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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Non, car donner 10 ou 20 chars ce serait quasi-homéopathique. Aucun effet stratégique à en attendre. Et on est tellement bas que ça aurait déjà des effets très négatifs Oui exactement. Il y a deux conclusions à mon avis à tirer de la situation des Leclerc : 1. Pas un seul pour l'Ukraine, parce qu'on n'est pas seulement à l'os, on est en train de le limer depuis plusieurs années, et contrairement aux Caesar aucune chaîne de production n'existe 2. Relancer en urgence la production des Leclerc - 200 c'est peut être 15 ou 20% de ce qu'aura la Pologne. Sans doute nous sommes aussi une puissance maritime, sans doute nous n'aurons pas dans 1 ou 2 ans un ennemi potentiel à notre frontière mais... Y a des limites quand même ! - La fermeture de la chaîne empêche à la fois de compenser des pertes éventuelles et de soutenir des pays agressés. Si la chaîne Leclerc était ouverte, nous pourrions sans doute donner à l'Ukraine 1 ou 2 ans de production, on les compenserait rapidement après, et ça les aiderait sérieusement - Le MGCS c'est bien gentil, mais ça arrivera peut être en 2040, sinon en 2050, ou jamais ! Ce n'est pas sérieux. Et oui la logistique notamment maritime devrait être renforcée. Six ou huit rouliers de 30 000 tonneaux, ça ne coûterait pas tant que ça, d'ailleurs.
  2. En somme tu imagines que la réponse sera plutôt du genre C'est ici que tu te laisses emporter par ton pessimisme foncier. La réalité est beaucoup plus réjouissante ... Ils sont seulement 69% Selon une sage - en l'occurrence Laureline - la femme est un être de contradictions. On dirait bien que l'homme aussi !
  3. Hmmmouais, mais le successeur que ton protégé a choisi tout le monde n'a pas convaincu ...
  4. Comme tu dis il reste encore du travail avant qu'on construise des centrales à fusion - c'est une litote. D'autant plus que Selon un rapport du Financial Times, qui doit encore être confirmé par le National Ignition Facility (NIF) du Lawrence Livermore National Laboratory en Californie, à l'origine de ces travaux, les chercheurs ont réussi à libérer 2,5 MJ d'énergie après avoir utilisé seulement 2,1 MJ pour chauffer le combustible avec des lasers. (...) Et il y a un autre point : le gain d'énergie positif signalé ne tient pas compte des 500 MJ d'énergie qui ont été injectés dans les lasers eux-mêmes. Autrement dit, le véritable bilan énergétique n'est pas 2,5 pour 2,1... mais 2,5 pour 500. Ah il reste encore du boulot, oui !
  5. L'armée ukrainienne contrebat l'invasion russe, et avec le soutien militaire occidental elle est naturellement indispensable - sinon l'Ukraine serait déjà une province de l'empire russe. Quant à arrêter complètement l'invasion - j'ai écrit "stopper" j'étais peut-être imprécis - l'armée ukrainienne même en tenant le front n'a pas forcément la capacité de libérer le pays. Et surtout elle n'a certainement pas la capacité d'empêcher la Russie de continuer la guerre, en somme d'y revenir, de réessayer d'une autre manière, en escaladant comme ceci ou comme cela. Je n'ai jamais écrit cela. Seulement qu'il est vraiment stupide n'est pas intelligent d'aider la propagande russe à maintenir la population dans le soutien à cette guerre. Et c'est ce que font la pusillanimité d'une Merkel qui n'a pas le courage de défendre ses positions passées, la décision irréfléchie du gouvernement letton de mettre à la porte la radio Dojd, le débordement il y a quelques mois d'un Biden suggérant que l'objectif est de renverser Poutine, les fantasmes répandus par plusieurs d'un démantèlement de la Russie... ils sont nombreux, malheureusement. Poutine, Simonyan et les autres leur disent merci.
