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Picdelamirand-oil

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Tout ce qui a été posté par Picdelamirand-oil

  1. Mais on le sait, les raffinements ultimes sont logiciels même pour les échanges de données : tu as un bus et tu programmes les échanges sur le bus, tu sais à l'avance si tu vas passer par le bus ou une ligne ARINC. Pareil pour les antennes tu sais à l'avance qu'il n'y a que là qu'on peut mettre une antenne même si tu ne connais pas la technologie de l'antenne tu peux calculer un majorant du refroidissement et donc prévoir la tuyauterie et les pompes qui vont bien. L'avionneur mets à disposition l'eau le gaz et l'électricité (et il est assez intelligent pour avoir pensé à tout) et les équipementiers font avec ce qui est à disposition.
  2. Il n'y a pas que le ton de l'article, il y a une différence de philosophie: En France si tu dois discuter avec des collègues et des dispositifs électriques (comme par exemple un ordinateur portable) de sujet secret défense, tu vas t'enfermer dans une cage de Faraday. En Italie tu es dans une salle presque ordinaire et ils mettent en marche des brouilleurs. En Allemagne il font une salle impressionnante, porte blindée, cage de Faraday etc... mais ils laissent à l'intérieur un haut parleur connecté à l'extérieur pour pouvoir diffuser l'alerte incendie, et si tu leur dit qu'un haut parleur c'est aussi un micro ils répliquent que la vie des employés est plus importante que le secret.
  3. Sauf que lorsque tu développe un système complexe tu définis d'abord les interfaces entre les sous ensembles et que si tu accepte que ces interfaces changent tu génère un programme du même genre que celui du F-35.
  4. La référence au Docteur Faustus de Thomas Mann me paraît extrêmement éclairante, et pas du tout excessive. Ce roman n’est pas une fable morale sur le mal, mais une réflexion tragique sur ce qui arrive à une société quand elle estime que le temps long, la discipline et la retenue ne suffisent plus, et qu’il faut “accélérer” par une solution radicale. Le pacte avec le diable chez Mann n’est pas une métaphore religieuse, c’est un raccourci historique : renoncer à la patience du réel pour retrouver la grandeur par la rupture, la force et l’ivresse. C’est exactement ce que beaucoup d’Européens commencent à percevoir dans le phénomène Trump, au-delà des clivages politiques habituels. Trump n’est pas une anomalie extérieure au système américain, il est le produit d’une fatigue profonde : fatigue de gérer un ordre mondial coûteux, fatigue des alliances, fatigue des règles, fatigue de la complexité. Gouverner un empire est lent, frustrant, ingrat. Trump propose autre chose : rompre, simplifier, imposer, décider seul, maintenant. Non pas parce que c’est plus efficace à long terme, mais parce que c’est plus jouissif à court terme. C’est là que la lecture allemande est intéressante, parce que l’Allemagne a déjà vécu ce moment où une société, se sentant bloquée, humiliée ou déclinante, décide qu’il vaut mieux “inviter le diable à sa table” plutôt que d’accepter l’effort patient de reconstruction. Et elle sait ce que cela coûte. Ce n’est pas une posture morale, c’est une mémoire historique. Quand @Manuel77 écrit que “les Américains se sont précipités derrière l’école”, il dit en réalité que les États-Unis ont choisi l’ivresse stratégique plutôt que la sobriété impériale. Ils ne veulent plus porter le poids de l’ordre qu’ils ont eux-mêmes construit, mais veulent continuer à en récolter les bénéfices par la contrainte. C’est une rupture fondamentale, parce qu’un ordre ne tient pas par la force seule, mais par la confiance, la prévisibilité et la durée. Et c’est précisément là que l’Europe, et surtout l’Allemagne, se retrouvent mises face à elles-mêmes. Non pas par vertu, mais par nécessité. Si la puissance dominante choisit le court terme, quelqu’un doit bien s’occuper du long terme. Si l’ancien garant devient imprévisible, alors la question n’est plus idéologique mais existentielle : comment continuer à produire un ordre stable sans pactiser avec l’ivresse ? Ce qui est frappant, c’est que ce type de réflexion n’apparaît plus seulement chez des philosophes ou des essayistes, mais sur des forums stratégiques, militaires, économiques. C’est le signe qu’on est en train de changer de niveau d’analyse. On ne discute plus seulement de décisions, mais de trajectoires historiques. Et dans ce cadre, Trump n’est pas un accident, il est un révélateur.
