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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. J'ai un peu de mal à le croire, quand même : - Les ouvriers agricoles retraités ont des moyens financiers limités, même chez nous, à plus forte raison dans les plus inégalitaires US of A. Qui a les moyens de voyager de l'autre côté de l'Atlantique n'est pas en bas de l'échelle des revenus - Ploucville ce n'est pas un lieu, c'est un état d'esprit. Qui souhaite voyager loin pour aller voir à quoi ressemble Frogland a déjà quitté Ploucville dans sa tête Ah non ! Pas ce scandale humanitaire de l'assassinat gratuit et sanglant d'un pauvre petit vieux cultivant paisiblement son jardin ! Quoi, il a la peau violette et un gant magique ? Et alors ?
  2. Ah, les dames sont souvent plus réalistes et pragmatiques que nous autres hommes ... Une autre anecdote, pour tempérer quelque peu, au moins dans le sens du "y a des c... partout". A un moment quelconque de la fin des années 90, je me promenais en plein jour dans le 6ème arrondissement de Paris avec une amie britannique qui se trouvait être noire. Voilà que tout à coup nous sommes insultés par une dame - qui semblait certes un peu paumée voire bourrée - laquelle se scandalisait dans les termes les plus crus du fait qu'elle avait pensé que nous étions "ensemble". Ce qui n'était d'ailleurs pas exact, m'enfin peu importe. J'ai accéléré le pas - et hop on traverse et vite ! - espérant que les connaissances un peu fragiles en français de cette amie l'empêcheraient de comprendre que l'hostilité manifestée était sans l'ombre d'un doute de nature raciste - parce que j'avais quand même un poil honte quand même, en voyant le comportement de cette femme ! Je ne suis pas tout à fait sûr que mon amie n'ait pas compris, mais au moins il ne semble pas y avoir eu de conséquence négative sur son image de la France - probablement parce qu'elle avait de nombreux exemples de Français se comportant normalement. Mais ce n'est pas cette passante qu'il fallait remercier !
  3. Alexis

    Luftwaffe

    Tu veux dire : après 2028 ou 2032. La question étant de savoir si Ivanka fera un ou bien deux mandats. =======> Déjà sorti !
  4. Article intéressant dans le Spiegel - lequel est très loin d'être le moins pro-européen des magazines d'information allemands - sur la nouvelle politique du président français vis-à-vis de l'Allemagne A mon sens, cet infléchissement de la politique de Macron n'est pas entièrement en réaction au mouvement Gilets jaunes. Il est le résultat des déceptions objectives suite aux tentatives dans les dernières années d'entraîner l'UE dans une nouvelle direction tout en l' "approfondissant", déceptions qui ne résultent pas seulement des réticences allemandes sans doute, déceptions qui n'ont rien eu pour surprendre toute personne sceptique quant aux chances de réformer l'UE, mais déceptions très clairement pour le chef de l'Etat, et sans doute une bonne dose d'irritations successives sur tel et tel sujet. Et le dialogue pour Macron, comme pour tous les présidents français du passé - enfin, tous les européistes, à partir de Giscard d'Estaing - c'est avant tout le dialogue avec l'Allemagne. Je dirais cependant que quoi qu'ils n'aient pas été à la source de l'infléchissement de la politique européenne de Macron, les Gilets jaunes l'ont certainement accéléré. Il aurait pu passer davantage de temps dans la posture larmoyante du "Woh allez quoi 'voulez pas faire un chtit geste" où se sont complu ses prédécesseurs, si les Gilets jaunes ne lui avaient signifié à leur manière - la manière forte - que le temps est un facteur crucial.
  5. Alexis

    Luftwaffe

    Ce qui est surprenant de mon point de vue c'est que les Allemands ne manquent ni des moyens financiers - ce ne serait pas si cher quand même ! - ni des moyens technologiques pour préparer un standard air-sol de l'Eurofighter qui ressemble à quelque chose. Soit tous seuls à la limite, soit plus probablement et encore plus aisément en s'associant à l'un ou l'autre ou tous leurs trois partenaires du consortium Eurofighter. D'une part ils sont censés augmenter leurs dépenses militaires en part du PIB - en essayant d'en faire un minimum certes, mais ils ne sont pas supposés se f..... complètement de la gueule de l'Oncle Sam. D'autre part leur budget actuel tel qu'il est n'est pas si petit, il n'est pas très loin de celui de la France, alors qu'ils n'ont pas eux 10% de leurs crédits à réserver à la dissuasion nucléaire, qu'ils dépensent peu en Opex et que leur Marine est réduite à la portion congrue. Je veux bien que les engagés allemands soient mieux payés que leurs camarades français, mais c'est loin d'une explication suffisante... il va où, tout ce fric, au juste ? La commande de quelques Rafale par l'Allemagne, c'est de l'ordre du rêve mouillé je dirais : d'une part c'est de l'activité qui serait créée à l'étranger et non pas chez eux, d'autre part et pire encore ce serait reconnaître de manière éclatante que l'Eurofighter - pas un mauvais