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Le point de vue de Lecornu différent de celui de Macron :

Via lefigaro :

 

EN DIRECT - Venezuela : Sébastien Lecornu dénonce une opération militaire américaine «illégale» et appelle à une transition démocratique

«Tout est illégal dans cette affaire. Le régime de Nicolas Maduro, le cycle électoral de 2024, l’opération militaire américaine qui contrevient à la Charte des Nations Unies», a affirmé le premier ministre devant l’Assemblée nationale.

Modifié par herciv
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Woaw, un excellent article de Roberto Saviano (celui de Gomorrah) dans Le Monde sur le narco traffic au Vénezuela. Attention, il ne légitime pas l'intervention américaine, (mais donne des infos relativement précises) , la conclusion pour le démontrer

"

La lutte contre le narcotrafic n’est pas un principe. C’est un levier. Elle sert à frapper, à négocier, à sélectionner des alliés. Trump ne cherche pas une transition démocratique au Venezuela. Il cherche à en contrôler l’issue. Un changement orchestré d’en haut permet de décider qui sacrifier et qui sauver. Le narcotrafic est l’outil parfait : il délégitime Maduro, justifie la pression, autorise des purges ciblées.

Rien n’indique toutefois que ce processus démantèlera le système. Certains noms disparaîtront. Pas le narco-Etat. Les visages changeront. Le récit changera. Pas l’économie criminelle."

Juste ceci pour démontrer qu'il légitime pas l'intervention et entrevoit les limites.

Mais le reste de l'article est bien plus détaillé sur le mécanisme de prédation du pouvoir vénézuelien et ses intérêts. J'ai toujours une certaine répugnance à partager les liens de médias qui, de temps à autre, font leur boulot. D'autres auront moins de scrupules, je leur laisse le soin. (et puis je n'ai pas trouvé le bouton citation, je dois encore être trop bourré). Mais l'article vaut le coup d'oeil :

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/06/roberto-saviano-ecrivain-le-venezuela-n-est-pas-un-etat-de-la-drogue-mais-un-etat-qui-utilise-la-drogue-comme-instrument-de-survie-du-pouvoir_6660763_3232.html

 

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Il y a 8 heures, GOUPIL a dit :

cela a peut être était dit  mais l'épouse de Maduro elle est responaable de quoi  pour être traitée à l'identique de son mari ?

Officiellement elle est aussi dans l'acte d'inculpation.

Officieusement, ca donne à l'accusation un levier de négociation avec Maduro : "si tu plaides coupable pour tels chefs d'inculpation, alors on te donne vingt ans de taule mais on abandonne les poursuites contre ta femme", ce qui permet aussi à l'accusation d'éviter d'aller au procès avec les risques que Maduro se défende bien des accusations (que je n'ai pas examinées mais que certains disent assez fumeuses formellement).

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Il y a 6 heures, Claudio Lopez a dit :

Oui , 32 membres cubains de la garde personnel de Maduro.

Ils n'ont pas été seulement abattus mais ils ont probablement tous été éxécutés. 

Je m'explique Quand j'ai vu le film "Zero Dark Thirty" , j'ai vu que les membres du commando ne se contentaient pas d'une balle pour neutraliser leur ennemi mais qu'une fois touché et couché, les seals ont plombé 2 balles supplémentaires leur ennemi à terre.   

Il ne s'agit pas d'un acharnement mais surement d'une mesure de sécurité pour s'assurer que leur ennemi ne soit plus une menace

Car avec une balle, si elle n'a pas touché le coeur, la tête ou une artère fémorale, une gaillard solide avec de la volonté pourrait encore se "réveiller" et resaisir son arme pour un dernier baroud d'honneur pour ne pas partir seul (ou actionner une ceinture explosive pour les djihadistes ). 

Du coup, il est probable que tout les membres de la garde de Maduro aient tous pris au moins 3 balles chacun , excepté peut être ceux abattus par les sniper. 

Peut être que je divague et que l'on va avoir des témoignages de gardes épargnés par les delta force, si un ancien commando ou soldat qui fréquente ce forum pourrait confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Sujet sensible. Tactiquement, dans l'instant, oui tu as raison. 

Mais la Team 6 (Red Squadron il me semble, celui avec l'indien en symbole) en particulier est devenu célèbre pour le pratiquer en mutilation, extension du scalpage. Le NYT a sorti une série d'articles sur ça. Un des gros débordements de cette unité.

https://theintercept.com/2017/01/10/the-crimes-of-seal-team-6/

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il y a une heure, Polybe a dit :

Sujet sensible. Tactiquement, dans l'instant, oui tu as raison. 

Mais la Team 6 (Red Squadron il me semble, celui avec l'indien en symbole) en particulier est devenu célèbre pour le pratiquer en mutilation, extension du scalpage. Le NYT a sorti une série d'articles sur ça. Un des gros débordements de cette unité.

https://theintercept.com/2017/01/10/the-crimes-of-seal-team-6/

Le "canoeing".

https://en.everybodywiki.com/Canoeing_(war_crime)

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La sauvagerie. Il n'y a que ça de vrai

Trump a décidé que Maduro devait dégager. Et oui, c'est un criminel et un dictateur qui a conduit son pays à la ruine financière, tandis que lui et sa famille se sont enrichis... mais Maduro non plus n'est pas un saint !

