Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

max

Moderateur
  • Compteur de contenus

    1 612
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par max

  1. le concept est séduisant Drakene, mais atteind très vite ses limites...actuellement ( en l'état de l'art ) avec les deux pauvres restant ou "le" pauvre restant dans son MBT. La réduction des servants va bien sur de pair avec des "compensations" automatisées ou semi-automatisée quand à la réduction d'effectif humain, mais ne remplace pas l'intégralité et la polyvalence d'un intervenant humain. Imagine deux secondes ( voir trois ) ce que représente le service courant d'un tel engin avec son flot d'info' à traiter en temps réel, le stress du moment, les pépins qui interviennent, l'état de dispo du seul ( ou des deux ) membres d'équipage.... " un qui conduit et un qui tir voila tout" est trop réducteur camarade. Le parrallèle avec un pilote d'avion n'est bien entendu pas de mise, on parle ici d'un MBT dont le savoir et les savoirs faires des personnels ne font pas l'objet du mème timing et des mèmes moyens....Et puis imagine toujours si cela devait-ètre le cas, de combien d'équipages pourrait se payer une nation ( temps, argent, dispo...) ? L'équipage à trois dans un MBT, c'est le futur proche, pas plus. On va dire, selon une formule bien consacré, que la réduction d'effectif est un "axe de progression", mais pas encore une solution viable aujourd'hui =).
  2. … Je suis tenté de dire qu’à ce stade l’artillerie aborde ainsi un tournant capital ; la poudre noir va remplacer, dans le combat, le bras de l’homme par la puissance incomparable d’une chimie de combution dirigée par l’homme. Cette substitution du cerveau au bras dans la guerre, c’est toute l’artillerie, une artillerie qui a été souvent avant-garde de la science. L’arc est à l’origine de l’utilisation su ressort pour emmagasiner l’énergie. Il est permis d’avancer ( repos ) que les angoisses de la guerre excitent l’imagination de l’homme plus que ne peuvent le faire les soucis du temps de paix. Il se passe encore beaucoup de temps avant que , dans la vie courante la chimie de combustion remplace le bras de l’homme et les pieds du cheval. Encore faut-il noter le role joué par un des plus grands des artilleurs Français, M de Gribeauval, dans la réalisation du fardier à vapeur par Cugnot, ingénieur de l’artillerie Française. Gribeauval, comprenant l’intérêt que pouvait présenter un tel engin, fit construire et expérimenter la machine de Cugnot dans les ateliers de l’artillerie , à Strasbourg et à l’Arsenal de paris, en 1769 et 1770. Le premier véhicule automobile du monde fut un tracteur de l’artillerie française =). Il est visible au conservatoire des arts et métiers, à Paris. De la fin du XIVeme siècle au début du XVI eme , l’artillerie à feu se substitue peu à peu à la vielle artillerie, celle des catapultes, des trébuchets, des balistes et des arbalètes. Mais pendant longtemps les deux systèmes seront utilisés, notamment en France….
  3. La deuxiéme vidéos avec l'animation 3DSMAX est extra DAVOUT, merci bien =). Well, la force d’explosion de la poudre noire est utilisée aussi pour l’exploitation des gisements miniers. Dans ce rôle, et dans les inévitables explosions imprévues qui se sont un jour produites dans un de ces mortiers ou on la préparait, la poudre noire a révélé qu’elle peut projeter des objets avec une violence extraordinaire. Certains ont le courage de dompter cette violence pour lancer des projectiles. C’est au milieu du XIII eme siècle que, en France, on commence à le faire. Il en est difficile de savoir, voir de valider, ou en est l’origine =|. Cette curiosité qu’est une lance à feu jetant des cailloux parait être vue en Chine par des Arabes navigateurs ( en même temps que la fusée ) et transmise par eux à l’occident ( peut-ètre par l’Iran ou la Turquie, à l’empire Byzantin …).Si quelqu’un a des infos là-dessus, like always, you’re welcome … =) Elle est rapporté en