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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
Et ce sont encore des théories abstraites fondées sur des calculs fictifs ne factorisant qu'une partie de la réalité. La production n'est faite par des entreprises de toute taille que s'il y a une demande, dans des milliers d'endroits et par et pour des acteurs (entreprises, individus, communautés....) de toutes tailles et de tous statuts. Ils passent des accords, en fonction des rapports de force existants à un instant T bien plus qu'à un "échange librement consentis", et ceux qui ont le plus d'avantages (les plus gros le plus souvent, mais pas que, loin de là) en tirent plus. Pas terrible, mais qu'y a t-il d'autre comme alternative? La version toute centralisée où un organisme unique planifie et organise la production et distribution? Ca a déjà été tenté, et les résultats n'ont pas été terribles. Il y a de multiples raisons, mais les plus évidentes sont que ce n'est pas si facile que ça, que cet organisme unique et central fonctionne obligatoirement selon des critères très douteux, qu'il y a peu de chances qu'il soit démocratique (et s'il l'est, attend de voir la vitesse de détérioration), mais plus encore qu'il est impossible de décréter artificiellement qu'il y a une production et une consommation et faire rentrer de force l'une dans l'autre. La réalité est simplement trop vaste, complexe et atomisée pour ça. Et si elle ne l'était pas, bonjour le cauchemar bureaucratique et dictatorial. Sans compter évidemment ce facteur si facilement balayé par les marxistes: les gens, surtout les gens industrieux, inventifs, compétents et prêts à prendre des risques (pas vraiment une denrée abondante), se lancent dans une activité pour mille et une raisons et souvent pour leur ambition (ceux qui iront loin sont rarement des anges, mais souvent, même les pires sont des salauds nécessaires). Ils ne produiront pas pro bono, ils ne se joindront pas à une grande "coopérative" nationale régulée par un organisme central, ils ne tenteront certainement rien dans un système qui ne promet pas de bénéfices substantiels.... Pour autre chose que les créateurs/bâtisseurs/découvreurs, il faut aussi une masse de gens très qualifiés qui, eux non plus, n'aimeront pas être des administrateurs d'un système qui ne leur profite pas. Ecce homo! Ces grands résultats qui "prouvent" que l'aisance pour tous est accessible comme Besancenot dit qu'il n'y a qu'à regarder les grands chiffres et y prélever les milliards comme s'il s'agissait d'un porte monnaie (et d'un qui lui appartient apparemment), ils oublient ce petit détail que ces multiples appareils/systèmes de production, ils n'existent et ne peuvent exister, fonctionner et s'améliorer que parce qu'ils s'insèrent dans une réalité vaste et complexe où des multitudes d'acteurs de tous types les conçoivent, les créent, les animent, les financent et planifient leur activité pour un nombre de raisons somme toutes limitées, mais qui sont incompatibles avec une conception globale et unifiée de la chose comme les abstractions que tu évoques. Si ces abstractions se concrétisaient, personne n'aurait envie de les faire fonctionner parce qu'il n'y aurait pas grandchose à en tirer. Ai-je dit que c'était parfait, ou que les modes de fonctionnements globaux ou locaux n'étaient pas, comme tout organisme humain, victimes d'un mécanisme d'entropie qui les poussaient jusqu'à un point de caricature? Non. Mais le trip est que personne n'a beaucoup mieux en l'état des choses, et que quel que soient les mécanismes en place, ils subiront les mêmes dégradations avec les mêmes problèmes à l'arrivée. La plus grande stupidité est de croire que va arriver un "système" qui résoudra ça, "puisque c'est tellement simple et qu'il y a qu'à regarder les grands chiffres": le bonheur sur terre, ça a déjà été promis par beaucoup de monde, et jamais tenu par personne. -
C'est bien le but d'une diplomatie navale "gentille" oui. Oui sûrement, je disais ça en vitesse ;). N'importe quoi en fait, comme pour les logiques de débarquement, qui puisse accélérer les flux en situation d'urgence. Parce que le problème des hélicos, c'est qu'ils sont chers: en avoir 1 ou 2 pour une telle task force ne poserait sûrement pas problème, mais plus?