  5. Mon hypothèse c'est qu'il a été re définis avec les EAU : avant les EAU on allait jusqu'à F4.2 qui était plus ambitieux que F4.3 actuel et maintenant on va jusqu'à F5 qui est plus ambitieux que l'ancien F4.2.
  6. Non rien a été dit donc tout ce qu'on peut faire c'est des suppositions. Ce que je pense c'est que ce contrat est à l'origine de la redéfinition de F4 et F5 et que les livraisons plus tardives que la normale aux EAU c'est parce qu'ils ont exigé d'avoir des F4 câblés F5.
  7. Oui le premier Rafale Indien a été le dernier livré et le premier shooté par les Pakistanais et sera probablement le premier a ressusciter.
  8. On a tendance à analyser les décisions récentes de Trump comme une succession de provocations isolées. À mon sens, c’est une erreur de lecture. Ce qui se passe est beaucoup plus cohérent – et beaucoup plus grave – que ça. On assiste à une remise en cause assumée de tout ce qui faisait tenir l’architecture occidentale depuis 1945, pas seulement à une inflexion de politique étrangère. Le point central, ce n’est pas le retrait de telle ou telle organisation internationale, ni même le climat ou le commerce pris séparément. C’est l’idée que les institutions multilatérales ne sont plus vues comme un bien commun, mais comme des outils utilisables tant qu’elles servent les intérêts américains. Le jour où elles cessent de le faire, on s’en retire sans justification normative, sans habillage juridique, sans même chercher à sauver les apparences. C’est une rupture fondamentale, parce que la puissance américaine reposait précisément sur le fait que ses intérêts nationaux coïncidaient – ou semblaient coïncider – avec l’intérêt général du système. Le dollar illustre bien ce basculement. Il ne s’effondre pas, mais il cesse d’être perçu comme neutre. Entre l’extraterritorialité du droit américain, l’usage politique des sanctions et l’imprévisibilité liée au cycle électoral, le dollar devient un risque politique. À partir de là, les États réagissent rationnellement : ils diversifient leurs réserves, réduisent l’usage du dollar dans certains échanges, mettent en place des mécanismes de contournement. L’or qui dépasse les obligations américaines dans les réserves n’est pas une cause, c’est un symptôme. Le vrai sujet, c’est la perte de confiance dans la stabilité du cadre. C’est aussi pour ça que le multilatéralisme se fragmente. Quand la première puissance mondiale quitte les cadres communs, ces cadres cessent d’être universels. Ils deviennent régionaux, idéologiques ou purement techniques. On ne passe pas à un nouvel ordre mondial, on passe à l’absence d’ordre partagé, ce qui est souvent bien plus dangereux. Et c’est là que l’Allemagne devient centrale dans l’équation européenne. La France raisonne naturellement en termes de rapport de force et d’autonomie stratégique. Le Royaume-Uni cherche l’équilibre et la manœuvre. L’Allemagne, elle, raisonne en termes d’architecture. Toute sa culture stratégique repose sur une hypothèse simple : la sécurité ultime est externalisée, donc la retenue est rationnelle. Or Trump détruit précisément cette hypothèse. Non pas par idéologie, mais par accumulation de signaux contradictoires, de retraits, d’ambiguïtés assumées. Contrairement à ce qu’on croit parfois, Berlin n’est pas aveugle. Les débats qui étaient tabous il y a encore quelques années – crédibilité du parapluie américain, dissuasion européenne, dépendance stratégique – sont désormais ouverts. Simplement, l’Allemagne gagne du temps. Elle espère encore que Trump est une parenthèse, que le système finira par se rééquilibrer. Tant que cette phrase tient, le basculement n’a pas lieu. Mais le jour où Berlin constatera que la dépendance est devenue plus dangereuse que l’autonomie, tout ira très vite. Ce ne sera pas une Allemagne va-t-en-guerre, ni une rupture émotionnelle. Ce sera un basculement froid, légaliste, méthodique, mais profond. Et à ce moment-là, ce n’est pas seulement la posture allemande qui changera, c’est la nature même de l’Europe. Paradoxalement, Trump est le meilleur catalyseur possible de ce processus. Pas parce qu’il construit quelque chose, mais parce qu’il détruit les illusions. La vraie question n’est pas de savoir s’il ira jusqu’au bout – il n’en aura peut-être pas le temps institutionnel – mais s’il a déjà fait assez pour rendre ce basculement inévitable, même après lui. À mon sens, la réponse est oui.