Chine en 1271, et , cette fois, avec des tubes en métal, par les mongols. Mais lorsque ces derniers sont chassés de Chine ( 1368 ), ces Chinois s’étonnent des armes à feu qu’ils voient sur des bateaux européens. Leurs premiers canons paraissent avoir été fondus par des missionnaires, parmis lesquels est cité le jésuite Adam Scheel. Quand aux Arabes, ils connaissent certainement depuis le VIIeme siècle des produits incendiaires à base de pétrole. Hagiaeus n’aurait pas signalé les engins avec lesquels ils mirent le feu, en l’an 690, à la Caaba pendant le siège de la Mecque s’ils avaient utilisé de simples torches .Mais leurs manuscrits du XIIIeme siècle qui donnent des compositions de mélanges analogues à la poudre à canon ne suffisent pas pour penser qu’ils en savent plus que ce que leurs marchands navigateurs ont depuis longtemps appris des Chinois. Joinville raconte qu’ils utilisent contre les croisés, notamment au siège de Damiette ( 1218 ) et pour défendre un bras du Nil contre Louis IX ( 1218 ) , des « dragons volant en l’air en jetant une grande clarté ». Au mieux, ces dragons sont des fusées, peut-être ne sont-ils que des feux grégeois lancés enflammés avec des arcs ou des engins puissants… Ces Arabes ont été avec l’Occident des croisades. Ils ont cultivé avec beaucoup de succès les connaissances scientifiques acquises des Byzantins. Un manuscrit arabe découvert à la bibliothèque de Saint Petersbourg ( Léningrad dirait Hitmoon… =D) par deux français a permis de penser que, dès le XIII eme siècle, ils ont imaginé divers propulseurs ( medfaa ) de balles ou flèches. Un des « medfaa » utilise la poudre, mais sa description permet de dire qu’il n’est pas autre chose qu’n objet d’expérience, une sorte de jouet, ce qui n’a rien de surprenant pour une époque ou Roger Bacon qualifie les engins à poudre de « jeux d’enfants ».D’ailleurs leur récit montrent que, pour faire de la poudre, les arabes se contente de remuer, sans le piler, le mélange de salpêtre, de soufre et de charbon. Or la poudre qui n’a pas été très fortement trituré ne détonne pas ; elle fuse. La poudre Arabe est donc bonne pour une lance à feu, une fusée ou un jouet, elle n’est pas suffisante pour lancer des projectiles dangereux… Quoiqu’il en soit du chemin suivit, l’artillerie est « dans l’air », comme disent les chercheurs. Elle doit arriver en France. Elle y arrive. Elle y est peut-ètre né, sans bruit serai-je tenté d’écrire….. =)
  4. merci aussi pour tes liens Akhilleus, curiosité quand tu nous tiens... =D ... je continue avec les bouches à feu... =) Lorsqu’elles ne posent pas de problèmes de transport, c’est le cas de la marine, les lances à feux peuvent prendre de grandes dimensions. La poudre, bien tassée dans un gros tube en bronze fermé à l’arrière, prépare l’abordage en lançant un puissant jet de flammes vers le bateau attaqué. Les écrivains Byzantins décrivent ces « tubes en bronze placés sur la proue de chaque navire », chargés en feu grégeois, qu’on dirige sur les bâtiments ennemis. On donne à l’extrémité ouverte de ce tube une forme effrayante de tète de gargouille qui, par une bouche largement ouverte, crache le feu. D’où le nom de « bouche à feu » qui est donné à ces engins dont on a des exemples dès le XI eme siècle. Telle est l’origine du nom qui est donné, par la suite, à toutes les grosses armes à feu. Si la poudre est irrégulièrement tassé dans un tel engin, le feu mis à la bouche peut se propager rapidement vers l’arrière par une faille jusqu’en un point de la charge ou la poudre explose alors à grand bruit, projetant violemment, dans l’axe du tube, comme un projectile incendiaire, la partie de la charge non encore brûlée qui la séparait de la bouche. Ce sont probablement de tels engins qu’un historien Suisse, Rodolphe Schmitdt, ( le développement des armes à feu , 1870 ) décrit lorqu’il dit qu’en l’an 1085, « les Tunisiens avaient des vaiseaux armés de machines qui lançaient du feu et produisait un bruit de tonnerre….
