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  1. https://www.facebook.com/latacfi/videos/le-philosophe-jean-pierre-dupuy-cite-karl-jaspers-pour-désamorcer-le-principe-de/2711985882407477/ France-Inter, La Tête au carré du lundi 27 janvier 2020. Vidéo. 1 minute 47 secondes. Le philosophe Jean-Pierre Dupuy cite Karl Jaspers pour désamorcer le principe de certitude dans le catastrophisme.
  2. La géopolitique de la science annonce souvent la géopolitique de demain. Il est donc utile de se plonger dans le dernier rapport de l’Observatoire des sciences et des techniques. Il nous dit vers quoi le monde tend. Source : https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/02/25/sciences-le-declin-francais/ À nuancer :
  3. https://courrierdeuropecentrale.fr/jaroslaw-gowin-le-trouble-fete-de-la-majorite-gouvernementale-du-pis/ (26 février 2021) En bloquant le projet de loi visant à taxer les revenus publicitaires des médias privés en Pologne, le vice-premier ministre Jarosław Gowin a commis un nouveau crime de lèse-majesté à l’encontre de Jarosław Kaczyński. Plus que jamais, le camp national-conservateur repose sur un équilibre précaire. Dos au mur, Jarosław Gowin a vite réagi. Son refus d’accepter la taxation des médias privés témoigne de sa compréhension des dynamiques actuelles : pour exister politiquement, il ne peut se contenter de médias progouvernementaux comme unique tribune. L’année dernière, Gowin s’est opposé au maintien des élections présidentielles, a oeuvré pour l’adoption du budget européen, et s’est montré critique face à la restriction du droit à l’avortement. https://courrierdeuropecentrale.fr/la-tchequie-va-porter-plainte-contre-la-pologne-pour-son-projet-dagrandissement-dune-mine-de-charbon/ (24 février 2021) La Tchéquie va porter plainte contre la Pologne pour son projet d’agrandissement d’une mine de charbon.
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hôtel_Ryugyong L’hôtel Ryugyong (en coréen 류경호텔, anglicisé en « Ryugyeong Hotel » et parfois traduit en Ryu-Gyong Hotel ou Yu-Kyung Hotel) est un gratte-ciel pyramidal de 105 étages situé dans le quartier de Potong-gang à Pyongyang en Corée du Nord. Son nom, Ryugyong (hangeul, 류경 ; hanja, 柳京), littéralement la Capitale des saules, est également un des noms historiques de Pyongyang. La construction a commencé en 1987, avec un achèvement prévu pour 1989. Cependant, après d'importants retards, la construction est arrêtée en 1992, la dislocation de l'Union soviétique ayant conduit à l’abandon du soutien à la Corée du Nord, notamment en matières premières. L'hôtel Ryugyong reste durant seize ans sans fenêtres ni aménagements intérieurs. La construction reprend en avril 2008 sous la supervision du groupe égyptien Orascom, qui a grandement investi en Corée du Nord, notamment dans la téléphonie mobile ou les industries de construction. Orascom a terminé l'extérieur du bâtiment en 2011, et aurait assuré l'aménagement des 360 000 m2 à l'intérieur jusqu'à la livraison du chantier en février 2012, pour le centième anniversaire de Kim Il-sung5. En réalité, l'aménagement intérieur du bâtiment n'a toujours pas été réalisé contrairement aux dires d'Orascom et du gouvernement. Bien que le Ryugyong domine l'horizon de la capitale nord-coréenne, les informations entourant l’hôtel et l'avancée de ses travaux demeurent pendant plusieurs années compliquées à obtenir. Le bâtiment est apparu sur une série de timbres, mais le gouvernement de Corée du Nord a longtemps démenti l'existence même de l’hôtel. Des photos retouchées dans lesquelles l'hôtel est effacé sont publiées par le gouvernement, et il est absent des cartes géographiques de la ville. Certains problèmes entourant le bâtiment amènent certains journalistes à le surnommer le « pire bâtiment du monde », « l’hôtel de la catastrophe », ou « l’hôtel fantôme ». Après la reprise des travaux, le gouvernement nord-coréen reprend sa communication autour du bâtiment. Le 1er janvier 2012, l'agence d'information d'état KCNA a publié une nouvelle affiche de propagande faisant figurer le Ryugyong dans le paysage de la capitale.
  5. https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/niger/pourquoi-les-tensions-post-electorales-au-niger-sont-preoccupantes_4310547.html (25 février 2021) Les heurts, qui ont éclaté après l'annonce des résultats de la présidentielle, contestés par l'opposition, ont fait deux morts et plus de 450 personnes ont été interpellées. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé le 23 février la victoire avec 55,7% des voix du candidat du pouvoir Mohamed Bazoum, successeur désigné du président sortant. Son adversaire, l'ancien président nigérien Mahamane Ousmane, qui consteste les résultats, s'est déclaré vainqueur avec 50,3% des suffrages exprimés. Dénonçant des "fraudes", il a déclaré rejeter "en bloc les résultats partout où des irrégularités ont été constatées". Depuis son indépendance en 1960, le Niger n'a jamais connu une transition entre deux présidents démocratiquement élus. Au contraire, le pays a déjà quatre coups d'Etat à son actif. C'est une situation "inédite", confie un observateur de la vie politique nigérienne à franceinfo Afrique sous couvert de l'anonymat. Il note au passage que c'est la première fois que le pays subit une coupure d'Internet à la suite de tensions politiques. Le Niger, souligne-t-il, n'a pas connu de crise post-électorale de cette ampleur depuis 1996. Arrivé au pouvoir en janvier de cette année-là, après avoir déposé le premier président élu démocratiquement en 1993 – Mahamane Ousmane de nouveau engagé dans la course présidentielle de 2021 –, Ibrahim Baré Maïnassara se déclare vainqueur d'un scrutin présidentiel dont la transparence pose question. La contestation des résultats de cette élection plonge le pays dans une crise politique qui connaîtra un épilogue violent trois ans plus tard. A savoir le coup d'Etat de 1999 durant lequel Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné.
