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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Qu'est-ce que le balafré vient foutre là? Surtout que si on parle de maîtresses en pagaille, c'est de son frère, le cardinal (dit "le grand putier"), qu'il faut parler.
  2. Je ne pense pas qu'ils donnent à Trump: ils donnent au parti républicain (ou plutôt auX partiS républicainS) et le contrôle de la caisse est un imbroglio politique maousse pour l'instant tenu avant tout par Reince Priebus.Etant donné que les PACs formés par de tels groupements d'employés sont rarement une chose innocente (c'est souvent un moyen détourné pour les boîtes de financer au-delà des limites autorisées: on offre une prime aux employés, qui est reversée dans le PAC formé en interne.... Souvent, c'est même un simple jeu d'écritures) ou une initiative d'employés très engagés politiquement (bien au-delà de la proportion d'Américains donnant effectivement de l'argent à au moins une campagne). Des boîtes, surtout étrangères, ont nettement plus intérêt à s'assurer des élections législatives fédérales, mais aussi des législatives et exécutives dans leurs Etats de résidence, ainsi que des juges et de tous les postes électifs pouvant avoir affaire avec leurs activités.... Plus largement, ils essaient de se mettre bien avec les pouvoirs en place, et de les rendre redevables (raison pour laquelle il faut non seulement donner pour ce qui les intéresse, mais aussi donner pour entretenir l'amitié, et garantir que dans le futur, ça continuera à donner). Les républicains sont en ce moment très dominants sur le plan territorial et ont des chances de le rester pour toutes les élections dépendant de la carte des districts électoraux (qui a l'air d'avoir été dessinée par un aliéné dadaïste); c'est une des raisons qui explique la disproportion (environs 2/3 - 1/3 en faveur du GOP) de la provende, outre une propension plus grande ces dernières décennies, pour les républicains, à être le parti dominant du crony capitalism . Avec les sondages de Trump, son instabilité, ses déclarations et certaines prises de position, je doute que l'essentiel de cet argent soit pour lui: il doit plutôt être dirigé vers des campagnes locales, vers les partis républicains ou au RNC avec une insistance, dans ce dernier cas, sur le fait que les candidats en difficulté pour les sénatoriales (notamment des gens comme McCain ou Kelly Ayotte) doivent être soutenus, parce que -et pour les entreprises, c'est aujourd'hui un enjeu sérieux- si Clinton est, comme ça semble devoir être le cas, élue présidente, un Sénat retourné risque pour eux de permettre l'arrivée d'une nouvelle générations de juges à la Cour Suprême où déjà le futur remplaçant de Scaglia fera basculer l'équilibre en place depuis 30 ans (à dominante conservatrice idéologique, tendance enragé et ploutocratique) vers quelque chose d'autre, et pour longtemps. Si les démocrates récupèrent le Sénat, non seulement le candidat de compromis proposé par Obama (Merrick Garland) sera remplacé par quelqu'un de plus "liberal", non seulement on pourrait voir Ruth Bader Ginsberg démissionner en faveur d'un remplaçant plus jeune et aussi engagé qu'elle, mais on risque aussi de voir assez vite d'autres nominations vu la moyenne d'âge (et l'état de santé) de certains des juges conservateurs. Et SCOTUS, pour les ricains, c'est un peu l'un des points fondamentaux du business: outre son immense impact sur la politique et la société (et l'économie), c'est un organisme qui se renouvelle peu, dont la ligne directrice dominante est fixée pour longtemps quand une majorité y est établie. Là, les démocrates/progressistes/liberals vont peut-être avoir l'occasion de récupérer la haute main sur la jurisprudence fédérale pour la première fois depuis 30-40 ans. Vu les enjeux, je doute donc que les financements du big business aillent vers Trump: ils sont, directement et indirectement, pour les autres branches du pouvoir. L'exemple vient d'en haut: les frères Koch ont lâché l'affaire Trump et concentreront leurs investissements (appelons les choses par leur nom) sur les législatives locales et nationales, les élections de gouverneurs, celles de juges, les élections à un tas d'organismes (comme le contrôle des conseils d'administrations d'écoles qui sont un enjeu de politique locale fondamental).... Ils avaient annoncé l'an dernier qu'ils consacreraient près d'un milliard aux élections cette année: s'ils ne foutent pas un liard pour la présidentielle, ça laisse de quoi faire.
  3. Et l'une des révélations de ces statistiques est que les migrants hispaniques eux-mêmes posent en moyenne bien moins de problèmes de criminalité que le citoyen américain lambda, y compris quand on regarde par ethnie (donc le migrant mexicain est en moyenne moins criminel que le blanc américain): comme à peu près partout ailleurs, on voit les problèmes devenir sur-représentés à partir de la 2ème ou de la 3ème génération, ce qui renvoie en fait beaucoup plus aux problèmes de pauvreté, de manque d'accès aux opportunités, de faible soutien aux populations démunies, de vexations et ségrégations de fait.... D'ailleurs, fait intéressant, quand on cesse de regarder la population "blanche" non hispanique comme un tout et qu'on la regarde plus par CSP (la géographie joue aussi), on retrouve les mêmes tendances, les mêmes problèmes (à quelques variantes près, notamment les problèmes liés à l'ethnie et à la culture, qui sont différents), et ce dans des proportions assez similaires (mais un traitement policier généralement moins assidu et plus doux, à crime égal).
