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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. On se demande toujours si ce genre de commentaires est de la méthode Coué sans la moindre honte (parce que le ridicule est garanti, et que des gens comme Gingrich n'ont que ça à faire, et rien à perdre), ou si vraiment ces élites de droite sont à ce point déconnectés de la réalité qu'ils pensent sincèrement que le discours de Trump (essentiellement des paroles sans rien derrière, peu d'articulation dans la communauté noire, peu de suivi probable sur le sujet, et juste des déclarations génériques, qui plus est encore très critiquables et controversées) a la moindre chance de faire effet (si tant est qu'il ait été vu même par un pourcentage significatif des leaders d'opinion afro-américains). C'est tellement nul, niais, et en fait carrément débile comme mode de promo qu'à chaque fois j'entends une voix dans ma tête demandant "mais où ils vont pêcher ces gens"? Y'a un haras qui les produit? Le "Clueless Ranch"? Sans même évoquer le "Niggerhead Ranch"de la famille de l'ex candidat à la candidature (deux fois) Rick Perry, qui avait déjà fait des vagues il y a 4 ans.... C'est évidemment un phénomène qu'on voit souvent dans les positions publiques des élites, sur un sujet ou un autre, mais les chefs républicains semblent avoir poussé le vice à un point particulièrement avancé sur un vaste et constant nombre de sujets; il était assez édifiant, encore récemment, de voir Paul Ryan parler de la pauvreté aux USA avec ce genre de certitudes, énonçant un mélange de banalités, de débilités et de propositions ridicules et/ou sans substance ou réalisme, et de voir certains journalistes, mais surtout le reste de l'establishment républicain s'extasier sur sa "profondeur" et son "audace", apparemment persuadés que cela allait tout changer dans la capacité de séduction du parti.... Tout comme ils se sont persuadés que leur "autopsie" post élection de 2012 était un exercice fort et intelligent (dont le bilan était en essence que leur programme était parfait, juste que le marketing en était "perfectible") et qu'il suffisait juste de rephraser, ce que Jeb Bush a fait dans sa campagne des primaires, et Rubio avec lui, plus quelques autres, pour les résultats que l'on sait. L'aveuglement, l'idéologie, ou encore la capacité à la contorsion et au grand écart pour vendre un produit inadapté servant d'autres intérêts que ceux du client ciblé, sont toujours des choses assez impressionnantes à voir dans le monde réel. La résistance au changement et à la remise en question aussi. Combien de temps l'establishment du GOP pense t-il pouvoir continuer l'exercice? Si les tendances électorales trumpiennes se maintiennent, le pire est qu'il vont garder ce logiciel pour encore un moment, refusant de voir ce qui a fait le succès initial du Donald et qui pourrait encore, si les circonstances changeaient, produire du résultat. Trump a pour l'instant perdu une grande part de l'électorat républicain qui veut un changement fort à quasiment n'importe quel prix (et qui vient de toutes les tendances républicaines et d'une partie des indépendants -cependant plus "Sandersiens"-), pour ne garder que l'essentiel de son électorat plus purement nationaliste, populiste, autoritariste et anti-élite, mais on ne sait pas quel pourcentage du premier il peut récupérer s'il arrive à corriger son tir et à se tenir plus à son message initial. Il peut encore récupérer les évangélistes qui s'étaient déclarés pour lui, une portion des "suburban conservatives" dont l'aspiration au changement dépasse leur attachement à un ton plus stable et policé.... Mais bon, ça, ça tient à un Trump capable de ne pas penser qu'avec son ego d'enfant gâté et de petite brute de cour de récré. Et l'arrivée de Stephen Bannon ne semble pas indiquer un changement en ce sens.
  2. Sinon, un truc amusant pour ceux qui se demandent comment les transitions politiques se font de façon concrète: Hillary Clinton a nommé Ken Salazar à la tête de son "équipe de transition". Ken Salazar est un ancien sénateur et Interior Secretary, devenu lobbyiste pour de grandes multinationales (il est le gars qui a tout fait pour accorder tous les passe-droits à BP, y compris après la catastrophe de 2011 dans le Golfe du Mexique), et il est essentiellement l'incarnation du "corporate democrat" qui n'a de démocrate que quelques positions dans le registre sociétal.... Soit un clintonien. Et qu'est-ce que "l'équipe de transition"? C'est pour aller vite le comité de pilotage qui va, pendant la période d'interim de 2-3 mois qui suit l'élection du nouveau président, établir une liste de noms pour toute une série de postes dans la haute administration américaine et à un tas de fonctions clés. En tout environs 4000 places à pourvoir, hautement sensibles politiquement, du personnel de la Maison Blanche (où cependant l'équipe rapprochée de Clinton a beaucoup de choses à dire) aux directions des ministères et agences fédérales, en passant par un certain nombre d'ambassades et autres trucs.... Sans même compter les nominations et récompenses en interne du parti vainqueur, qui doivent avoir un autre comité, bossant cependant avec celui présenté ici, qui représente essentiellement l'organisme partageant le butin, redistribuant aux fidèles et gens qui pèsent, et disposant ses pions pour la lutte à venir et, accessoirement, l'administration du pays. La nomination de ce monsieur Salazar est un clair message de Clinton, en forme de majeur levé en direction de la gauche du parti.
