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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Activité rapportée autour du site de Tatishchevo. Lancement de Topol possible à brève échéance.
  2. Exactement On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.
  3. C'est moi, ou la culture britannique a connu quelques petits changements depuis l'époque du "Aoh ce ne sont pas des gentils hommes" ? Il est vrai que le président américain aurait probablement eu quelque peine à comprendre exactement le sous-entendu si le message en grand sur la pelouse avait été "Mister Trump is not a gentleman". Mais enfin, faut-il cesser d'être soi-même juste pour être certain d'être compris par Donald Trump ?
  4. Bien sûr, puisque il manque un ingrédient essentiel, la volonté de faire reposer la sécurité des Européens sur eux-mêmes plutôt que sur le Grand Frère d'outre-Atlantique. Cette volonté n'existe que dans un seul pays, qui a déjà pris en mains sa propre sécurité, depuis maintenant plus d'un demi siècle. On peut déplorer que les pays européens dont la capitale ne s'appelle pas Paris n'aient pas une telle volonté, oui... mais à quoi cela sert il au juste ? Autant en prendre son parti, et s'occuper d'autre chose jusqu'à ce qu'un jour, ça change. Qui sait... peut-être en ce siècle ? Certes, il n'est pas interdit de mettre un cierge à Donald Trump, dans l'espoir qu'il fasse LA connerie du point de vue des intérêts de son pays, le sortant de l'OTAN... et y gagnant le droit de se parer du titre de Père de la Défense européenne Mais bon, les cierges, tout ça, ne pas trop y compter quand même. Souvent Trump varie, bien fol est qui s'y fie.
  5. On a toujours le choix. Si le parlement britannique ne ratifie pas l'accord de sortie avant le 31 octobre, le plus probable est une sortie du Royaume-Uni sans accord aucun. Ce qui sera l'équivalent de montrer un DOUBLE gros doigt à 27 pays avec lesquels il réalise environ 50% de son commerce extérieur. Du coup, pourquoi ne pas aussi montrer les mêmes deux majeurs à un autre pays, avec lequel le RU réalise de mémoire 11% de son commerce ? Pendant qu'ils y seront ...
  6. Bon ce n'est pas encore fait, quand même Trump arrive avec des sabots format 9XL, on le voit venir à trente kilomètres, il n'est pas écrit que les politiciens britanniques soient stupides à ce point. Enfin...
  7. Trump : Miam, miam, l'économie britannique ! Consommateurs britanniques : Miam, miam, les poulets chlorés aux hormones !
  8. Avant d'ordonner que les chrétiens et les juifs soient entièrement chassés d'Arabie. Jusqu'à ce jour, aucun non-musulman n'est admis à la Mecque ni à Médine. Par ailleurs, des esclaves chrétiens pouvaient être mis en vente à Toulon. Oui. Sources multiples. J'arrête le HS avec ce post, uniquement destiné à ajouter plusieurs faits pour élargir le contexte. Retour au Kosovo
  9. Si une messe était célébrée dans la grande mosquée de Paris, je pense que pas mal de Français musulmans pourraient en être choqués. Ce serait d'ailleurs tout à fait compréhensible. Il s'agirait d'un manque profond de respect envers les personnes partageant la foi musulmane. Fort heureusement, rien de tel n'est prévu. Et j'espère qu'aucun nouveau manque de respect envers les Français catholiques ne sera à déplorer.
  10. Légalement et diplomatiquement, ça n'a rien à voir. Aucun pays de l'UE ne s'est engagé à refuser des « échantillons gratuits » d'armements américains, chinois ni néo-zélandais Ce genre d'opération s'analyse en une ristourne, au final. Tout pays a le droit de subventionner ses exportations militaires, et en tout cas beaucoup le font.
