Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Alexis

Members
  • Compteur de contenus

    17 274
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    282

Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Une poule sur un mur, qui picote du pain dur, picoti, picota...
  2. Allez, je laisse à @Tancrède le soin de pondre quelque pavé - sous lequel on trouvera sans doute une plage Moi, je me limite à l'aspect graphique : Et je peux aller jusqu'à la vidéo, pour qui le souhaite :
  3. Je constate que s'applique une fois de plus la remarque d'Einstein comme quoi deux choses sont infinies, l'Univers et la bêtise humaine « mais pour l'Univers je ne suis pas tout à fait sûr » Quant au gage, n'y compte pas. Le son est insuffisant sans les images ! Mais si tu arrives à trouver des photos des dames qui égayaient les soirées de ces messieurs, je reconnais que je devrai réviser ma position... A toi la main ! Hmmm... le fétichisme, peut-être ?
  4. Le Ministre des Finances britanniques (Chancellor of the Exchequer) prévient que dans le cas d'un Brexit sans accord, le Royaume-Uni perdra le contrôle d'éléments essentiels de la sortie. C'est l'UE qui contrôlera la plupart des leviers - y compris ce qui se passe à Calais. Je ne sais plus quel responsable britannique a comparé le Brexit à la Révolution française. Il attirait l'attention sur la "montée aux extrêmes" de part et d'autre du débat, avec d'un côté des Brexiteurs de plus en plus radicaux, qui il y a trois ans disaient qu'une solution à la norvégienne serait attirante et aujourd'hui la considèrent comme une trahison, et de l'autre des anti-Brexiteurs qui ne rêvent que d'empêcher le Brexit, malgré le vote populaire, plutôt que de chercher à l'appliquer de manière la plus modérée possible. En somme, d'un côté les Jacobins, de l'autre les Royalistes. Entre les deux... c'est de plus en plus vide. Le dirigeant le plus notable au milieu était Theresa May... mais elle a été forcée à démissionner par le choc entre les extrémistes du Brexit et du Remain. Pour filer la comparaison, la sortie sans accord, c'est la Terreur. Du coup, je m'interroge : - A les écouter, les candidats restants Johnson et Hunt, c'est le match entre Robespierre et Saint-Just Ils font assaut de surenchère. Cependant... j'ai un peu de mal à attribuer à l'un ou à l'autre le surnom ou la personnalité de l'Incorruptible, allez savoir pourquoi Alors, faut-il croire que le vainqueur tombera le masque dans un magnifique tête-à-queue à rendre jaloux Donald Trump, et organisera le couronnement de Louis XVII au cri de "Le Roi est mort, vive le Roi" ? C'est-à-dire qu'il abandonnera en rase campagne le Brexit - révocation de l'article 50 - probablement en s'abritant derrière le prétexte du méchant Parlement qui le bloque et c'est pas sa faute ? - D'un autre côté, là où les choses en sont arrivées, l'annulation du Brexit serait extrêmement difficile à justifier politiquement, même pour quelqu'un qui chercherait à rattraper et dépasser le niveau de cohérence du président américain. Il est possible aussi que même n'ayant pas du tout une personnalité de type Maximilien, le très probable vainqueur Johnson n'ait pas d'autre issue que de tenter de surfer sur la vague, de se radicaliser parce que c'est la seule solution pour se maintenir en tête du mouvement et espérer moindrement le contrôler (hum... triple hum !) Il se servirait alors pour ersatz de courage d'un mélange de véritable ignorance quant aux difficultés posées au commerce britannique en cas d'absence d'accord, d'ambition dévorante, d'une décision déjà arrêtée de porter à la responsabilité des 27 toutes les difficultés créées par la sortie sans accord. Et sans doute d'un brin de fatalisme "Le vin est tiré, il faut le boire". Bon, je vois bien la place Trafalgar à Londres être renommée place du Brexit, de même qu'à Paris la place Louis XV fut renommée place de la Révolution (avant de prendre le nom de place de la Concorde, pour exorciser les fantômes de la guerre civile). C'est là qu'on installera la guillotine
  5. C'était déjà affirmé dans l'émission de Trevor Noah il y a trois semaines. Bon, cela dit... Noah est un amuseur politique, pas un analyste. Et le fait que l'analyste qu'est l'ancien ambassadeur britannique aux Etats-Unis ait affirmé que la motivation serait juste de faire le contraire d'Obama... ne veut pas dire qu'il a raison. Même avec le conditionnel qu'il a pris soin d'inclure. Ce n'est pas parce qu'une décision est mauvaise - et la décision américaine de sortir de l'accord iranien et de menacer les autres de sanctions pour qu'ils cessent de l'appliquer est certes une très mauvaise décision - que ceux qui ont pris cette décision l'ont fait pour une raison aussi ridicule.
