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Tout ce qui a été posté par FATac
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Ca me fait de la peine de voir ce fil inactif. =D Je n'ai pas vu passer l'information au sujet du premier vol du Typhoon banc d'essai pour le CAESAR. L'IPA 5 (ZJ700) a pris l'air, à Warton, le 28 février, après 18 mois de modifications intensives pouvoir accueillir le nouveau radar de l'Eurofighter. Ainsi, depuis aout 2012, le chantier a consisté à le porter au plus près du standard de la tranche 3 pour faciliter l'intégration du nouveau capteur. Il a fallu implanter de nouveaux points de fixation pour accrocher le radar et son mécanisme de repositionnement à la cellule, aménager de nouvelles alimentations électriques, augmenter les capacités de refroidissement et ajouter quelques éléments système. Enfin, c'est fait ... toutes les modifications sont accomplies, l'avion est sorti de chantier et a pris l'air. Maintenant, il ne reste plus qu'à faire voler le Radar dans l'avion ... O0
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<Joke on> A lire vos réponses, je n'ai capté que "Cole Porter", influences musicales obligent ...
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Crise financière mondiale [info only]
FATac a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Je suis aussi d'accord, mais il faut aussi savoir raison garder. Les garanties aux conséquences plus vastes que prévues font déjà des ravages dans la banque de détail depuis 4 ou 5 ans : les accords Bâle 2 ont imposé une cotation des clients en fonction de leur activité et du niveau de risque qu'ils représentent. Cette cotation ne tient pas compte, par ailleurs, des encours, des avoir, et de la couverture du risque dont peuvent disposer ces clients. Là où ça devient croquignolet, c'est que les clients sont regroupés par entités, par cellule, de proche en proche, lorsque des liens peuvent être mis en place. Ainsi, il devient possible, bancairement, de se retrouver associé avec le conjoint de l'un de ses enfants. Que celui-ci ait un incident de paiement dans le même établissement, un compte qui persiste en solde (faiblement) négatif parce qu'il ne le gère plus et hop, c'est tout le groupe qui se retrouve déclassé - quels que soient les actifs disponibles par ailleurs, à quel que niveau que ce soit. Or, s'il y a déclassement, il y a prise de provision pour couvrir le risque. C'est automatique, les banques n'ont pas eu le choix, elles ont dû implanter ça dans leurs systèmes informatiques. Du coup, la provision est directement proportionnelle aux avoirs en compte. La banque passe une belle provision pour tout vos avoirs (épargne, assurance-vie, PEA, livret, etc.) simplement parce qu'un compte de votre gendre ou de votre bru reste obstinément débiteur (alors même que son livret à côté suffirait à éponger la créance). Ainsi, la provision est astronomique et totalement virtuelle. En attendant, elle intervient dans le monde réel en réduisant le résultat avant impôt, ce qui limite celui-ci et la contribution des banques à l'activité de l'état - ainsi que la distribution de bénéfices aux actionnaires (dividendes) ou au salariés (participation). Ce n'est que partie remise, puisqu'il y a reprise de provisions lors d'un retour à meilleure fortune des comptes déclassés, mais globalement, il y a un petit matelas qui se balade en permanence en provisions, hors de la réalité économique. L'état commence d'ailleurs à se pencher dessus et le Trésor Public tape régulièrement sur certains établissements ou certaines agences lors de contrôles : les provisions étant déconnectées de la réalité, même si elles sont imposées par la réglementation bancaire, elle font l'objet d'un redressement pour l'impôt sur les sociétés ... double peine. Lorsque les banques (ABF) sont soumises à la pression du dividende et des actionnaires, ces doubles ponctions (provisions et redressements) les incitent à chercher d'autres marges pour assurer leur PNB, leur résultat et tutti-quanti. Au final, c'est le client qui paiera pour un système vicié - mais pas par choix du système bancaire français qui, lui, subit tout ça. Et là où ça va devenir génial, c'est avec