  3. Oh oui! Encore pire. Ce changement conforte beaucoup de gens dans leur opinion que le but de Trump est de se forger un empire médiatique d'ultra-droite populiste qui prendra le relais d'une FoxNews normalisée: Breitbart est essentiellement l'incarnation médiatique de Trump, la matrice dans laquelle le candidat Trump est né et a grandi, rassemblant son coeur d'audience, cette proportion variable principalement faite d'hommes blancs de droite dont une bonne partie avait déserté les urnes. Breitbart, c'est à peu près le pire de ce que la bulle médiatique de la droite américaine a produit cette dernière décennie (avec le Drudge Report, Alex Jones, la plate-forme The Blaze de Glenn Beck et les talk show radio comme celui de Rush Limbaugh), poussant toutes ses tendances quelques crans plus loin: le niveau de déconnexion d'avec la réalité y est assez déconcertant, ce qui est ironique puisque le fondateur, Andrew Breitbart (mort prématurément en 2012) était un type certes très à droite et dont les opinions peuvent être fortement contestées, et reposant en partie sur pas mal d'idéologie, mais un qui accordait une forte importance à la mesure, à l'autocritique et à la recherche d'une forme d'honnêteté intellectuelle. Le cofondateur, Stephen Bannon, qui vient donc d'intégrer la campagne Trump, est littéralement l'opposé, et la personne qui a fait du site ce qu'il est aujourd'hui, un site dont l'audience a beaucoup augmenté avec la campagne Trump. Charlie Sykes, un de ces présentateurs de talk shows conservateurs (mais intelligent et assez honnête) fut le premier journaliste, toutes tendances confondues, à réellement mettre en question la candidature Trump et à le mettre en face des conneries qu'il proférait, pendant la primaire du Wisconsin (Etat de son talk show), acquérant de ce fait une stature nationale. Il a, en début de semaine, fait une analyse très pertinente de la responsabilité de cette sphère auto-alimentée des médias conservateurs dans l'ascension de Trump et dans la création des conditions pour cette ascension, décrivant 20 ans de spirale où le fonctionnement en caisse de résonance imperméable à la critique, à l'autocritique et à la réalité ont littéralement créé un public qu'il est désormais impossible de rappeler à la raison, entre autres parce que le dit public a été ainsi "dressé" pour refuser toute information ou opinion venant d'ailleurs que ce microcosme médiatique très idéologisé et ayant créé ses propres codes et référence, avec pour sempiternelle justification le fameux biais anti-droite/anti-conservateur des "mainstream media", qui sert de justification universelle pour tout et n'importe quoi, confortant cette droite particulière (et dans une bonne mesure, la droite américaine en général, mais à des degrés très divers) dans n'importe quelle position qu'elle veut avancer, et, surtout, dans la fuite en avant permanente dans le n'importe quoi..... Il suffit de dire que le Washington Post, le NY Times, CNN, ou même le WSJ, est en désaccord avec telle ou telle position, pour que cette opinion soit validée aux yeux de ces gens. C'en est vraiment arrivé au point où quand ces grands médias (avec tout ce qu'on peut légitimement critiquer chez eux) disent blanc, cette sphère pense et réclame noir (pas d'humour référenciel ou contextuel dans cette figure de style). Le texte de Charlie Sykes en début de semaine: Il y aurait beaucoup à dire sur le fameux "liberal bias" des grands médias traditionnels, qui est très loin d'être aussi vrai que la droite en général ne le dit (et surtout cette sphère extrêmiste/tarée): sur les sujets économiques, c'est assez certainement un mythe. Sur le reste, c'est beaucoup plus contrasté. Mais l'origine de cette antienne qui est devenue la défense pavlovienne de tout politicien ou intervenant de droite pour décrédibiliser l'adversaire, ou l'attaquer, ou se dépêtrer d'une situation embarrassante, remonte essentiellement à la guerre du Vietnam, et plus précisément aux lendemains de l'offensive du Tet, quand les médias américains ont fait une certaine autocritique sur leur absorption béate des communiqués du Pentagone jusqu'alors, se rendant compte, et le public avec eux, qu'ils avaient avalé des couleuvres pendant 5 ans. Même quand on regarde la réalité des reportages, articles et bulletins d'infos de l'époque après 68, on voit que les tendances sont assez équilibrées (en quantité et qualité d'articles), et qu'il n'y a pas "d'Army bashing" ou d'anti-patriotisme. Mais qu'importe, le mythe était né dans la sphère conservatrice qui s'est mise à accuser les médias de biais anti-américain (parce qu'il n'y avait pas 100% de louanges à la nord coréenne), ajoutant tout ce qu'il était possible d'ajouter à cette position pour lui donner de la substance, notamment l'élitisme cosmopolite supposé des médias (beaucoup de gens diplômés et urbains, beeeuuuurk!). Bref, une labellisation construite sur des années, avec tous les mythes, stéréotypes et associations possibles, un procédé qu'on retrouve dans toute tendance démagogique (et en politique en général, même si pas à un tel degré, avec un tel systématisme et un tel degré d'antagonisme). William F Buckley, comme mentionné dans la citation, fut l'un des premiers à employer avec insistance ce stéréotype et à lui donner une audience (il était alors un "bon client" des grands médias dans les émissions de débat, une figure nationale, et ses altercations avec Gore Vidal sont des classiques de la polémique télé aux USA), et il se faisait l'écho, pour l'anecdote militaire, de cette mentalité qu'on retrouve surtout au Pentagone, et qui a survécu jusqu'à aujourd'hui (surtout d'ailleurs dans l'US Air Force), du refus d'admission de la défaite au VN et du refus de responsabilité dans les fausses perceptions d'avant 68 et dans la mauvaise conduite de la guerre: la défaite sans responsables (pas vraiment de carrières militaires handicapées), les "trouillards de politique" qui sont fautifs, l'opinion gauchiste aiguillée par des médias anti-armée, les hippies.... Bref, tous ces mythes créés pendant et après la guerre pour éviter de se regarder dans le miroir.