  6. T'es sûr ? Tu veux dire... ces hommes d'appareil et de pouvoir visent avant tout le pouvoir, que ce soit seul ou en groupe ? Alors ça, c'est très étonnant... et décevant... les bras m'en tombent. Moi qui imaginais que les institutions suprêmes c'était avant tout des gars qui lèvent la main et font des signes ensemble
  7. Nancy Pelosi pensait avoir réussi à mettre un cordon sanitaire autour de cette bande des quatre. Après l'action du Donald, leur conseillant de "rentrer chez elles", manière de les attaquer sur leurs origines non-blanches étrangères (alors que trois d'entre elles sont nées Américaines), d'où grand scandale médiatique - en réaction à une attaque politique de fait inacceptable il faut en convenir... Eh bien m'est avis que ces quatre jeunes Éveillées ("woke") viennent de reprendre du crédit et de l'ascendant à l'intérieur de leur camp. N'en déplaise à Madame Pelosi. Et pour le plus grand profit du Donald naturellement, une fois qu'il aura essuyé la tempête médiatique contre lui - et il n'aura guère de mal sans doute, ce n'est pas la première et ce ne sera probablement pas la dernière. De deux choses l'une : soit il a énormément de chance, soit (je le soupçonne) il peut être un vrai petit malin en tactique politicienne. Favoriser vos adversaires les plus extrêmes, ceux qui ont le plus de chance de faire reculer les modérés et de les pousser à l'abstention, voire dans vos bras... Les conséquences de cette escalade dans le grand portnawak sont surtout de sécuriser le deuxième mandat de Monsieur Donald T. (je ne mets pas son nom, pour la discrétion) La drogue oui. Mais attention, il ne s'agit pas de la "simple possession", qui compte seulement pour 45 / 198 =~ 23% des détenus "drogue" des prisons d'Etat. Avec l'hypothèse raisonnable que la proportion est similaire dans les autres types de prisons locales, fédérales et autres, on arrive à une grosse centaine de milliers de détenus en prison pour simple possession de drogue, soit moins de 8 % des ( 2,3 million - 920 000 ) =~ 1,4 million de détenus pour crime non-violent. Et moins de 5 % du total de tous les détenus. Les autres détenus pour drogue, vu que ce n'est pas pour possession simple, on doit parler de divers trafiquants et autres membres de gangs.
  8. Bon, il est temps que Fernand Naudin s'occupe de protéger de tout spectacle inconvenant les innocents tels M. Delafoy, ou encore les députés européens aux âmes trop pures. Et pour le reste, à vous de jouer les Tontons !
  9. Sauf à n'être que transformation en "satrapie" de l'empire américain, voire pourquoi pas un jour chinois, comme le suggèrent aimablement certains opposants, une stratégie diplomatique britannique réussie après le Brexit ne peut être que navigation et équilibre entre les différents grands blocs de puissance, "splendide isolation" quand c'est nécessaire, coopération ciblée et mesurée avec les uns ou les autres sur tel ou tel sujet la plupart du temps. Bref, en termes français, une stratégie gaulliste. Plus précisément "gaulliste canal historique", certes pas à la Chirac ni Sarkozy. D'aucuns - dont je ne suis pas - iraient sans doute jusqu'à dire "gaulliste ultra". C'est peu dire qu'une telle stratégie semble ne pas venir naturellement à la plupart des politiques pro-Brexit. Il est même permis de soupçonner que la plupart n'ont pas vraiment compris dans quoi ils se sont engagés. Il faut dire qu'une stratégie gaulliste est probablement particulièrement difficile pour la Grande-Bretagne, pour la simple raison qu'elle y est fort peu habituée. Qui disait à la fin de la guerre "Sachez le De Gaulle, chaque fois qu'il me faudra choisir entre l'Europe et le grand large, je serai toujours pour le grand large. Chaque fois que je devrai choisir entre vous et Roosevelt, je choisirai toujours Roosevelt" ? C'est bien Churchill. Mais Churchill, et les Britanniques après lui, n'entendaient pas le grand large dans le sens d'une indépendance farouche combinée à une politique de coopération tous azimuts. Ou alors, s'il subsistait quelques ambiguïtés en ce sens, elles ont bien vite été résolues. Le "grand large", dans le cas britannique, cela ne signifiait pas grand chose d'autre que le suivisme à l'égard du Grand Frère d'outre-Atlantique. Et la défense britannique a été organisée dans ce sens. Avec le temps, trois tendances se sont accentuées : - La dépendance pratique envers Washington s'est approfondie. A partir des années 1960, les Britanniques ont renoncé à l'indépendance de leur dissuasion nucléaire, renonçant à fabriquer eux-mêmes leurs missiles balistiques. Plus tard, c'est pour la fabrication des armes nucléaires elles-mêmes que Londres a laissé s'installer une dépendance envers les Américains. Dans les années 2000, ce sont leurs nouveaux SNA Astute qu'ils n'ont pu terminer que grâce à l'aide américaine. Et dans les années 2010, ils achètent des avions F-35 dont ils n'ont même pas le code source des logiciels - Washington ayant décidé à la fin des années 2000 que les Britanniques n'étaient pas suffisamment dignes de confiance pour cela - Le suivisme en politique étrangère a eu tendance à empirer. Londres par exemple n'a pas envoyé de troupes au Vietnam dans les années 1960 pour combattre aux côtés des Américains - seuls les Australiens l'ont fait. Mais en 2003, il y avait plusieurs dizaines de milliers de soldats britanniques en Irak sous les ordres de Washington. Il y a encore parfois des restes d'indépendance c'est vrai, par exemple en 2013 le parlement britannique avait refusé d'envoyer des chasseurs bombarder la Syrie, avant même que Obama n'annule l'opération. Mais par exemple, il semble bien que la récente prise de contrôle d'un