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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Je ne pense pas qu'Hollywood osera trop déformer la réalité historique. - D'une part, l'épisode du mariage de Cléopâtre avec l'un puis l'autre de ses frères - ordinaire dans la famille des pharaons - est trop connu pour que le film l'oublie - D'autre part, l'empoisonnement du plus jeune de ses frères, démontrant la détermination de la reine d'Egypte, est trop beau pour ne pas figurer dans le film - D'autre part, il est exact que Cléopâtre était une super-héroïne qui réussissait tout ce qu'elle entreprenait. C'est d'ailleurs à cause de ses talents d'oratrice que César lui avait donné le surnom de "bouche d'or", et le film en parlera forcément Surtout, surtout, le personnage historique de reine épousant son frère, puis le faisant tuer, tout en utilisant ses pouvoirs spécifiques de super-héroïne - auxquels faisait référence César - correspond si bien aux mœurs de notre temps et surtout à l'image idéale de soi que le cinéma américain veut proposer aux femmes contemporaines… impossible qu'ils soient tentés de raconter n'importe quoi à la place !
  2. Même demande aux modos : si vous ne souhaitez pas que le sujet soit discuté, pouvez-vous supprimer le présent post ? Sinon : --- Au delà de la peine et de la colère devant cet assassinat, et pour un tel motif, j'avoue une crainte, c'est que le meurtrier - et tous ceux qui ont armé son bras en appelant à la haine du professeur sur les réseaux sociaux - ne l'emporte. Car son objectif est bien de produire un effet d'autocensure, basé sur la peur - et la peur est sentiment naturel - sur les professeurs en premier lieu, et au-delà sur tous. Qu'a-t-il pu penser, que pourrait-il dire aujourd'hui ? "Vous me détestez ? Tant pis ! Un de vos policiers m'a tué ? Je l'avais accepté d'avance, même je le désirais car je suis persuadé de recevoir une récompense. Et c'est moi qui ai gagné ! Car tous, tant que vous êtes, vous aurez peur de dire votre opinion, du moins tant qu'elle dérange des gens comme moi, et vous vous tairez de peur qu'un de mes frères d'arme ne vous décapite vous aussi. Votre ministre de l'Education parle de protéger les enseignants ? Il dit n'importe quoi, il est impossible de protéger des centaines de milliers de personnes en permanence, et les journalistes encore, et les hommes de lettres, de théâtre… Votre seule protection est de cesser de choquer les islamistes comme moi, et vous allez cesser. C'est la première chose que nous vous enseignons, et nous aurons d'autres leçons pour vous plus tard - nous continuerons à vous donner des leçons de ce genre jusqu'à ce que vous soyez devenus des islamistes comme nous" Comment faire mentir ce djihadiste ? Comment faire échouer sa stratégie ? C'est la question qui se pose, et qui continuera de se poser même après que l'enseignant assassiné aura été porté en terre. C'est une question pour le long terme, elle dure depuis au moins trente ans à vrai dire, la fatwa de Khomeiny contre Salman Rushdie en 1989 est probablement le premier exemple de cette stratégie de suppression par la terreur de la liberté d'expression, et cette question sera avec nous encore pour longtemps. Deux idées pour lancer la discussion : 1. Supprimer l'impunité pour les gens qui lancent des appels à la violence ou au meurtre sur les réseaux sociaux. Pour cela, faire un exemple en retrouvant autant que possible, idéalement la totalité de ceux qui ont appelé à blesser ou tuer cet enseignant. Il semble bien que le jeune Tchétchène qui a tué - qui habitait à Evreux, à cent kilomètres du collège où exerçait l'enseignant - ait été poussé au meurtre précisément par les discours de ce genre sur les réseaux sociaux. Rappelons qu'un meurtrier peut avoir des complices. Il est possible que ce meurtrier en ait eu de nombreux. Si ces complices sont punis à la mesure de leurs actes - l'appel au meurtre, ce n'est pas un vol de pomme à l'étalage ! - il est permis d'espérer que les appels à la violence sur réseaux sociaux