 

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https://www.foreignaffairs.com/united-states/shock-waves-venezuela (6 janvier 2026)

Les décisions de Trump dépendront également des choix que feront les responsables vénézuéliens. S'ils défient la Maison Blanche en refusant de céder les droits pétroliers ou de réduire leurs liens avec Cuba, Washington pourrait à nouveau attaquer le pays, comme Trump l'a déclaré à plusieurs reprises. Mais la coopération semble être la voie la plus probable. Rodríguez, en particulier, est réputée pour son pragmatisme. Elle a peut-être condamné les attaques de Washington, mais ces déclarations pourraient refléter la nécessité d'apaiser les partisans de la ligne dure du régime et ses rivaux potentiels, tels que Diosdado Cabello, ministre de l'Intérieur, de la Justice et de la Paix. Elles pourraient également viser à détourner les soupçons selon lesquels elle aurait contribué à livrer Maduro. 

Quoi qu'il en soit, il ne faut pas les prendre au pied de la lettre. Selon un article du Miami Herald, l'année dernière, Rodríguez et son frère, personnalité politique influente qui vient d'être reconduit à la tête de l'Assemblée nationale, ont présenté aux responsables américains un plan dans lequel elle remplacerait Maduro et collaborerait avec les États-Unis, en échange du maintien de son système. (Selon l'article, Rubio aurait bloqué cet accord.)

Rodríguez est également moins engagée envers Cuba que ne l'était Maduro, ce qui, selon les médias, serait dû à sa frustration face à l'incapacité de Cuba à payer de manière fiable le Venezuela pour ses livraisons de pétrole. Au moins certains responsables de l'administration Trump ont déclaré au New York Times, à titre officieux, qu'ils pensaient pouvoir travailler avec elle. En fait, si elle ou d'autres responsables du régime ont secrètement collaboré avec les États-Unis pour renverser Maduro, ce qui semble possible, alors la coopération avec Washington est peut-être déjà en cours.

Trump a une autre raison de limiter ses exigences envers Rodríguez : s'il le fait, elle sera plus encline à les accepter. La plupart des responsables américains ne souhaitent probablement pas attaquer Caracas à nouveau. Une telle initiative, loin d'imposer l'obéissance, risquerait plutôt de semer le chaos. Un accord limité – soutien à Rodríguez en échange d'une augmentation des livraisons de pétrole et d'une réduction de l'aide à La Havane – représente donc le chemin de moindre résistance pour les deux parties.

Bien sûr, pour que le Venezuela coopère avec des demandes fussent-elles restreintes ou larges, quelqu'un doit contrôler le pays. Pour l'instant, ce sont toujours les frères et sœurs Rodríguez. Mais ils sont confrontés à de puissants adversaires potentiels, notamment Cabello, qui exerce une influence sur les paramilitaires vénézuéliens, ou colectivos, ainsi que sur la police nationale et une partie des services de renseignement du pays.

Il pourrait vouloir empêcher Caracas de coopérer avec la Maison Blanche, qui le considère avec une grande méfiance. (Cabello a été inculpé par le ministère américain de la Justice pour trafic de drogue, aux côtés de Maduro.) Si Cabello ne parvient pas à convaincre Rodríguez de suivre ses demandes, il pourrait essayer soit de la destituer, soit de rendre le pays ingouvernable.

Dans ce cas, beaucoup dépendrait de la décision du chef des forces armées vénézuéliennes, Vladimir Padrino López, troisième centre de pouvoir du régime. À l'heure actuelle, il est impossible de dire de quel côté il se rangerait, ni s'il serait capable de maintenir l'unité de l'armée si les luttes intestines s'intensifiaient sérieusement.

Si Rodríguez collabore avec Trump et conserve le contrôle de son pays, alors le régime latino-américain soumis à la plus forte pression immédiate pourrait ne pas être celui du Venezuela. Il pourrait s'agir plutôt de Cuba. L'île dépend de l'aide vénézuélienne et se trouvait déjà dans une situation désastreuse avant même que Trump ne fasse capturer Maduro. L'économie cubaine est en ruine. Le tourisme, sa principale industrie, a chuté d'au moins moitié par rapport à son niveau d'avant la pandémie, sans aucun signe de reprise.

Si Washington coupe désormais Cuba de la quasi-totalité du pétrole vénézuélien – le blocus naval américain ayant déjà stoppé certaines livraisons –, le réseau pourrait s'effondrer. La Havane se tournera certainement vers d'autres pays pour prendre le relais, mais elle a peu de chances de trouver beaucoup de fournisseurs. Le Mexique envoie actuellement du pétrole, mais en moins grande quantité que les années précédentes. Trump ayant menacé à plusieurs reprises d'attaquer le territoire mexicain, les responsables mexicains ne sont pas susceptibles d'augmenter leurs livraisons pour le moment. Le Brésil ne semble pas non plus disposé à remplacer le Venezuela, car le président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, connu sous le nom de Lula, qui se présente à sa réélection l'année prochaine, sait que cela compromettrait ses relations récemment améliorées avec Trump et pourrait entraîner une ingérence électorale. La Russie, mise à rude épreuve par son invasion de l'Ukraine, et la Chine ne sont pas non plus susceptibles de combler le vide.

Si La Havane, généralement épargnée par les coupures d'électricité prolongées, venait à plonger dans le noir, le régime pourrait être confronté à des manifestations de masse aussi importantes, voire plus importantes, que celles de juillet 2021.

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https://responsiblestatecraft.org/europe-venezuela/ (6 janvier 2026)

Lorsque la Russie a envahi l'Ukraine, la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a déclaré que « la souveraineté, l'intégrité territoriale et la condamnation de l'agression comme outil de politique sont des principes fondamentaux qui doivent être respectés dans le cas de l'Ukraine et à l'échelle mondiale ».

