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Tout ce qui a été posté par Picdelamirand-oil
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Si c’était une visite d’État formelle, avec tapis rouge, garde d’honneur et signature de traités, la préparation diplomatique de haut niveau serait presque banale. Là, on parle officiellement d’une visite liée à une manifestation sur l’IA… et pourtant on mobilise le conseiller diplomatique personnel du Président, face au NSA indien. Il y a un décalage très révélateur entre le prétexte public et le niveau réel des échanges. En clair, l’IA sert de vecteur politique, pas de sujet isolé. Aujourd’hui, l’IA, pour l’Inde comme pour la France, ce n’est pas du civil d’un côté et du militaire de l’autre : c’est exactement le point de jonction entre souveraineté technologique, défense, autonomie stratégique et industrie. Parler IA, c’est parler combat collaboratif, drones, traitement de données, chaînes de commandement, dépendances étrangères… donc forcément Rafale, UCAS, capteurs, logiciels critiques, règles d’accès aux codes, etc. C’est même assez habile diplomatiquement : on évite d’annoncer une visite “défense” trop frontale, qui cristalliserait les oppositions internes en Inde, tout en traitant en réalité les sujets les plus sensibles au bon niveau. Le format est léger, le fond est lourd. Autre point : Emmanuel Bonne ne se déplace pas pour “accompagner” un salon. Son rôle, c’est de verrouiller des équilibres politiques, de gérer des dossiers transverses et de préparer des décisions présidentielles. S’il est là, c’est qu’il y a quelque chose à sécuriser en amont, pas à découvrir sur place. Donc paradoxalement, le fait que ce ne soit pas une visite d’État renforce plutôt l’hypothèse qu’il se passe quelque chose d’important en coulisses. On est dans une logique de désensibilisation politique : on parle IA publiquement, on parle puissance et défense stratégiquement.
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Exportation du Rafale: prospects et clients potentiels
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de pascal dans Europe
Et en plus Dassault était d'accord pour prendre la responsabilité de la qualité chez HAL! Mais puisqu'ils étaient responsable ils voulaient une équipe contrôle qualité composée de travailleurs français détaché chez HAL pour vérifier la conformité des processus. Et là HAL a refusé. En plus comme HAL ne sait pas prédire son prix ils l'on calqué sur celui de Dassault, mais comme les salaires en Inde étaient 2,7 fois moins cher qu'en France ils ont dit qu'il leur fallait 2,7 fois plus d'heures que chez Dassault pour faire le même travail. -
Vstol Jockey me l'avait déjà dit mais je ne l'avais pas cru !
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Je pense que quand tu mets des réservoirs conformes tu transforme un avion omnirôle en avion d'attaque au sol, parce que ça doit être beaucoup plus dur de passer supersonique (la loi des aires est cassée), mais il y en a bien qui font des camions à bombes, alors pourquoi pas.
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D’abord, le Rafale F5 n’est clairement plus un simple standard, mais un système de combat complet, cohérent et déjà très avancé dans sa structuration industrielle. On est très loin d’un “intermédiaire avant le SCAF”. En réalité, ce texte décrit un pivot stratégique : Dassault transforme le Rafale en plateforme centrale du combat collaboratif, tout en absorbant progressivement les briques qui étaient censées justifier l’existence du SCAF en tant que rupture. La partie connectivité est révélatrice. Le F5 est présenté comme “deuxième génération connectée”, interopérable avec GCAP, Gripen et même F-35. Dit autrement : le Rafale devient un nœud, pas un satellite. Cela va exactement dans le sens de ce que tu soulignes depuis des mois : la valeur n’est plus dans “l’avion isolé”, mais dans la maîtrise de l’architecture, du cloud de combat et du tempo décisionnel. Et cette maîtrise est française, via Dassault–Thales, pas sous-traitée. L’IA embarquée est décrite comme un “copilote numérique”, ce qui est une formulation politiquement correcte. En pratique, ce qui est décrit (fusion massive, hiérarchisation des menaces, conduite de drones) correspond déjà à ce que beaucoup appellent ailleurs un command and control tactique embarqué. Le pilote reste décisionnaire, mais l’avion fait le tri, anticipe et propose. C’est exactement l’opposé du discours Airbus DS sur une IA “distribuée” mais jamais démontrée. Le drone dérivé de nEUROn est, à mon sens, le cœur réel du F5. Sa taille (Mirage 2000), son moteur M88, son rôle “en avant du Rafale” et son autonomie partielle indiquent clairement que Dassault a fait le choix d’un UCAS robuste, industrialisable et pilotable, pas d’un loyal wingman jetable. Là encore, on voit la continuité industrielle française, pas une rupture artificielle. Sur les capteurs, le texte est presque trop bavard pour être anodin. Le RBE2 XG, le Spectra entièrement numérisé, l’OSF Silent Killer à plus de 100 km : tout cela indique que le F5 retrouve et dépasse des capacités SEAD/DEAD que certains pensaient perdues. Et surtout, l’accent mis sur le traitement massif de données (1 To/s) confirme que le goulot d’étranglement n’est plus le capteur, mais l’architecture logicielle, exactement là où Dassault avance vite. Le moteur M88 T-REX est présenté comme une évolution, mais en réalité c’est un changement de catégorie thermique. 2100 K, nouvelles turbines, tuyère optimisée : ce moteur est clairement pensé pour alimenter drones lourds, UCAS et évolutions post Rafale, pas seulement le F5. Safran prépare une famille, pas un moteur unique, et ça rejoint parfaitement les annonces M15/M30/M50 déjà reliées entre elles. Les réservoirs conformes sont un autre marqueur très fort. Ils traduisent un choix doctrinal : allonger le rayon d’action sans dépendre du tanker, dans un contexte de haute intensité. C’est un aveu implicite que certains scénarios “tout furtif, tout tanker” ne tiennent plus. Enfin, la partie armement montre que le F5 est pensé pour durer jusqu’à la fin des années 2040. ASN4G, Smart Cruiser en essaim, AASM XLR : ce n’est pas une simple modernisation, c’est une projection de souveraineté dans la profondeur. Peu d’avions occidentaux auront cette continuité nucléaire + conventionnelle + collaborative. Sur l’Inde, l’article est prudent mais confirme la tendance lourde. Le Rafale n’est plus un “achat opportuniste”, c’est en train de devenir une colonne vertébrale doctrinale indienne, avec intégration d’armes locales, MRO moteur, production, et évolution indépendante.