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[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
De toute façon, pour une brigade sans plus aucune capacité lourde, c'est pas pour faire le critique facile (le point étant de comparer avec ce qu'a pu être l'armée belge AVANT), mais c'est désormais difficile d'appeler ça une armée. Vraiment une guerre des boutons dans ce qui est de plus en plus une tempête.... Dans un verre d'eau plus très plein. C'est révélateur et symbolique, évidemment, et c'est sûrement dégueulasse pour les élèves-officiers qui font leur classes au milieu d'un tas de racistes débiles visiblement. Mais c'est pour pas grand-chose à l'arrivée sinon la volonté flamande de "marquer des points" jusque dans les plus petits domaines bien mesquins. Ceci dit, si les tests sont si inégalitaires, pourquoi personne ne renvoie la balle côté wallon? Aucune action organisée ou vraie volonté "belge" qui demeure? -
Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
D'où vient cette antienne, voyons.... Oh, c'est fou ce que ça rappelle quelque chose.... Le comportement humain est par essence créateur de dettes, la veulerie des politiques est par essence créatrice de dette, la surincitation à la consommation et au crédit caricaturée par la publicité irresponsable est créatrice de dette, l'absence de comptabilité sérieuse et de décideurs responsable est créatrice de dette, beaucoup de choses sont par essence créatrices de dettes, pas une cause, un "système".... Vu que précisément il n'y a pas de système monétaire depuis 40 ans, chose dont bien des acteurs économiques et politiques sont en train de se rendre compte, mais un peu tard, que ça pose un léger problème. Par ailleurs l'endettement est aussi un des plus grands facteurs de croissance qui ait jamais pu exister: le principe du crédit, tout comme le commerce de toute échelle, sont les moteurs d'un développement de marchés. Pour le meilleur ET pour le pire. C'est pas le "libéralisme", ensemble de théories souvent très contradictoires et restant ce qu'elles sont -des théories- qui fait ou ne fait pas une crise. C'est pas un supposé "système" qui régente et décide de telles choses. Il n'y aura pas assez d'actifs: désolé pour le discours et la rhétorique stupide et démago de Besancenot, mais la "richesse" et les "actifs" ne sont pas une sote de gros gâteau unique et indifférencié existant à un instant T, mais un cumul fictif de millions de sources plus ou moins grande qui n'existent chacune que pendant un bref moment le plus souvent et dont une comptabilité décide de faire l'addition en fin d'année pour donner une idée générale. Ce cumul est d'ailleurs en grande partie peu représentatif de la vraie "richesse" créée, chose que nombre d'analystes pointent étant donné qu'une bonne part, se fondant sur des méthodes de calculs et des facteurs pris en compte à une autre époque (où la structure de l'économie était différente; voir les discussions autour de la non pertinence des indicateurs PIB/PNB). Après faudrait arrêter de parler comme si "la richesse" était une chose qui sert juste pour s'y servir: comme dit plus haut, c'est un cumul comptable des bénéfices réels résultat d'une activité où il est un peu commode et hypocrite de dire que ce sont "les salariés" qui la créent. Façon certes très marxiste de représenter l'activité humaine de façon purement indifférenciée et quantitative, mais façon très bancale. Le problème des retraites vient avant tout du fait que les générations de baby boomers ont été bercées dans des illusions et ont VOULU se faire bercer par ces illusions, qui veulent qu'il soit possible d'avoir une vie post-retraite beaucoup plus longue, des revenues élevés (plus ou moins) pendant cette période, et en plus ne pas avoir à faire assez de gamins pour perpétuer la chose. Mais ce système de retraite a été fait dans des conditions démographiques et économiques très particulières, et il ne correspond qu'à elles: manque de cul, ça fait un bail qu'elles ont disparu. La faute aux politiques? Ils y ont certainement une bonne part. La faute aux syndicats qui abusent et aux syndicats patronaux qui tirent chacun pour leur camp? Certes. Mais la faut e aussi, et peut-être avant tout, aux partis, à ceux qui les animent, et à ceux qui votent pour eux. Bref, la faute à tout le monde. Les raisonnements purement macro-économiques sont comme les discussions sur le sexe des anges, et tout aussi peu pertinentes que celles purement micros, si présentes dans les discours politiques américains. -
C'est bien le propre d'un navire pensé dans une action complète et de longue durée, mais une seule ONG avec un tel machin, ce n'est pas la même chose qu'une flottille pas forcément chère opérant avec des pros dans une offre plus "multispectre" pour les situations d'urgence et leurs prolongements. C'est un peu le point de ma remarque, en ce que cette partie là au moins pourrait être communautaire, ce qui en limiterait d'autant plus le coût, vu que ça fait partie des rares domaines sur lesquels il n'y ait ni vraiment polémique, ni enjeux industriels énormes pouvant faire achoper des négociations. Honnêtement, combien coûteraient 2 navires hôpitaux de grand gabarit, sans doute achetés d'occasion pour ce qui est des coques? Combien coûterait un équipage complet ou faisant place à un effectif donné de volontaires professionnels issus d'ONG? Et à partir de là, combien coûteraient 1 ou 2 autres navires avec un petit radier pour jouer le complément de cette "offre" humanitaire? Et leurs équipages avec évidemment. Au global, tout compris, un coût d'achat étalé sur 5 ans et un coût annuel d'entretien et de mise en oeuvre opérationnelle?