  4. Eliogabale versus Agrippine? Alors qu'elle n'est qu'une emmerdeuse égocentrique, hystérique et atrabilaire au QI limité.
  5. Le problème est que sa campagne lui fait une mauvaise pub: on peut dire avec beaucoup de raison qu'il n'y a pas de mauvaise publicité, mais ce fait est tout aussi contestable, et l'est encore plus quand le sujet de la pub a un capital existant, nécessitant une image et un fonctionnement particulier. Et de ce côté, ça a largement été étudié depuis quelques mois, la "marque Trump" a encaissé beaucoup de coups: il a perdu beaucoup de sponsors, est tricard sur les grandes chaînes qui hébergeaient ses trucs (il peut se frotter s'il veut un nouveau reality show, le concours Miss America est perdu pour lui....), a littéralement perdu tout espoir de voir le championnat PGA se passer sur ses golfs.... Et il a été reporté que l'image de sa campagne est directement liée à une forte baisse de fréquentation dans les hôtels et locations possédés par lui ou liés à son nom. Et là c'est directement son bifteck: ce sont les classes moyennes supérieures et gens assez riches (on dira les franges à mauvais goût de ces CSP) qui forment la clientèle principale de son coeur de métier, et il a endommagé son image de marque auprès d'eux. Mais bon, on parle du même gars qui a réussi à perdre de l'argent en ayant une chaîne de casinos..... Et planté une compagnie aérienne (dont son jet vient, raison pour laquelle, contrairement aux autres milliardaires qui en changent souvent, il ne l'a pas remplacé depuis: un truc acheté par une compagnie fonctionnant sur de l'argent emprunté, est ensuite racheté pendant la liquidation par le manager/promoteur incompétent, pour une aumône), foiré un fond d'investissement immobilier (lancé fin 2007- début 2008: l'est malin, lui, et apparemment pas un devin).... Bref, c'est un bon vendeur de châteaux en Espagne et de voitures d'occasions, mais pas vraiment un manager ou un stratège. Les avis sont partagés sur le fait qu'il veuille ou non la présidence: il ne veut certainement pas le boulot de président dans sa réalité quotidienne, mais il est tout aussi certain qu'il veut le statut, la reconnaissance qui va avec, et ce la position autorise (goodies, privilèges, position, capacité de rétribution, tribune pour brailler, place dans l'histoire....). Ce qui est encore plus certains pour les observateurs qui le connaissent, c'est qu'il ne veut pas perdre, ou plus encore donner l'image de quelqu'un qui perd, raison pour laquelle une défaite par une très faible marge serait peut-être (selon eux) son scénario idéal, dans lequel il aurait les apparences du compétiteur valeureux et pourrait blâmer éternellement l'écart sur la corruption du système et la triche de l'adversaire. Mais s'il ne veut pas être président, la question demeure: que veut-il? Qu'on parle de lui? Juste s'amuser et se faire mousser le temps que ça dure? Conquérir une audience de fidèles (essentiellement mâle, blanche et plus ou moins âgée) pour lancer le remplacement online de FoxNews quand les fils Murdoch auront réellement engagé les réformes post-Rofer Ailes pour normaliser la chaîne à l'audience croupissante qui meurt de vieillesse en temps réel? Sinon, il ne vaut mieux pas se perdre dans l'éternelle litanie des sondages dont les Ricains raffolent tant, mais j'en vois un qui semble révélateur de l'état de l'opinion du pays: j'ai mentionné plus haut à quel point Clinton a aujourd'hui acquis une avance énorme (on pourrait dire sans être sophiste que c'est plutôt Trump qui a tout fait pour prendre des longueurs de retard), avec des marges à deux chiffres dans les "swing states" dont beaucoup ne seront vraisemblablement même plus des swing states mais des Etats "bleus", et des Etats censément républicains qui sont tout d'un coup devenus moins sûrs, voire carrément de nouveaux swing states. On voit aujourd'hui que Clinton a une avance à deux chiffres en Floride, swing state parmi les swing states, où les républicains sont très forts et le comportement électoral est à l'image de la scène politique: complètement taré. Et aujourd'hui il est avéré que l'avance de Trump au Texas n'est que de 6%..... AU TEXAS! L'Etat que Romney (pourtant impopulaire chez les républicains texans) a emporté sur Obama avec 16% d'avance. L'Etat majeur pour le GOP, où faire campagne est aussi difficile que glisser sur un billard huilé. Et cette avance ténue ne doit rien à une vampirisation par Gary Johnson, qui ne réalise que 6% chez les Texans. Il y a certes eu un fort mouvement d'inscription de latinos sur les listes électorales (la catégorie démographique en croissance constante, qui fera du Texas un Etat concurrentiel dans quelques cycles électoraux), mais c'est encore très loin d'être suffisant pour expliquer même un cinquième du manque.
  6. Je sais, rien n'est confirmé dans cette hypothétique relation (ceci dit, la parole de la dame sur le sujet est bien le moins convaincant des arguments), mais le point n'est pas là: la politique repose en énorme partie sur la perception (si ce n'était pas le cas, les politiciens ne seraient pas sans arrêt en train de poser, de monter des couleuvres, de se lancer dans des polémiques qu'ils sont trop intelligents pour prendre au sérieux, de prétendre à des victoires qui n'en sont pas....), et la perception de ce "thème" des liens entre le monde de Trump et le régime poutinien est un des trucs du moment, dont il est encore à voir si la sauce prend ou pas. Un truc comme ça participe du buzz général (online, sur les ondes et dans le bouche à oreilles) qui associe des éléments (des noms, des mots, des thèmes, des actes) du monde trumpien au régime de Poutine, et maintient ces associations dans l'actualité et tous les "refresh" possibles.
