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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. En revenant à la citation précise, ça s'éclaire « Si quelqu’un a l’intention d’intervenir dans les événements en cours et de créer des menaces stratégiques contre la Russie, cela sera inacceptable pour nous. Ils devraient savoir que les frappes que nous mènerons en représailles seront fulgurantes (...) Nous avons tous les outils pour cela, des choses dont personne d’autre ne peut se vanter de disposer actuellement » ==>Rien de neuf ! Poutine l'avait déjà dit le 24 février lors de son discours d'ouverture de guerre : si les Etats-Unis ou l'OTAN interviennent militairement en Ukraine, la riposte sera telle "que vous ne l'avez jamais connue dans votre Histoire". C'est d'ailleurs encore plus clair quand on regarde la citation complète pour laquelle naturellement il faut revenir à la source - je ne me lasserai pas de le répéter, une obsession, comme ça D'autant que maintenant que la traduction automatique est si efficace, pas d'excuse pour s'en priver ! Je l'ai déjà dit au début de l'opération militaire spéciale. Je le souligne une fois de plus : si quelqu'un tente d'intervenir de l'extérieur et de faire peser sur la Russie une menace stratégique inacceptable à nos yeux, il doit savoir que nos contre-attaques seront promptes, rapides. Nous avons tous les outils pour le faire, des outils dont personne ne peut se vanter pour le moment. Il s'agit de dissuasion d'une intervention militaire occidentale en Ukraine. Le message, dit et répété plusieurs fois dans les deux derniers mois, est que la réponse serait sans précédent historique, et Poutine vient de rajouter immédiate. Les outils que seule la Russie a c'est une allusion aux armes hypersoniques. Cette précision exclut l'interprétation comme quoi il s'agirait de cyberattaques. Il s'agit donc bien de dissuasion nucléaire. Si l'Occident intervient militairement en Ukraine et crée une menace que Poutine juge inacceptable, la Russie utilisera l'arme nucléaire, au moins en partie sous la forme de missiles aéro-balistiques Kinjal de vitesse Mach 10 et portée 2 000 km, pouvant donc frapper n'importe quelle base de l'OTAN en Europe - même s'il est permis de penser que la Russie ne frapperait pas en France ni en Grande-Bretagne, afin d'échapper à une riposte nucléaire sur son territoire. Tout ça n'est pas nouveau, et le président américain Biden a dit et répété que les Etats-Unis n'enverront pas de troupes en Ukraine, donc le message dissuasif russe a été bien entendu et intégré. Pas de quoi s'inquiéter
  2. Bon, puisque le sujet du fil est notamment les conséquences économiques... La Russie double ses revenus issus des combustibles fossiles depuis le début de l'invasion de l'Ukraine Le pays reçoit environ 62 milliards d'euros d'exportations de pétrole, de gaz et de charbon en deux mois, l'Allemagne étant le principal importateur. La Russie a presque doublé les revenus qu'elle tire de la vente de combustibles fossiles à l'UE pendant les deux mois de guerre en Ukraine, profitant de la flambée des prix alors même que les volumes ont été réduits. Eh oui. C'est que l'instabilité et les risques sur l'approvisionnement ça fait grimper les prix...
  3. @Boule75 @g4lly @Heorl ... J'ai eu une vision Bon, notez que ça fait couleur locale. Et il y en a pour nier que nous sommes toujours des Gaulois ! Le jeune Macronix est allé jusqu'à dire des Gaulois réfractaires...