  4. A ceci près que le niveau de confiance que tu peux avoir en Trump pour ce point positif du libre-échangisme (j'insiste sur la distinction entre libre-échange et libre-échangisme -qui n'est pas une libéralisation des moeurs dans le mariage- pour décrire la mentalité régnante dans les élites dirigeantes actuelles, poussées à une fuite en avant permanente dans cette chimère destructrice) est encore plus minable que la confiance que tu peux avoir en Clinton pour quoi que ce soit. Son discours économique d'hier le rappellerait encore, vu le 180° qu'il a fait sur essentiellement tout et l'absurdité que ce nouveau "programme" représente (essentiellement, plus de 11 trillions de cadeaux fiscaux sur 5 ans pour le top 1-2%, 300 milliards de nouvelles dépenses annuelles en infrastructures -non financées, même si, pour être gentils, on va excepter le fameux mur, vu que c'est Mexico qui est censé raquer). Parce qu'au final, ça se ramène à ça: la confiance qu'on peut avoir en un individu qui, quoiqu'il arrive, n'aura pas les moyens de ses promesses et aura tout au plus un cap à tenir selon lequel il sera jugé par ses troupes. Disons que si, en tant qu'Américain fictif, ma confiance en Hillary est à peu près équivalente à la hauteur d'un film plastique étalé horizontalement sur le niveau de la mer (pour être gentil, parce qu'en fait c'est nettement plus bas), il y a au moins pour moi un garde-fou du côté démocrate, précisément en la personne du Bern et du capital politique qu'il a bâti et qu'il est maintenant en train de s'efforcer de développer, avec un légitime niveau d'optimisme vu la réponse qu'il a obtenue pendant sa campagne, qui démontre qu'il y a un marché fort pour son discours, donc un potentiel de croissance, donc de quoi changer les équilibres internes du parti démocrate et contraindre Clinton dans une mesure qui reste à voir, mais qui a de fortes chances de croître et de trouver des échos, surtout avec "l'ouverture" de cet ancien-nouvel horizon du créneau populiste (de droite comme de gauche), oublié depuis 4 décennies aux USA (avec quelques résurgences sporadiques mais sans lendemains) comme perspective importante de la scène politique nationale et locale. Côté Républicains, je ne vois rien de tel, surtout étant donné la personnalité d'un Trump qui ne semble ni capable ni désireux de bâtir une mouvance permanente, de tisser un réseau national et local, et de jouer au jeu de l'influence et du compromis (auquel il serait contraint parce que minoritaire, ou en tout cas ne pouvant réaliser quelque chose seul dans le GOP, et encore moins dans le grand bain du Congrès). Donc moi, Américain (louisianais de naissance, résidant dans le Colorado parce qu'ils ont légalisé la ganj..... La tarte aux quetsches ) fictif, je vote Hillary, avec un arrière-goût dans la bouche, parce que Bernie et d'autres sont maintenant là pour rester, qu'elle joue le jeu classique et connu de la politique, et parce que les engagements de Trump valent moins que des pets (après un plat choux farcis ). Surtout au vu de son "programme" d'hier qui signait un abandon quasi complet de son (déjà désastreux, incohérent et superficiel) programme économique précédent au profit d'une vision bien plus conforme aux desideratas des gros donateurs du GOP et des fanboys d'Ayn Rand comme Paul Ryan.
  5. La présidentielle américaine vient de voir entrer un nouveau candidat en la personne d'Evan McMullin, dont la particularité est qu'il sera, en tout sauf en titre, un candidat républicain de tendance conservatrice, dans la lignée de ce qui s'est fait pendant les dernières élections. De fait, il sera le candidat des républicains anti-Trump dont certains se sont d'emblée déclarés pour lui, notamment dans la sphère néocon (Kristol par exemple) et d'autres (avant tout Romney), et certains des grands donateurs seraient inclinés à le financer au moins pour porter le flambeau conservateur et sans doute endommager Trump tout en donnant à ce personnage une stature nationale. Car qui est Evan McMullin? Simplement dit, ce serait presque une version "monde réel" de Jack Ryan: un monsieur propre de 40 ans au parcours assez impressionnant. Mormon de l'Utah (l'Etat votant républicain depuis 50 ans qui pourrait cette année basculer tant les mormons semblent détester Trump), il est passé par diverses expériences de longue haleine à l'étranger (missionnaire mormon et commissariat de l'ONU aux réfugiés en Jordanie) avant d'intégrer la CIA où il a travaillé de 2001 à 2011; puis 2 ans chez Goldman Sachs avant de bosser au Congrès qu'il vient de quitter pour faire campagne. La question des prochains jours va être de voir s'il reçoit un afflux massif de soutiens à grande visibilité et des sommes conséquentes hors de l'Utah où sa campagne a démarré en fanfare (afflux de volontaires en nombres impressionnants, beaucoup de donations individuelles); il va avoir une période cruciale de gestation qui montrera s'il devient quelque chose ou s'il ne sera qu'un nom de plus sur la liste des candidats, condamné à un score anecdotique, une ultime tentative ridicule de la droite anti-Trump (après la foirade du NeverTrump movement). En tout état de cause, il ne fera pas un score mirobolant, mais il a de fait un horizon maximal probable de 5 à 10% sur lequel il va se concentrer: les conservateurs hardline classiques qui détestent Trump, sont en désaccord avec la hiérarchie de leur parti (dont certains, comme Paul Ryan, sont en train de se décrédibiliser à force de faire un grand écart qui les dessert) et veulent se faire entendre. Réformer le Pentagone, c'est la promesse de tous les candidats à la présidentielle depuis Eisenhower, et l'annonce de tous les nouveaux Secretary of Defence quand ils entrent en exercice.....
