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Picdelamirand-oil

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Tout ce qui a été posté par Picdelamirand-oil

  1. Picdelamirand-oil

    Le F-35

    Et puis il y a ça : Meanwhile LockMart brags about delivering 191 F-35s in 2025 and fails to mention that not one of them is combat-ready, lacking essential software and with an RTX Distributed Aperture System (which provides missile launch warning) that has not passed its tests. https://forum.air-defense.net/topic/29-le-f-35/?do=findComment&comment=1864964
  2. Picdelamirand-oil

    Le F-35

    La disponibilité est un chiffre qu'il faut interpréter au regard de l'intensité de l'usage: c'est très facile d'avoir 100% de disponibilité si tu n'utilise pas ton avion: tu le mets en état de faire ses missions et tu n'y touche plus : il est disponible. Le problème du F-35 c'est qu'il vole peu et n'atteint pas les objectifs de disponibilité malgré ça. En fait ce qui gène l'USAF c'est de ne pas pouvoir atteindre l'objectif du nombre d'heure de vol à réaliser. L'autre aspect c'est que les avions neufs ont une meilleure disponibilité que les avions anciens et le fait qu'il y a beaucoup d'avions neufs cache la dégradation très rapide des F-35 au point de vue disponibilité: Le F-35 devient "ancien" deux fois plus vite que les autres avions. Enfin si l'avion peut voler il est mission capable car il peut effectuer la mission qui consiste à se déployer sur une autre base. En France pour les Rafale on ne considère que ce que les US appelle FMC (Full Mission Capable) c'est normal toute nos doctrines tiennent compte des capacités "omnirôle" du Rafale et si il n'est pas FMC il devient un avion spécialisé. Enfin dans certains post j'ai expliqué la différence entre un taux de disponibilité contraint et un taux de disponibilité choisis parce que on n'a pas besoin de plus pour réaliser le contrat opérationnel.
  3. Picdelamirand-oil

    [Rafale]

    On ne va pas s'en plaindre.
  4. En théorie tu a 60% de la valeur produite en Inde ce qui fait 40% en France mais comme Dassault a déjà 51% de DRAL et que sa participation va croitre à chaque augmentation de capital les 60% produit en Inde vont générer 30% pour Dassault et en plus les IPR détenu par DRAL seront la propriété de Dassault. Trappier n'est pas un perdreau de six semaines, et il ne va pas se laisser faire comme ça.
  5. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Comme indiqué depuis 2019, le plan opérationnel portant sur environ 200 Rafale avance et un accord de fabrication devrait être conclu prochainement. Il débutera avec 90 F4 et 26 Rafale M pour l'Inde. À moyen terme, 24 F5 et 26 Rafale M supplémentaires devraient également être livrés pour l'IAC2 Viraat. Le TEDBF ne sera disponible qu'avec l'INS Vishal après 2035. L'accord Rafale devrait donner un coup de fouet à l'écosystème privé de fabrication aérospatiale en Inde, avec plus de 120 000 crores de roupies sur les 200 000 crores estimés qui iront aux fournisseurs indiens. Quant à ceux qui se demandent d'où viendra l'argent, quel sera l'impact sur le programme Tejas, etc.
  6. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Rakesh a écrit : ↑11 janvier 2026 07:40 https://x.com/SacredScroll/status/20099 ... 55327?s=20 ---> DÉSOLÉ DONALD, L'ACCORD EST FRANÇAIS ! Quelques réponses au tweet ci-dessus. Cliquez sur le lien ci-dessus pour lire les autres réponses. Incroyable comme les apologistes américains de l'aam junta ont été tellement provoqués par ce post sur X. https://x.com/rattlerjack/status/201006 ... 36379?s=20 ---> Le Rafale et le F-35 ne sont pas au même niveau technologique. ^^^^ https://x.com/SacredScroll/status/20100 ... 42538?s=20 ---> Le F-35 n'est pas un avion de chasse, c'est un service d'abonnement. Vous l'achetez, mais les États-Unis contrôlent le logiciel, la logistique (ALIS) et décident quand vous pouvez le piloter. Le Rafale est un produit. Nous l'achetons, nous en sommes propriétaires, nous le piratons, nous le modifions. Je préfère piloter un avion « obsolète » que je contrôle plutôt qu'un avion « moderne » qui peut être bloqué par une mise à jour logicielle de Washington. Souveraineté > Furtivité.
