Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

FATac

Members
  • Compteur de contenus

    13 813
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    98

Tout ce qui a été posté par FATac

  1. FATac

    F-22

    Synthèse de quelques informations glanées ici et là. Certaines ont probablement déjà été publiées … Les qualifications d'armements se poursuivent sur le Raptor. Le premier tir d'un AIM-9X a eu lieu le 17 Mai dernier, suivi, en Aout par un tir supersonique d'AIM-9X, en supercroisière à M 1.2. Dans le même temps, la mise à jour des chasseurs en unité vers le « Software Increment 3.1 » a permis les premiers tirs opérationnels de SDB (GBU-39), lors de l'exercice « Combat Hammer », sur le polygone d'entrainement de l'Utah. Cette munition n'avait, jusqu'à présent, été tirée que par des pilotes d'essais. Les problèmes d'hypoxie et de troubles respiratoires ne semblent cependant pas définitivement résolus, malgré la levée partielle des restrictions de vol. Avec la levée partielle de ces restrictions, les Raptor peuvent de nouveau se déployer hors de leurs bases, mais ne doivent pas s'éloigner à plus de 90 minutes de vol d'une piste de déroutement (regardez une carte du monde portant les zones couvertes en ETOPS 90 pour vous donner une idée). De plus, comme les altitudes de transit autorisées ne sont plus aussi favorables en termes de consommation, chaque déploiement DOIT être accompagné d'un ravitailleur. C'est pour cela que les 12 Raptor déployés de Langley à Kadena, au mois de Juillet, ont dû faire le tour du Pacifique, par l'Alaska et la Corée, et qu'ils restent soumis à des limitations d'altitude pour leurs vols au Japon (46000 ft au lieu de 60000 – 14000 m au lieu de 18000). Le problème d'hypoxie proviendrait d'un défaut de conception de la partie thoracique de la combinaison anti-G. Un clapet anti-retour défectueux aurait littéralement étouffé certains pilotes en maintenant leur veste gonflée et en les empêchant de respirer assez profondément. Les combinaisons sont en cours de re-conception, ainsi que les systèmes associés embarqués dans le cockpit. En attendant, les pilotes ne doivent plus porter la veste. De plus, un nouveau BOS (Backup Oxygen System) va être mis en place afin d'épauler la respiration du pilote en cas de retour de ce type d'incident. Par contre, les problèmes de toux des pilotes et des mécaniciens de F-22 n'ont toujours pas trouvé d'origine. Cela est particulièrement préoccupant dans le cas des pilotes car cette toux, importante lorsqu'elle se manifeste, dure 24 à 48h, empêchant la récupération des navigants et troublant leur sommeil. Une hypothèse repose sur une contamination des conduites et réservoirs du système respiratoire par des poussières, voire des débris d'usinage, mais rien n'a encore pu l'étayer. Une autre piste concerne des résidus du revêtement RAM qui subirait une ablation à haute vitesse et/ou haute température et qui serait absorbé par les prises d'air au niveau du compresseur du réacteur, avant d'être redistribué dans les systèmes de survie. Cela expliquerait l'aspect non-systématique du trouble.
  2. En tout bien tout honneur, mais je t'aime, aviapics. =)
  3. Il y a plusieurs autres problèmes dans cette procédure : - L'étude de réduction du risque, menée en 2010, et pour 10 M$ n'a pas levé ce lièvre. Elle est donc pour le moins incomplète, et inutile au vu de la situation actuelle. Légitimement, il serait cohérent de payer les 6 M$ demandés et de se faire rembourser les 10 M$ payés pour ça. - La mise à jour est un marché des FMS. Le fournisseur de la France, dans cette affaire, ce sont les USA, pas Boeing. Le surcoût de sous-traitance doit être, comme c'est le cas habituellement dans les dossiers bien ficelés, supporté par le fournisseur, pas par le client. Enfin ... bon ... c'est les USA, donc on paiera en s'estimant heureux de rester leurs amis, et en disant que ce n'est un surcoût que de 1% du dossier, donc que cette inflation reste bien maîtrisée. C'est pas comme si 6 M$ placés ailleurs dans le budget de la Défense pouvait se montrer utile, ni comme si on avait le choix pour l'interopérabilité de nos AWACS. [me=FATac]en mode amer[/me]
  4. Et pour ma part, je trouve que c'est le meilleur de la série, ou peu s'en faut. Magnifique réécriture de l'histoire de l'Amérique du Nord, dans laquelle on retrouve pas mal de personnalités des années 20 à 50. Par contre, le rapport avec la défense est assez lointain et c'est pour ça que je ne l'ai pas cité.
  5. En l'occurrence, ce qui s'est passé en Afrique du Sud, c'est que la flotte de Gripen a été clouée au sol pour des raisons budgétaires (http://www.air-defense.net/forum/index.php/topic,4960.msg482493.html#msg482493). Dire que c'est parce qu'il coûte trop cher est un raccourci excessif. Quand il n'y a plus de sous, il n'y a plus de sous ; que ce soit pour le "trop cher" ou pour le "pas cher". Un budget intégralement consommé ne l'est pas forcément par le seul fait de la maintenance ou de l'utilisation. Les Gripen SudAf pouvaient aussi avoir volé plus que prévu, d'où l'épuisement des enveloppes allouées.
  6. FATac