  11. Non. Ils ne peuvent pas. Physiquement parlant. Quant aux intercepteurs en Alaska, leur capacité est d'une part sujette à caution, d'autre part de toute façon très largement insuffisante. Explications : - Un intercepteur SM-3 du système Aegis, qu'il soit en Roumanie, en Pologne ou sur un croiseur américain, a une portée et une vitesse limitée qui rendent totalement impraticable l'interception d'un balistique durant la phase d'accélération, à une distance même de 1 000 km, même avec des hypothèses favorables irréalistes. Et l'essentiel même de la seule Russie d'Europe est largement au-delà. Citons la vitesse maximale de 4,5 km/s du meilleur modèle le Block IIA - qu'il n'atteint évidemment pas immédiatement - citons le délai pour réaction qui n'est jamais nul, citons l'horizon radar qui à 1 000 km de distance est déjà à 80 km d'altitude comme déjà dit, rappelons que la phase d'accélération d'un balistique longue portée dure de l'ordre de 3 minutes si ce n'est moins ... en réalité l'interception en phase d'accélération est probablement déjà impossible à 500 km de distance - Il est envisageable qu'un système Aegis attaque avec ses SM-3 un balistique longue portée en phase intermédiaire, alors que le missile a déjà libéré ses têtes nucléaires et leurres associés - si la trajectoire passe au-dessus de lui, naturellement. Mais il ne pourra guère faire plus qu'une petite ponction sur les têtes en route. Rappelons qu'un balistique longue portée peut transporter jusqu'à 6 ou 10 têtes, tandis que le site en Roumanie par exemple ne compte que 24 silos, dont tous ne sont pas nécessairement consacrés au SM-3. Rappelons que l'interception en mi-course a un taux de succès assez loin de 100%. Et rappelons surtout que la capacité du système à discriminer leurres et têtes est tout sauf assurée - en réalité il y a des raisons de penser qu'il est beaucoup plus facile de faire des leurres convaincants que de les discriminer des vraies têtes ! Par exemple en utilisant l'anti-simulation. Enfin, même dans le pire des pires cas, d'ailleurs irréaliste... le site en Roumanie arrêterait le contenu de 3 à 4 balistiques longue portée, rien de plus Ceci ne changeant pas le fait qu'une partie importante si ce n'est la majorité des balistiques longue portée russes, étant situés en Sibérie, ne passeraient pas au-dessus de l'Europe pour frapper les Etats-Unis, étant donné que le grand cercle entre point de départ et cible passe par la zone polaire, comme déjà dit. Pour eux, ni le site Aegis ashore de Roumanie, ni le futur site de Pologne, ni les Aegis embarqués sur croiseurs n'entrent en ligne de compte Quant aux intercepteurs de la NMD situés en Alaska ou en Californie, ils ont le même genre de limitation, c'est-à-dire faible nombre (44 au total) plus discrimination entre leurres et têtes quelque part entre très difficile et impossible. Ceci... quand ils fonctionnent, et les tests même après des décennies de travaux restent peu probants, un peu au-dessus de la barre des 50% au mieux C'était l'objectif. Quant au résultat, disons que comparer avec le programme F-35... est assez injuste pour le F-35 Politiquement parlant, oui. Il n'y pas d'augmentation quantitative, mais il y a bien une augmentation qualitative. Les raisonnements que j'ai cités plus haut n'échappent évidemment absolument pas aux stratèges russes ou chinois. Mais la Russie a décidé sur ce sujet d'y aller ceinture + bretelles + pantalon en béton armé (*) Il y a là en partie une surréaction contraire aux intérêts russes - en clair, du gaspillage - et à mon sens aussi une part de techno-prométhéisme... les Américains ne sont pas les seuls à être sujets à ce genre d'affliction ! Reste que c'est bien le résultat politique même d'efforts ratés de défense antimissile stratégique comme ceux des Américains. On inquiète les pays qui ont quelque raison de s'imaginer qu'on les considère adversaires potentiels (**) et le résultat n'est dans l'intérêt de personne. (*) + surpantalon en acier trempé, quand même. On ne sait jamais ! (**) Pendant ce temps, et sans faire aucun bruit, y a un pays allié des Etats-Unis qui s'est assuré que la propulsion du M51 lui permet d'accélérer ultra-rapidement (180 t de poussée initiale pour 54 t de masse au départ) pour réduire au minimum la durée de sa phase d'accélération et sortir très rapidement de cette vulnérabilité relative en dispersant ses têtes et leurres. Ce qui suffirait amplement à assurer la crédibilité technique de la dissuasion française, au cas aussi improbable soit-il où un hypothétique futur président américain à côté duquel Donald Trump passerait pour un maître de sagesse en viendrait à ajouter la France au nombre des adversaires potentiels de l'Amérique. Question de style, différent suivant les pays. Poutine a pu déclarer qu'on irait "buter les terroristes jusque dans les chiottes". En France, on ne dit pas ce genre de choses... on dit "neutraliser". Même si la réalité derrière les discours n'est pas forcément très différente. De même, Poutine a pu faire en 2018 un one-man show à vanter de nouveaux armements nucléaires à faire saliver Docteur Folamour. En France, on n'a rien fait de tel... c'est juste que toute personne qui sait lire une fiche technique - ce qui inclut évidemment tous les conseils des dirigeants étrangers qui ont besoin de le savoir - comprend que le M51 est conçu pour passer n'importe quelle défense antimissile aujourd'hui techniquement envisageable. Perso, je préfère la formule "discret, mais on voit qu'il est armé" à "éructe sur la scène internationale en vantant ses armes-miracle"