  6. Pour Clinton, on est sur la même page (littéralement..... Oui, je vais sortir); pour Trump, c'est aussi assez bien établi, et sa réticence à fournir les seules pièces qui pourraient prouver ou non qu'il n'a aucun lien avec l'establishment russe/poutinien (sa feuille d'impôts essentiellement) ne fait qu'aiguillonner le sujet; https://www.washingtonpost.com/politics/inside-trumps-financial-ties-to-russia-and-his-unusual-flattery-of-vladimir-putin/2016/06/17/dbdcaac8-31a6-11e6-8ff7-7b6c1998b7a0_story.html?tid=a_inl https://www.washingtonpost.com/news/the-fix/wp/2016/07/27/the-trump-russia-money-question-in-24-steps/ Rien que la transaction sur la vente d'une maison en Floride à un oligarque (Rybolovlev) au double de sa valeur et en plein milieu d'une récession a de quoi faire sortir les présomptions de prêt déguisé. Par ailleurs (mais c'est différent), son directeur de campagne, Paul Manafort, est très lié avec le régime poutinien pour qui il a bossé.
  7. Seule la conclusion de l'article aborde la question réellement: on est dans une ère de courte durée de vie en salle pour les films, même les blockbusters (surtout eux, peut-être même), et il y a un grand atavisme qui sévit dans les studios, dont le business model est devenu caricaturalement stupide et dangereux, atavisme qui fait craindre le changement à un haut degré et favorise lourdement la fuite en avant, ce dont l'univers cinématique de DC est devenu l'exemple, ayant foiré (à grand coût) l'émulation du Marvel Universe, et peut-être loupé le créneau qu'est cette période où les films de super-héros semblent être devenus pour un moment plus ou moins court la martingale à faire du fric (beaucoup anticipent que le marché en soit déjà entré dans une ère de rendements décroissants, la fièvre commençant à s'installer, surtout quand on se met à compter 6, 8 ou plus films de ce type par an, sans compter la télé qui en remet 3 couches). Et cette courte durée de vie en salle est tout l'enjeu, qui favorise la fuite en avant: guerre et stratégie pour les dates de sorties, négociations extrêmement dures avec les réseaux de salles, accès ou non au marché chinois devenu incontournable (et Suicide Squad n'y sera pas diffusé, comme Deadpool -qui a réussi fabuleusement sans- et Ghostbusters II - qui aurait foiré lamentablement même avec), explosion des coûts de marketing (ce genre de films tourne à 100 millions la campagne ou plus, en plus du budget de prod).... Et ce alors que le besoin de durer en salle -et dans un très grand nombre d'entre elles- est encore plus vital qu'auparavant, puisque le pourcentage que le studio prélève sur le ticket n'est réellement élevé (plus de 50%) que pendant la première semaine d'exploitation, et décroît ensuite rapidement. Il faut donc de plus en plus réussir extrêmement massivement dans un délai très court, ce qui incite à maximiser l'investissement marketing à un degré qui contraint à une réussite encore plus élevée et, souvent, inatteignable (Star Trek Beyond est en train d'en faire l'expérience), et pire encore, a créé une spirale inflationniste pour le prix du ticket, contraignant encore plus un marché où la demande est au mieux stagnante, et structurellement en baisse (annonçant une compétition encore accrue, et sa conséquence majeure pour des studios au logiciel défaillant: encore plus de surinvestissement marketing et de contrôle de projets de blockbusters avec des certitudes toutes faites sur des "formules" pas si au point). Résultat pour Suicide Squads: on est dans la première semaine d'exploitation, celle où le bouche à oreille ne fait pas encore réellement effet et où les critiques, pour ce genre de films, et surtout en cette période, n'ont pas une grande portée. C'est dans la durée que ces vecteurs marchent (avec le facteur mitigeant de savoir si un film était ou non très attendu), après une ou deux semaines.... Comme le même studio l'a (ré)appris avec Batman vs Superman. On va donc voir si ce film "a des jambes" (comme disent les ricains). J'ai pour ma part des doutes, mais bon.... D'autres merdes ont connu des réussites fabuleuses. En attendant, l'hécatombe des blockbusters de l'été se porte bien: Ghostbusters II (pourtant bien revu en moyenne par une critique qui n'a pas osé franchir la barrière du politiquement correct) s'est planté dans les très grande largeurs, Tarzan a loupé le coche, Warcraft a fait un beau rattrapage mais n'a pas atteint le point d'équilibre, Jason Bourne est encore dans la course (beaucoup d'endroits où il n'est pas sorti, et il a suffisamment bien démarré, considérant son budget plus "modeste" et un marketing "moindre", parmi les blockbusters) mais semble trop court sur patte ( pour connaître une réussite satisfaisante), et Star Trek Beyond a lui aussi un grave problème de chute d'audience entre la première semaine et les suivantes (les films à gros budget ayant un drop de 60-70% ou plus ont ainsi un grave problème, et pour beaucoup des susmentionnés, c'est le cas).