  9. En chiffre d'affaire un Rafale = 2 ou 3 Falcon suivant le type de Falcon donc les compensations cjvjle/militaire marchent plutôt bien.
  10. Dassault a intérêt a mettre dans le contrat qu'il livre le premier et qu'ensuite les EAU le mette à disposition pour le développement de façon à se faire payer, après c'est une question de négociation...
  11. Picdelamirand-oil

    Le F-35

    Ils n'arrivent pas à en produire assez. A un moment c'était les moteurs qui bloquaient : quelque soit le nombre de F-35 livré le nombre de moteur en état de marche restait constant ce qui fait que le nombre moyen d'heure de vol par appareil baissait, après on a eu le même phénomène avec les verrières et @herciv nous a expliqué combien une verrière était une pièce complexe, en fait il y a beaucoup de pièces qui ont un flux insuffisant lorsqu'il y en a une qui fait le délai, il font un effort dessus mais du coup il y en a une autre pas loin derrière qui devient problématique. Et maintenant ils n'ont même plus assez de pièces pour construire leur avions qui sont tous livrés en retard. De ce fait la logistique est mondiale et centralisée chez L.M. les maintenanciers n'ont même pas le droit de consulter un catalogue pour voir la référence de la pièce dont ils ont besoin et la commander, tout est géré par ALIS/ODIN qui est bogué grave et qui est chargé de gérer la pénurie.
  12. Trump, fédérateur de l’Europe ? https://laviedesidees.fr/Trump-federateur-de-l-Europe Résumé Contexte et thèse centrale L’auteur part du constat que l’administration Trump II marque une rupture profonde dans la relation transatlantique ; cette rupture change la position stratégique de l’Europe dans le système international, car les États-Unis acceptent — au moins rhétoriquement — la réalité d’un monde multipolaire plutôt qu’unipolaire. Cette acceptation sert de fondement à un réajustement majeur de la politique américaine envers ses alliés, en particulier européens. L’origine de ce changement est illustrée par une déclaration du nouveau secrétaire d’État américain, Marco Rubio, affirmant que la période de domination unipolaire des États-Unis était une anomalie post-Guerre froide, et qu’un monde multipolaire est désormais établi avec la Chine et, dans une moindre mesure, la Russie. 1) Une relation transatlantique en rupture L’article met en avant trois dimensions principales de rupture dans la politique américaine et leurs conséquences sur l’Europe : Stratégique-militaire : Sous Trump II, la priorité stratégique des États-Unis est redistribuée vers le théâtre Indo-Pacifique pour contrer la montée de la Chine. Cela se traduit par un désengagement progressif vis-à-vis de l’Europe et une volonté de partager (ou transférer) davantage de responsabilités de défense aux États européens eux-mêmes. Commerciale : Les États-Unis tendent à utiliser des instruments tels que les droits de douane et des clauses d’investissement imposées dans les accords pour réduire les déséquilibres commerciaux et inciter les entreprises européennes à produire et investir davantage sur le marché américain, ce qui affaiblit encore plus l’autonomie économique de l’Europe. Financière-monétaire : L’administration cherche à approfondir le rôle du dollar comme outil de puissance mondiale, notamment en menaçant d’exclure des acteurs des marchés financiers américains ou en développant des instruments (comme certains « stablecoins ») qui renforcent encore l’hégémonie du dollar. 2) L’autonomie stratégique européenne comme réponse Georgiou soutient que face à ces ruptures, une stratégie d’autonomie stratégique européenne devient nécessaire : une capacité budgétaire et fiscale européenne importante, le financement commun de capacités militaires européennes, et le renforcement de l’industrie de défense. Pour y parvenir, il plaide pour la pérennisation et l’extension de l’emprunt communautaire, mis en œuvre depuis 2020 avec Next Generation EU (NGEU) mais à un niveau bien plus élevé. 3) Une refondation économique européenne L’auteur ne limite pas l’autonomie à la défense : il en appelle à une réorientation du modèle de croissance européen : réduire la dépendance vis-à-vis du marché domestique américain, développer la demande intérieure européenne, renforcer l’investissement dans des secteurs clefs comme le numérique, l’énergie et la technologie. Dans ce cadre, une « nouvelle stratégie industrielle » européenne, fondée sur un investissement public renforcé, est présentée comme indispensable pour réduire cette dépendance et consolider l’autonomie économique et technologique. 