marquent le pas 2. Pour protéger ceux qui utilisent la liberté d'expression de manière choquante pour certaines personnes - mais non illégale - utiliser la stratégie de la multiplication des cibles. Tuer un professeur, ou un journaliste, bref des individus, c'est une chose, et ce n'est pas très difficile à la vérité. Mais tuer un million de personnes avec des attaques au couteau ? Ce n'est pas possible, et chacun d'eux est protégé par la masse des autres. On pourrait imaginer des "coups médiatiques" comme la publication de caricatures de Mahomet en Une de la majorité des journaux français. Mais ce n'est pas la meilleure solution à mon avis : d'une part pour un problème de long terme il faut des mesures de long terme, pas des "coups" sans lendemain, d'autre part même si c'est l'idéologie islamiste qui est à l'attaque, il serait souhaitable de généraliser le rappel à la tolérance de qui ne pense pas comme moi. Je proposerais d'inclure dans le manuel d'éducation civique des caricatures de Mahomet, ainsi que d'autres grandes figures religieuses (Jésus, Bouddha…), et encore d'autres énoncés ou expressions choquantes pour différents types de personnes (mais non illégales, pas d'appel au meurtre ni au racisme naturellement !). Ceci non pour le plaisir de choquer les gens, mais pour systématiser et pérenniser l'enseignement de ce que sont liberté d'expression et tolérance : j'ai le droit d'être choqué par un discours ou une image, j'ai le droit d'exprimer mon sentiment, je n'ai pas le droit de réagir autrement que par le dialogue, je n'ai surtout pas le droit à aucune menace ni violence. L'enseignant pourrait dire aux élèves "Voilà, dans cet ensemble d'images et de messages, il y en a probablement qui vous choquent, même si ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Comment réagir quand nous sommes confrontés à un message qui choque nos sentiments ? Pourquoi a t on décidé que l'appel à la violence contre un groupe de personnes serait illégal, mais une insulte contre une figure historique même un fondateur de religion serait permise ?" Surtout, l'enseignant serait protégé du fait que c'est le manuel lui-même qui inclut certaines de ces fameuses caricatures. Les enseignants en général seraient protégés… par leur nombre. Et les humoristes qui voudraient rire de telle ou telle figure historique y compris religieuse seraient protégés parce qu'elles seraient devenues plus courantes - à force, il y aurait mithridatisation, ça ne choquerait plus. Quant à tel groupe terroriste qui déciderait de viser la France dans son ensemble, ou tel ministère, puisque n'est-ce pas ce sont des repaires de mécréants en révolte contre l'islam, il me semble que les services de police et de renseignement connaissent leur travail, qu'ils font d'ailleurs déjà.
  3. Nenni, la direction du forum est collégiale, c'est le comité permanent du bureau politique de AD.net, aussi connu sous le nom de "groupe des modos". Peut-être un dirigeant en émergera-t-il un jour dont il s'agira d'étudier sérieusement et d'appliquer la vivifiante pensée. Mais il n'est pas encore clair s'il s'agira de Xi Pascal, Xi Gally, Xi Akhilleus ou un autre
  4. Les propos sont inadmissibles en effet, et Perronne mérite de se faire sonner les cloches - si une procédure est possible contre lui, tant mieux. Cela dit, je serais presque (je dis bien : presque) indulgent le concernant. Car enfin, des gens qui racontent n'importe quoi en insultant tout le monde parce qu'ils sont incapables de reconnaître une erreur et choisissent de s'enferrer, il n'est pas surprenant que ça existe - il y a beaucoup de choses qui existent, après tout. Mais qui les invite sur les plateaux télé ? Et pas une fois attention, non, à répétition, jusqu'à plus soif ! Qui se soucie de creuser un sujet, de proposer plusieurs points de vue, de chercher sérieusement à informer - on a des types sous la main qui font du scandale et de l'audience, coco, pourquoi aller plus loin ? La responsabilité principale, elle est du côté des animateurs de télé et radio.