  6. Les uns tirent dans un sens, les autres dans l'autre. Un groupe de pays d'Europe centrale et baltique - en gros, le groupe de Visegrad moins la Hongrie - ont exprimé formellement à la France leur désapprobation de la remarque du PR comme quoi la partie sécurité collective - à distinguer de la partie territoriale - de la négociation à prévoir avec la Russie lorsqu'elle y sera disposée devra inclure des garanties de sécurité pour Moscou. Certains États membres de l'UE expriment officiellement leurs préoccupations à la France à la suite des commentaires de Macron sur la Russie PARIS, 12 déc (Reuters) - Les pays baltes et d'autres nations européennes mécontentes des commentaires du président français Emmanuel Macron concernant les garanties de sécurité pour la Russie ont formellement manifesté leur désapprobation et expliqué leur position à la France lundi, ont indiqué des diplomates. Dans une interview accordée à la chaîne de télévision française TF1 le 3 décembre, Macron a déclaré que l'Europe devait préparer sa future architecture de sécurité et également réfléchir "à la manière de donner des garanties à la Russie le jour où elle reviendra à la table des négociations." Ces commentaires ont été immédiatement réprimandés par l'Ukraine et les États baltes. Si la présidence et le ministère des Affaires étrangères français ont cherché à les minimiser, la colère ne semble pas s'être dissipée dans certains milieux. La République tchèque, qui assure la présidence du Conseil de l'UE, a contribué à organiser le soutien à la représentation diplomatique officielle, connue sous le nom de "démarche". Parmi les partisans de la démarche figurent les États baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), ainsi que la Pologne et la Slovaquie, ont indiqué deux diplomates. Reuters n'a pas été en mesure d'établir combien de pays au total ont soutenu la démarche, ni si les Tchèques l'ont soutenue. (...) M'est avis que pour une France dont le dirigeant ouvre - légèrement - la gueule, il y a plusieurs autres pays en Europe occidentale - Rome ? Madrid ? Berlin ? La Haye ? - qui... se la bouclent. Mais n'en pensent pas forcément moins ==>Macron s'est-il donné pour rôle de dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas ? Bon, cela dit, y a t il des effets importants à tout cela ? Irriter certains pays d'Europe centrale et baltique ne peut pas compter au nombre des effets importants. Les ballons d'essai lancés par Macron me semblent importants à ce stade seulement dans la mesure où ils viennent appuyer les tendances similaires au sein de l'establishment américain - par exemple les remarques du général en chef américain Mark Milley, et d'autres. Potentiellement on pourrait imaginer qu'ils viennent gêner la propagande de Moscou auprès du peuple russe, en montrant qu'une autre politique serait possible, que le bloc occidental, à certaines conditions, pourrait y être prêt, ouvrant la voie à des questions chez les Russes "Si y a une ouverture en face, pourquoi au juste est-ce qu'on n'y va pas ?". Mais ça ne marche pas parce que Emmanuel Macron est bien seul Il est très facile à la propagande russe d'écarter tout danger sur le mode "Y en a peut-être un qui écoute, mais les autres non, aucune ouverture de leur côté, donc on n'a pas d'autre choix que de continuer la guerre sainte l'opération militaire spéciale". Et l'effet est de toute façon plus que contrebalancé par la sortie de Merkel "Moi, avoir jamais voulu la paix dans le Donbass ? Que nenni, j'étais juste en train de rouler Poutine dans la farine ahahahahah !" Ou la décision de la Lettonie de fiche dehors une radio russe d'opposition parce que l'un des intervenants avait eu le malheur de parler de manière ambiguë des mobilisés. Dans les deux cas, un cadeau en or pour la propagande russe. Poutine a beau jeu de se déclarer déçu et trompé par la fourberie de la partie allemande - il comprend probablement ce qui se passe, que Merkel n'a tout simplement pas de colonne vertébrale et se repend d'avoir cherché avec Hollande une solution pacifique, mais il dit ce qui est le mieux pour lui. Et Simonyan la directrice de RT parle d'Antigone en rappelant que tout le monde s'intéresse à celui qui est sur le point de "trahir", mais qu'une fois qu'il a trahi plus personne n'a aucun respect pour lui. Bref, Merkel, comme le gouvernement letton, comme tant d'autres, aident l'appareil d'Etat russe à convaincre la population russe que Poutine n'aurait eu d'autre choix que de déclencher cette guerre, les aident à convaincre les récalcitrants que "Ecoutez, vous n'êtes peut-être pas d'accord, mais nous sommes la seule option, et si vous essayez autre chose nous vous appellerons traîtres et ceux d'en face vous fouleront aux pieds" Seules deux forces pourraient stopper l'invasion russe en Ukraine. D'une part l'armée américaine - mais elle n'interviendra pas, Biden l'a dit et répété, il s'y est engagé auprès du peuple américain. D'autre part le peuple russe, mais non seulement il est bien docile pour l'instant, beaucoup à l'Ouest font encore tout ce qu'il faut pour aider le gouvernement russe à le maintenir dans l'obéissance
  7. Certainement pas sans échange. Pour le reste... Nous sommes en Vème République Le PR est "l'homme de la Nation", en charge prioritairement de la politique étrangère. Même dans les périodes de cohabitation du temps de Mitterrand et de Chirac c'est resté vrai.