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Rafale F5 : les détails du futur avion de combat français https://lessentieldeleco.fr/5303-rafale-f5-les-details-du-futur-avion-de-combat-francais/ Publié le 13 janvier 2026 à 11h33 • Rédigé par Paul Crauchet Le Rafale F5, nouvelle version du chasseur français, promet une avancée majeure d’ici 2035. Voici les principales innovations. Le Rafale s’apprête à passer un cap. À l’horizon 2030, l’armée française attend l’arrivée du standard F5, présenté comme une rupture technologique. Sébastien Lecornu, ministre des Armées en 2025, parlait alors d’une révolution comparable au passage du Mirage 2000-N au premier Rafale. L’objectif est clair : garder une longueur d’avance dans le ciel. Calendrier et ambitions élargies pour l’armée française Les premières commandes ont été passées avant octobre 2024, avec une enveloppe de 318 millions d’euros dédiée à la levée de risques sur les technologies clés. Le lancement industriel est prévu pour septembre 2025. Le projet de loi de finances pour 2026 inscrit 1,5 milliard d’euros pour les développements des standards F4 et F5. La cible française grimpe à 285 Rafale d’ici 2035, contre 225 auparavant. L’entrée en service du F5 est prévue en deux temps : capacité opérationnelle initiale en 2033, pleine capacité en 2035. Une sixième tranche de production doit être notifiée en 2029, avec 45 avions, dont 12 pour la Marine. La production démarrera en 2026, pour une première livraison en 2033. Le Rafale devient un nœud du combat connecté Le cœur de la transformation se joue dans la connectivité. Le Rafale F5 sera le premier chasseur français de « deuxième génération connectée », capable d’échanger en temps réel avec d’autres capteurs ou effecteurs, au sol, en vol ou en orbite. L’interopérabilité visée inclut les programmes britanniques, japonais et italiens du GCAP, mais aussi les Gripen et F-35. L’ambition affichée est d’assurer une transition vers le futur SCAF. L’intelligence artificielle embarquée, développée par Dassault et Thales, servira à la fusion de données multi-capteurs, à la gestion des alarmes et à la conduite de drones. Elle doit transformer le Rafale en copilote numérique, sans évincer le pilote humain. Autre pilier du standard F5 : l’arrivée d’un drone de combat furtif, dérivé du démonstrateur nEUROn, de la taille d’un Mirage 2000 et équipé du moteur M88. Il volera en avant du Rafale, guidé depuis le cockpit, avec une IA embarquée pour la reconnaissance et le combat. Premier vol visé avant 2033. Capteurs nouvelle génération et traitement de masse Côté capteurs, le radar RBE2 XG exploitera le nitrure de gallium pour offrir une portée de détection accrue de 50 à 70 %, une résolution supérieure de 70 %, et une meilleure résistance au brouillage. Il permettra aussi des attaques électroniques dans les bandes X, Ku et K, redonnant au Rafale des capacités SEAD/DEAD perdues avec la fin du missile AS-37 MARTEL. Le système de guerre électronique SPECTRA passera à une détection tout numérique, avec apprentissage automatique et restitution d’informations optimisée grâce à l’IA. Les calculateurs devront digérer jusqu’à 1 téraoctet de données par seconde. L’optronique secteur frontal (OSF), dans sa version « Silent Killer », portera au-delà de 100 km, suffisant pour engager une cible au missile Mica-NG sans activer le radar, et capable de suivre des avions furtifs. Un moteur M88 T-REX plus puissant et plus chaud Le moteur M88 évoluera aussi. Le T-REX, en développement chez Safran depuis juin 2025, visera une poussée de 9 tonnes avec postcombustion (+20 %). Les travaux portent sur un compresseur basse pression repensé, une turbine haute pression en superalliages, un refroidissement de nouvelle génération et une tuyère à l’aérodynamique optimisée. Safran teste ces éléments à Saclay, avec une cible thermique de 2100 Kelvin. Une décision de production est attendue fin 2025. L’autonomie sera renforcée par deux réservoirs conformes de 1150 litres chacun (CFT), positionnés au-dessus du fuselage arrière. Ils permettraient d’augmenter la capacité de carburant à 6 tonnes sans emport pendulaire, contre 4,7 tonnes actuellement, avec un impact minimal sur la signature radar. Les essais des années 2000 sur le prototype B01 sont réexploités, et une décision de production est également attendue pour fin 2025. Une nouvelle génération de missiles à très longue portée L’armement entre dans une nouvelle ère. Le missile ASN4G succèdera à l’ASMPA : un missile nucléaire hypersonique, Mach 6 à 7, doté d’un scramjet et capable de manœuvres complexes pour percer les défenses avancées. Portée au-delà de 1000 km, tête nucléaire TNA de 300 kilotonnes, mise en service prévue pour 2035. Pour les missions SEAD/DEAD, le RJ10, version antiradar du Smart Cruiser, visera des vitesses entre Mach 3 et Mach 5 à l’horizon 2035. Le programme AASF dispose de 41,9 millions d’euros entre 2024 et 2027. Le Rafale F5 pourra emporter jusqu’à 18 missiles Smart Cruiser en trois nacelles hexalaunchers, pour des frappes en essaim. L’AASM XLR, bombe guidée de très longue portée (150 km+), bénéficiera de la connectivité du F5 pour un guidage adaptatif en vol. L’Inde s’impose comme client clé du Rafale À l’export, l’Inde accélère. En septembre 2025, New Delhi recommande l’achat de 114 Rafale F4 pour 18,9 milliards d’euros, avec 60 % de production locale à Nagpur. Fin novembre, le ministère des Armées confirme l’intérêt indien pour 24 Rafale F5, avec une signature attendue en janvier 2026. À terme, avec les 36 Rafale déjà livrés, les 26 Rafale Marine commandés en avril 2025 et ces nouvelles commandes, l’Inde pourrait devenir le premier utilisateur mondial du Rafale hors de France avec 176 appareils.