pétrolier iranien à Gibraltar par des commandos britanniques soit la réponse à une demande américaine - Enfin, et c'est peut-être le pire, les présidents américains prennent de moins en moins de gants et ne jouent plus guère la comédie du "Non le RU n'est pas mon suiveur favori, c'est un partenaire que je respecte et écoute pour sa si grande expérience". Déjà Obama ne s'est pas privé de laisser paraître le peu de cas qu'il faisait de la Grande-Bretagne - il était plus franc que ses prédécesseurs. Du moins restait-il poli. Trump de son côté, c'est un festival d'irrespect voire d'insultes envers le premier ministre britannique, quand ce n'est pas de boniment "vous allez voir le bel accord commercial que je vais vous faire", tous crocs dehors et la langue pendante quand on compare aux objectifs des Etats-Unis pour une telle négociation, qui ont filtré et c'est du brutal ! Le Brexit, quoi qu'on en pense et y compris si on est convaincu que c'est une énorme bévue, il me semble qu'on ne peut l'analyser que comme la volonté d'être indépendant et de mener soi-même ses propres affaires. Bref, le choix de la coopération avec l'étranger - en l'occurrence les 27 - plutôt que la soumission à une superstructure qui contraint et en partie dirige la Grande-Bretagne - comme d'ailleurs les autres. Mais cette volonté et la décision qui en a résulté... elle met d'un coup le Royaume-Uni dans le grand bain, obligé de se situer et de naviguer et de défendre son beefsteak à la fois vis-à-vis : - De l'empire légal et commercial européen, - De l'empire militaire, financier et informatique américain - Et de l'empire industriel et de plus en plus financier chinois en expansion. La Grande-Bretagne est une nation puissante, qui figure de quelque manière qu'on la regarde parmi les dix plus grandes puissances de la planète - et il y en 193 au total. Mener sa barque indépendamment des grands blocs, c'est un projet réalisable. Mais il lui faudrait jouer (très) serré. Avec notamment et de manière non limitative : - Une volonté affirmée de se rapprocher ou de s'éloigner de n'importe lequel des grands blocs - afin d'être courtisé par tous - Les instruments fondamentaux garantissant sa liberté d'action - La capacité à faire des compromis, car bien sûr l'indépendance ne signifie pas la capacité de faire tout ce que l'on veut, encore moins n'importe quoi - Beaucoup de réalisme froid pour manœuvrer tout cela - Et enfin de la patience ! Rome ne s'est pas faite en un jour : - On ne peut pas nécessairement se dégager entièrement d'une année à l'autre de liens légaux, commerciaux et sur les normes que l'on a mis 43 ans à approfondir (de 1973 entrée dans la CEE à 2016 décision de sortir de l'UE), - On ne peut pas nécessairement non plus atteindre une pleine indépendance de politique étrangère immédiatement quand on a un outil militaire dépendant par beaucoup de côtés du Grand Frère américain, - Ni développer en un clin d’œil une industrie capable d'équilibrer quelque peu le commerce extérieur britannique très déficitaire, et qui le deviendra d'autant plus avec la migration vers le continent - Brexit oblige - d'une partie des activités de prédation, casino et charlatanerie financière où Londres excelle aujourd'hui, ou avec l'épuisement des gisements de gaz de la Mer du Nord La classe politique britannique est hélas très très très loin de laisser paraître la volonté, la souplesse, le réalisme et la patience qui seraient nécessaires Le 31 octobre de cette année, le plus probable est que le Royaume-Uni sortira de l'UE en défonçant la fenêtre, avec éclats de verre et tout et tout, pour un plongeon immédiat dans la piscine aux requins. Dont l'un sera d'ailleurs décoré d'un petit drapeau bleu à douze étoiles... tandis qu'un autre arborera une crête orange et un sourire carnassier. Sans oublier le plus poli de tous, avec un beau drapeau rouge à cinq étoiles... qui est aussi peut-être le plus féroce en fait. Ce serait le bon moment pour qu'un petit nobliau de province, un militaire sans doute, disons un général de brigade à titre temporaire, puisse apparaître sur un beau destrier blanc et devenir Premier Ministre de Sa Majesté. Y a pas un Charles The Wall dans l'armée britannique ? Les choses ne se passeront sans doute pas exactement ainsi bien sûr. Il y aura forcément des dirigeants capables qui émergeront outre-Manche - c'est dans les temps de crise qu'ils ont tendance à apparaître - mais les événements précis ne sont pas prévisibles. Et il faudra peut-être que Londres fasse gloup gloup un moment avant d'arriver à surnager Il ne suffit pas qu'une décision soit stratégiquement bonne. Il faut encore que l'exécution suive... Dans "Napoléon IV", il revient... Tsk, tsk... l'appétit c'est bien, la gourmandise c'est trop. On se contentera de ramener Jersey et Guernesey dans la région Normandie #JeanneReviensTAsPasFiniLeBoulot #GuerreDe100AnsPasFini
  10. Ou pour dire les choses autrement : - Nous avons un président qui méprise ceux qui ne sont rien - Ils ont un président qui prise ceux qui ne sont rien... mais Atomiser les Huns en 1947 ? Euh, comment dire ... Bon tu peux l'avouer maintenant on t'a reconnu. C'est bien toi qui a écrit le discours que Donald Trump lisait au téléprompteur le 4 juillet, rapport aux révolutionnaires américains qui ont pris d'assaut les aéroports. Tu n'en es pas à ton coup d'essai Je ne comprends pas tes interrogations. C'est pourtant clairement dit... c'est dans le titre. Le projet "Veritas" s'occupe de rétablir la vérité. Un peu comme la Правда (Pravda) à la grande époque, quoi. Comme c'est marqué dessus, on comprend tout de suite de quoi il s'agit. Du coup, c'est quoi qui t'inquiète ?