  4. Oui, à noter aussi cette déclaration Dans la région de Kherson, on exclut le retour sous le contrôle de l'Ukraine Le retour de la région de Kherson libérée des nationalistes ukrainiens sous le contrôle de l'Ukraine est exclu, a déclaré à RIA Novosti le vice-président de l'administration militaro-civile de la région, Kirill Stremousov. (...) L'armée russe a pris le contrôle de toute la région de Kherson dans le sud du pays et de la partie d'Azov de la région de Zaporozhye . Des administrations militaro-civiles ont été formées dans les régions, la diffusion de chaînes de télévision et de radio russes a commencé, ainsi que le rétablissement des relations commerciales avec la Crimée. (Bon je crois qu'on comprend tous ce qu'est une administration militaro-civile désignée par un occupant ...) Le même qui se trémousse Stremousov a exprimé ouvertement l'espoir qui est dans tous les cœurs et dans les plus beaux rêves des habitants de la région À Kherson on exprime l'espoir de la libération de Nikolaev et d'Odessa Le vice-président de l'administration militaro-civile de la région de Kherson, chef du comité pour le salut de la région de Kherson "Pour la paix et l'ordre", Kirill Stremousov, est confiant dans la libération inévitable des régions de Nikolaev et d'Odessa des nationalistes ukrainiens. La Russie est clairement passée au plan "Novorussie". Transformation de l'ensemble de l'Ukraine sud et est en un nouvel Etat, probablement "indépendant" de Moscou (à peu près autant que la RDA l'était à l'époque de l'URSS) mais bien aligné sur le grand frère.
  5. Je doute surtout qu'elle en ait la volonté. L'idée comme quoi la guerre en Ukraine ne ferait "que" renforcer les Etats-Unis (renforcement de l’OTAN, de l’industrie d’armement US, du gaz et du pétrole US) fait bon marché du fait qu'utiliser les armes économiques des "sanctions" contre la Russie, avec de toutes autres conséquences mondiales que lorsque Washington les utilisait contre Irak, Corée du Nord, Venezuela voire Iran, fait courir des risques sérieux à la pérennité du rôle mondial du dollar. Sans compter que cela renforce par contrecoup l'influence de la monnaie chinoise. Sans compter que Moscou ruinant ses relations avec les Européens se place davantage dans la dépendance envers la Chine. ==>Le gagnant le plus vraisemblable de la guerre en Ukraine, c'est Pékin
  6. Trafic de "clopes" ? Tiens, je ne connaissais pas ce terme d'argot ... Bon la question bien sûr est de savoir si c'est plutôt des clopes de 9 mm, 7,62 mm etc.
  7. C'est en fait @JeanPierre qui a trouvé la liste. Moi c'était le post juste après Une opération de communication, clairement Surtout pour les parties que je n'ai pas reproduites, où le niveau de portnawak est effectivement élevé. En ce qui concerne les parties que j'ai sélectionnées, je pense plutôt que le public visé est occidental. Ce que "tu fais" passer ? Euh... je ne m'appelle pas Serguei Lavrov Don't kill the messenger! Il s'agit effectivement d'une menace, plus précisément d'une manoeuvre de dissuasion : la Russie fait savoir une Nème fois que le sort de l'Ukraine met en jeu ses intérêts essentiels, ce qui met le sujet nucléaire sur le tapis. Le premier à le faire était Poutine le 24 février dans son discours d'ouverture de guerre - quand il a averti qu'une tierce partie qui se mettrait en travers de l' "opération militaire" en Ukraine s'exposerait à des représailles "sans équivalent dans votre Histoire". Et ça a été plusieurs fois répété depuis. Est-ce "ramassis de foutaises" ? - Oui, dans le sens où l'Ukraine ne devrait pas faire partie des intérêts vitaux de la Russie - Non, dans le sens où la Russie est bien en train de répéter sur tous les tons que si. Or, ce sont eux qui décident de ce qui est vital ou non pour eux... ni toi ni moi ni aucun autre non-Russe - Peut-être, dans le sens où il est possible que tout cela ne soit qu'un vaste bluff. En fait, si Etats-Unis et OTAN envoyaient des troupes faire la guerre à la Russie en Ukraine, peut-être est-ce qu'il n'y aurait jamais le moindre tir nucléaire. Peut-être. On ne le saura probablement jamais, car Joe Biden a décidé depuis longtemps qu'il ne tenait pas à faire l'expérience Il ne s'agit pas d'AUKUS. Il s'agit du traité ABM, du traité FNI et du traité Ciel Ouvert, tous