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Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
Il pointait juste avec humour que tu n'en as pas, mélangeant comme tu le fais des accusations globales sur tout et n'importe quoi, le grand mot dans ce registre étant le "système" capitaliste, des récriminations particulières sur l'endettement public ou les retraites comme si tout cela était une seule et même chose, un "système" qui se tient et fonctionne comme ça. Faut être un peu cohérent et structuré pour prétendre avoir des arguments et accuser les autres de ne pas en avoir. Surtout quand en plus le sujet, lancé par toi, concerne la défense du territoire et que tu utilises juste ça comme prétexte pour faire un récital de slogans faciles et superficiels sur "le système". -
Le Mindef/Minarm - Successeurs - Nomination - bilan et actions
Tancrède a répondu à un(e) sujet de zx dans Economie et défense
Pas besoin de 150 lignes: la question n'est pas de savoir si une personne est compétente ou non, volontaire/couillue ou non, si cette personne a des idées pertinentes ou non, pour en faire un ministre de la défense qui fait quelque chose. La seule question qui vaille, pour foirer ou réussir à ce poste est de savoir si elle a derrière elle un "poids" politique, ce que les Américains appellent "political capital". Disposer d'un groupe parlementaire propre, ou d'un groupe de députés/sénateurs au sein d'une plus large formation est la façon la plus évidente d'avoir ce poids. Contrôler une partie significative de l'électorat d'une zone géographique en est une autre, avoir une place certaine (prosaïquement, ce qui te permets de contrôler des attributions de postes, de candidatures, de budgets de campagne) dans un appareil de parti..... En sont d'autres. Enfin, il y a, plus subtilement, les notions d'influence, de réseaux de connaissance et de conviction auprès de ceux qui votent les lois et budgets, ou auprès de ceux qui décident, généralement une chose qui vient chez les "vieux routiers" de la politique qui ont tissé leur toile sur le long terme, dans un milieu où la confiance et la fidélité n'existent pas. Avoir l'oreille du président n'est même à cet égard, et surtout pour les ministères aux budgets importants (et pas que par leurs budgets) où trop d'intérêts et de circuits de décision se croisent. NKM, figure-toi que je l'aime bien: elle a des couilles, elle a de la personnalité, elle est maligne et elle s'efforce de prendre une certaine hauteur de vue, en plus d'avoir une expertise particulière sur le domaine informatique et son intégration dans les systèmes de gestion et décision (attention cependant à son frangin, dont l'intérêt commercial est bien senti). A t-elle les capacités individuelles d'être un bon décideur? OUI! Mais là n'est pas la question, c'est aussi con que ça. Un mindef n'est pas là pour être un expert de la défense, mais pour être un bon manager d'équipe attentif et ouvert aux impératifs de tous les domaines spécialisés et spécifiques qu'il arbitre, mais plus encore, pour avoir un poids politique pour pouvoir avoir sa propre autonomie de décision, ne pas être qu'un factotum du gouvernement (il doit pouvoir défendre son pré carré), influer sur la décision parlementaire.... NKM N'a que le premier registre de cette liste. Exception toutefois; son expertise et du travail peuvent lui donner, à la marge, une certaine capacité de réforme dans les domains "peu voyants peu politiquement sensibles", à savoir essentiellement l'optimisation de processus et structures de gestion (somme de petites rivières qui pourraient, bien managées, faire un vrai fleuve), et peut-être ce dont elle parle dans cet article (milieu où elle connaît du monde), à savoir chapeauter une vraie structure naissante de guerre informatique, si tant est que les lobbies des industriels du secteur ne bouffent pas toute la place. Mais problème aussi à cet égard: moins de 2 ans avant les élections = peu ou pas de décisions. -
Ca ce serait du prêt ponctuel; la question serait plus d'avoir une task force avec au moins une partie permanente, purement européenne, à défaut de pouvoir être nationale. Ca permettrait de développer un savoir-faire particulier en plus d'avoir une capacité permanente.
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Tombé par hasard dessus :lol:! Regardez le nom prévu pour la dernière frégate de classe Acquitaine :lol:: qui fait ces trucs là?