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Groupe Dassault Aviation, fil sur l'avionneur/industriel
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Sur le backlog les courbes se sont croisée et pas qu'un peu donc il y a des chances que les livraisons se croisent avec un retard de trois ans -
Oui je l'avais évalué à 27 milliards d'euros en supposant qu'il y avait la même proportion d'achats induits que pour les autres ventes en Inde.
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The move to take the proposal forward came soon after the Rafale performed very well against Pakistan in Operation Sindoor, where it managed to comprehensively beat the Chinese PL-15 air-to-air missiles using its Spectra Electronic Warfare suite. The indigenous content in the Made in India Rafale fighter jets is expected to be more than 60 per cent.
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Defence Ministry to discuss Rs 3.25 lakh crore 114 Rafale fighter jet deal this week https://www.aninews.in/news/national/general-news/defence-ministry-to-discuss-rs-325-lakh-crore-114-rafale-fighter-jet-deal-this-week20260113180501/ Le ministère de la Défense va discuter cette semaine d'un contrat de 3,25 lakh crore de roupies portant sur l'achat de 114 avions de combat Rafale Dans le cadre d'un développement important, l'Inde va conclure un contrat d'environ 3,25 lakh crore de roupies pour l'achat de 114 avions de combat Rafale à la France, qui seront fabriqués en Inde avec un contenu local d'environ 30 % lors d'une réunion de haut niveau du ministère de la Défense. New Delhi, 13 janvier (ANI) : Dans le cadre d'un développement important, l'Inde va examiner cette semaine, lors d'une réunion de haut niveau du ministère de la Défense, l'accord d'environ 3,25 lakh crore de roupies pour l'achat de 114 avions de combat Rafale à la France, qui seraient fabriqués en Inde avec un contenu local d'environ 30 %. Des sources haut placées au sein du ministère de la Défense ont déclaré à l'ANI que, conformément à la proposition, l'accord inclurait également l'acquisition par l'armée de l'air indienne de 12 à 18 avions Rafale prêts à voler. Selon la proposition qui sera examinée lors d'une réunion de haut niveau du ministère de la Défense prévue dans les deux ou trois prochains jours, la partie indienne demande également à la France de permettre l'intégration d'armes indiennes et d'autres systèmes locaux dans les avions français dans le cadre de l'accord intergouvernemental, ont-ils déclaré. Les codes sources resteront la propriété exclusive de la partie française. Il est intéressant de noter que l'Inde poursuit l'accord avec la France alors que les États-Unis et la Russie ont proposé leurs chasseurs de cinquième génération, respectivement le F-35 et le Su-57, à l'armée de l'air indienne. La part de contenu local dans l'avion ne serait que d'environ 30 %. En général, la part de contenu local requise dans les accords « Make in India » est d'environ 50 à 60 %. S'il est approuvé, cet accord serait le plus important jamais conclu par l'Inde dans le domaine de la défense et porterait à 176 le nombre d'avions Rafale dans l'armée indienne, l'armée de l'air indienne en possédant déjà 36 et la marine indienne en ayant commandé 26 l'année dernière. « La déclaration de cas (SoC) ou la proposition concernant les 114 avions Rafale préparée par l'armée de l'air indienne a été reçue par le ministère de la Défense il y a quelques mois. Une fois approuvée par le ministère de la Défense, la proposition devra être définitivement validée par le Comité du Cabinet sur la sécurité. La décision de donner suite à la proposition a été prise peu après que le Rafale ait obtenu d'excellents résultats contre le Pakistan lors de l'opération Sindoor, où il a réussi à battre à plate couture les missiles air-air chinois PL-15 grâce à sa suite Spectra Electronic Warfare. La part de contenu local dans les avions de combat Rafale fabriqués en Inde devrait être supérieure à 60 %. La partie française prévoit également de mettre en place une installation de maintenance, de réparation et de révision des moteurs M-88, qui équipent les avions Rafale à Hyderabad. La société française Dassault a déjà créé une entreprise chargée de la maintenance des avions de combat d'origine française. Des entreprises aérospatiales indiennes telles que Tata devraient également participer à la fabrication. L'Inde a un besoin urgent d'introduire des avions de combat pour faire face à la menace croissante dans la région. La structure de la force de chasse de l'IAF devrait être principalement composée de Su-30 MKI, de Rafale et de projets d'avions de combat indigènes. L'Inde a déjà commandé 180 avions LCA Mark 1A et prévoit également d'introduire en grand nombre des avions de combat indigènes de cinquième génération après 2035. (ANI) Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
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scaf [SCAF] "politique ": imbroglio des coopérations, des participants...
