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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Tu commencerais pas à nous filer un drôle de coton, toi? On revoit quelque choix de vie :-X ?
  2. T'as compris quelque chose, là? Le fil est devenu surréaliste (plus que d'habitude) depuis 1-2 pages ??? .... Ou c'est moi :-[ ?
  3. Sérieusement, je n'y connais rien en chiens dressés, tant et si bien que ma culture en la matière se limite à ce que j'ai pu voir au cinoche ou à la télé, où de tels chiens sont caricaturés en 2 catégories: soit ils sont des tueurs qui sauteront à la gorge (ou plus souvent aux mollets/bas de pantalons, pour l'effet ridicule) de tout intrus, soit ils seront aisément distraits par un steack avec ou sans os (et avec ou sans soporifique), voire à l'occasion par un intrus (généralement un héros) capable de leur donner des ordres ou de les amadouer par sa seule confiance et son savoir-faire. Pour ceux qui connaissent: malgré tout l'entraînement militaire possible, ces bestioles restent ce qu'elles sont, soit pas des engagés volontaires ou des patriotes exaltés conscients de l'importance de leur mission (et certainement pas payés pour).... Donc le coup du steack bien juteux?
  4. Tu veux dire que la bagnole elle-même qui est cachés par le chien est l'antivol? Parce que personne ne voudrait la piquer =D ? Si l'antivol est l'autre option, alors les méthodes pour le contrer abondent: un bon steack et/ou une femelle malinoise en chaleur.
  5. Le problème de ce genre de mesures est qu'elles ne peuvent dépasser le niveau de l'anecdotique pour un tas de raisons (prix de l'immobilier dans la zone de destination, résistance des locaux, capacité "d'absorption" limitée -surtout si on veut éviter les clashs, les pertes de valeur du voisinage, les problèmes de sécurité, une baisse dans le taux d'emploi-....) ; c'est au final la même chose qu'on voit par exemple dans le sempiternel débat sur les "vouchers" aux USA: sortir des enfants défavorisés d'écoles publiques pourries et subventionner leur scolarisation dans des écoles "de riches". Très joli, et ça a de bons résultats.... Pour le micro pourcentage d'élèves pouvant en bénéficier; l'estimation des organisations penchées sur le problème est que 3% des élèves de quartiers difficiles au maximum pourraient en bénéficier, et à un coût exponentiel dès qu'on passe un certain seuil. Le point additionnel est que malgré tout ce qu'il y a à redire sur l'école publique aux USA.... Au global, l'école privée et les "charter schools" (privées sous contrat, largement cofinancées par le public.... Au détriment des écoles publiques dont les fonds sont siphonnés pour ça) n'ont pas de meilleurs résultats. Donc on parle bien de faire sortir un micro pourcentage d'enfants défavorisés pour les mettre dans une proportion réduite d'écoles privées, les "bonnes" (celles où y'a du fric). Parce qu'évidemment, ce genre de trucs ne peut être une politique de grande échelle, ou même d'une échelle significative permettant de changer quelques grandes données et tendances. Ca n'empêche pas le parti républicain de continuer éternellement à faire campagne dessus depuis 3 décennies et de multiplier les micro expériences qui servent juste à faire du publi reportage où tout le monde sourit et dit que c'est merveilleux et que tel élu est quelqu'un qui "fait bouger les choses". Risible ou à pleurer, c'est au choix.
  6. Ca fait un moment qu'elle guette et qu'elle sonde, qu'elle essaie de se faire entendre, mais elle a pas un profil national/grand public, et sa réputation business est plutôt une casserole pour le non renseigné qui fait une recherche sur elle. Elle avait donc commencé en étant sur une position plutôt business/mainstream, et devant l'absence générale de réaction (côté audience comme côté donneurs), elle est allée chasser sur les terres des tarés radicaux, la base électorale républicaine, celle qui vote aux primaires. Décidément, entre elle et le chirurgien Ben Carsson (qui s'est déclaré en même temps qu'elle et porte une impressionnante histoire individuelle.... Jusqu'au moment où il se met à parler et dire des énormités), plus l'éternel gouverneur/guitariste/présentateur Mike Huckabee et le newbe Rubio (qui a fait un énorme splash chez les donneurs radicaux et l'audience), ils veulent tous aller chasser sur les terres de Cruz qui pensait avoir colonisé la base et en avoir fait son fond de commerce (au sens propre: il fait un max de fric de ses circuits conférences). Il va râler.