  8. Ce calcul de "probabilités" est du grand n'importe quoi puisqu'il est déconnecté de tout contexte et ne trouve aucune corrélation (par exemple le fait qu'un flingue dans le domicile accroît exponentiellement les chances d'un accident, d'un coup de folie ou d'un meurtre, de même que la simple présence d'un flingue dans le voisinage: le nombre et le type d'armes sont aussi des facteurs multiplicateurs, tout comme l'Etat de résidence) avec la réalité de la violence armée aux USA (environs 10-12 000 morts, 20 000 suicides -qu'on peut compter à part- et un nombre difficilement trouvable de blessés; sans même compter les traumas à vie). Les seuls homicides représentent environs 3,9 morts pour 100 000 habitants aux USA (1,2 en France), dont 3,4 par armes à feu: j'ai du mal à voir les coups de poing dépasser la chose selon ton compte des "innocents" si tant est qu'on puisse réellement définir la chose de façon satisfaisante pour les cas évoqués (parce que là on tombe dans le juridique: dans un cas NRA approved d'un marchand qui tue un voleur de bonbons, techniquement la victime est coupable, mais j'ai du mal à voir la chose comme méritant la mort). Et encore une fois, résumer la chose aux morts par armes à feu est extrêmement réducteur: il y a bien plus de blessés (notamment par accident) que de morts (et de traumas qui génèrent aussi beaucoup de futurs gens violents). Interprétation très spécieuse, étant donné qu'elle n'a pas parlé de toucher au 2nd Amendement (sans compter qu'en l'état de la politique américaine, aucun parti n'a la moindre chance de pouvoir faire la moindre réforme constitutionnelle dans aucun domaine, même pour bouger une virgule dans les textes) et que celui-ci est lui-même sujet à moult interprétations, avant tout en raison du fait qu'il a toujours été admis jusqu'à une période très récente que ce texte était à propos des milices et nom des armes individuelles (la self defense n'est en aucun cas prévue dedans: c'est en principe un dispositif de dernier recours qui donne des dents au principe de résistance à l'oppression en cas de gouvernement devenant tyrannique). Que 100 millions de gens possèdent des fusils d'assaut n'est pas une menace pour un gouvernement devenant tyrannique: que 10 millions armés de bons fusils soient groupés en milices encadrées en est nettement plus une (même si pas existentielle). Et, ô chose étrange, les USA ont 50 milices majeures, armées avec tout plein de matériel militaire: les Gardes Nationales. Et 34 (tous les Etats n'en ont pas une) State Defence Forces (non fédéralisables). C'est autrement plus sérieux que quelques millions de connards trop flemmards et pleins d'illusions sur eux-mêmes ayant des FA, des mitrailleuses lourdes ou des fusils de sniping lourds, un abonnement au club de tir du coin et allant à l'occasionnelle réunion de leur pseudo milice de "patriotes". Quand tu dis: Je n'ai vu nulle part que la plate-forme démocrate visait cela à part dans les délires de Wayne Lapierre et FoxNews. Surtout qu'étant donné que Bernie Sanders est lui-même propriétaire d'armes à feu et d'une armurerie, et vient d'un Etat rural où la culture des armes à feu est importante tout en étant pro-législation sérieuse, y'a comme qui dirait une couille dans le potage dans ces affirmations que tu ne trouveras relayées que sur Fox ou chez Glenn Beck. Ce qui pourrait en revanche être revu est l'interprétation très spécieuse et controversée du 2ème Amendement par une Cour Suprême remaniée par quelques nouveaux apports, le ton actuel sur le sujet ne datant que des années 80-90: et oui, les USA ont passé plus de 200 ans avec un regard sur la question qui acceptait un strict encadrement de la possession d'armes, un que les délires actuels et leur thuriféraires considèreraient totalitaire si on daignait en ramener une petite partie. Pour mémoire, le pivot arrive en 1986 avec le départ de Warren Burger du poste de Chief Justice, qui signale l'arrivée d'une nouvelle majorité dans SCOTUS, majorité nettement plus idéologique qu'auparavant dans l'histoire judiciaire américaine (avec notamment Scaglia, mort récemment) et qui impacta lourdement le sujet. Burger déclara en 1991 que "(le 2ème Amendement) has been the subject of one of the greatest pieces of fraud, I repeat the word 'fraud,' on the American public by special interest groups that I have ever seen in my lifetime", à propos de ce qui a commencé à se passer en 86. Pour mémoire aussi, Burger était un républicain conservateur, pas un "liberal", un hippie ou un militant anti-flingues. Il fut la dernière voix conservatrice forte défendant l'interprétation qui avait toujours été celle prévalente aux USA; quand, dans les années 20, les mitraillettes devinrent largement disponibles (développement des gammes de produits, large stocks disponibles après la 1ère GM), l'immense majorité de la population et du personnel politique de tous bords vit comme parfaitement normal le fait que ce genre d'armements ne soit pas accessible au grand public. Ce ne fut même pas une discussion.... Et personne n'a remis la chose en question avant les années 80, période où, ô chose étrange, la NRA connut une révolution interne qui vit la grande majorité des membres (type père de famille calme et responsable, avec un ou deux flingues de type arme de poing et/ou fusil de chasse) complètement mise en minorité de fait par une nouvelle espèce d'idéologues militants favorisée par les 12 grands producteurs d'armes à feu qui dirigent de fait l'association (rappelons que ce