  6. https://edition.cnn.com/2021/02/26/asia/north-korea-trolley-russian-diplomats-intl-hnk/index.html Un diplomate russe quitte la Corée du Nord en poussant un wagon à la main. Le départ de la famille Sorokine et d'autres diplomates russes signifie que la communauté d'expatriés de Pyongyang, déjà peu nombreuse et qui constitue une source précieuse d'informations sur l'un des pays les plus reclus et les plus secrets du monde, se réduit encore davantage. Les diplomates, les travailleurs humanitaires et le personnel des ONG ont choisi de quitter la Corée du Nord plutôt que de risquer d'être bloqués en raison des contrôles frontaliers stricts et inflexibles du pays. Les étrangers qui ont choisi de rester en Corée du Nord ont décrit une situation de plus en plus désastreuse à Pyongyang, avec des épiceries qui manquent de nourriture et des personnes qui perdent leur emploi, selon l'ambassadeur russe en Corée du Nord, Alexander Matsegora. La Corée du Nord a décidé de couper presque tous ses liens avec le monde extérieur en 2020 pour éviter un afflux de cas de coronavirus. Les experts pensent que Kim a pris cette décision parce qu'il reconnaît que le système de santé délabré de son pays serait submergé par une épidémie. La décision de mettre fin à la quasi-totalité des échanges commerciaux avec Pékin, une bouée de sauvetage économique dont le pays appauvri a besoin pour éviter que sa population ne souffre de la faim, a rapproché l'économie nord-coréenne du bord de l'effondrement qu'elle n'avait pas connu depuis des décennies. "La vie n'a pas été facile pour nous à Pyongyang", a déclaré M. Matsegora. "Au cours des mois d'auto-isolement, le stock disponible sur les étagères a diminué au minimum. C'est un défi d'acheter même des produits de base comme les pâtes, la farine, l'huile végétale et le sucre, et il n'y a pas de vêtements ou de chaussures décents. Si l'on peut acheter quelque chose, cela coûte généralement trois ou quatre fois plus cher qu'avant la crise".
  7. https://www.scmp.com/news/china/science/article/3123147/hunt-covid-19-origins-questions-surface-over-chinas-testing (26 février 2021) À la recherche de la source de la maladie Covid-19, l'Organisation mondiale de la santé a confirmé que la Chine a identifié des chaînes d'approvisionnement pour les animaux vendus à Wuhan, où le premier foyer connu s'est déclaré, une démarche fondée sur l'idée que le virus pourrait avoir infecté en premier lieu des animaux sauvages commercialisés. Mais l'identification des réseaux d'approvisionnement est la première étape, la suivante consiste à effectuer des tests complets et ciblés sur les animaux et les personnes concernées pour essayer de retracer le cheminement du virus avant l'apparition de l'épidémie il y a plus de 12 mois. Au grand étonnement de certains experts étrangers, il semble que les autorités chinoises n'aient pas donné suite à ces tests sur les voies d'approvisionnement menant aux fermes et aux éleveurs de certaines régions du pays. https://www.theguardian.com/world/2021/feb/23/china-did-little-hunt-covid-origins-early-months-says-who-document Les responsables chinois ont fait "peu" en termes d'enquêtes épidémiologiques sur les origines de la pandémie de Covid-19 à Wuhan au cours des huit premiers mois après l'épidémie, selon un document interne de l'Organisation mondiale de la santé vu par le Guardian. Le rapport de voyage interne de deux pages est un résumé du voyage en Chine de Peter Ben Embarek, directeur de programme et chef de mission de l'OMS, entre le 10 juillet et le 3 août 2020.
  8. https://www.cairn.info/revue-etudes-2007-1-page-21.htm (janvier 2007) Jean-Arnault Dérens, Le mythe d'un Kosovo multiethnique L’histoire récente du Kosovo est celle d’une coupure progressive des liens intercommunautaires. L’expérience des années 1990 se révèle lourde de conséquences. En répondant par un boycott total des institutions à la répression et à la violence du régime de Slobodan Milosevic, les Albanais ont voulu construire une « contre-société ». De la santé à l’éducation, un système social relativement efficace a pu fonctionner « à côté » du pouvoir de Belgrade, mais aussi des Serbes du Kosovo. Cette stratégie a débouché sur une impasse politique, car cette contre-société n’empêchait pas le fonctionnement de la société « légale », organisée par les autorités serbes et n’impliquant plus que la communauté serbe du Kosovo et certains membres des minorités nationales. Le statu quo aurait peut-être pu durer encore très longtemps, si le développement de la guérilla de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) n’était venu changer la donne. Les stratèges de la « résistance non violente » élaborée par la LDK voulaient démontrer que le Kosovo ne pouvait pas fonctionner sans les Albanais, mais Belgrade a relevé le défi, en parvenant à maintenir une apparence de normalité dans la province, où tous les services publics ont fonctionné de manière à peu près correcte jusqu’en juin 1999. De la sorte, c’est une génération entière de Kosovars qui a été scolarisée dans les piètres conditions des écoles « parallèles », et qui n’avait pas d’autre avenir que l’exode à l’étranger. Le développement de la guérilla est venu sanctionner l’échec politique de la stratégie suivie par la LDK. L’expérience des années 1990 a cependant convaincu les Albanais qu’ils pouvaient vivre et faire vivre le Kosovo sans les Serbes, mais elle a aussi fait croire aux Serbes du Kosovo qu’ils pouvaient vivre sans les Albanais. Presque tous les contacts professionnels et sociaux entre les deux communautés ont été rompus. Les jeunes des deux communautés ont grandi dans des sociétés parallèles, où « l’autre » n’existait que sous la forme de l’ennemi : le policier serbe, ou le terroriste albanais… Les programmes éducatifs sont particulièrement révélateurs de cette situation. Alors que les programmes scolaires de Belgrade réduisaient la présence d’une communauté albanaise au Kosovo à un épiphénomène, ceux des écoles parallèles présentaient l’expérience yougoslave comme un simple accident de l’histoire, le Kosovo étant une « terre albanaise » de toute antiquité. Ces manuels exaltaient ainsi les origines illyriennes des Albanais et le lien entre le Kosovo et l’antique province de Dardanie. Il est d’ailleurs paradoxal que ce soit sous le régime de Milosevic que les jeunes Albanais aient eu pour la première fois accès à une version aussi nationaliste de l’histoire. Dans ces conditions, les jeunes Albanais et Serbes n’ont aucune chance d’avoir le sentiment de vivre dans le même pays. Après 1999, l’administration internationale n’essaya même pas de remettre en cause cette double emprise nationaliste sur l’éducation. Les écoles des enclaves serbes sont directement gérées par Belgrade et échappent à tout contrôle de la MINUK, tandis qu’une remise en cause des contenus des programmes enseignés dans les écoles albanaises auraient supposé un bras de fer politique que la mission onusienne ne voulait pas engager.