  7. Pourquoi "officieuses"? Manafort était -et est encore- le patron de la campagne de Trump (mais bon, le goût des Américains pour les titres est comme leur goût pour les acronymes; infini et confondant): tout ce qu'il y a de plus "officiel". On signale par ailleurs son travail rémunéré pour d'autres oligarques ukrainiens, dont certains sont purement et simplement des "moscovites".... Et la même chose vaut pour des membres moins en vue de son équipe. Mais ce qui m'a fait le plus marrer, c'est qu'alors que cette histoire commençait à s'étaler en première page, mettant en avant (une fois de plus) les liens (réels ou supposés, mon point ici n'est pas de trancher là-dessus) de l'équipe Trump (et de Trump lui-même), Ivanka Trump mettait en ligne une photo de ses vacances (oui, apparemment, en pleine campagne, les enfants prennent des vacances..... Est-ce bien sérieux, la famille Trump?) à Dubrovnik, où elle pose béatement avec Wendy Deng, ex-femme de Ruper Murdoch et actuelle petite copine de.... Vladimir Poutine. Pour mémoire, dans cette catastrophe ambulante campagne, Ivanka est censée incarner le rôle de la maligne de la bande. Le sens de l'à-propos de certaines personnes est étonnant.....
  8. Ils ont récupéré des trucs (tout ce qu'ils ont pu saisir effectivement sur le territoire philippin proprement dit), mais c'est très loin du compte; ils n'ont même pas pu récupérer ce qui avait été planqué en Suisse (et même pas trouvé ce qui était ailleurs), toutes choses qui ont laissé à Mme Marcos une immense fortune, mille fois supérieure à tout ce que son riche papa a pu lui léguer. On a évoqué des chiffres allant jusqu'à 10 milliards de dollars, mais on ne sait pas trop, si ce n'est qu'il y a de considérables collections d'art, un important parc immobilier de luxe un peu partout dans le monde, et des participations conséquentes dans nombre de grandes boîtes où la famille Marcos a pu faire des passages intéressants, ou carrière (beaucoup sont dans la politique philippine maintenant). Les Marcos, les Suharto, et tant d'autres.
  9. L'avance de Clinton est aujourd'hui telle qu'elle pourrait perdre tous les Etats encore considérés comme "battleground" (ils étaient 8 il y a encore 3 semaines, ils sont 4 ou 5 aujourd'hui) et quand même empocher l'élection haut la main, face à un Trump qui arrive à se mettre lui-même en ballottage (ou en tout cas en situation fragile) y compris dans des Etats normalement indéboulonnablement à droite (Caroline du Nord, Georgie, Indiana -malgré son co-listier qui en est le gouverneur- et même l'Utah où il est détesté, particulièrement par les mormons qui y font la pluie et le beau temps).... La Pennsylvanie et l'Ohio sont pour lui absolument vitaux, et il y est 10 points derrière HRC. Cette avance semble aujourd'hui si solide que la campagne Clinton a décidé d'arrêter de faire de la pub dans 3 "swing states" vitaux (Pennsylvanie, Colorado et Virginie, désormais vus comme "in the pocket" à moins d'un changement réellement brutal quelque part) jusqu'à la fin septembre, un mouvement jamais vu depuis qu'il y a un marché média. L'économie réalisée sera substantielle, laissant à Clinton une énorme marge de manoeuvre pour la dernière ligne droite de l'élection. Personne ne "défend" Clinton: la question ici est de la mesure dans le portrait qu'on fait d'un candidat, qui verse (notamment dans tes posts) dans la caricature (à comparer à Trump qui s'est grimé lui-même en caricature vivante, ce qui est souvent le cas des clowns outranciers lancés dans la fuite en avant dans une forme extrême de populisme). Comme je l'avais déjà dit plus haut, oui Clinton est corrompue, complètement imbriquée dans le nauséabond système oligarchique des USA, elle est l'insider des insiders, vraisemblablement à ranger dans la catégorie "faucon" pour ce qui est de la posture face à l'interventionnisme américain.... Mais elle n'est pas plus pourrie que les autres premiers couteaux de la politique washingtonienne: elle est juste un exemplaire de plus.
  10. "Tout dans l'Etat, rien contre l'Etat, rien en dehors de l'Etat"..... Mmmmmmh..... où ai-je entendu cette chanson? Sur Nostalgie? Radio Courtoisie?
  11. Ils roulent pas sur l'or, et il y a aussi beaucoup d'argent dans les budgets locaux, vu le niveau de subdivision administrative de cet Etat très éclaté sur le plan topographique.... Et il y a aussi encore sans doute les arriérés de paiements pour les chaussures d'Imelda Marcos qui doivent plomber le budget national.
  12. Non: les parents de 2 des victimes ont porté plainte, 4 ans après les faits qui plus est. Je ne nie pas leur douleur voire la légitimité de leur envie de rétribution ou même de justice face à l'absence généralisée de responsabilité déclarée de qui que ce soit (quoiqu'un de ces quatre, dans nos sociétés pacifiées souvent déconnectées de certaines réalités et enclines à la judiciarisation de tout, faudrait qu'on admette que le danger existe, et que dans ce cas, un diplomate en zone de guerre COURT DES RISQUES REELS et les accepte.... Et que les principaux responsables sont quand même les attaquants), mais les 2 autres familles n'ont pas émis de telles positions, ayant même pris position contre le pataquès politicien fait autour de l'affaire, la mère de l'autre SEAL condamnant même spécifiquement Fox et les enragés républicains au Congrès pour leur façon d'instrumentaliser la mort de son fils afin d'attaquer un adversaire politique. Trump n'a pas inventé cet "objet" médiatico-politique, mais il fait plus que surfer dessus (ce qui est déjà assez minable en soi): il y a ajouté sa pierre. Et mis encore plus de volume.