appareil en soit attention ! - n'est quand même pas aussi réussi que le Rafale. Politiquement... ce serait délicat. Ils auraient deux options qui semblent faire sens de leur point de vue : 1. Soit tirer un trait sur les B-61, préparer leur version Eurofighter+++ pour très bientôt et le SCAF pour plus tard 2. Soit obtenir des Etats-Unis la certification en temps et en heure de la B-61 sous F-18, en faisant valoir que s'ils ne reçoivent pas de garantie crédible ben pas grave ce sera auf wiedersehen les F-18 et guten Tag l'Eurofighter+++ ... bref se servir de l'option 1 pour négocier la 2, au cas où ils tiendraient un peu au symbole politique que constituent les B-61 Il est d'ailleurs possible qu'ils se dirigent vers l'un ou vers l'autre : F-18 et Eurofighter sont bien les finalistes de la compétition allemande pour de nouveaux chasseurs. Sinon, le commis de Lockheed Martin qui fait son "coup" de pression en faveur de sa camelote défectueuse son produit, il est dans son rôle... mais bon, ce n'est pas lui qui dirige la politique étrangère américaine, même s'il essaie évidemment de faire croire le contraire
  6. Quand je regarde les positions de Sanders sur ces sujets telles que détaillées ici, avec des dates sur l'expression de telle ou telle position, je ne vois pas de changement brutal, ni même notable, depuis 2016. Il semble avoir été déjà très favorable par exemple à BLM et au mariage homosexuel avant 2016, par exemple. Quels seraient ses virages majeurs depuis cette époque ? De plus, il faut quand même relativiser la portée de ces questions. Je ne dis pas qu'elles sont sans importance, attention, mais elles sont loin de résumer la vie politique, et je dirais qu'elles sont loin même de devoir être placées au premier plan. A titre d'exemple, en 2013 j'étais opposé à la création d'un "mariage" homosexuel, et je le reste... mais si on m'avait demandé de citer les dix plus importants sujets de la vie publique française en cette année-là, ça n'aurait pas été dedans. D'autres personnes peuvent regarder cette question par exemple - ou une autre question "sociétale" - comme absolument fondamentale et "anthropologique", c'est une opinion que je respecte, mais que je suis loin de partager. H.S. "opinion personnelle à dimension politique" Fin du H.S. Ça c'est une vraie bonne nouvelle. Merci de l'info
  7. Shorr Kan : Celui qui fut le premier à craquer Joe Biden est idéologiquement et du point de vue des sources de financement le candidat le plus proche de Hillary Clinton. Il est donc logique à la fois qu'il soit vu avec les yeux de Chimène par les médias ainsi que par les intérêts privés qui les contrôlent et que sa victoire en 2020 contre Trump soit assurée : c'est qu'il marche dans les pas de Mme Clinton Taillé ? Voyons, j'ai du mal à comprendre cette information, surtout mise en regard des diverses inconduites et "mains baladeuses" attribuées au personnage. Faut-il comprendre que... Non, non, ce n'est pas cela ! Magritte a la réponse "Vote utile", hmmm ? En 2016, le candidat de second tour, celui qui était assuré de l'emporter contre Trump avec une avance d'une vingtaine de points, stable à travers tous les sondages, c'était Bernie Sanders. Le Parti démocrate lui a préféré une candidate extrémiste - dans le sens de l'extrémisme pro-intérêts privés et pro-système en général. Enfin pour être plus précis, diverses manipulations du DNC, en lien avec les principaux médias, ont jeté toute éthique et toute décence aux orties pour assurer que la dite extrémiste serait désignée candidate démocrate. Les sondages ne donnaient à cette extrémiste qu'une avance fluctuante sur l'extrémiste d'en face : tantôt confortable, tantôt inexistante. Début novembre 2016, cette avance était dans la phase "inexistante". La suite est connue. La suite de la suite, c'est évidemment la campagne d'opinion pour maintenir l'attention du public sur la question du comment les informations sur l'abject manque d'éthique du DNC étaient arrivées sur la place publique ("Sélérusse") plutôt que sur le quoi de ces informations. Et sur les conséquences... Car la vérité c'est que ce sont la direction du parti démocrate et les médias aux ordres qui ont fait élire Trump, au minimum en contribuant fortement à ce que le seul candidat assuré de battre Trump à plates coutures soit écarté, voire en décidant à eux seuls de son élimination. Mais la vérité doit absolument être écartée de la conscience du plus gros du public. Sinon, les pro-systèmes et pro-intérêts privés et pro-grandes banques et pro-guerre qui contrôlent le parti démocrate perdraient leur légitimité, étant reconnus comme responsables au premier chef de l'arrivée de Trump au pouvoir. Il est fort possible que Biden parvienne à se faire désigner comme candidat démocrate. C'est que l'opération "Sélérusse" est largement parvenue à détourner l'attention de la responsabilité insigne des démocrates pro-système et de leurs tromperies dans la victoire de Trump. Et puis, une partie des délégués démocrates à la convention désignant le candidat à la présidentielle ne sont pas désignés par les militants mais par les structures du Parti. Qui favoriseront probablement en 2020 comme en 2016 le candidat le plus proche des intérêts d'argent et des intérêts-système. Ce qui donnera à ce candidat une bonne longueur d'avance, et il n'est pas sûr qu'aucun candidat non-système puisse compenser cet avantage. La désignation de Biden ou d'un autre systémique n'est pas sûre. Mais elle est quand même assez probable. S'il est opposé à un candidat de ce genre, Trump aura bien sûr un gros avantage et partira favori. Hmmm... et dans cette oeuvre, est-ce que l'arme nucléaire existe ? Nan, juste une question, comme ça. Parce que dans le monde réel... si