    [Rafale]

    Tant qu'on est dans le HS à tendance politique, juste pour montrer que le prisme de lecture ne tient pas ... Le propre d'un électeur un tant soi peu intelligent et autonome, c'est justement d'avoir une forme de schizophrénie qui lui permet d'adhérer à un courant politique dans lequel il reconnaît une part importante (à ses yeux) de ses idées, tout en étant capable de renoncer à celles qui ne sont pas adoptée par son champion, mais qui restent d'importance un peu moindre, mais néanmoins significatives aux yeux du sympathisant. L'électeur, s'il n'a pas cette forme de schizophrénie, n'est qu'un con (celui des "Elections, piège à cons !") ou un mouton. Il suit aveuglément un chef, une tendance, une idée. Quelle que soit la tendance politique de laquelle on se rapproche, je dirais qu'il est de notre devoir d'électeur et de citoyen de penser par nous même, d'accepter ce qui nous paraît juste et de contester ce qui nous paraît douteux, même venant de notre bord politique. Le débat peut se situer sur tous les sujets, et à tous les niveaux : de la base au sommet, et pas seulement dans l'affrontement politique bipolaire qui exclut toutes les nuances de gris séparant une majorité blanche d'une opposition ténébreuses (lesquelles échangent les rôles en même temps que le pouvoir). Malheureusement, des cons et des moutons, il y en a partout ... En outre, chaque électeur ayant son unique spectre de pensée politique, considérer un électorat comme un corps simple est plutôt réducteur. L'électorat n'est que la composante de toutes ses tendances, et les hommes politiques sont parfois très surpris de découvrir ce que pensent les personnes qui votent pour eux, prises individuellement (confrontation qui n'arrive, malheureusement, que trop rarement). J'hésite entre "Analyse personnelle sans fondement ni portée universelle" ou "Généralité superficielle, basée sur des a-priori au sujet d'une population dont la nature n'est ni connue, ni définie". En fait, cette sentence (et la mienne qui lui fait suite) n'apporte rien au débat, si ce n'est un abcès de crispation pour tous. Amalgamer la minorité visible et hurlante avec la masse de l'électorat silencieux, considérer la pluralité des électeurs et leurs différences individuelles comme un ensemble monolithique et idéologiquement pur et uni, cela ne me paraît pas suffisant pour établir de telles certitudes. Enfin ... bon ... on ne tirera rien de bon de telles discussions. C'est pour cela que je comprends et rejoins l'action du CCPSADNPDPS.
  7. FATac

    Le F-35

    Hé, hé, hé ! Prospère, youpla boum ! (air connu)
  8. FATac

    [Rafale]

    Oui, mais le calendrier, je le connais aussi. Après, tout est susceptible de glisser, dans tous les sens en fonction de vers où soufflera le vent ... De plus, la formation au METEOR arrivera avant les premières livraisons et après la qualification complète du missile et de son système sur le Rafale ... et là c'est une date que je n'ai pas mais qui peut néanmoins arriver avant le départ de notre nouvel ami britannique. Il me semble avoir lu que les anglais avaient déjà commencé ce type de formation, alors même que le missile n'est pas encore intégré sur le système d'arme du Typhoon, que cette intégration n'a pas de financement prévu et que les missiles en cours de livraison partent en stockage de longue durée au fur et à mesure de leur arrivée, en attendant des jours meilleurs. Je retrouverais où j'ai vu ça (mais c'était en VO, en plus).
  9. FATac