4) Vers une autonomie monétaire pilotée par l’euro Georgiou souligne que la pérennisation de l’endettement communautaire peut aussi contribuer à réduire la vulnérabilité européenne à l’« arsenalisation » du dollar. L’existence d’un actif sûr européen, abondant, liquide et attractif pour les investisseurs internationaux, est une condition pour que l’euro joue un rôle plus important dans les paiements et les réserves mondiales. Conclusion de l’auteur L’article insiste sur le fait que les évolutions actuelles de la politique américaine ne sont pas des accidents, mais le résultat d’un changement structurel profond : l’acceptation d’un monde multipolaire et le réajustement des priorités stratégiques des États-Unis. Pour Georgiou, ce contexte impose à l’Europe de dépasser les réactions ponctuelles et d’adopter une stratégie intégrée d’autonomie stratégique, économique et monétaire, fondée sur des capacités budgétaires européennes pérennes.
  13. Je suis d’accord : un achat israélien de Rafale est très improbable pour des raisons budgétaires, politiques et industrielles. Mais l’intérêt pour le Rafale F5 ne signifie pas intention d’achat. Israël observe, compare et utilise ce type de signal comme levier vis-à-vis de ses fournisseurs américains. Le fait même qu’un tel intérêt existe est surtout révélateur du niveau atteint par le Rafale F5 comme système de combat, pas d’un futur contrat.
  14. Finalement on est d'accord qu'il y a un problème stratégique européen. Je ne me suis jamais trop penché sur les problèmes spécifiques des USA, mais par contre un peu plus sur comment les USA ont roulé dans la farine les européens.
  15. Personne ne parle de vendre des Rafale à Israël demain matin. Il est simplement question d’un intérêt capacitaire. La France a toujours vendu à des pays qui ne s’aiment pas entre eux, sans exclusivité régionale. Les clients du Golfe ont acheté un avion souverain, pas un droit de veto. Et quand le seul utilisateur vraiment libre du F-35 regarde le Rafale F5, le sujet n’est pas politique, il est technique. Le Rafale est aujourd’hui regardé parce qu’il fait ce que le F-35 ne fait pas bien, même chez son meilleur utilisateur. C’est ça, le vrai signal.
  16. Quand le président d’honneur de la chambre de commerce Israël-France cite explicitement Dassault Aviation et parle d’un intérêt israélien pour le Rafale F5, ce n’est pas de la communication grand public. C’est un message codé à destination de trois publics : l’écosystème industriel, les décideurs politico-militaires, et… les Américains. Israël n’est pas n’importe quel client, c’est l’utilisateur le plus libre, le plus exigeant et le plus expérimenté du F-35. Quand Israël regarde ailleurs, même partiellement, le signal est puissant. Israël exploite le F-35I Adir dans des conditions exceptionnelles : avion fortement modifié, chaînes logicielles propres, MCO partiellement découplée, liberté d’intégration nationale. Aucun autre pays n’a ce niveau de latitude, et malgré cela le F-35 reste contraint par sa charge interne, par sa disponibilité, par ses limites énergétiques (refroidissement, puissance), par son évolution lente (Block 4/F135). Le simple fait qu’Israël s’intéresse au Rafale F5 est un aveu indirect: “Nous cherchons un complément crédible, pas une dépendance exclusive.” Le Rafale F5 coche exactement les cases qui intéressent Israël : charge militaire massive (effet par sortie), capacité de frappe longue portée (stand-off), architecture ouverte (capteurs, EW, liaisons), évolution rapide sans dépendance étrangère, disponibilité élevée en haute intensité. Israël raisonne en effet militaire réel, pas en label “5e génération” et surtout le Rafale est conçu pour opérer sous parapluie national, pas sous délégation. La guerre moderne est d’abord une guerre de systèmes, pas de silhouettes radar. Ce n’est pas un rejet du F-35, c’est pire que ça, c’est la reconnaissance implicite que le F-35 ne suffit pas seul, même dans sa version la plus libre, la promesse de “l’avion système unique” ne tient pas, la haute intensité exige diversité, masse, disponibilité et effet par sortie. Quand le client de référence du F-35 explore un autre avion de combat occidental, le mythe se fissure. C’est un camouflet stratégique pour le F-35 parce que même son meilleur utilisateur ne croit plus à son exclusivité. Et dans le monde réel, quand Israël doute, tout le monde écoute.