n'est pas vraiment une association citoyenne: ça a toujours été une création des producteurs pour faire du marketing, et encore aujourd'hui.... C'est pas vraiment les cotisations qui financent l'organisation). "Les USA ont un problème de violence", "les armes ne tuent pas les gens, les gens tuent les gens": lignes de militantisme connues et battues en brèche depuis longtemps parce qu'étant à côté du point. "L'arme elle-même incite aux actes de violence", pour citer Platon: l'arme est non seulement un facteur facilitateur et multiplicateur des actes de violence et de leurs dommages (plus de morts, plus de blessés, blessures plus graves, morts plus certaines, portées accrues, dommages collatéraux accrus, risque d'accidents accrus, dommages dus aux accidents accrus....), mais aussi un facteur causal de par sa grande facilité de causer du dommage et l'accessibilité de l'outil. Et ces problèmes croissent avec ce niveau d'accessibilité et le niveau de létalité de l'arme. Dans quelle mesure, pour un pays qui, dans l'ensemble, veut conserver un droit d'accès aux armes à feu, un taux de mortalité et de blessures par armes à feu accru est-il acceptable? Apparemment, aux USA, pas les mesures actuelles si l'on en croit les enquêtes répétées qui indiquent que 80 à 90% de la population veulent un contrôle nettement plus sérieux et l'interdiction des armements militaires. Le "assault weapons ban", sorti sous Reagan et largement approuvé, a cessé d'être renouvelé très récemment et constituait pourtant un objet législatif relativement consensuel. C'est pas pour autant que qui que ce soit propose d'interdire un niveau relativement sain et sécurisé d'accès à une certaine gamme (assez large) d'armes à feu. Ceux qui ne croient pas à la sincérité de Clinton en ce domaine devraient au moins croire en son intelligence, ou à défaut en son réalisme politicien et en les traces de dents sur son parquet: elle n'approchera jamais le sujet qu'avec mille paire de gants, pour une législation au mieux très modérée, voire très peu ambitieuse.... Souhaitée par essentiellement tout le monde, y compris une grande majorité des membres d'associations de proprios d'armes à feu. Et Trump doit un max de fric à des oligarques russes (généralement des hommes de Poutine) et d'autres pays de l'ex-URSS (c'est le seul endroit où il trouve encore des financiers prêts à lui filer du fric, parce qu'aucun banquier occidental ne s'y risque depuis bien longtemps): je serais Américain, ça me ferait tiquer. Encore plus que tout le fric que Clinton a pu aller sucer chez Goldman, dans les pays du Golfe ou en Russie même (cas assez puant des deux Clinton -quand elle était Secretary of State- faisant équipe pour un deal sur une boîte d'extraction d'uranium), parce qu'elle n'en dépend pas au jour d'aujourd'hui (là où Donald doit encore ce fric). Et merde! Pourquoi Vermine Suprême se présente pas ce coup là? Avec sa botte sur la tête, il passerait presque pour le moins puant!
  9. Ce que tu dis est qu'originellement, la rupture serait pour l'essentiel due à Erdogan? Une conception trop unitariste, voire absolutiste, du pouvoir? Vu la faiblesse depuis un long moment des autres partis, j'imagine qu'il aurait été de l'intérêt de la démocratie turque de voir Gülen et Erdogan être rivaux éternellement, l'équilibre des pouvoirs concurrents créant l'espace de liberté nécessaire à une société. Mais je constate néanmoins un truc toujours difficile à évaluer (du moins pour un non turc): la réalité de ce qui se "cacherait" derrière Gülen et son mouvement. Est-ce vraiment un truc plus progressiste que le national-islamisme d'Erdogan? Est-ce un vampire sectaire, voire intégriste, déguisé en Père Noël? Est-ce juste un autre Erdogan avec sa base de pouvoir maquillée un peu différemment, mais portant quelque chose de comparable à l'AKP, voire quelque chose sans "projet" particulier si ce n'est porter Gülen au pouvoir (le culte de la personnalité comblant les espaces libres dans une mouvance moins idéologiquement définie)? Auquel cas Gülen serait juste un Erdogan qui a perdu? En plus, cette absolutisation du pouvoir par RTE porte un autre lourd problème avec elle, comme dans tous les régimes autoritaires ou versant de ce côté: comme tu le dis, Erdogan est mortel, et certainement pas politiquement éternel.... Quand un pouvoir si centralisé sur une personne tombe, ce qui suit est rarement calme et facilement gérable, parce que personne, pas même un collectif de puissants, ne peut rétablir d'autorité suffisante dans le calme. Surtout si les dits puissants ont "grandi" et bâti/acquis leur pouvoir à l'ombre du leader absolu: en termes de mentalité et de modes d'accumulation du pouvoir, ça garantit des rivalités très aigues, des rancoeurs fortes, des systèmes d'allégeance individuelles et d'obligations/clientèles mutuelles très développés qui rendent les factions peu compatibles sur un mode pacifique, contraignant aux rapports de force directs
  10. C'est pas pour faire mon cynique (j'imagine que ça doit être émouvant pour la plupart des Turcs, à un degré ou un autre), mais as-tu jamais vu les politiques jouer au jeu des risettes, des embrassades et des promesses d'amitié éternelle le temps d'une photo-ops? Ca vaut pas grand-chose chez ces gens-là. Gülen Et Erdogan n'ont-ils pas de tels moments immortalisés datant d'il y a quelques années? Le syndrôme des "amis de 30 ans", comme qu'on dit à Paris.... Et ça s'égorge le lendemain en appelant l'autre un traître (entre d'autres qualificatifs moins élégants).