  9. https://www.liberation.fr/international/amerique/le-chili-dans-le-trio-de-tete-de-la-course-a-la-vaccination-20210218_D6SYPT6N5VECRK5KRSVBK5D2ZQ/ Mercredi, deux semaines seulement après le début de la campagne de vaccination grand public dans le pays, plus de 2,5 millions de personnes avaient déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus, sur 18,5 millions d’habitants. Le Chili est ainsi l’un des pays au monde à vacciner le plus rapidement sa population, seulement devancé par Israël et les Emirats arabes unis. «Notre pays ne s’est pas limité à négocier avec un seul laboratoire : il a mis en place une stratégie de négociation diversifiée, auprès de Sinovac, Pfizer, Astra Zeneca, Johnson & Johnson, ou encore via le dispositif Covax», explique Izkia Siches, présidente de l’Ordre des médecins, qui n’hésite pas depuis le début de la pandémie à critiquer le gouvernement de droite au pouvoir quand elle le juge nécessaire. Avec plusieurs lots de vaccins Pfizer et quatre millions de doses de CoronaVac, faciles à transporter et à stocker, «nous avons reçu un nombre important de doses de manière assez précoce par rapport à d’autres pays d’Amérique latine», salue Izkia Siches. Grâce à cette stratégie d’achats anticipés, le gouvernement chilien a signé des contrats pour 36 millions de doses. De quoi, en principe, immuniser presque toute sa population.
  10. https://www.telegraph.co.uk/news/2021/02/24/myanamar-protests-turn-chinese-embassy-fears-beijing-exporting/ "Le public du Myanmar, ou en particulier le public nationaliste du Myanmar, n'a jamais aimé la Chine", a déclaré Enze Han, professeur associé de politique à l'université de Hong Kong. Il a ajouté que le coup d'Etat était un nouveau casse-tête pour Pékin, qui avait beaucoup investi pour réchauffer les liens avec le gouvernement de la Ligue nationale pour la démocratie, maintenant renversé - un partenaire plus prévisible que les rangs secrets de la junte.
  11. https://www.telegraph.co.uk/technology/2021/02/24/biden-lines-executive-order-tackle-chip-shortage/ Le président Joe Biden s'efforce de remédier à la pénurie mondiale de semi-conducteurs en approuvant une étude de 100 jours sur les chaînes d'approvisionnement américaines essentielles. Le géant automobile Ford a récemment déclaré qu'il réduirait sa production de 20 % en raison de la pénurie. La fabrication de semi-conducteurs est dominée par Taïwan, avec une fonderie, TSMC, qui produit 50 % des puces. Les États-Unis ne produisent qu'environ 12 % des semi-conducteurs au niveau mondial, alors qu'ils représentent la moitié de la demande mondiale.
  12. Autres détails sur les vaccins à nanoparticules lipidiques : https://qz.com/1948132/the-first-covid-19-vaccines-have-changed-biotech-forever/ (22 décembre 2020) Cela n'a pas été un processus facile. Pour que les acides nucléiques se lient aux graisses, ils ont besoin de charges opposées, comme un aimant. Mais les acides nucléiques ont tous une charge négative, et les graisses chargées positivement n'existent pas dans la nature. Au début des années 1990, le biophysicien Philip Felgner de l'université de Californie à Irvine a inventé en laboratoire une particule lipidique chargée positivement, mais chez les êtres vivants, cela ne fonctionnait pas : "Les lipides cationiques sont tout simplement très toxiques", dit Cullis. "Ils déchirent les membranes". Finalement, Cullis et son équipe de l'université de Colombie-Britannique ont travaillé avec Inex Pharmaceuticals (aujourd'hui Tekmira Pharmaceuticals), Alnylam Pharmaceuticals et Acuitas Therapeutics pour trouver une solution (Pieter [Cullis] a cofondé Inex et Acuitas) : Ils pouvaient lier l'acide nucléique chargé négativement à la particule lipidique chargée positivement dans une solution légèrement acide. Ensuite, ils pourraient augmenter le pH pour le rendre plus neutre, comme à l'intérieur de notre corps, tout en ajoutant quelques globules de graisse supplémentaires pour entourer l'emballage. L'ARNm restait attaché et intact, et la couche protectrice de lipides à l'extérieur n'endommageait pas la membrane cellulaire. Alnylam Pharmaceuticals, par exemple, a mis au point un médicament, appelé Onpattro, qui traite l'amylose à médiation par la transthyrétine, une maladie génétique qui détériore les tissus du cœur. Elle est causée par une protéine déformée formée dans le foie. Au lieu de contenir de l'ARNm, il contient de l'ARN silencieux, ou ARNsi. Ce code indique aux cellules du foie de ne pas produire la protéine défectueuse associée à la maladie. "La réalité est que nous avons eu de la chance", dit Cullis. Lorsque son groupe a conçu son médicament pour les cellules du foie, ils ont découvert qu'une protéine appelée lipoprotéine APOE se fixait presque immédiatement à leurs nanoparticules lipidiques, ce qui l'aidait à atteindre les cellules du foie dont elle avait besoin. Ce n'était pas une chose pour laquelle ils avaient intentionnellement conçu leurs particules. (Aucune donnée n'a été recueillie pour savoir si ce même processus aide l'ARNm des vaccins Covid-19 à pénétrer dans nos cellules, mais il est probable que c'est le cas).