  17. Le président d'honneur de la chambre de commerce Israël-France, Daniel Rouach, a évoqué l'entreprise française Dassault Aviation dans sa chronique ce lundi matin à 7h05 au micro d'Ilana Ferhadian dans le 6-9 sur Radio J. "Dassault entretient des relations commerciales et stratégiques avec Israël depuis des décennies qui s'étend des ventes d'avions militaires au logiciel et investissement. Tout le monde connaît l'histoire des avions Mirage achetés par Israël dans les années 1950-1960 mais il existe des partenariats peu connus ou pas du tout connus. Ce sont des partenariats stratégiques sur la modernisation d'avions militaires, renseignement et surveillance. Le futur Rafale F5 suscite l'intérêt d'Israël. Dassault Systems qui fait partie de Dassault a des bureaux à Raanana, et fournit des logiciels à l'industrie de défense israélienne, notamment à Elbit, IAI et Rafael", a-t-il déclaré. https://radioj.media-j.com/article/48271/daniel-rouach-zoom-sur-dassault-aviation-en-israel
  18. Quand un pays tiers peut bloquer ton achat, ce n’est pas ton avion. C’est le sien. Oui, la Colombie ne peut plus acheter librement des Gripen. Et cet épisode est une leçon de géopolitique industrielle : La souveraineté ne se lit pas sur la fiche technique, mais sur le droit de veto. Et dans ce domaine, la France, avec ses SNLE de Cherbourg, joue dans une catégorie à part.
  19. Le Véritable parapluie de Cherbourg s'exporte jusqu'en Colombie https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/le-veritable-parapluie-cherbourg-sexporte-jusquen-colombie_19311369.html Quand je vous disais qu'ils finiraient par acheter des Rafale!
  20. J'ai vécu 5 ans en Allemagne quand même, ma Femme était prof d'Allemand avant d'être à la retraite, j'avais de la famille à Berlin et il en reste un peu et j'ai des amis à Brême, Cologne et Munich. Ah, et l'état Allemand m'a fait signer un papier où je m'engageais à protéger les secrets de l'Allemagne.
  21. L’Allemagne qui reparle de la bombe n’est pas un délire : c’est un symptôme Ce qu’on lit aujourd’hui dans la presse allemande (FAZ en particulier) n’a rien d’anecdotique ni d’hystérique. C’est le signe très concret que le socle stratégique européen est en train de se fissurer, et que certains pays commencent à regarder ce qu’ils considéraient encore récemment comme impensable. Il faut bien comprendre une chose : l’Allemagne ne “veut” pas la bombe. Mais elle commence à se demander ce qui se passe si la garantie américaine n’est plus automatique. Et ce simple déplacement de la question est déjà un basculement historique. 1) Le cœur du problème : la crédibilité, pas la morale Depuis 70 ans, la sécurité de l’Europe repose sur une hypothèse simple : les États-Unis interviendront, y compris nucléairement, si l’Europe est attaquée. Cette crédibilité ne reposait pas seulement sur des discours, mais sur des gages matériels : troupes américaines stationnées en Europe, bases, hôpitaux militaires, armes nucléaires stockées sur le sol européen, mécanisme de partage nucléaire OTAN. Or aujourd’hui, pour la première fois depuis longtemps, la crédibilité politique de cette garantie est publiquement remise en cause, non pas par Moscou, mais par Washington lui-même, au plus haut niveau. A partir de là, on peut être pour ou contre Trump, ce n’est plus le sujet. Le sujet, c’est que la dissuasion repose sur la croyance, et que la croyance se fissure. 2) Pourquoi l’Allemagne est le pays le plus nerveux L’Allemagne est dans une position structurellement inconfortable : pas d’arme nucléaire, dépendance militaire forte, industrie puissante mais protection stratégique faible, mémoire historique lourde qui rend toute option nucléaire nationale politiquement toxique. Donc quand Berlin doute de Washington, il n’a pas beaucoup de leviers. C’est pour ça que le débat allemand ne dit pas vraiment « Nous voulons une bombe », mais plutôt « Que se passe-t-il si personne ne nous offre une assurance crédible ? » La référence à Adenauer n’est pas anodine : déjà en 1956, il expliquait que se reposer uniquement sur une décision américaine était “irréaliste”. À l’époque, cela avait justement conduit… au parapluie nucléaire américain renforcé, pour éviter une tentation allemande. L’histoire bégaie. 