  8. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a publié un rapport sur le conflit en cours au Yémen. Un extrait du résumé : Ça a le mérite de donner l'échelle correcte du conflit. Et de mettre l'accent sur : - La tactique la plus meurtrière utilisée par la coalition arabe soutenue par Etats-Unis et autres Etat occidentaux dont la France, c'est-à-dire blocus et privation de l'accès à nourriture et soins pour une partie de la population réputée "être du mauvais côté" - ce qui soit dit en passant n'est pas un crime de guerre, parce que c'est un crime contre l'humanité - Le fait que ce genre de stratégie frappe en priorité les plus faibles, c'est-à-dire les enfants en bas âge
  9. Tiens, c'est toi là, de dos ... Heureux de t'avoir connu
  10. Pas d'accord avec la formulation. C'est assez caractéristique du gouvernement et de la propagande d'Etat de Pékin, oui. Ce n'est pas une caractéristique du peuple chinois. (tousse, tousse) ... Négociations commerciales euro-chinoises ... (tousse, tousse) ... Laisser Pékin seul dans une pièce avec Donald et regarder ce qui se passe, un grand panier de popcorn à la main ... (tousse, tousse) Cela dit, je ne crois pas qu'il y aura "retour de bâton" à ce stade. Nous sommes au niveau d'un incident et de la remarque d'une attitude surprenante de la part de Pékin (si le Vendémiaire n'a pas pénétré par erreur la ligne des 12 miles... sinon c'est la France qui est dans son tort effectivement). Rien ne garantit que cette attitude soit confirmée à l'avenir. Je ne pense pas que quiconque dans le gouvernement français ait une quelconque illusion à ce sujet. Le gouvernement de Pékin agit comme si l'avis du Japon, de la Corée du Sud, de l'Inde ou du Vietnam - toutes nations autrement plus proches que ne l'est la France - n'avait aucune importance et si les inquiéter n'avait aucune conséquence négative pour la Chine même de long terme. Ce n'est pas la France qu'il risque de remarquer. Ce serait l'interprétation la plus positive : il n'y aurait eu aucune intention mauvaise ni d'intimidation de part ou d'autre, juste une erreur. Le point faible de ce scénario, c'est qu'il aurait été très facile à la France de simplement le reconnaître, arguer d'une erreur, présenter des excuses, et passer à autre chose. Si c'est vraiment ce qui s'est passé, pourquoi alors la diplomatie française parle t elle du détroit de Taiwan et de la liberté de navigation ?
  11. Les principes établis par le CNR concernant les médias furent traduits dans l'ordonnance du 26 août 1944. Tous ses articles ont été abrogés en novembre 1986, Mitterrand étant président, Chirac premier ministre avec majorité parlementaire RPR-UDF. Quelques extraits : L'avantage qu'a la France en tant que pays qui a déjà eu dans son passé une presse indépendante des grands intérêts privés, et protégée pour cela par la Loi, c'est qu'il ne serait pas bien difficile de recréer cette situation.... les textes existent déjà, il n'est que de les remettre en application C'est-à-dire qu'il suffit d'élire un président de la République qui le décide, et un Parlement prêt à appliquer sa politique. Bref, tout est dans les mains des citoyens. Si un bâtiment français avait pénétré dans les eaux territoriales chinoises. Ce qui ne semble pas être le cas. Il faut rappeler qu'il est parfaitement possible de traverser le détroit de Taiwan sans pénétrer dans les eaux territoriales de la République Populaire de Chine, qui sont limitées à 12 miles c'est-à-dire 22 kilomètres des côtes. Le détroit de Taiwan fait 180 km de large ! S'il y avait eu erreur de navigation de la part du navire français et qu'il avait pénétré la ligne des 12 miles, j'ai du mal à imaginer que la réaction française serait le rappel du principe de la liberté de navigation. Ce serait plutôt de présenter des excuses et d'invoquer une erreur. Le plus probable est que le Vendémiaire ne s'est pas approché à moins de 12 miles des côtes chinoises, et que nous sommes devant une tentative de Pékin d'utiliser l'intimidation pour "déplacer les lignes" à son profit. Comme en Mer de Chine du Sud. Comme depuis des années. Il n'est pas étonnant que Pékin ait choisi pour cela de s'en prendre à une frégate de surveillance, très légèrement armée. Pendant la seconde guerre de l'opium qui vit la destruction du Palais d'été par Français et