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Je sais pas si ce point a plus de pertinence sur le topic Royal Navy ou ici, mais bon. Le cas des Royal Marines est terrible: si la RN descend à 29 000 personnels, il faut compter que les RM, en l'état, y représentent autour de 7000 personnes, et vont certainement s'en prendre plein la tronche, surtout au vu de l'ambiance dans la Navy, qui vit mal le fait que les capacités de transport soient moins visées que leurs navires de haute mer (seule alternative si le lobby des RM est fort: une Navy à 22 000h :O?). Seulement les RM, avec 7000 personnels dont seulement une partie d'opérationnels, sont déjà une petite force amphibie. Complète, bien intégrée, certes, mais en termes de capacités combattantes, ils sont pour ainsi dire au minimum de conservation de l'ensemble des savoirs-faires. De deux choses l'une: - soit ils vont carrément morfler et être réduits en termes de capacités, et pas qu'un peu - soit ils vont être "rétrocédés" à l'Army, pour préserver "les comptes", et c'est l'Army qui fera des suppressions plus nombreuses dans ses effectifs propres, avec une partie compensée par l'arrivée comptable des RM
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Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
La difficulté n'est pas/ne serait pas que logistique: il ne suffit pas de décréter la conscription pour qu'elle se fasse, et encore moins pour qu'elle se fasse bien. La logistique est vraiment la dernière des difficultés, même s'il est vrai que pour une conscription d'ampleur national, l'armée n'a de toute façon plus aucune structure, de l'administration jusqu'à l'entraînement et à l'hébergement, pour encadrer plus de 5% d'une classe d'âge à peu près correctement. La question n'est pas vraiment là; il faut une volonté nationale et une acceptation populaire même minimale (résignation du plus grand nombre): cet esprit a disparu graduellement à Rome à partir du IIIème siècle (mais pas dans les populations des frontières.... Etrange ;)?), et l'idée de conscription, même limitée, a été une antienne tentée sous toutes ses formes sous l'Ancien Régime sans jamais trouver de solution efficace ni rencontrer un succès, même minimal, qui n'aie pas à être accompagné de recrutements de force et d'accroissements forcés, et à grands frais, des forces "professionnelles". Même la féodalité, sorte de conscription élitiste auprès d'une "caste guerrière", n'a que rarement pu fonctionner efficacement. Et à la Révolution, la conscription a suscité quelques menus problèmes: soulèvements partout (dont certains importants comme la Vendée), fraudes, désertion importante.... Faudrait revenir sur terre et se rendre compte que, hors d'un cadre particulier qui a correspondu à la conjugaison d'un moment historique exceptionnel (l'éveil et le surdéveloppement de la citoyenneté nationaliste au XIXème siècle et dans la première moitié du XXème) et de menaces immédiates et gigantesques aux frontières, la conscription universelle n'est PAS quelque chose de "naturel" et d'accepté par une population, et qyu'à moins d'être TRES entretenu (maintien d'une menace proche, attention portée aux abus du système, surtout par les élites qui peuvent s'en affranchir), ce n'est pas un système qui peut durer longtemps. La "suspension" du SN est juste une suppression qui n'a pas osé dire son nom: garder la possibilité légale de le relancer sans délai ne veut rien dire car l'essentiel n'est pas là. -
Tant qu'à faire, pour ceux qui veulent croire à une PESD, ce serait vraiment pas le plus idiot des investissement, étant donné que les marines nationales ont déjà du mal à assumer leur rôle de guerre; autant que l'Europe occupe le créneau de la diplomatie navale "peace and love". 2 ou 3 navires hôpitaux de grand gabarit ne seraient pas un investissement délirant. y'a t-il des spécifications particulières pour la construction de tels bâtiments, ou l'aménagement d'un navire "normal" est-il suffisant? Par exemple, vu qu'il y a des salles d'opération, y'a t-il un besoin accru en matière de stabilisation du machin? Y'a t-il besoin d'un petit radier pour jouer les mini-hubs à bonne capacité pour les va et viens d'embarcations-ambulance? Par ailleurs, l'idée d'une telle diplomatie pour l'UE ne serait pas complète; envisager ce navire comme le capital ship d'une task force humanitaire incluant aussi d'autres types de navires, soit détenus en propre soit prêtés par roulement par les pays membres qui le peuvent, donnerait une capacité et une image qui concourerait autrement de la gesticulation maritime que les habituels bons voeux impuissants et les chèques ultérieurs invisibles aux yeux du plus grand nombre. Ainsi, il pourrait y avoir: - un convoyage organisé et centralisé des moyens lourds et personnels des ONG (qui ont toujours des problèmes de transport dans les grandes urgences comme Haïti ou l'Indonésie-Sri lanka post Tsunami, ou même les "petites" urgences comme à Gaza en 2009) - des routines de coopération entre ces ONG et les militaires dédiés à cette task force - un petit navire atelier-transport de matériels pour les installations et réparations d'urgence de zones dévastées - un navire de commandement, militaire ou non, pouvant opérer quelques hélicos pour les fonctions de secourisme et recherche Que tout ou partie de cette task force soit permanente ou opère par roulement avec les forces existantes, il y a moyen de bricoler un outil intéressant et politiquement valable pour pas forcément très cher (navires civils). En tout cas le genre d'outil qui peut rapporter politiquement bien plus qu'il ne coûte, l'important dans cette capacité étant de pouvoir apporter rapidement une aide multispectre qui soit aussi une présence sur zone incontournable et place des personnels européens partout. Pour la main-d'oeuvre, tant qu'à faire, y'a des ONG partout en Europe, et généralement de taille petite ou moyenne, qui ont du mal à gérer les cas d'urgence et les événements de grande dimension (même l'UNICEF): qu'une telle task force puisse aussi jouer les convoyeurs pour eux, les coordinateurs, la base-vie et les centres d'opérations serait une rationalisation en soi (et réduirait les besoins en personnels militaires).