Il ne s'agissait pas de simples paroles. L'UE a adopté pas moins de 19 séries de sanctions contre l'agresseur, la Russie, et a alloué près de 200 milliards de dollars d'aide depuis 2022.

On pourrait donc s'attendre à ce que l'UE condamne l'attaque unilatérale des États-Unis contre le Venezuela au début de l'année 2026, qui a entraîné l'enlèvement de son dirigeant Nicolás Maduro. Or, rien de tel ne s'est produit. En fait, l'UE a déjà démontré son approche sélective de la légalité internationale lorsqu'elle n'a pas condamné ses violations à Gaza avec autant de véhémence qu'elle l'a fait en Ukraine, détruisant ainsi la crédibilité de l'Europe dans les pays du Sud et auprès de nombreux citoyens européens.

Au lieu de cela, la réponse de l'UE à l'attaque du président Trump contre le Venezuela a été un chef-d'œuvre d'esquive. Les dirigeants européens ont publié des déclarations vagues, toutes identiques, s'engageant avant tout à « suivre de près la situation » au Venezuela.

Ce spectacle lamentable a vu le chancelier allemand Friedrich Merz affirmer que les circonstances juridiques de l'action américaine étaient « complexes ». Son homologue grec Kyriakos Mitsotakis est allé encore plus loin, rejetant les questions juridiques comme étant inopportunes — une position imprudente pour un dirigeant engagé dans des conflits de souveraineté qui couvent depuis longtemps avec la Turquie.

À la suite de ces contorsions, Kallas a publié une déclaration tiède au nom des 26 États membres de l'UE, qui a réussi à éviter de rejeter l'attaque américaine contre le Venezuela comme cause principale de la « crise ». Au contraire, elle semblait approuver les arguments de l'administration Trump en faveur de la guerre, en faisant référence à l'illégitimité de Maduro, au trafic de drogue et au crime organisé transnational, malgré la conclusion des services de renseignement américains selon laquelle Maduro ne jouait aucun rôle opérationnel dans la gestion des cartels de la drogue.

Il convient de noter que l'ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Dominique De Villepin, un conservateur gaulliste qui s'était opposé à la guerre en Irak au Conseil de sécurité des Nations unies en 2003, a été tout aussi cinglant dans sa condamnation de la position de Macron. Il a critiqué le président français pour ne pas sembler réaliser que l'Ukraine et le Venezuela sont « interconnectés ». Il a déclaré que le fait de ne pas s'opposer à l'attaque américaine contre le Venezuela et « à ce qui se passe au Moyen-Orient » (en référence aux guerres d'Israël) affaiblit la position de l'UE sur l'Ukraine.

La question est de savoir ce que l'UE peut réellement faire pour dissuader les États-Unis [au Groenland], à part publier davantage de déclarations d'inquiétude ? Ayant externalisé sa sécurité aux États-Unis, défini la guerre en Ukraine comme existentielle pour son propre avenir et refusé de rechercher des solutions diplomatiques autonomes, l'UE est désormais totalement dépendante des caprices des États-Unis et, en raison de sa position sur Gaza et maintenant le Venezuela, dépourvue de toute sympathie internationale.

En réalité, si les États-Unis envahissaient le Groenland, l'UE se contenterait probablement de publier une nouvelle déclaration exprimant une inquiétude générale. Certains, comme le président letton, ont déjà suggéré que les « besoins légitimes des États-Unis en matière de sécurité » (non précisés et sans doute inexistants) devaient être abordés dans le cadre d'un « dialogue direct » entre les États-Unis et le Danemark.

Il ne devrait donc pas être surpris si, à un moment donné, d'autres dirigeants européens lui conseillent de résoudre les différends entre la Lettonie et la Russie dans le cadre d'un « dialogue direct avec Moscou, en tenant compte des besoins de la Russie en matière de sécurité ». C'est ainsi que la vassalité conduit non seulement à une perte croissante d'influence de l'Europe sur la scène mondiale, mais menace désormais directement la cohésion interne de l'OTAN et de l'UE.

L'UE se trouve aujourd'hui au bord du précipice. À l'avenir, elle peut continuer à suivre la voie des « principes sélectifs », se consolidant davantage en une entité dont la parole n'a guère de poids au-delà de sa chambre d'écho. Ou bien elle peut saisir cette occasion pour passer du statut de vassal à celui de leader, ce qui implique parfois la capacité de dire « non » à un allié puissant. Les précédents établis par les réactions à l'attaque contre Caracas ne sont guère encourageants.

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Il y a 4 heures, Rob1 a dit :

Officiellement elle est aussi dans l'acte d'inculpation.

Officieusement, ca donne à l'accusation un levier de négociation avec Maduro : "si tu plaides coupable pour tels chefs d'inculpation, alors on te donne vingt ans de taule mais on abandonne les poursuites contre ta femme", ce qui permet aussi à l'accusation d'éviter d'aller au procès avec les risques que Maduro se défende bien des accusations (que je n'ai pas examinées mais que certains disent assez fumeuses formellement).

Jamais les USA ne feraient un chantage aussi abject... hein, qui Ethel ? et en plus elle aurait été exécuté ??? nan, c'est pas possible.

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Pour remercier Trump de l'avoir attaquer le Venezuela lui doit plusieurs dizaine de millions de barils ... un peu moins de 3 milliards de dollars.