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Europe
Non le chat n'a pas pèté. -
Allemagne
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
OPINION. « Une Allemagne brisée : l’Europe face à son suicide économique » (Michel Santi) https://www.latribune.fr/article/idees/8430640734819414/opinion-une-allemagne-brisee-l-europe-face-a-son-suicide-economique-michel-santi En 2026, l’Allemagne affronte une crise industrielle profonde qui dépasse le simple cycle économique. La première économie européenne paie l’empilement de choix politiques ayant fragilisé son appareil productif, sur fond d’énergie coûteuse, de pressions géopolitiques et de transition verte mal conçue. L’UE est désormais confrontée à ses contradictions. L’année 2026 s’ouvre sur une vérité que plus personne ne parvient à dissimuler. Matrice industrielle du continent, socle de la prospérité européenne depuis trois décennies, l’Allemagne est entrée dans une récession structurelle. Le Financial Times l’a écrit noir sur blanc à la fin de 2025 : la première économie d’Europe ne retrouvera que péniblement son niveau d’avant le séisme 2020–2022 – cette Allemagne d’avant la pandémie et la guerre en Ukraine, adossée à une énergie bon marché, à des chaînes de valeur mondialisées et à une stabilité géopolitique aujourd’hui révolue Ce n’est pas une parenthèse conjoncturelle. C’est un basculement de régime. Mais attention, car c’est un modèle qui s’effondre. L’Allemagne ne souffre pas d’un déficit de compétences, ni d’une obsolescence technologique. L’Allemagne est victime d’un empilement de décisions politiques – allemandes et européennes – ayant méthodiquement sapé ses fondations productives. La question n’est plus de savoir si Berlin traverse une mauvaise passe, mais si l’Union européenne a organisé, par aveuglement idéologique, l’affaiblissement systémique de son cœur économique. L’agonie industrielle Les chiffres sont sans appel. En 2025, la production d’acier brut y a chuté d’environ 10 %. Des sites emblématiques ferment ou se vident de leur substance. Les géants de la sidérurgie invoquent tous des coûts énergétiques devenus incompatibles avec toute activité lourde. L’automobile, pilier du Mittelstand et vitrine du savoir-faire allemand, suit la même pente. De 5,6 millions de véhicules produits en 2017, l’Allemagne est tombée à un peu plus de 4 millions en 2025. La trajectoire 2026 glisse vers 3,4 millions. Il ne s’agit pas de défendre un passé révolu, mais de rappeler une évidence matérielle. Une économie décarbonée exige plus d’acier, plus de cuivre, plus de chimie, plus de machines, plus d’infrastructures. On ne bâtit ni hydrogène, ni réseaux intelligents, ni batteries, ni éoliennes sur un désert industriel. La transition verte suppose une base productive robuste. Or, en 2026, l’Allemagne détruit plus de capacités qu’elle n’en crée. La pathologie est importée : choc énergétique, incertitude géopolitique, inflation normative. Le moteur n’est pas grippé, mais son carburant lui a été retiré. Une faillite politique L’Allemagne porte évidemment sa part de responsabilité : sortie précipitée du nucléaire, illusion d’un gaz russe éternellement bon marché, inertie administrative chronique. Ces erreurs qui auraient pu être corrigées ont été figées, puis amplifiées par une architecture européenne devenue incapable d’arbitrer entre morale, géopolitique et survie économique. La rupture avec la Russie après 2022 fut un tournant historique – qui pouvait se justifier moralement- mais qui fut gérée avec une légèreté sidérante. La destruction des pipelines Nord Stream – dont les responsabilités demeurent taboues – a scellé une dépendance durable au gaz liquéfié américain, structurellement plus cher. En 2026, l’industrie allemande paie toujours ce choc : énergie coûteuse, volatilité chronique, perte d’avantage comparatif. Se superposé une transition verte pensée à Bruxelles comme une liturgie normative plutôt que comme une