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Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
Exagère pas: 2000 ans, c'est pas vraiment le trip.... Même la route de la soie n'existait pas :lol:. Disons que le processus date plutôt des grandes découvertes.... Mais le niveau de vie moyen en Europe comme dans le monde est toujours meilleur qu'à cette époque :lol:. -
Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
Si une nouvelle Allemagne/URSS était aux portes, soit une menace "immédiate et massive", la conscription pourrait-elle être recréée sans que ça gueule TRES fort (malgré l'urgence) et que ça refuse? Cela pourrait-il se faire maintenant? Cela pourra t-il se faire dans 20, 40 ou 60 ans? Le point de la question est aussi de dire que la conscription ne se décrète pas si facilement, qu'elle correspond à un "état d'esprit" national d'acceptation à divers degrés (allant du "beurk mais y'a pas le choix" à "vive la patrie, vive la nation" :lol:), et que les composantes de cet état d'esprit sont plutôt en FORTE régression ("lien" à la nation, individualisme....). L'urgence d'une menace proche et massive évite généralement ce délitement: sans cette menace, ça peut disparaître très vite. -
Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
Dis ça aux pans entiers de l'économie, et donc de ceux qui y bossent, qui se retrouveraient sans activité et sans le moindre espoir de voir une quelconque croissance leur en redonner, avec ta "vision". C'est aujourd'hui même plus une vue de l'esprit. Mais encore une fois, peut-être qu'encore aujourd'hui, la Suisse pourrait faire machine arrière, si ET SEULEMENT SI il y avait une menace perceptible non pour les experts seulement, mais pour la majorité du corps électoral. Les Suisses ne suivent pas le modèle européen, ils alignent leurs ressources sur le niveau perceptible de menaces, moment historique toujours lié à une baisse de l'intensité de l'esprit citoyen et du sentiment d'avoir quelque chose de commun à défendre. La question est, dans l'Europe telle qu'elle est: à partir de quand, si une telle menace immdiatement et évidemment perceptible surgissait, les sociétés auront vu ce lien suffisamment s'affaiblir pour qu'il soit impossible de recréer une exigence comme celle de la conscription universelle sans avoir à se prendre un putain de coup de pied au cul façon invasion? -
Efficacité des systèmes tactiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Plutôt peu que prou: elles sont encore alignées, casernées, entraînées et agglomérées en tant qu'unités de spécialité/arme. Même tes Royal Marines chéris ;) sont encore groupés ainsi, en grands bataillons, même si leur niveau plus élevé de battle readiness implique sûrement un entraînement interarme plus poussé et un regroupement sur moins de bases qu'une unité équivalente de l'armée. Le fait est que, surtout avec une unité interarme intégrée, et encore plus à cet échelon réduit, les logiques changent radicalement. L'unité vit en spécialités/armes seulement à l'échelon compagnie/escadrons, et travaille la majorité du temps en sous-groupements (gabarit compagnie renforcée) interarmes complets, le tout constituant un petit univers de 1200h à tout péter dans le cas norvégien. En termes de hiérarchies et cursus (pour le coup réellement interarme), de relations de travail, d'équipes permanentes, de circuits et réflexes de décision.... Ca n'est en rien une chose neutre. Il n'y a pas d'unités permanentes dans une arme qui soit plus grande que la compagnie. -
Efficacité des systèmes tactiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Le point de l'exemple norvégien est justement de montrer que c'est AU SEIN de leur brigade Nord que les unités organiques sont faites: - les battlegroups interarmes sont les unités organiques permanentes et intégrées où se fait l'entraînement permanent, apparemment interarme dans sa dominante - l'entraînement de spécialité est géré par les "directions" permanentes administratives de la brigade, rassemblées en régiments/bataillons de formation - la brigade est aussi leur seule grande unité projetable, donc elle a aussi un EM projetable qui organise des manoeuvres avec les 3 battlegroups et les éléments de soutien et appui supplémentaires Géographiquement, pour la garnison et la vie de tous les jours, ce sont les battlegroups la permanence et la référence: ce sont eux les unités intégrées qui sont sur la même base. Il y a inversion de la logique: l'entraînement de base et les formations de spécialités se font au sein des bataillons spécialisés de la brigade, réserves des savoirs-faires, mais en dehors de ça, chaque formation entretient son propre savoir-faire chez elle mais s'entraîne et manoeuvre au quotidien en interarme surtout. Il n'y a plus de bataillons d'infanterie ou de chars, plus de régiment d'artillerie.... Organiques. Ils ne sont là que pour la formation initiale et les formations de spécialités avancées. A côté de ça, la brigade Nord étant aussi une grande unité opérationnelle, elle dispose de moyens propres à son échelon, notamment les super spécialités comme le NBC, une compagnie de pathfinders.... Mais ce serait difficile, voire impossible, de créer une telle dynamique et un tel esprit de corps à l'échelon brigade, à moins d'avoir autre chose, comme l'homogénéité d'une