Britanniques en 1860 - inqualifiable sur le fond nous sommes tous d'accord - la guerre civile entre Taiping et Qing provoquait la mort de 20 à 30 millions de Chinois. La guerre civile entre Nationalistes et Communistes au XXème siècle tua des millions d'autres. Le régime totalitaire de Mao Zedong accumula les victimes par dizaines de millions, y compris les 30 à 50 millions de morts lors du Grand Bond en Avant et les millions de morts de la Révolution Culturelle. La grande majorité des destructions et des souffrances du peuple chinois dans la période depuis 1850 est le fait d'autres Chinois. Et si on met à part les destructions de l'occupation japonaise pendant la seconde guerre mondiale, il faudrait dire la quasi-totalité. Notamment, les pires exactions occidentales en Chine n'étaient par comparaison que piqûres de moustique. Le rappel insistant par la propagande d'Etat de Pékin des "humiliations" subies de la part des Occidentaux il y a un siècle et demi est artificiel et intéressé. Je ne crois pas que cet argument soit convaincant aux yeux des Japonais, Sud-Coréens, Chinois de Taiwan, Vietnamiens, Malaisiens, Philippins. Ou Indiens. D'une manière générale, prétendre que seuls des Occidentaux sont intéressés à ce que le gouvernement chinois respecte le droit international ne peut être compris par les ressortissants des pays asiatiques autres que la Chine - notamment mais pas exclusivement ceux d'entre eux dont le régime est démocratique - que comme une affirmation comme quoi leurs pays seraient volontaires pour intégration dans une zone sous hégémonie de Pékin, où le droit international serait ce que dit la direction du Parti unique qui gouverne la Chine. Une affirmation que plus d'un semble mettre en doute. La proximité avec un pays économiquement puissant, en train de transformer sa puissance militaire pour l'augmenter à mesure de son économie, ne suscite pas nécessairement l'adhésion enthousiaste des voisins. Bien plus souvent, elle suscite méfiance, puis inquiétude, puis recherche de partenaire même lointain à même d'équilibrer ce voisin dont la puissance comme l'ambition sont croissantes. Les Etats-Unis sont de toute évidence en phase de déclin de leur puissance relative. L'exception à ce phénomène, c'est l'Asie, où la puissance relative des Etats-Unis se consolide voire augmente. Parce que la diminution relative de leur "puissance brute" est compensée par les relations qu'ils établissent ou renforcent avec le plus clair des voisins de la Chine, et l'appétit qu'ont ces pays pour l'appui de Washington ! Quand le Général de Gaulle a très justement établi des relations diplomatiques avec la Chine, c'est-à-dire en 1964, le monde était très différent. La Chine notamment, même si son régime était incomparablement plus dur qu'aujourd'hui et si ses dégâts humains étaient incomparablement pires, était un pays qui cherchait avant tout l'indépendance. Et qui la construisait peu à peu : 1964 est aussi l'année du premier test nucléaire chinois. Aussi dure ait été la vie des Chinois de l'époque, du fait de la pauvreté comme de leur régime politique, la Chine en politique extérieure n'avait rien d'agressif. La guerre sino-indienne de 1962 pourrait certes faire figure d'exception, cependant c'était une "rectification" (violente) de frontière qui était sans doute dure pour les Indiens, mais qui n'avait pas d'importance mondiale. Aujourd'hui, la Chine est l'une des deux superpuissances. Surtout, elle n'est pas seulement ambitieuse en matière scientifique et économique - ce qui peut nous causer des problèmes, mais enfin si nous sommes assez bêtes pour laisser notre éducation aller à vau-l'eau, pour ne pas avoir de politique industrielle et pour laisser des capitaux étrangers prendre le contrôle d'entreprises chez nous sans contrepartie, c'est après tout notre problème, pas de la faute des Chinois ! - elle est ambitieuse militairement et aux dépens de ses voisins. L'opportunité pour la France d'apporter une contribution - évidemment petite - à leurs efforts pour maintenir la liberté de navigation peut se discuter. Elle peut se discuter dans les deux sens, par exemple elle pourrait être un levier pour améliorer nos relations avec les pays voisins de la Chine et que l'orientation prise par son gouvernement inquiète... et ils sont nombreux. Ou bien on pourrait décider que cette querelle ne nous concerne pas, ou encore que l'approbation de Pékin à notre docilité est préférable à des relations plus proches avec Japon, Inde, Corée du Sud et les autres. Une chose me semble indiscutable : il ne s'agit pas dans ce cas précis de suivisme vis à vis des Américains. Et encore autre chose : si c'est le rapprochement avec les pays voisins de la Chine que la France choisit, donc des opérations de maintien de la liberté de navigation, ce n'est pas une frégate de surveillance qu'il faudra envoyer la prochaine fois dans le détroit de Taiwan ! Il y faudra au minimum une FREMM. Et des exercices avec par exemple le Japon pourraient être envisagés. Plus on est de fous...