politique industrielle. Si les objectifs climatiques ne sont pas en cause, leur mise en œuvre est incontestablement dogmatique. Taxes carbone, normes environnementales, obligations de transformation s’empilent sans stratégie productive crédible. Les usines ferment plus vite qu’elles ne se transforment. Fuite en avant assumée et incarnée par Ursula von der Leyen qui se décline en sanctions prolongées, en durcissement réglementaire, en centralisation stratégique. Les capitales suivent, Berlin en tête, en dépit d’une Allemagne – première puissance économique du continent- se comportant néanmoins en exécutant discipliné. Le contraste est cruel : pendant que Washington, sous une administration Trump II ouvertement protectionniste, subventionne massivement son industrie, l’Europe contraint la sienne. Les entreprises allemandes investissent davantage au Texas qu’en Rhénanie. La fracture sociale Les conséquences ne sont plus abstraites. Collectivités exsangues, bassins industriels sinistrés, classes moyennes inquiètes. La colère politique enfle. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, bastion historique de la CDU, l’AfD dépasse les 25 %. À l’Est, elle est hégémonique. Chez les jeunes urbains, la radicalité bascule à gauche. Pas un accident, car la désindustrialisation détruit plus que des emplois. Elle pulvérise le contrat social allemand fondé sur la stabilité, sur la compétence, sur la prospérité partagée. Les élites ouvrent un boulevard aux forces antisystème dès lors qu’elles expliquent que “la douleur est nécessaire” au nom d’objectifs abstraits. Une union promettant la prospérité et délivrant la décroissance ne conserve pas la loyauté de ses peuples. En affaiblissant son moteur, l’Union Européenne fragilise peut-être irrémédiablement son propre projet. Sortir de l’aveuglement Fin 2025, le chancelier Friedrich Merz lance un plan d’investissements pouvant atteindre 500 milliards d’euros pour “sauver l’industrie”. Intention juste et louable. Las, ce plan bute sur l’architecture européenne elle-même. Sans assouplissement durable des règles budgétaires – règle d’or d’investissement, mutualisation partielle, rôle accru de la Banque européenne d’investissement – tout restera dans le registre du symbolique. L’Europe sait mobiliser des centaines de milliards pour stabiliser la finance, mais hésite à le faire pour sauver sa base productive. Trois ruptures s’imposent : Pragmatisme énergétique. Non pour renoncer au climat, mais pour hiérarchiser dans le temps. Sécuriser des sources abondantes et bon marché – nucléaire compris – afin de préserver l’appareil productif pendant la transition. Désescalade stratégique. Non pour capituler face à Moscou ni abandonner l’Ukraine, mais pour reconnaître qu’on ne mène pas une guerre longue en sabotant sa propre base énergétique. L’autonomie n’est pas la morale ; elle en est la condition matérielle. La morale ne produit pas de kilowattheures. Débureaucratisation. Non pour dissoudre l’Union, mais pour restituer au politique la primauté sur la norme, et substituer à la religion réglementaire une véritable politique industrielle. L’illusion européenne ne s’arrête d’ailleurs pas à l’énergie russe. Elle se prolonge dans une dépendance croissante à la Chine pour les terres rares, les aimants permanents, les composants des batteries et des éoliennes. L’Europe prétend s’émanciper géopolitiquement tout en confiant à Pékin les nerfs de sa transition verte, mais remplace une vulnérabilité par une autre et confond vertu stratégique avec fragilité réelle. L’Allemagne ne teste pas la patience de l’Europe : elle en révèle la faillite stratégique. Une union sacrifiant son cœur industriel sur l’autel de postures morales et de calculs géopolitiques mal maîtrisés se condamne à l’impuissance. L’effondrement allemand n’est pas une fatalité, mais le produit de choix politiques. -
scaf [SCAF] "politique ": imbroglio des coopérations, des participants...