  7. Au fait, de justesse! On est le 4 mai, c'est Star Wars Day, donc joyeux SW Day à vous! Pourquoi le 4 mai est-il Star Wars Day, au fait, me direz-vous (c'est un vrai truc: tous les tarés de l'univers SW se déguisent, organisent des événements....)? Parce que -il faut être anglophone, attention- "May the Force/fourth be with you"! Subtil :-[ .
  8. La haute cuisine est encore plus chère aux USA qu'en Europe: les restaus qui commencent à afficher des prétentions culinaires surfacturent vite dès que tu commences à te mettre sur cette échelle. Tu paies le loyer (dans les grandes villes.... A prix américains), le service surabondant (et sous payé) et la prétention culturelle (qui est plus importante aux USA que même sur la rive gauche), plus la barrière sociale (la consommation de statut est généralement plus demandée aux USA). Evidemment, les ricains attendent aussi beaucoup plus du service que les Européens, même les plus snobs, ce que pas mal de chefs français ont eu longtemps du mal à comprendre, y compris Ducasse, qui y a foiré quelques coups avant de finalement piger (plus d'une décennie). Mais un truc assez illustratif aux USA du rapport à la bouffe (et je dis plus "la bouffe" que la "nourriture"), ce sont les concours et festivals à base de "qui c'est qui bouffera le plus de", organisés par les localités ou des assoces en collaboration avec tel ou tel restau, telle ou telle chaîne de restaus/fast foods/supermarchés, telle ou telle marque alimentaire, tel ou tel producteur/groupe de producteurs.... Là aussi, ça existe en Europe, évidemment.... Juste pas dans les mêmes proportions, ni avec la même fréquence. Ceci dit, Akhi.... Du foie de veau? Comment peut-on même utiliser le mot "meilleur" (ou même le mot "bon") avec ce plat anathème? Vade retro! J'ai la nausée rien qu'à lire le mot :-[ . Tu peux pas manger du coeur de boeuf, comme tout le monde (peu calorique, riche en fer et en protéines, extrêmement sain)?
  9. Pire encore: la culture de la bouffe livrée à domicile est infiniment plus développée aux USA qu'en Europe, à un point incompréhensible pour nous, tout comme celle des offres commerciales dans les restaus et fast foods (genre pour une pizza achetée, vous en avez une autre gratuite, plus 2l de coca, la boîte king size de nuggets avec triple dose de sauce spéciale extra-fat). Mais effectivement, bouffer dans un restau, dans un fast food, à emporter, ou encore des plats industriels préparés est beaucoup plus répandu là-bas: c'est courant en Europe, mais pas au même niveau.... Et évidemment, les portions.... Il suffit de voir leurs normes alimentaires côté sucre/sel/gras: la FDA est totalement soumise aux desiderata du lobby agro-industriel, qui fout du corn syrup, du sel et du gras dans absolument tout, en quantités délirantes. Leur bouffe est infiniment plus remplie de substances addictives; quand on sait que le sucre a un effet comparable à la coke sur le cerveau, on se pose moins de questions (pour un industriel du secteur, c'est le premier facteur de "fidélisation" du client: on en fait un junkie). Et puis, faut être rationnel: sans ces produits, comment l'industrie pharma américaine pourrait-elle survivre? Elle a besoin de légions d'obèses incapables de voir leurs pieds ou leur bite, ou de décoller du canapé.
  10. Si ton Big Mac frites est un de tes 2-3 écarts de la semaine, c'est même pas un problème. Si c'est l'un de tes écarts quotidiens, là y'a une couille (en graisses et glucides) dans ton potage. Ces mecs dans la photo ont plutôt l'air abonnés au Big Mac/frites toutes les demi-journées, pour patienter en attendant le steack (taille XXL) en sauce avec sa plâtrée de "mac & cheese".