    [Rafale]

    Je ne suis pas parmi ceux qui savent, mais on peut y réfléchir ensemble ... A priori, je dirais que ce qu'il savent de leur monture dépend de leurs qualifications et de leurs missions. Je ne serais pas surpris que le degré de connaissance des subtilités, l'usage de SPECTRA et autres tactiques soit différent entre un équipier, un sous-chef de patrouille, un chef de patrouille ... De même, étant affecté au Neu-Neu, il a des chances de découvrir les subtilités de la reco, du tracé de routes tactiques, d'être formé au passage "juste à temps" sur les coordonnées de l'objectif et de savoir gérer le pod reco-ng. Par contre, je crois qu'il y a peu de chances pour qu'il touche à des armes stratégiques ou pré-stratégiques (ASMP-A, Scalp, ...). La GBU, l'AASM et le MICA, pas de soucis. Le METEOR cela dépendra du calendrier. Voila ce que j'en crois et que je crois prudent. Après ... la réalité ... c'est à voir.
  10. C'est dingue de voir la connerie de "la rue" (quelqu'en soit l'origine). Combien de ces manifestants ont vu eux-même le "film" incriminé ? Combien ont ils compris par eux-même ce qu'il s'y passait ? Combien sont capables d'avoir leur propre opinion à ce sujet, sans conformisme contraint ? Je serais presque tenté de considérer ces manifestants comme des moutons qu'on emmène à l'Aïd al-Adha : soumis, et bientôt sacrifiés. Et comme le sacrifice biblique, c'est un sacrifice qui ne sert qu'à démontrer une pure soumission ... sauf que dans les textes, les moutons sont envoyés par Dieu pour remplacer un enfant (et donc le sauver). En gros, tout ce bordel, c'est parce que l'imam ou le mufti local a entendu parler de quelqu'un qui a reçu un message pour lui dire que son cousin qui habite (choisissez un pays occidental) avait vu un commentaire sur internet au sujet d'un obscur pseudo-film qui manque de respect au Prophète et à tous les croyants ? Décidément, le règne spirituel (quelqu'il soit) m'est vraiment étranger quand il s'ingère dans le temporel. :-[
  11. Ce n'est pas spécifique aux anglo-saxons, mais plutôt propre à toute activité de business. De la même manière que pour avoir fréquenté de très près des commerciaux agressifs, je sais pertinemment que lorsqu'ils vous disent "franchement ...", "à vrai dire, ..." et "de vous à moi, ...", il n'y a rien de franc, rien de vrai, et rien de personnel ni confidentiel. A fuir absolument chez les marchands de meuble car c'est le signe d'un coefficient de marge plus proche du 4.5 ou 5 que du 2.5 ou 3 qui est d'usage (l'autre indicateur d'entubage étant la référence au supérieur hiérarchique qui doit valider la réduction consentie, même lorsqu'elle est marquée en gros sur les affiches du magasin).
  12. FATac

    Eurofighter

    Moi, mon troll'o'mètre a explosé au moment où j'ai lu F-35. :lol:
  13. FATac

    Eurofighter

    Puisque l'humeur est au troll, j'ai une bonne nouvelle : C'est déjà le cas ! Il vole (les budgets de développement) sur le dos (des autres programmes de recherche).
  14. FATac