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Europe
Le SCAF “papier” et le SCAF “réel” ne vivent déjà plus dans la même chronologie. Si on reprend froidement la logique industrielle, l’enchaînement que tu listes ressemble moins à une série d’annonces opportunistes qu’à une trajectoire : d’abord on sécurise la plateforme et son compagnon (UCAS), ensuite on verrouille la motorisation (y compris les classes de poussée typiques des loyaux/remote carriers), ensuite on verrouille la couche “cognition” (IA maîtrisée/supervisée, fusion multi-capteurs, aide à la décision), et enfin on ajoute une brique de passage à l’échelle côté systèmes autonomes/production et intégration opérationnelle. Ce n’est pas exactement “Airbus DS se fait dépouiller”, c’est plutôt “le triptyque Rafale (Dassault–Safran–Thales) est en train de reconstituer une filière combat collaboratif complète, sous sa propre gouvernance, avec ses propres jalons”. Et ça, mécaniquement, rend le pilier drones/remote carriers du SCAF… redondant, ou au minimum non critique. Est-ce que c’est téléguidé ? Je me garderais d’affirmer un complot au sens strict, parce que la réalité est souvent plus simple : quand une architecture de programme devient instable (désaccords de gouvernance, périmètres flous, risques calendrier, risques de souveraineté), les industriels sérieux font ce qu’ils ont toujours fait : ils réduisent les dépendances, ils sortent des briques “no-regret”, et ils s’arrangent pour que, le jour où le politique tranche (ou ne tranche pas), ils aient déjà un chemin praticable. Dit autrement : ce n’est pas forcément une réunion secrète où quelqu’un “enterre le SCAF”, c’est la sélection naturelle des programmes. Ceux qui ont une feuille de route cohérente publient des communiqués. Les autres publient des rendus 3D. Oui, le coût marginal de produire du code baisse, et l’IA accélère certains pans (prototypage, tests, génération de documentation, assistance au développement). Mais ce qui ne baisse pas, voire ce qui augmente, c’est le coût de tout ce qui rend le software “militaire” : validation, sûreté, certification, cybersécurité, résilience en environnement contesté, maîtrise de la chaîne d’outillage, gouvernance des données, MCO logiciel, rétrofit, et surtout l’intégration système en conditions réelles. La “brique IA” n’a de valeur que si elle est embarquable, durcie, testée, et si elle s’insère dans une doctrine, une chaîne C2, des liaisons de données, des règles d’engagement. Or c’est précisément le terrain naturel de Thales et Dassault. Airbus DS peut faire de très bonnes démos, mais la guerre se gagne rarement avec une démo. Pour le SCAF, la mort ne viendra pas d’un communiqué politique. C’est souvent vrai : les politiques évitent l’aveu d’échec tant qu’ils peuvent, alors que l’industrie, elle, “vote” avec ses investissements, ses recrutements, ses contrats et ses jalons techniques. Si le GIE Rafale est en train de reconstituer, sur Rafale F5 + UCAS, l’essentiel de ce que promettait le “combat collaboratif” du SCAF, alors le SCAF se transforme de fait en programme de prestige, ou en programme de convergence lointaine, mais plus en pivot capacitaire. Pour les Allemands, le problème n’est même pas “ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer”, le problème est qu’ils risquent de se retrouver avec une spécialité déclarée (remote carriers / combat cloud) qui n’est pas reconnue comme cœur d’architecture par l’avionneur du système. Dans un programme de combat aérien, celui qui tient l’avion habité et l’intégration mission tient le centre de gravité. Le reste peut être excellent, mais devient sous-traitable, interchangeable, ou contournable. Et c’est là que la conclusion est la plus solide : Dassault a probablement raison de dire que l’invariant, c’est le physique, la plateforme, la motorisation, l’intégration, la capacité à industrialiser et maintenir, et que le “reste” n’a de valeur que s’il est arrimé à ces invariants. C’est aussi pour ça que les annonces ne sont pas juste des coups de com : elles ressemblent à une reconstruction patiente d’un chemin autonome, qui laisse la porte ouverte au partenariat si le partenaire s’aligne… mais qui ne dépend plus du partenaire pour exister. Au fond, la question n’est peut-être même plus “le SCAF est-il enterré ?”, mais “qu’est-ce qui, dans le SCAF, reste non redondant par rapport à Rafale F5 + UCAS + moteurs dédiés + IA souveraine + écosystème drones industrialisable ?”. Si quelqu’un n’arrive pas à répondre clairement à ça, alors le programme est déjà en train de mourir, même si personne ne l’a encore annoncé. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Plus un corps tombe moins vite, moins il va plus vite... -
US vs EUROPE
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Chat GPT Tu décris exactement ce qui est en train de se produire, et ce n’est pas un phénomène technique marginal : c’est un signal macro-financier de rupture. Je vais structurer l’analyse pour bien montrer pourquoi Trump perd le levier des taux, ce que cela implique, et pourquoi l’or explose. 1) Décorrélation Fed / taux longs : ce n’est pas normal En régime « sain » : la Fed baisse =>les anticipations de taux futurs baissent => les rendements à 10 ans baissent. Ce que tu observes aujourd’hui : la Fed peut baisser, le 10 ans monte. Cela signifie une chose très précise : le marché ne “croit” plus la banque centrale comme ancre de crédibilité. Les taux longs ne reflètent plus la politique monétaire mais le risque souverain, le risque inflationnel politique, le risque institutionnel. 