  11. Bon Dieu ... Même le sceptique envers les énergies renouvelables que je suis n'imaginait pas que c'était cuit à ce point.
  12. Si j'étais normand, c'est peut-être ce que je répondrais. P't'êt ben qu'oui, p't'êt ben qu'non, en tout cas. J'peux pas dire. Euh, à mon sens, les Corses - s'il y en avait sur ce forum hein - auraient intérêt à pas trop la ramener sur ce coup. Moi, si on me demande des nouvelles d'un certain empereur, d'un certain incendie de Moscou ou qu'on s'interroge de trop près à l'origine d'une bonne partie des collections du Louvre - ben quoi, c'était joli, alors je l'ai ramené chez moi c'est pô bien ? - c'est bien simple, je fais suivre direct la lettre à Ajaccio !
  13. Dans le Spectator ? Allons, c'est une parodie, aucun doute Attends encore un ou deux ans pour que ce type d'article soit publié sérieusement par les spécialistes de la justice réparative ...
  14. C'est vrai que si on passe de la sexualité à la torture, il y a progrès indéniable Allez, il est temps de parler de réparations. Pas la réparation de la voiture bien sûr, ni de la chasse d'eau qui fuit. Non, réparations des injustices du passé, qui pèsent toujours sur le présent. Apurement des dettes en somme, car les descendants des personnes réduites en esclavage en Amérique il y a un siècle et demi ont certes une créance sur les gens - les Américains blancs - dont la plupart ne sont certes pas descendants des esclavagistes, mais qui ont du moins la même couleur de peau. L'idée de réparations est de plus en plus discutée au sud de la frontière du Canada. Certains la critiquent, mais The Spectator britannique a publié une longue défense argumentée de ce programme, et va jusqu'à plaider pour son extension. Notez que les Anglais ne perdent pas le Nord, hein Défalquer les réparations pour la conquête normande du paiement qu'ils doivent aux 27 à l'occasion de leur sortie de l'UE... bien essayé, faut reconnaître.
  15. Objection à l'objection, votre honneur Oui, Carter a donné son aval à tout cela. Mais il faut tout de même se rappeler de qui est à l'origine de la guerre d'Afghanistan et ses 1 à 2 millions de morts (en majorité des civils). Et ce n'est pas les Etats-Unis. En avril 1978, la révolution de Saur - en fait, un coup d'Etat - a mené à l'arrivée au pouvoir d'un parti communiste local pro-soviétique, à la grande satisfaction de Moscou bien sûr, qui ne s'était certainement pas privé de le soutenir en sous-main. L'Afghanistan avait jusque là maintenu un certain équilibre et une certaine indépendance vis-à-vis des deux blocs pro-soviétique et pro-américain. C'était un pays (très) pauvre, arriéré mais généralement tranquille. A partir de là, que les Américains soutiennent à leur tour des éléments opposés au nouveau pouvoir, afin de le faire sortir de l'orbite soviétique où il venait d'entrer, n'était jamais que la "monnaie de la pièce" que venait d'utiliser Moscou. C'était aussi un comportement extrêmement courant, dans à peu près tous les endroits - nombreux - où l'empire soviétique et l'empire américain entraient en contact, et en concurrence. Il est tout à fait permis de critiquer ce comportement, mais il faut remarquer que l'un comme l'autre "Grand" le pratiquaient en permanence. Et surtout, ce n'est pas cela qui a fait basculer l'Afghanistan dans une longue suite de guerres étrangères et civiles dont il n'est toujours pas sorti. En décembre 1979, l'URSS choisissait d'envahir l'Afghanistan, pour secourir et soutenir son affidé, parvenu au pouvoir même pas deux ans plus tôt. C'est à Moscou que la décision a été prise. C'est à ce moment que l'histoire de l'Afghanistan a basculé. Un à deux millions de morts en dix ans de guerre, puis divers mouvements et gouvernements extrémistes notamment les Talibans. A partir de 2001, quand les Etats-Unis choisissent d'une part d'envahir pour éradiquer le nid d'Al Qaeda, d'autre part et surtout d'occuper le pays plutôt que de faire un simple aller-retour je casse Al Qaeda et les Talibans / au revoir et bonjour chez vous on m'attend dans l'Idaho, là bien sûr la responsabilité principale change de camp. Mais sur la période 1980-2000, c'est clairement l'Union soviétique qui met le pays en carafe et le coût humain on s'en fiche c'est pour l'idée communiste. Faire porter aux Etats-Unis la responsabilité du comportement soviétique pendant ces années-là, c'est comme dire que l'Union soviétique est responsable de la guerre du Vietnam et ses 2,5 à 3,5 millions de morts, sous prétexte que oui ils soutenaient les insurgés du Sud Vietnam. C'est inverser les responsabilités, à mon sens.