3) L’option “bombe allemande” : surtout un levier, pas un projet Une arme nucléaire allemande serait : politiquement explosive, juridiquement très coûteuse, stratégiquement déstabilisante. La majorité de la population allemande y est toujours opposée. Les dirigeants aussi. Mais le simple fait que cette option soit évoquée a une fonction, mettre la pression sur les autres options. C’est un mécanisme classique de dissuasion inversée : “Si vous ne rendez pas votre protection crédible, d’autres solutions apparaîtront.” Et dans ce jeu-là, Paris et Londres sont directement interpellés. 4) France–Royaume-Uni : les seuls capables de proposer quelque chose de crédible On peut tourner le problème dans tous les sens, il n’y a qu’un constat : La France et le Royaume Uni sont les seules puissances nucléaires européennes, avec une culture stratégique réelle, une capacité de décision autonome, une dissuasion déjà opérationnelle. La déclaration franco-britannique de Northwood va dans ce sens, mais elle reste volontairement vague. Pourquoi ? Parce que l’extension explicite de la dissuasion est un sujet politiquement explosif. Mais pour l’Allemagne, cette ambiguïté devient insuffisante. Et c’est là que l’Entente cordiale redevient pertinente. 5) Entente cordiale 2.0 : pas sentimentale, mais fonctionnelle Il ne s’agit pas de créer une “OTAN européenne” bis, ni de dissoudre les souverainetés. Il s’agit de bâtir un noyau dur de crédibilité, fondé sur : une coordination stratégique franco-britannique renforcée, des mécanismes de consultation nucléaire clairs, des exercices, des signaux, des gages, une participation financière des partenaires protégés (Allemagne incluse). Pas une garantie automatique, mais une assurance-vie crédible, visible, lisible. C’est exactement ce que cherche Berlin aujourd’hui, sans oser encore le dire frontalement. 6) Le lien avec le F-35 et la dépendance capacitaire Ce débat nucléaire ne peut pas être séparé du débat capacitaire. Quand l’Europe achète massivement du F-35 : elle dépend de chaînes logistiques américaines, de logiciels américains, de priorisations décidées à Washington, de mises à jour, de pièces, de MCO globalisée. Autrement dit, au moment même où la garantie politique américaine devient incertaine, la dépendance opérationnelle européenne augmente. C’est une contradiction stratégique majeure. Une dissuasion crédible ne peut pas reposer sur des systèmes : dont la disponibilité dépend d’un tiers, dont la montée en puissance est plafonnée globalement, et dont la priorité peut être redéfinie ailleurs (Israël l’a montré). 7) Le fond du malaise européen Ce que révèle le débat allemand, ce n’est pas une tentation nucléaire, mais : la fin de l’illusion d’un monde stable, la fin de l’automaticité américaine, le retour du rapport de force assumé. Et dans ce monde-là, l’Europe doit soit redevenir un acteur stratégique, soit accepter d’être un espace sous tutelle fluctuante. Conclusion Quand l’Allemagne commence à parler de bombe, ce n’est pas parce qu’elle veut en construire une. C’est parce qu’elle ne sait plus sur quoi repose sa sécurité ultime. Et paradoxalement, la meilleure manière d’éviter toute prolifération en Europe, ce n’est pas le déni, mais une Entente cordiale franco-britannique crédible, assumée, structurée, et ouverte aux partenaires. Pas par idéalisme européen. Mais parce que le réel est revenu, et qu’il ne pardonne plus les angles morts.