identité comme celle des Chassurs alpins, de la légion, des marines.... Les Norvégiens n'ont qu'une seule formation "traditionnelle", soit un bataillon d'infanterie légère normale qui fonctionne encore à cette échelle, c'est leur bataillon de Gardes. Evidemment, la Norvège n'a qu'une brigade pro et déployable, le reste de leur armée étant une formation de home defense. Mais ce qui est fait et géré à cette échelle peut être fait à l'échelon de chaque brigade en France ou en Angleterre. Sans connaître la façon dont ils gèrent leurs parcs matos lourds, la PEGP montre qu'une telle unité n'aurait pas nécessairement besoin d'avoir une base Mat complète dans chaque brigade, juste de quoi entretenir et opérer un parc d'entraînement quotidien suffisant. Vu que aujourd'hui, la règle est le combat interarme à petits échelons et non la concentration permanente en grandes formations, le "fight as you train, train as you fight" recommande plutôt cette interarmisation permanente à l'échelon le plus bas possible. Ca n'empêche en rien de maintenir une aptitude aux manoeuvres à plus grande échelle plusieurs fois par an, le but étant plus d'avoir beaucoup d'unités autonomes capables d'opérer des concentrations ponctuelles et rapides optimisées par les progrès du C4ISR que d'avoir des grandes formations entraînées avant tout à opérer comme telles et ne déployant que des détachements réduits. En OPEX de maintien de la paix, ça peut passer, mais y'a un échelon de référence auquel le chef tactique doit réfléchir en permanence, et celui actuellement n'est pas adapté. -
Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
La Finlande a la Russie comme voisin: y'a des chances que ça les laisse suffisamment nerveux pour ne pas "rationaliser". La Suisse jusqu'à la fin de la Guerre Froide oui, mais depuis? Réduire le contingent annuel de façon continue, ça se fait avant tout en réduisant les périodes d'entraînement et de rappel (ou alors de faire une conscription inégalitaire), donc en réduisant la qualité pour réduire la quantité, ce qui baisse aussi bien l'efficacité que la résilience (la capacité globale à encaisser les pertes tout comme la résistance individuelle de soldats moins formés). le terme "sous soldat" est peut-être abusif, ou en tout cas méprisant, mais le fait est là: quand tu réduis massivement un volume de force sur une armée de conscription, ça veut dire que tu ne conscris qu'une part réduite de la population (auquel cas, faut de sérieuses justification) ou que tu réduis drastiquement la durée du service, donc la qualité des troupes et leur disponibilité. Dire que le soldat conscrit suisse d'aujourd'hui vaut son homologue de la guerre froide, c'est peut-être très poli à l'égard des Suisses, mais ce n'est pas vrai. Et vu les plans du ministère suisse de la défense, c'est pas parti pour s'améliorer. La Suisse n'a aucune menace a ses portes ni loin (la Russie n'inquiète plus), ce qui impacte les considérations de sécurité; et elle a "l'épaisseur" de l'Europe pour la protéger de n'importe quoi, le tout couvert par l'Oncle Sam. je n'émets là aucun jugement de valeur ou ne préconise la stupidité ou la pertinence de telles évolutions; je dresse les quelques certitudes qu'on peut avoir quand aux scénarios qui surviennent dans de telles circonstances. Et le point est juste que sans menace directe et palpable, aucun système de conscription ne tiendra jamais même à moyen terme. Et l'entretenir même à minima n'a pas non plus une grande espérance de vie politique. La question n'est pas de le souhaiter ou non, ni de trouver ça lamentable ou admirable, mais juste de constater que c'est comme ça. A partir de ce constat, faut faire avec, et à ce compte là, autant investir. En plus, comparer à la Suisse et à la Finlane est encore plus illusoire pour plusieurs raisons: - petits pays soudés/homogènes (culture et/ou ethnie et/ou histoire) = consensus plus facile, moins de diversités/divergences majeures - aucune nécessité de dépense expéditionnaire (sauf éventuellement pour un peu de figuration): la Défense, c'est vraiment au sens le plus strict et rien d'autre - petit pays ET grands voisins/menaces La France ne peut réfléchir en aucun de ces termes. -
Efficacité des systèmes tactiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Laquelle? il en a fait beaucoup :lol:.... Celle d'Afrique, la plus chère? Il faut noter que sous Justinien, les finances publiques ne se sont jamais aussi bien portées. Le principe du sujet est quand même juste de se limiter au système tactique terrestre, donc les unités organiques interarmes élémentaires et la grande unité principale à laquelle elle peut être intégrée, pas de réinventer tout le dispositif interarmée d'une puissance expéditionnaire ou ajuster la chose au format d'armée à définir selon des finances données. L'exemple norvégien, justement, était là pour donner le principe de la chose, détachée du reste, soit en fonction de quel "pion" (vu du niveau stratégique) pertinent de base une armée moderne devrait être repensée. C'est plus limité que définir à quoi va ou devrait ressembler l'armée française du simple soldat jusqu'à l'orbat interarmée dans toutes les dimensions. -
Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