  12. Tony Blair... quel sacré plaisantin ! A l'adresse des plus pro-UE du forum, je propose cet argument souverainiste dont je gage que même eux n'auront pas grand chose à y opposer ... Tony Blair est pour l'UE "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" (La Fontaine, Les Animaux malades de la peste) Le TPI n'est pas une justice internationale, dont je soupçonne qu'elle est impossible en pratique. C'est une cour. Macron s'est trouvé dans la minorité parmi les dirigeants des 27, cependant ils étaient tout de même 5 ou 6 de mémoire à soutenir l'option d'un délai court au Brexit, voire très court. Il est possible qu'il existe une telle peur parmi des dirigeants européens. Mais elle n'est à l'évidence pas universelle. Et comme il suffit d'un "Non" au Conseil européen pour empêcher une prolongation du délai... Ce qui est notable, c'est que Macron dans l'entretien au Soir semblait bien préparer la justification d'un futur veto français en octobre à une nouvelle prolongation, si le cas se présente. C'est-à-dire si d'une part le gouvernement britannique en redemande un, d'autre part la majorité au Conseil ne penche pas pour refuser. Ce qui n'a rien de certain, notamment pour la deuxième de ces conditions. Tant va la cruche à l'eau... qu'à la fin même les Allemands seront peut-être derrière le refus, même sans que Macron ait besoin de sortir le veto. Ce qui est absolument délirant dans cet avis, c'est de l'adresser au gouvernement britannique. Mais ce n'était pas le gouvernement britannique qui empêchait l'approbation de l'accord de sortie, sous Theresa May ! Et ce n'est pas le gouvernement britannique qui sera le principal obstacle, sous son successeur ! C'est le Parlement britannique qui s'oppose, mettant le Royaume-Uni en danger de voir réalisé le Brexit non du fait des choix de son gouvernement... mais d'étrangers excédés par les atermoiements britanniques. C'est le Parlement que le patronat britannique devrait mettre en garde. D'accord sur le fond, mais un petit pinaillage sur Dame Angela, qui s'est certes illustrée par la décision très avisée à laquelle tu fais référence, à base de réaction brusquée, d'illusion sur ses propres forces et de volonté (désespérée ?) de parvenir à un zénith moral compensant symboliquement le nadir nazi (alors même que les Allemands d'aujourd'hui ont exactement zéro culpabilité aux crimes d'il y a trois quarts de siècle) Mais encore par plusieurs autres : 2. Décision de sortie brusquée (... encore ce mot : "brusquée" ) du nucléaire en 2011, grâce à laquelle le bilan de la fameuse Energiewende n'est pas décevant, il est carrément nul voire négatif, le peu de diminution des émissions de CO2 gagné à prix d'or par utilisation de renouvelables étant largement compensé par la diminution du nucléaire dans le mix énergétique 3. Décision de maintenir envers et contre tout la ligne ortho-libérale de responsabilité exclusive des Etats en crise pour leur endettement, même quand il est si excessif que tout remboursement est impossible (l'exemple le plus frappant étant la Grèce), même quand cet endettement provient en bonne partie de décisions suite à la crise de 2008 de protéger envers et contre tout les banques contre les conséquences de leurs erreurs et aux frais des contribuables, même quand le maintien perinde ac cadaver de la théorie n'est possible qu'en écrasant des couches sociales entières dans des pays comme Espagne, Portugal, dans une moindre mesure Italie, et évidemment la Grèce. Je soupçonne que l'essentiel des conséquences de cette dernière décision - et peut-être aussi des deux premières ? - est encore dans l'avenir. Cette couverture de magazine peut paraître excessive, je la crois fondamentalement juste. Merkel a bien été le plus dangereux des dirigeants européens de ce début de XXIème siècle Simplement, les dangers qu'elle a créés sont du genre à provoquer leurs effets sur le moyen-long terme. Bon, bien sûr, les dirigeants français qui ont systématiquement choisi le suivisme face à la Chancelière ne sont pas mal non plus... les Sarkozy et Hollande Mais ce ne sont pas les acteurs, plutôt les suiveurs justement, dans une position envers Merkel analogue à celle de Blair envers Bush. J'ajouterais qu'ils n'ont même pas eu de véritable élégance...