obsolètes suite à décision américaine (dans le cas du FNI, en arguant de violations russes au traité). C'est pertinent dans la situation actuelle SI celle-ci risque de mettre en jeu des intérêts vitaux d'une puissance nucléaire, donc la dissuasion de cette puissance. Or le pouvoir russe dit que c'est le cas. Donc, logiquement c'est pertinent. Encore une fois, c'est à Moscou qu'est défini le contour des intérêts vitaux de la Russie, pas à Paris, Washington ni Tombouctou. C'est peut-être un bluff. Peut-être. @pascal sauf erreur faisait référence aux frappes ukrainiennes en territoire russe. S'agissant des livraisons d'armes occidentales en Ukraine, l'accusation de "jeter de l'huile sur le feu" est à mon sens le message principal de Lavrov à l'adresse des Occidentaux dans cet entretien. Tel que je le comprends, il s'agit à partir d'une menace que je trouve crédible (passer au nucléaire si EU ou OTAN envoyaient des troupes en Ukraine) de suggérer que les limites précises des conditions qui pousseraient Moscou à escalader ne sont pas connues, qu'elles pourraient inclure la livraison de trop d'armes trop efficaces... et donc d'inciter les Occidentaux à se limiter un peu. A titre personnel, je ne trouve pas crédible un passage de Moscou au nucléaire si les livraisons d'armes étaient "trop" importantes. Mais le message de Lavrov à tous ceux qui pensent ainsi est "Vous en êtes vraiment sûrs ?" Lavrov parle d'un canal de communication direct entre dirigeants de puissances nucléaires. Il y en a 3 parmi les membres de l'OTAN, et force est de constater que si le contact entre les dirigeants français et russe est généralement intense - chacun doit donc avoir une idée assez précise de ce que veut l'autre et de où sont ses limites - on n'a guère entendu parler depuis le début de la guerre de conversations directes ni de Biden ni de Johnson avec Poutine. Ce qui bien sûr n'a strictement aucune importance... SI les Russes sont vraiment en train de totalement bluffer. Sinon, c'est pour le moins malavisé. Le "à la guerre comme à la guerre" fait partie de la tentative de dissuasion envers l'OTAN. C'est un peu équivalent à : "Vous aidez beaucoup l'Ukraine, soit ! Nous prendrons nos dispositions (et vous ne savez pas jusqu'où nous pouvons aller" La France sauf erreur n'a jamais dit à la Russie "Puisque ces SMP qui opèrent en Afrique ne sont pas russes, nous ne risquons pas de vous agresser (ce dont nous ne voudrions absolument pas) Soit ! Nous prendrons donc nos dispositions". Ca aurait peut-être été une bonne idée, d'ailleurs ! D'autres semblent avoir une position plus ferme Les négociations entre Russie et Ukraine sont pratiquement interrompues depuis début avril. On s'accorde entre Moscou, Kiev et les Occidentaux à dire que la solution sera recherchée sur le terrain. Quelqu'un va se voir rappeler son poids réel. Mon avis personnel - ça n'engage que moi - est que cette solution sera longue à trouver. Il y aura probablement plusieurs offensives de Moscou, offensive d'été, peut-être d'autres encore, après une escalade en termes de moyens (mobilisation partielle) comme de cibles (infrastructures économiques de l'Ukraine) Et que c'est l'Ukraine qui sera écrasée - mais lentement, vu l'ingéniosité de ses défenseurs, les carences russes et le soutien occidental en armes. Je ne crois ni à une résistance ukrainienne à long terme, ni à une extension du conflit au territoire de pays membres de l'OTAN (je ne pense pas que la Russie en aura besoin) Nous verrons
  8. A titre de référence, et en application du principe consistant à toujours aller chercher l'info à la source, voici la transcription de l'entretien du MAE russe Serguei Lavrov à l'émission Grand Jeu sur la chaîne russe Premier Canal le 25 avril. Je choisis quelques extraits qui me paraissent importants, mais ce n'est que mon choix, et seulement une petite partie de l'entretien (...) En janvier de cette année, (...) les cinq dirigeants [ du P5 ] ont signé une déclaration affirmant l'inadmissibilité de la guerre nucléaire. C'est notre position de principe. C'est notre position de principe. Les risques sont très importants à l'heure actuelle. Je ne voudrais pas qu'ils soient gonflés artificiellement. Nombreux sont ceux qui le souhaitent. Le risque est sérieux, réel. Il ne