  5. Thanks a lot Zamorana =) J’arrive donc sur les fusées… Avec une lance à feu,les Chinois ont tout naturellement constatés l’action des gaz qui fusent d’un récipient mi-clos dans lequel de la poudre brûle. Un tel engin est soumis à une force de réaction qui le pousse dans le sens opposé à la direction dans laquelle les gaz s’échappent. Il en résulte que, posé ou lâché à terre, cet objet s’agite en voltes rapides tout en jetant du feu. On voit très bien l’effet que peut produire un tel engin lancé dans les rangs de l’ennemis… La force de réaction des gaz peut même être suffisante pour entraîner cet engin dans les airs. S’il est muni d’un bâton léger comme empennage, c’est une fusée ( pas encore Arianne ,hein =D ). En 969, une recette Chinoise pour les fusées de feu d’artifice recommande, pour la confection du corps en papier de ces fusées, de mettre du sel marin dans la colle dont ce papier était enduis, de telle sorte que si ce papier prenait feu pendant la combustion de la poudre, il s’éteignait dès que cette poudre avait fini de brûler. Avec cette précaution, ces fusées de feu d’artifice ne peuvent pas provoquer des incendies. Pour allumer des feux chez l’ennemi il suffit de ne pas mettre de sel dans la colle…. Tout cela se perfectionne peu à peu. Un jour on constate que la réaction est plus forte, et aussi plus progressive, si l’on creuse, dans cette poudre tassée, un trou mince et profond, l’âme ( tuyau ), dans l’axe du roseau. La combustion se fait sur toute la surface du trou, surface qui ne cesse de s’agrandir, multipliant le souffle en conséquence. Un tel engin peut aller de lui-même dans une ville assiégée, menaçant par le choc, et plus encore, par la flamme qui fusait encore s’il n’était pas éteint au moment de la chute. La grande difficulté est d’assuré à ces fusées une bonne direction, et c’est pourquoi elles ont eu longtemps de la difficulté à s’imposer comme engin de guerre.. Lorsque, très étudiées en France sous le second empire, elles parurent prêtes à prendre leur essor, les canons rayés leur ont coupé les ailes… Lorsque au milieu du XX eme siècle elle pourront être dirigé, elles permettront , sous le nom de « missiles », d’envoyer des engins à des distances qui deviendront, à proprement parlé, astronomiques…. =D =D =D
  6. Merci de cette précision camarade H.Poirot, donc mystère et boule de gomme toujours aujourd'hui... =( =( =( Je poursuis sur la lance à feu… =) L’idée doit s’imposer d’utiliser plus directement cette poudre dans le combat. Tassée dans un tube ouvert dans un seul bout et bien ficelé pour qu’il résiste à la pression ( en chine un morceau de bambou terminé par un noeud ), la poudre noire , allumée, fuse en un jet de gaz brûlants d’assez courte durée mais d’autant plus inquiétant qu’il peut, si la poudre est irrégulièrement tassée, projeter de petits blocs de poudre enflammée. En fixant ce tube à une extrémité d’un long bâton on réalise un véritable lance-flamme qui terrorise l’ennemi sur lequel on dirige le jet de feu. Très tôt les chinois connaissent cette lance à feu ( huo çang ). Au moyen age en France, cette arme qui peut remplacer le « bâton à fer », est appelé « bâton à feu ». Lorsque ce bâton à feu s’étend à toutes les armes portatives à base de poudre, celle-ci est appelé plus précisément « lance à feu ». Un « livre de canonnerie » très postérieur à cette époque ( 1516 ) cite encore cette engin avec la manière de le confectionner et de s’en servir : « un tube de bois de 1m de long lié de cordelette et lis au bout d’un bâton de deux à trois mètres, chargé alternativement de poudre et de petits paquets de poudres riche en salpêtre et huile de pétrole, le tout couvert d’une toile garnie de poix à enlever au moment de l’allumer… », et là je vais écrire mot pour mots la traduction en vieux Français =D, « et le présentez à vostre ennemy en le secouant contre luy, et de ce que vous pouvez servir à un assault, à un estroit passage, qui tournera à un grand esbahissement à ceux contre qui on les tirera… »