Donald Trump affirme que le Venezuela va remettre de 30 à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis

Le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi que le Venezuela allait « remettre » jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, en affirmant qu’il contrôlera les revenus générés, en tant que président américain.

« Je suis ravi d’annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité », a affirmé Donald Trump sur sa plateforme, Truth Social. « Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis », a-t-il ajouté.

https://www.lemonde.fr/international/live/2026/01/07/en-direct-le-venezuela-va-remettre-au-moins-30-millions-de-barils-de-petrole-aux-etats-unis-assure-donald-trump_6660411_3210.html

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il y a 40 minutes, g4lly a dit :

Pour remercier Trump de l'avoir attaquer le Venezuela lui doit plusieurs dizaine de millions de barils ... un peu moins de 3 milliards de dollars.

Donald Trump affirme que le Venezuela va remettre de 30 à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis

Le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi que le Venezuela allait « remettre » jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, en affirmant qu’il contrôlera les revenus générés, en tant que président américain.

« Je suis ravi d’annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité », a affirmé Donald Trump sur sa plateforme, Truth Social. « Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis », a-t-il ajouté.

https://www.lemonde.fr/international/live/2026/01/07/en-direct-le-venezuela-va-remettre-au-moins-30-millions-de-barils-de-petrole-aux-etats-unis-assure-donald-trump_6660411_3210.html

On est niveau caïd de cours de récré qui fait du racket à la sortie de l'école en menaçant les autres de leur casser la gueule s'ils caftent la.

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il y a 1 minute, Tyler a dit :

On est niveau caïd de cours de récré qui fait du racket à la sortie de l'école en menaçant les autres de leur casser la gueule s'ils caftent la.

La force du projet c'est justement sa simplicité et son efficacité ... ça fonctionne parfaitement.

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Au Venezuela, la première mesure de Delcy Rodriguez est répressive

Trois jours après l’enlèvement de Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines, Caracas a pris un décret de « commotion extérieure », sorte d’état d’urgence qui octroie des pouvoirs élargis au chef de l’Etat et qu’avait préparé Nicolas Maduro en septembre face à la menace d’une « agression de l’empire américain ».

Un calme précaire et beaucoup d’expectative. Au Venezuela, et en particulier dans la capitale, Caracas, la population est sur le qui-vive, trois jours après l’enlèvement du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, au terme d’une opération qui a fait au moins 56 victimes, selon un bilan établi par les autorités cubaines et vénézuéliennes.

« La tension et la peur sont palpables », rapporte sous couvert d’anonymat une Vénézuélienne présente dans la capitale. « Les gens sortent pour faire le strict nécessaire, leurs courses, le plein d’essence ou se rendre au travail pour ceux qui doivent y aller, mais l’activité tourne à demi-régime, corrobore une autre Caraqueña. Ils craignent de nouvelles attaques et des flambées de violence car la situation reste très confuse. »

Bien que sporadiques, des manifestations pro-Maduro ont été organisées à l’appel du régime, à l’instar de la « grande marche de femmes » qui s’est tenue mardi 6 janvier dans les rues de Caracas pour demander la libération du dirigeant et de son épouse, Cilia Flores, détenus aux Etats-Unis. Contrairement aux images de la diaspora en fête dans plusieurs villes du monde, aucune célébration n’a lieu au Venezuela.

Et pour cause. L’une des premières mesures entérinées dès le 3 janvier par le régime a été la déclaration d’un décret de « commotion extérieure », sorte d’état d’urgence qui octroie des pouvoirs élargis au chef de l’Etat et qu’avait préparé Nicolas Maduro en septembre face à la menace d’une « agression de l’empire américain ». Il a été mis en place alors même que le Venezuela n’est pas en guerre et que la nouvelle cheffe de l’Etat par intérim, Delcy Rodriguez – jusque-là vice-présidente –, a annoncé qu’elle coopérerait avec les Etats-Unis.

Le décret habilite l’exécutif à réquisitionner les biens jugés nécessaires à la défense nationale et à suspendre certains droits, tels que celui de réunion et de manifestation publique. Il ordonne notamment la recherche et l’arrestation de « toute personne impliquée dans la promotion ou l’attaque de l’armée des Etats-Unis ». Et il n’est pas rare que les forces de sécurité fouillent le contenu des téléphones portables en ce sens.

Le chavisme se recompose sans Nicolas Maduro

A Guaraque (Mérida), la police a d’ailleurs communiqué sur l’interpellation de deux hommes de 64 et 65 ans qui avaient « célébré l’enlèvement de Maduro ». Dans l’Etat de Tachira, le gouverneur, Freddy Bernal, a prononcé un discours mettant en garde ceux qui seraient tentés de faire des « blagues stupides » sur la capture du président. Et dans les rues de Caracas, les « colectivos » – des groupes paramilitaires armés – ont défilé à moto, installé des barrages dans les rues de la ville et scandé : « Toujours loyaux, jamais traîtres. Douter, c’est trahir », lors de patrouilles menées dans la nuit du 5 au 6 janvier ; ils étaient accompagnés du ministre de l’intérieur, Diosdado Cabello.

Signe de la tension ambiante, le Syndicat national des travailleurs de la presse du Venezuela a dénoncé, lundi, l’arrestation de 14 journalistes – dont 13 travaillaient pour des médias internationaux. S’ils ont été libérés sans avoir été présentés au tribunal – un a été expulsé du pays –, le syndicat s’est alarmé de « la fouille des équipements, du déblocage des téléphones, de la surveillance des appels et des messages ».