  13. Dmitry Orlov l'auteur de l'article est un essayiste original et qui donne assez souvent matière à penser. L'article dont on parle est très faible j'en suis d'accord. Mais mon expérience des "penseurs originaux" que j'ai pu trouver sur Internet est qu'ils sont souvent très irréguliers quant à la qualité et à l'intérêt de ce qu'ils produisent, par exemple à cause d'obsessions ou d’œillères personnelles... ce qui n'empêche pas que, parfois, ils vaillent le détour. Jeter un œil de temps en temps sur ce que lui ou une demi-douzaine d'autres - dans tous les styles et opinions - écrivent, je le comparerais à fouiller dans un récipient où il faudra écarter un certain nombre de déchets... mais où se trouvent aussi des pépites. De mon point de vue, c'est plus intéressant que consulter des commentateurs et analystes "bateau" où le gris le dispute au médiocre. Sans compter qu'à l'occasion ceux-là aussi peuvent être franchement mauvais. Quant au Saker francophone, ce n'est pas un "site poubelle", c'est un site qui reprend toutes sortes d'analyses et de nouvelles, du médiocre à l'exécrable en passant par du ridicule... et à l'occasion du bon. Ça fait partie des sites qui enrichissent Internet par une bonne dose d'originalité, même si ce n'est pas celui que je consulterais le plus. Oui. Le principe est d'ailleurs valable aussi pour le genre de propagande que l'on peut trouver sur des sites plus mainstream La meilleure propagande ne procède guère par mensonge direct beaucoup trop dangereux, elle utilise plus volontiers l'omission - ne pas citer des informations qui donneraient un contexte n'allant pas dans le sens voulu - et plus généralement le contrôle de quels sujets quelles informations on met en avant. Consulter des sites alternatifs - et pas d'une seule tendance encore il n'y a pas que les pro-russes et les alt-right ! - est aussi une tactique de défense contre ces techniques de propagande.
  14. Pas plus ? Mais pas moins. Pour parler des Amériques, les Américains utilisent l'expression "hémisphère occidental" (Western hemisphere). Si on accepte de changer le sens des mots et d'appeler "Europe" l'Union européenne, quel nom proposerais-tu d'utiliser pour l'Europe ?
  15. Le projet est tout à fait compréhensible, mais ce qui induit en erreur c'est le titre du magazine "Mon Europe", quand le véritable sujet est "Mon Union européenne". Si le contenu du journal était en adéquation avec son titre, des pays comme Russie, Royaume-Uni ou Serbie y auraient toute leur place. Vu le contenu du journal, son nom est mal choisi. Tous les chemins mènent à Rome ... Plaisanterie mise à part... eh bien ce ne serait pas une si mauvaise idée. Je parle bien sûr du Grec, pas de l'Allemand présent sur cette photo, hein. Varoufakis a des idées et une certaine épaisseur intellectuelle, et l'expérience des dégâts de l'euro serait fort utile à la personne chargée au premier chef de sa gestion. Et puis le voir à la présidence de la BCE, ce serait la garantie d'un Dexit rapide
  16. Factuellement, non. Voir mon post en page précédente. Il est difficile d'imaginer que la capacité de seconde frappe de la Chine soit menacée par ces systèmes, et c'est exclu concernant la Russie. C'est donc nécessairement pour d'autres raisons que ces pays protestent vigoureusement. Je peux imaginer trois raisons, qui d'ailleurs ne s'excluent pas - à mon sens elles s'ajoutent entre elles - Ces défenses pourraient compliquer l’attaque par les Russes du second échelon d’une éventuelle invasion terrestre OTAN de la Russie - L’objectif est d’affirmer le principe comme quoi l’OTAN devrait respecter les accords et ne pas déployer d’unités militaires permanentes dans les pays de l’ancien Pacte de Varsovie - Il s’agit d’un discours à visée politique interne, visant à renforcer le soutien de la population russe à son gouvernement
  17. C'est par là ! N'hésitez pas à refaire le match... du moment que c'est sur le bon fil