  8. Dans cet article d'opinion publié par deux diplomates américains chez Newsweek il y a quelques jours, une comparaison intéressante entre l'invasion russe en Ukraine et la guerre de Sécession américaine, et des arguments comme quoi une victoire russe est probable à terme - "victoire" dans le sens d'une capitulation inconditionnelle de l'Ukraine La comparaison entre Sourovikine et Sherman pourra surprendre, celle entre Poutine et Lincoln pourrait scandaliser - il va de soi que les causes défendues ne sont pas du tout les mêmes ! Les ressemblances sont plutôt dans la situation générale et la dynamique de la guerre, et le parallèle a malheureusement du mérite. - Les USA en 1861 ont refusé absolument le projet politique CSA (Confédérés) et ont escaladé autant qu'il a fallu pour le supprimer. La Russie en 2022 refuse absolument le projet politique Ukraine indépendante et a commencé à escalader autant qu'il le faudra pour le supprimer - L'hymne de bataille de la République, chant de la guerre de Sécession aujourd'hui hymne militaire américain - un peu l'équivalent du Chant du départ chez nous - identifie les armées des USA avec l'instrument de Dieu juste et libérateur. Aujourd'hui ce sont les responsables religieux russes qui s'entendent pour appeler l' "opération militaire spéciale" une guerre sainte - Quant au rapport de forces, les USA étaient trois fois plus peuplés que les CSA, leur puissance industrielle était à mesure, et les talents militaires des troupes confédérées n'ont pu indéfiniment compenser cette infériorité matérielle et humaine. Le rapport de force entre Russie et Ukraine est semblable, la différence étant bien sûr le soutien économique et militaire reçu du bloc occidental... mais il faudrait une mobilisation sérieuse notamment de la production militaire pour compenser l'infériorité matérielle ukrainienne, elle n'est pas vraiment commencée, et il sera impossible de compenser l'infériorité en hommes si Poutine continue avec de nouvelles vagues de mobilisation. Les leçons de la guerre civile américaine montrent pourquoi l'Ukraine ne peut pas gagner Au cours des premières années de la guerre civile américaine, le président Abraham Lincoln a cherché à limiter le conflit contre des personnes qu'il considérait encore comme des compatriotes et avec lesquelles il souhaitait se réconcilier. Ce n'est qu'après trois ans d'impasse qu'il s'est tourné vers "Unconditional Surrender Grant", qui a à son tour libéré le général William Tecumseh Sherman pour "faire hurler la Géorgie" et contribuer à la conclusion violente et décisive de la guerre. Le président russe Vladimir Poutine n'a attendu que six mois avant de passer d'une opération militaire spéciale à une guerre totale contre l'Ukraine. L'assaut initial de Poutine s'est limité à un effectif d'à peine 150 000 hommes. Il s'attendait à une victoire rapide suivie de négociations sur ses principales préoccupations : Le contrôle russe de la Crimée, la neutralité ukrainienne et l'autonomie de la population russe dans le Donbass, mais il avait tort. Poutine n'avait pas compté sur la résistance acharnée de l'Ukraine ni sur l'intervention militaire et économique massive de l'Occident. Confronté à une nouvelle situation, Poutine a changé de stratégie. Il est maintenant sur le point de lâcher son propre général Sherman et de faire hurler l'Ukraine. Le mois dernier, Poutine a confié au général Sergeï Sourovikine le commandement général de la guerre de la Russie en Ukraine. Sourovikine vient des forces aérospatiales technologiquement sophistiquées, mais il a combattu sur le terrain en Afghanistan, en Tchétchénie et en Syrie où il est crédité d'avoir sauvé le régime Assad. M. Sourovikine a déclaré publiquement qu'il n'y aurait pas de demi-mesure en Ukraine. Au lieu de cela, il a commencé à détruire méthodiquement l'infrastructure de l'Ukraine avec des attaques de missiles de précision. Les armées ont besoin de chemins de fer et alors que Sherman a systématiquement démoli les voies menant à Atlanta, Sourovikine détruit le réseau électrique qui alimente les chemins de fer ukrainiens. Cela a laissé les villes ukrainiennes froides et sombres, mais Sourovikine semble être d'accord avec Sherman pour dire que "la guerre est une cruauté, et qu'on ne peut pas la raffiner". La Russie a maintenant mis son économie sur le pied de guerre, appelé les réserves et rassemblé des centaines de milliers de soldats, y compris des conscrits et des volontaires. Cette armée est équipée des armes les plus sophistiquées de Russie et, contrairement à ce que l'on entend souvent dans les médias occidentaux, elle est loin d'être démoralisée. En revanche, l'Ukraine a épuisé ses stocks d'armes et dépend totalement du soutien militaire occidental pour poursuivre la guerre. Comme l'a noté la semaine dernière le général Mark Milley, président des chefs d'état-major interarmées, l'Ukraine a fait à peu près tout ce qu'elle pouvait. Une fois que le riche sol noir de l'Ukraine sera fermement gelé, une attaque massive de la Russie commencera. En fait, elle a déjà commencé dans l'important centre de transport de Bakhmut, qui est devenu une sorte de Verdun ukrainien. Nous nous attendons à ce que Bakhmut tombe et prédisons que, sans un soutien occidental beaucoup plus important, la Russie reprendra Kharkov, Kherson et le reste du Donbass d'ici l'été prochain. (...) (La suite du texte est un plaidoyer pour que si ce scénario venait à se réaliser, les Etats-Unis ne se laissent pas entraîner à déployer des troupes sur le terrain et à s'engager eux-mêmes dans une guerre contre la Russie. Moins intéressant à mes yeux, car je n'imagine pas un instant Biden se laisser aller à une telle chose) Si cette comparaison a du mérite, il est possible non seulement que la guerre non seulement dure encore longtemps - je crois que tout le monde l'a déjà compris - mais aussi qu'elle soit extrêmement meurtrière. Lorsque le Sud a capitulé, environ 290 000 soldats confédérés étaient morts, ce qui compte tenu d'une population libre (Noirs exceptés) de 5,6 millions en 1860 doit représenter pas loin de 20% de la population masculine d'âge militaire. C'est le même genre de proportion que les Allemands avaient perdu en 1945, et aussi les Japonais. C'est le genre de pertes qui est associé à l'effondrement total d'un projet politique que le vainqueur remplace par le projet qu'il voulait imposer. C'est aussi le niveau de pertes que la France avait subie en 1918, même si dans ce cas cela s'est terminé par une victoire - c'est le niveau de pertes associé à une guerre totale, et la guerre actuelle l'est évidemment pour l'Ukraine. Ce genre de calculs mènerait à plus d'un million de morts au combat dans le cas de l'Ukraine Il y a un autre scénario peut-être, plus positif pour Kiev, si Poutine ne parvient pas à extirper de la population russe suffisamment de volonté de sacrifice, si l'Ukraine parvient à force de sacrifices de son côté à pousser Poutine à décréter "la mobilisation de trop". Bref si l'Ukraine parvient, parce que la guerre est plus totale pour elle que pour la Russie, à forcer la Russie à stopper - débouchant sur un conflit gelé à la coréenne, voire au mieux un effondrement politico-militaire russe. Je ne sais pas si c'est le plus probable. Mais même dans ce cas... on parlerait sans doute de pertes plusieurs fois supérieures aux pertes actuelles déjà lourdes, et ce de part et d'autre. Et cela suppose encore bien sûr que "l'arrière tienne", non seulement que le réseau électrique tienne ce qui est tout sauf assuré, mais encore l'arrière lointain le bloc occidental qui devrait fabriquer suffisamment d'armes et de munitions pour que les forces ukrainiennes tiennent dans la durée.