  11. C'est pas les protéines et la muscu qui font ça: c'est l'alimentation qui va avec, ce qu'on trouve en proportion importante chez les pousseurs de fonte, et beaucoup plus chez les pousseurs de fonte américains: les mecs bouffent n'importe quoi en se disant que la muscu et les prots excusent tout. Résultat, oui ils ont de la masse musculaire (mais est-ce de la masse musculaire utile, cad corrélée avec un progrès équivalent de la capacité cardiovasculaire, de l'endurance de force et puissance, et de l'explosivité?), mais ils ont aussi une bonne couche de graisse à frites au-dessus. Ces mecs là, c'est de la pousse de fonte en version "toujours plus" (tant pis pour les articulations, ou les capacités dynamiques), et beaucoup de burgers, côtes de porc, frites, chips.... Ah, grillé par Gally. Si quand même, le sport fait maigrir; il accroît (plus ou moins selon ce que tu fais, comment tu le fais et combien t'en fais) ton métabolisme et le rend plus consommateur de réserves. C'est un rapport input/output (en quantité mais aussi en qualité) que tu t'imposes qui te fait maigrir ou non, et tes niveaux de stress, conditionnés en bonne partie par le sommeil, qui aident ou limitent le phénomène.
  12. Apparemment, des clashs à Tel Aviv entre la police et des manifestants gueulant contre le racisme de la dite police, suite au tabassage d'un soldat d'origine éthiopienne. Vu quelques images assez violentes.
  13. Si tu savais..... L'un des pires trucs que je regarde dernièrement, c'est The Royals; plutôt une série "de nana"; genre émo/trashy, pas géniale en soi, mais addictive par certains côtés (j'avoue ne pas regarder avec un haut niveau d'attention), avec de la belle chair à l'écran et des dialogues vicieux et fréquemment salaces. L'histoire d'une famille royale d'Angleterre fictive qui se débat aux lendemains de la mort du prince héritier: le roi qui veut organiser un référendum pour abolir la monarchie, son frère (la pure caricature d'aristo anglais vicieux, sans scrupule et méprisant) qui s'y oppose, la reine mère (Elizabeth Hurley) qui veut tenir la barque à n'importe quel prix (et s'envoyer en l'air à côté) et rester la "1ère dame", le fils cadet (nouvel héritier) qui essaie de moins faire le con, et la petite dernière, camée jusqu'aux orteils, qui vogue de bévues en scandales en haïssant sa vie et sa mère. Ca n'a aucun intérêt, c'est gratuit, c'est péteux et vulgaire..... Bref, je regarde . Sinon, pour toi, Plebs est vraiment marrant: de la bonne poilade gratuite avec un humour au ras des pâquerettes.
  14. Je ne sais pas à quel point c'est subjectif, mais dans la plupart des productions françaises, surtout à la télé, outre pas mal de défauts chroniques comme des scripts assez peu "denses" qui laissent trop de place à des creux et vides dans les échanges et scènes, ou encore une mise en scène peu dynamique, on trouve une ambiance générale assez morne, souvent plate, peu engageante, diffusant un vague parfum de déprime, plus ou moins prononcé selon les cas. Les productions américaines ou anglaises échappent plus fréquemment à ce défaut. Evidemment, beaucoup de ces impressions sont dans l'oeil du spectateur (qui les minimise ou les amplifie), mais à partir de quel point cette fumée n'a t-elle pas indubitablement un feu pour origine? Pour connaître un peu le milieu, les équipes de script/scénarisation/dialogues en France sont des choses peu permanentes et mal payées (bien plus mal qu'aux USA où elles ont beaucoup plus de taf et de permanence, même si elles sont en général payées au lance pierre), et ce manque de permanence/continuité dans les équipes de travail se retrouve dans la plupart des corps de métier de la prod, ce à quoi s'ajoutent les particularités locales (comme dans chaque pays) sur qui décide de quoi.... Et en France, même si c'est plus prononcé au cinoche, le réalisateur est celui qui a une "vision" et s'impose à tout le monde, sans beaucoup de contre-pouvoirs (y'a qu'à voir ce que ça peut donner avec les chiasses made in Josée Dayan). Cerise sur le gâteau: le monde de la prod télé en France est assez petit, et une véritable mafia où tournent toujours les mêmes noms côté acteurs et réalisateurs (confession de 2 acteurs rencontrés par hasard dans un TGV, qui