  7. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Le tweet ci-dessous contient beaucoup d'hyperboles et d'affirmations exagérées, mais il est très drôle à lire... https://x.com/SacredScroll/status/20099 ... 55327?s=20 ---> DÉSOLÉ DONALD, L'ACCORD EST FRANÇAIS ! L'Inde rejette la pression américaine et conclut l'accord RAFALE TSUNAMI ! Alors que le président Trump était occupé à tweeter sur les droits de douane et à se plaindre que « Modi n'est pas content » de lui, l'Inde préparait discrètement les documents pour l'accord du siècle... avec la France. Des rapports confirment que l'Inde est en train de finaliser l'acquisition de 114 avions Rafale pour l'IAF ET de 26 Rafale M pour la marine. L'« art de la négociation » vient de recevoir une leçon de New Delhi. Pourquoi l'Oncle Sam pleure 1. Le rejet américain Les États-Unis ont fortement insisté sur les F-18 Super Hornet et F-21. Ils ont menacé de sanctions, se sont plaints du pétrole russe et nous ont imposé des droits de douane. La réponse de l'Inde ? « Vu à 22 h ». Laissé en lecture. Nous avons choisi l'avion qui n'est pas accompagné d'un « manuel d'utilisation » rédigé par le Congrès américain. 2. La forteresse « Made in India » Il ne s'agit pas seulement d'acheter, mais de posséder. Tata Advanced Systems se prépare à construire l'avion ici. 60 % de la valeur reste en Inde. Nous ne nous contentons pas de les faire voler, nous construisons l'écosystème nécessaire pour les remplacer plus tard par notre propre AMCA. 3. Domination totale (le cauchemar des deux fronts) Chine : paniquée parce que le Rafale M sur l'INS Vikrant signifie que l'océan Indien est une zone « interdite d'accès ». Pakistan : souffre déjà d'un syndrome de stress post-traumatique dû au mur du son du Rafale et à la dernière colère de l'opération Sindoor. États-Unis : réalisant que « l'autonomie stratégique » signifie qu'ils ne peuvent pas intimider l'Inde pour qu'elle achète leurs avions. Détail de l'accord : * Marine : 26 Rafale-M (630 milliards de roupies) pour l'INS Vikrant. Contrôle immédiat de l'IOR. La Chine bloquée. * Armée de l'air : 114 MRFA, tous des avions Rafale. Pourquoi ? Vitesse + logistique. Nous les connaissons, nous régnons avec eux. Pas de drame. Macron se rendra sur place le mois prochain pour conclure l'accord. Trump peut garder ses droits de douane ; nous garderons le meilleur avion de combat polyvalent au monde. Autonomie stratégique 1, intimidation 0. La France a soutenu l'Inde contre vents et marées (essais nucléaires de 1998, Kargil, Cachemire). La dissuasion ultime est en cours de chargement... Haut Rakesh Modérateur du forum Messages : 22265 Inscrit le : 15 janv. 2004 12:31 Localisation : Planète Terre Contact : Contacter Rakesh
  8. Quand l'état fait développer quelque chose et qu'il y a des brevets, l'état a droit à une redevance si les brevets sont utilisés au profit d'une autre entité que lui même. Mais cette redevance est ridiculement petite (je pense que c'est fait exprès pour pouvoir dire on a prévu quelque chose en cas de critique).