  12. Alexis

    Conflits méconnus

    Râaaaah c'est pourtant simple quoi, c'est marqué dessus ! En haut du sujet : "Economie" et non "Chimie" Sinon, dans la série des conflits méconnus, ou du moins peu connus, ayant lieu dans les 200 dernières années, il y a eu une guerre d'énorme dimension, provoquant la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes. Elle est souvent considérée comme la guerre civile la plus meurtrière de l'Histoire, et opposa entre 1851 et 1864 les rebelles du Royaume Céleste de la Grande Paix (Taiping) au gouvernement impérial chinois Qing, aidé vers la fin par Britanniques et Français. A l'origine du mouvement Taiping, on trouve un certain Hong Xiuquan qui en devint le Messie. Aigri par ses échecs aux examens du mandarinat, il se fit une doctrine à partir de brochures de missionnaires chrétiens, se déclara "Frère cadet de Jésus-Christ" et fonda un groupe religieux appelé la Société des adorateurs de Dieu, qui bientôt s'orienta vers l'action militaire, avec lui comme chef suprême. Hong Xiuquang (1813-1864) Les Taiping fondèrent un Etat concurrent du gouvernement impérial dans le Sud de la Chine. Ils apportaient des réformes révolutionnaires à la Chine de leur temps : égalité entre hommes et femmes, abolition de l'esclavage, sévère répression des vices (jeu, drogue), répartition des terres, redistribution égalitaire des biens, remplacement des classiques chinois par la Bible comme base des examens. La guerre dura plus d'une décennie, avec un bilan humain estimé entre 20 et 30 millions de morts. Les Taiping furent vaincus au final du fait notamment de leur incapacité à s'appuyer sur des conseillers militaires compétents, à s'allier ou du moins établir des ponts avec d'autres révoltes en Chine, comme du fait d'affrontements intestins et de la combinaison d'une grande dureté dans l'application de leurs lois (fumeurs d'opium exécutés) et de la non-application par les grands chefs de leurs propres principes (polygamie par exemple qu'ils avaient pourtant interdite). Les Taiping peuvent être vus comme des précurseurs des Maoïstes : - même mouvement égalitariste et collectiviste - même moralisme et même dureté dans l'application des lois - même "bricolage" à partir d'une idée venue de l'Occident (christianisme et marxisme respectivement) pour en faire une réalité adaptée au pays, sans trop d'attachement à l'orthodoxie (de la foi, de la théorie respectivement) - rejet des classiques chinois remplacés par de nouveaux livres fondamentaux (bible et écrits marxistes respectivement) - et un chef messianique tout-puissant (Hong Xiuquan et Mao Zedong respectivement) « Avant l'émergence du communisme chinois, Hong Xiuquan fut le premier Chinois à se tourner vers l'Occident pour y chercher la vérité » (Mao Zedong)
  13. S'agissant de la clause d'assistance mutuelle de l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord (TAN), il faut d'abord revenir aux sources, c'est-à-dire revenir au texte J'ai souligné la partie qui me semble véritablement cruciale, au-delà des dispositions insistant sur la légalité de la défense y compris collective au regard du droit international, définissant la portée géographique du Traité, ou suggérant l'intérêt pour les parties au traité de se coordonner. Le point crucial, c'est que chaque pays membre définit lui-même quelles actions il prendra pour assister un autre pays attaqué. Ces actions peuvent inclure la force armée, c'est explicitement écrit. Mais ce n'est qu'une possibilité parmi d'autres, et surtout c'est chaque pays qui choisit lui-même comment il choisit d'assister. Si par exemple la Russie envahit l'Estonie, tel pays membre pourrait parfaitement décider que son assistance à Tallinn se limitera à accueillir des réfugiés et à fournir des armes aux résistants, et ce pays aurait respecté le Traité. En forçant le trait, il pourrait même s'en tenir à fournir une assistance humanitaire, voire des méthodes Assimil de russe... et il aurait formellement respecté ses obligations découlant du Traité. Dans une situation de ce genre, je n'imagine certes pas que quelque pays membre que ce soit décide de s'en tenir là. Mais enfin il y a bien des manières, bien des opportunités de "ne pas aider vraiment tout en faisant semblant", ou au mieux en se limitant à un minimum syndical inefficace pour véritablement protéger et/ou libérer le pays attaqué ! L'idée des membres européens de l'OTAN non dotés de force de dissuasion - c'est-à-dire tous sauf France et Royaume-Uni - comme quoi leur sécurité serait garantie par les Etats-Unis n'est pas basée sur le texte de l'article 5, qui est bien trop faible à lui seul. Elle est basée sur le seul engagement politique des Etats-Unis, en dehors du TAN lui-même qui serait insuffisant, ainsi que sur les "gages physiques" qu'ils peuvent en donner, sous la forme de troupes sur place. C'est bien pourquoi cette idée de sécurité est si vulnérable au soupçon comme quoi tel président américain pourrait ne pas être si convaincu de l'intérêt pour son pays de défendre les Européens non nucléarisés : un engagement politique est une question de confiance en la parole du dirigeant dont on espère protection, qui pour être rassurante doit être ininterrompue et jamais mise en doute. C'est bien aussi pourquoi l'OTAN a décidé de présence de forces militaires par rotation dans les Pays Baltes, et pourquoi les Polonais font la cour au président américain pour qu'il installe une base militaire chez eux, avec force flatterie sur le nom de cette base proposé comme "Fort Trump" et argument sonnant et trébuchant d'être prêts à payer pour cette protection. Le Saint-Graal des pays qui veulent s'assurer une garantie de sécurité américaine, c'est bien une base permanente sur leur territoire. Fort heureusement pour notre pays, nous sommes depuis un demi-siècle sortis de cette dépendance militaire, politique et psychologique envers un "Grand Frère", lorsque dans les années 1960 nous avons à la fois mis en service un état initial de notre force de dissuasion et remercié les militaires américains qui avaient vingt ans contribué à notre protection en leur confirmant que maintenant ils pouvaient démanteler leurs bases françaises devenues inutiles.