  16. Fantasme, au moment où cette scène a été tournée dans les années 1980, pour soigner symboliquement la blessure narcissique de la prise d'otages à l'ambassade américaine en Iran en 1979. La vraie opération de libération des otages s'est soldée par un fiasco. D'autant plus un fantasme s'il est vrai - je me le suis laissé dire - que dans les vrais combats, il n'y a pas trois ennemis qui s'effondrent à chaque balle qu'on tire. Sinon, dans la vraie vie, les Américains ont bien négocié pour obtenir la libération de leurs otages. Plus précisément les Républicains, qui ont obtenu par ailleurs que les otages ne soient pas libérés trop tôt, ce qui aurait favorisé la réélection du président démocrate Carter - probablement le dernier homme à la fois honorable et compétent à avoir occupé la Maison Blanche soit dit en passant, même si Obama s'en est approché. Mais non, tout s'est bien passé pour Reagan, les otages américains sont restés au chaud en Iran un peu plus longtemps, et n'ont été libérés qu'après son élection. Les Républicains ont plus encore négocié ensuite d'ailleurs, quand ils ont fourni illégalement des armes à l'Iran pour obtenir en échange des fonds secrets permettant de soutenir les insurgés contras au Nicaragua. Après, pour les proles (*) bien sûr, on a fait des films où les super-héros américains vengent au centuple l'humiliation subie par les Etats-Unis. Il faut bien que ça rêve, les proles. (*) La traduction du terme "prole", dérivé de prolétaire, est fournie ci-après : - Clintonien : "deplorables" - Trumpien : "losers" - Hollandais : "sans-dents" - Macronien : "ceux qui ne sont rien"
  17. Il est mignon le Benjamin, mais ça n'a rien de nouveau. Les F-15 israéliens ont déjà cette capacité depuis bien longtemps. Après, citer le F-35 pour un tel rôle peut être aussi une "fleur" à son fabricant Lockheed Martin pour tenter de faire oublier les innommables problèmes que continue de rencontrer cette buse. Oui. Ils ne seraient d'ailleurs les seuls, les Shahab-3 et autres Sejjil et Sejjil-2 iraniens s'en accommoderaient aussi tout à fait. L'Iran n'a pas de chasseur-bombardier moderne et sérieux et ne pouvait projeter de construire une industrie militaire capable d'en produire indépendamment à un bon niveau. C'est pourquoi ils ont choisi de remplir la fonction "frappe à distance" au moyen non d'avions de combat mais de missiles balistiques, dont ils ont développé une industrie locale et autonome. Il s'agit de missiles mobiles, de portée 1300 à 2000 km pour Shahab-3 à carburant liquide qui est produit depuis le début des années 2000, au moins 2000 km pour les missiles Sejjil à carburant solide plus récents, donc qui mettent tout le Moyen-Orient à portée de frappe. Même si tous les détails ne sont pas connus, leur précision est généralement estimée correcte (à partir de la version Shahab-3B en 2008), et leurs ogives peuvent être soit unitaires soit à sous-munitions pour saturation de zone. Leur nombre n'est pas connu, mais la capacité de production de Shahab-3B a pu être estimée jusqu'à 75 unités par an. Autant dire que l'Iran pourrait facilement avoir plusieurs centaines de ces missiles en service, voire à la limite carrément un millier. Quelles que soient les capacités des systèmes anti-missile israéliens Arrow 2 et 3, même s'ils sont capables d'intercepter les Shahab-3B - ce qui n'est pas certain - l'Iran aurait de toute façon la possibilité de submerger les anti-missiles sous le nombre. Si Israël voulait être taquin et détruisait le réacteur nucléaire à Natanz, ce qu'il pourrait certainement faire, l'Iran pourrait choisir de continuer les gamineries en détruisant le réacteur nucléaire israélien à Dimona, et ils pourraient certainement le faire. Ou bien, pour ne pas risquer de contamination radioactive qui ferait mauvais genre, ils pourraient rester modérés et se contenter de détruire l'une des sept principales centrales électriques israéliennes (à Orot Rabin, Rutenberg, Eshkol, Haifa, Gezer, Hagit et Ramat Hovav, produisant ensemble environ 85% de l'électricité du pays) Juste une, hein... on parle bien d'un scénario de riposte modérée. N'empêche que ça ne ferait pas que du bien à l'économie israélienne Si, il y a une raison pour Israël de ne pas le faire. C'est que si Israël commençait à attaquer l'économie iranienne, par exemple