m'ont expliqué comment ça fonctionnait.... Et eux étaient "dedans" et appréciaient la rente de ce système), ce qui laisse augurer de l'aptitude à l'échange, au questionnement, à l'autocritique.... Faut dire aussi, pour revenir aux facteurs subjectifs, qu'on est toujours plus sensibles aux défauts dans son propre univers culturel: on est beaucoup plus finement réglés sur ce qui sonne juste ou faux, ce qui manque ou ce qui est en trop, et ce surtout dans les tons, dialogues, expressions.... On pardonne beaucoup plus de ce type de fautes dans les productions étrangères où tout est moins familier, où ces réglages ne peuvent être aussi fins dans nos caboches.... Et puis, l'étranger, c'est toujours plus exotique, donc on a mentalement gravé le fait que l'herbe doit forcément y être plus verte. Mais il faut reconnaître qu'il y a aussi souvent un peu plus d'audace dans les productions ricaines ou anglaises, ou en tout cas au moins un certain pourcentage de productions originales (qu'on trouve peu ou pas en France). Si je vous parlais d'une sitcom anglaise parlant de 3 glandus post ados coincés dans une coloc en banlieue, essayant de sortir de leurs jobs sans avenir pour percer dans la vie.... Et s'envoyer en l'air autant qu'ils peuvent (parce que c'est essentiellement ce à quoi ils pensent toute la journée). Vous me diriez qu'il n'y a là RIEN d'original, et que seuls les dialogues pourraient éventuellement vous faire rester.... Et vous n'auriez pas tort. Si je vous disais maintenant que cette sitcom se passe dans la Rome antique, et que ces 3 glandus (dont l'un est l'esclave d'un des 2 autres) sont des scribes pour une maison de commerce pourrie.... Oui, les dialogues comptent toujours, mais y'a tout de suite un sacré plus et un autre registre d'humour dans lequel plonger. Cette série s'appelle Plebs et vient d'être renouvelée pour sa 3ème saison! J'arrête le suspense sur ce point: vous n'apprendrez rien sur la Rome antique avec elle: ça parle des Anglais/occidentaux aujourd'hui, essentiellement, avec juste d'autres habits. Mais en tout cas, je vois mal la télé française faire ça.... A part peut-être Kaamelott pour un petit pourcentage de la série, plus centrée sur l'humour de geek et le fait de jouer avec les codes de la saga arthurienne (et d'autres).... Et qui a vite dérivée vers le peu drôle en rentrant trop dans le trip de sa propre narration.
  15. Hé, c'est très chiant un mal de gorge! Essaie de me dire ce qu'il faut faire quand t'en as un et que t'as pas à domicile (ou au téléphone, à l'extrême rigueur du pire des cas de figure possibles) une maman qui va te faire un chocolat chaud maison et/ou un grog, hein :'( ? On fait moins le malin, là tout de suite !!!!!!
  16. Comme le dit Gally, il y a beaucoup de raisons liées à l'évolution des modes de vie (qualité de l'alimentation....), avec un certain "rééquilibrage" des sexes (relatif: les hommes restent plus enclins à la prise de risque, et plus enclins à réussir leur suicide, plus extrêmes dans l'abus de certaines substances....), mais on trouve de multiples autres facteurs comme l'augmentation des coûts des soins et une tendance graduelle à une moindre couverture, surtout chez les populations plus fragiles (syndrome qu'on voit par exemple de façon visible avec l'engorgement des urgences: on n'y va que quand la prise en charge est forcée et qu'il n'y a pas d'autre choix.... Au détriment de la prévention), ou encore l'apparition ou l'augmentation de problèmes nouveaux ou jusqu'ici marginaux (allergies et diabète -jadis des exceptions statistiques, aujourd'hui des problèmes génériques-, évolution de virus, dépression chronique -et l'éventuel sur-traitement qui va avec-, pollution domestique, niveaux de stress....). Et ce alors que les progrès dans la médecine et les modes de vie tendent à plafonner pour la plupart des gens. C'est un phénomène déjà en cours depuis un bail, mais qui est encore relativement peu sensible étant donné qu'on ne regarde que la moyenne générale, sans examiner le fait que si on découpe par niveaux de revenus, le tableau est très différent. Maintenant que les générations passent et que les phénomènes susmentionnés vont commencer à faire peser leur effet, ça risque d'être un tantinet plus visible.