  9. On pourrait prendre les catapultes des Chinois
  10. On a beaucoup commenté l’intérêt américain pour le Groenland, souvent sur le registre moral ou politique. En réalité, si on enlève le vernis, le raisonnement américain est d’une simplicité presque brutale : le Groenland est une profondeur stratégique indispensable. Ce territoire permet aux États-Unis de tenir à distance les menaces, de contrôler le flanc nord de l’Atlantique, de surveiller l’Arctique qui s’ouvre, et surtout de sécuriser les communications transatlantiques, qu’elles soient aériennes, navales ou sous-marines. Ce n’est pas un territoire « à défendre », c’est une fonction de sécurité avancée. Les Américains ne parlent pas de souveraineté abstraite, ils parlent d’architecture stratégique. Ce qui est frappant, c’est que l’Europe dispose déjà d’un équivalent fonctionnel… sans jamais le penser comme tel. La ZEE française, par sa dispersion mondiale, offre à l’Europe une profondeur stratégique maritime exceptionnelle. Atlantique, océan Indien, Pacifique : on parle de points d’appui au contact direct des grandes routes maritimes, des câbles sous-marins, des flux énergétiques et informationnels. Dans le monde actuel, où la conflictualité commence bien avant le territoire continental, c’est un atout absolument majeur. La différence entre les États-Unis et l’Europe n’est donc pas géographique. Elle est doctrinale. Les Américains ont intégré depuis longtemps que la sécurité ne commence pas à la frontière, mais loin en amont, sur les routes, les détroits, les fonds marins, les capteurs. Ils investissent, ils assument le coût, ils acceptent la militarisation discrète de ces espaces parce qu’ils les considèrent comme vitaux. L’Europe, elle, continue à traiter la ZEE française comme un sujet administratif, environnemental ou budgétaire. On parle de protection, de biodiversité, parfois de pêche, rarement de sécurité des flux, encore moins de dissuasion maritime ou de contrôle des communications sous-marines. Pourtant, dans le monde réel, c’est exactement là que tout se joue aujourd’hui : énergie, données, finance, logistique, câbles. Ce n’est pas un hasard si les grandes puissances agissent désormais en mer, sous le seuil de la guerre, par arraisonnements, pressions juridiques, contrôle assurantiel ou présence navale « grise ». Les États-Unis défendent le Groenland parce qu’ils savent qu’un jour, celui qui perd sa profondeur stratégique perdra sa liberté d’action. L’Europe, elle, possède déjà cette profondeur — mais ne la regarde pas encore comme telle. La vraie question n’est donc pas de juger la stratégie américaine. La vraie question est de savoir quand l’Europe acceptera enfin de penser sa propre profondeur stratégique maritime avec le même sérieux, et surtout avec la même lucidité.
  11. Ceci dit, si Trump ne peut pas aller jusqu’à l’affrontement ouvert, alors une partie importante de la puissance américaine devient inopérante. La dissuasion fonctionne dans les deux sens. Dans ce cas, on entre dans un jeu de blocage réciproque sous le seuil, où aucune des parties ne peut imposer seule sa volonté sans payer un coût politique ou stratégique excessif. Et dans ce type de configuration, la France et l’Europe ont effectivement une carte à jouer, à condition de ne pas renoncer elles-mêmes à leurs intérêts vitaux. La clé n’est pas de provoquer, mais de tenir la ligne : présence, constance, utilité stratégique, et refus du fait accompli. Si l’Europe montre qu’elle ne cède pas automatiquement, même une puissance supérieure doit composer. Autrement dit, ce n’est pas l’affrontement qui est décisif, mais la capacité à rendre toute victoire adverse coûteuse, longue et politiquement inconfortable. Et sur ce terrain-là, l’Europe n’est pas totalement désarmée.