  7. Je me permet, puisque noble poudre est alors parmis nous, de subdiviser ce qui suit ainsi en quatres petits chapitres bien distincts, histoire de rester clair dans mes propos =). Dans l’ordre il s’agit des incendiaires, de la lance à feu, des fusées et pour finir des bouches à feu. Les incendiaires. Selon les chinois cette fameuse poudre est connu depuis mille ans av JC chez eux, et qu’ils l’utilisaient pour la guerre…C’est très probable, un tel mélange était parfait comme incendiaire. Pour les européens, ils semble bien que certains ont connaissance au VII eme siècle de produits incendiaires à base de salpêtre. Callinique, l’architecte ingénieur d’Héliopolis, a fait connaître à l’empereur Constantin Pogonate le secret de tels produits à base d’huile de naphte ( donc liquide sinon pâteux ), dont le secret est dans le salpêtre. Les grecs l’utilisent contre les arabes, tant pour bruler leurs bateaux à la bataile des Cysiques, dans l’Hellespont ( 668 ), que pour défendre Constantinople assègée par eux ( 673 ). C’est pourquoi Joinville a donné le nom de cette arme le nom de feu Grégeois. Un certain Marcus Graecus au IX eme siècle établi un traité donnant des recettes comme celles-ci « prenez une livre de charbon de tilleul ou de saule, six livres de soufre, six livres de salpêtres, broyez subtilement tous les trois dans un vase de marbre… ». On reconnaît bien entendu les composant de la poudre noire, mais les propos de son traité d’alors n’avaient pour objet que de « brûler les ennemis »… Les idées de l’époque font considérer de tels moyens comme déloyaux, du moins entre chrétiens, c’est pour cela peut-être que l’on ne trouve pas de traces de leur emplois. Cependant en 1193 Philippe Auguste fait incendier les vaisseaux anglais dans le port de Dieppe avec ce que l'on peut penser être des feux grégeois. Si quelqu'un a des info la dessus, you' re welcome =)...
  8. Le salpêtre se décline en plusieurs noms ; - Le salis petrae ( sel de pierre ) en latin - Le « givre de pierre » des chinois - La neige indienne ou chinoise, des médecins égyptiiens - Le baroud des arbes, qui ont ensuite désigné par ce mot la poudre noire puis le combat qui sent la poudre, le combat avec armes à feu L’invention de la curieuse poudre n’a pu être que naturelle. La découverte des propriétés du salpêtre, le nitrate de potasse des chimistes, ne peut ètre faite en France ni dans aucun autre pays européen. Elle est inévitable dans certaines contrées chaudes. Là, dans des vallées depuis longtemps occupées dont le sol est saturé par les déchets organiques, la saison des pluies provoque, sous terre et avec la chaleur de fortes fermentations. C’est le cas notamment de vallées comme celle du Nil, de l’Indus, du Gange ou du Yang-tsé-Kiang. Lorsque la saison sèche arrive, les eaux chargées de produits en dissolutions provenant de cette fermentation remontent par capillarité jusqu’à la surface du sol. A l’air sec, ces eaux s évaporent et abandonnent les sels dissous ( c’est pas cher ), parmis lesquels le salpêtre tient la première place. La surface du sol se couvre alors d’efflorescence salines qui forment une nappe blanche rappelant la neige ou le givre. Pour en recueillir les sels il suffit de laver cette terre de surface. En certains points la nappe de salpêtre est telle qu’elle peut être ramassée au balais. Je compare volontier ce phénomène existant à celui observé dans les marais salant de Guérande, sauf que là le paludier ne travail pas avec un lasse…. Quelle est cette personne qui la première un jour a ramassé de cette poudre, puis qui l’a lancé dans un feu ( familial ? ) et ainsi obtenir cette étonnante incandescence ? Qui d’autre a alors mélangé cette poudre avec du charbon de bois pillé ? La question est toujours posée, et il existe toujours aussi milles réponses ! De fait quelqu’un a alors un autre jour procédé à des essais avec d’autres combustibles naturels tels que la résine, l’huile de naphte ou le soufre associés au salpètre. On obtient ainsi des compositions incendiaires susceptibles d’êtres lancées enflammées chez l’ennemi, notamment avec des arcs ou des engins plus puissants. Les essais de mélanges conduisent, en particulier, à celui de poudres de salpêtre, de charbon de bois et de soufre, à ce qui va devenir la merveilleuse poudre...