    Eurofighter

    A priori, Rafale et Eurofighter seraient tous deux capable de super-croisière sans usage de la PC. C'est simplement pour gagner du temps (et même du carburant) qu'ils crantent un coup de boost juste au passage de Mach 1. Il est, à priori, plus économique de déclencher la PC pour une impulsion destinée à sortir de la zone transsonique plutôt que de rester englué autour du Mach pendant trop longtemps. Par contre, pour en revenir à l'Eurofighter, l'usage de l'ensemble du domaine supersonique est la "prochaine frontière", au moins pour la partie britannique du consortium. Ils souhaitent valider le largage de diverses munitions air-sol en mode supersonique, entre autres de manière à leur donner plus d'allonge. Comme cela risque d'être long et coûteux la priorité immédiate va être à l'emport supersonique de diverses GBU (mais pour un largage en subsonique). C'est, selon différents commentateurs, la clé d'un réel fonctionnement swing-rôle/multi-rôle car cela permet d'engager des actions air-air (un combat aérien ou une interception) sans compromettre la mission air-sol par un largage prématuré des charges destiné à récupérer la pleine capacité de manoeuvre et de vitesse. Les préoccupations autour de la super-croisière sont peut-être à mettre en rapport avec cette perspective.
  15. FATac

    Eurofighter

    A priori, ce n'est plus tout à fait vrai, même si c'était le cas jusqu'à un passé récent. Certes, mais cela n'empêche pas d'avoir une marge d'évolution assez large comme en témoigne le programme de mises à jour pour les 3 ou 4 prochaines années (élargissement du vocabulaire de la reconnaissance vocale, de son domaine d'action, une reconnaissance "free speech" plutot que "template based", ajout de fonctionnalités de reconnaissance d'objectifs sur le Captor et le Pirate, intégration d'armements différents, à la carte de chacun des pays du consortium, avec mutualisation a posteriori ... L'avionique du Typhoon n'est pas un monstre préhistorique. Elle reste moderne.
  16. FATac

    Eurofighter

    On s'en fout ... au bar de l'escadrille comme en combat aérien, c'est le premier qui descend l'autre qui a raison. Les démentis ne servent à rien ou presque. Il y a quand même une différence majeure de conception entre le "long moment arm" du Typhoon et le canard du Rafale qui pilote plus le décollement/recollement des filets d'air que l'attitude de l'appareil. Du coup, à vue de nez, je mets quand même un billet sur le potentiel de manoeuvrabilité supersonique du Typhie. Euh ... 1- Le Typhoon dispose de plusieurs outils (DASS, Praetorian, etc.) destinés à remplir le même rôle que SPECTRA, et je crois qu'il est dangereusement imprudent de les balayer d'un revers de la main et de surestimer les capacités du système français (aussi bon soit il). 2- Est-ce vraiment hors d'atteinte pour le Typhoon ? 3- Est-ce vraiment hors d'atteinte pour le Typhoon ? 4- Est-ce vraiment hors d'atteinte pour le Typhoon ? Et pour la conclusion ... on a peu d'éléments publiquement accessibles sur la discrétion effective du Typhoon, mais il a quand même un bon recours aux composites pour faire baisser sa signature, non ? Et son avionique n'a aucune raison d'être restée scotchée dans les années 90. Il est tout aussi au top que les autre. Le sous-estimer cet est une grave erreur ou une marque d'aveuglement.
  17. FATac