faut pas le sous-estimer. Il n'y avait pas beaucoup de règles "écrites" pendant la crise des missiles cubains. Mais les règles de conduite étaient suffisamment claires. Moscou a compris comment Washington se comportait. Washington a compris comment Moscou se comportait. Maintenant, il y a peu de règles. Il y a le traité sur la réduction des armes stratégiques (START 3). (...) Dans le même temps, les derniers instruments de contrôle des armements et de non-prolifération ont été pratiquement détruits. (...) Tout le monde "explique" qu'une troisième guerre mondiale ne doit en aucun cas être autorisée. C'est dans ce contexte qu'il faut considérer les provocations constantes du président ukrainien Zelensky et de son équipe. Ils exigent presque l'introduction de troupes de l'OTAN pour protéger le gouvernement ukrainien. Mais tout le monde dit toujours qu'ils vont donner des armes à Kiev. Cela revient à "jeter de l'huile sur le feu". Ils veulent obliger les Ukrainiens à combattre la Russie jusqu'au dernier soldat, ne serait-ce que pour faire durer ce conflit plus longtemps, afin que la Russie, espèrent-ils, en souffre de plus en plus. (...) Comment devons-nous nous comporter après tout ? Peut-on la comparer à la crise des missiles cubains ? À cette époque, il existait un canal de communication auquel les deux dirigeants faisaient confiance. Maintenant, cette chaîne n'existe pas. Personne n'essaie d'en créer un. Les quelques timides tentatives faites à un stade précoce n'ont pas donné beaucoup de résultats. (...) Ces armes [ livrées par les Occidentaux ] seraient une cible légitime pour les forces armées russes agissant dans le cadre d'une opération spéciale. Les entrepôts, y compris ceux de l'Ukraine occidentale, sont devenus de telles cibles plus d'une fois. Comment pourraient-ils être autrement ? L'OTAN entre essentiellement en guerre avec la Russie par le biais d'un mandataire et arme ce mandataire. "A la guerre comme à la guerre".
  9. Décision importante. Et fort mauvaise nouvelle Selon Bloomberg, il s'agirait d'un désaccord sur la monnaie de paiement des livraisons de gaz La Russie avertit la Pologne qu'elle doit payer son gaz en roubles dès aujourd'hui La Russie a dit à la Pologne qu'elle devait payer -- aujourd'hui et en roubles russes -- pour son gaz, dans une forte escalade dans le bras de fer entre Moscou et l'Europe sur les approvisionnements énergétiques. Les prix du gaz en Europe ont augmenté de 17 %. Quelques heures après qu'un média polonais ait rapporté que la Russie avait coupé le gaz à la Pologne, Gazprom PJSC a déclaré que le paiement était dû aujourd'hui. La société n'a pas précisé ce qui se passerait si le paiement n'était pas effectué, mais le président Vladimir Poutine a déjà prévenu que les livraisons seraient interrompues si ses conditions n'étaient pas respectées. Moscou et l'Europe sont bloqués dans une impasse sur la façon dont le gaz doit être payé et le risque d'une coupure est imminent depuis des semaines. Le Kremlin a déclaré que le gaz devait être acheté en roubles, mais l'Union européenne estime que cela constituerait une violation des sanctions et renforcerait de manière inacceptable la position de Poutine. La Pologne, qui a réclamé avec véhémence des mesures plus sévères contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine, a clairement indiqué qu'elle ne paierait pas en roubles. Elle a réitéré cette position mardi. Le gouvernement polonais n'a pas confirmé l'information publiée par Onet.pl, mais a déclaré qu'il disposait de suffisamment de gaz en stock. Le gestionnaire du réseau de gaz a déclaré qu'il était prêt à faire face à d'éventuelles coupures. Le ministère du climat tiendra une réunion d'information plus tard dans la soirée. Fin avril et mai, les premiers paiements en roubles devraient être effectués, et les responsables et dirigeants européens tentent de déterminer la meilleure façon de réagir. L'Europe est extrêmement dépendante du gaz russe et, jusqu'à présent, elle a surtout protégé l'énergie des sanctions. Budapest a déjà me semble-t-il annoncé qu'il paierait son gaz en roubles. Reste à connaître la position des autres capitales. J'étais optimiste sur la résolution de la dispute de manière pragmatique, mais je me demande si ce n'était pas un tort ...