  9. Il est vrai que la " bif' " est communément appelé la reine des batailles, mais après tout les artilleurs ne vont pas se plaindre si l'on parle d'eux ainsi =D =D =D ( une pensée à mes amis chasseurs et fantassins...). L’efficacité de l’arbalète conduit chaque ville à favoriser par différents moyens la formation d’une compagnie d’arbalétriers susceptible de renforcer correctement la défense en cas d’attaque. Ceux-ci ont une solde ( doublé en cas d’emploie hors ville, les veinards…) et des privilèges , comme en particulier la dispense du guet. Philippe Auguste organise en un corps autonome ses arbalétriers, qui se sont distingué à la bataille de Bouvines ( 1214 ). Le corps ne cesse de se développer jusqu’au jour ou une ordonnance du 6 décembre 1373 de Charles V en réduit brusquement l’effectif… Marc de Grimault, escuyer et capitaine général doit en élire par ordre les meilleurs du service actif, environ 800 personnes, et dès lors casser tous les autres… Car l’artillerie à feu vient d’apparaître, avec toute sa puissance, et ses dépenses ( déjà les budgets…). Elle commence à éclipser l’ancienne artillerie et par nature changer l’art de la guerre. Cet effet très sensible aux « choses de la guerre » incite à comprendre que les peuples se disputent la gloire d’avoir inventé ce mélange noirâtre de salpêtre, de soufre et de charbon de bois, la poudre noire, qui deviendra, plus tard , la poudre à canon. Ah salpètre, quand tu nous tiens...
  10. il semble que Rochambeau soit dans le vrai, à calquer de la technique sur les ages on est plus dans "l'histoire".....que dans le "divers" ! Merci aussi Akhileus pour cette précision sur l'Hacquebutte. Nous glissons donc tout doucement vers l'époque ou l'arrivé de la poudre, du sel et du salpètre vont par qq alchimie "extraordinaire" révolutionner les armées en profondeur....
  11. non, le bélier est un animal à poils laineux =D Effectivement, pas mal d'engin de sièges sont plutot à classer dans la partie "génie" militaire. Cela dit pour en revenir à l'époque du moyen age, tout ce qui est hors troupe de mélée ( infanterie, cavalerie...) procède de l'artillerie, en France. Je me restreint à parler pour l'instant de notre seul pays. Pour l'Asie et l'empire Ottoman....vaste sujet camarade ! =), j'en suis à peine au moyen age pour la France.... il va falloir ètre un shouiyas patient ( thanks a lot =)). Sache que pour l'Asie, la Chine en particulier, la machine à remonter le temps débute bien plus tot que chez nous. Les Chinois afirment pouvoir démontrer qu'ils connaissent la poudre plus de mille ans avant JC...
  12. C'est quoi le système "élastique" ? =( Je connais le système "alvéolé", qui ainsi restreint l'affaissement du pneumatique touché en divisant sa chambre principales en plusieurs alvéoles étanches entres elles (les montes de VAB sont ainsi faites), les familles de BTR russes ont depuis longtemps un système de présurisation à volonté de leur pneumatiques commandé par console du poste de pilotage... Il existe aussi des pneumatiques "plein", qui n'ont pas d'air en chambre, mais dont l'ossature est faites de multiples "creux", genre HTM16, Cascavel....
  13. ….. Tous ces engins demandent pour leur fabrication pas mal de connaissances, notamment le bois et le fer. Ceux qui les réalisent sont des « enginieurs ». L’artillerie, ayant réalisé ces engins, les stocke, les entretien ; au besoin elle les répare. Seul ces « enginieurs » sont capable de faire fonctionner les plus puissantes de ces machines, on leur laisse donc le soin de les mettre en œuvre. Ils participaient aussi au combat. Pourtant, malgré les dangers courus en commun, les guerriers ne considéraient pas ces artisans comme des leurs…. Les engins lourds n’étaient pas transportés sans être démontés. Le plus souvent on n’en transporte même que les pièces fondamentales, notamment les ferrures, et les engins sont construit sur place avec des arbres frais coupés dans le bois voisin de la ville assiégé. Bon, encore faut-il pour cela trouver les arbres nécessaires. Un récit de guerre du saint roi Louis IX, en Egypte, au cours de sa tragique croisade, explique qu’il n’en trouva pas et dut sacrifier un de ses vaisseaux pour en utiliser le bois. Tels sont à cette époque les artilleurs Français, Michel de Lombarès les qualifie alors dans son ouvrage sur l’histoire de l’artillerie Française comme des constructeurs, des gestionnaires et des combattants. En opération ces ouvriers et leurs « maîtres » ont des compétences de hautes qualités pour le bois et le fer, ils réparent les matériels courants tels que les chariots malmenés par les chemins de l’époque, ils construisent ou réparent les ponts, ils coffrent en bois les travaux effectués dans la terre ( les tranchés), ils creusent les galeries de mines sous les murailles pour les faire effondrer, ils font des fascines et des gabions. Tout cela est et restera longtemps de l’artillerie, d’ailleurs j’entends déjà les gens du génie, du matériel et du train hurler au loin …… =D =D =D Je vais donc descendre un peu plus profondément dans la « sémantique » artillerie. Les artilleurs de cette époque, comme leurs aides, il faut les payer, comme il faut payer les transports et les matériaux, toutes dépenses bien différentes de celles auxquelles les armées sont alors habituées. A cet effet des responsables sont désignés, qui reçoivent des commissions pour « faire payer tous engins, artillerie et habillement qui y sont nécessaires, espies( espions), messagerie et généralement de faire toutes autres choses touchant le fait de la guerre…. », toutes les choses qui sortaient du cadre des armes traditionnelles. L’artillerie Française conservera jusqu'en 1940 ce rôle de gestion et d’entretien pour la plus grosse partie des matétiels de l’armée de terre. ….. i'll be back =) ...