  13. L'intersectionnalité s'affiche sur les murs et fait réagir des historiens : https://thetyee.ca/Culture/2021/02/23/Did-Beautiful-Tale-Cultural-Solidarity-Really-Happen/ Sur le côté d'un bâtiment fédéral à Vancouver, une peinture murale de trois étages aux couleurs vives raconte une histoire étonnante. On y voit de généreux pagayeurs indigènes offrant de la nourriture et des provisions aux immigrants de l'Inde piégés sur le Komagata Maru après que les autorités canadiennes aient refusé de les laisser entrer au Canada en 1914. Le navire est finalement rentré en Inde, où 19 passagers ont été tués et d'autres emprisonnés alors que le gouvernement tentait de les arrêter. C'est une image puissante de solidarité interculturelle. Mais est-ce vraiment arrivé ? Trois universitaires qui ont fait diverses recherches sur le Komagata Maru et l'histoire de l'Asie du Sud ont écrit à The Tyee, arguant que l'histoire n'aurait pas pu se produire. L'un d'eux est Ali Kazimi, professeur associé de cinéma et d'arts médiatiques à l'université de York. Il a réalisé le documentaire Continuous Journey et a écrit Undesirables, tous deux sur le Komagata Maru. "Une des choses qu'il faut comprendre, c'est que le Komagata Maru est un événement remarquablement documenté", a déclaré Kazimi, qui s'inquiète de la précision historique de la fresque depuis son apparition. Kazimi, ainsi que Hugh Johnston de l'Université Simon Fraser et Anne Murphy de l'Université de Colombie britannique, affirment n'avoir jamais entendu parler de pagayeurs indigènes qui auraient aidé les passagers du bateau. Le dévoilement de la fresque en 2019 a été accompagné d'un événement clé : le gouvernement fédéral a débaptisé un bâtiment. Le bâtiment avait été nommé "Harry Stevens" en l'honneur du député et homme d'affaires raciste qui a travaillé avec les agents de l'immigration pour empêcher les passagers du Komagata Maru de débarquer. Le dévoilement de l'œuvre d'art représentant la solidarité entre les Indiens et les indigènes, combiné à l'effacement du nom de Stevens, a été considéré comme un puissant symbole de décolonisation. Cela a été diffusé publiquement et le trio d'universitaires a vu l'histoire des pagayeurs se répandre. Le gouvernement fédéral a publié un communiqué dans lequel il est dit que la fresque "reconnaît la générosité des populations indigènes locales qui ont fourni de la nourriture et de l'eau aux passagers". Même en admettant que l'histoire des pagayeurs soit vraie, "les questions deviennent de plus en plus importantes", a déclaré [Kazimi]. "Les détails ne tiennent pas la route quand on regarde la chronologie", a déclaré Kazimi. "Si cela est vérifié, alors les passagers ont menti en disant qu'ils avaient faim, et cela discréditerait les passagers eux-mêmes en l'honneur desquels cela est fait." Il existe d'autres histoires plus connues de solidarité interculturelle dans les premières années de Vancouver. Par exemple, les Squamish ont mené une importante mission de sauvetage lors du grand incendie de Vancouver en 1886. Depuis la communauté d'Ustlawn sur la côte nord, ils ont pagayé vers la ville pour sauver ceux qui avaient sauté dans la crique. Et même concernant le Komagata Maru, un comité de riverains indiens de Vancouver a offert son aide, collectant des fonds pour engager Joseph Edward Bird, un avocat de gauche et allié blanc qui pensait que les lois canadiennes sur l'immigration étaient racistes. Le comité a également loué un bateau de pêche japonais - car aucun pêcheur blanc n'était prêt à le faire, a déclaré Kazimi - qui a été autorisé par les fonctionnaires de l'immigration à livrer des provisions aux passagers. Mais Kazimi n'a pas trouvé beaucoup de preuves d'interactions précoces entre les nouveaux arrivants sud-asiatiques et les indigènes.
  14. https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/les-independantismes-catalans-sont-ils-compatibles (18 février 2021) Les élections de dimanche en Catalogne ont certes été remportées avec 23% des voix par le socialiste Salvador Illa, ancien ministre de la santé, qui avait démissionné de son poste pour reprendre la région aux indépendantistes. Mais en face, les trois forces sécessionnistes ont, à elles trois, remporté à la fois une majorité de voix (plus de 50%) et une majorité de sièges (74 sur 135). Loin d’affaiblir, comme l’espérait Salvador Illa, la coalition des partis indépendantistes - trois ans après le referendum d’auto détermination de 2017, déclaré illégal par la justice - ces élections l'ont donc renforcée. A condition que ces partis s’entendent entre eux pour conserver la tête de la région. https://www.lefigaro.fr/flash-actu/septieme-nuit-de-manifestation-a-barcelone-en-faveur-d-un-rappeur-emprisonne-20210222 Pour la septième nuit consécutive, une manifestation à Barcelone en faveur du rappeur emprisonné Pablo Hasél a dégénéré lundi en affrontements avec la police. Pablo Hasél, 32 ans, a été condamné à neuf mois de prison pour apologie du terrorisme, pour avoir dans un tweet traité le roi Juan Carlos Ier de «mafieux», fait l'éloge de personnes impliquées dans des attaques et accusé la police d'avoir tué et torturé des migrants et des manifestants. Son arrestation a relancé le débat sur la liberté d'expression en Espagne et renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale entre les socialistes du président Pedro Sanchez et le parti Podemos (gauche radicale) qui soutient les manifestations. https://www.lapresse.ca/international/europe/2021-02-23/extradition-vers-l-espagne/l-immunite-de-l-independantiste-catalan-puigdemont-pourrait-etre-levee.php (Bruxelles) La levée de l’immunité de Carles Puigdemont et de deux autres députés européens indépendantistes catalans a été votée mardi par la Commission des affaires juridiques du Parlement européen et sera soumise à la session plénière en mars, a-t-on appris de sources parlementaires.
  15. Je pensais qu'une des possibilités était la suivante : Nucléaire -> électricité -> hydrogène -> ammoniac -> engrais Un peu comme ce qu'on lit ci-dessous, même s'ils produisent l'électricité avec des panneaux solaires : https://cen.acs.org/environment/Spanish-make-fertilizer-green-hydrogen/98/i30 (29 juillet 2020) Deux entreprises espagnoles, le producteur d'engrais Fertiberia et l'entreprise énergétique Iberdrola, prévoient de construire la plus grande usine européenne de production d'hydrogène vert à usage industriel - en l'occurrence, la production d'ammoniac. D'un coût de 175 millions de dollars, elle comprendra une centrale photovoltaïque de 100 MW qui produira de l'électricité pour alimenter des électrolyseurs destinés à séparer l'eau en oxygène et en hydrogène. Fertiberia combinera ensuite l'hydrogène et l'azote pour former de l'ammoniac.