Bâle III dont l'application stricte est imminente : selon votre cotation, vous n'aurez plus votre crédit au même taux (comme les banques ou les états avec leur note d'agence de notation lorsqu'ils se refinancent sur les marchés). Vous allez l'apprécier le petit con dont votre fille s'est entichée lorsque son découvert permanent de 7,33 € va vous couter 1 point sur le taux du crédit de l'aménagement de votre cuisine ou du remplacement de votre berline. Je précise que tout ce qui est dans ce message (aux marges du HS), sauf le dernier point sur Bâle III, est du vécu (direct ou indirect). J'ai de bons rapports avec mon banquier et ai plusieurs occasions d'avoir des regards inside, même à des niveaux qui brassent les euros par millions ... -
Crise financière mondiale [info only]
FATac a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Sauf qu'il y a une distorsion entre la garantie accordée (celle des dépôts) et la perception qu'en ont les agences de notation (qui couvre tout l'établissement). C'est cette distorsion qui attribue des notes différentes. Ce sont ces notes différentes qui donnent des taux différents. Ce sont ces taux différents qui faussent la concurrence. Et pour régler ce problème de perception, on propose de donner un coup de hache pour bien séparer des activités qui sont déjà, structurellement, distinctes ... alors qu'il suffirait d'y regarder de plus près ou de chausser des lunettes. -
Crise financière mondiale [info only]
FATac a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Et l'équivalence avec la subvention est quelque chose de très relatif et qui peut être sujet à caution. Les banques concernées sont les banques mixtes mêlant banque d'affaires et banque à réseau. La garantie des dépôts des épargnant par l'état pour la banque à réseau est supposée "contagieuse" par les agences de notations qui ré-évaluent la partie banque d'affaires avec un critère plus favorable dans leur notation. Du coup, ces banques mixtes bénéficient de taux plus favorables sur les marchés, ce qui leur permet d'économiser 48 milliards par rapport aux taux qu'elles auraient obtenus sur la seule notation de leur partie affaires. Donc, déjà, ce n'est pas de l'argent perçu en plus dans les caisses de ces banques, mais des dépenses en moins. Je comprends que cela reste en travers de la gorge de ceux qui n'en bénéficient pas, et à mon avis ce sont eux qui sont derrière cette charge. Ensuite, parler de subventions publiques cachées est un peu fort car ces dépenses en moins ne résultent pas d'une action publique et ne pèsent absolument pas sur le budget national tant qu'il n'y a pas de défaut de paiement et de faillite. Tant que ce n'est pas arrivé, on ne sait pas jusqu'où l'état exercera son pouvoir de garantie. Seulement sur les dépôts des banques de détail, ou bien aussi sur les créances des banques d'affaire ? Enfin, la supposition de contagion est faite par les agences de notation. Si le système existe tel qu'il est et bénéficie aux banques mixtes, c'est à cause de supposition infondées (caractère contagieux des garanties) et, je serais tenté de dire par manque de discernement. C'est limite dramatique quand on voit les impacts que peuvent avoir les avis de ces agences de notation - finalement, cette distorsion de concurrence en est un de plus, d'ailleurs. Avant de songer à réglementer une fois de plus et de trancher dans le vif pour séparer les activités de détail des activités financières, il serait peut être sage de proposer aux agences de notation d'évaluer la note "financière" des banques mixtes sur le seul aspect de la qualité de leur véhicule financier puisque la plupart de celles-ci portent leur activité de marché dans des structures spécifiques. Ahhh ... mais j'oubliais ... ce serait porter un coup inadmissible à l'autonomie et l'indépendance des agences de notation. Un diktat insoutenable, une ingérence intolérable de la politique dans les affaires ... -
Une petite question, en passant. Le rail qui sera utilisé pour les MICA en point 3 sera t'il le même que celui utilisé en point 2, notamment par les appareils de DA/PO ? Et le pylône est il commun ou bien s'agit il d'un accessoire spécialisé, dédié, propre à chaque point ?