  12. Tout cela réduit clairement la marge de manœuvre de Donald Trump et rend toute aventure ouverte politiquement coûteuse. Mais c’est précisément pour cela que le rapport de force ne prendrait probablement pas la forme d’un affrontement militaire nécessitant un vote du Congrès ou menaçant frontalement l’Organisation du traité de l'Atlantique nord. La logique actuelle privilégie des actions en dessous du seuil politique : pressions diplomatiques, sécuritaires, économiques, contrôle fonctionnel du territoire sans escalade formelle. Autrement dit, le Congrès peut bloquer une guerre, beaucoup plus difficilement une imposition de faits accomplis graduels. C’est là que le dilemme moral et institutionnel européen perd de son efficacité. Le contexte intérieur américain compte, mais il incite surtout Washington à agir sans bruit, pas à renoncer à ses intérêts stratégiques.
  13. Je comprends l’argument : exposer Trump à un choix impliquant un risque politique fort, comme « faire couler le sang européen », peut sembler dissuasif. Le problème, c’est que ce raisonnement suppose encore que le coût moral et politique d’un tel affrontement soit important pour Washington. Or aujourd’hui, les rapports de force passent surtout par des moyens non sanglants : pressions économiques, contrôle des infrastructures, domination informationnelle et spatiale. On peut neutraliser une ambition européenne sans images de guerre ni choc politique interne aux États-Unis. De plus, le trumpisme assume une hiérarchie des priorités où la solidarité alliée n’est plus intangible. Si un espace est jugé vital (comme l’Arctique), le coût politique d’un bras de fer avec l’Europe devient supportable. En bref : le dilemme moral peut peser à la marge, mais dans le monde actuel, la dissuasion repose d’abord sur la capacité réelle, pas sur le risque d’indignation.
  14. Ton message est intéressant, et surtout révélateur d’un vrai effort pour penser l’Arctique autrement que par le seul prisme OTAN/États-Unis. Sur le fond, plusieurs éléments que tu cites existent bien séparément : réflexion française sur l’Arctique, rôle de Saint-Pierre-et-Miquelon, coopération avec le Canada, statut particulier du Groenland, capacité juridique à organiser un référendum, etc. Ce ne sont pas des inventions. Là où je serais plus prudent, c’est sur la cohérence d’ensemble et sur le niveau réel de faisabilité stratégique. On est entré dans un monde où les espaces critiques (Arctique, routes maritimes, fonds marins, métaux, énergie) ne sont plus arbitrés par le droit ou par la bonne volonté des alliances, mais par la capacité à en assurer la fonction stratégique. Dans ce cadre, le Groenland n’est pas d’abord un sujet politique ou juridique : c’est une pièce structurante de la sécurité nord-américaine. Les États-Unis n’ont d’ailleurs pas besoin de “posséder” formellement le territoire pour en avoir le contrôle stratégique, ils l’exercent déjà par la présence militaire, les capteurs, le spatial, et la chaîne de commandement. Du coup, des mécanismes comme : – conditionner une aide européenne à des clauses anti-américaines, – faire payer un loyer à la présence militaire US, – ou déployer une force européenne autonome sur un espace arctique critique, se heurteraient immédiatement à un rapport de force très asymétrique. Non pas par malveillance, mais parce que dans un monde de ressources finies et de rivalités ouvertes, les grandes puissances ne négocient pas leurs points vitaux comme des dossiers administratifs. Cela ne veut pas dire que l’Europe et la France n’ont aucun rôle à jouer — au contraire. Mais ce rôle est plus réaliste s’il est pensé comme : – une montée en compétence progressive (scientifique, maritime, climatique, logistique), – une présence renforcée mais non antagoniste, – une capacité à devenir utile et incontournable sur certains segments (surveillance, recherche, routes, environnement), plutôt que comme une prise de contrôle politique ou militaire frontale. Autrement dit, l’enjeu n’est pas de “faire de la France une puissance arctique” au sens classique, mais de lui donner une fonction arctique crédible, compatible avec les rapports de force existants. C’est moins spectaculaire, mais beaucoup plus robuste dans la durée. Ton raisonnement va dans la bonne direction en cherchant à sortir de la passivité européenne ; il gagne simplement à être replacé dans la réalité d’un monde où le droit et la technologie ne remplacent plus la puissance, mais doivent s’y adosser.