2) Pourquoi la dette US est de moins en moins “désirée” Trois facteurs se combinent, et ils sont cumulatifs. a) Explosion de l’offre de dette +3 000 Md$ sur 10 ans via les baisses d’impôts, +50 % sur le budget défense à horizon 2027, 500 Md$ d’un coup, Le marché doit absorber un flux massif, permanent. Or quand l’offre explose, le prix baisse => le rendement monte. b) Prime de risque politique nouvelle C’est le point le plus sous-estimé. Les investisseurs commencent à intégrer : attaques répétées contre l’indépendance de la Fed, incertitude sur la nomination du prochain président, usage ouvertement politique de la dette et des tarifs, instrumentalisation de la monnaie et des sanctions. Résultat le Trésor US n’est plus perçu comme un actif purement technique, mais comme un actif politisé. Cela impose une prime de risque. c) Inflation “non monétaire” Les tarifs, la relocalisation forcée, la hausse des dépenses militaires ne sont pas sensibles aux taux courts, sont structurellement inflationnistes. Donc même si la Fed baisse le marché anticipe que l’inflation restera plus élevée plus longtemps. Les taux longs montent pour compenser. 3) Conséquence directe : Trump a perdu le contrôle du coût du crédit réel C’est là ton point clé, et il est fondamental. Trump peut : faire pression sur la Fed, obtenir une baisse du taux directeur. Mais : les taux immobiliers, les taux de crédit à la consommation, les taux d’investissement, dépendent surtout du 10 ans. Si le 10 ans monte l’effet d’une baisse de la Fed est marginal, voire nul, pour l’économie réelle. C’est une perte de transmission monétaire. 4) Pourquoi l’or explose (et pourquoi ce n’est pas un hasard) L’or n’explose pas parce que l’inflation courante est hors de contrôle. Il explose parce que la confiance dans l’architecture financière se fissure. L’or monte quand : la dette augmente plus vite que la crédibilité, la banque centrale est soupçonnée de perdre son indépendance, les actifs « sans risque » ne le sont plus vraiment. L’or est un baromètre de défiance institutionnelle, pas un simple hedge inflation. Le fait que cela ne fasse pas la une, mais soit très commenté en salles de marché, est typique des phases pré-crise, pas post-crise. 5) Pourquoi le monde financier est nerveux (et a raison) Les investisseurs voient très bien que Trump pousse simultanément : la dépense, la dette, la confrontation géopolitique, la pression sur la Fed. C’est une configuration historiquement instable : politique budgétaire expansionniste + affaiblissement de l’ancrage monétaire. Les marchés ne paniquent pas encore, mais ils se couvrent, ils exigent une prime, ils réallouent. La hausse des taux longs n’est pas un accident c’est une discipline de marché imposée à un pouvoir politique perçu comme imprévisible. 6) Conclusion nette (et un peu brutale) Tu as parfaitement résumé la situation : Trump peut baisser les taux courts => impact marginal. La dette US devient plus risquée => taux longs montent. Le canal de transmission monétaire se grippe. L’or signale une défiance structurelle. Le stress est réel, mais encore silencieux. Autrement dit : le marché commence à traiter les États-Unis comme une grande puissance endettée “normale”, et non plus comme l’émetteur incontestable de l’actif sans risque mondial. C’est un basculement lent, mais historique. Et oui : les prochains trimestres vont être très intéressants, pas spectaculaires dans la presse, mais décisifs dans les courbes de taux. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
On pourrait ressortir le Hadès et lui mettre une charge conventionnelle. -
Groupe Dassault Aviation, fil sur l'avionneur/industriel
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Chat GPT Oui, 10 000 drones par mois, ce n’est plus du tout de l’anecdotique, et surtout ce n’est pas un chiffre lancé pour faire joli dans une levée de fonds. C’est précisément le seuil où on bascule d’une logique “start-up / démonstrateur” à une logique industrielle de guerre. Ce qui est frappant dans cette annonce, ce n’est pas seulement la valorisation ou le ticket de Dassault, c’est la cohérence stratégique derrière. D’abord, Dassault ne fait pas du capital-risque à l’américaine. Quand ils investissent à ce niveau, ce n’est pas pour “regarder ce que ça donne”, c’est parce qu’ils ont déjà une vision d’intégration système. Le communiqué est très clair : Rafale F5, UCAS, contrôle de drones, IA embarquée souveraine. On est dans la continuité directe de ce que Dassault pousse depuis des années : le chasseur comme nœud de commandement, pas comme simple plateforme tireuse. Ensuite, 10 000 drones par mois, ça veut dire plusieurs choses très concrètes. Ça veut dire : des drones consommables, acceptant l’attrition, une production pensée dès le départ pour la masse, et donc une doctrine qui ne repose plus sur la rareté ou la préciosité du vecteur. On est exactement à l’opposé de la philosophie F-35, où chaque cellule est un objet quasi sacralisé, cher, lent à produire, et dont la perte est politiquement et militairement coûteuse. Ici, Dassault semble assumer pleinement une logique où la valeur n’est plus dans le drone individuel mais dans le système global. Il y a aussi un point très important : Harmattan AI travaille déjà avec les ministères français et britannique. Ce n’est pas une start-up “hors sol” qui promet des miracles. Elle est déjà branchée sur des besoins opérationnels réels, probablement issus des RETEX ukrainiens. La cadence annoncée correspond très bien à ce qu’on observe sur le terrain : saturation, reconnaissance, leurre, guerre électronique, essaims, attrition rapide. Enfin, politiquement et industriellement, c’est un signal fort. Dassault montre qu’il ne mise pas tout sur le SCAF tel qu’il est aujourd’hui, mais qu’il prépare des briques souveraines critiques, indépendantes, modulaires, et rapidement déployables. C’est une assurance stratégique. Si le SCAF patine, ces capacités-là ne patineront pas. En résumé, ce chiffre de 10 000 drones par mois n’est pas spectaculaire parce qu’il est gros, mais parce qu’il est crédible. Et s’il est tenu, il change complètement l’équation du combat aérien européen : moins de fétichisme de la plateforme, plus de masse, plus d’attrition acceptée, plus de résilience. C’est exactement le genre de virage que beaucoup d’armées comprennent… mais que peu d’industriels sont capables d’anticiper et d’industrialiser à ce rythme. -