C'est pas forcément une mauvaise idée, et c'est de fait ce que font nombre de pays développés de taille réduite depuis un bail (Australie, Norvège....): avoir une "home force" et une petite force expéditionnaire projetable hyper ultra sophistiquée/équipée. Problèmes: - la posture, l'influence et ce que ça amène au pays sont directement dépendants aussi bien de la nature des forces projetables (GAN, SNAs, forces au sol autonomes, AWACS....) que de leur volume - la conservation d'une home force développée qui n'est pas une réserve pour combler les trous des armées opérationnelles correspond à une menace proche. La Finlande est voisine de la Russie, la Norvège n'est pas dans l'Europe et, même sur le plan OTAN, est un peu éloignée du domaine principal, l'Australie est seule sur la scène Asie pacifique.... Pour la France, cette situation n'existe pas, donc le maintien d'une telle force dépend uniquement de la volonté du politique de maintenir un esprit citoyen fort.... Autant dire que c'est mort: voire le cas suisse. - réduction du volume de forces projetables, donc potentiellement impliquées dans la vraie baston = réduction des prcs de matériels nécessaires, déjà très réduits = fin totales de commandes nationales pouvant justifier économiquement une industrie autonome = mort totale de l'indépendance et de tout espoir de la voir revenir Suggestion délirante: - maintien d'un format minimum tournant autour de 80 000h projetables pour l'AdT, dont entre les 2/3 et la moitié dans les armes de première ligne (Infanterie, Cavalerie, Artillerie, Génie, commandement déployable.... Bref, ce qu'il y a dans les brigades interarmes) - création de 4 à 6 brigades de "Gardes Nationaux" destinés à faire les suppléants dans les OPEX calmes, et surtout à opérer sur le territoire, pour Vigipirate, les catastrophes naturelles.... Et avoir un entraînement minimal de "home defense" - organisation des forces professionnelles en une trentaine de battlegroups permanents autonomes, mais avec de quoi en projeter entre le tiers et la moitié pendant que l'autre tourne, l'équipement des autres restant en parcs/entraînement. La variable d'ajustement budgétaire devenant non l'organisation humaine ou la quantité de matériel mais la "battle readiness" des parcs matériels -
Le problème d'un tel système, en termes politiques et économiques, est qu'il sera toujours à la traîne des systèmes offensifs qu'il est supposé parer, en bref, qu'il sera toujours censé répondre bien plus qu'il ne pourra jamais anticiper. L'effet fondamental est celui de condamner à une éternelle dépense pour rester au niveau dans cette version extrême de la dialectique de l'épée et du bouclier. En bref, c'est une structure d'investissement permanente, soit un système et une organisation US-made pour capter de façon organique une part (destinée à être sans cesse croissante) de l'investissement de défense européen. C'est une sorte d'impôt permanent de facto, une quote part des budgets qui, comme la dissuasion, devra être comptée à part. Pour les ricains, c'est une autre manière de mieux maîtriser.
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Efficacité des systèmes tactiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Dernière tentative avant de laisser tomber: la Norvège actuellement a commencé à adopter la structuration autour de battlegroups interarmes permanents, plutôt que de perpétuer le modèle des unités regoupées par armes. Résultat de compression budgétaires/d'effectifs sans doute, mais les forces norvégiennes sont sans doute les mieux financées d'Europe par tête d'unité et tête de soldat, et comme toute structure réduite mais confrontée à un besoin urgent et à une volonté réelle, elles se sont adaptées plus vite qu'ailleurs, même plus vite que les forces hollandaises, connues pour leur aptitude à faire au mieux avec peu. Ainsi, leur seule grande unité de manoeuvre professionnelle, la Brigade Nord, est organisée autour de cette force de combat organique de 3 bataillons interarmes permanents. La seule autre unité de mêlée permanente, le régiment de la Garde, est elle encore un bataillon d'infanterie légère professionnelle. Même s'ils ont encore l'appellation de leur arme d'origine, ces 3 bataillons interarmes sont de fait des formations standardisées et fonctionnant ensemble pour l'entraînement comme pour le déploiement et la vie de garnison: - le Panserbataljonen - le Telemark bataljon - le 2. Bataljon Ils s'articulent autour de: - 1 escadron de "cavalerie" qui est une unité de reconnaissance composite incluant des forces antichar/reco sous blindage (CV-90), des unités d'observation d'artillerie, des snipers et de l'infanterie légère - 1 escadron de chars lourds - 2 escadrons "d'assaut", infanterie mécanisée sur CV-90 - 1 escadron de soutien et appui complet dimensionné pour le bataillon: logistique, matériel, medevac, mortiers lourds, ainsi que le soutien et la protection de la base de commandement et logistique du battlegroup - 1 batterie d'artillerie de 155 Nul doute que ces unités intégrées en permanence développent et développeront de nouvelles logiques d'organisation, de hiérarchie, d'esprit de corps.... De fait, un commandement d'une telle unité n'est pas du tout la même chose que dans des unités fonctionnant sur le mode réservoir-task force. -