en détruisant ses centrales électriques ou autre, l'Iran pourrait décider de détruire, non pas une des principales centrales électriques israéliennes, mais toutes les sept. C'est qu'une économie avancée, si on lui retire tout à coup les 85% de son électricité... elle va marcher beaucoup moins bien, forcément. Evidemment, il serait tout à fait possible à Israël d'envisager l'achat d'électricité à ses voisins sur la base de leurs capacités excédentaires... si ses voisins avaient des économies avancées et des capacités électriques excédentaires. Mais ils n'en ont pas. Evidemment, il est tout à fait possible de construire des centrales électriques. Mais ça prend plusieurs années en général. Il y a quelque chose qu'il faut vraiment conserver à l'esprit, c'est que l'Iran n'est pas l'Irak. En 2003, l'Irak était un pays ravagé par douze ans d'embargo qui lui avaient coûté plus d'un million de morts civils en plus de l'appauvrissement général et la faiblesse des forces armées, lesquelles n'étaient dotées d'aucune arme portant un peu loin. L'Iran... est dans une toute autre situation. Je ne suis pas certain que les Trump, les Pompeo, les Bolton, les Netanyahou et les Ben Salman l'aient bien compris, d'ailleurs
  18. Sinon, juste pour avoir les idées un peu claires sur le coût des études dans une université réputée aux Etats-Unis, voici les coûts à Evergreen. Pour un étudiant ne résidant pas dans l'Etat de Washington, il faut compter 25 000 dollars par an - ce qui suivant Evergreen est beaucoup moins que d'autres établissements comparables - et 41 000 avec le logement et les frais. Ceci pour une année universitaire de neuf mois. On parle donc de 145 000 € pour un diplôme en quatre ans (undergraduate) et 218 000 € pour un mastère. A noter que certaines aides financières existent, concernant les trois cinquièmes des étudiants, pour un montant moyen équivalent à 30% du coût des études. Même réduit à 70% des montants ci-dessus, le total restant à charge demeure... ma foi extrêmement élevé Et naturellement les frais personnels (nourriture, vêtements etc.) ne sont pas inclus. Reste la solution de l'émigration, quand même
  19. "Persécution" ? Si pas de fonds, ça doit être possible de faire sans, non ? Une cafetière ça ne coûte pas si cher il me semble. Si papiers en tout genre, eh bien, les remplir. Éventuellement en s'organisant pour le faire à plusieurs si c'est un gros pensum. Si conseillers qui la ramènent, proposer à ce conseiller soit la discussion un pour un (un membre de l'assoce avec le conseiller) soit une discussion générale assoce pro-raison contre assoce Éveillée en interdisant naturellement toute discussion entre le conseiller tout seul et l'assoce. Si pas de locaux, il fait souvent beau dehors, et sinon les médias sociaux c'est pas fait pour les chiens. Etc. etc. Si la dissolution de l'assoce est exigée par l'administration, porter l'affaire en justice. Et devant les médias, naturellement. Il est possible aussi de faire peur à une administration... Oui. D'où l'intérêt d'une assoce pour apporter un peu de diversité au paysage idéologique local. Un individu isolé aurait du mal, on est d'accord. Intérêt aussi des caméras, pour filmer le comportement des excités. Sur une personne, très menaçant. Sur un grand groupe ? Beaucoup plus difficile. Et d'ailleurs traçable : si parmi N (suffisamment grand) membres de l'assoce le pourcentage de succès est significativement inférieur à la moyenne de l'université, il y a discrimination. Et on en arrive alors à cette grande passion américaine du tribunal, de la class action et des dommages et intérêts à huit ou neuf chiffres. Élément de solution : faire de vraies études dans de vraies matières avec de vrais débouchés dans le vrai monde du travail. Ingénierie, sciences, médecine, droit, économie, langues... le choix est large. Même élément de solution : choisir de vraies matières, où la notation est construite à partir de facteurs objectifs plutôt qu'une simple "note de gueule". Autre élément de solution : étudier à l'étranger, dans un pays où les études supérieures sont organisées de manière normale et où les étudiants américains sont bienvenus. Apprendre la langue de ce pays dès le lycée, et sérieusement contrairement à trop de cours de langues aux Etats-Unis. Ou bien choisir un autre pays anglophone.