  14. …well, i continu =) Ces engins venus de l’antiquité ont tous progressé dans deux directions ; - la puissance, sans obtenir de grands résultats - la miniaturisation, qui avance très sensiblement L’arrivé du ressort en acier a permis de réaliser une baliste en acier portatif qui va bientôt peu à peu remplacer l’arc. Son petit arc en acier tendu à deux bras, ou même par un petit treuil, lui donne une puissance incomparable. On parle alors « d’arc-baliste », qui va ensuite devenir « arbalète ». Celle-ci lance des projectiles assez lourds , en fait des traits à pointe et empennage de métal, les « garreaux » ( ou garrots ). A noter qu’en raison de son efficacité surprenante son emploie est alors considéré comme peu loyal, presque immoral par ceux qui ne l’utilisait pas. Il est écrit que le chevalier Bayard n’hésitait pas à faire tuer les arquebusiers capturés. Les prémices de Human right ? =D Le concile de Latran de 1139 interdit même l’usage de l’arbalète….contre les catholiques. Dès lors son usage contre les infidèles, essentiellement les musulmans à l’époque, est donc autorisé. Réciproquement un vieux manuscrit arabe ( 1295 ) sur l’emploie des poudres, le « traité de faire la guerre pour la cause de Dieu » précise que ladite poudre doit être réservé à l’action contre les infidèles, les chrétiens….. Cervantes condamnait toutes les armes à feu sans distinction, car cette « diabolique invention permet à l’homme vil et lâche de donner la mort au plus brave des gentilshommes ». Je me demande d’ailleurs si les premières armes chimiques de la WWI puis les armes nucléaires de la WWII n’ont pas fait l’objet du même soulèvement de réprobation. Une arbalète particulière , dite « à jalet », lançait un jalet ( galet) qui va devenir plus tard une balle de métal. Elle est guidé par une buse ( un tube). C’est l’arc-buse ou arquebuse. ….
  15. …. =)..... Au moyen age les machines basées sur l’élasticité des câbles de nerfs ont été abandonnés, trop difficiles à se procurer et surtout à conserver en bon état ( déjà la DTI donnait des signes de faiblesse……), de plus le réglage relevait à chaque fois du défit selon la météo du moment. Arrive l’aire du « trébuchet », prenant sa force dans un phénomène de bascule. En gros le trébuchet est constitué d’une longue poutre basculant autour d’un axe horizontal, le bras court porte un très gros poids ( genre une caisse à sable ). L’autre bras, très long possède à son extrémité un logement ou l’on y met la pierre à lancer. Lorsque le tout est lâché, le gros poids entraîne la rotation de l’ensemble à une vitesse croissante. Au moment ou la poutre était arrêtée le projectile poursuivait sa course. Le trébuchet pouvait être complété par un dispositif de fronde qui en multipliait l’effet ( la fronde était alors attaché à l’extrémité du grand bras.). Inutile de parler encore du degré de précision sur l’objectif, c'est encore trop tot ! =D Pour les jets de traits lourds, les balistes sont encore présentes. L’arc de celles-ci mesure parfois 7 m…On les retrouve généralement sur les remparts, plus précisément sur les terrasses de tour, là ou il y a le plus de place pour les déployer. Leurs traits, armés de fer et empennées, pouvait avoir jusqu’à 4 m de longueur. On trouve dans les récits de cette époque des écrits parlant de leur emploie par les chrétiens pendant les croisades ( siège de Nicée, de Jérusalem et de Tyr ). D’autres récits de cette époque parlent d’engins à deux bras, donc du type baliste, dénommés « mangonneaux » qui lançaient des traits et parfois des pierres pouvant atteindre 20 à 30 kg ( siège de Toulouse en juin 1218 ). Les Anglos-Saxons utilisent à Hasting en 1066 des « machines lançant des pierres » dans la bataille. …..