  5. Dans la série "'les films anciens", celui-là n'est pas mal non plus Trump promet beaucoup de choses. Mais je ne suis pas sûr que la solution sera un vaccin
  6. Sacré désaveu aussi pour le matériel russe… ces chasseurs Su-30SM !
  7. Il faut imaginer la situation suivante : - L'Allemagne n'a jamais reconnu sa responsabilité dans le génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale - Elle est dirigée par le genre de gens qui aujourd'hui nient ce génocide - "Une croix gammée ? Moi ? Où ça ?" - qui poursuivent devant les tribunaux ceux des Allemands qui rappellent les faits historiques - Israël est voisin de l'Allemagne avec laquelle il partage une frontière - Ce n'est pas une considérable puissance militaire, qui plus est dotée de l'arme nucléaire, mais un pays peu armé, coincé entre Allemagne et Autriche - L'Allemagne soutient militairement l'Autriche, qui a démarré une guerre d'épuration ethnique contre un territoire sécessionniste peuplé de juifs - Seule la Russie est alliée d'Israël, et maintient une base militaire sur son territoire Vous êtes israélien et juif. Vous êtes pour l'alliance avec la Russie, ou pas ? Moi, je m'habille comme ça
  8. Débarquer dans le bourbier, je l'imagine mal dans la situation actuelle en effet. Cela dit, l'Azerbaïdjan lui-même confirme avoir frappé le territoire de l'Arménie - pas le Haut-Karabakh - au missile. Est-ce que la Russie peut s'abstenir de réagir sans porter gravement atteinte à sa réputation ? Le traité de l'OTSC dispose que En cas de menace à la sécurité, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté d'un ou de plusieurs États parties, ou de menace à la paix et à la sécurité internationales, les États parties activeront immédiatement un mécanisme de consultations conjointes pour coordonner leurs positions et prendre des mesures pour faire face à la menace qui est apparue (…) Si l'un des États parties devait être attaqué par un État ou un groupe d'États, cela serait considéré comme une agression contre tous les États parties (et) tous les autres États parties lui fourniront l'assistance nécessaire, y compris une assistance militaire, ainsi que les moyens dont ils disposent pour exercer le droit de défense collective conformément à l'article 51 de la Charte des Nations unies La Russie pourrait bien sûr s'asseoir sur le texte du traité qu'elle a signé. De même que si par exemple la Biélorussie tirait au missile sur la Lituanie, les Etats-Unis pourraient se contenter d'envoyer une note de protestation. C'est possible, oui… mais à quel prix ? Je parierais plutôt sur une riposte militaire limitée, par exemple une frappe au bombardier ou au missile balistique contre une cible militaire azerbaïdjanaise bien délimitée, du type "loi du talion", mais sans escalade. Ce qui permettrait à la fois de respecter le traité, de "convaincre" l'Azerbaïdjan de ne pas pousser plus loin les attaques contre l'Arménie, tout en maintenant la "dissuasion" créée par le traité de l'OTSC. A voir ce qu'en pense Vladimir Poutine...
  9. Après l'effondrement de l'Union soviétique, les Etats-Unis se retrouvèrent seule superpuissance, et le monde devint unipolaire. Avec l'ascension de la Chine ainsi que différents problèmes rencontrés par les Etats-Unis, le moment unipolaire a pris fin. Deux puissances dépassent toutes les autres de la tête et des épaules. Quid de leurs relations ? Quid de l'influence de ces relations sur la marche du monde ? - Rivalité limitée à certains sujets par exemple le commerce, tout en laissant la place à de larges coopérations ? Rivalité structurante sur tous sujets ? Voire rivalité débouchant sur des oppositions militaires structurantes à l'échelle mondiale… ou même sur des guerres par procuration voire directes ? - Quelle influence sur la marche du monde en général, quel positionnement des autres puissances Russie, Japon, Inde, puissances européennes ? - A court, moyen, long terme ?
  10. Les « casques bleus » chinois sont prêts à l'action En marche vers l'avenir radieux de la réaffirmation de la démocratie !