  10. Voici quelques liens vers les discussions qui ont déjà eu lieu sur les évaluations vraisemblables / invraisemblables des pertes Fuite le 22 avril sur le niveau des pertes russes, et comment l'interpréter Discussion sur les pertes à fin mars avec @Akhilleus, @olivier lsb, moi et quelques autres D'une manière générale, les annonces de chiffres de perte sont en eux-mêmes des opérations de propagande. Celles faites par Ukrainiens, Britanniques ou Américains sont tout aussi crédibles que celles faites par les Russes. C'est-à-dire très peu. On ne peut tenter de se faire une idée qu'à partir de sources non gouvernementales - typiquement Oryx - et en éliminant d'emblée les chiffres si élevés que s'ils étaient véridiques l'armée russe serait déjà pratiquement détruite, comme en sens inverse les chiffres trop faibles pour être vraisemblables.
  11. Estimation brit qui ne tient pas debout comme les estimations ukr et amér du même acabit. Je ne reviens pas dessus, on en a déjà discuté plusieurs fois.
  12. Vrai, et Poupoute est à l'évidence au moins aussi agressif si ce n'est davantage. Mais d'un autre côté, ce serait au moins un moyen de mettre les principaux concernés devant leurs responsabilités, ceci de la part d'un groupe de pays "transversal" en position de représenter une "voix tierce"... voire éventuellement l'intérêt de la majeure partie de l'Humanité qui va souffrir de la poursuite de la guerre (troubles économiques allant jusqu'à des famines) et a besoin que ces Messieurs fassent quelques efforts pour résoudre diplomatiquement leurs différends ! Vrai aussi, c'est clair...
  13. Les Soviétiques ont perdu 69 000 hommes en neuf ans durant la guerre d'Afghanistan, dont 15 000 morts et 54 000 blessés. S'ils ont eu 12 000 pertes lors du premier mois de combat en Ukraine, ce qui est possible même si les chiffres sont incertains, cela représente 18 mois d'Afghanistan, pas quatre ans (attention, 12 000 si c'est un chiffre un peu vraisemblable ce doit être les pertes totales, blessés inclus)
  14. C'est-à-dire qu'il faut te représenter l'horreur. Des nazis, soit. Mais des nazis homosexuels ! Poutine comme Philippe le Bel ? Ma foi le rapprochement n'est pas forcément si aberrant - avec des limites quand même. Notamment le physique, hein, parce que Vladimir le Bel, comment dire... La rédactrice en chef de RT Margarita Simonian disait bien fin mars son effroi devant la contamination de l'Ukraine par le nazisme, qui s'est avérée bien pire que tout ce qu'elle craignait - voir le nombre d'Ukrainiens qui prennent les armes contre la Russie, montrant ainsi qu'ils sont des nazis Preuve que l'on sous-estime à quel point le nazisme est répandu ! A coup sûr il y en a en Moldavie...
  15. Et on rajoute à cette excellente initiative le petit commentaire du MAE russe Ministère des affaires étrangères : la Russie souhaite éviter toute ingérence en Transnistrie MOSCOU, 26 avril - RIA Novosti. Moscou espère que la Transnistrie ne sera pas entraînée dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine afin que Moscou n'ait pas à intervenir dans la résolution de la situation, a déclaré le vice-ministre russe des affaires étrangères Andrei Rudenko. La veille, selon le ministère de l'Intérieur local, le bâtiment du ministère de la Sécurité de l'État à Tiraspol a été la cible de plusieurs tirs de lance-grenades antichar à main. Selon le ministère, personne n'a été blessé dans l'incident, tandis que les fenêtres des étages supérieurs du bâtiment ont été brisées. Toujours dans la matinée, deux autres explosions se sont produites dans le village de Mayak, dans le district de Grigoriopol, qui ont mis hors service les deux antennes les plus puissantes du centre radio qui diffusaient la radio russe. En outre, selon la source, une attaque a eu lieu la veille sur le territoire de la flotte aérienne du ministère de la Défense de la République, à proximité de l'aérodrome de Tiraspol, mais il n'y a pas eu de victimes ni de blessés. Les milieux gouvernementaux de la République moldave de Transnistrie non reconnue ont déclaré que les organisateurs de l'attaque terroriste près du bâtiment du MGB venaient d'Ukraine. Dans le contexte de ces incidents, les autorités de Transnistrie ont instauré un niveau de menace terroriste rouge et annulé les manifestations de masse organisées le jour de la Victoire. Ah oui, Moscou espère vraiment ne pas être obligé d'intervenir...