  15. Le propos est sérieux, bien écrit, et animé par une vraie inquiétude. Pourtant, quelque chose me frappe : ce texte décrit correctement ce qui se passe, mais se trompe sur la nature du monde dans lequel nous sommes entrés. Il repose encore sur une grille de lecture morale et normative : respect du droit international, souveraineté, multilatéralisme, héritage de l’après-Seconde Guerre mondiale. Or ce cadre, aussi respectable soit-il, ne structure plus réellement les comportements des grandes puissances. Pas seulement des États-Unis, de toutes. Nous sommes entrés dans ce que l’on peut appeler un capitalisme de la finitude. Un monde où les ressources ne sont plus extensibles, où les chaînes de valeur sont fragiles, où l’énergie, les métaux, les routes maritimes, les espaces stratégiques redeviennent centraux. Dans ce monde-là, les principes ne disparaissent pas, mais ils cessent d’être des arbitres. Ils deviennent des instruments rhétoriques, utilisés quand ils servent des intérêts matériels. Vu sous cet angle, le cas du Groenland n’a rien d’une dérive morale ou d’un scandale exceptionnel. C’est un mouvement logique. Le Groenland n’est pas un symbole, c’est une fonction stratégique : accès à l’Arctique, ressources critiques, routes maritimes futures, profondeur militaire. Penser qu’une grande puissance renoncerait durablement à ce type d’espace par attachement abstrait au multilatéralisme, c’est raisonner avec les catégories d’un monde qui n’existe plus. Le texte accuse l’Europe de compromission, d’apaisement, de perte de conscience morale. Mais il évite la seule question qui compte vraiment aujourd’hui : quelle puissance réelle l’Europe est-elle prête à assumer ? Car dans un monde de finitude, la morale sans capacité matérielle n’est plus une boussole, c’est un discours d’impuissance. On peut dénoncer l’hégémonisme autant qu’on veut. Si l’on ne maîtrise ni son énergie, ni ses ressources critiques, ni ses espaces stratégiques, ni sa sécurité, on ne fait que commenter le jeu des autres. Ce n’est pas une faute morale, c’est une réalité structurelle. Le vrai danger pour l’Europe n’est pas de « trahir ses valeurs ». Le vrai danger est de continuer à croire que ces valeurs suffisent à la protéger dans un monde où il n’y a plus d’arbitre, plus de garant ultime, plus de croissance infinie pour amortir les chocs. La question n’est donc pas : faut-il préserver l’OTAN ou préserver le Groenland ? La question est : l’Europe veut-elle rester un espace régulé par d’autres, ou devenir un pôle capable de sécuriser ses intérêts dans un monde dur ? Tant que cette question ne sera pas posée frontalement, on continuera à produire des textes indignés, intelligents, bien intentionnés et stratégiquement inopérants.
  16. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    French President Emmanuel Macron confirms his India visit next month; calls for G7-BRICS Bridge https://www.wionews.com/india-news/french-president-emmanuel-macron-confirms-his-india-visit-next-month-calls-for-g7-brics-bridge-1767894077999
  17. Mais on le sait, les raffinements ultimes sont logiciels même pour les échanges de données : tu as un bus et tu programmes les échanges sur le bus, tu sais à l'avance si tu vas passer par le bus ou une ligne ARINC. Pareil pour les antennes tu sais à l'avance qu'il n'y a que là qu'on peut mettre une antenne même si tu ne connais pas la technologie de l'antenne tu peux calculer un majorant du refroidissement et donc prévoir la tuyauterie et les pompes qui vont bien. L'avionneur mets à disposition l'eau le gaz et l'électricité (et il est assez intelligent pour avoir pensé à tout) et les équipementiers font avec ce qui est à disposition.