  11. Quelques visions possibles d'un char. C'est aussi une histoire de famille d'ailleurs. Et de couple
  12. Quelques résultats intéressants sur les éventuels "électeurs cachés" de Donald Trump. Les enquêteurs utilisent des questions détournées pour tenter d'estimer quel pourcentage d'électeurs de Trump ne répondent pas honnêtement aux enquêteurs. Les sondés pour les élections 2020 sont-ils honnêtes quant à leur vote ? À première vue, un sondage qui demande aux gens s'ils mentent dans les sondages téléphoniques n'a peut-être pas beaucoup de sens. Après tout, pourquoi une personne qui ment dans un sondage téléphonique dirait-elle la vérité à ce sujet dans un autre sondage en ligne ? Chez CloudResearch, nous avons pensé que la question pouvait être d'ordre méthodologique. Pour explorer cette question, nous avons structuré notre enquête de manière à surmonter les lacunes des sondages précédents. Au lieu de demander simplement aux électeurs pour qui ils vont voter - et de leur demander ensuite s'ils ont simplement menti - nous avons centré notre recherche autour d'une question générale : "Etes-vous à l'aise pour révéler honnêtement le candidat à la présidence pour lequel vous avez l'intention de voter dans un sondage téléphonique ? Notre raison d'être était qu'il y a une différence majeure entre admettre que vous venez de mentir et admettre que vous vous souciez réellement de révéler votre candidat préféré. (...) 11,7 % des républicains déclarent qu'ils ne communiqueraient pas leurs véritables opinions sur leur candidat présidentiel préféré dans les sondages téléphoniques. En revanche, seulement 5,4 % des démocrates disent qu'ils seraient réticents à partager leurs véritables intentions de vote - soit environ la moitié du nombre de républicains réticents à dire la vérité dans les sondages téléphoniques. Donald Trump semble bien en effet avoir une réserve d' "électeurs cachés". Si on combine le résultat des sondages les plus récents et les résultats de cette recherche sur les électeurs cachés, cette réserve semble être insuffisante à elle seule pour assurer à Trump la réélection. Reste qu'elle pourrait l'en rapprocher très nettement. Combinée avec une possible différence de participation entre électeurs noirs ou jeunes - plus démocrates - et électeurs plus âgés - plus républicains - ainsi qu'avec l'avantage structurel aux Républicains du système des grands électeurs - les Démocrates remportent certains Etats comme la Californie avec une plus grande marge que les Républicains ne remportent d'autres Etats - le scénario d'une réélection de Trump est sans doute plus réaliste qu'il n'y paraît à regarder les sondages "brut". Trump a probablement moins de chance en 2020 qu'il n'en avait en 2016. Mais ses chances restent tout sauf négligeables.
  13. Je suis intéressé par les éléments que vous amenez, mais pas tout à fait d'accord avec les interprétations que vous proposez. Ce qui me frappe personnellement n'est pas la communication hystérisée de médias virant sur certains sujets à une version délirante de l'extrême-gauche - j'ai bien dit sur certains sujets hein, ce qui dérangerait l'oligarchie des affaires là pas touche bien sûr - qui est effectivement lamentable, mais en face ce n'est pas moins partisan. Ce qui me frappe c'est l'incompétence ahurissante dans l'organisation, ici des élections, mais je me demande si ce n'est pas une instance d'un problème de fond plus général aux Etats-Unis (réaction à l'épidémie Covid-19, réaction à l'ouragan Katrina en 2005, organisation des jeux olympiques à Atlanta en 1996, résultat électoral en suspens en 2000, affaire Boeing 737 Max, affaire F-35, inefficience frappante du système de santé dont le rapport coût / efficacité est inférieur à celui de tous les pays développés...) Je ne suis pas du tout convaincu par les raisons que cite Boule75 - La géographie ? Mais le Brésil, l'Indonésie et d'autres n'ont pas une géographie plus favorable, et on n'y entend guère parler de désorganisation électorale comme aux Etats-Unis. Lesquels n'avaient d'ailleurs pas une autre géographie différente il y a trente ou cinquante ans, et ils arrivaient à organiser des élections - Scrutins mobiles simultanés ? Population mobile ? Encore une fois c'était déjà vrai autrefois et les Etats-Unis y arrivaient - Modalités d'identification baroque, pas de registres rigoureux, élection un jour travaillé, "beaucoup moins de rigueur", "pas le même standard"... ce sont des décisions et des états de fait aberrants, pas des contraintes. Ca n'explique ni n'excuse rien, ça décrit plutôt le problème Le résultat c'est quand même que les Etats-Unis pourraient ne pas connaître le nom du vainqueur avant des jours voire des semaines. Alors que des pays peu développés semblent y arriver sans trop de problème ni de drame. Enfin, organiser une élection, ce n'est pas sorcier sur le principe ! Faudra-t-il leur envoyer l'ONU pour leur apprendre à faire ? Et ça, on peut dire tout ce qu'on veut sur l'horrible le méchant Trump, ou sur la détestable et exécrable extrême-gauche... le problème a bien l'air d'être ailleurs. Il semble plus large, plus profond et plus ancien - même si j'ai l'impression qu'il est en train de s'aggraver