  20. Je parlais de la majorité des étudiants (estimée à 70% dans la vidéo) qui n'est pas Éveillée. Pour les profs, je suis d'accord que des questions de fin de mois et de nourriture à mettre sur la table pour ses enfants peuvent facilement interférer, et il n'est pas possible de juger dans l'absolu. Mais les étudiants ne peuvent pas être soumis à une pression de ce genre. Au pire, ils vont avoir une mauvaise "note de gueule" de la part des profs qui croient vraiment à la doctrine plutôt que d'être simplement en train de suivre le mouvement pour motif économique. Celui qui craignait de se sentir "mal à l'aise" si les étudiants Éveillés l'avaient - horreur, horreur - critiqué m'a particulièrement énervé, je le reconnais. Sauf erreur de ma part, il n'y a jamais eu d'assassinat motivé par la haine des non-Éveillés. Certes, sur le principe on peut tout imaginer. Mais on néglige tous les jours des risques dont l'existence est prouvée (risque d'accident de voiture, de catastrophe aérienne, d'absorber des substances cancérigènes, de subir une agression etc.) et on les néglige parce que sinon on ne pourrait pas vivre. Je veux dire qu'on essaie de les minimiser ces risques bien entendu, mais on accepte de les courir car la seule autre option serait de se terrer sous sa couette parce que le monde extérieur est trop effrayant. A plus forte raison, on doit pouvoir négliger des risques dont l'existence même est loin d'être certaine. Les Éveillés sont certes des clowns, mais dans l'immense majorité des cas il faut leur reconnaître cette qualité d'être stridents plutôt que violents. Le risque de violence physique par un groupe d' "antifa" ou équivalent n'est pas tout à fait négligeable c'est vrai. Mais si on craint ce risque - si on a des raisons sérieuses de le craindre je veux dire plutôt qu'une vague crainte générale - qu'est-ce qui empêche de créer une association sur le campus pour défendre d'autres idées que l'Eveil, afin de faire nombre ?
  21. Merci, vidéo très intéressante (même si je n'en ai regardé qu'une partie) Deux remarques personnelles : 1. D'abord, en ce qui concerne l'exercice d'autocritique des professeurs vers le début de la vidéo, type "maoïsme light" ou bien confession publique (mais d'une part détaillée et différentiée, d'autre part s'adressant à cette divinité muette qu'est toute idéologie, plutôt qu'au Dieu d'Israël comme l'original), j'ai eu la curiosité de me demander ce que donnerait une réponse sérieuse à la question "quels sont tes privilèges ?" Qui est une question ma foi tout à fait pertinente en fait. Même si la réponse ne saurait être "je suis blanc de peau", pour la bonne et simple raison que l'esclavage des noirs appartient à un passé révolu, de même que les diverses restrictions à la résidence ou au mariage auxquels ils furent longtemps soumis dans une partie des Etats-Unis (et de toute façon, je n'habite pas là-bas !). De même, la réponse ne saurait être "je suis hétérosexuel", même s'il me semble que c'est plutôt une chance il y a tout de même bien d'autres choses qui privilégient bien davantage une personne. Je suis personnellement arrivé à cette petite liste : - Avoir grandi dans un pays en paix et où personne n'est soumis à persécution d'Etat - Avoir grandi dans un pays prospère et où les intérêts des personnes situées en bas ou au milieu de l'échelle sociale n'étaient pas écrasés par une hyperclasse - Ne souffrir d'aucun handicap - Avoir grandi entouré de l'affection de deux parents On pourra dire que cette liste n'aurait certainement pas intéressé les Éveillés (traduction de l'anglais woke). C'est qu'aucun de ces privilèges - qu'on pourrait aussi appeler des bénédictions ou des chances - n'est associé à une culpabilité. Et si quelque chose n'est pas une raison pour tel ou tel groupe de personnes de se sentir coupable... alors ça ne semble guère intéresser les Éveillés. Mais en revanche, cette liste est tout à fait sérieuse ! Je veux dire qu'il s'agit effectivement de choses d'une part qui étaient totalement hors de mon contrôle - qui ne sont pas le résultat de tel ou tel bon ou mauvais choix que j'ai pu faire - d'autre part dont l'absence est un handicap tout à fait mesurable, voire massif. Et cette liste me semble intéressante à plus d'un titre : d'une part elle permet de se situer par rapport à l'expérience globale de l'humanité, d'autre part elle peut être comprise - ce n'est pas obligé, mais c'est une possibilité - comme un appel à la fraternité. Le fait est que l'enfant ou le jeune qui a grandi en Syrie, en Libye ou en Erythrée c'est à dire en pleine guerre, en Arabie saoudite ou en Corée du Nord donc dans un régime extrêmement répressif, au Pakistan ou au Bangladesh et qui a probablement commencé à travailler avant dix ans, celui qui est né aveugle, sourd ou trisomique, celui qui n'a connu que les orphelinats et les familles d'accueil sans jamais de famille stable... sont vraiment, mais alors vraiment handicapés par rapport à des personnes plus chanceuses comme moi. Je peux choisir de m'en fiche, explicitement ou implicitement. Il y a aussi une chance, étant conscient de mes privilèges ou bénédictions effectifs et réels, que je les comprenne comme une invitation à tenter d'aider un peu les gens qui n'ont pas eu les mêmes chances. C'est à moi de choisir. Il y a donc au moins une possibilité que la conscience de ces privilèges serve réellement, même juste un peu, les intérêts des gens qui n'en ont pas bénéficié. Sans qu'il soit question de culpabilité, notez bien. La culpabilité est d'ailleurs bien plus souvent paralysante qu'autre chose. Non, il est alors question d'aider réellement des gens, même juste à la marge (si je choisis de m'en fiche à 99% et de n'agir d'une manière ou d'une autre qu'à 1% de mes capacités). Mais aider réellement des gens... est-ce que ça intéresse tant que ça les Éveillés ? 