  18. Il n'y a pas que le ton de l'article, il y a une différence de philosophie: En France si tu dois discuter avec des collègues et des dispositifs électriques (comme par exemple un ordinateur portable) de sujet secret défense, tu vas t'enfermer dans une cage de Faraday. En Italie tu es dans une salle presque ordinaire et ils mettent en marche des brouilleurs. En Allemagne il font une salle impressionnante, porte blindée, cage de Faraday etc... mais ils laissent à l'intérieur un haut parleur connecté à l'extérieur pour pouvoir diffuser l'alerte incendie, et si tu leur dit qu'un haut parleur c'est aussi un micro ils répliquent que la vie des employés est plus importante que le secret.
  19. Sauf que lorsque tu développe un système complexe tu définis d'abord les interfaces entre les sous ensembles et que si tu accepte que ces interfaces changent tu génère un programme du même genre que celui du F-35.
  20. La référence au Docteur Faustus de Thomas Mann me paraît extrêmement éclairante, et pas du tout excessive. Ce roman n’est pas une fable morale sur le mal, mais une réflexion tragique sur ce qui arrive à une société quand elle estime que le temps long, la discipline et la retenue ne suffisent plus, et qu’il faut “accélérer” par une solution radicale. Le pacte avec le diable chez Mann n’est pas une métaphore religieuse, c’est un raccourci historique : renoncer à la patience du réel pour retrouver la grandeur par la rupture, la force et l’ivresse. C’est exactement ce que beaucoup d’Européens commencent à percevoir dans le phénomène Trump, au-delà des clivages politiques habituels. Trump n’est pas une anomalie extérieure au système américain, il est le produit d’une fatigue profonde : fatigue de gérer un ordre mondial coûteux, fatigue des alliances, fatigue des règles, fatigue de la complexité. Gouverner un empire est lent, frustrant, ingrat. Trump propose autre chose : rompre, simplifier, imposer, décider seul, maintenant. Non pas parce que c’est plus efficace à long terme, mais parce que c’est plus jouissif à court terme. C’est là que la lecture allemande est intéressante, parce que l’Allemagne a déjà vécu ce moment où une société, se sentant bloquée, humiliée ou déclinante, décide qu’il vaut mieux “inviter le diable à sa table” plutôt que d’accepter l’effort patient de reconstruction. Et elle sait ce que cela coûte. Ce n’est pas une posture morale, c’est une mémoire historique. Quand @Manuel77 écrit que “les Américains se sont précipités derrière l’école”, il dit en réalité que les États-Unis ont choisi l’ivresse stratégique plutôt que la sobriété impériale. Ils ne veulent plus porter le poids de l’ordre qu’ils ont eux-mêmes construit, mais veulent continuer à en récolter les bénéfices par la contrainte. C’est une rupture fondamentale, parce qu’un ordre ne tient pas par la force seule, mais par la confiance, la prévisibilité et la durée. Et c’est précisément là que l’Europe, et surtout l’Allemagne, se retrouvent mises face à elles-mêmes. Non pas par vertu, mais par nécessité. Si la puissance dominante choisit le court terme, quelqu’un doit bien s’occuper du long terme. Si l’ancien garant devient imprévisible, alors la question n’est plus idéologique mais existentielle : comment continuer à produire un ordre stable sans pactiser avec l’ivresse ? Ce qui est frappant, c’est que ce type de réflexion n’apparaît plus seulement chez des philosophes ou des essayistes, mais sur des forums stratégiques, militaires, économiques. C’est le signe qu’on est en train de changer de niveau d’analyse. On ne discute plus seulement de décisions, mais de trajectoires historiques. Et dans ce cadre, Trump n’est pas un accident, il est un révélateur.
  21. Mon hypothèse c'est qu'il a été re définis avec les EAU : avant les EAU on allait jusqu'à F4.2 qui était plus ambitieux que F4.3 actuel et maintenant on va jusqu'à F5 qui est plus ambitieux que l'ancien F4.2.
  22. Non rien a été dit donc tout ce qu'on peut faire c'est des suppositions. Ce que je pense c'est que ce contrat est à l'origine de la redéfinition de F4 et F5 et que les livraisons plus tardives que la normale aux EAU c'est parce qu'ils ont exigé d'avoir des F4 câblés F5.
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