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Le Mindef/Minarm - Successeurs - Nomination - bilan et actions
FATac a répondu à un(e) sujet de zx dans Economie et défense
MAM avait une "stature d'homme d'état" que n'avaient pas certains de ses prédécesseurs et successeurs. C'est à mon avis un bon motif pour le ressenti positif qu'a eu son ministère. Elle a cependant dû, sur la fin, faire de plus en plus de sacrifices qui lui ont été imposés en même temps qu'une certaine disgrâce politique, ce qui fait qu'elle a perdu de son aura. Cependant, elle a remarquablement duré à ce poste, et ce n'est pas anodin. Joxe jouissait d'une popularité relative dans l'ADLA et la Marine Nationale. Pour la verte, je ne sais pas. Chevènement a crispé et cristallisé des ressentiments autour de ses amitiés et de ses prises de position. Giraud a été très efficace, sans briller ni s'imposer personnellement. Le type qui sait ce qu'il veut et qui bosse dans l'ombre pour le construire patiemment et l'obtenir au bout du compte. Je n'ai pas de souvenir particulièrement marquants de Quilès, Bérégovoy, Léotard, Millon, Richard, Juppé ou Longuet, pour ne parler que de ceux des 30 dernières années. -
[Fiction, of course] I live again... BD
FATac a répondu à un(e) sujet de TMor dans Matériels: à l'épreuve du feu
Je réponds avec un peu de retard ... Quelques posts plus haut, j'évoquais déjà cette série (Missions Kimono) puisque les tomes 13 et 14 présentaient des phénomènes lumineux et des spirales aériennes ... Là, si je ne m'abuse, c'est une page extraite du tome 15 paru en librairie vers la mi-mars (1 tome par an, vers mars-avril). Sinon, si le temps et l'envie de t'y remettre te reprennent ... tu as des lecteurs qui t'attendent, TMor. ;-) -
Crise financière mondiale [info only]
FATac a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Ca nous éloigne de la défense, mais vis à vis des banques, en Europe continentale et particulièrement en France, il y a un moment ou les politiques et certaines technostructures vont devoir sortir de leur schizophrénie. On ne peut pas à la fois dire ça : Et en même temps rejeter la faute de manque de vigueur de la reprise économique sur les banques qui ne prêtent pas assez ou qui ne prennent pas assez de risques en soutenant l'innovation ou l'entreprenariat. Si une banque doit immobiliser des fonds propres en regard des créances qu'elle octroie (l'objectif réglementaire est de 12% d'ici quelques mois/années), et qu'en plus elle doit mettre la main au porte-monnaie - en plus du risque de perte qu'elle prend - sur ses engagements ... bah la solution la plus simple, c'est de ne pas s'engager. Dans ce cas, elle tourne en mode "caisse d'épargne", elle ne prend les dépôts, ou ne gère en créances que des dossiers sains, voire sur-sains, avec double ou triple garantie ... et tout le monde se retrouve le bec dans l'eau avec une économie au ralenti. Il ne faut pas se leurrer, ni trop se scandaliser des résultats que les banques vont afficher dans les mois/années qui viennent : ils vont tout faire pour avoir un résultat le plus gros possible pour pouvoir en recycler une partie en fonds propres pour rejoindre les seuils réglementaires qu'ils n'ont pas encore atteint. C'est ça ou diminuer leur activité ... Et voire même, certains établissements vont se séparer de certaines activités, de certains sites ou de certains collaborateurs afin de dégager un résultat encore plus important dans ce but - un peu à l'image de ces comptables qui désindustrialisent pour assurer le bénéfice de certains groupes. Le secteur de la banque de détail est malade de la réglementation ... je connais des banquiers qui rêvent d'une grève du zèle, d'une application stricte de la réglementation qu'on leur impose. S'ils respectent tout scrupuleusement, un retrait au guichet, c'est 1h de parerasserie et de vérifications. Une ouverture de compte : 3h. Une instruction de dossier de prêt à la consommation : la journée. Un prêt immobilier : 2 à 3 jours. Un prêt à l'entreprise : plus d'une semaine ... et encore, il n'est pas sûr que le dossier puisse être bouclé tant les entreprises sont légères dans la fourniture des pièces pourtant indispensables à la constitution du dossier (fourniture des comptes et du bilan, divers extraits, K-Bis, etc ...). Le secteur bancaire est un secteur dont les agents sont très souples vis à vis de clients non coopératifs, alors même que la réglementation leur impose une rigidité extrême et inconciliable avec ces mêmes clients. -
[Le monde de l'ALAT] Aviation Légère de l'Armée de Terre.
