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gustave

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Tout ce qui a été posté par gustave

  1. Les hélicoptères russes s'étaient fait très discrets face à la létalité de la ligne des contacts saturée de missiles MANPADS. Comme le dit Umbria ce n'est qu'en disposant de missiles Vikrh portant au-delà de ceux-ci, avec des hélicoptères suffisamment bas en stationnaire pour échapper aux moyens plus lourds de la DSA, qu'ils ont pu intervenir pour neutraliser les blindés ukrainiens à l'offensive (donc plus facilement détectables) sans risquer des pertes inacceptables.
  2. Pas tout à fait. Le premier cas que tu évoques est ce qui est appelé frappe dynamique parce que l'objectif est identifié et validé en cours de mission. La seconde est appelée frappe délibérée, parce que l'objectif est identifié et validé préalablement. Il est donc généralement fixe. Théoriquement les deux peuvent donner lieu à du CAS, même si en pratique le second cas y est très défavorable. Car le CAS n'est pas un problème de délivrance d'une munition proche des forces amies. Le CAS est la délivrance d'une munition sur un objectif à la demande de forces amies proches. C'est très différent car cela exige une désignation précise de la cible par les forces au sol (je passe sur les JTAC embarqués) transmise au pilote qui va programmer sa frappe pour atteindre cette cible sans mettre en danger les amis. Tout devient désormais très compliqué pour accomplir cela: la désignation doit être suffisamment précise et compréhensible par un aéronef qui n'a pas visuel sur la zone (surtout en HI), la liaison doit être maintenue durant toute la séquence pour suivre l'évolution de la situation, enfin la frappe doit être délivrée suffisamment rapidement et précisément pour qu'elle soit efficace, et cela sans mettre en danger ni l'aéronef ni les forces au sol.
  3. Les Su-34 feraient plus de dégâts en effet mais toujours pas de CAS pour les raisons que j’évoque précédemment, notamment liées à l’acquisition d’objectifs et à la réactivité possible (en fait quasiment impossible) en menace sol air très élevée. Quant à savoir pourquoi le Tucano restera un doux rêve en Ukraine : il ne fait pas de vol statique donc poursuit sa trajectoire vers l’ennemi et la menace en délivrant son armement, il vole plus haut donc est plus vulnérable, et plus vite donc acquisition de l’objectif plus compliquée. Les Ka52 ne sont réapparus que lorsqu’ils ont pu être équipés d’un missile leur permettant d’acquérir et tirer hors de portée des DSA adverses (trop bas pour les moyens lourds, trop loin pour les MANPADS) grâce à du vol stationnaire… Amen.
  4. Parles en avec des pilotes, je n’en connais aucun qui envisage avec enthousiasme de voler à 6000m avec du SA17 ou SA24 ou même du SA20 en face, SPECTRA ou pas… De plus il faut maintenir l’acquisition de l’objectif durant tout le temps de préparation et lancement de la mission puisqu’il n’est évidemment plus question de cercler en vol en attendant une éventuelle demande d’appui. Enfin, si la prise de risque pour des appareils rares et précieux (et leurs équipages) peut s’envisager pour un objectif majeur c’est très discutable pour frapper une position d’un groupe de combat… Or les forces se dispersent et ne présentent plus guère de regroupement dans la zone des contacts. On pourrait certes envisager un pur porteur de munitions pour du tir sur coordonnées mais cela s’appelle de l’artillerie guidée, bien moins chère (budget et RH).
  5. Ce que je veux dire c'est que nous ne savons pas vraiment ce que se sont dit US et Ukrainiens, ce qu'ont recommandé les uns et les autres, et pourquoi ce qui s'est produit a été décidé. Les Ukrainiens disent que cela leur a été imposé (par les pressions politiques, par les livraisons de matériel...), les US disent que les Ukrainiens ont refusé de suivre les recommandations issues de leurs simulations. Il ne nous est pas aisé de savoir ce qu'il en a vraiment été. Par ailleurs les simulations n'ont pas toujours été de bon conseil historiquement, notamment quand les données qui y sont rentrées s'avèrent d'une fiabilité douteuse... Ceci n'enlève rien par ailleurs au caractère crucial des renseignements fournis à l'Ukraine en effet.
  6. Le TBA est un très bon moyen de faire du CAS, la question est "peut-on survivre dans le conflit concerné en TBA suffisamment longtemps pour effectuer le CAS?"... Globalement tout le monde est d'accord pour dire que la létalité des DSA d'une armée type russe est trop élevée pour permettre autre chose que des raids visant des cibles spécifiques précisément localisées en avance (pour rappel la planification globale des appuis aériens est généralement à 96h), et en particulier maintenir un aéronef dans la zone de frappe et un guidage précis pendant le temps nécessaire à la délivrance de l'armement sur le point souhaité par les forces au sol, donc pas de CAS...
  7. Je corrige, comme vous le dites vous-mêmes dans la seconde phrase: "pour autant que les Américains nous le disent, les simulations étaient tout à fait correctes. Les Ukrainiens n'en ont pas tenu compte et en ont payé les conséquences". Bref c'est la faute des Ukrainiens. Nous ne saurons probablement pas avant quelque temps la vérité, mais chaque narratif est bien en place.
  8. Plus de CAS possible face à l'armée russe, ce qui ne veut pas dire que le CAS n'est plus possible tout court. La plupart des scénarios d'emploi probables permettront certainement du CAS, pas les scénarios les plus exigeants. C'est bien ce qui rend les choix des chefs militaires et politiques difficiles...
  9. Disposer d'une autonomie stratégique n'a rien de commun avec l'ambition d'être une superpuissance régionale, et est donc à la portée de nombre de pays (pas tous effectivement car certains positionnements géographiques rendent cela difficilement envisageable). Le tout est que cette autonomie soit cohérente avec le budget que l'on est prêt à y consacrer.