  18. A condition - entre autres choses - de pouvoir suivre des cibles en-dessous de l'horizon radar, comme expliqué dans mon précédent post. Mon avis personnel est que les radars qui peuvent voir à travers la Terre ne sont pas encore tout à fait au point. Ils en sont théoriquement capables, mais ça ne change rien... parce que n'importe quel croiseur de type Ticonderoga - et les Etats-Unis en ont un paquet - est déjà capable de transporter moult missiles de croisière, tout en se baladant aussi près de la frontière russe, voire plus près dans la Baltique ou la Mer Noire. Seule la parole des Etats-Unis garantit qu'aucun d'entre eux n'est équipé de missiles de croisière à charge nucléaire... autant dire qu'il n'existe aucune garantie. Même topo pour les B52, B1 et B2, seule la parole de Washington garantit qu'aucun de leurs missiles de croisière n'est doté d'une tête nucléaire. Et en sens inverse, les Tupolev 160 pourraient tout à fait exécuter une mission de décapitation sur les Etats-Unis. Là d'accord, cette gueulante américaine est risible. La paille et la poutre... La possibilité de frappes de décapitation, ça fait partie de la vie. Il faut s'y faire, en s'assurant que son système de représailles est robuste à une "indisponiblité" impromptue de AN1 (Autorité nationale N°1), comme d'ailleurs des autres AN2, AN3 etc dont l'existence est publique. Par exemple parce qu'ils se seraient tous trouvés dans la capitale du pays au moment où le flux thermique et les vents y auraient augmenté soudainement sans que les services météo ait rien vu venir. L'existence d'autres AN de rechange - localisées tiens devine où si t'es joueur - est un fait public en France. L'existence du système Perimetr en Russie est tout aussi publique. Que les Etats-Unis aient des moyens et une organisation analogues ne fait aucun doute. Et les Chinois ? Ben, les Chinois, faut pas les prendre pour des c... ! Evidemment qu'ils ont quelque chose de ce genre. C'est un peu simplifié, quand même, si tu permets Les différences sont nombreuses. Par exemple, le papier hygiénique c'est doux au toucher, tandis que les accords c'est un papier plus rigide, beaucoup moins pratique. Plus sérieusement, je ne crois pas que les Etats-Unis aient toujours et partout négligé d'appliquer les accords internationaux. Ce qui est vrai, c'est qu'ils n'ont pas signé un certain nombre d'accords qui ne leur convenaient pas, sans trop s'embarrasser de politesses et de circonvolutions. "No" est un mot qu'ils utilisent plus facilement. Et plus récemment, ils ont aussi pris l'habitude de "dé-signer" un nombre croissant d'accords. Et souvent de forcer encore les autres à ne pas les appliquer, par exemple l'accord avec l'Iran.
  19. Je ne suis pas tout à fait sûr de ce à quoi tu fais allusion. Si c'est le report de l'échéance du Brexit d'avril à fin octobre, il ne s'agissait justement pas de renégocier l'accord de retrait. La déclaration politique qui lui est attachée pourrait être modifiée elle, il n'y a pas de blocage du côté UE-27... mais c'est qu'elle n'a de valeur que déclarative et "politique", justement. Le texte qui a une valeur juridique opposable en droit international, c'est l'accord de retrait. Celui-là n'a pas bougé d'une virgule depuis sa signature le 25 novembre 2018, le refus de le rouvrir du côté des 27 a été exprimé et ré exprimé moult fois - en fait aussi souvent que le gouvernement britannique l'a suggéré - et je ne vois aucun scénario où ce fait politique massif serait remis en cause. Le Royaume-Uni fait partie non seulement des cinq mais des trois premières économies européennes, avec la France et derrière l'Allemagne. L'Italie comme la Russie sont à une certaine distance derrière. Concernant la "capacité de nuisance", le marché britannique représente par exemple 7% des exportations françaises de marchandises ou 6,8% des allemandes. En revanche, l'UE représente presque 50% des exportations britanniques de marchandises (=Europe, moins Russie, Suisse et Norvège). Une sortie sans accord, avec remise en cause brutale de toutes les normes, reconnaissances mutuelles etc., c'est économiquement néfaste pour les 27... mais quelque part entre le désastreux et le catastrophique pour le Royaume-Uni. Et c'est encore sans parler de la question logistique, très inquiétante pour le RU dont plus de 50% des échanges physiques reposent sur l'axe Calais-Douvres, lequel est fortement optimisé pour assurer un rythme élevé de circulation à la noria de trains et de ferrys déplaçant les marchandises... laquelle optimisation irait à vau-l'eau si des contrôles mêmes minimaux étaient établis à la frontière, forçant chaque camion à marquer l'arrêt plutôt que de rapidement décharger et recharger pour continuer les opérations. Les estimations vont jusqu'à une diminution de 75% à 87% de la capacité du "tuyau" Calais-Douvres... c'est-à-dire une division par un