    Eurofighter

    Le PIRATE du Typhoon est aussi fait pour ça ... et étant plus récent de conception que l'OSF, il n'a peut être pas besoin d'une version NG ou d'un traitement des obsolescences. ;)
  18. Allez ... reprenons le développement uchronique ... Avec un peu de retard au démarrage du programme, liés à des découvertes lors de l'avancement du programme (fragilisation de l'acier par la radioactivité, difficultés de fonctionnement des mécanismes basiques en ambiance spatiale, sous vide et faible lubrification, et avec les dilatations différentielles liées aux écarts de températures), le programme ORION prend vraiment son envol vers 1966-1967. Ainsi, chaque mois, 2 vaisseaux quittent le pas de tir du Nevada avec 500 colons à bord et 4000 t de fret pour la construction de la base de New Washington, au pied de l'Olympus-Mons, sur Mars. Les russes ne sont pas en reste et ont une ambition intacte car ils construisent une base orbitale autour de Venus, utilisant les boucliers anti-radiation des convois successifs pour assurer la protection de leur chantier vis à vis du rayonnement solaire plus intense en orbite vénusienne que terrestre. Leurs équipages sont moins nombreux, mais les quantités de matériel expédié sont plus importantes, avec près de 10000 t de fret qui décollent chaque semaine. Il est vrai qu'il y a eu des pertes. Plusieurs vaisseaux ont été perdus pour des motifs divers : erreur humaine, malfaçon, erreur de pilotage, mauvais centrage de la cargaison - qui a eu un effet désastreux, le centre de gravité du vaisseau étant décentré par rapport au centre de poussée lors de l'accélération pour le voyage inter-planétaire. Le pire a été les 6 pertes américaines successives de l'automne 1966. Fin septembre, le premier des 6 vaisseaux perdus a explosé à 19 000 m d'altitude. Au moment de Noël, l'enquête montrera que c'est un défaut de conditionnement des ergols chimiques emportés pour gérer la descente dans l'atmosphère martienne qui a provoqué les catastrophes. C'est, d'ailleurs, toujours le point faible du programme et celui qui est responsable de 90% des accidents qui surviennent encore. Le carburant chimique pour les moteurs de contrôle de la gravité artificielle et pour les rétrofusées de l'amarsissage ou pour les manoeuvres spatiales, ainsi que celui destiné aux véhicules aériens employés sur Mars reste dangereux. Heureusement que la propulsion nucléaire des vaisseaux limite cet emport au strict nécessaire. La conquête spatiale paye un lourd tribu humain, avec près de 1000 pertes humaines par an, mais la conquête de nouveaux horizons est à ce prix. Une des conséquences de cette série d'accidents a quand même été une contamination importante de l'atmosphère terrestre. Ce n'est pas un soucis, mais l'humanité a du reconfigurer ses modes de développement : le développement vertical et la construction de buildings aériens a pris fin, au profit de la construction de complexes souterrains, ou bien sous dôme à atmosphère contrôlée. Le point positif, c'est que cela préfigure, pour l'ensemble de l'humanité, les futures conditions de vie sur Mars, Titan, Europe et Ganymède. Mécaniquement, cela a aussi permis une régulation de la population humaine et d'éviter l'emballement de la démographie, heureusement. En 1955, les démographes prévoyaient une population humaine de 4 milliards de personnes à l'horizon 2000, mais les contraintes de la vie sous dôme ou souterraine, ainsi que la contamination des espaces sauvage a provoqué une décroissance, notamment sur les populations primitives. Les pays en voie de développement se sont finalement rapprochés de leurs anciennes puissances coloniales pour assurer leur survie, et les conflits de décolonisation se sont gelés sur ces bases. Les constructions en cours permettent d'envisager sereinement une population de 1,2 Milliards de terriens en 2000, avec 3 Millions d'humains dans l'ensemble du système solaire. L'industrie électrique et électronique s'est adaptée aux contraintes générées par les départs quasi-hebdomadaires de vaisseaux Orion. Leurs décollages et le trajet circum-terrestre, jusqu'à ce qu'ils quittent le voisinage de notre planète, provoquaient des impulsions électro-magnétiques qui ont endommagé de nombreuses installations de convoyage électrique et ont contraint les opérateurs à revoir leur conception, à base de boucles plus courtes, avec des évacuateurs d'impulsion. Cela a donné le coup d'envoi à la micro-production généralisée, pour éviter les lignes HT et THT trop sensibles. Cela a aussi sonné le glas des installations électro-nucléaires trop grosses et à la production trop importante pour une distribution dimensionnée plus faiblement. Westinghouse se cassera la figure au cours de l'été 1970 et les principaux centres nucléaires travaillent en production graphite-gaz, mais ne fournissent plus d'électricité : ils servent principalement à l'enrichissement du combustible nucléaire destiné aux bombes de propulsion d'Orion. Ces IEM généralisées et répétées ont envoyé le développement de l'électronique dans une direction complètement opposée à celle qui s'amorçait. Les composants semi-électriques basés sur le silicium se montrent, finalement, peu fiables et trop sensibles, alors que les lampes montrent tout leur potentiel dans ce nouvel environnement. Toute l'électronique s'oriente donc vers ce domaine, et les efforts de miniaturisation se heurtent toujours aux surcharges dans les circuits à chaque tir. Ce n'est pas grave, les coûts baissent quand même, et on sait déjà que, en 1975, chaque foyer aura la télévision couleur pour moins de 200 $. On envisage des ordinateurs dans chaque maison vers 1990 ou 2000. Un cagibi de 6 m² devrait suffire pour loger la puissance de calcul nécessaire pour gérer la domotique d'un regroupement de 4 à 8 cellules de logement dans les complexes souterrains. Vers 1995, une nouvelle version gigantesque d'Orion sera envoyée vers Io. Ce vaisseau sera le premier équipé pour faire un voyage aller-retour, grace à sa construction symétrique, avec un propulseur à chaque extrémité, et un chargement thermo-nucléaire quadruple (pour l'accélération, puis la décélération, à l'aller comme au retour). Ce vaisseau devrait permettre de rapatrier 250 000 t de minerais précieux extraits des mines de ce satellite de Jupiter par les colons qui y sont installés depuis 1987. L'avenir de l'humanité s'annonce radieux, et ressemble fort étrangement à de la science-fiction des années 30 à 50. Tiens, tout ça me donne bien envie d'aller relire un ou deux exemplaires d'Astounding Stories. J'ai encore bon ?