  9. C'est un critère essentiel pour différencier les "blocs", en effet. Noter aussi qu'en l'absence d'une monnaie fiduciaire impériale, il faudra bien trouver une autre référence pour que les blocs ainsi que les indépendants puissent commercer entre eux plus facilement. Car il continuera bien à y avoir commerce, même à long terme, aucun mouvement même historique même de grande ampleur ne va jusqu'à son terme logique, ni la mondialisation, ni l'espèce de pluri-mondialisation qui se dessine. Quelle référence ? Deux possibilités, à mon sens A ma gauche, le candidat soutenu par M. De Gaulle (à partir de 12'15'' dans la vidéo) Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu'à cet égard il puisse y avoir de critère, d'étalon autres que l'or. Eh ! oui, l'or qui ne change pas de nature, qui se met indifféremment en barres, en lingots ou en pièces, qui n'a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. (...) La loi suprême, la règle d'or - c'est bien le cas de le dire - qu'il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c'est l'obligation d'équilibrer, d'une zone monétaire à l'autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements, résultat de leurs échanges. ==>Bref, la tradition, la solution universelle, à l'épreuve non pas des siècles mais plutôt des millénaires ! A ma droite, le petit jeune, très décrié, inquiétant beaucoup les puissances établies en même temps qu'il donne le mal de mer à tous ceux qui montent à l'intérieur. Même pas quatorze ans, déjà beaucoup d'histoire, souvent imité jamais égalé - et un grand avenir peut-être ? Enfin je ne crois pas que ni or ni bitcoin - et lequel des deux ? - puissent (re)devenir nouvelle référence du jour au lendemain. Il faudra encore pas mal de déconvenues avec les monnaies fiduciaires actuelles pour que le système monétaire international soit tôt ou tard refondé... suivant les proposition de Charles de Gaulle ou celles du pseudonyme Satoshi Nakamoto. Celui qui a de l'or stocké dans son pays, pour peu qu'il ait la capacité de se défendre par lui-même, bonne chance pour le lui confisquer. Celui qui garde secrète la clé cryptographique contrôlant ses avoirs bitcoin, bonne chance pour les lui confisquer.
  10. Je ne sais pas si ça a déjà été posté, mais ce témoignage d'un médecin urgentiste franco-ukrainien Arsène sur le front et les combats à Bakhmout est impressionnant Des précisions sur la dureté des combats, les pertes (100 à 150 blessés par jour... C'est quand c'est calme, sinon c'est le double ), le moral, et les raisons pour tant d'acharnement sur cette seule localité.
  11. Il pourra, oui. A noter tout de même que la Centrafrique n'est pas tout à fait sans danger
  12. @Patrick @U235 Plus on est de fous, plus on rit. Vous pensiez pouvoir faire du Hors Sujet tous seuls ?
  13. Bonne initiative. Quelques ordres de grandeur toutefois, pour bien situer le problème auquel fait face l'Ukraine : - Ces générateurs sont des Kohler SDMO, listés sur cette plaquette commerciale entre les pages 6 et 9, dont la puissance suivant la version est entre 8 et 40 kW - La puissance installée du réseau électrique ukrainien était avant le début des destructions par l'armée russe d'environ 20 GW Le remplacement des 50% du réseau électrique ukrainien aujourd'hui indisponible nécessiterait donc suivant le modèle précis entre 250 000 et 1 250 000 générateurs de ce genre. La France en a envoyé 100, et c'est déjà un bon nombre. Ce genre d'aide sera utile pour maintenir de la puissance électrique là où c'est strictement indispensable, par exemple un hôpital où des coupures électriques provoqueraient directement des pertes humaines. Cela ne changera rien à l'effondrement du réseau électrique et donc de l'économie ukrainienne - ou à leur survie. Seule une aide en 1) Défense aérienne et 2) Pièces et matériel pour réparer les destructions dans les réseaux peut y être utile.