  17. Avoir le meilleur -ou 2ème meilleur- taux d'Europe ne veut pas dire grand chose en soi: on est au seuil de renouvellement naturel, ou en tout cas, on tourne autour en général depuis un certain temps, ce qui est tout juste suffisant. Vu du côté "verre à moitié vide", ça veut dire qu'on est les moins pire, et de façon plus équilibrée, ça veut dire qu'on tient la route en faisant le minimum syndical ("Françaises, Français....Baisez!"). Avec la tendance à l'allongement de la vie pour les baby boomers et la génération suivante (de façon moindre), ça n'enraye pas le vieillissement: ça le rend plus supportable, surtout si on compare aux voisins pour qui ça va être drastique dans certains cas (Italie et Allemagne en tête). Mais il semble que pour tout le monde développé, l'allongement de la vie ne va pas être une constante durable: c'est plus souvent pointé aux USA, mais il semblerait que les générations nées ces 20 (voire 30) dernières années vivront moins vieilles.
  18. Sans doute plein, mais la presse s'en est pas faite l'écho.... Ce qui veut dire que les services français ont bien joué.
  19. Qui est ce mec? Il est assez profondément ignare et abruti. Ou pire encore.... C'est un militant.
  20. Surtout quand c'est à 2 ou 3 occasions par an: le Correspondent's dinner, un autre événement et l'occasionnel passage dans un Night Show (Leno/Fallon, Letterman, O'Brien, Gallafinakis, Kimmel, Stewart, Colbert), et tu as le tableau. C'est au final très formalisé, très conventionnel, avec des bornes bien claires pour un humour très "normé". De l'autodérision sur commande pour l'essentiel, cad de l'humour politique qui, quelque part, ne fait pas son boulot et me dit plutôt que la fonction présidentielle aux USA est devenue nettement trop sacralisée, formalisée, distante (regardez l'évolution du Secret Service et l'énorme tralala que représente le moindre déplacement du président US) et encadrée dans ses rites quasi monarchiques (comme la nôtre; je ne met pas les USA à part sur ce sujet). C'est évidemment un débat; y'en aura toujours qui trouveront qu'on ne "respecte" jamais assez la fonction qui, apparemment, dans leur esprit, doit être proche de celle de Louis XIV en termes de théâtralité et de révérence due, et ceux qui trouvent que la moindre parcelle d'apparat, de décorum et de formalité est la preuve de politiques pétant plus haut que leur cul.... Et entre les deux, beaucoup de gens plus modérés mais dont l'avis change à chaque signe ou polémique (c'est toujours trop ou pas assez, aucun événement n'a jamais le bon dosage).
  21. Cecily Strong était pas mal, comme comédienne résidente cette année; c'est peut-être le problème principal d'une éventuelle transposition en France.... C'est pas comme si on avait de bons comiques ces derniers temps. Je ne me rappelle même plus la dernière fois où un comique français m'a fait rire (presque envie de faire mon vieux con et dire que depuis la mort de Desproges....). Ceci dit, le Correspondent's dinner (aussi appelé "Nerd Prom" -le bal de promo des nerds) n'est pas très populaire aux USA, voire est même assez contesté: l'élite washingtonienne -assez universellement détestée, surtout depuis quelques années de dysfonctionnement total- se célébrant elle-même avec force libations, moult stars et beaucoup d'autosatisfaction affichée et encouragée par une auto-dérision très superficielle. C'est une des raisons pour lesquelles la performance la plus applaudie à ce dîner fut celle de Steven Colbert en 2006, assez largement détestée par la presse washingtonienne (la "Beltway Press", celle qui s'autocélèbre dans ce dîner) qui a tentée d'ignorer le phénomène dans les jours qui ont suivi..... Et qui a malgré tout explosé via ce nouvel intrus qu'était alors Youtube. Faut dire qu'avant Colbert ou depuis, aucun comique n'a osé mettre les pieds dans le plat ainsi. Faut pas avoir d'illusion sur cet événement: il est largement ignoré par la majorité de la population américaine, et dans la minorité qui y prête un degré ou un autre d'attention, c'est plus souvent pour désapprouver qu'autre chose. C'est juste la presse et la classe washingtonienne célébrant leur propre importance et baignant dans leur image d'eux-mêmes. Pour voir le degré réel d'autodérision, il suffit de voir comment ils prennent une vanne quand elle leur est adressée: rarement bien, avec une fine couverture apposée par un rire de façade au mieux. Pourquoi décadence? Le pouvoir s'est toujours mis en scène, et ce dîner -plus largement ce type de dîner- ne date pas d'hier aux USA: à moins de considérer l'Amérique du début du XXème siècle comme "décadente". Et mettre des comiques et des politiques (et autres faiseurs d'opinion) dans la même pièce, c'est juste une itération de plus dans la longue histoire du bouffon disant "la vérité" au pouvoir, ou au moins lui parlant avec une forme d'insolence plus ou moins prononcée. Rien de nouveau ou de décadent là-dedans.