  14. Pour l'instant au moins, seuls les Arméniens sont censés s'en charger...
  15. Non, le principe de l'union fédérale - je suis résolument contre - n'est absolument pas nécessaire pour appliquer la solidarité qui est celle d'une alliance. L'alliance peut être conclue entre des Etats, c'est d'ailleurs le seul genre d'alliance qui puisse éventuellement être efficace étant donné qu'il s'appuie sur des légitimités et des appareils de défense réels, pas des machins impraticables et ne commandant pas la loyauté des peuples. Or, cette alliance existe déjà. Elle est incluse dans le traité de l'UE (article 42 alinéa 7) et ses clauses sont d'ailleurs plus strictes que celles du traité fondateur de l'OTAN. Une seule chose est nécessaire : appliquer les traités. Pacta sunt servanda. La France le fait. L'Allemagne, non. Absolument. L'OTAN est cérébralement morte, en voilà une preuve de plus. La question qui reste en suspens est de savoir si l'UE est cérébralement morte aussi. Ou plus précisément, si une défense des Européens par eux-mêmes a la moindre chance d'être praticable à l'avenir, c'est-à-dire en remplacement de l'OTAN lorsque les autres pays aussi auront cessé de nier que l'OTAN appartient au passé. Si la réponse est non, alors le plan B de la France est assez clair : la défense du pays tout simplement, éventuellement coordonnée avec les partenaires qu'il sera de notre intérêt d'y joindre, que ces partenaires soient européens ou non, qu'il y en ait ou non d'ailleurs, mais au cas par cas. Quant au plan B de l'Allemagne, de la Pologne, etc. ce sera à ces pays d'en décider. Comme le disait un auteur à peu près dans ces mots "Angela Merkel a mené une politique très prudente et très réaliste. Jusqu'au jour où elle a totalement cessé". A mon sens, oui pour deux raisons majeures : - Le respect du droit international maritime est dans l'intérêt général de la France, qui dispose de la deuxième ZEE au monde. Si la Turquie parvenait à s'imposer en violation du droit, d'autres pays pourraient fort bien prendre exemple sur elle un peu partout, et alors c'est peut-être nous qui aurions un problème, plutôt que la Grèce. S'il fallait défendre la ZEE française contre des empiètements permanents de pays dont les dirigeants veulent "faire leur Erdogan", la Marine nationale ne saurait plus où donner de la tête - La défense française gagnerait à être combinée avec la défense des autres pays européens en un ensemble autonome, parce que la défense de la France seule est bien à portée de la France - nous le faisons déjà - mais la défense de nos voisins n'est évidemment pas à notre portée, or une grande partie de nos intérêts - notamment économiques - dépendent de la sécurité de l'Allemagne, de l'Italie, etc. Or, cet ensemble autonome européen qui doit être notre "plan A" pour la défense de la France à l'avenir n'est pensable qu'à une condition impérative : que les pays appliquent l'alliance qui d'ailleurs existe déjà. Si les pays européens s'enfuient comme des moineaux lorsqu'une puissance de second ordre montre les dents, alors cette alliance militaire européenne n'a évidemment aucun avenir