  16. Extrait des propos du porte-parole du MAE chinois S'exprimant lors de sa conférence de presse habituelle, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a mis en garde contre un "prix plus lourd" pour l'Europe et le reste du monde et a encouragé les parties concernées à parvenir à une résolution pacifique le plus rapidement possible. "Dans les circonstances actuelles, toutes les parties devraient, avant tout, soutenir le dialogue et la négociation pour empêcher l'expansion et la prolongation des conflits" Pékin à la fois aide et tente de modérer son partenaire russe : l'appel à des négociations s'adresse d'une part à Etats-Unis et Ukraine, ce qui aide Moscou, et à la Russie, visant à limiter ses ambitions. En somme, une position pour qui dirait symétrique de celles de Paris et Berlin dans l'autre camp ? ==>Je me demande si ce ne serait pas un bon moment pour une initiative diplomatique tripartite visant à entraîner Russie, Ukraine et Etats-Unis à la négociation ? En plus c'est très près d'un format Ukraine + P5. (oui, je sais que les cinq puissances permanentes du conseil de sécurité ce n'est pas tout à fait cette liste : Berlin n'y est pas, et en revanche y a quelqu'un d'autre... mais bon à quoi sert Londres dans cette histoire sinon à répéter ce que dit Washington ?)
  17. Une monnaie mondiale dont la fonction politique serait désactivée ? Rooooh, ne me dis quand même pas que tu es du genre à avoir les yeux laser ? Plus sérieusement, oui ça me semble l'une des conséquences potentielles les plus majeures de l'affrontement en cours.
  18. Tu décris une situation présente, et tu en tires argument pour dire "ça ne changera donc pas". Je ne trouve pas ça convaincant. Une situation n'est pas une dynamique. Surtout que nous sommes entrés assez clairement dans une période d'instabilité sérieuse, notamment économique, monétaire et géopolitique : voir la crise covid, la guerre de la Russie contre l'Ukraine et la guerre économique occidentale contre la Russie, leurs effets existants et à venir sur l'inflation, les chaînes logistiques, la sous-alimentation et l'instabilité de certains régimes, plus le pic pétrolier qui s'approche vraiment... La question est de savoir si cette instabilité peut avoir des effets importants, voire brisants, sur le caractère de "monnaie de référence" du dollar. Peut-être pas ? Mais alors, ce sera pour d'autres raisons que "aujourd'hui pas, donc demain pas non plus" La masse monétaire M2 du yuan a triplé en dix ans, de 85 à 250 trillions de yuans La masse monétaire M2 du dollar a été multipliée par 2,2 en dix ans, de 10 à 22 trillions de dollars La masse monétaire M2 de l'euro a été multipliée par 1,7 en dix ans, de 8,7 à 14,8 trillions d'euros La masse monétaire M2 du yuan est d'ailleurs actuellement supérieure à celle du dollar, 250 trillions de yuans c'est l'équivalent de 38 trillions de dollars. Et celle de l'euro est encore inférieure, équivalente à 16 trillions de dollars La masse monétaire M2 chinoise est donc déjà l'équivalent de la somme de celles du dollar et de l'euro. Il y a d'ores et déjà largement assez de yuans.