  11. Après tout, ce topic devant rester en première page de la rubrique A TOUT INSTANT, MESSIEURS, je le relance avec l'histoire de ce personnage que je viens de découvrir et qui a rejoins illico mon petit panthéon des grands soldats, dans la même catégorie que Théophile Mallo Corret de la Tour d'Auvergne que j'ai déjà mentionné ici et là; avez-vous jamais entendu parler de Jean Thurel? https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Thurel Né en 1698, mort en 1807.... Et plus de 75 ans de service actif, de 1716 à 1792! Seul récipiendaire de 3 vétérances (une récompensant 24 ans de bon service), la 3ème lui étant remise par Louis XV lui-même, et recevant la Légion d'Honneur de Napoléon lui-même, ce fantassin du régiment de Touraine (33ème de Ligne quand il quitte le service), brièvement cavalier (dans les dragons, puis un régiment de cavalerie), a fait toutes les guerres du XVIIIème siècle: guerre de succession de Pologne, guerre de succession d'Autriche (c'est un vétéran de Fontenoy), guerre de 7 ans (blessé 7 fois pendant la seule bataille de Minden) et guerre d'Indépendance Américaine (il est aussi un vétéran de Yorktown, où il a combattu.... A 83 ans). Il rempile même à 103 ans en s'engageant dans une compagnie de vétérans de son département d'Indre et Loire (où il ne fera cependant aucun service actif, ces compagnies ayant été par ailleurs peu sollicitées pour des devoirs réellement militaires) lorsqu'elle est créée en 1801. Voilà le bonhomme en 1788, alors qu'il affichait 72 ans de service au compteur, et 90 printemps (et qu'il avait atteint un statut de célébrité certain, suffisant pour que des gens influents commandent un portrait de lui auprès d'un grand peintre): La Légion d'Honneur sur sa poitrine a été rajoutée par le peintre en 1804. Mais ce portrait m'amène à mon deuxième propos en rapport avec la conversation au début de cette page: les 3 décorations identiques sur sa poitrine sont les vétérances, ce qui s'appelait le "médaillon des deux Epées", créé en 1771 par Louis XV pour récompenser les bas officiers et soldats du rangs, et les encourager à rempiler (cette distinction exemptant de certains impôts -taille et corvées- et au devoir d'héberger des troupes). Et le détail amusant qui m'a fait tiquer sur cette décoration, étant donné qu'on parlait de ce qui pourrait revaloriser les récompenses et le décorum national en général, et militaire en particulier..... Est qu'elle n'a JAMAIS ETE ABOLIE. Elle n'a plus été attribuée depuis 1795 (elle était si populaire dans l'armée d'Ancien Régime que ni la Constituante, ni la Convention, ne l'ont touchée), mais sur le plan légal, elle est toujours d'actualité: il n'y aurait aucune raison de ne pas la ramener au goût du jour (en dépoussiérant quelques trucs, sans doute). Pour un gouvernement qui déciderait de revoir en profondeur les systèmes de carrières et d'honneur, on pourrait dire que ça fait partie de ces petits trucs qui s'intègreraient bien dans une telle politique.
  12. La faiblesse croissante des médias traditionnels (en contradiction avec la profitabilité croissante de nombre d'entre eux: étonnant, hein?) ne menace pas vraiment le débat public, en tout cas pas plus que l'ensemble des tendances actuelles, étant donné que comme tu le soulignes, le sensationnalisme gratuite, souvent fallacieux, était déjà leur business model (l'évolution de CNN et le principe moteur de FoxNews étant les archétypes dans ce registre), et que de toute façon, leur fonctionnement économique actuel est d'être essentiellement les porte paroles du conformisme des cercles dirigeants, business (la seule chose qui autorise les grands médias à être profitable est d'être totalement inféodé aux grandes entreprises, parce que c'est pas la taille de leurs audiences qui va assurer les bénéfices qu'ils affichent) et politiques (l'access journalism dans toute sa splendeur, ou comment TOUS les journalistes se disant sérieux se prostituent pour pouvoir interviewer les puissants, au prix d'articles, reportages et prises de position qui voudraient effectivement dire quelque chose). Donc franchement, les voir perdre en influence ou disparaître n'est pas l'élément moteur d'une mauvaise évolution du débat public: ils sont parmi les premiers responsables de sa dégradation. Et leur baisse en terme d'impact est d'autre part le signe que la voix des grandes entreprises (ou plus largement de "la bulle" de l'élite dirigeante) porte moins fort, voire provoque plus de réaction antagoniste au profit de médias plus libres et plus interactifs, même si plus petits et atomisés dans une scène vaste, rapidement changeante, avec moins de "contrôles qualité", où pour l'instant personne ne peut réunir de grandes portions de l'audience, de l'électorat, de la population. Certes, Google/youtube, Facebook, Twitter.... Y acquièrent du contrôle, mais c'est un mode de contrôle moindre que le fonctionnement plus purement "top down" des anciens médias: on le voit à la façon dont ces médias peuvent être censurés (voire chercher activement à orienter les conversations et l'état d'esprit des participants), mais la concurrence est ici plus vivace, les places sont encore en partie à prendre, l'impact individuel d'un acteur est moindre.... Même s'il est absolument certain que le régulateur doit commencer à se pencher sérieusement sur le sujet. J'avais mentionné la confrontation à Sacramento le jour où c'était arrivé: au final, ce fut une toute petite affaire de quelques dizaines/centaines de personnes. Je n'en ferais pas le symbole des temps. Pour le "nègre" de Trump, on en avait parlé plus haut: j'aimais particulièrement le fait qu'il était l'un des témoins les plus directs de l'absolue inculture de Trump et, pire encore, de son absence de curiosité intellectuelle et de volonté d'apprendre, ce qui détermine quand même grandement la capacité à diriger, celle à se remettre en question et s'adapter, et révèle, beaucoup d'un personnage, notamment son ego et sa certitude de tout savoir mieux que tout le monde.... Sans grande base pour le justifier: le parfait gosse de riche à qui tout a été servi sur un plateau.