Finalement, tout a changé, mais rien n’a changé, et le Venezuela ne peut que retenir son souffle tandis que le chavisme se recompose sans Nicolas Maduro mais autour de sa figure. Les opposants au régime espéraient que le départ du dirigeant signifierait une renaissance de la démocratie et des libertés individuelles. C’est pour l’instant tout le contraire qui est arrivé. On attendait le retour imminent au pays des opposants Maria Corina Machado – Prix Nobel de la paix 2025 – et Edmundo Gonzalez Urrutia – qui revendique la victoire lors de l’élection présidentielle de juillet 2024 –, mais c’est Delcy Rodriguez que les Etats-Unis ont adoubée, semant la confusion.

Selon The New York Times et The Wall Street Journal, Mme Machado a été écartée car la CIA estimait qu’elle ne serait pas en mesure de contrôler la police et l’armée et de garantir la stabilité du pays, au contraire de Delcy Rodriguez et de son frère Jorge Rodriguez – réélu président de l’Assemblée nationale, lundi, artisan de négociations bilatérales avec les Etats-Unis en 2023 – ; de Diosdado Cabello, qui contrôle la police et l’appareil répressif et est, selon le militant des droits humains Rafael Uzcategui, « l’élément le plus radical et le moins enclin à négocier avec les Etats-Unis » ; et du ministre de la défense, Vladimir Padrino Lopez, qui a fait allégeance à Delcy Rodriguez dès dimanche. Mme Machado est toujours en exil quelque part – elle a promis retourner « le plus tôt possible » au Venezuela –, et M. Gonzalez est à Madrid.

« C’est le même cercle de dirigeants qui est au pouvoir donc le plus probable est que la même situation perdure, estime Marino Alvarado, un défenseur des droits de l’homme et avocat vénézuélien. Répression des dissidents, prisonniers politiques et, sur le plan social, l’inflation, les salaires et les retraites inférieures à 1 dollar par mois… L’intérêt du gouvernement américain réside dans la “stabilité”, même au prix de la répression, afin de pouvoir investir dans l’industrie pétrolière. »

Personne ne parle d’élections

Coordinatrice générale d’Alerta Venezuela, Ligia Bolivar dénonce aussi une fausse transition, fruit « d’un pacte entre le PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela) et Donald Trump ». Delcy Rodriguez « fait partie de la même structure répressive ». « Comme vice-présidente, elle contrôlait les services secrets et le pétrole, rappelle Mme Bolivar. Ça ne va pas être facile pour Trump qu’elle coopère docilement. » Mardi, à la déclaration du président américain qui a assuré être « aux commandes » du Venezuela, Delcy Rodriguez a répondu qu’aucun « agent extérieur » ne gouvernait le pays. Dans le même temps, elle a invité sur un ton conciliateur les Etats-Unis « à travailler conjointement à un agenda de coopération ».

« Il faut assurer la continuité de l’Etat, le fonctionnement de l’économie et garantir la sécurité intérieure et extérieure du pays avec le déploiement de l’armée et du peuple », défendait, le 5 janvier, sur la radio argentine Radio 750 le consultant maduriste et ancien diplomate Sergio Rodriguez Gelfenstein. « La coordination entre les membres du haut commandement de la Révolution semble solide et coordonnée, malgré les tentatives de propagande visant à créer des tensions qui n’existent pas », abonde le journaliste chaviste José Roberto Duque, écartant les dissensions qui existent entre les différents membres au sommet du pouvoir.

Pour Rafael Uzcategui, codirecteur du Laboratoire de paix, « Delcy Rodriguez joue un double jeu : elle doit maintenir un niveau de rhétorique anti-impérialiste, constitutif du chavisme. Publiquement, le gouvernement va donc parler d’agression, d’enlèvement, réclamer la libération de Maduro, etc. Mais il n’y a eu aucune décision institutionnelle ferme. Et elle va coopérer en matière économique avec les Etats-Unis dans une sorte de capitalisme à la chinoise : ouverture économique sans libertés politiques. »

Mardi, Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que « les autorités par intérim du Venezuela livreront entre 30 millions et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité aux Etats-Unis ».

Ni les exigences de Donald Trump – lutte contre le narcotrafic, interruption de l’envoi de pétrole à ses rivaux géopolitiques, exploitation de l’hydrocarbure par les compagnies américaines – ni les intérêts de Delcy Rodriguez n’ont l’air de passer par une transition démocratique. Personne ne parle d’élections ni de libération des prisonniers politiques – il en restait 806 au 5 janvier, selon l’organisation non gouvernementale (ONG) Foro Penal. Dimanche, 24 ONG ont demandé une amnistie générale comme un « premier pas » vers une « redémocratisation du Venezuela ».

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/07/au-venezuela-la-premiere-mesure-de-delcy-rodriguez-est-repressive_6660815_3210.html

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C'est une colonisation du Venezuela

https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/trump-affirme-que-le-venezuela-va-remettre-jusqua-50-millions-de-barils-de-petrole-aux-etats-unis-2208064

Trump affirme que le Venezuela va remettre jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis. 

L'argent tiré de la vente du pétrole vénézuélien sera sous le contrôle direct de Donald Trump. Les Etats-Unis demandent par ailleurs à Caracas d'expulser ses conseillers étrangers.