  19. @herciv @g4lly @Schnokleu J'ai continué sur le fil Russie et dépendances qui à mon avis convient mieux
  20. Je réponds ici à @Bechar06, discussion initialement sur le fil Dissuasion nucléaire européenne voire allemande mais qui a davantage sa place ici La Russie n'est pas et ne sera plus jamais (à vue humaine) une superpuissance, c'est bien clair. Incapacité d'entretenir "une vraie armée" ? Euh... - L'économie est basée avant tout sur la rente des matières premières, laquelle va demeurer et sera stable - sauf si elle augmente vu la raréfaction de plusieurs d'entre elles. La guerre économique occidentale contre la Russie fait et fera des dégâts, mais rien qu'une réorientation des importations en direction de l'Asie - Chine avant tout mais pas seulement - ne puisse compenser. C'est le Monde qui a besoin des exportations russes de matières premières, pas l'Occident, si l'Occident n'en veut pas les autres achèteront - Les dépenses militaires sont un peu supérieures à 4% du PIB, ce qui est tout à fait supportable sur le long terme - Une grosse partie de la masse de l'armée russe est un héritage soviétique modernisé, voire à peine modernisé. Cependant, des matériels suffisamment modernisés pour être considérés "intermédiaires" sont produits à un rythme tout à fait conséquent. Par exemple T-90 certes pas équivalent au Leclerc mais pas ridicule, Su-35 ou -34 pas tout à fait au niveau du Rafale mais tout de même adéquats, etc. D'où la réunion assez pertinente de performances "modérées mais significatives" avec une quantité tout à fait significative - La capacité d'innovation et de mise en service effective de matériels nouveaux est bien réelle. Parfois des dérivés de modèles précédents comme le missile de croisière Kalibr, les balistiques mer-surface Boulava et sol-surface Sarmat, ou à la limite l'aérobalistique Kinjal qui est dérivé de l'Iskander. Mais parfois aussi des matériels entièrement neufs, comme l'antinavire hypersonique Zircon, le planeur hypersonique Avangard, le chasseur Su-57 - L'art de mener la guerre, eh bien les deux premiers mois de l'invasion de l'Ukraine n'ont pas été très convaincants c'est clair. Cela dit il faut se rappeler que la performance dans ce domaine est variable dans le temps, qu'elle peut notamment tout aussi bien surprendre par le bas que par le haut. Ca dépend de la prise en compte efficace ou pas du retour d'expérience, de réformes efficaces ou pas... sur une période courte de 2 ou 3 ans ça peut potentiellement varier pas mal. Et ça peut encore varier suivant les circonstances, voir Khalkhin Gol où la Russie l'emporte face au Japon en 1939 versus la guerre d'Hiver où elle a le plus grand mal contre la Finlande en 1939-1940 ==>Je resterais prudent sur l'évaluation de la puissance militaire russe - prudent à la baisse comme à la hausse, sans parler encore du fait que l'issue de l'invasion de l'Ukraine n'est pas encore connue.
  21. "Tigre de papier" c'est à mon sens aller (beaucoup) trop loin. Les capacités militaires de la Russie vont être évaluées nettement plus bas qu'avant, ça paraît clair. Mais cette guerre n'est pas encore terminée. Si comme je le soupçonne Moscou fait le nécessaire pour parvenir à "une victoire convaincante", y compris s'il y faut encore une offensive d'été, voire une série d'offensives étalées sur 6-18 mois, la Russie sera bien évaluée plus bas, mais certainement pas comme un "ours de papier".
  22. Non les blancs et nuls ne sont bien sûr pas des exprimés Voir les chiffres qui sont sur le site du Ministère de l'Intérieur, dans les liens que je donnais. Revoici celui pour 2022 Concernant les "blocs", c'est naturellement une simplification, mais qu'est-ce qui est nouveau là-dedans, est-ce que penser la vie politique en grandes tendances a jamais été autre chose ? Rien que de parler de "gauche" et de "droite" a toujours été une simplification brutale à la limite de la caricature, et parler de "plusieurs" droites ou gauches même si un peu plus éclairant reste une simplification. D'un autre côté je ne vois pas trop comment essayer ne serait-ce que de commencer à comprendre ce qui se passe sans utiliser des classifications et des simplifications. Pleinement d'accord avec toi en revanche pour ne jamais oublier qu'il s'agit de simplifications.