  14. Selon le président turc Erdogan, la déportation des Arméniens en 1915 était "appropriée" et "raisonnable" Le gouvernement turc a organisé en 1915-1916 la déportation et le meurtre systématique de la population arménienne de Turquie hommes femmes et enfants, tuant environ 1,5 million de personnes. Cet événement est différent dans les méthodes de meurtre comme dans la taille (quatre fois plus petit) mais parallèle sur le principe à la déportation et au meurtre systématique des juifs d'Europe occupée par le gouvernement allemand en 1941-1945. Il existe d'ailleurs un lien entre les deux événements, la célèbre remarque de Hitler à la veille de l'invasion de la Pologne en 1939, qui fut rapportée au procès de Nuremberg, comme quoi (Même si cet ordre de Hitler contre les Polonais fut bien exécuté, et plusieurs millions de Polonais non juifs furent massacrés par les Allemands, on se rappelle encore davantage de l'extermination cette fois absolument complète qu'ils entreprirent contre les juifs, et qu'ils réalisèrent pour la majeure partie) "Réinstallation", le mot utilisé par le président turc, était d'ailleurs un euphémisme utilisé historiquement par les hitlériens pour l'objectif de la déportation des juifs vers l'est, sachant bien à part eux qu'il s'agissait de les massacrer systématiquement. Je me permet de supposer que Recep Tayyip Erdogan l'utilise tout à fait consciemment. La journée du souvenir du génocide arménien, célébrée le 24 avril, a entre autres cette utilité de confirmer qui est à la tête de la Turquie aujourd'hui. Quelles seraient aujourd'hui nos relations avec l'Allemagne si son chancelier affirmait que la déportation des juifs pendant la seconde guerre mondiale était "appropriée" et "raisonnable" ? C'est ce genre de relations que nous devons avoir avec la Turquie. Jusqu'à ce que les Turcs jettent ce dirigeant dans la poubelle de l'Histoire. Non.
  15. Non seulement tu l'as vu passer, mais il est parfaitement exact... par construction ! Le chiffrage du QI est construit de telle sorte que la performance de l'ensemble de la population soit répartie dans une belle "courbe en cloche" autour d'une moyenne de 100, avec une différence de 15 points de QI correspondant à un écart-type. Ce sont donc 15,9% de la population qui ont un QI supérieur à 115, et 2,1% supérieur à 130. De même, 15,9% de la population ont un QI inférieur à 85, et 2,1% inférieur à 70. Dire que plus de 15% de la population a un QI inférieur à 85, c'est donc simplement énoncer une propriété de l'outil de mesure Je rappelle aussi, pas parce que tu aurais dit le contraire mais parce que je trouve la précision utile en général, que : - Le QI mesure bien évidemment des capacités intellectuelles, mais il n'est pas dit qu'il mesure les capacités intellectuelles, c'est-à-dire la totalité d'entre elles. Il y a même de fortes raisons de penser le contraire... quid par exemple de l'intuition, de l'esprit de finesse, de la créativité conceptuelle, de la créativité artistique, de l'humour etc. ? - La mesure du QI est dépendante de la culture et de l'éducation. C'est la raison pour laquelle par exemple les Africains présentent des résultats à ces tests inférieurs à la moyenne des Européens, c'est pourquoi les résultats dans les pays industrialisés ont eu tendance à augmenter légèrement mais régulièrement jusqu'aux années 2000 où ils ont commencé à plafonner etc. Il y a fort à parier que s'il était possible d'amener des gens du Moyen-Age à notre époque pour leur faire passer des tests du QI, leur performance moyenne serait significativement inférieure à 100, par manque d'habitude de réaliser ce genre de tâches intellectuelles (s'agissant de populations en grande majorité analphabètes, comme une partie des Africains noirs le restent aujourd'hui) Je suis certain du contraire. Je ne nie pas le problème que tu pointes, mais à mon sens c'est le résultat d'une part du temps nécessaire pour élever significativement le niveau intellectuel d'une population (des générations ?)... d'autre part du fait que depuis en gros une génération beaucoup de pays occidentaux ont cessé d'élever ce niveau et commencent même à repartir en sens inverse ! Je me rappelle très bien de cette professeur de maths que j'avais en troisième qui un beau jour nous déclara "Voilà, vous en savez autant que les plus grands esprits de l'humanité il y a deux mille cinq cents ans" (oui, les programmes n'avaient pas encore commencé leur course vers la voirie et le néant). Cela ne signifie évidemment pas que nous aurions pu découvrir ces propriétés mathématiques nous-mêmes... mais bien que nous pouvions les comprendre et les manipuler, du haut de nos 15 ans. Il existe un mouvement général séculaire de l'humanité vers la maîtrise de concepts intellectuels toujours plus avancés et complexes, et ceci par un nombre croissant de personnes. Il connaît bien sûr des interruptions majeures, parce que les civilisations n'avancent pas régulièrement et elles peuvent reculer (il y avait certainement beaucoup moins de gens éduqués dans la France du 10ème siècle que dans la Gaule romaine du 3ème siècle), mais il se poursuit continûment depuis des millénaires. Je ne vois pas de raison de penser qu'il s'arrête bientôt, ni peut-être jamais. Le problème, c'est que le niveau attendu pour s'insérer dans l'économie d'un pays développé avec une position non basique semble en train d'augmenter plus vite que le niveau intellectuel moyen ne peut suivre - d'autant plus que le désastre de l'éducation, en France comme dans pas mal d'autres pays, fait au mieux stagner ce niveau, et probablement régresser dans l'absolu. Ceci alors que les positions basiques sont en train de se raréfier, du fait de l'automatisation des tâches surtout "intellectuelles basses" plutôt que manuelles (les plombiers sont toujours aussi recherchés, beaucoup moins les secrétaires) et du redéploiement de beaucoup d'industries dans