facteur de 4 à 8 ! On n'a pas de capacité de nuisance crédible quand on n'est pas du côté du manche. Ce qui est le plus inquiétant pour les pro-UE dans le Brexit à mon sens, c'est que l'intégration européenne est basée depuis le début sur la "règle du cliquet" chère à Jean Monnet, interdisant tout retour "en arrière" dans l' "approfondissement" de l'intégration : toute compétence, tout pouvoir, tout élément de souveraineté transféré à l'UE l'est pour toujours. Le transfert de quoi ce soit vers les nations - et son retour dans le giron démocratique - est interdit. Pour paraphraser John Kennedy parlant de la négociation avec Nikita Khrouchev, le message de la Commission et en général des institutions de l'UE aux nations c'est "Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable" Les Britanniques ont décidé en 2016 de jeter aux orties la règle du cliquet. Bien sûr, ils ont été obligés pour cela de jeter l'ensemble de la construction européenne aux oubliettes, pour ce qui les concerne. C'est précisément cela un mécanisme de cliquet : impossible de dire non sur une petite chose ou même une partie seulement, les deux seules options sont de boire tout jusqu'à la lie, ou de rejeter tout en bloc. C'est la première fois que Monnet est mis au défi, et plus précisément en échec. Ce n'est fort probablement pas la dernière. Je suis persuadé que la décision britannique sera un jour vue comme prophétique. Restait bien sûr, pour le bien des Britanniques comme pour les autres, à l'appliquer correctement, cette décision ! - Un accord de type norvégien, islandais ou suisse aurait été de mon point de vue la meilleure solution, compromis certes sur le plan de la souveraineté, mais permettant d'appliquer le résultat du référendum sans casse économique ni exacerbation des divisions internes (le Brexit a gagné avec 52%, pas 75%... c'est une victoire "aux points", pas un raz-de-marée). Un tel accord aurait nécessité plusieurs années de négociation sérieuse et approfondie, il n'existe aucun "modèle norvégien" qu'il suffirait d'instancier en remplaçant le nom du pays, mais ça aurait été un scénario possible ===> Cependant, rien n'a été fait pour négocier un tel accord - Une sortie complète du marché unique, visant un accord du type de celui de l'UE avec le Canada, me semblerait beaucoup plus délicate vu la question logistique, celle de l'Irlande du Nord, et encore le poids de l'UE dans les échanges britanniques, et l'importance des services pour mitiger l'énorme déficit commercial britannique pour les marchandises. Elle aurait nécessité à la fois : 1. des efforts et préparations longues et à grande échelle pour diversifier les voies logistiques, 2. un choix cornélien entre accepter que l'Irlande du Nord reste intégrée au marché unique donc séparée du reste du territoire national et accepter qu'une frontière commerciale et physique sépare l'île en deux au mépris des accords du Vendredi Saint, 3. un effort diplomatique majeur et créatif pour établir des relations commerciales directes pas trop désavantageuses avec les autres principales puissances, en trouvant des compensations et arguments - et probablement en avalant quelques couleuvres au passage, notamment des américaines et/ou des chinoises 4. last but not least, une mobilisation de la Nation avec un paradigme churchillien "Sang, sueur et larmes" pour que les inévitables inconvénients restants soient acceptés par la population, supportés avec solidarité interne, ceci au nom d'une vision de ce qu'un Royaume-Uni aussi pleinement indépendant qu'un Japon ou une Corée du Sud pourra accomplir à l'avenir C'est sur ce dernier élément que j'émets les plus grands doutes. Pratique t on la mobilisation nationale avec 52% de la population qui approuve - et encore, ont-ils tous voté avec un tel effort en tête ? - alors que 48% est déçu, voire l'a franchement mauvaise ? S'ils avaient été 70 ou 75%, et si une vision claire et réaliste de ce que pourrait être un RU indépendant (un nouveau "rêve britannique") avait été formulée, le cas serait différent. Le bien le plus précieux d'un pays, c'est son unité, et la préserver suppose que les vainqueurs d'une lutte politique "au couteau" appliquent leur projet certes, mais sans mettre de sel dans les blessures du "camp" adverse ===> Cependant, rien, et je veux dire RIEN de tout cela n'a été fait La situation du Royaume-Uni, c'est que l'accord de sortie négocié par