Groupe Dassault Aviation, fil sur l'avionneur/industriel
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Créée en 2024 à peine, elle vaut déjà 1,4 milliard de dollars et va produire 10.000 drones par mois: la start-up française Harmattan AI reçoit un investissement de 200 millions de dollars mené par Dassault Aviation Dassault Aviation participe à un investissement de 200 millions de dollars dans la start-up française de drones Harmattan AI, la propulsant au rang de licorne européenne et renforçant ses capacités technologiques dans un contexte de réarmement accéléré et de montée en puissance de l’IA militaire. Dassault Aviation frappe fort. Le constructeur du Rafale a participé à un investissement de 200 millions de dollars dans Harmattan AI, une jeune pousse française spécialisée dans les drones, encore peu connue du grand public. Une opération qui propulse la start-up au rang de nouvelle licorne européenne. Selon des informations révélées par Bloomberg l’an dernier, il valorise Harmattan AI à 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros). Les détails précis de la participation de Dassault n’ont pas été communiqués, mais FirstMark Capital, fonds de capital-risque new-yorkais et investisseur historique, fait également partie de l’opération. Elle deviendrait ainsi la première licorne française de défense, c'est-à-dire une jeune pousse non cotée valorisée plus d'un milliard de dollars. Dans le cadre de cet accord, la start-up fondée en 2024 va travailler à l’intégration de ses systèmes autonomes dans les avions du groupe Dassault. Une annonce faite conjointement par les deux entreprises lundi, dans un contexte de réarmement accéléré de l’Europe. "Ce partenariat soutiendra le développement par Harmattan AI de capacités d’IA embarquées au sein des futurs systèmes de combat aérien de Dassault Aviation (Rafale F5 et UCAS), notamment pour le contrôle des drones, indiquent les entreprises dans un communiqué commun. Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie globale visant à intégrer une IA souveraine, contrôlée et supervisée dans les systèmes de combat de Dassault Aviation." Des contrats en France et au Royaume-Uni La guerre en Ukraine a mis en lumière le rôle central des drones et de la guerre électronique, poussant les industriels de la défense à renforcer leurs capacités technologiques. Dans ce paysage, de nombreuses start-ups promettent de transformer les opérations militaires grâce à l’intelligence artificielle, attirant des levées de fonds massives. Harmattan AI s’inscrit dans cette dynamique. Lors de sa levée de fonds de série B, la société a assuré aux investisseurs pouvoir devenir un acteur clé de la défense de nouvelle génération. Dans une présentation consultée par Bloomberg, elle affirme viser une capacité de production de 10.000 drones par mois dès 2026. Elle indique par ailleurs dans ce communiqué s'être vue "attribuer plusieurs contrats par les ministères de la Défense français et britannique pour son portefeuille de systèmes autonomes et étend désormais son activité à l'échelle mondiale afin de répondre à une demande croissante." Mais elle ne dévoile pas les détails. De son côté, Dassault Aviation reste un pilier des grands programmes européens. Le groupe est l’un des contractants du Scaf, le futur avion de combat européen, un projet multinational marqué par de nombreuses tensions. Dassault a déjà affirmé être en mesure de développer l’appareil de manière autonome, soulignant son ambition stratégique à long terme -
Et puis il y a ça : Meanwhile LockMart brags about delivering 191 F-35s in 2025 and fails to mention that not one of them is combat-ready, lacking essential software and with an RTX Distributed Aperture System (which provides missile launch warning) that has not passed its tests. https://forum.air-defense.net/topic/29-le-f-35/?do=findComment&comment=1864964
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La disponibilité est un chiffre qu'il faut interpréter au regard de l'intensité de l'usage: c'est très facile d'avoir 100% de disponibilité si tu n'utilise pas ton avion: tu le mets en état de faire ses missions et tu n'y touche plus : il est disponible. Le problème du F-35 c'est qu'il vole peu et n'atteint pas les objectifs de disponibilité malgré ça. En fait ce qui gène l'USAF c'est de ne pas pouvoir atteindre l'objectif du nombre d'heure de vol à réaliser. L'autre aspect c'est que les avions neufs ont une meilleure disponibilité que les avions anciens et le fait qu'il y a beaucoup d'avions neufs cache la dégradation très rapide des F-35 au point de vue disponibilité: Le F-35 devient "ancien" deux fois plus vite que les autres avions. Enfin si l'avion peut voler il est mission capable car il peut effectuer la mission qui consiste à se déployer sur une autre base. En France pour les Rafale on ne considère que ce que les US appelle FMC (Full Mission Capable) c'est normal toute nos doctrines tiennent compte des capacités "omnirôle" du Rafale et si il n'est pas FMC il devient un avion spécialisé. Enfin dans certains post j'ai expliqué la différence entre un taux de disponibilité contraint et un taux de disponibilité choisis parce que on n'a pas besoin de plus pour réaliser le contrat opérationnel.
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On ne va pas s'en plaindre.
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Exportation du Rafale: prospects et clients potentiels
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de pascal dans Europe
En théorie tu a 60% de la valeur produite en Inde ce qui fait 40% en France mais comme Dassault a déjà 51% de DRAL et que sa participation va croitre à chaque augmentation de capital les 60% produit en Inde vont générer 30% pour Dassault et en plus les IPR détenu par DRAL seront la propriété de Dassault. Trappier n'est pas un perdreau de six semaines, et il ne va pas se laisser faire comme ça. -