  22. Picdelamirand-oil

    Le F-35

    J'ai déjà traduit ça: Rapports internationaux En 2024, trois rapports internationaux pertinents concernant le F-35 ont été publiés. Les deux premiers provenaient du Government Accountability Office (GAO) des États-Unis, et le dernier du Director of Operational Test & Evaluation (DOT&E) des États-Unis. Le premier rapport du GAO, intitulé « Maintenance du F-35 : les coûts continuent d’augmenter tandis que l’utilisation prévue et la disponibilité diminuent » (GAO-24-106703), publié le 15 avril 2024, évalue l’état de la maintenance et du déploiement opérationnel du programme F-35. Les principales conclusions sont les suivantes : Hausse des coûts de maintenance : les coûts estimés de maintenance de la flotte de F-35 ont augmenté. Cette hausse est due en partie à l’allongement de la durée de vie prévue de l’appareil jusqu’en 2088, en partie à l’inflation et en partie à l’augmentation des coûts ; Réduction des déploiements prévus : Le département de la Défense des États-Unis (DoD) prévoit d’utiliser le F-35 moins fréquemment que prévu initialement, notamment en raison de problèmes de fiabilité de l’appareil. Diminution de la disponibilité : La disponibilité globale de la flotte de F-35 a diminué au cours des cinq dernières années. Progrès limités en matière de réduction des coûts : Bien que le DoD ait entrepris des initiatives pour réduire les coûts, les responsables reconnaissent que ces efforts ont peu de chances d’entraîner des changements fondamentaux dans les coûts d’exploitation estimés de l’appareil. Le GAO recommande au DoD d’être plus transparent et de partager des informations plus détaillées avec le Congrès concernant les risques liés à la planification et les causes de l’augmentation des coûts au sein du programme F-35. Cela implique de fournir des mises à jour régulières et de communiquer clairement tout problème susceptible d’affecter l’avancement du programme. Le rapport souligne la nécessité pour le DoD d’élaborer des stratégies efficaces pour faire face à la hausse des coûts et à la diminution de la disponibilité du F-35, afin que l’appareil puisse remplir son rôle dans la défense nationale. Le deuxième rapport du GAO, intitulé « F-35 Joint Strike Fighter : Le programme continue de rencontrer des problèmes de production et des retards de modernisation » (GAO-24-106909), publié le 16 mai 2024, évalue les progrès et les défis du programme F-35. Principales conclusions : Production à plein régime atteinte : En mars 2024, le programme F-35 a atteint son plein régime de production (FRP), ce qui indique qu’il a démontré des niveaux de performance et de fiabilité acceptables et qu’il est prêt pour des cadences de production plus élevées ; Problèmes de production persistants : Malgré l’atteinte du plein régime de production, des problèmes de production persistent. En 2023, tous les moteurs et la quasi-totalité des appareils ont été livrés en retard, les retards s’étant accentués par rapport aux années précédentes ; Retards de modernisation : Le programme connaît des retards dans la modernisation des capacités du F-35, notamment dans le développement du logiciel Block 4 et du matériel TR3. Ces retards pourraient impacter les améliorations prévues des capacités de combat. Le GAO recommande au Département de la Défense des États-Unis (DoD) d'améliorer les processus de production et d'accélérer les efforts de modernisation afin d'atteindre les objectifs opérationnels du programme F-35 et de minimiser les dépassements de coûts et les retards. Par ailleurs, le Département des Transports et de l'Évaluation (DOT&E) a récemment publié un nouveau rapport annuel au Congrès sur l'avancement des essais opérationnels de tous les grands projets de défense, dont le F-35. Ce rapport, daté de janvier 2025, indique que le F-35 continuera de rencontrer des problèmes de fiabilité en 2024, tant au cours de son développement qu'en service. Il souligne que le programme F-35 accuse un retard et fait face à des problèmes logiciels et matériels. Le retard dans la mise en œuvre de la norme TR-3, qui comprend un nouveau processeur central et un nouveau logiciel, est particulièrement préoccupant. Le logiciel TR-3, conçu comme une extension de la version TR-2 existante, a présenté une instabilité et introduit de nouvelles lacunes, révélant des tests d'intégration et de régression insuffisants.
  23. Picdelamirand-oil

    Gripen

    De toute façon ils ont d'autres chats à fouetter.
  24. Je ne vois pas ce que cela a de rassurant, l'Europe en a quand même acheté 500 de ces engins un peu décevant...Et il y a des menaces à nos frontières.
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