  23. Oui, c'est à la fois un potentiel changement structurel pour l'Allemagne et plus généralement l'Europe... et un changement structurel potentiel plus large. Car Japon, Corée du Sud, Pologne,... ceux qui peuvent s'interroger sur une potentielle nucléarisation sont nombreux, et si l'un bouge, cela pourrait en entraîner d'autres. Tout cela du fait de M. Poutine le "génie stratégique" d'où la présence aussi sur le fil des conséquences stratégiques de la guerre d'Ukraine. Mon sentiment personnel est d'ailleurs que cette guerre mènera à des changements structurels en effet, et pas un seul, et pas des petits ! Impossible de tous les discerner, mais je serais bien surpris que ce soit un simple épisode
  24. Sur l'aspect pratique, je me demande s'il serait vraiment possible à l'Allemagne - à supposer naturellement qu'elle le décide pour de bon ! - de se doter d'une dissuasion nucléaire crédible face à la Russie en... deux ans et demi ? ==>Pas de certitude, mais j'aurais tendance à dire plutôt oui. Quelques évidences d'abord s'agissant d'un délai si court : - Pas question de développer de missile balistique intercontinental - ni même probablement intermédiaire à ergols solides, technologie que ne maîtrise pas l'Allemagne - Encore moins un moteur nucléaire pour sous-marin - Très difficile d'envisager des armes thermonucléaires (la production du tritium, la découverte du "secret" du passage des armes A aux H seraient de gros obstacles, probablement insurmontables en trente mois) ni même des armes vraiment miniaturisées Cela dit, l'objectif ne serait pas une capacité de seconde frappe de portée globale comme celles de l'Amérique, la Russie, la France et la Chine, mais bien une capacité de seconde frappe de portée intermédiaire. Or pour cela : - Des armes A suffiraient, pas nécessairement très optimisées, même si de préférence à puissance augmentée (60 kt minimum référence l'AN-11 en plus miniaturisé, 130 kt si possible référence la MR31) Ce genre de design est probablement accessible assez facilement à un pays disposant de métallurgie avancée et de capacités de calcul modernes, pour peu qu'il dispose d'uranium enrichi - l'Allemagne sait en produire - ou de plutonium - l'Allemagne en a au moins une demi-tonne, suffisant pour une centaine d'armes - Le vecteur pourrait être un missile de croisière. L'Allemagne a un design avec ogive de 480 kg et 500 km de portée le Taurus KEPD 350, qui est insuffisant à lui seul (il faudrait plutôt 2 000 voire 2 500 km de portée), mais permettrait probablement d'en dériver assez rapidement une arme convenable - Les porteurs pourraient être des sous-marins de type 212 - la Deutsche Marine en a six - dans une solution de type "israélien" avec quatre à six missiles par bâtiment, et deux bâtiments maintenus à l'eau en permanence. Difficulté supplémentaire : développer la technologie de changement de milieu pour le lancement (monter le missile de croisière sur Eurofighter ne serait probablement pas si intéressant, comment maintenir une capacité de frappe en second avec des avions stationnés dans des bases connues ?) - Ou encore cela pourrait être des camions banalisés tout simplement, avec une solution de type "missile à roulettes" beaucoup plus facile à disperser et dissimuler que des avions, et sans doute plus rapide à développer que des missiles de croisière lancés de sous-marins - Et puis bien sûr il faudrait réaliser au moins un essai, de préférence quelques-uns. Seule solution : essais souterrains... dans les Alpes ? Est-ce que tout ça tient en deux ans et demi ? Difficile, clairement. A vue de nez, peut-être pas impossible avec des développements parallèles en mode "carte blanche" ? Bon, je ne crois pas que ça sera fait d'ici fin 2024, bien sûr Déjà, il faut le temps d'augmenter le nombre de lits de réanimation pour y placer tous les responsables des Grünen ! Et puis pour l'instant c'est juste un commentateur connu qui lance un pavé dans la mare (mais il n'est sans doute pas le seul à y penser) Cependant, si j'ai raison de penser qu'un délai court (moins de trois ans peut-être) serait possible pour un programme se concentrant sur le strict minimum et mené en urgence, c'est peut-être le genre de choses qui serait envisageable en mode "Scheisse, Trump ist wieder da !", si par exemple le Donald ou un clone ou émule quelconque revenait et qu'à Berlin on tombe de l'armoire. Ou autre événement propre à faire se réveiller en sursaut - à supposer que l'invasion de l'Ukraine n'y suffise pas.
  25. Je mets un lien vers ce post sur le fil des conséquences géostratégiques de l'invasion de l'Ukraine... parce que ça a rapport avec la question d'une dissuasion nucléaire... non pas européenne mais bien allemande.
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