  13. Vu l'un des surnoms du gars, j'espère pour ceux ainsi nommés qu'ils n'adoptent pas la profession de jardinier..... .... Pas la peine, je suis déjà très loin.
  14. Les Huns n'étaient vraisemblablement pas une ethnie, même si le noyau originel qui forma ce groupe peut avoir été d'origine turco-mongole (on n'en est en aucun cas sûr). C'était un regroupement multi-ethnique (comme tous les groupes des "grandes invasions barbares") comportant des éléments d'un peu partout (turco-mongols, iraniens, germaniques, sibériens, ouraliens et autres éléments d'Asie centrale) et avec une culture de peuple cavalier (le regroupement politique s'étant opéré graduellement -sur plus de 300 ans- dans les steppes, entre l'Asie Centrale et l'Ukraine), ce qui est à peu près tout ce qu'on peut en dire de sûr. Pour mémoire, "Attila" est un nom dont les origines peuvent être aussi bien turco-mongoles que germaniques (juste pour dire à quel point on ne sait rien).
  15. Ce qui est "louche (façon de parler) dans Benghazi, c'est en fait qu'il y a eu beaucoup d'incompétence à pas mal d'échelons (y compris des échelons militaires, pas que les politiques), de bévues, de retards... Et que ce qui est apparu suspect et a été instrumentalisé politiquement, c'est l'ensemble des couvrages de cul et gigotages en tous genres pour se mettre à l'abri qui ont eu lieu sitôt l'affaire passée. Parce que la réponse à l'attaque a été tout sauf optimale, mais que personne n'a porté la moindre responsabilité en quoi que ce soit, comme dans toute bureaucratie qui se respecte; c'est ce qui a créé l'ouverture pour un vrai-faux scandale politique (parce qu'il y a eu des morts, donc de l'émotion publique et une attention soutenue.... Et aiguillonnée par les parties y ayant intérêt, y compris une certaine chaîne télé de grande audience).... Dont on dira, d'un autre côté, que c'est le jeu et que c'est comme ça que ça se passe dans toute scène politique. On se sert de n'importe quoi contre son adversaire, on lance des attaques sur tout et n'importe quoi, et on voit si quelque chose prend: quand c'est le cas, on matraque dessus. Dans le climat extrêmement polarisé des USA, et avec leur façon unique de jouer le grand jeu médiatique, c'est ça que ça donne. A cet échelon, la justice sera TOUJOURS instrumentalisée: vous croyez quoi? Qu'une justice réellement indépendante, ça existe? Même la marge d'indépendance qu'elle peut avoir dans certains pays reste tempérée par le fait que les magistrats appartiennent aussi à des courants politiques, ont des opinions et des ambitions. Donc surtout à cet échelon, ses conclusions seront toujours contestées, et souvent contestables (aux USA, il n'y a que la Cour Suprême qui ait un mot final.... Au moins pour quelques années ou décennies). Ceci dit maintenant, pour le report de voix des Bernistes sur Clinton, ça semble bien se passer pour l'instant (les "Bernie or Bust" et Bernistes allant vers Trump sont une très petite proportion en l'état actuel des choses): les vraies inconnue qui pourraient faire reculer plus de Bernistes (démocrates et indépendants) et d'autres sont essentiellement le niveau d'agressivité de la campagne (plus une campagne va dans la boue et le négatif, plus l'abstention explose), et ce que Julian Assange (avec son "ami" Guccifer et qui que ce soit qui se cache derrière lui) a encore à révéler. Le truc de Clnton est qu'elle est effectivement corrompue, vendue jusqu'au trognon, empêtrée voluptueusement dans ce système washingtonien purement oligarchique, pleine de casseroles et de foirades (niées ou renvoyées sur d'autres têtes), totalement emballée dans plusieurs couches de propagande sans lien avec la réalité..... Mais, comme le diront les connaisseurs de Washington.... PAS PLUS QUE LES AUTRES premiers couteaux. Elle a juste plus d'attention sur sa personne, ce qui donne l'impression que ses casseroles à elle sont moins bien lavées.... Mais aussi permet d'avoir plus de moyens de toutes sortes cherchant à fouiller dans ses placards, ce qui n'est pas si mal vu qu'au moins, ça en fait une (ou plutôt un couple) dont les placards sont examinés, ce qui n'est pas un luxe. Et à travers elle, si quelque chose de suffisamment étayé est débusqué et mis au jour (et que ça prend dans l'opinion), un début de nettoyage pourrait avoir lieu. En tout cas c'est l'espérance.