  13. Impossible de lister le nombre infini de telles mesures qui sont passées dans les Etats à majorité républicaine depuis maintenant une dizaine d'années, même si elles sont souvent copiées entre Etats, voire émises par un nombre réduit d'organismes privés spécialisés dans la rédaction de projets de loi prêts à l'emploi pour les Etats et le niveau fédéral (le plus célèbre étant le "think tank" ALEC), les élus pouvant ainsi les amener en un temps record et souvent les faire passer avant qu'un débat puisse avoir lieu, en bypassant les procédures d'examen ou en en réduisant la durée à quelque chose d'impossible à suivre (la plupart de ces élus ne les lisant même pas avant de les voter). Cibler les minorités ethniques, les étudiants et les populations urbaines modestes (l'électorat démocrate facile à atteindre) est la priorité première de ces législations, comme l'ont confessé (involontairement) quelques élus locaux pas très malins devant des caméras. Mais l'un des problèmes majeurs avec ces textes est qu'ils peuvent revenir très vite sur le tapis sous une forme à peine modifiée, et être votés juste avant une élection, tout comme ils se combinent avec la mainmise républicaine sur nombre d'organismes chargés des aspects organisationnels pratiques du processus électoral (jusqu'aux associations de parents d'élève, ou aux paroisses, aux antennes locales de tel ou tel organisme public, sheriffs....) qui ont aussi beaucoup de latitude sur le déroulement des élections au sol, ne serait-ce que dans le fonctionnement d'un bureau de vote le jour de l'élection (signalisation, accessibilité, horaires, espaces de parking, contrôles....).
  14. Ron Paul? Honnête? Sérieux, va voir son background raciste et ses petits arrangements financiers: il est pas reluisant, le papy, en plus d'avoir (eu) une plate-forme incohérente, irréaliste et complètement à côté de la plaque. Et un tant soit peu hypocrite quand on y injecte le versant religieux en contradiction totale avec le soi-disant libertarianisme. Et son fils fait pire encore. En plus c'est quoi cette histoire de Clinton partisane d'une Amérique sans armes civiles? On est dans le roleplay et tu joues le rôle d'un "journaliste" de Fox? Je me perds, là. Aux USA, un "youhou" (ou "yahoo", ou "yoho") veut essentiellement dire un "illuminé".... A ne pas confondre avec Ted Yoho qui est un membre du Congrès (du Tea Party, évidemment) particulièrement "illuminé" (terme contradictoire vu qu'il doit faire très sombre entre ses deux oreilles).
  15. On peut gloser sur son état mental ou sa psychologie fondamentale, et je crois honnêtement qu'il y a matière à le faire, mais il faut aussi étudier la psychologie de ses fans, de sa base, notamment à l'aune d'un phénomène plutôt bien connu, le "backfire effect" (effet "retour de flamme"/"contre feu"), à savoir la crispation qu'adopteront des gens aux convictions fortes (négatives ou positives -sans valeur morale placée sur ses termes: voter Trump avant tout parce qu'il n'est pas Hillary Clinton est une conviction négative par exemple) quand tout leur démontre (objectif) et/ou leur affirme (subjectif) qu'ils ont tort, qu'ils ont misé sur le mauvais cheval. La question est de savoir à quelle proportion de son électorat cela peut correspondre, mais dans ce registre, deux électeurs vont se confondre: ceux qui votent pour Trump quoiqu'il arrive, et ceux qui voteront à droite quoiqu'il arrive à toute élection, la polarisation de la vie politique américaine en étant arrivée à un point de cristallisation et de crispation culturelles intenses, même si moins centrée sur les partis proprement dits que pour différents sets de thèmes, convictions et caractéristiques particulières de candidats (discours, couleur de peau, communauté culturelle d'appartenance, religion et niveau de pratique, ton, agressivité....).
  16. Ce qui nous donne l'occasion de résumer ce rapport de Trump à l'armée et à la guerre avec un vieux classique parmi les classiques, écrit et chanté par un vrai vétéran et qui fit grand bruit à sa sortie:
  17. Les résultats sont faussés par les 2 dernières alternatives impliquant une forme d'abstention ou une autre; certes les Américains s'abstiennent beaucoup dans le registre électoral (auquel cas AD.Net est alors très impliqué dans le Roleplay de ce topic), mais la façon dont elles ont été formulées les rend bien trop tentantes pour des raisons différentes. Et puis c'est bien connu: les Clintonites et résignés à voter Clinton ne sont pas sur Ad.net: ils sont dans un Starbucks, en train de lire un article sur le féminisme poststructuraliste et la méchanceté génétique des hommes dans le HuffingtonPost en ligne, tout en buvant un thé déthéiné aux mille et une herbes et aux huiles essentielles, avec du lait 0% (37 dollars la petite tasse), tout en écoutant Beyoncé.
  18. Je recommande cet article sur l'élection américaine et la profondeur réellement culturelle de la polarisation de la population américaine (symbolisée par l'auteur via l'opposition entre un des types de "Duck Dynasty" d'un côté, et l'actrice Lena Dunham de l'autre), ainsi que ses passages sur la réalité vue du sol des conventions qui viennent d'avoir lieu: http://www.hollywoodreporter.com/features/michael-wolff-hillarys-delusion-trumps-916733 Extrait sur les conventions: J'aime assez l'attention portée par l'auteur sur les nouvelles (en fait faussement nouvelles) lignes de fractures qui définissent les camps en présence, même s'il se focalise plus sur l'électorat Trump dont il dit que peu de monde arrive à lui trouver une unité hors de la personne même du Donald; il résume la chose (pas superficiellement: il nuance, évidemment) à "l'Amérique respectable" contre "l'Amérique anormale", avec une forte ironie dans les deux termes (notamment parce que la première achèterait sa "vertu" apparente au prix des intérêts de la seconde).