  16. max

    Warbird et Pin-up !

    dommage d'avoir bloqué ailleurs le fil sur Morillon et son épouse Fenrir, je préparais un tit' réponse si croustillante.... =D =D =D
  17. je propose de parler ici de l'artillerie, cette arme la plus grande et la plus belle de toute la galaxie et de ses environs ( et encore j’en oublie )... Peut-être un petit rappel de sa mission essentielle dont on peut dire qu’elle est de d’assurer au combat l’action des moyens « exceptionnellement puissants » exigeant des connaissances techniques sortant de l’ordinaire. L’artilleur serait donc intelligent ?! =D Le mot artillerie apparaît dans les textes français à partir de 1248, il vient du latin « ars, artis » comme art, artisan, artiste, artifice. Artiller, en particulier, signifiait autrefois armer, fortifier. Ainsi un château, un vaisseau « armé en guerre » était dit « artillé ». Je cite Colbert ( c’est pas souvent ) ; « je fais toutes diligences pour artiller les six vaisseaix de Hollande. ». J’ai lu qq part que dans un certain sens ( non pas celui des personnels et des matériels mais de « l’atelier » dans lequel les engins sont réalisés et conservés ) aussi le mot « artillerie » équivaut au mot « arsenal » qui vient du bas grec avec probablement la même racine. Les premiers moyens exceptionnellement puissants semblent remonter à l’antiquité, avec des engins de type Béliers, catapultes, balistes, onagres…Déjà des règles divers apparaissent quant à « l’art » de tirer, de concevoir, de régler une porter ou d’améliorer une « frappe ». Je citerai qq noms de ces pionniers, le romain Vitruve ( 1° siècle av JC) qui créé une règle pour calculer le diamètre et la longueur d’un cable élastique par rapport à la masse du projectile à lancer pour une arme à torsion de cable, Végèce au IVeme siècle écrit une règle sur la longueur du bras d’une baliste pour « pousser » plus loins les traits, Ammien-Marcellin précise l’emploie de la baliste à choc. La consistance des cables élastiques est faite à base de nerfs, de crins de cheval et même de cheveux. Si quelqu’un à d’autres noms…. Ensuite arrive le moyen age, on continu ? =) http://
  18. max

    L'armée devra se serrer le ceinturon

    ... les moyens de nos ambitions.... =) éternel problème bien Gaulois. Je lis des mots comme "livre blanc" et "opération vérité". Pourquoi pas, après tout une bonne lessive mème sans pré-lavage c'est déja mieux que pas du tout. Un véritable état des lieux ferait mème rèver, pour peu qu'il puisse ètre suivi d'effets. L'intention semble séduisante après les terribles années de vaches maigres que l'on a connu et vécu. Si ce grand lessivage annoncé permettra de faire qq éclaircies sur des projets glauques ( parfois "techniquement" valables) dont nous n'avons de toute façon pas les moyens, je dis bravo. Mais je reste persuadé qu'au résultat les applications des synthèses alors données nous ne mettrons qu'en exsergue qu'une seule chose ; on ne peut avoir un 2eme PA ( un vrai, pas une chaudière à mazout de rechange), une dotation rationelle de VBCI ( pas avec une seringue en guise de canon et un blindage en Kevlar/choucroute ), une tenue Félin/Jaguar/Pumas/Amster digne de ce nom SANS Papop new generation, des Lafayettes ayant une puissance de feu équivalent à autre chose qu'une poigné de lance-pots fumigènes et une DTI des divers parcs air/mer/terre de plus de 70%. Je ne parle mème pas des la politique de RH des armées dont la réserve. Le résultat va de toute façon décevoir tout le monde, c'est clair. C'est gaulois, quoi.