des pays à bas salaires. Non, la méritocratie n'était pas un vœu pieux... quand l'école n'avait pas encore été détruite donc pouvait encore faire son boulot ! Je cite de mémoire, mais il y a cinquante ans le recrutement des quatre principales grandes écoles françaises (ENA, Normale Sup, X, HEC) était constitué à 30% d'étudiants issus des classes populaires. Aujourd'hui, c'est 9%. La méritocratie supposait une école ambitieuse qui apprenne beaucoup aux élèves, les challenge en permanence, ceci sur la base de programmes ambitieux et structurés. C'est ce qu'était l'école française dans les années 1970-80, pas ce en quoi on l'a transformée en 2019. Une école faible voire sinistrée crée une situation où les parents mieux éduqués ou plus fortunés sont en meilleure position pour protéger leurs enfants du désastre : d'abord ils s'en rendent mieux compte, ensuite ils peuvent réagir soit en complétant leur éducation eux-mêmes (ce que ma femme et moi avons fait pour nos deux enfants) soit en payant des gens pour la compléter (cours particuliers). Ce qui renforce évidemment le rôle du milieu familial et social de l'enfant et renforce les inégalités. Bref, c'est le sinistre de l'école qui enlève ses moyens à la méritocratie, supprimant très largement sa capacité à créer des chances d'ascension sociale, tout en diminuant évidemment le nombre et la proportion de gens bien instruits dans la génération la plus jeune. Et préparant bien sûr une société plus inégalitaire, plus fragile et plus pauvre. Je ne suis pas certain que le mythe américain soit celui-là. C'est chez nous que le héros-type est le fils d'agriculteur ou ouvrier qui après des études brillantes le menant à l'ENA ou à Polytechnique fait une carrière le menant aux plus hautes responsabilités de l'Etat. Le mythe américain tel que je le comprends, c'est plutôt le fils d'ouvrier qui a connu la disette dans son enfance, souvent est d'origine immigrée récente (*) et qui crée une entreprise qui écrase toutes ses concurrentes, permettant à son fondateur de "faire des milliards" (make billions) et créer des emplois à gogo (jobs galore), avant de donner par testament la quasi-totalité de sa fortune à des œuvres charitables et quant à ses enfants il leur paye ses études c'est déjà bien assez. Bill Gates approche d'assez près cet idéal, à ceci près qu'il est né dans une famille aisée. Bien sûr, la dérive du premier mythe, qui ressemble tant à celui de la Chine antique, c'est le mandarinat dans le sens d'immobilisme et de centrage exagéré sur l'Etat. Et la dérive du second, ce sont les entreprises qui atteignant une position oligopolistique s'organisent en trusts en corrompant les politiques au passage, écrasent les plus faibles ("Dix trains de losers pour un Rockefeller") et ne redonnent rien à la société, trois sous pour les bonnes œuvres et c'est marre, le restant c'est pour le fiston. Cela dit, l'un comme l'autre mythe me semblent personnellement valables, même s'il est évidemment nécessaire de se garder de leurs dérives. (*) Mais blanche. Chuuut...
  16. J'ai du manquer un truc ou deux alors car il m'avait bien semblé forcer un peu le trait... alors de ton point de vue quelle proposition décroche le pompon de la plus radicale et absurde ? Ce n'est pas l'idée que les chiens sont racistes, quand même ? Ça c'est un fait bien établi, comme le montre cet exemple
  17. Ton thé, je ne sais pas, mais il faut noter les attaques récentes contre la signalisation routière, lourde de préjugés raciaux même pas dissimulés, notamment contre les Amérindiens et à un moindre degré les Asiatiques. L'interprétation étant que le feu rouge signifiant interdiction et immobilisme serait insultant pour les Premières Nations accusées d'être "immobilistes" et fermées au progrès, tandis que le feu jaune signalant un danger ferait référence au "péril jaune", notion raciste s'il en est Qu'est-ce que représente au juste le feu vert, l'interprétation ne le clarifie pas. Les Martiens étant passés de mode, il me semble que l'argument serait que le vert serait une sorte de "blanc dissimulé"... c'est moins clair de ce côté mais ça n'a pas trop l'air de les troubler Si j'ai bien compris, la proposition des Guerriers de la Justice Sociale serait de remplacer tout ça par des feux unicolores (bleu j'imagine puisque les autres couleurs sont trop "chargées" et que le vert représente le blanc c'est déjà établi) Ces feux seraient pourvus de symboles permettant de faire la différence... Mouais, pour la sécurité routière j'ai quelques doutes ... ça sera moins facilement compréhensible ces trucs-là ! Enfin voilà la proposition de "signalisation non raciste" :
  18. Ah, si Molière était encore là ! Qu'est ce qu'il leur mettrait ! J'imagine un combiné des Précieuses Ridicules et du Tartuffe, rassemblant le pire des deux. Avec un accent sur le Tartuffe, car avec tous leurs ridicules, les Précieuses étaient incomparablement plus sympathiques que ces tristes censeurs.
  19. Conclusion de Begum sur sa participation à l'E.I : « I did have a good time there » Je suis opposé à la peine de mort. Mais j'ai du mal à comprendre pourquoi les Britanniques semblent se faire des noeuds au cerveau à son sujet : si elle revient dans le pays qu'elle a trahi sa destination doit être une cellule où elle reste au minimum jusqu'à son vieil âge. Et où elle aura peut-être « a good time » qui sait ? Et si le droit britannique ne permet pas de la condamner à une telle peine, alors le gouvernement a toute raison de s'assurer qu'elle ne remette jamais les pieds sur le sol britannique, par tous moyens nécessaires. Tu as absolument raison. Je voudrais cependant rappeler que la peine de mort (à laquelle je suis personnellement opposé) n'est absolument pas contradictoire avec le respect des droits de l'homme. Ce qui est contradictoire, c'est la torture. D'où « Tout condamné à mort aura la tête tranchée » qui date de la même époque.