  16. L'audience non mesurable, c'est aussi une audience non payante, donc pas vraiment ce sur quoi se fondent les commanditaires pour évaluer la réussite ou non d'un projet: l'impact n'en est pas négligeable, puisqu'on peut aussi l'assimiler au bouche à oreille qui reste le vecteur marketing le plus puissant qui soit, mais aussi le moins contrôlable évidemment. Donc on le laisse filer dans une certaine mesure, d'autant plus que ce visionnage gratuit/piraté a tendance à faire grimper les abonnements (pour avoir le produit en bonne qualité), mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus ce qui beurre la tartine quand tout est dit et fait. Donc pour ce qui est de ce que rapporte GoT, c'est assez simple: sur la dernière saison, ce sont environs 23 millions de paires d'yeux payantes par épisode (encore en croissance par rapport à la saison d'avant, mais moindre qu'entre les saisons précédentes, indiquant un plafond), tous types de consommation confondus (pay per view, abonnements de niveaux divers, abonnements via un bouquet....) et sur la durée de référence (une semaine environs pour l'essentiel de l'audience d'un épisode, le premier soir n'étant plus bien sûr un critère utile). Une bonne affaire pour HBO puisqu'il y a eu un vrai impact de la série sur les abonnements, mais ce n'est pas non plus une série bon marché (pour mémo, Rome n'avait eu que deux saisons malgré un fort impact sur les abonnements, en raison de son coût), ni une série offrant une gamme de produits dérivés (goodies, mais aussi jeux vidéos et séries spinoffs -pas à l'ordre du jour-, comics et romans -pas non plus au programme vu que les droits et l'honnêteté de l'oeuvre appartiennent au créateur dont c'est LE bébé chéri) amenant des sources de revenus supplémentaires conséquentes. Star Wars, c'est tout le contraire: c'est l'univers qui a quasiment créé ce modèle commercial à multiples sources de revenus et à durée de vie longue, avec un niveau de reconnaissance et de pénétration culturelle s'étalant sur plusieurs générations, et dont le CA mondial annuel se compte déjà en milliards les années où il n'y a PAS de films.... Et qui a fait quelque chose comme 300 millions d'entrées payantes (en environs 3 mois d'exploitation intense) avec l'épisode VII (et un nombre dantesquement plus élevé de visionnages non payants), plus des mois d'omniprésence dans les caboches via une campagne marketing qui a du tourner autour de 120 à 150 millions de dollars; comme je le disais, on n'est pas dans la même échelle de phénomène et d'impact, et pas la même variété de publics. Qu'il y ait une demande pour le "différent", et une demande pour des trucs plus adultes, respectant moins les codes en place.... C'est certain.... Et c'est vrai à toutes les époques: ça ne cesse jamais d'être vrai. Le public d'aujourd'hui n'est pas plus intelligent ou plus en quête d'émancipation, de nouveauté et d'altérité que le public d'hier ou d'avant hier, même si les "phases" de goûts tendent à changer un cran plus vite de nos jours vu le niveau de saturation et de surconsommation qui sont infligés (et qui rendent à mon avis les tendances actuelles dans les business model intenables: audience payante structurellement en baisse, surinflation du coût des productions, surabondance de l'offre, cycle de vie des produits se raccourcissant.... Quelque chose cloche?). La question est plus ici de la taille des publics en question: rassembler des dizaines de millions de gens sur un produit plus couillu n'est pas la même chose qu'en rassembler des centaines de millions.... Et le problème reste entier: personne n'a de "recette" pour prédire ce qui va marcher, quelle histoire va réussir à créer le succès, ou même si l'histoire elle-même compte tant que ça par rapport à la narration et à la patte du réalisateur (ou en tout cas celle qu'il a réussi à mettre dans au moins un film). C'est une économie de prototypes où il n'y a que très peu d'ingrédients permettant à coup presque sûr d'aider à rameuter du monde.... Et quand on parle du créneau particulier des blockbusters (cad les films à 100 millions de dollars et plus, pour simplifier), on parle d'investissements de 200 millions et plus en comptant le marketing (et en fait plus quand on ajoute le fait que ce sont des investissements sur 2-3 ans -donc des immobilisations, la "time value" de l'argent étant importante- avec en plus 2-3 autres années pour la période intensive d'exploitation post-salle), soit quelque chose qui se voit même dans la compta des très grandes boîtes. Et c'est bien là ce dont on parle, dès lors qu'on évoque les possibilités de films et d'univers voulant montrer du lourd, du très grand spectacle; et quand on investit ce genre de montants, on doit faire le marketing qui va avec, parce que même un excellent bouche à oreille ne suffit pas pour faire venir les effectifs nécessaires, surtout dans la durée préférable. Rappelons à cet effet qu'il y a d'autres acteurs en jeu: les réseaux de salles de cinoche.... Qui sont les "gatekeepers" rackettant le marché, négocient très dur, et commencent à palper la majorité de la recette après les deux premières semaines d'exploitation en salle (en moyenne). Pour les studios, les premières semaines sont celles qui comptent le plus pour beaucoup de raisons, cette dernière étant dans le top 3. C'est tout le problème de films de cette dimension: l'investissement est si colossal, et le nombre de variables peu contrôlables (indépendamment de la qualité du film, ou même de sa pertinence par rapport à l'audience) est si élevé (date de sortie, concurrence, circonstances socio-économiques ou actualité en général, attitude des réseaux de salle, hasards du bouche à oreille et des leaders d'opinions -critiques pro et semi-pro-....), que tout doit être avant tout fait pour cibler large. Parce que l'autre côté de l'argument, dire qu'il suffit de mettre des projets "osés" ou "originaux" en lice, ce n'est pas très rassurant, et ce n'est surtout pas évident: beaucoup de grands acteurs ou réalisateurs te le diront: reconnaître un bon projet à l'avance n'est pas du tout évident, et peut même relever de la pure loterie. Beaucoup de très bons scripts avec de très bons réalisateurs surmotivés par ce qu'ils ont vu dedans, employant de super acteurs collant parfaitement au rôle, et bénéficiant de toutes les bonnes conditions (budget, marketing, audience attendant fortement le produit).... Ont donné des bouses parfaites. C'est une alchimie sans vraie recette sûre. L'une des raisons pour lesquelles Disney se tient à sa formule Marvel en ce moment, c'est surtout parce qu'ils ont mis en place une bonne structure gérant les projets