Donald Trump veut mettre la main sur le pétrole vénézuélien au plus vite. (REUTERS)

Par Bastien Bouchaud

Publié le 7 janv. 2026 à 06:30Mis à jour le 7 janv. 2026 à 09:07

Donald Trump veut voir le pétrole vénézuélien couler à flots aux Etats-Unis, et le plus vite possible. Le président américain a annoncé mardi soir avoir obtenu « entre 30 et 50 MILLIONS de barils de haute qualité de pétrole sous sanction » de la part des « autorités intérimaires » au Venezuela.

L'or noir « remis » par Caracas sera vendu aux prix du marché, ce qui représente un pactole éventuel pouvant atteindre les 2,5 milliards de dollars aux cours actuels. Les bénéfices tirés de la vente « seront sous mon contrôle, en tant que président des Etats-Unis », a-t-il précisé dans un message publié sur son réseau Truth, « afin de s'assurer qu'ils profitent aux peuples du Venezuela et des Etats-Unis ».

Les pétroliers américains réticents

Les volumes annoncés par Donald Trump représentent une part significative de la production annuelle de pétrole du Venezuela, tombée en dessous d'un million de barils par jour en fin d'année dernière. Le blocus naval mis en place les Etats-Unis a contraint le pays à stocker toujours plus de pétrole, faute d'exports suffisants. Le site spécialisé TankerTrackers estimait fin décembre que la société pétrolière nationale PDVSA pourrait être forcée de réduire encore davantage sa production d'ici à la fin janvier en l'absence de solution d'ici là.

VIDEO - Venezuela : PDVSA, la compagnie pétrolière publique en déliquescence

Le ministre de l'Energie, Chris Wright, a été chargé d'organiser le transport du pétrole jusqu'aux côtes américaines. Il prévoit par ailleurs de courtiser les cadres de l'industrie pétrolière à une conférence organisée par Goldman Sachs à Miami cette semaine. L'administration Trump se fait fort de mettre en oeuvre rapidement les promesses d'investissements massifs du président américain. Donald Trump devrait recevoir ce vendredi quelques figures du secteur à la Maison-Blanche, dont des représentants de Chevron, d'Exxon Mobil et de ConocoPhillips.

Lire aussi :

« Nos compagnies pétrolières vont réparer les infrastructures endommagées du Venezuela » : Trump peut-il sauver PDVSA ?

Venezuela : quel est le véritable potentiel des réserves pétrolières convoitées par Trump ?

« Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela », avait pourtant assuré quelques heures plus tôt, Delcy Rodriguez, tout juste intronisée présidente par intérim. La nouvelle cheffe d'Etat, âgée de 56 ans, a décrété sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l'enlèvement de Nicolas Maduro, alors que le gouvernement a relancé une vague de répression dans le pays. Elle a nommé un technocrate, Calixto Ortega Sanchez, un ancien banquier central et pétrolier, comme vice-président chargé du secteur économique.

Réalignement sur Washington

Washington a d'autres exigences pour les autorités de Caracas. Marco Rubio, le secrétaire d'Etat américain, a évoqué avec des parlementaires une liste de demandes communiquée à la présidente par intérim du Venezuela, qui inclut la réouverture du secteur pétrolier aux Américains. L'administration Trump a par ailleurs requis l'expulsion de l'ensemble des conseillers officiels et officieux cubains, iraniens, chinois et russes présents dans le pays, à l'exception de quelques diplomates, rapportait mardi soir le « New York Times ».

DECRYPTAGE - Cuba, Colombie, Mexique : après le Venezuela, Trump multiplie les menaces contre les pays d'Amérique latine

Une telle décision marquerait un revirement géopolitique spectaculaire pour le Venezuela, où Hugo Chavez est arrivé au pouvoir en 1999, avant que Nicolas Maduro ne lui succède en 2013. Dimanche à bord d'Air Force One, Donald Trump a rappelé les enjeux pour la nouvelle présidente, par intérim, du pays : « Si elle ne fait pas ce qu'il faut, elle va payer un prix très élevé, probablement plus élevé que Maduro ».

Modifié par herciv
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Reste à savoir ce qui est vrai et ce qui sort de l'imagination de Trump. 

Sinon, excellente stratégie pour couler les puits américains. Inonder le marché avec du brut pas cher. 

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il y a 1 minute, Ciders a dit :

Reste à savoir ce qui est vrai et ce qui sort de l'imagination de Trump. 

Sinon, excellente stratégie pour couler les puits américains. Inonder le marché avec du brut pas cher. 

Le Venezuela est américain maintenant. 

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à l’instant, herciv a dit :

Le Venezuela est américain maintenant. 

Je réitère ma question : entre le réel et l'imagination d'un vieil homme de moins en moins alerte, il y a un fossé béant.

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Un point de vue intéressant sur le déploiement de la stratégie impérialiste US :

Via Zonebourse :

Une lecture possible de l'opération militaire des US au Venezuela
L'opération militaire américaine contre le Venezuela, officiellement justifiée par la lutte contre le narcotrafic, la défense de la démocratie ou la sécurité régionale, s'inscrit dans un cadre bien plus large que celui affiché par Washington. Derrière ces arguments récurrents se dessine une lecture alternative, plus structurelle, qui met au centre non pas l'idéologie ou la sécurité, mais la monnaie. L'enjeu fondamental serait la préservation du dollar américain comme pivot du système financier mondial.