  19. yep, sampiternel débat du "toutes trappes ouvertes" en ambiance hostile.....
  20. max

    Bonjour tout le monde

    bienvenue et bon forum ! =D
  21. "la bataille de la Neretva" m'a laissé un très bon souvenir, certes les chars Allemands sont des chenillés US, mais le camouflet est de meilleur ton qu'ailleurs. Les moyens mis en oeuvres sont à "l'ancienne" mais nombreux. Je le recommande vivement face à un "Jarhead" ou un "we were soldier".
  22. … ben ça c’est une belle et vraie question …… =) Sur mes 24 ans passés sous les drapeaux, j’ai côtoyé les « moudjahidin du peuple » ( les appelés) pendant plus de 10 ans. Portant alors « un petit grade » j’ai travaillé intimement avec les contingents. Je garde de ces qq années beaucoup de souvenirs riches en enseignement. Aussi je suis de ceux qui restent persuadés que malgré les énormes gâchis rencontrés quand aux différentes spécialités et affectations données aux appelés, le rôle du brassage social (tant décrié aujourd’hui) était réel. Je reste aussi persuadé que l’on réussissait à faire devenir un jeune conscrit bon chauffeur, bon mécanicien, bon tireur, bon opérateur radar, bon tireur Milan, bon infirmier…etc.…..Je dis « bon » du verbe correcte, ce qui évidemment ne peut être comparé avec un professionnel dans tel ou tel spécialité. Donc ici la notion de déclin/professionnalisation pour une spécialité individuelle me parait fausse. Il se pourrait d’ailleurs que ce soit plutôt le contraire. La chute du mur de Berlin ainsi que la modification substantielle du clivage est/ouest ont entre autre amené à revoir la copie du quotidien d’un militaire. On ne va plus guerroyer avec les appelés comme avant dans le triangle Suippes/Mourmelon/Bitche mais plutôt en unité pro’ dans le Talweg Kaboul/Xagreb/Bagdad. Forcément les missions diffèrent, demandant ainsi des spécialités, des disponibilités et des moyens qui n’ont rien à voir avec notre ancienne armée de conscription. Je pense que ce cap là est en train d’être dépassé, malgré trop de problèmes « insurmontable » dans le cour terme. Cela dit je pense que les moyens financiers ( et donc matériels ) ne suivent pas… Le niveau de DTO requis en Opex sur les parcs de matériels est obtenu au forceps, hélas. La dotation des tableaux d’effectifs des différents théâtres d’opération est trop douloureusement maintenu. Le quotidien des personnels des différents DPMA doit ressembler à un enfer, comme celui des camarades du bureau MAT de l’EMA d’ailleurs. Selon moi le format actuel des armées reste encore à être défini et son adaptation actuel trop assujetti à l’urgence et au plâtrage ( cutting edge comme disent certains ). Bien entendu je me trompe peut-ètre….
  23. Well, i think so, si tu as de nouveles photos, n'hésites pas ! Je suis curieux de savoir quel type de motorisation va propulser ce petit bolide sachant que le cahier des charges spécifie un véhicule rapide. Je devine sur la photo un débattement de la suspension surdimensionné et aperçoit les trapèzes du train avant ( grande possibilité d'absorbtion avec ce type là... et pas si courant sur les trains avant de VL )), vraisemblablement un amortisseur à gaz ( étonnament distinct du ressort hélicoïdal jouxté ), un compartiment moteur ramassé donnant un avant de véhicule particulièrement "raboté" ( là il y a certainement une bonne raison aussi...), une garniture de carrosserie ossaturé de tubes ( résistant et simple ).... Cet engin pique ma curiosité ! =D CETTE version comme tu le dis Yoram n'est peut-ètre que le banc de test routier; un "mulet", donc par nature réduit à sa plus simple expression .
  24. Galil, dans ton texte il est cité l'emport en équipement "important" ainsi que neuf combattants.....Est-ce que la photos montre une version chassis courte ?
  25. max

    moi -> Spitfire

    bienvenu et bon forum camarade !
×
×
  • Créer...