super-héros, avec les bonnes personnes formant de bonnes équipes: ils auraient pu tout aussi bien foirer la chose, mais il se trouve que la sauce a pris. Malgré d'énormes moyens, et avec des dirigeants avec les mêmes vues, les mêmes méthodes, les mêmes préconceptions, les mêmes certitudes, la même rapacité, WB s'est planté avec sa franchise DC comics (en tout cas pour l'instant), et Sony (sans franchise de superhéros, mais pour parler de ses méga projets) s'est lamentablement rétamé au point d'atteindre un point dangereux de son existence dans ce business. Le point est que ce qui fait marcher Marvel en ce moment tient à peu de choses, à une bonne dose de hasard dans le développement de la structure, qui a pu créer une bonne interaction entre le niveau créatif et le niveau business. Bonne nouvelle quand même, la technologie a progressé et permet de commencer à faire des trucs réellement intéressants et grand spectacle à des coûts nettement plus modérés, alors même que le fric dispo dans les grands studios n'a jamais été si abondant: ce que Deadpool a prouvé avec d'autres, récemment, c'est qu'on peut faire de l'osé, du grand spectacle et de l'original avec moins de la moitié du budget d'un petit blockbuster (à 60 millions et un investissement marketing réduit, ce film a créé une franchise et dépassera de loin le milliard de CA avec son exploitation post-salle), le tout en étant classé interdit au moins de 13 ou 18 ans selon les pays (bien sûr qu'ils ont quand même vu le truc, mais la plupart sans payer, donc ils ne comptent pas). Si on regarde ça et ce que Netflix, HBO et Amazon balancent sur les écrans (GoT, Marco Polo -pas tellement géniale, mais c'est ambitieux, et c'est quasiment 100 millions la saison-....), on voit que les investissements conséquents sont désormais disponibles et se joignent avec cette baisse des coûts de la technologie pour ouvrir des horizons intéressants que les blockbusters massifs au modèle économique trop contraignant ne pourront pas couvrir. C'est à mon avis de cette échelle de projets et de ces médias qu'on verra surgir ce que tu sembles appeler des tes voeux (et moi donc.... Et tant d'autres), pas des méga projets où la prise de risque et les contraintes de réussite extrême en trop peu de temps n'autorisent pas ce genre de choses. De la super production ciné à 50-60 millions et de la série grand spectacle avec plus de temps pour se développer viendra le salut pour les geeks, pas des projets à 200-300 millions la pièce.
  17. Qu'est-ce que l'étude des insectes vient foutre là-dedans? A part le fait que ce président semble tout faire pour montrer qu'il a une araignée au plafond (merde, non.... Araignées = pas insecte)?
  18. Non, le budget nécessaire n'est pas le problème, et encore moins depuis une petite dizaine d'années avec l'évolution du coût de la CGI et l'impact de la vogue des films de super-héros et autres vastes productions qui ont radicalement changé les choix et la taille moyenne des investissements d'une industrie qui nage dans le cash. Quand on voit ce qui est maintenant risqué dans des blockbusters sans "identité" forte, c'est assez évident. Non, le problème de Dune est précisément ce qui fait son intérêt et sa richesse: son histoire et son background. Difficilement réductible à un format de film, cet univers n'a pas donné de script suffisamment convaincant pour ce média, alors qu'il semble nettement plus adapté pour devenir une série de luxe, ou une minisérie ayant un nombre raisonnable de films, comme le dernier essai en date, malgré la grande modestie de ces moyens, l'a prouvé il y a une dizaine d'années (très bon succès relativement à l'investissement et à la quasi absence de marketing). Une série comme Netflix et HBO se risquent à en faire, même si pour l'instant, les investissements de cette ampleur sont encore limités en termes de nombre de projets (c'est le goulot d'étranglement au jour d'aujourd'hui), ce qui place Dune dans la file d'attente. Parce que, et là je suis en désaccord avec Chronos, il y a une fanbase pour Dune, et un nom établi, avec un bon passage générationnel, tout comme il y a une fanbase et une bonne transmission aux plus jeunes générations de fans pour La Roue du Temps (qui rappelons le, a vendu beaucoup plus de livres que la saga du Seigneur des Anneaux avant les films -80 millions pour WoT aujourd'hui, 50 millions pour LoTR avant le premier film-, même si c'est, il est vrai, réparti sur plus de bouquins; néanmoins, les chiffres sont dans des ordres comparables pour les 3 premiers de la série), et ces deux cycles immenses qui partagent le même problème d'être difficilement adaptables en un format film de façon satisfaisante, ont infiniment plus de "name recognition" et une fanbase préexistante infiniment plus vaste (avec une notoriété -chose différente- pouvant être supérieure ou inférieure) que nombre de blockbusters de la dernière décennie dont beaucoup n'auraient jamais du voir le jour tant ils étaient des échecs annoncés au vu de leurs "qualités" (Exodus, Battleship, John Carter, Gods of Egypt....), mais aussi que Game of Thrones pouvait en avoir à la veille du lancement de la série (bien qu'un joli succès d'édition et un fort succès critique, A song of Ice and Fire était une "petite" série de fantasy -2-3 millions d'exemplaires grand max en cumulant tous les bouquins alors parus-, connue uniquement des fans du domaine et consommée par une minorité d'entre eux). Et quand on voit le désespoir du moment pour créer des franchises potentiellement de longue haleine (c'est devenu une obsession à Hollywood: une des conséquences majeures de "l'effet Marvel", au point de faire financer beaucoup de n'importe quoi réalisé dans des conditions douteuses mais à immense budget..... Sony a démontré ces dernières années à quel point ils ont merdé en suivant cette logique, lançant des projets mal choisis et mal ficelés en pensant empocher le gros lot). L'adaptation de Dune, tout comme celle de la Roue du Temps, fait partie de ces projets qui sont en tête des files d'attente depuis longtemps, avec beaucoup de gens, y compris dans la partie business des productions, qui cherchent à les mettre à l'écran, entre autres précisément parce qu'il y a une fanbase forte, un nom établi, le potentiel (plus commercialement crédible que dans beaucoup de trucs qui sont effectivement lancés) d'une franchise et des vrais fans au sein de l'industrie, mais qui se heurtent aux problèmes du script et du format. L'explosion des financements de séries en général, et l'augmentation des capitaux disponibles pour des séries/miniséries ambitieuses, sur des médias comme Netflix ou HBO, devrait débloquer cela.