FATac a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Hélicoptères militaires
Pour ma part, ça ne me choque pas tant que ça ... Il s'agit de 70% de la formation spécifique au type. La formation générale aux gestes techniques est déjà acquise. Les gars savent ce que c'est d'avoir une clé à cliquet en main. Il faut juste leur donner les voies d'accès, les procédures de démontage et les volumes utiles ou interdits d'accès selon les opérations. J'y vois aussi l'intérêt que c'est répétable à l'infini (simulation oblige), jusqu'à ce qu'ils aient parfaitement intégré la démarche des opérations à mener, avant de pouvoir l'effectuer au réel. Même si la sensation de l'opération réelle est indispensable pour ancrer l'apprentissage, cette répétition préalable me paraît intéressante. En plus, cela permet aussi de faire évoluer les procédures en testant, sans danger, des solutions alternatives sur le simulateur - au cours de la vie de l'appareil - ou même de gagner du temps en préparant au simu une manip qui s'annonce tordue avant de la réaliser en vraie grandeur et à coup sûr sur l'appareil. Par contre, je ne suis pas certain qu'il y ait encore beaucoup de pourcentages à gagner et à ajouter à la simulation. 30% de manipulation au réel me semble un seuil minimal pour une bonne appréhension de la mécanique (pour "l'intelligence de la main" comme le disait un ancien Premier Ministre). -
Il me semble qu'un des aspects de la discussion, c'est aussi l'acquisition de compétences à répartir sur Armasuisse et RUAG pour assurer, au cours de la vie des Gripen suisses, un MCO, une production locale d'une partie des pièces ainsi que la conception des éventuels upgrades et mises à jour. C'est sage et ça limite les possibilités de goinfrage que pourraient avoir des partenaires indélicats.
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Ben ... ce que disent les opposants, c'est justement que le prix d'achat est triplé AVEC MCO, pièces et upgrades. Du coup, je ne comprends pas du tout le sens de ta question. Peux-tu développer ?
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Le Mindef/Minarm - Successeurs - Nomination - bilan et actions
FATac a répondu à un(e) sujet de zx dans Economie et défense
Maintien de JYLD à son poste. Que l'on soit de son bord politique ou non, il faut quand même reconnaître qu'il connait ses dossiers et qu'il s'y implique. Avec lui, "faire de son mieux" et "dans un environnement contraint" (comprendre "avec très de fortes contraintes externes") prennent du sens. Pour ma part, je ne suis pas loin de penser que c'est le meilleur MinDef qu'on ait eu depuis Charles Hernu. Il faut mettre des bretons en tête de ce ministère ... têtus, pugnaces, parfois rustiques et toujours droits au point d'en être presque rigides ... il n'y a que les basques pour leur en remontrer. ;-) -
Il y a quand même la place de loger une boucle ... Belle photo ! Par contre, ils nous font un combo ! Ils versent de la Cristaline dans un gobelet PAF. Manquerait plus que la montre ne soit une Breitling. ;-)
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C'est presque ça ... Les recherches menées lors de la campagne initiale ont tapé "à coté" de la zone où étaient les boites noires alors qu'elles étaient encore actives. Par contre, après coup, en re-traitant les enregistrements sonar à la maison, ils se sont rendus compte qu'ils avaient peut-être capté des pings pendant la descente ou la montée du poisson en bordure du patch de recherche (à 2 reprises, les 22 et 23 juin 2009). C'est ce qu'il a fallu confirmer en affinant les modèles de traitement du signal, en remodélisant température/salinité/courants de la zone de manière a émettre une hypothèse de localisation. C'est sur cette hypothèse que la quatrième campagne de recherche a été lancée, 22 mois après le crash. Comme l'hypothèse était ténue, la stratégie de recherche a aussi pris la forme d'une recherche systématique, d'un quadrillage intégral autour de la dernière position connue. Cette quatrième phase des recherches a donc localisé l'épave de l'avion et a permis de cartographier le champ de débris. Ensuite, il a fallu une cinquième phase d'observation et d'identification des débris pour remonter tous ceux nécessaires à l'enquête et relever les corps. C'est finalement là que les FDR/CVR ont été retrouvés, le 1er et le 2 mai 2011.