le gouvernement May n'est ni une solution norvégienne, ni une sortie complète mais les yeux ouverts... dans une certaine mesure, il ajoute certains des inconvénients des deux Et pourtant la seule alternative à ce mauvais accord c'est une sortie complète et brutale et sans aucune préparation un tant soit peu sérieuse. Bref, les Britanniques ont le choix entre un mauvais voire très mauvais accord et une catastrophe économique. Et leur parlement non seulement refuse de choisir le moins dommageable de ces choix, il refuse même de considérer la situation réelle du pays, se perdant dans des vaticinations sans fin. Tandis que leur classe politique est très occupée à se regarder le nombril plutôt que de chercher des solutions, ou même de simplement déjà accepter de regarder la situation du pays comme elle est, c'est-à-dire l'obligation d'effectuer un choix conscient d'ici le 31 octobre, faute de quoi c'est l'étranger qui décidera à sa place. Ce risque théorique existe, c'est vrai. Je ne l'ai pas vu citer bien souvent cela dit, même chez les plus pro-UE. Le 31 octobre 2019 entrera-t-il dans l'Histoire à côté de la crise des subprimes comme le point de départ d'une nouvelle crise financière mondiale, ou plutôt l'ancienne qui depuis onze ans n'est jamais que mise sous le boisseau nous sommes d'accord... c'est possible, même si ce n'est qu'un scénario. L'important, c'est que ce scénario ne semble pas empêcher de dormir les dirigeants européens. Et surtout pas Macron, qui se prépare assez visiblement à justifier un futur veto français à un nouveau report du Brexit au cas où il serait nécessaire - c'est-à-dire si le futur gouvernement britannique le demandait et si la majorité des autres pays européens penchait pour l'accorder, ce qui n'est pas certain.
  20. Ben si... c'est ce qu'on dit depuis quelques posts Il y a la Corée du Sud. Ah d'accord. Eh bien c'est simple, ni la Chine ni la Russie n'ont de raison sérieuse qui résiste à l'examen de croire que le THAAD menace leurs capacités de seconde frappe respectives. Et la Russie particulièrement pas.
  21. La réalité géographique est différente en Russie et en Chine. Le point à toujours garder présent à l'esprit, et j'insiste sur "toujours" parce qu'on l'oublie très facilement, c'est que la Terre est ronde. - La distance entre la Corée du Sud et le centre de la Chine - où seraient déployés les DF-5 balistiques de plus longue portée - est de l'ordre de 2 000 km. A cette distance, l'horizon radar est à une altitude supérieure à 300 km, c'est-à-dire qu'aucun objet situé plus bas ne peut être "vu" par le radar du Thaad. Si la Chine devait baser certains de ses balistiques longue portée dans sa province du Nord-Est à une distance de 1 000 km, l'horizon radar du Thaad y est à environ 80 km Dans le cas de la Chine, il est permis de douter que le radar du Thaad change grand chose au problème de la défense anti-balistique du territoire américain, sachant que les Etats-Unis ont déjà des satellites chargés de détecter rapidement tout lancement balistique n'importe où sur Terre, et d'évaluer rapidement sa trajectoire. On ne peut cependant pas tout à fait exclure que le radar permette d'avoir quelques renseignements supplémentaires, sachant qu'un balistique intercontinental dépassera 300 km d'altitude, même en cas de trajectoire très tendue. - La distance entre la Roumanie ou le Danemark d'une part, l'Oural et la Sibérie occidentale et orientale d'autre part - là où se trouvent les bases russes de balistiques intercontinentaux - est entre 2 000 et 5 000 km. A cette distance, l'horizon radar peut être à une altitude dépassant allègrement les 2 000 km... bien au-dessus de l'altitude maximale d'un balistique intercontinental à tir tendu ! Sans compter bien sûr qu'un tel missile se dirigeant vers le nord pour passer au-dessus du pôle, un radar situé en Roumanie - ou en Corée du Sud - sera encore plus loin quand le missile atteint son apogée Dans le cas de la Russie, le doute n'est pas permis, le radar du Thaad ne change rien. Eh bien c'est assez simple, ce que redoute @kotai, c'est que sans les Américains les Européens n'aillent suivre les recommandations de George Brassens ... Tant il est vrai que l'Européen est un être efféminé, alors que l'Américain lui, un vrai mec, il est viril pour deux. C'est dans les meilleurs manuels de sociologie comparée, Robert Kagan par exemple, ça doit donc être vrai !