  19. La propulsion chimique n'a rien à voir avec les difficultés liés au milieu externe, à l'agressivité de l'environnement, aux difficultés de pressurisation, de climatisation, voire de dimensionnement, qu'il soit structurel ou dans la conception de certains éléments ... et ne parlons pas des fausses manipulations aux conséquences dramatiques, comme les tests de circuits avec des tensions supérieures à celles prévues. La marmotte a oublié qu'Apollo 13 a frôlé la catastrophe en avril 1970 ; que Skylab a été inhabitable un temps, n'a jamais eu ses panneaux solaires totalement déployés, et que sa protection anti-météorites a été illusoire un bon moment, car elle n'a pas pu se déployer ; que le Soyouz du retour de Saliout 1 s'est dépressurisé en 1971, à son retour ; que Saliout 2 a été un échec de bout en bout ; que Cosmos 577 (un autre Saliout) a été perdu sur une défaillance de contrôle (qui a fait perdre la maîtrise de la propulsion. Que celle-ci soit chimique ou nucléaire n'y change rien) ... Non, visiblement, en 1970, ce n'est pas maîtrisé. Si la conquête de l'espace n'a pas été une litanie de catastrophes, il s'en est souvent fallu de très peu. C'était une véritable aventure, et les astronautes et cosmonautes ont été de vrais héros (et comme tels, leur vie n'avait finalement que peu de valeur avant qu'ils n'accomplissent leur destin). Là, on n'est pas loin de la pensée magique ! Admettons, pour pouvoir néanmoins développer l'uchronie ... Mouais ... Allez ... un vrai début de conquête fin des années 1980, juste avant la chute du mur ... Un premier pas sur Mars à cette époque, à la limite ... Les essais ayant été interrompus après la chute inopinée d'un convoi de chargement en bombes atomiques en 1972. Les Etats-Unis ont présenté leurs excuses officielles à la Chine, après que Pékin et sa banlieue aient été ravagés et durablement contaminés par la chute et la dispersion du combustible nucléaire. Le Vice-Président Spiro Agnew a assisté aux obsèques nationales organisées pour honorer la dépouille du Président Nixon, tout juste rapatriée après 45 jours de décontamination sur place. La reprise des vols a lieu en 1978, après une redéfinition complète du programme et de ses engins et après avoir évincé les industriels coupables de malfaçons dans la construction des modules d'acheminement vers l'orbite terrestre - soit disant par mesure d'économie, et sous le couvert du laxisme de certains agents de la Nasa qui ont aménagé certains des marchés attribués. Le premier vaisseau parti vers Mars en 1981 devient incontrôlable au bout de quelques jours. Son équipage (réduit) de 56 personnes a perdu la maîtrise du processus de chargement du moteur et celui-ci fonctionne de manière continue. Il ne reste qu'à attendre l'épuisement du chargement en bombes thermonucléaires pour envisager une expédition de sauvetage, à wattmille millions de kilomètre de la Terre. Expédition inutile car le vaisseau se brisera par contrecoup à l'arrêt du fonctionnement du moteur nucléaire. Le vaisseau n'avait pas été conçu pour encaisser un fonctionnement continu du moteur, et son arrêt brutal l'a fragilisé. L'équipage est totalement perdu. Après amélioration, un second départ a lieu en 1984. Tout est parfaitement fiable, et le vaisseau emporte une équipe entière de 200 colons en plus des 78 membres d'équipage. Nouvelle déconvenue avec des faiblesses découvertes (après coup, lors de l'enquête), dans le bouclier anti-radiation. La structure du vaisseau a été fragilisée, et sa taille l'a exposé à de trop grosses différences de pression du vent solaire, le tout s'est disloqué au bout de 10 jours de mission. Après, tout est allé mieux, mais depuis que ce 3e vaisseau est parti vers Mars, l'Union Soviétique s'est effondrée et la recomposition du monde économique et politique consomme des masses d'argent inouïes et font passer le projet Orion au 2e, 3e ou 4e rang. 456 terriens prennent pied sur Mars, y construisent une base dans laquelle il arrivent à vivre en toute autonomie, et sans espoir de retour vers la Terre. En 1995, les communications avec les 48 derniers colons encore en contact terrestre sont interrompues lors de l'attaque de leur position par les rebelles de la station, au terme de 2 mois de guerre civile de basse intensité (essentiellement des meurtres au couteau et des embuscades dans les couloirs de la base soumartienne (souterraine sur Mars, quoi). En 2005, les différentes sondes automatiques ayant survolé la base donnent toutes le même résultat : aucune trace d'activité humaine. Fin de l'aventure. J'ai bon ?
  20. Stormshadow, ce que tu dis est juste énorme. Relit l'aventure des programmes mercury, gemini et apollo. Il y en a des extraits qui traînent partout sur le web. Regarde à quel point on est passé près de la catastrophe, et si souvent. Dans les années 60, et même 70, l'espace est un milieu hostile dont l'homme découvre les contraintes. Il y a déjà eu du mal avec des vaisseaux emportant 1, 2 ou 3 hommes, des sorties extra-véhiculaires qui ont failli tourner à la catastrophe, et tu veux mettre en place des vaisseaux de plusieurs milliers de pax et de tonnes ??? La propulsion n'est vraiment pas le seul problème ...
  21. FATac