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Je sais, c'est vieux, mais c'est tellement bon que cela aurait du être posté aujourd'hui, pas il y a 2 mois.
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'tain, c'est abuser ! Ils pourraient passer un coup de micro-fibre sur leurs tablettes quand ils savent que le photographe est là ! Pfff ... c'est tout l'esprit des revues qui s'évanouit dans cette armée ... =D Jolis clichés, en passant ...
- 7 506 réponses
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- a400m
- airbus military
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D'après vous, c'est quoi les deux lignes que tire le Vikramaditiya sur les premières photos ? C'est bien un porte-avion, pas un navire de pêche ! ???
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7 cocardes de victoires bien ciblées et un nose-art évocateur ... le photoshopeur de cette photo manque de talent avec son logiciel, mais pas du tout en provocation ! ^-^
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Vu le résultat actuel, je crois que cet oubli a été réparé. ;-)
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Il ne faut pas s'énerver comme ça ... tu te fais du tort.
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Mais il arrive parfois que ces composants de base soient aussi sérieusement problématiques : Ce n'est pas une exclusivité chinoise ... c'est plus une marque de puissance émergente cherchant à la fois à combler un certain retard et à faire des profits maximum, à tout prix, notamment sur les marchés extérieurs où ils deviennent incontournables.
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L’avion de combat « low cost » : mythe ou réalité ?
FATac a répondu à un(e) sujet de zx dans Divers air
Attention, les pièces "low-cost" pour un Tornado risquent de tourner au mirage ... L'article précise bien que "certaines" pièces sont peu couteuses à fabriquer de la sorte. Néanmoins, la prudence impose de se demander si c'est le cas de toutes les pièces, ainsi que si la pièce, produite et approvisionnée traditionnellement, ne serait pas moins coûteuse. Et là, l'article reste opportunément muet : aucune affirmation et le seul sous entendu dans ce sens est la promesse d'économie miroitées. Pour autant, l'article reste aussi muet sur un autre aspect : le coût d'acquisition des machines de prototypage rapide - les fameuses imprimantes 3D - ainsi que des consommables associés pour produire les pièces souhaitées. Sur ces applications, on est loin de la machine "de salon", ou de celles que La Poste va mettre en service dans 3 bureaux parisiens. Produire un couvercle de radio pour le cockpit ne coûtera, effectivement, pas très cher. Sa production classique ne coûte certainement presque rien non plus. Des pièces pour le circuit d'air ont déjà quelques risques de coûter plus que la centaine de livre, selon les pressions auxquelles elles seront soumises et les garanties qu'il y aura à donner sur leur tenue ou leur criticité. Quant aux pièces de train évoquées, ce sont des pièces pour lesquelles il n'existe pas de "coût standard" puisqu'elles sont fabriquées à façon. Elles correspondent à des séries de Tornado différentes, sur lesquelles des évolutions dans le logement de train ont rendu les pièces incompatibles d'une série à l'autre. Du coup, la "cannibalisation" à laquelle certains échelons mécaniques ont recours pour maintenir la disponibilité devient impossible sans la fabrication de pièces, cales et semelles d'interface entre cellule et trains. BAe a, du coup, manifesté un intérêt précoces aux solutions de prototypage rapide pour accélérer la production et la fiabilité de ces éléments. La première étape a été la numérisation 3D des puits et des jambes de train pour faciliter la production CAO et MOCN de ces pièces d'interface. L'impression 3D est l'étape logique suivante pour accélérer ce cycle de production. Et là est, peut être, le vrai gain économique par rapport à la situation actuelle, sur un parc vieillissant, dont les unités subsistantes ne sont pas forcément issues de séries choisies pour être compatibles, et qui risque d'avoir encore à servir pendant une bonne quinzaine d'années.