Image Tommy DouziechZonebourse.com
Tommy Douziech

Publié le 06/01/2026 à 11:08 - Modifié le 06/01/2026 à 11:09

Une lecture possible de l'opération militaire des US au Venezuela
Pour comprendre cette hypothèse, il faut revenir un demi-siècle en arrière. En 1971, les États-Unis mettent fin à l’étalon-or, rompant définitivement le lien entre le dollar et le métal précieux. Trois ans plus tard, en 1974, Henry Kissinger négocie un accord stratégique avec l’Arabie saoudite. Le principe est simple : en échange d’une protection militaire américaine, Riyad accepte de vendre l’intégralité de son pétrole exclusivement en USD. Ce compromis bilatéral va rapidement devenir un standard mondial. Le pétrole, ressource indispensable à l’économie moderne, devra désormais être acheté en dollars. C’est la naissance du système du pétrodollar. 

Ce mécanisme crée une demande artificielle, mais permanente, de monnaie américaine. Tous les pays importateurs d’énergie sont contraints de détenir des réserves en USD pour sécuriser leurs approvisionnements. Cette architecture permet aux États-Unis de financer leurs déficits, leur appareil militaire et leur modèle économique par l’émission monétaire, sans subir les ajustements douloureux imposés aux autres nations. Le pétrodollar n’est donc pas un détail technique : il constitue le cœur de la puissance américaine depuis cinquante ans, parfois plus déterminant encore que la supériorité militaire.

Dans ce contexte, le Venezuela occupe une position stratégique majeure. Le pays détient environ 303 milliards de barils de réserves prouvées, ce qui en fait le premier détenteur mondial, devant l’Arabie saoudite. À lui seul, il concentrerait près de 20% des réserves planétaires. Or, à partir de la fin des années 2010, Caracas amorce un virage explicite vers la dédollarisation. En 2018, les autorités annoncent leur volonté de réduire leur dépendance au dollar et commencent à accepter d’autres devises, comme le CNY, l’EUR ou le RUB, pour leurs exportations de pétrole. Dans le même temps, le Venezuela renforce ses relations financières avec la Chine, met en place des circuits de paiement échappant au réseau SWIFT et affiche son intention de rejoindre les BRICS. 

Le risque, dans cette lecture, n’est pas immédiat ni conjoncturel. Il est systémique. Le Venezuela disposerait de réserves suffisantes pour soutenir pendant des décennies un commerce pétrolier hors USD, offrant un précédent crédible à d’autres producteurs. Une éventuelle intégration aux BRICS amplifierait cette dynamique en accélérant le développement des règlements en monnaies locales, des infrastructures alternatives comme le système CIPS chinois ou le projet mBridge entre banques centrales, et la marginalisation progressive du dollar dans le commerce énergétique mondial.

Ce scénario n'est pas sans précédents historiques. En 2000, Saddam Hussein annonce que l’Irak vendra son pétrole en EUR. Trois ans plus tard, le pays est envahi, le régime renversé, et les ventes de pétrole reviennent rapidement au dollar. Les armes de destruction massive invoquées pour légitimer l’intervention ne seront jamais découvertes. En 2009, Mouammar Kadhafi propose la création d’un dinar africain adossé à l’or pour les échanges pétroliers. Des courriels rendus publics, attribués à Hillary Clinton, évoquent explicitement ce projet comme une préoccupation stratégique majeure. En 2011, la Libye est bombardée par l’OTAN, Kadhafi est assassiné et le projet monétaire disparaît avec lui.

Dans cette continuité, Nicolás Maduro apparaît, selon cette grille de lecture partagée par plusieurs experts géopolitiques comme Michael Hudson, William Engdahl, Peter Dale Scott, F. William Engdahl, John Perkins ou encore Etienne Chouard, comme une nouvelle "cible", avec un facteur aggravant décisif : le Venezuela dispose de réserves pétrolières bien supérieures à celles de l'Irak et de la Libye réunies. Les alliances affichées avec la Chine, la Russie et l'Iran, trois pays engagés activement dans des stratégies de dédollarisation, renforcent l’idée d’une menace perçue comme stratégique par Washington.

Certaines déclarations publiques américaines sont interprétées comme révélatrices de cette logique. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure, a ainsi affirmé que l’industrie pétrolière vénézuélienne aurait été bâtie grâce aux capitaux et au travail américains, qualifiant sa nationalisation de "plus grand vol de richesses américaines jamais enregistré". Dans cette perspective, les ressources vénézuéliennes seraient considérées comme légitimement américaines au motif qu'elles ont été exploitées par des entreprises US dans le passé.

Les justifications officielles sont, dans cette analyse, largement relativisées. La lutte contre le narcotrafic apparaît peu convaincante, le Venezuela ne jouant qu’un rôle marginal dans l’approvisionnement du marché américain. Les accusations de terrorisme portées contre le régime reposeraient sur des bases fragiles, tandis que l’argument démocratique est affaibli par le soutien constant de Washington à des régimes non élus, à commencer par l’Arabie saoudite. 

L'enjeu réel serait donc la défense d’un ordre monétaire vieux de cinquante ans, à un moment où celui-ci est déjà fragilisé. La Russie vend une partie de son pétrole en RUB et en CNY depuis la guerre en Ukraine. L'Arabie saoudite discute ouvertement de règlements en CNY. L’Iran commerce hors USD depuis des années. La Chine a développé CIPS, qui regroupe désormais plusieurs milliers de banques dans près de 185 pays. Les BRICS accélèrent la mise en place d’infrastructures financières capables de contourner le dollar.