  10. Le CAS ne peut plus vraiment être pratiqué face à des armées bardées de DSA et de MANPADs…
  11. Et comme tout adulte mâle vivant dans Gaza est un terroriste…
  12. Entièrement d’accord et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les US resteront fortement impliqués dans la défense de l’Europe tout en demandant plus de dépenses militaires des pays européens. Presque tout le monde y gagne: les Européens ne souhaitant pas jouer un rôle géopolitique autre que la défense de l’Europe bénéficient d’équipements compatibles avec leur protecteur et ledit protecteur dispose d’un relai de puissance géopolitique et de marchés captifs…. Evidemment pour ceux qui envisagent une illusoire autonomie géostratégique européenne…
  13. En fait je ne suis pas certain que l'Europe soit si délicate à défendre pour les US du fait des besoins de la confrontation avec la Chine. L'Army serait "relativement" (à l'échelle US évidemment) peu impliquée dans la défense de Taiwan et aurait largement de quoi stopper les fiers blindés russes qui imagineraient pouvoir se ruer sur l'Europe décadente (sans même parler des forces terrestres de cette même Europe et de la reconstitution de cette armée russe préalablement nécessaire, une fois l'Ukraine définitivement pacifiée évidemment, encore une pécadille à régler parait-il). Je crois que peu de gens imaginent ce que représente ne serait-ce qu'une division lourde de l'US Army, unités peu utiles en mer de Chine. Pour l'aviation je doute largement que les VKS prennent le dessus sur les forces aériennes d'Europe, forces largement interopérables et dont la puissance se projette aisément. Bref le cœur des moyens nécessaires aux forces US dans le Pacifique ne serait que peu nécessaire pour stopper une fantasmatique tempête rouge.
  14. La légende urbaine est celle qui prétend que c'est le positionnement des réservoirs dans les portes qui est cause d'explosion. C'est tout simplement faux, comme les images de voitures qui explosent dans les films américains parce qu'elles contiennent de l'essence... Ceci dit au vu des armes qui les prennent à partie bon nombre de blindés brulent, où que se trouve leur réservoir, et même des blindés lourds. Bref cet emplacement n'a pas été modifié pour une mythique vulnérabilité (en quoi serait-ce plus dangereux que sur les flancs du véhicule?), mais pour des raisons de liaison entre les réservoirs et le moteur. C'est certain que les BMP sont fort inconfortables, et moins blindés que les dernières générations occidentales. D'un autre côté tous les blindés sont potentiellement des pièges pour leur équipage, et le désastre de Grozny V1 est largement dû au refus de débarquer des fantassins préférant l'illusoire protection des blindés... Bref, pour en revenir à ton propos initial, la doctrine soviétique de débarquer les fantassins au contact n'est ni une originalité ni stupide, elle est même plutôt la norme encore aujourd'hui...
  15. Tu raisonnes en postulant que tu disposes de temps pour former des gens et d'une logistique US, seule au monde capable de soutenir le fonctionnement de l'armée US dont le M1 est un très bon exemple: c'est un char remarquable, résistant et létal, mais très gourmand et cher. Daesh n'a pas utilisé ses M1 car apprendre à les utiliser est plus complexe (cela ne se limite pas à piloter le char semble-t-il) et que les maintenir en condition opérationnelle est bien plus couteux et complexe que des T62 ou T72. Mais il est évident qu'ils auraient préféré avoir des bataillons sur M1 er M3 s'ils avaient pu !
  16. En fait ce carburant protège (légèrement certes , cela fait juste une couche de liquide entre les deux parois de la porte), il faut vraiment que le degré de remplissage soit très spécifique pour que le mélange liquide/gaz soit dangereux. Je sais, encore une légende urbaine. Pas compris Non, on descend pour ne pas risquer de perdre l'équipage et le véhicule en même temps, le véhicule appuie la progression des fantassins. Ce qui est tout sauf stupide. D'ailleurs on me souffle à l'oreillette que l'infanterie blindée française faisait de même. Oui, il passe partout, mais en général cela s'obtient rarement en conservant une protection solide...
  17. Il me semble que ce pillage de Wagner est longuement mis en exergue dans la presse française, et occidentale en général, à juste titre, et même dans certains dessins animés qui circulent sur certains réseaux sociaux africains. Après il est certain que c'est moins le cas sur radio Bamako ou radio Pravda.
  18. C'est assez discutable, sur la forme (de quelle population parle-t-on pour quel équipement?) et le fond (pourquoi Daesh n'a jamais utilisé les M1 qu'elle avait capturé si ce n'est du fait de leur complexité d'emploi comme logistique).
  19. Fournisseur en arme, cela semble à peu près certain, dans une mesure qui m'est inconnue, inspirateur idéologique c'est déjà moins certain, et chef ce n'est certainement pas le cas...
  20. Si on sort les USA de l'équation... Sinon l'OTAN demeure la crainte militaire absolue des Russes.
  21. D'une part l'article 5 ne garantit aucune action concrète. Si un dirigeant est prêt à laisser tomber l'OTAN rien ne l'obligera à autre chose qu'une déclaration condamnant l'attaque d'un allié. D'autre part cette déclaration illustre a contrario l'attachement transpartisan de la politique US à conserver l'OTAN qui demeure un outil majeur de sa puissance géopolitique. Je ne vois donc pas en quoi elle devrait rendre plus forte la crainte d'un abandon de l'OTAN par les US.
  22. Avec 50 000 hommes en permanence et une bonne aide en équipement des voisins il est possible de créer quelque chose d’intéressant en rééditant la stratégie allemande d’entre deux guerres de von Seekt, surtout au vu du nombre de vétérans pour les années à venir
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