  19. Si vous êtes vraiment fan de Jason Bourne, il est à voir, sinon, c'est pas qu'il soit mauvais: il est exactement comme les autres, c'est-à-dire comme le premier (parce que les 2 précédents avec Damon ont été un copié-collé du 1er, et celui avec Renner.... Y pensiez-vous encore, honnêtement?), l'effet de nouveauté en moins. Des antagonistes (ceux dans les bureaux et salles d'opérations, celui sur le terrain avec les yeux méchants -en l'occurrence Vincent Cassel) génériques en pleine querelles internes et luttes d'ambitions, qui sont passe partout et chiants (un comble quand on utilise Tommy Lee Jones dans ce genre de rôle), une intrigue tordue sans grande originalité dans le fond ou dans la façon de faire son développement et ses révélations, un allié inespéré au coeur du dispositif ennemi, le dit ennemi étant une CIA qui, comme dans les 4 films précédents, semble passer plus de temps à buter ses propres agents et à faire des victimes collatérales qu'à s'attaquer au terrorisme ou à des puissances étrangères.... Et Bourne paumé là-dedans encore en train de chercher un truc sur son passé..... Et je ne fais là aucun spoiler: c'est essentiellement la ligne directrice de chacun des films de la série, et celui-là ne fait pas exception. L'action est bien (parfois over the top, malgré le ton censément sobre et efficace dans ce registre, qui est la marque de fabrique de la série), mais honnêtement rien de nouveau, et pour ma part, le premier avait tout dit dans ce registre, et l'avait mieux dit. Naaaan! Y'a de très bonnes versions dispo, surtout après quelques mois suivant la sortie d'un film, mais parfois même sans délais.
  20. J'ai vu passer aussi (cas hallucinant) l'histoire d'un judoka néo-zélandais qui a été kidnappé par deux truands se faisant passer pour des flics, qui l'ont forcé à faire d'importants retraits de cash. Ou encore une paralympienne australienne braquée à l'arme à feu, ou une tireuse brésilienne abattue en pleine rue (elle a survécu). C'est marrant (façon de parler), je m'étais persuadé depuis longtemps que les athlètes étaient isolés dans des villages olympiques ultra-sécurisés formant des bulles isolées des villes où se déroulaient les jeux. Si on ajoute en plus ce qui risque de se passer avec les épreuves de toutes sortes en eau libre, cad dans le plan d'eau où sont évacuées toutes les merdes de Rio, ça va être joyeux. Et apparemment, la couverture presse est très réduite!
  21. J'ai honnêtement la flemme (et sans doute pas la possibilité) de retrouver les articles (la plupart du temps des brèves ou des mentions dans un article plus largement orienté), mais il semblerait que beaucoup d'athlètes rencontrent de multiples problèmes à Rio, comme ce coureur chinois et son cameraman qui se sont fait gerber dessus et détrousser (ce qui incluait le coûteux équipement du cameraman) dans le lobby de leur hôtel, ayant ensuite à poireauter des heures dans un poste de police surchargé pour porter plainte sans que ça ne semble avoir de chance de déboucher sur quoi que ce soit. Vous avez vu passer ce genre de news?
  22. Faire plein de Baby Bells (un terme qui nous parle plus à nous autres Français)?
  23. Pareil que Gally: la première moitié a pas mal de qualités: elle est assez plaisante, même, très vivante et rythmée.... Et après ça part en couille, enlevant toute illusion que le film ait une structure narrative, donnant une sensation d'extrême longueur, d'oncohérence, et faisant apparaître tout un tas de recettes et formules mal déguisées, toutes réchaufées et on ne peut plus éculées (avec même un sentimentalisme très déplacé dans un film avec un tel thème), d'une intense médiocrité, visibles des kilomètres à l'avance. Il y a trop de confusion, trop de personnages (du coup peu travaillés à part un petit peu de Deadshot, un petit peu de Harley Quinn -ou est-ce seulement Margot Robbie, éminemment attirante, qui fait pardonner tout le reste et suscite un intérêt pour son perso injustifié par le script et la performance?-, et peut-être un petit truc chez Amanda Waller, bien jouée par Viola Davis en boss flippante), un trop grand fouillis qui ne fait s'attacher à rien et "s'impliquer" dans aucun perso. Encore une fois, DC montre que leur gestion de projets est minable: le film a eu un cahier des charges trop important (comme BvS), voulant en foutre 10 fois trop dans un récit unique, ne se mettant d'accord ni sur une vision ni sur un script cohérent. Ironie suprême, le réalisateur, David Ayer, avait une vision nettement plus sombre (il ne sait rien faire d'autre apparemment), et la première moitié qui semble assez largement appréciée.... Est celle qui a été voulue par le studio et imposée en cours de route (impliquant nombre de nouvelles prises et une refonte du script en post-prod).
  24. Oh oui! La NRA a adopté le Donald avec enthousiasme; leur organisme média (NRA News) a encore fait une vidéo-panégyrique très récemment sur lui. Sur le vote des Trumpistes qui quittent Trump, je crois que c'est la question à un million des jours prochains. Mais il faudra attendre de voir si c'est une tendance qui dure ou un écrémage momentané de sa base qui atteindra vite un plancher déterminé.
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