  19. Hé bé, si avec ça il est en plus supporter de l'OM, fan de Zemmour et amateur de choux de Bruxelles, il est paré pour l'hiver. Ou pire encore aux yeux de RTE: Güllen est-il féministe?
  20. Le succès de GoT n'est pas la même échelle que celle recherchée pour un Star Wars: GoT (une série d'une chaîne câblée par abonnement aux USA, avec un créneau de marché nettement plus aisé, cosmopolite et éduqué que la moyenne américaine), c'est pour un marché de niche (même si ça représente bien sûr pas mal de monde et que la série a pu étendre son audience au-delà du marché prévu), on ne peut pas employer le terme "les gens" dans un tel cas. Malgré la hype, les éléments entrés dans beaucoup de références courantes (du moins dans une certaine audience qu'on trouve souvent en ligne), GoT reste une série qui n'a pas été vue par une immense, écrasante majorité des téléspectateurs de la planète.... Pas vraiment le cas pour SW qui a un niveau de pénétration culturelle mille fois supérieur. Et évidemment donc, une audience infiniment plus diverse et vaste. Tu ne vas pas réunir le dixième de l'audience de SW avec quelque chose d'aussi spécifique que GoT, même si l'investissement marketing était comparable. Pour l'habillage des femmes à l'écran (et le choix du physique des actrices) -au moins dans certains types de films à grand spectacle-, je dirais que la responsabilité va à une coproduction entre la concurrence entre femmes (les femmes font la course au sexy avant tout pour la "compétition" entre elles) et le ciblage commercial du créneau mâle adolescent/jeune adulte. Une alliance redoutable et indépassable.
  21. Ben tiens! Ca vise pas la même taille d'audience, ni le même âge moyen: tout en restant quand même assez gentillet et faussement "sombre/adulte", Battlestar Galactica restait une série d'ambition modeste, sur une chaîne certes importante dans son créneau, mais très loin des audiences d'un grand network, et certainement à mille lieues de ce qu'un blockbuster doit viser, surtout aujourd'hui où l'essentiel de son destin commercial est déterminé dans les 2-3 premières semaines (en fait plutôt deux). Et évidemment le format série n'est pas du la même chose, et encore moins sur une niche spécifique comme la SF avec ses fanboys hardcore (la quasi intégralité de l'audience visée) qui sont prêts à accepter bien des choses, à laisser le temps au temps pour que le monde se révèle, que l'intrigue se mette en place, que l'ambiance se crée et que les personnages se développent. Au cinoche, surtout quand on parle d'un film où le budget de prod et celui de marketing rendent impératifs de réussir très fort très vite, on doit réaliser cela dans un format de 2h ou moins, pour une audience qui doit être amenée hors de chez elle (contrairement à la télé) et payer à l'avance et à l'aveugle pour la performance (encore une fois contrairement à la télé où on a un abonnement annuel ou mensuel pour un accès à une masse de trucs). Résultat, ici on a Star Wars, un large budget, un investissement marketing déjà dantesque (généralement un supplément de 60-70% du budget prod pour ce genre de films), et une audience la plus large possible à cibler..... Que viser avec les persos féminins en particulier? La petite fille et l'ado en manque de confiance en elle, évidemment, pas le geek voulant fantasmer sur une pétroleuse (et la minorité de fangirls hardcore de SF). Lui, il viendra de toute façon, et pas avant tout pour les nanas en tenues moulantes.
  22. Je garde en mémoire pour l'éternité l'expression "refaire la bataille de Midway en allant aux toilettes couler un gros Kaga"..... C'est vraiment con, mais je m'en suis pas remis, de celle-là.
  23. Devant ces républicains là? Sans problème! Clinton, Bush et compagnie, il peut tous les foutre dans le sac des "élites incompétentes" qui foutent la merde depuis longtemps. Et il s'est déjà pas gêné pour le faire depuis le début de sa campagne.... Moultement. Et sous les applaudissements des mêmes foules qui conspuent tout et n'importe quoi à sa demande.
  24. Et le moine l'a fait pendant que le roi donnait audience depuis le trône que tous partagent: il chiait (et oui, en public: malgré sa réputation de tapette, il se conformait aux usages d'un temps moins farouche sur ce genre de choses)! Bref, il a fini en déversant ses boyaux via deux points de sortie. Soit dit en passant, ne dévaluez pas Flanby à ce point: de son temps d'enseignement à Sciences Po, il a laissé une solide réputation pour s'être envoyé une jolie part du marché des étudiantes. Ca compte pas comme maîtresses royales, mais quand même (c'est une position de pouvoir et de prestige, relativement à l'audience).... Et puis on doit quand même lui concéder d'avoir supporté stoïquement la vie commune avec Ségolène pendant un long moment.... Ca vous marque un homme, ce genre de trucs.
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