  20. Eh bien c'est un argument de plus comme quoi Londres aura besoin d'un accord commercial avec l'UE - qu'il consiste à avoir des accords étroits avec le Marché unique façon Norvège ou Suisse, une "union douanière" façon Turquie, ou une autre option. Ce n'est pas une nouveauté non plus Et même dans le pire des cas où la pêche serait gravement touchée, j'ai quelque peu de peine à imaginer un mouvement parmi les habitants des Malouines exigeant le rattachement à l'Argentine ... sachant que la prétention argentine à souveraineté sur les Malouines était le sujet du post d'origine.
  21. Amputer les ressources des autochtones ? Je n'ai pas l'impression que Londres se prépare à diminuer les dépenses dans l'économie des Malouines. Et quand bien même, quelles seraient les conséquences ? Imagine tu un mouvement exigeant le rattachement à l'Argentine "oh qu'est-ce qu'ils nous traiteraient mieux" ?
  22. Exactement, c'est une spéculation échevelée car - Les actions militaires de la Russie en Europe ou tout près (Géorgie) étaient des réactions à une agression militaire dans le cas géorgien en 2008, ou au renversement d'un gouvernement ami par la violence en Ukraine en 2014. Quoi qu'on pense de ces réactions et même si on les condamne, le fait demeure qu'il s'agissait de réactions à des actions violentes (agression, renversement d'un gouvernement). Il est difficile d'imaginer des événements vraisemblables dans les pays baltes que Moscou pourrait analyser comme des actions violentes auxquelles il se sentirait poussé à réagir - Le soutien de l'opinion russe à la politique extérieure de Poutine présuppose que le pouvoir soit en mesure de les présenter comme une réaction à des agressions. C'était facile en 2008 puisque l'agression était bien réelle, possible en 2014 vu le rôle des milices d'extrême-droite dans le renversement du gouvernement. Ce serait très difficile dans tout scénario vraisemblable dans les pays baltes, même avec les ressources de chaînes de télévision dévouées au Kremlin - Poutine n'a jamais jusqu'ici mené d'action qui soit une agression directe de l'OTAN. Des gesticulations provocatrices oui par exemple des vols de bombardiers (du point de vue russe des réactions à ce que Moscou percevait comme des provocations), mais aucun acte d'agression direct. Un tel acte serait extrêmement imprudent Cela dit, les pays sont aussi - et c'est éminemment compréhensible - intéressés à ce qui se passerait dans un tel scénario échevelé. Il est bien normal que les Baltes s'inquiètent de leur défense dans le cas par exemple où Poutine disparaîtrait pour être remplacé par un pensionnaire d'asile d'aliénés, ou bien tel autre bouleversement imprévisible rendant tout à coup plus réaliste ce qui est très improbable. Dans ce cas, c'est la dissuasion de l'OTAN qui jouerait. C'est-à-dire le fameux article 5, et le fait qu'attaquer un membre de l'OTAN signifie les attaquer tous. A partir de là, une Russie dirigée par un malade mental se retrouverait dans un affrontement de moyen à long terme, qu'elle n'aurait guère de chance de gagner pourvu que les Etats-Unis respectent leur parole donnée. Bien sûr, une telle guerre serait "difficile", ou plus exactement sanglante, pour les OTANiens. Elle serait longue. Et il serait pratiquement impossible à l'OTAN d'empêcher la conquête initiale des pays baltes, probablement assez rapide. Mais la Russie serait en position très défavorable pour un affrontement de long terme, et c'est bien ce dont il s'agirait. Quant à la stratégie, peut-être se réduirait-elle à la prise de Kaliningrad, suivie d'une négociation pour retour au statu quo ante. Peut-être serait-elle poussée plus loin, jusqu'à la reconquête par la force des pays baltes. De toute façon, ce scénario est extrêmement improbable. Justement parce qu'il n'est dans l'intérêt de personne... et surtout pas de personne à Moscou. Mais bon, les Baltes ont tous une défense au-delà de 2% du PIB, et ça ne risque pas de changer de sitôt ! Faut pas contrarier Donald... non surtout pas le contrarier
  23. Ils sont mignons tout plein les dirigeants argentins. Cependant : - Le référendum sur le statut des Malouines en 2013 a confirmé que 99,8% des habitants souhaitent rester britanniques. La MAE argentine peut participer tant qu'elle veut à des sessions des Nations Unies sur les "situations coloniales non résolues", ça ne change rien à la légitimité de la revendication de Buenos Aires - Quant à la force, les Argentins ayant perdu le San Juan n'ont plus qu'un seul sous-marin de type TR 1700 relativement moderne, actuellement en rénovation. Le Royaume-Uni n'aurait besoin de l'aide d'aucun autre pays européen pour éliminer la flotte argentine toute entière : il lui suffirait d'un seul de ses SNA type Astute La "position beaucoup plus agressive" de Buenos Aires n'a rien pour inquiéter Londres.
  24. Alexis

    Bonjour

    Passionné ? Luc, 22, 38 : Mais bon, bienvenue ! D'ailleurs, je l'avais bien dit
  25. Bon, voici qui est beaucoup moins grave et ne nécessitera aucune réfutation point par point. Il est même possible que ce soit drôle plutôt qu'irritant Bon évidemment, y a ça qui permet de tout clarifier Et ça, pour ceux qui auraient besoin d'encore plus de détails
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