  22. Tout à fait d'accord sur le principe. Hmmmoui enfin il n'y a pas que ça, hein... - Tout d'abord (accent russe) je rappelle que la carte que tu as choisie représente scandaleusement la Russie comme amputée de sa Terre sainte éternelle la Crimée enfin réunifiée avec Rodina Mats la Mère Patrie - Plus grave (accent américain) l'Afghanistan est représentée en dehors de la zone où la stabilité est importante pour les Européens, scandaleux lâchage des Européens perdants qui profitent de l'Amérique sans rien lui donner en retour comme l'a rappelé notre Bien-Aimé Président, un gagneur lui ! - Le pire de tout (paillettes Eurovision) l'Australie n'y est pas ! Mais qu'est-ce que l'Europe, sans l'Australie ?
  23. Tiens, c'est moi qui me demandait si je n'étais pas malade à avoir le même point de vue que des gens que je sais très pro-UE, ce qui n'est pas du tout mon cas... La raison je crois, c'est qu'il s'agit là de situations factuelles, où les préférences partisanes interviennent peu.
  24. Pour poursuivre sur ce thème, voici un article de The American Conservative La situation grave de l'Amérique des petites villes Je joins la traduction automatique par DeepL, sans la revoir par manque de temps, mais le résultat est très largement compréhensible. L'article est assez long, mais l'ambiance est bien rendue... Malaise persistant, et par certains côtés de quoi faire froid dans le dos. Ce genre de choses n'est pas totalement inconnu en France naturellement, il s'en faut de beaucoup. Mais pas au même degré, d'assez loin.
  25. On m'a aussi parlé d'un pays voisin à la fois de l'Allemagne, de l'Espagne et de l'Italie... attends voir, le nom va me revenir "Ta" Corée du Nord ? Eh bien, nous avons un contributeur résident du pays du Cher Dirigeant ! Les statistiques non seulement des inégalités de richesse et de revenu, non seulement des meurtres, non seulement des vies perdues par manque de couverture santé, mais encore de maux sociaux comme les drogues aux Etats-Unis sont vraiment remarquables, et dans le mauvais sens Il paraît clair que les politiques de baisse des impôts pour les plus riches, de réduction des services sociaux ainsi que d'acceptation de n'importe quelle politique de prix de la part des entreprises de santé privée sont des facteurs puissants de cette situation. Je ne peux pas me défaire de la suspicion difficile à justifier précisément, mais chez moi forte, qu'il y a encore autre chose. Cette "dépression" et dégradation qui affecte une bonne partie des populations blanches pauvres - les noirs pauvres par exemple se suicident beaucoup moins ! - les transformant en "white trash" avec peu d'estime d'eux-mêmes et des comportements auto-agressifs à l'avenant, j'ai du mal à l'attribuer uniquement à des facteurs matériels, aussi puissants soient-ils. Faut-il mettre en cause la condamnation morale s'attachant à la personne du "perdant" dans certaines interprétations protestantes historiquement fortes aux Etats-Unis, comme quoi le succès matériel serait le signe de la faveur de Dieu, et donc la pauvreté un signe de vice voire de réprobation divine, en tout cas du fait principal voire exclusif de la personne qui la subit ? C'est l'idée que je pourrais avoir, mais ce n'est qu'une tentative, c'est peut-être tout à fait à côté de la plaque. Le point principal pour moi, c'est qu'il y a là aussi un facteur culturel, ou de mentalités. Il n'y a pas que du matériel et du tangible ici.
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