Dans ce contexte, une intervention militaire contre un pays cherchant à sortir de l’orbite du dollar pourrait produire l’effet inverse de celui recherché. Le message implicite — défier le dollar expose à des sanctions ou à un renversement — pourrait inciter de nombreux pays du Sud à accélérer leur désengagement, estimant que la seule protection réside dans la multiplication rapide des alternatives.

Certains observateurs soulignent enfin des parallèles historiques troublants. Etienne Chouard explique que l'invasion du Panama en janvier 1990, officiellement motivée par la lutte contre le narcotrafic, avait permis aux États-Unis de reprendre le contrôle d'un point névralgique du commerce mondial. Trente-six ans plus tard, presque jour pour jour, le scénario envisagé au Venezuela pourrait s’inscrire dans une logique similaire : contrôle des ressources stratégiques, sécurisation des routes commerciales et maintien d’un ordre monétaire favorable aux intérêts américains. 

Derrière les discours moraux et sécuritaires, cette lecture rappelle une constante de la géopolitique mondiale : la puissance repose sur la monnaie, l’énergie et le contrôle des flux. Et dans ce jeu, le pétrole demeure indissociable du pouvoir. 

Modifié par herciv
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il y a 2 minutes, Ciders a dit :

Je réitère ma question : entre le réel et l'imagination d'un vieil homme de moins en moins alerte, il y a un fossé béant.

Le vieil homme agit dans un contexte politique qui n'est pas neutre : les magas et surtout il a ouvert la boite de Pandore (partage du monde entre Chine/Russie/US), qui ne pourra plus être fermée. Bref la dynamique a de bonne chance de se poursuivre après que Trump aura passé l'arme à gauche.

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Il y a 2 heures, Ciders a dit :

Je réitère ma question : entre le réel et l'imagination d'un vieil homme de moins en moins alerte, il y a un fossé béant.

+1 ça sent l'effet d'annonce bidon. 

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https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/cartel-de-los-soles-la-justice-américaine-revoit-son-acte-d-accusation-contre-nicolas-maduro/ar-AA1TKZP3?ocid=msedgntp&pc=LCTS&cvid=695e9c9e9bfe4991926dded12adf3710&ei=20

Cartel de los Soles : la justice américaine revoit son acte d’accusation contre Nicolas Maduro

Le département de la Justice américain a modifié son acte d’accusation contre Nicolas Maduro. Jusqu'à présent, les États-Unis accusaient le président vénézuélien d’être à la tête du « Cartel de los Soles », qualifié d'« organisation criminelle ». Ce n'est désormais plus le cas. 

L'accusation initiale, émise en 2020, présentait le Cartel de los Soles comme une organisation criminelle dirigée par Maduro. Dans ce document, le terme « Cartel de los Soles » était mentionné 32 fois. Modifiée par le bureau du procureur quelques heures après l’enlèvement du président vénézuélien, la nouvelle version de l'acte d’inculpation ne le mentionne que deux fois et le décrit comme un « système de clientélisme » et une « culture de corruption » alimentée par des fonds issus du trafic de drogue.

Le document révisé indique que Nicolas Maduro « participe, perpétue et protège une culture de corruption dans laquelle les élites vénézuéliennes puissantes s'enrichissent grâce au trafic de drogue et à la protection de leurs partenaires trafiquants ». Il mentionne également que ces profits sont reversés à des fonctionnaires corrompus qui « opèrent dans un système de clientélisme dirigé par les plus hauts responsables, connu sous le nom de cartel de los Soles ». Mais les qualificatifs d’organisation criminelle structurée ont été supprimés.

Cette révision soulève des doutes sur la légitimité des désignations antérieures, notamment celle d’organisation terroriste étrangère (Foreign Terrorist Organization) établie en 2025. Des experts en criminalité et narcotiques en Amérique latine ont en effet souligné que le terme « Cartel de los Soles » est en réalité une expression utilisée pour désigner des fonctionnaires corrompus par l'argent de la drogue. Il ne s'agit pas réellement d'une organisation criminelle en tant que telle. L’usage du terme « cartel » était déjà une erreur, selon les chercheurs, puisqu’il n'a jamais été question d’une structure pyramidale avec un chef à sa tête. 

En gros et comme prévu les accusations comme quoi Maduro était à la tête d'un cartel de la drogue ne sont pas tenables 

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Il y a 19 heures, Ciders a dit :

Reste à savoir ce qui est vrai et ce qui sort de l'imagination de Trump. 

Sinon, excellente stratégie pour couler les puits américains. Inonder le marché avec du brut pas cher. 

Le pétrole brut vénézuélien serait bon marché, ca se saurait. C'est du lourd et de l'extra lourd de qualité médiocre, bourré de souffre sur la totalité du gisement il y aurait que 17% d'exploitable... Difficile à pomper et à raffiner donc bien plus chère à produire... Pour le transporter par Pipeline faut le dilué avec du brut léger...

Donc pour le brut pas chère on repassera. Les gisements dans le schistes américain ou ceux du Moyen-Orient sont beaucoup mieux placé et on encore de long jour devant eux. 

Ce n'est pas pour rien qu'ils ont les plus grandes réserves de pétrole et que peu d'entreprises étrangères voulait investir au Venezuela... Total avait essayé, ils ont vite arrêté la casse.

Les seuls intérêts de cette prise c'est de faire chier les chinois et d'être sur d'avoir du pétrole pour longtemps. Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les Ukrainiens.  Les Chinois vont devoir se rabattre sur d'autres producteurs dont les Russes.. 

Modifié par collectionneur
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