  16. Tiens, y a quelqu'un qui a un message pour toi ...
  17. Moi je penserais plutôt à des drones chassant... les stations de contrôle des drones d'en face. Parce que les petits drones lents c'est peut-être difficile à détecter, mais leurs stations de contrôle, déjà par définition elles émettent des signaux. Et elles sont un petit peu moins mobiles que les drones eux-mêmes ... Ca marche aussi avec des missiles de croisière bien sûr, ou des AASM / BGL au choix. Si elles sont suffisamment près, avec du LRU voire du Caesar. Le tout est d'avoir le renseignement EM qui va bien. C'est là que l'Arménie a du mal on dirait, et ça se comprend. Les munitions vagabondes type Harop, c'est autre chose. Pas de station de contrôle dans ce cas, du moins en mode totalement autonome - ce drone kamikaze a aussi une option contrôle à distance. Ne serait-ce que pour traiter les munitions vagabondes, on n'échappera pas au besoin de renforcer la défense SA du champ de bataille. Si tu veux du léger, bon marché, lent certes - mais pas plus qu'un Bayraktar TB2 - tout en étant rustique, capable de décoller court sur piste non préparée, assez armé pour ne faire qu'une bouchée d'un TB2 et qui plus est bien de chez nous, j'ai beaucoup, beaucoup mieux
  18. La politique allemande renvoyant dos à dos l'agresseur et l'agressé, refusant toute sanction économique envers la Turquie au sommet européen du 1er octobre, contre les propositions de la France, de la Grèce et de Chypre, est un succès retentissant.
  19. Texte datant de 2017, mais intéressant car traitant d'un sujet de fond Les destins enchevêtrés de Pittsburgh et Paris Le fantôme de Charles de Gaulle a souri avec ironie la semaine dernière. Justifiant la décision de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, le président Donald Trump a fait la remarque suivante : "J'ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas de Paris". L'une des lignes les plus citées du discours, il s'agissait d'un simple dispositif allitératif, reliant les deux villes et semblant jeter de la viande rouge à sa base. Même si la santé, l'éducation et les services financiers ont éclipsé l'industrie sidérurgique de Pittsburgh, son empreinte sur la façon dont les Américains voient la ville est indélébile. Et qu'est-ce qui crie plus "étranger", "décadent" et même "mou" que Paris ? Les partisans du président se sont accrochés à cette phrase, certains organisant un rassemblement à la Maison Blanche sous la bannière "Pittsburgh pas Paris". Mais les étudiants en politique étrangère américaine ont entendu un sous-texte différent : une allusion à un célèbre sujet de discussion sur la stratégie nucléaire. Pendant la guerre froide, les alliés européens ont mis en doute la crédibilité de la dissuasion nucléaire étendue des États-Unis - le "parapluie nucléaire" américain. Les États-Unis ont promis de défendre leurs alliés de l'OTAN avec des armes nucléaires américaines. Cependant, alors que la portée des bombardiers et des missiles soviétiques augmentait, au début des années 1960, il est devenu évident que toute guerre nucléaire ne pouvait pas se limiter de manière fiable au sol européen. La promesse américaine impliquait donc un engagement fondamentalement incroyable, à savoir que les présidents américains seraient prêts à mettre en danger des villes américaines pour défendre des villes européennes. Les dirigeants européens ont été contraints de se demander : "Les États-Unis échangeraient-ils vraiment Pittsburgh contre Paris ou Boston contre Bonn ?" Le président français Charles de Gaulle n'a pas choisi ses mots de façon aussi poétique lorsqu'il a posé une telle question au président John F. Kennedy en 1961. Le mémorandum de conversation du Département d'État dit : "Le général lui-même avait demandé si nous serions prêts à échanger New York contre Paris." Les stratèges et les spécialistes du nucléaire ont par la suite lié de nombreuses villes de manière allitérative - de Paris à Pittsburgh ou de Bonn à Boston - pour poser la même question sur la crédibilité de la protection américaine. La ligne de Trump sur le changement climatique et l'Accord de Paris était donc une allusion probablement involontaire mais néanmoins importante à des questions beaucoup plus larges et essentielles de la politique étrangère américaine. Les alliés peuvent-ils compter sur les États-Unis ? Comment les États-Unis peuvent-ils rassurer leurs alliés sur le fait qu'ils utiliseront des armes nucléaires pour les défendre ? En effet, le ministre britannique de la défense, Denis Healey, a