs porte-avions en installant des rampes sur les étraves des navires. De plus, les Britanniques embarquent des avions à décollage court et à atterrissage vertical F-35B sur leurs porte-avions plutôt que de compter sur les avions conventionnels pour travailler sur la rampe d'étrave avec une portance suffisante. Le STOVL F-35B, tout comme l'emblématique Harrier, est équipé d'un moteur à expulsion vers le bas qui contribue à réduire sa distance de décollage. Mais les jump jets manquent encore de portée et de charge utile par rapport aux chasseurs conventionnels lancés par catapulte. C'est pourquoi M. Hendrix a déclaré qu'il avait des doutes sur les porte-avions de la Royal Navy. "Les Britanniques ont fait une grosse erreur avec leurs deux STOVL", a-t-il dit. "Ils n'entreront jamais dans le combat." Il est vrai que les Britanniques ont deux porte-avions, ce qui signifie qu'au moins un sera disponible. D'un autre côté, la disponibilité n'a pas de sens si les navires manquent de capacité. La marine française a choisi une conception de flotte avec un seul porte-avions, qui ne sera pas toujours disponible. Mais lorsque ce seul porte-avions sera disponible, il pourra combattre. La flotte française pourrait prendre livraison de son nouveau porte-avions dès 2038.
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Une synthèse claire sur Méta-Défense qui démonte efficacement les arguments critiquant la supposée vulnérabilité ou inutilité des porte-avions. Les porte-avions sont-ils désormais trop vulnérables pour être utiles ?
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Le RU est sorti de l'UE le 1er février 2020. Il se trouve actuellement dans une "période de transition", qui se terminera le 31 décembre, pendant laquelle il applique encore les règles du Marché unique et continue de bénéficier du même accès qu'auparavant. Mais ce statut temporaire - assez parallèle au statut permanent de la Suisse, de la Norvège ou de l'Islande - n'est pas l'appartenance à l'UE.