  22. Comme le dit Gally, on parle là de montants qui sont moins que peanuts pour les dits industriels; ils dépensent plus pour le moindre séminaire détente de tel ou tel service. Et la question de ce genre "d'investissement" n'est pas de faire vendre leurs matériels, bien évidemment, c'est d'influer sur une politique générale d'image, particulièrement dans la population du pays d'origine, ce qui est éminemment crucial dans une Europe complètement déconnectée des questions militaires, sécuritaires et géopolitiques, et encore plus dans une France où ces domaines ont été, par les évolutions de la Vème république et du "domaine réservé", totalement séparés des préoccupations des électeurs. Avec pour résultat dominant.... Que le budget des armées et les contraintes et opportunités d'une politique étrangère active passent complètement au-dessus du cigare non seulement des électeurs, mais à l'usage, de la majorité des partis aussi (conséquence de l'ignorance, voire du déni, des électeurs, aussi bien que de la déresponsabilisation et méconnaissance des élus nationaux par le fonctionnement du régime) comme des médias (reflets de leurs opérateurs comme de leurs consommateurs). Le point d'avoir une proportion importante d'opinion intéressée, préoccupée et/ou au moins au fait de certaines choses est décisif: il s'agit de refaire des budgets militaire et diplomatique une question qui pèse dans la décision de vote de la plus large part possible des électeurs, ou à tout le moins un vrai sujet de débat dans les partis, un sujet important pour les élus, un sujet que les citoyens concernés mentionnent quand ils pétitionnent leurs élus, vont leur parler (les permanences, c'est fait pour ça, et c'est un des trucs qui pèse sur l'attitude d'un élu).... Ca fait partie d'un climat général qu'on crée, c'est ce à quoi sert une politique d'image bien pensée, cad avec une stratégie; c'est un travail de longue haleine, pas nécessairement cher, mais qui réclame de la persistance. En France, la culture de la communication est particulièrement sous-développée; le Mindef et les armées sont particulièrement nulles à ça (et dépensent inutilement des sommes considérables dans les mauvaises choses, croyant que la com, c'est essentiellement quelques campagnes ponctuelles et des spots publicitaires design, ce qui est d'une connerie monumentale).... Mais les grandes entreprises de l'armement sont pas meilleures, avant tout par mesquinerie et courte vue, et essentiellement, un égocentrisme élitisme qui persistera toujours à croire que tant qu'on peut s'arranger dans les alcôves entre gens du monde, on pourra caser ses produits.... Le fait que les budgets se réduisent constamment depuis 25 ans sans qu'il y ait beaucoup d'opposition politique à la chose, ou qu'il y ait même un réel débat, ne leur mettrait même pas la puce à l'oreille, preuve que ces gens-là ne sont pas des investisseurs capables d'envisager deux secondes qu'on peut créer/recréer un terrain favorable à l'environnement militaire sans que ça coûte beaucoup. Ils préfèrent acter que les budgets baissent, que c'est une constante inexorable (oh, ils vont continuellement se plaindre que tout fout le camp et qu'on se désarme et qu'ils vont mettre la clé sous la porte, mais rien de plus; c'est pour la forme), et investir en revanche énormément de fric pour le combat de chien avec leurs concurrents nationaux, pour se partager la peau de chagrin et en tirer les bons morceaux qui restent. Ils sont prédisposés à faire ça étant donné qu'ils ont, par nature, peu d'expertise du public en interne: ce sont souvent des boîtes spécialisées armement, donc sans service (ou en tout cas de taille conséquente) capable d'envisager une relation avec le grand public, et surtout de faire peser une vision et un intérêt de cette relation dans les hautes sphères de leur hiérarchie.