  16. Je ne veux en venir nulle part. Je pose juste des questions pour essayer de comprendre. À quoi faut-il comparer ce chiffre de 2€/kg pour savoir si c'est un "bon" prix ou un "mauvais" prix ? Je ne connais pas ces prix par coeur, donc pour moi, 2 € comme ça, ça ne me parle pas. Il faudrait aussi savoir quelle hypothèse a été faite sur le prix de l'électricité pour arriver à ce résultat. Pour le reste ne t'inquiète pas tu n'as pas besoin de me convaincre de l'abandon inéluctable du pétrole et du gaz. Ce qu'il faudrait savoir, c'est si le béton, les engrais, vont devenir plus cher lorsqu'ils seront produits à partir d'hydrogène issu d'électrolyse ou pas. Si oui, il faut s'attendre à devoir vivre dans des logements plus exigus (moins de béton) et à moins se nourrir (moins d'engrais), ou alors substituer la construction en béton par la construction en bois, et l'agriculture chimique par la permaculture. Donc ce prix de l'hydrogène, cher ou pas cher, c'est une question cruciale. Et puis cela se répercute aussi sur le prix des éoliennes qui sont constituées d'un socle en béton, et de tours en métal.
  17. https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/23/les-moines-birmans-en-retrait-du-mouvement-de-desobeissance-civile_6070848_3210.html « J’ai été très déçu de la prestation de [l’ancienne dirigeante] Aung San Suu Kyi au gouvernement », a récemment confié un moine d’un monastère de Rangoun à l’un de nos interlocuteurs. « Je l’avais pourtant soutenue lors des élections législatives de 2015, mais j’ai déchanté quand j’ai réalisé que la politique de la NLD [la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi] consistait à s’efforcer d’affaiblir le sangha ». Ce moine en veut pour preuve que le parti du gouvernement, renversé par l’armée, avait essayé de réduire les financements d’Etat dévolus à des instances du bouddhisme birman, notamment les universités monastiques. Sur un plan plus anecdotique, mais très mal vécu par certains bonzes, l’ancien ministre de l’éducation aurait quant à lui proposé de retirer de l’alphabet birman les lettres permettant la transcription de textes bouddhiques issus du pâli, la langue liturgique du theravada – la forme du bouddhisme pratiquée en Birmanie, au Sri Lanka, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge. « Oui, comparé à la “révolution safran”, le niveau d’engagement des moines dans l’actuel mouvement est bien moindre », confirme Chris (nom d’emprunt), un Birman qui enseigne à Mandalay, la deuxième ville du pays. « Quand la NLD était encore au pouvoir, il y a eu des périodes de tensions entre “Daw” [madame] Aung San Suu Kyi et le sangha : certains moines l’ont accusée de lancer le pays dans un processus de “débouddhisation”, dont les écoles monastiques ont été les premières victimes. »
  18. https://www.washingtonpost.com/business/2021/02/18/vaccine-fat-lipids-supply/ Pourquoi les grands-parents ne peuvent pas trouver de vaccins : Rareté des ingrédients biotechnologiques de niche Acuitas Therapeutics, une petite entreprise de biotechnologie de Vancouver, en Colombie-Britannique, ne compte que 30 employés et loue ses laboratoires à l'université de Colombie-Britannique. L'entreprise n'a même pas d'enseigne sur son bâtiment. Jusqu'à l'année dernière, elle ne sous-traitait que la production de petits volumes de nanoparticules de lipides, des gouttelettes de graisse utilisées pour introduire l'ARN dans les cellules, pour la recherche et un unique traitement approuvé pour une maladie rare. Mais aujourd'hui, l'une des découvertes d'Acuitas est devenue une denrée précieuse. Une molécule brevetée appelée lipide cationique ionisable est une pièce essentielle du vaccin à ARNm fabriqué par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, et elle fait l'objet d'une demande urgente pour la production de milliards de doses de vaccin dans le monde. Le changement d'échelle de la production de substances autrefois spécialisées telles que les nanoparticules lipidiques pour une campagne mondiale de vaccination a été l'un des défis les plus complexes auxquels l'administration Biden doit faire face alors qu'elle cherche à accélérer la fourniture de vaccins dans l'ensemble du pays, à un rythme frustrant, selon des entretiens avec des responsables de la société, des scientifiques extérieurs et des rapports gouvernementaux. Le 21 janvier, deuxième jour de mandat du nouveau président, l'administration Biden a publié un rapport qui cite les pénuries de nanoparticules lipidiques parmi les "lacunes urgentes" de la chaîne d'approvisionnement en vaccins. "C'est à une échelle qui n'a jamais été faite auparavant", a déclaré Pieter Cullis, le scientifique canadien et président d'Acuitas qui est considéré comme le parrain de la technologie des nanoparticules lipidiques. Bien que les entreprises augmentent régulièrement le flux de doses de vaccins vers les États, les livraisons ont pris un sérieux retard par rapport aux prévisions antérieures du gouvernement. Les problèmes de production - que les entreprises ont refusé de discuter en détail - sont à l'origine de la difficulté de la quête de vaccins par les résidents américains âgés dans les États qui ont donné la priorité à cette population pour la vaccination. Le gouvernement fédéral a engagé environ 16 milliards de dollars dans le développement et la fabrication de vaccins depuis l'année dernière. L'opération Warp Speed, l'effort de vaccination du gouvernement lancé sous la direction du président Donald Trump, a promis au printemps dernier que 300 millions de doses de vaccin seraient prêtes au début de 2021. Cet objectif a été revu à la baisse au début du mois de décembre, pour aboutir à la promesse de 40 millions de doses au 1er janvier, soit assez pour que 20 millions de personnes soient vaccinées avec le régime des deux doses. Mais au 30 décembre, seulement 12,4 millions de doses avaient été expédiées, selon un récent rapport du Government Accountability Office américain. A la date de jeudi, selon les données divulguées par les Centres de contrôle et de prévention des maladies, Pfizer et Moderna avaient livré 72,5 millions de doses combinées. Cela ne représente que 36 % des 200 millions de doses que Moderna et Pfizer se sont engagés à livrer d'ici le 31 mars, dans six semaines seulement. Pfizer a déclaré, en réponse à des questions, qu'elle avait apporté des changements non spécifiés à ses installations et à sa fabrication qui lui permettront de doubler la production de vaccins. Elle a déclaré qu'elle produira 2 milliards de doses d'ici la fin de l'année. Elle fabrique son vaccin à Kalamazoo, dans le Michigan, et en Belgique. Fin décembre, dans le cadre d'un accord