  14. Juste, d'habitude je relis la traduction automatique, là je ne l'avais pas fait Je faisais frappe
  15. Pour préciser ce que je disais à l'instant, voici le dernier état communiqué par le ministère de l'infrastructure ukrainien Environ 50% des infrastructures électriques critiques de l'Ukraine ont été "considérablement endommagées" et certains éléments ont été "complètement détruits", a déclaré le vice-Premier ministre - ministre des Infrastructures et du Développement régional Oleksandr Kubrakov dans une interview à CNN . L'Ukraine a utilisé de "gros sacs de sable" pour protéger les installations, a-t-il ajouté. Dans son rapport quotidien sur la situation énergétique à travers le pays, le fournisseur public d'énergie Ukrenergo indique que la situation "reste difficile, mais sous contrôle". Cependant, la société a admis que "toutes les centrales thermiques et hydroélectriques sont partiellement endommagées" et que la centrale nucléaire occupée de Zaporizhzhia ne fournit pas d'électricité au réseau. La société a noté qu'au cours du week-end, il y aura une "amélioration significative" de la question de la restauration de l'alimentation électrique. Les bombardements et les frappes de missiles russes continuent d'affecter l'infrastructure énergétique de l'Ukraine. La dernière d'entre elles a eu lieu le 5 décembre, des grèves avec un intervalle d'une à deux semaines ont lieu depuis deux mois - depuis le 10 octobre. A le lire, la situation est quand même vraiment critique. Je suppose qu'on saura d'ici quelques semaines de quel côté la situation bascule
  16. Concernant l'efficacité de la défense aérienne - question essentielle s'il en est vu l'escalade de Moscou vers une campagne aérienne anti-infrastructures systématique - je ne prends pas au premier degré les chiffres d'efficacité annoncés. Selon le ministre, elle aurait augmenté de 55% à 85% entre début de la campagne le 10 octobre et maintenant, c'est peut-être vrai, mais la propagande fait partie intégrante de la guerre, d'un côté comme de l'autre, donc comment savoir ? Ce qui est plus significatif, ce sont les résultats de ces frappes. Et la tendance semble effectivement positive pour l'Ukraine : - Le 19 octobre, même pas dix jours après le début de la campagne, je publiais un article d'un journal ukrainien où un spécialiste estimait que 30% de la production électrique du pays était indisponible - centrales intactes car non visées, équipements réseau intermédiaires gravement touchés - Ce chiffre de "30%" a été ensuite remplacé par "40%" voire "50%". Estimations certes, mais à la fois le chiffre augmente, à la fois... c'était beaucoup plus lent qu'un passage de 0 à 30% en moins de dix jours - Aujourd'hui, deux mois après le début de la campagne, je n'ai toujours pas vu passer d'estimation supérieure à 50%, tandis qu'aucune coupure générale ou très étendue ne semble avoir duré plus d'1 ou 2 jours. Signal faible, mais peut-être signal quand même, Sourovikine le commandant russe aux tweets moqueurs n'a plus rien publié depuis le 1er décembre ==>Entre amélioration de la défense aérienne et sans doute des capacités de réparation, aidé sur les deux sujets par les pays occidentaux, Kiev a t il réussi à stopper la dégradation de ses infrastructures électriques ? La question bien sûr serait de savoir si Moscou s'en tiendrait là. On n'entend plus parler notamment des drones iraniens, ni des balistiques que la Russie achèterait à Téhéran. Y a t il des problèmes, ou tout simplement des livraisons supplémentaires, peut-être en nombre, sont-elles attendues ?
  17. Effectivement, il en a le droit. Mais il ne l'a pas fait. Toute la suite de votre commentaire, pied dans la bouche inclus, découle de ce point de départ... qui n'est tout simplement pas factuel
  18. Remarque importante, et qui le serait encore plus en cas de victoire de la Russie. Si disons fin 2023 ou 2024 Moscou parvient à achever de contrôler l'Ukraine, scénario certes négatif mais loin d'être impossible en tenant compte de la dynamique de montée aux extrêmes, d'une part il devra faire face à des groupes de résistance extremisés eux aussi, voire au pire nihilistes, en même temps qu'endurcis - il y répondrait probablement avec les méthodes de Staline - d'autre part ces Corps Francs pourraient en arriver à gêner les autres Européens aussi Un cocktail de compétence militaire, d'armes efficaces et d'extrémisme politique... Hmmm ... Politique fiction à ce stade. J'espère que ça le restera. Une résurgence constitutionnelle oui. On a eu ça en France, enfin c'était plutôt le neveu du chef militaire prestigieux. Élu président de la IIème République, il a pris grand soin de consolider la résurgence constitutionnelle
