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Israël et voisinage.


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Le 27/08/2025 à 01:31, g4lly a dit :

« La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien »

Cette manière de penser, énoncée par le britannique John Stuart Mill,  est  passée de mode en Grande-Bretagne, comme l'indique cet intéressant texte traduit par Wallaby :

En Angleterre, ce n'est pas « plutôt la Corrèze que le Zambèze », mais « plutôt Glasgow avant Gaza » :

https://uk.news.yahoo.com/british-put-kent-kyiv-171008489.html & https://www.telegraph.co.uk/news/2025/08/19/british-right-should-put-kent-before-kyiv/ (19 août 2025)

La droite britannique devrait privilégier le Kent plutôt que Kiev

Une tension émerge dans le monde occidental sur le poids à accorder à l'intérêt national par rapport aux implications dans des conflits lointains.

L'intensité furieuse avec laquelle tant de conservateurs d'un certain âge suivent chaque rebondissement du conflit entre la Russie et l'Ukraine – alors même lorsqu'ils sont confrontés au ristque de tomber dans l'oubli électoral – peut être difficile à comprendre. L'explication la plus plausible est peut-être qu'il s'agit d'un déplacement psychologique, une façon d'esquiver le spectre du déclin national en poursuivant le fantôme d'une influence géopolitique qui a disparu depuis longtemps.

Le débat met en évidence le réalisme fondé sur des principes de la Nouvelle Droite, un réalisme qui tente d'équilibrer les revendications de justice et les priorités concurrentes des nations touchées de différentes manières et à des degrés divers par les conflits géopolitiques.

Malheureusement, cette approche semble exaspérer la Vieille Droite, qui insiste pour refléter presque toutes les crises géopolitiques à travers le prisme des années 1930 et 1940. Imprégnés des mythes d'après-guerre sur l'exceptionnalisme britannique – la folie de Chamberlain, l'héroïsme de Churchill, le courage du Blitz –, ils insistent pour traiter Poutine comme Hitler, Zelensky comme Churchill, l'Ukraine comme la Pologne, et toute recherche d'une solution pacifique comme l'apaisement d'un Chamberlain ou la collaboration d'un Pétain.

Cette mentalité – « World War Two Brain » (cerveau de la Seconde Guerre mondiale), dans le jargon des Zoomers de droite qui en sont les plus mystifiés – motive une réflexion désespérément confuse et ignore la realpolitik de la paranoïa de longue date de la Russie à l'égard de l'OTAN, les effets dévastateurs du conflit sur les prix de l'énergie en Europe et le réalignement désastreux de la Russie avec la Chine.

Cela alimente une confrontation qui inflige à l'Ukraine des dommages dont elle mettra des décennies à se remettre, cela épuise les ressources de la Grande-Bretagne alors que le pays est confronté à une série de défis internes sans précédent dans l'histoire récente, et cela diabolise les voix qui appellent à la paix et à la retenue.

Heureusement, c'est une mentalité que le vice-président américain rejette sans équivoque. Il comprend que l'idéalisme naïf et les analogies anachroniques sont une source de conflits et d'instabilité, et que l'Amérique doit rechercher la paix par la force alors qu'elle navigue dans un monde multipolaire qui ne pourrait être plus différent du paysage géopolitique qui a disparu il y a près d'un siècle.

Quant aux figures émergentes de la nouvelle droite britannique, elles semblent être les seules à comprendre que le moment est venu de se rallier derrière des politiciens qui feront passer le Kent avant Kiev, Glasgow avant Gaza et Bournemouth avant Beijing."

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il y a 15 minutes, Benoitleg a dit :

Une tension émerge dans le monde occidental sur le poids à accorder à l'intérêt national par rapport aux implications dans des conflits lointains.

Ca ne me dérange pas quand c'est clairement assumer ... je peux comprendre la position.

Ce qui m'ennuie - à vrai dire je trouve ca carrément délétère - c'est plutôt les moralisateurs multi-standard qui balance à longueur de temps des injonctions contradictoires ce le bien est le mal à l'autre bout du monde.

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il y a 29 minutes, g4lly a dit :

Ca ne me dérange pas quand c'est clairement assumer ... je peux comprendre la position.

Ce qui m'ennuie - à vrai dire je trouve ca carrément délétère - c'est plutôt les moralisateurs multi-standard qui balance à longueur de temps des injonctions contradictoires ce le bien est le mal à l'autre bout du monde.

Et aussi les politicards qui tout en prétendant se préoccuper avant tout du pays sont en réalité dans des politiques bien impérialistes.

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Le 27/08/2025 à 09:33, herciv a dit :

Les US sont clairement indispensables à la survie d'Israël particulièrement sur le plan militaire et financier. Mais quid du plan B d'Israël. Là tout de suite ni l'Inde ni l'Europe ne les sortiront de la merde si les US s'avèrent incapables des les aider.

Il y a un cas qui me parait de moins en moins improbable compte tenu de la rapide détérioration des relations internationales et du déclin US un peu plus apparent chaque jour. Ce sont les conditions de circulation en méditérannée et mer rouge.

Israël est bien plus fragile qu'il n'y parait et dépend totalement de ses voies commerciales qui ne sont pas nombreuses pour survivre. 

Modifié mercredi à 09:34 par herciv

Les USA sont tout autant la bouée de sauvetage d'Israel que l'enclume qui fera couler le pays. Il suffit d'écouter les propos de l'ambassadeur Huckabee en Israël. Pour 90 % des chrétiens dans le monde ses propos relèvent du nimportenawak. On verra qui de la bouée ou l'enclume prendra le dessus.

Le pays multiplie les fragilités (fractures internes en tous sens, dépendance de son économie à certaines infrastructures comme tu l'indiques) mais cherchent à les compenser par un volontarisme militaire en acier, avec un certain talent pour cela. Côté stratégie, je classe le pays dans la catégorie des tocards.

La permanence de la guerre et les coûts attachés peuvent conduire à un décrochage économique du pays. Le danger sur ses routes commerciales en méditerranée est encore loin, il faudrait des ennemis avec une façade maritime en méditerannée pour cela.

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