visant à obtenir des doses supplémentaires, l'administration Trump a accepté d'utiliser le Defense Production Act pour aider Pfizer à avoir accès à plus de lipides, ont déclaré au Washington Post des personnes au courant des discussions. Et le gouvernement fédéral continue d'utiliser son autorité en vertu de la loi du temps de la guerre de Corée, rarement utilisée, pour ordonner aux fournisseurs nationaux de lipides de donner la priorité aux commandes de Pfizer, selon un haut responsable de l'administration qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat pour discuter de questions politiques sensibles. "L'élargissement de la chaîne d'approvisionnement en matières premières a pris plus de temps que prévu", a déclaré Amy Rose, porte-parole de Pfizer, dans un courrier électronique. "La mise à l'échelle d'un vaccin à ce rythme est sans précédent, et nous avons fait des progrès significatifs en accélérant la toute première production à l'échelle commerciale d'un vaccin à ARNm", a-t-elle déclaré, en faisant référence à la technologie de l'ARN messager. Moderna n'a pas répondu à une demande de commentaires. L'entreprise, qui fabrique le seul autre vaccin à ARNm autorisé par la Food and Drug Administration américaine, a inventé son propre lipide ionisable et s'est également lancée dans une course à la construction de capacités de production. De nombreux autres goulets d'étranglement ont affecté la fabrication des vaccins contre le nouveau coronavirus, qui est à l'origine du covid-19. Les entreprises ont dû construire des équipements à partir de rien, notamment des machines qui envoient deux flux de solution - l'un contenant de l'ARNm et l'autre des lipides - dans une collision à grande vitesse pour fusionner les nanoparticules et encapsuler la charge génétique. L'administration Biden a déclaré ce mois-ci qu'elle utilisait le DPA pour aider Pfizer à se procurer des machines industrielles plus spécialisées pour la prochaine étape, la filtration de l'éthanol du mélange de lipides. Les fabricants de vaccins souffrent également d'un manque de capacité des machines pour remplir les flacons de vaccins. L'équipe Pfizer-BioNTech a conclu des accords avec deux autres géants de l'industrie pharmaceutique, Sanofi et Novartis, en Europe, pour des services de "remplissage/finition", c'est-à-dire le processus consistant à mettre les doses de vaccins dans les flacons et à les préparer pour l'expédition. L'idée d'utiliser des nanoparticules de lipides pour encapsuler une charge génétique à libérer dans des cellules humaines est poursuivie par des chercheurs de l'Université de Colombie-Britannique depuis le milieu des années 1990. Sa première utilisation approuvée a eu lieu en 2018 pour un médicament appelé Onpattro, qui est fabriqué par la société de biotechnologie Alnylam. Ce médicament est administré par perfusion à des personnes atteintes d'amylose à médiation par la transthyrétine, une maladie héréditaire rare qui touche 50 000 personnes dans le monde. Pour le vaccin contre le coronavirus, la nanoparticule lipidique libère de l'ARN messager dans une cellule humaine, ordonnant à la cellule de fabriquer une réplique de la protéine de pointe du coronavirus. La protéine de pointe entraîne ensuite le système immunitaire à combattre le vrai virus. Parmi les quatre lipides qui composent la gouttelette protectrice, le lipide cationique ionisable est celui dont on a le plus besoin et qui fait l'objet de brevets restrictifs détenus par Acuitas et quelques autres entreprises. Sa charge électrique change lorsqu'il pénètre dans une cellule, ce qui libère la charge utile de l'ARNm et lui permet de donner ses instructions. Après avoir travaillé sur des systèmes d'administration de médicaments à base de lipides pendant de nombreuses années, M. Cullis a déclaré dans une interview qu'il avait été impressionné par leur succès soudain dans les vaccins qui sauveront d'innombrables personnes des ravages de la pandémie de coronavirus. C'était un peu marginal au début", a déclaré Cullis, qui est l'un des fondateurs d'Acuitas. "Le voir se généraliser comme ça est complètement ahurissant". Les problèmes de fabrication et de livraison des doses étaient inévitables après que les vaccins aient été développés en un temps record, a-t-il ajouté. "Il faut probablement s'attendre à certains contretemps", a-t-il déclaré. "On peut dire que les efforts de fabrication ont été largement couronnés de succès". Les douleurs de croissance pour la technologie des nanoparticules lipidiques se sont intensifiées alors que le gouvernement a augmenté les commandes de vaccins à ARNm. Pfizer et Moderna se sont maintenant engagés à produire 300 millions de doses de vaccins chacun pour les États-Unis d'ici la fin juillet, en plus de centaines de millions d'autres pour l'Europe et ailleurs. Le problème principal, selon les cadres et les scientifiques, est l'accélération de la demande mondiale pour une technologie qui avait à peine atteint le stade de la commercialisation au début de l'année dernière, une poussée de la demande qui a pris les fournisseurs de matières premières au dépourvu. La demande explosive qui a débuté l'été dernier ne fait que s'intensifier, car les autres vaccins en cours de développement qui utilisent d'autres méthodes ont connu des retards ou ont échoué. "La plus grande difficulté est de fabriquer les nanoparticules lipidiques", a déclaré Drew Weissman, qui a été le pionnier des vaccins à ARNm à l'université de Pennsylvanie et qui voit le fruit de son travail utilisé pour sauver des millions de vies. Il a ajouté qu'il est difficile de connaître l'ampleur des carences éventuelles car les entreprises ne rendent généralement pas publics de tels détails. On aurait pu prévoir des failles dans la chaîne d'approvisionnement, a déclaré M. Weissman. Rétrospectivement, le gouvernement aurait également dû financer les fournisseurs de matières premières nécessaires à la fabrication des vaccins - tout comme il l'a fait en fournissant des milliards de dollars à l'avance pour les contrats des grandes sociétés pharmaceutiques qui fabriqueraient les vaccins. "Les entreprises pharmaceutiques auraient dû savoir que cela allait être un problème, et elles auraient dû commencer l'année dernière à parler aux entreprises de lipides, aux entreprises de matières premières pour l'ARNm, qu'elles avaient besoin de se développer", a déclaré M. Weissman. Les sociétés de vaccins ont publié un minimum d'informations sur la façon dont elles ont utilisé leur argent pour soutenir la fabrication de vaccins. La chaîne d'approvisionnement en matières premières a également été entourée de secret concernant les accords de licence de