    M88 vs EJ-200

    Ce que j'en sais, à faire valider par ceux qui savent car ce n'est pas mon domaine de base. Le col de tuyère, c'est l'endroit ou sa section perpendiculaire à l'écoulement est la plus étroite. C'est le raccord entre la partie convergente et la partie divergente (de la tuyère, parce que, stricto-sensu, les turbo-réacteurs ont déjà une divergence de l'écoulement au niveau de la turbine et du canal de post-combustion). De ce que j'ai compris, le col de tuyère est un endroit où la vitesse d'éjection est physiquement limité à Mach 1, avec une pression et une température élevée en amont, et où s'opère le début de la détente dans le divergent (vers la pression et la température ambiante). Cette détente va voir la température et la pression chuter au profit d'une accélération de l'écoulement, et idéalement, elle devrait se passer intégralement dans la tuyère pour avoir le moins de pertes possible en diffusion non contrôlée dans l'environnement.
  22. FATac

    Mica VL

    Est-ce que ceci te donne un élément de réponse : http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=109499 ? Trop cher, plus de sous. Ni VL-MICA, ni même une paire de TETRAL ... Au mieux une veille IR pour renforcer les SIMBAD et les 2 30 mm de récupération. Le déficit AA est et restera.
  23. Et vice-versa. ;) Quant à la loi sur le blasphème au Pakistan, elle a été installée de telle manière qu'elle est devenue une des lois fondamentales du pays. La supprimer est à peu près aussi difficile que d'abroger notre constitution ou de nettoyer les amendements à celle des USA.
  24. FATac

    [Rafale]

    Depuis un terrain terrestre, je ne crois pas qu'il y ait de contrainte particulière. Le Rafale M n'est pas moins capable que le B ou le C depuis la terre. Par contre, je veux bien croire qu'il y ait des limites différentes pour le catapultage et l'appontage. Cependant, je crois me souvenir que la validation des configurations lourdes et super-lourdes, au départ et à l'arrivée sur le porte-avion, était justement l'objet de la campagne d'essais, en 2009, qui s'était soldée par la perte de deux appareils et d'un pilote d'essais. Après, même si les configurations sont ouvertes, les marins sont ils utilisateurs ou demandeurs ... c'est à voir.
×
×
  • Créer...