  19. Le ministre des affaires étrangères adjoint de la Russie, Sergueï Ryabkov, réagit à la polémique qui a suivi la déclaration de Macron La Russie est prête à reparler de garanties de sécurité lorsque l'Occident le sera Il est à noter que l'Occident s'est soustrait à tout dialogue réel sur ce sujet et a, en fait, rejeté ces propositions. MOSCOU, le 6 décembre. /TASS/. La Russie est prête à reprendre la discussion sur les garanties de sécurité si l'Occident manifeste un intérêt pour ce sujet, a déclaré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov. "Si et quand nous voyons que l'Occident s'y intéresse vraiment, nous reviendrons sur ce sujet [des garanties de sécurité]. Mais je tiens à le souligner une fois de plus, comme dans la situation du dialogue de stabilité stratégique, qui a été interrompu unilatéralement par les États-Unis, nous ne poursuivons personne, et nous ne demandons rien à personne", a-t-il déclaré. "L'Occident a éludé tout dialogue réel sur ce sujet et, en fait, a refusé ces propositions [sur les garanties de sécurité à la Russie]. Le fait que quelqu'un y revienne maintenant démontre la sensibilité de certains hommes politiques et leur capacité à tenir compte de nos signaux. Mais la tendance dominante dans l'ensemble de l'Occident, d'après ce que je comprends, n'est pas en faveur de la mise en œuvre de ces idées", a noté M. Ryabkov. Elle n'intéresse certainement pas la Russie actuellement, alors qu'elle prépare clairement une nouvelle offensive début 2023, à la fois en entrainant plusieurs centaines de milliers de mobilisés et en tentant de détruire le réseau électrique ukrainien. Je pense qu'elle pourrait constituer une ouverture et un "jalon" en vue de l'étape suivante. C'est-à-dire, si l'Ukraine parvient à résister au nouvel assaut (), pour le moment (mi-2023 ?) où le pouvoir russe se retrouverait à la case départ : "On contrôle une partie du territoire ukrainien (un peu plus un peu moins), les Ukrainiens continuent à nous empêcher d'aller plus loin, les mesures d'escalade de l'automne dernier n'ont pas vraiment changé la situation". A ce moment-là, Poutine se retrouverait devant une alternative, soit aller plus loin dans l'escalade (plus de mobilisation ? destruction des ponts du Dniepr ? armes chimiques ?) soit rechercher une solution diplomatique. Le fait qu'il soit clair que l'alternative existe pourrait faire réfléchir Poutine, en même temps qu'augmenter la pression sur lui de la part de la population russe ou des alliés (Chine) et des neutres (Inde). En tout cas augmenter la probabilité qu'il préfère l'option la plus modérée plutôt que la poursuite de l'escalade. Ceci, encore une fois, si l'Ukraine parvient à résister aux offensives de début 2023. A la fois c'est la priorité du jour - comment l'y aider - et comme même dans le meilleur des cas ça ne suffira pas à soi seul - Poutine conserve la possibilité d'escalader plus loin - il n'est pas trop tôt pour commencer à poser quelques jalons.
  20. S'il en était besoin, Macron a précisé dans cette réponse à la presse le contexte de ses remarques sur les "garanties de sécurité" à donner à la Russie dans le cadre de futures négociations de paix. «Je pense qu'il ne faut pas faire de grands cas, essayer de voir des polémiques là où il n'y en a pas», a-t-il déclaré à son arrivée au sommet UE-Balkans à Tirana. «J'ai toujours dit la même chose, c'est-à-dire qu'à la fin, dans les discussions de paix, il y aura des sujets territoriaux sur l'Ukraine et ils appartiennent aux Ukrainiens et il y aura des sujets de sécurité collective sur toute la région», a-t-il ajouté. «C'est la même chose que je dis depuis le début, la même chose sur quoi nous avons travaillé d'ailleurs en février, mars et qui ont fait l'objet de discussions», a-t-il poursuivi en référence aux tentatives, notamment de sa part lors d'une rencontre avec Vladimir Poutine le 7 février au Kremlin, de fournir des garanties à la Russie concernant la présence de l'Otan à ses frontières afin de tenter d'éviter une guerre en Ukraine. Emmanuel Macron a expliqué samedi avoir échangé avec le président américain Joe Biden sur «l'architecture de sécurité dans laquelle nous voulons vivre demain», évoquant le fait qu'il faudrait donner «des garanties pour sa propre sécurité à la Russie le jour où elle reviendra autour de la table» des négociations. «Un des points essentiels c'est la peur que l'Otan vienne jusqu'à ses portes, c'est le déploiement d'armes qui peuvent menacer la Russie», a-t-il alors explicité sur la chaîne française TF1. Ca me paraît clair en effet. Dans les négociations de paix, Macron voit 1) Des sujets territoriaux qui "appartiennent aux Ukrainiens", d'où l'affirmation répétée comme quoi eux seulement prendront ce genre de décisions. Affirmation qui n'empêche d'ailleurs pas l'habileté. Voir cet extrait vidéo Macron y rappelle que la France n'aurait certes pas accepté en 1871 que des pays tiers lui dictent sa conduite dans la défense contre la Prusse - donc l'Ukraine a raison de ne pas accepter que des étrangers lui dictent la sienne. Mais ce que savent tous ceux qui connaissent l'Histoire, c'est que la France a bien du alors se résigner à l'occupation de l'Alsace-Lorraine. Parce que la situation militaire y obligeait. Donc le message de Macron est aussi : c'est l'Ukraine elle même qui devra renoncer à reconquérir la Crimée, nous ne prendrons pas cette décision à sa place. Il a cependant eu l'habileté de ne pas le dire directement. Il l'a seulement "fortement" suggéré... 