5 brigades multirôles, plus 1 spécialisée (Air Assault), et la brigade RM à part? Il y a 9 brigades interarmes aujourd'hui (10 avec la brigade RM), et ils annoncent la suppression d'une seule.... Comment cette équation est-elle résolue? Y'a 2 brigades virtuelles dans le tout? En tout cas, ça ressemble plus à une logique de brigades-réservoirs à battlegroups qu'autre chose. Et si chacune de ces 5 brigades a des chars, ça veut dire pas de suppression de régiments de chars, mais que c'est quasiment toute la réserve en parc qui saute, donc conservation de 2 rgts pleins, de 3 plus réduits et de 5 "Formation Reconnaissance" regiments pour aller avec ce format de 5 grands pools. Ou alors les rgts de chars seront tous alignés sur le même modèle, à 58 ou 44 MBTs ou un format intermédiaire. Mais du coup, outre des effectifs administratifs et de soutien déployable, ce sont aussi des unités d'infanterie qui vont disparaître. Sans compter les unités "dimensionnantes" qui vont dégager, notamment dans les transmissions et moyens de soutien au commandement: compression du nombre pour un renforcement plus ou moins réel des capacités de celles qui restent. Au global, moins d'unités interarmes déployables en plus de la compression des effectifs dans l'absolu. Mais y'a quelque chose qui colle pas dans cette arithmétique. Bon point cependant, les Brits semblent plus commencer à réfléchir sur la logique de battlegroups effectivement déployables comme pion essentiel du dispositif et unités "de compte" réelle à partir de laquelle tout est organisé et dimensionné. Y compris dans les capacités d'encadrement à grande échelle, apparemment réduites à un seul gros EM déployable comme capacité maximale. c'est à la fois intelligent au niveau purement national, vu qu'ils dimensionnent exactement selon leur capacité de déploiement, et inquiétant pour le reste en ce que le dimensionnement est calculé pour être encore plus dépendant des USA. EDIT: ca y est, pigé! Les saloperies de politiques! C'est pas une brigade dans l'orbat actuel qui va être giclée.... Mais une brigade multirôle dans l'orbat futur :lol:. Outre la brigade Rm et la brigade Air Assault, il devait y avoir 6 brigades multirôles toutes faites sur le même modèle (1 rgt de char, 1 rgt formation reconnaissance, 1 d'infanterie blindée sur Warrior, 1 d'infanterie méca sur Bulldog et 2 bataillons légers, avec les appuis et soutiens autonomes). C'est l'une d'elle qui dégage avant même d'exister :P. Ce sont donc bien 7 brigades en tout que les Brits auront, avec suppression de 3-4 bataillons d'infanterie, ce qui va commencer à faire léger vu que leurs bataillons pèsent au max dans les 500-600h (total infanterie hors RM = 16-17 000h environs).
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Et si on se recentrait sur la défense du territoire ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Itt dans Conflits probables
T'as pris un abonnement chez lui, ou les mouches te tentent plus que tu ne veux bien l'admettre, canaillou ;)? Même dans le cas hypothétique d'une attaque vraisemblable sur le territoire métropolitain, n'avoir que les moyens de la défense de dernière ligne (ses propres frontières), c'est se condamner à foirer: plus tu portes ta défense loin, plus tu anticipes et peut frapper l'adversaire potentiel chez lui, vers ses bases, moins sa menace pourra être importante. En plus, phénomène simple: la France décide de devenir la Suisse Finlande. Outre le retour à une économie de pays en voie de développement, qu'est-ce que ça implique? Une "défense citoyenne" totale, sans la moindre menace? Ca fait des millions de citoyens formés à être des sous-soldats en juste quelques mois avec au mieux un petit rappel annuel, pour se préparer vaguement à un ou deux scénarios hypothétiques (donc faux) parce qu'il n'y a pas de menace concrète à laquelle se préparer.... Et pas d'adversaire même fantasmé. Pour se préparer et s'équiper, c'est moyen (se préparer dans l'absolu et dans l'abstrait, ça donne pas grand-chose). Et c'est de la dépense pour que dalle, soit un gâchis monumental. Résultat, les politiques s'en aperçoivent vite et font comme la Suisse actuellement, avec ce pain béni politique du secteur défense pour le coup totalement inutile: tout est divisé par 10. Autre option: le minimum quantitatif et maximum qualitatif dans la seule optique de préservation des savoirs-faires et de capacités de remontée en puissance. Pas forcément stupide dans le principe.... S'il faut excepter le fait inévitable de la même rétrogradation économique et politique via le retrait de facto des grands circuits, réseaux, marchés, approvisionnements de l'économie mondiale. Parce que même si le fric non investi dans l'appareil militaire est bien employé dans la croissance économique (déjà douteux), ls marchés sont déjà pris, et chaque milliard reconverti ne donnera pas beaucoup dans ce changement de posture économique, ou en tout cas pas grand-chose avant des décennies, et rien du tout pour compenser les places qui seront perdus dans les secteurs actuels où la France est bien placée mais qui dépendent de sa posture internationale. Dur pour une économie qui sera alors sous dépendance totale de la protection US. Sans compter que maintenir purement artificiellement des capacités de remontée en puissance militaires dans tous les domaines n'est pas gratuit, et ne serait pas forcément l'occasion d'énormes économies.