propriété et les accords de fabrication sous contrat. Acuitas licencie sa technologie à d'autres et confie la production de ses lipides à des fabricants sous contrat. "Le défi est évidemment de passer de la fabrication de centaines de grammes ou de kilogrammes à des tonnes de lipides. Nous avons donc travaillé avec eux pour soutenir ce processus", a déclaré le directeur général d'Acuitas, Thomas Madden, qui est également l'un des fondateurs de la société. "Il n'y en aura jamais assez." Acuitas fournit également sa technologie à CureVac, une société allemande qui développe un vaccin contre le coronavirus à ARNm. La société produisant les lipides d'Acuitas utilisés dans le vaccin Pfizer-BioNTech, Avanti Polar Lipids, d'Alabaster, Alabama, a refusé de commenter. Avanti a été acheté l'été dernier par une société britannique, Croda, pour 185 millions de dollars. CordenPharma, qui possède des usines en Europe et à Boulder (Colorado) et qui fournit Moderna en lipides, a également refusé de commenter. Un dirigeant de CordenPharma en Suisse a déclaré ce mois-ci à une publication spécialisée que la fabrication de lipides cationiques ionisables nécessite 10 étapes de fabrication et prend des mois. "Mettez-vous à la place d'un de ces fabricants. La plupart d'entre eux avaient un ensemble complet de commandes pour les produits pharmaceutiques et autres matières premières qu'ils produisaient" avant que la pandémie ne frappe, a déclaré Patrick Boyle, un cadre de Ginkgo Bioworks, une société de plate-forme génétique à Boston. "Pour se développer, ils doivent construire de nouveaux équipements ou ils déplacent un autre client payant, et cela a été l'un des défis". Pfizer-BioNTech a passé des accords ce mois-ci pour obtenir davantage de fournitures de deux entreprises allemandes, mais cette nouvelle capacité ne sera pas mise en service avant des mois. L'un de ces fournisseurs allemands, Merck KGaA (qui n'est pas lié au fabricant pharmaceutique américain Merck & Co.), a déclaré dans un communiqué de presse du 5 février qu'il allait "accélérer considérablement la fourniture des lipides dont on a un besoin urgent", avec une livraison "vers la fin de 2021". Une deuxième société allemande, Evonik, a déclaré la semaine dernière qu'elle accélérait l'approvisionnement en lipides qui seraient disponibles au cours du second semestre de cette année. "Ils ont de multiples dépendances envers des tiers pour l'approvisionnement en matériaux", a déclaré Andrey Zarur, directeur général de GreenLight Biosciences, une société de biotechnologie qui travaille sur son propre vaccin à ARNm. Les dirigeants de l'industrie ont également souligné les goulots d'étranglement potentiels dans la production de certains nucléotides et plasmides d'ADN (qui fournissent le modèle de l'ARNm dans le vaccin), ainsi que des agents de coiffage synthétiques qui s'attachent à l'extrémité d'une chaîne d'ARNm. Les molécules de coiffage synthétiques sont produites sous brevet par une seule société, TriLink, à San Diego. Le prix de catalogue de TriLink pour l'agent de plafonnement est de 197 dollars pour seulement 0,0012 gramme, selon son site web, bien qu'elle dise proposer des prix de gros. La société mère de TriLink, Maravai, est entrée en bourse en novembre, alors que la frénésie pour ses produits augmentait. Elle a levé 1,6 milliard de dollars. TriLink, par l'intermédiaire de la société mère, a refusé de commenter. Elle a déclaré dans un communiqué de presse en août qu'elle augmenterait la capacité de ses installations de San Diego pour fabriquer davantage de matières premières pour l'ARNm. Augmenter la production de l'agent de coiffage de l'ARN de TriLink n'est pas difficile, cela ne demande que plus d'espace et d'équipement, a déclaré Anton McCaffrey, un co-inventeur de l'agent de coiffage qui a récemment quitté TriLink. "Je pense que c'est surmontable, facilement", a-t-il dit. "Du point de vue de la fabrication de ce produit chimique, vous mettez des ressources derrière lui et cela ne va pas retarder les choses". Le succès des vaccins pour le nouveau coronavirus donne un élan aux projets de médicaments qui s'appuieront sur les nanoparticules de lipides pour acheminer l'ARN vers les cellules humaines. Des recherches sont en cours pour utiliser les nanoparticules de lipides pour les mécanismes d'acheminement dans une variété de vaccins et de thérapies géniques, y compris dans l'immunothérapie du cancer. Les nouvelles capacités de production de vaccins contre les coronavirus profiteront à terme à ces nouvelles thérapies, ont déclaré les scientifiques. "Cela va totalement changer l'industrie pharmaceutique pour les années à venir", a déclaré Michael Mitchell, un chercheur principal qui dirige un laboratoire de bio-ingénierie de l'université de Pennsylvanie travaillant sur des projets d'immunothérapie du cancer et de vaccins.
  19. https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/01/31/le-plan-tout-renouvelable-de-lademe-conteste/ L’Ademe fait l’hypothèse d’un triplement des interconnexions (de 12 à 36 GW) avec des systèmes étrangers lesquels évoluent comme par magie pour servir les besoins français tant en exportations qu’en importations. Nos voisins se dotent de capacités de stockage énormes, et leurs productions sont miraculeusement là en cas de besoin et pas là lorsque nous pouvons exporter. Ces complémentarités ne reposent que sur des hypothèses arbitraires favorables. (...) En résumé, plus vous implantez d’éoliennes et plus la valeur économique de leur production va diminuer. C’est ainsi que, dans les modèles d’optimisation qui simulent le développement des ENRv uniquement par le marché, leur développement s’arrête autour de 10-15% de parts de production. Dès lors que l’on va au delà, et surtout si l’on atteint les 80% d’ENRv dans la production, les coûts grimpent pour une raison simple et intuitive : il faut bien payer les investissements et l’exploitation des moyens pilotables ou de stockage dont la seule fonction (non rentable) est d’intervenir pour sauver le système électrique lorsque vent et/ou soleil font défaut, ce qui survient nécessairement. C’est bien pourquoi l’Ademe fait des « hypothèses héroïques » sur ce qui pourrait contrebalancer ce phénomène (flexibilité gigantesque, import/export miraculeusement aligné sur les besoins et surplus…) afin de « sauver » le soldat ENRv dominant le système électrique. Parmi les « résultats » de l’étude de l’Ademe, l’un au moins suscite le sourire : lorsqu’il est recommandé de fermer les réacteurs nucléaires actuels plus vite car leur trop bas coût de production d’électricité gène le déploiement des ENRv, handicapées par ce concurrent trop efficace.