2) Des sujets de "sécurité collective, sur toute la région" C'est dans ce contexte qu'il pourrait être question de "garanties de sécurité" pour la Russie si elle acceptait d'entrer en négociations. Et de quel genre ? Eh bien : "Un des points essentiels c'est la peur que l'Otan vienne jusqu'à ses portes, c'est le déploiement d'armes qui peuvent menacer la Russie" Les thématiques générales sont donc l'éventuelle limite à l'avancée de l'OTAN ainsi que l'éventuel contrôle des armements en Europe. Mêmes thématiques d'ailleurs que celles que la Russie avait mises en avant dans les textes outranciers envoyés à Etats-Unis et OTAN en décembre 2021. ==>Il s'agit donc bien en somme de tenter d'attirer Moscou vers la modération et vers une issue qui préserverait l'Ukraine, en lui proposant de compenser cette modération par des concessions du bloc atlantique plutôt que par la capture de territoires et de populations ukrainiennes Les chances de succès, à court terme je les vois plutôt minces Courant d'année prochaine, peut-être ? A condition que la Russie n'ait pas réussi d'ici là à prendre un avantage sur le terrain
  21. Erreur de ma part. Je m'étais fixé comme règle de ne pas revenir sur la période 2014-2021, parce que ces débats ont déjà eu lieu cent fois sur le forum, tout a déjà été dit je crois et les positions des uns et des autres ont très peu de chance d'évoluer. A ma décharge, et à celle de Joab à qui je répondais ("Qu'aurait-il fallu pour empêcher la guerre (..) Selon les "réalistes""), il est très difficile d'éviter complètement de parler des événements qui ont précédé l'invasion de 2022. Et on a beau penser comme moi qu'en 2022 les torts sont à 100% du côté des dirigeants russes, la guerre étant parfaitement évitable et Moscou disposant de moyens bien moins violents pour défendre ses intérêts, il n'empêche qu'on n'est pas nécessairement d'accord sur ce qu'était cette situation en 2014 ou dans l'intervalle. Je préfère ne pas poursuivre le débat, merci @olivier lsb et @Joab pour vos réponses. Du moins un certain nombre d'arguments sont-ils exposés dans un sens et dans l'autre, et si ça peut aider des personnes à se faire leur propre opinion, tant mieux. Je ne réponds que sur un point parce qu'il y a un élément personnel. Pas du tout d'accord. Je me rappelle que Joab a précisé qu'il est de confession juive. Cela ne change absolument pas ni le fond, c'est-à-dire le fait que les gens de Secteur Droit dont la milice armée a pris le contrôle de la Rada ukrainienne le 22 février 2014 ("révolution de la Dignité") se reconnaissent explicitement comme héritiers de Bandera ni le fait que les bandéristes historiques étaient collaborateurs enthousiastes de la Shoah. Quant au manque d'élégance il est criant, mais je le vois plutôt du côté de ceux qui se revendiquent héritiers de massacreurs anti-juifs et anti-polonais que du côté de ceux qui les dénoncent.
  22. Très bon texte, et plaidoyer salutaire pour le débat. Je reprendrais simplement la partie en gras. C'est à mon avis l'inverse : le gouvernement Biden s'est engagé publiquement à ce que les soldats américains ne participent pas aux combats, et il espère que l'Ukraine gagnera la guerre, et porte ses efforts à l'y aider. Je comprends que Walt, qui est Américain et tient à ce que son pays conserve tous ses charmes - dont le moindre n'est pas l'absence de détonation nucléaire - conserve un fond d'inquiétude que tout cela n'en vienne à déborder et à déboucher sur une guerre directe Russie-Amérique. Mais Biden s'est bien engagé explicitement à ne pas faire participer directement l'Amérique aux combats, beaucoup plus qu'à ce que l'Ukraine l'emporte. Malgré tout ce qu'on peut dire sur l'effet du grand âge, je ne crois pas qu'il puisse en venir à oublier cet engagement de ne pas commencer une nouvelle guerre mondiale. Selon les dits "réalistes", ça aurait été déjà pas mal de ne pas appuyer l'agitation à Kiev contre le gouvernement régulièrement et démocratiquement élu, lorsque ce gouvernement a décidé fin 2013 de renoncer à cet accord de coopération. Et encore de ne pas appuyer la prise de pouvoir par la violence fin février 2014 d'un gouvernement provisoire comptant un tiers de gens se revendiquant héritiers des nationalistes de Bandera, historiquement collaborateurs enthousiastes de la Shoah, et utilisant la force armée dès que des résistances ont commencé à se faire jour notamment dans le Donbass et du côté d'Odessa. A partir du moment où tout cela était arrivé, les réalistes auraient pu conseiller d'appuyer - quitte à tordre quelques bras à Kiev - l'application effective des accords de paix "Minsk II" négociés en 2015 par Allemagne et France et obtenant de la Russie qu'elle limite drastiquement l'exploitation de sa victoire au Donbass, au moment même où la voie était libre même jusqu'à Odessa si Poutine l'avait décidé, en échange d'une autonomie consistante reconnue à une partie du Donbass. Bref, les réalistes auraient conseillé d'appuyer le résultat de la médiation franco-allemande et d'assurer son application. A partir du moment où cela n'arrivait pas, mais où arrivait au pouvoir à Kiev un nouveau président voulant parvenir à une solution politique, les "réalistes" auraient conseillé de l'appuyer - éventuellement lourdement. Et Macron suivi par Merkel a bien soutenu Zelensky dans cette démarche en 2019. Mais