2. On entend dans cette vidéo des témoignages de rescapés de l'enfer concentrationnaire qu'est cette université Evergreen, aux mains des commissaires politiques de la nouvelle doctrine totalitaire des Éveillés. Ils témoignent visage masqué, naturellement. Question de sécurité. Et ces rescapés racontent l'horreur imposée par les nouveaux Gardes rouges. Nom de Dieu... quelle bande de chochottes et de pleureuses ! Car que risquaient ils au juste à exprimer et à défendre leur opinion - puisqu'il semble que la majorité des étudiants ne partagent pas la doctrine des Éveillés, mais se taisent ? Le peloton d'exécution ? La torture ? Le bataillon disciplinaire ? Nan, mais... le cachot, au moins ? Nenni. Ce qu'ils risquaient s'ils exprimaient une opinion différente de la doctrine Éveillée, c'est que quelqu'un aurait pu entendre (je n'invente rien, écoutez la vidéo à partir de 18'16'') ! Et alors, que se serait-il passé ? Mais voyons, "ils" (les étudiants Éveillés) auraient riposté ! Avec des balles, alors ? Non, ils auraient parlé pour défendre leurs idées à eux ! Ils auraient peut-être même utilisé des adjectifs, vous voyez. Des trucs en "iste", genre raciste fasciste et tutti quanti. Et alors (écoutez 18'35''') les non-Éveillés ne se seraient pas "sentis à l'aise" L'homme le plus brave, celui qui prend d'assaut les tranchées en se riant des mitrailleuses et s'extrait une balle avec son couteau sans anesthésie et le sourire aux lèvres, celui-là ne peut rien contre des adjectifs, voyez-vous. Le moindre mot en "iste" et il se vautre à genoux en criant Môman. On ne peut rien contre des adjectifs. D'une manière générale, on ne peut rien contre des gens qui ne sont pas d'accord avec vous, qui mettent en avant des arguments, voire qui sont un peu hystériques parce qu'ils n'en ont guère. Sérieusement maintenant, deux ingrédients nécessaires au débat sont a) le respect de l'adversaire b) une dose minimum, je ne dis pas de courage parce que le courage c'est tout autre chose il me semble, mais disons d'absence de lâcheté pleurnicheuse. Si l'on n'est pas trop affecté par la lâcheté pleurnicheuse, on peut d'ailleurs faire face à des situations où le type en face a oublié le respect... autant dire que dans tout pays libre, comme le sont assurément à la fois les Etats-Unis et la France, la seule chose nécessaire à la défense de ses opinions est de ne pas être tout à fait un pleurnicheur.
  22. Quoi, quoi... ? Mais non, enfin, j'y allais pour une raison parfaitement respectable. Il s'agissait simplement de transférer dans un régime fiscal favorable aux créateurs de richesse - certaines îles il est vrai proches de la Floride - quelques petites économies que moi et quelques amis avions pu rassembler. Pas grand chose, hein... trois francs six sous, tout ça. Mais de toute façon, rien de plus respectable que d'optimiser la fiscalité et de s'assurer qu'un Etat prédateur et des proles envahissants déplorables losers et pas beaux ne va pas vous dévaliser du fruit de votre... c'est quoi déjà l'expression... ah oui (se retient pour retrouver son sérieux... mince c'est pas facile) "dur labeur". Il ne faut quand même pas perdre le sens des priorités. Qu'on punisse quelques personnes un peu trop intéressées par les prolettes mignonnes et pas vraiment majeures, soit, pourvu qu'on ne touche pas aux barrières qui protègent les vrais créateurs de richesse, qu'on ne touche pas au grisbi !
  23. Ce que je trouve « intéressant » c'est que le dénommé Epstein avait déjà été condamné pour des faits analogues en 2008. Condamné... à dix-huit mois de prison. Dont il effectua treize. Dans un régime très spécial, rien que pour lui, qui lui permettait d'aller à travailler à son bureau six jours sur sept. M'est avis qu'un certain nombre de violeurs pédophiles en bande organisée, emprisonnés pour très longtemps dans des endroits comme Fleury Mérogis, et qui doivent encore être protégés des autres détenus, pourraient envier la « punition », s'il est permis de l'appeler ainsi, subie par M. Epstein. Toute suggestion comme quoi cette remarquable clémence aurait eu quelque chose à voir avec les noms de personnes haut placées que Epstein aurait pu citer parmi ses clients - mais il les a tous protégés - serait naturellement fort malpolie. Epstein continuera t il de respecter la loyauté des mafieux ? Je ne vois pas pourquoi il arrêterait. Ça lui a très bien réussi la dernière fois. Donc je ne suis pas si sûr que les choses deviennent plus intéressantes, en fait
  24. A toutes fins utiles, je rappelle que le drapeau français actuel date d'avant l'abolition de l'esclavage aux colonies. J'espère vivement qu'aucun « consultant en communication » ne s'avisera bientôt que le drapeau tricolore risque de choquer dans les Antilles, et ne suggère de le remplacer par un pavillon consensuel, divers, respectueux et convenablement aseptisé. (pavillon qu'il se proposerait à n'en pas douter pour dessiner... contre une rémunération de footballeur )
×
×
  • Créer...