  23. Ca fait gerber. Je pensais pas que c'était encore un aussi puissant facteur dans la société indienne. Et visiblement, sans beaucoup de moyens de changer.
  24. Bien sûr, la séparation est nécessaire, et elle doit être en quelques sortes refondée; mon point était qu'elle devrait l'être sur de nouvelles bases, étant donné que les sources de pouvoir qui peuvent nuire aux libertés sont plus nombreuses, plus entremêlées et s'inscrivent dans un paysage général de la répartition du pouvoir qui est différent. Cette séparation originelle des pouvoirs est arrivée à une époque et dans des lieux qui s'étaient débarrassés de la plupart des autres formes de pouvoirs (Eglise, féodaux) ou les avaient ramenées à des proportions plus supportables.... Ou l'établissement de régimes constitutionnels a permis de le faire (par exemple en France: l'Eglise en tant que puissance politique majeure avait été rabaissée, et l'a été encore plus par la Révolution qui s'est aussi occupée des fermiers généraux et puissances dominantes du "capitalisme de la fonction publique" du système monarchique). Du coup, la menace contre les libertés individuelles et communautaires venait quasi exclusivement de l'Etat (ou était perçue comme telle), contre l'absolue dominance duquel tout a été fait, essentiellement en le "divisant" entre ces 3 différentes formes de pouvoir, dans les faits difficilement séparables (parce que c'est par essence une division relativement artificielle, ce qui induit des complexités de fonctionnement sans fin) mais devant l'être néanmoins. On pourrait juste affiner la chose, tout en tenant aussi compte des réalités du pouvoir aujourd'hui, qu'on pourrait définir par le fait de voir quels sont les acteurs qui peuvent peser démesurément sur le processus de décision collective. Parce que je crois pas que les Père Fondateurs ricains seraient super joasses d'apprendre ce qu'est une multinationale, ou des médias hyperconcentrés (la seule vraie multinationale/très grande entreprise qui existait à leur époque, c'était la Compagnie Anglaise des Indes Orientales, et elle est un exemple de tout ce qui va de travers quand une telle concentration d'argent et de pouvoir est traitée comme n'importe quelle entreprise privée, sans égard pour la taille et la nature de son business).
  25. Un peu comme les 5 sens dont on sait désormais qu'il y en a bien plus que ça. Cette chose appelée "pouvoir" qu'on a essayé aux XVIIème-XVIIIème siècle de conceptualiser, nomenclaturer et réagencer pour parvenir à de nouvelles conceptions de fonctionnement destinés à satisfaire plusieurs catégories d'exigences essentiellement contradictoires (libertés et droits individuels, efficacité gouvernementale....), n'est plus aujourd'hui si aisément décrite. D'abord parce que, de l'aveu même de ses plus ardents promoteurs dès l'origine, cette nomenclature est tout sauf parfaite et sujette à trop de mauvais usages, détournements, évolutions entropiques et défauts intrinsèques (c'est Jefferson qui disait qu'il faudrait une nouvelle constitution tous les 20 ans); ensuite parce que ces idées fondamentales et les conceptions et institutions qui en découlent viennent d'un autre temps, d'autres contextes, d'autres impératifs et urgences et d'autres sociétés avec des dangers et fonctionnements différents, ainsi qu'une autre répartition des formes et partages des pouvoirs. Pas de multinationales ou de milliardaires aux temps constitutionnels, une autre vitesse de circulation de l'info, pas d'acteurs du monde de la parole publique (médias) capables d'influencer l'opinion si massivement dans un sens ou un autre (et surtout pas si concentrés), pouvoir du vote plus grand (aujourd'hui, par rapport au fric, aux réseaux d'influence, au contrôle de l'info et de la trame narrative du moment.... Le vote n'est pas sans valeur, mais a été dévalué)....
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