peut-être France et Allemagne n'ont elles pas été assez appuyées par d'autres pays, ou peut-être à ce stade la voie était-elle en fait déjà bouchée à Moscou. A partir du moment où la Russie a envahi l'Ukraine en 2022, plus grande guerre intra-européenne depuis 1945, les réalistes n'avaient plus de recommandation pour conserver la paix. Parce que c'était trop tard. Quant à ce qu'il convient de faire... il y a plusieurs écoles, et opinions possibles. Une recommandation générale toutefois : ne pas oublier l'Histoire, parce qu'elle est riche d'enseignements. Forte de son succès à appuyer des régimes "amis" en Biélorussie et au Kazakhstan - enfin jusqu'en 2022 du moins, Astana se méfie davantage maintenant - la Russie est-elle partie à la conquête de la Pologne ? Non. Si Yanoukovitch avait passé une année 2014 tranquille - quitte à perdre le pouvoir en 2015 hein... y avait des élections prévues - je ne pense pas que Varsovie ni Vilnius auraient eu davantage de souci à se faire. De même que je pense que la guerre du 24 février n'a pas été déclenchée par les Etats-Unis, parce que je suis convaincu que Vladimir Poutine n'est pas un agent de la CIA, et c'est bien lui qui a ordonné l'invasion, je pense aussi que l'élection de 2016 n'a pas été gagnée par la Russie, parce que je suis convaincu que Hillary Clinton n'est pas une agente du FSB, et c'est bien elle qui a perdu l'élection au profit du "panier de déplorables". Quant à Orban, je constate qu'il en est à son quatrième mandat de premier ministre. Je n'exclus pas totalement que la raison en soit tout simplement que ses politiques et sa personne sont populaires auprès des Hongrois. Avec tout mon respect pour les capacités professionnelles du FSB, GRU, SVR, Prigojine et toute la bande, je ne pense pas qu'ils aient la capacité de contrôler les cerveaux des Hongrois.
  23. Neuf ans de prison requis contre l'opposant russe Ilya Yashin, poursuivi pour avoir dénoncé l'invasion de l'Ukraine et avoir parlé du massacre à Boutcha. Voici un extrait de son discours au tribunal, en français. Vladimir Vladimirovitch, En voyant les conséquences de cette guerre horrible vous comprenez probablement vous-même quelle faute lourde vous avez commise le 24 février. Notre armée n’est pas accueillie avec des fleurs. 2/18 On nous traite de massacreurs et d’occupants. Votre nom est désormais associé aux mots « mort » et « destruction ». 3/18 Vous avez causé un mal terrible au peuple ukrainien qui ne nous pardonnera probablement jamais. Or, vous faîtes la guerre non seulement aux Ukrainiens mais aussi à vos propres compatriotes. 4/18 Vous envoyez à la mort des centaines des milliers de Russes dont beaucoup ne retourneront jamais chez eux en devenant des cendres. Beaucoup resteront infirmes et deviendront fous après ce qu’ils ont vu et vécu. 5/18 Pour vous, pourtant, ce ne sont que des statistiques de pertes, des chiffres en colonnes. Mais pour beaucoup de familles perdre leurs maris, leurs pères et leurs fils, c’est une douleur insupportable. 6/18 Vous privez les Russes de leur maison. Des milliers de Russes ont quitté leur pays parce qu’ils ne veulent pas tuer et être tués. Les gens vous fuient, Monsieur le Président. Vous ne le remarquez vraiment pas ? 7/18 Vous sapez les fondements de notre sécurité économique. En mettant l’industrie sur les rails militaires, vous faites retourner notre pays en arrière. Les chars et les canons sont devenus prioritaires alors que notre réalité est de nouveau misère et absence de droits. 8/18 Que mes mots sonnent tel un cri dans le désert mais je vous appelle, Vladimir Vladimirovitch, à arrêter immédiatement cette folie. Il faut reconnaître la politique à l’égard de l’Ukraine comme erronée, faire sortir les troupes et passer au règlement diplomatique du conflit. 9/18 Rappelez-vous que chaque nouveau jour de guerre apporte de nouvelles victimes. Cela suffit. 10/18 Je veux enfin m’adresser aux gens qui ont suivi mon procès, m’ont soutenu et qui attendent le verdict avec inquiétude. 11/18 Mes amis ! Quelle que soit la décision du tribunal, quel que soit le verdict, cela ne devrait pas vous ébranler. 12/18 Je comprends que les temps sont durs pour vous, que vous souffrez de l’impuissance et de la désespérance. Mais vous ne devez pas baisser les bras. 13/18 S’il vous plaît, ne sombrez pas dans le désespoir et n’oubliez pas que c’est notre pays. La Russie mérite que l’on lutte pour elle. Soyez courageux, ne reculez pas devant le mal et résistez. 14/18 Protégez-vous les uns les autres, c’est le plus important. Nous sommes plus nombreux qu’il n’y paraît, et nous sommes une immense force. 15/18 Ne vous en faites pas pour moi. Je vous promets que je m’en sortirai, que je ne vais pas me plaindre et que je traverserai ce chemin avec dignité. 16/18 Promettez-moi de garder l’optimisme et de ne pas perdre le sourire. Car au moment où nous perdrons la capacité de profiter de la vie, eux, ils vont gagner. 17/18 Croyez-moi, la Russie sera libre et heureuse. 18/18 La meilleure solution à la guerre serait la multiplication en Russie des personnes comme Ilya Yashin. Hélas beaucoup trop rares aujourd'hui
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