estimé que les alliés européens étaient en fait le principal public des menaces nucléaires américaines, et non l'Union soviétique. "Il suffit de cinq pour cent de crédibilité des représailles américaines pour dissuader les Russes", a écrit Healey, "mais quatre-vingt-quinze pour cent de crédibilité pour rassurer les Européens". Pour dissuader l'agression soviétique et empêcher leurs alliés de construire leurs propres arsenaux nucléaires, les États-Unis ont dû menacer de manière crédible d'utiliser des armes nucléaires pour défendre l'Europe. Des générations de présidents américains se sont succédées dans le but commun de rendre cette menace crédible. Les forces-déclencheurs, les arsenaux déployés à l'avant, les milliers d'armes nucléaires tactiques de plus en plus petites, les accords de partage nucléaire et les innombrables menaces et assurances communiquées étaient tous destinés à envoyer ce simple message : Vous n'avez pas besoin d'armes nucléaires. Vous pouvez compter sur les nôtres. Il s'agissait d'une entreprise de grande envergure. Il est également notoire que cela n'a pas suffi à Paris. Comme la Grande-Bretagne, la France a construit son propre arsenal nucléaire. Mais la plupart des autres alliés ne l'ont pas fait et, mis à part les excès, l'effort et l'objectif des Américains en valent sans aucun doute la peine dans l'ensemble. Ces engagements de l'alliance ont été le fondement de la politique américaine de non-prolifération nucléaire et ont réussi à limiter le nombre de puissances nucléaires. Aujourd'hui, les alliés américains ont soulevé une nouvelle fois la question de la stratégie nucléaire. Les États-Unis risqueraient-ils vraiment de risquer Toledo pour Tallinn ou Seattle pour Séoul pour défendre leurs alliés ? Dans son rejet de l'Accord de Paris, M. Trump a conclu en répétant : "Il est temps de mettre Youngstown, dans l'Ohio, Detroit, dans le Michigan, et Pittsburgh, en Pennsylvanie - ainsi que de nombreux autres endroits de notre grand pays - avant Paris, en France". Le fantôme de De Gaulle a souri. La dissuasion nucléaire et le changement climatique ne sont pas des questions interdépendantes, mais elles sont unies par les menaces existentielles que chacune d'entre elles fait peser sur l'humanité. Le non-respect des engagements de l'accord de Paris ne compromet pas en soi la stratégie nucléaire américaine. Le retrait de jeudi ne révèle nullement que Trump compterait les ultra-nationalistes et les isolationnistes parmi ses conseillers dans les crises nucléaires. Pourtant, l'écho historique de Trump a été notable comme un pouce rhétorique dans l'œil de l'establishment de la sécurité nationale. Pittsburgh plutôt que Paris.
  20. J'évaluerais très bas les chances du F-35 dans la compétition HX. La Finlande n'est pas membre de l'OTAN, sa stratégie de défense est basée sur ses propres forces, non sur l'idée / l'espoir / l'illusion désespérée que si si en cas de problème le chevalier blanc américain viendra la secourir, comme trop de pays de l'OTAN. Il n'y a donc aucun intérêt pour Helsinki à choisir un mauvais avion en espérant "acheter" ainsi la protection US. Ramenée à ses seuls arguments techniques et opérationnels, l'offre F-35 ne vaut pas tripette. Si les Etats-Unis remportent HX, ce sera forcément avec le F-18E/F. La Finlande est certes un pays européen, mais pas un pays OTAN. Là est la différence. Ils ne sont même pas "dans l'OTAN mais je fais semblant" comme la France, c'est-à-dire participant aux opérations mais sans se reposer sur la protection de Washington et avec zéro soldat américain stationné sur le territoire. Ils n'y sont pas du tout. Comme la Suède ou la Suisse. Je regarderais aussi les pénalités financières prévues en cas de non-respect de l'obligation de disponibilité. Si par exemple c'est au maximum 5% du montant du contrat initial... eh bien LM aura rajouté 5% au prix et voilà tout
  21. Porfirio Díaz était président du Mexique de 1876 à 1911 Bon, s'il faut être juste avec les Etats-Unis, on peut remarquer que les millions de Mexicains ayant entamé la conquête de l'Ouest du Nord, émigrant aux Etats-Unis en espérant une vie meilleure, n'étaient pas forcément d'accord avec Porfirio Díaz Aux Etats-Unis au XIXème siècle, on disait "Go west, young man". Au XXème au Mexique, c'était davantage "Ve al norte, joven" Un certain politicien à perruque orange en revanche aurait pu approuver Díaz. Pour lui c'est "Poor United States, so close to Mexico! (but we will build a nice big wall)"
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