  20. J'ai l'impression qu'on aboutit, si l'on ne se méfie pas, à une série d'injonctions contradictoires. Si on réduisait la biodiversité à zéro, il n'y aurait plus d'animaux, donc plus de zoonoses. Si on avait une déforestation égale à zéro, on habiterait dans des forêts, donc on serait des chasseurs cueilleurs, en contact permanent avec les animaux sauvages. Cela veut peut-être dire qu'il faut suivre la règle de Boucle d'Or et les Trois Ours (encore un contact entre une humaine et des animaux sauvages !), en anglais goldilocks principle, qui est la règle du juste milieu. Il faut des animaux, mais pas trop. Il faut des forêts, mais pas trop. Ou encore, peut-être adoptera-t-on la solution de Lewis et Maslin :
  21. https://blogs.sciencemag.org/pipeline/archives/2021/02/18/coronavirus-variants Article en anglais de vulgarisation sur les variants, avec en prime une citation du poète Tennyson.
  22. https://www.lesnumeriques.com/concept/ces-2020-woven-city-toyota-va-batir-une-ville-du-futur-au-pied-du-mont-fuji-n145751.html (9 janvier 2020) Toyota va bâtir une ville du futur au pied du Mont Fuji
  23. https://www.realclearinvestigations.com/articles/2021/02/18/why_bidens_new_dawn_of_net-zero_is_looking_like_a_dark_day_for_labor_127138.html La récente promesse de General Motors de transférer complètement la production vers les véhicules électriques d'ici 2035 ne réduira pas la pollution si ceux-ci sont branchés sur un réseau sale pour recharger les batteries. Mais le fait d'avancer à un rythme aussi rapide constitue une menace pour les syndicats industriels. Cela entraînerait la fermeture d'une grande partie, sinon de la plupart, des 670 mines de charbon et des 280 centrales électriques restantes, qui luttent déjà pour être compétitives avec la chute des prix de l'énergie, et cela ferait prendre conscience à l'industrie du gaz naturel qu'elle est la prochaine. Avec environ 750 000 emplois dans le secteur des combustibles fossiles, pour la plupart bien rémunérés et appartenant à la classe moyenne, plusieurs syndicats du secteur de l'énergie ont rejeté l'objectif de Biden pour 2035, le jugeant trop ambitieux. Ils réclament la date butoir de 2050. De telles pertes d'emplois rivaliseraient avec les bouleversements de l'industrie automobile américaine qui ont laissé des villes comme Detroit en miettes. De 1979 à 2003, les trois grands constructeurs automobiles ont supprimé environ 600 000 emplois aux États-Unis et au Canada, soit plus de la moitié de leurs effectifs. De nombreux travailleurs du secteur des combustibles fossiles ne profiteront pas du boom des énergies renouvelables. La plupart des nouveaux emplois seront dans la construction de parcs éoliens et solaires, qui est un travail temporaire et souvent pas dans les mêmes régions que celles qui fournissent des emplois dans le secteur des combustibles fossiles. Le salaire est également nettement inférieur. Le salaire médian d'un installateur solaire est d'environ 45 000 dollars par an, selon le Bureau des statistiques du travail. Une fois que les installations éoliennes et solaires seront en service, elles n'embaucheront pas beaucoup de travailleurs du secteur des combustibles fossiles. Une centrale au charbon emploie quelques centaines de travailleurs, et paie environ 82 000 dollars pour un opérateur qualifié. Une installation renouvelable fonctionne principalement par elle-même.
  24. https://www.dw.com/en/germany-concerned-about-polands-nuclear-energy-plans/a-56603782 (17 février 2021) La Pologne s'efforce de réduire sa dépendance au charbon et d'aller de l'avant avec ses projets de production d'énergie nucléaire. Sa stratégie Polityka Energetczna Polski (PEP), que le gouvernement a approuvée au début de ce mois et qui doit commencer en 2026, comprend la construction de six réacteurs sur deux sites. Selon le plan, le premier réacteur entrera en service en 2033 et les six devraient être opérationnels d'ici 2043. L'Union européenne doit trouver de nouvelles sources d'énergie pour atteindre ses objectifs en matière de climat, d'énergie et d'environnement. La Pologne dépend actuellement du charbon pour 70 % de son énergie et est donc l'un des États les plus polluants de l'UE. Mais la transition énergétique de la Pologne n'est pas uniquement motivée par la pression extérieure. L'extraction de lignite dans le centre de la Pologne, qui fournit actuellement 20 % de l'énergie du pays, devrait être progressivement abandonnée d'ici 2035. Le PDG de l'entreprise publique Électricité de France (EDF) s'est adressé aux médias polonais et a proposé un accord pour financer les deux tiers du projet tout en faisant la promotion du réacteur européen sous pression (EPR), qui est déjà en service à Taishan, en Chine. Avec une capacité de plus de 1000 MW (1 GW), ce gigantesque réacteur correspond à ce que le gouvernement recherche. Selon un rapport d'experts commandé par la faction parlementaire du Parti Vert au Bundestag allemand en janvier, les centrales nucléaires polonaises, situées à quelques centaines de kilomètres de la frontière allemande, présenteraient un risque élevé pour la population. Voir aussi : le prêtre Jerzy Popieluszko : Rendez-vous avec Mr X du 17 avril 1999 https://www.youtube.com/watch?v=45GtxH-l8TE
  25. Tu as comparé avec le prix du super ou du gazole hors taxe ? Qui est de combien déjà ?
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