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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. La conférence sur la sécurité de Munich, aujourd'hui et ce weekend, a une dimension mondiale, mais est tout de même centrée sur le monde transatlantique, plus particulièrement l'Europe. Je pense donc que c'est ici qu'il faut en parler. Voici le remarquable discours d'ouverture du président allemand Franz-Walter Steinmeier. Ici en anglais. Ici un Pdf en français.
  2. Le chiffre des contaminations est donc significativement supérieur. Non seulement les contaminations non détectées, ce qui tombe sous le sens, mais même les détectées. Je trouve l’argument « Sans symptômes il est peu probable que la maladie se propage » très inquiétant de la part d’un officiel chinois. Étant donné que les épidémiologistes disent le contraire. Certes, il est question d’isoler ces personnes pendant 14 jours. Mais si c’est avec l’idée que bof c’est juste pour la forme, ça risque de ne pas être vraiment appliqué dans le monde réel.
  3. Le Brexit a beaucoup de sens au niveau le plus fondamental de la politique, celui de l'indépendance et de la souveraineté - y compris juridique - des nations, indispensable à la fois pour faire de la vraie politique - l'art de gouverner - et encore pour faire de la politique démocratique, plutôt que la politique d'une structure supranationale hors de contrôle de ceux qu'elle régit - la définition même d'antidémocratique. Ce qui est dramatique, c'est que la décision du peuple britannique a été détournée par des politiciens qu'un mélange d'ignorance, de superficialité et d'ambition seulement personnelle a fait négliger les contraintes de la réalité du commerce international et s'aveugler sur le caractère délicat de la sortie d'un ensemble semi-fédéral et de la réaffirmation de l'indépendance d'une nation. En bref, ils ont cru que l'application de la décision du Brexit serait un événement, alors que c'est plutôt un processus, et ils confondu la liberté de prendre ses propres décisions avec la possibilité de ne faire aucun choix, d'imposer ses désidérata à la réalité sans qu'elle y puisse dire mais et de ne prendre aucun engagement. La solution de bon sens, consistant à viser une intégration à l'AELE et une relation "proche" - mais avec des garanties - avec l'UE a été négligée. Et ce sont les extrémistes, et surtout les irréalistes fonciers, qui ont pris le pouvoir. Certes, la (grosse) partie du camp des anti-Brexit qui au lieu de prendre acte de la décision du peuple souverain et de chercher à définir le Brexit le moins "distant" possible ont décidé de tout faire pour annuler la décision et empêcher son application - comme la décision du peuple français souverain de refuser le TCE avait été contournée en 2008 par Sarkozy signant le TUE décalque du TCE - ont aussi une très large part de responsabilité. Mais les uns ne justifient pas les autres... ils sont tous les deux aussi lamentables ! A court terme, les choses vont très probablement devenir difficiles pour le Royaume-Uni, économiquement parlant. A moyen ou long terme bien sûr, l'UE continuant par sa nature même à générer des problèmes dus à l'échelle à laquelle elle travaille - par exemple, une seule monnaie pour gérer des économies nettement différentes voire divergentes, de même une seule frontière pour des peuples dont les attitudes envers l'immigration sont clairement divergentes, etc... - et à susciter des frustrations , tandis que la version de prétendue "entente européenne" qu'elle représente s'est encore rétrécie (il n'y a plus une seule nation européenne majeure en dehors de l'UE, mais bien deux la Russie et la Grande-Bretagne) ... c'est bien l'UE qui passera l'arme à gauche bien avant aucune de ses nations constituantes, présentes ou passées. Reste que les Britanniques vont payer un prix bien plus élevé que nécessaire pour sortir de l'UE... du fait de la nullité de leur classe politique Disons guerre idéologique. Naturellement, dans ce type de guerre, le mensonge est partout Il n'est l'exclusivité d'aucun "camp"
  4. Voyons, les gens qui ont tendance à indûment se faire porter pâles recouvrent assez largement ceux qui ont tendance à faire bien d'autres choses au travail que ce qu'ils sont censés y faire... par exemple, contribuer sur un forum. Les probabilités penchent de quel côté ?
  5. Ah non ah non ! Moi mon éducation politique a commencé dans Valérian, notamment "Les Héros de l'équinoxe" Je sais que le Français gentil démocrate en impose sans doute moins que le Germano-Américain l'impérialiste-fasciste, le Russo-Chinois communiste-totalitaire ou l'Irano-Indien l'écologiste-fanatique religieux. Et puis quand on lui demande vers la fin de définir ce qu'est la société idéale, il est un peu pris de court et finit par répondre que ce n'est pas à lui de définir comment d'autres doivent vivre et qu'il espère juste qu'ils trouveront le moyen d'être heureux - sous les lazzis des trois autres. Mais c'est quand même lui qui fait connaissance avec la belle pitchoune gagne à la fin ! Ah, mais ! Les classiques, ça se respecte, quoi ! Des bâtons dans les rouages ? Sanders aurait des rouages, c'est-à-dire qu'il serait un robot ?
  6. Il est possible de lire en filigrane "pénurie de tests", en effet. Non seulement les chiffres des derniers jours étaient donc faux, mais encore le nouveau chiffre n'est probablement pas la vérité nue non plus : les nouveaux malades qui viennent d'être ajoutés au compte à cause d'atteintes pulmonaires révélatrices sont tous déjà atteints, pas de porteurs sains parmi eux par définition, pas même de malades encore peu atteints. C'est donc que les porteurs sains et malades encore ambigus ne sont pas encore comptés. Le véritable chiffre est significativement plus élevé. Rien qu'en acceptant tel quel le nouveau chiffrage pourtant incomplet - 59 800 ce 13 février - et en comptant à rebours à partir des 34 100 du 7 février, on arrive à un taux d'augmentation quotidienne de 10%. Le vrai taux d'augmentation doit être supérieur. Toutes les évaluations optimistes de ces derniers jours tombent. La province de Hubei en Chine est toujours en phase exponentielle. Peut-être aussi d'autres provinces. La question humaine est évidemment primordiale dans la réaction à une épidémie. Mais il faut aussi parler des impacts économiques, certes incomparablement moins graves, mais potentiellement beaucoup plus étendus. De ce que je comprends : - Les marchés se sont attendus jusqu'ici à ce que le cœur industriel de la Chine "redémarre" relativement rapidement. Au vu des dernières nouvelles, ce ne sera pas le cas - Pour rappel Cette semaine - au 5 février - les deux tiers de l'économie chinoise restent fermés. Plus de 80 % de son industrie manufacturière est fermée, et 90 % pour les exportateurs. L'économie chinoise représente 17 % de l'économie mondiale et est profondément intégrée dans les chaînes d'approvisionnement internationales. - Ceci alors que le 5 février, Hyundai était l'un des premiers à interrompre sa production de voitures en Corée du Sud, faute de composants cruciaux dont l'approvisionnement issu de Chine est interrompu. L'un des premiers… mais certainement pas le dernier. Et ce n'est pas seulement l'industrie automobile qui est concernée - D'autre part, le prix du pétrole a chuté de 12% à 14% depuis un mois, clairement en réaction à l'anticipation d'une demande moindre de la part de la Chine ===> Comme l'avance Evans-Pritchard (premier lien), le coronavirus pourrait devenir le "cygne noir" qui coulera les marchés financiers mondiaux Rappelons qu'un "cygne noir" est un événement négatif que personne n'avait vu venir ni inclus dans les risques, pour la bonne et simple raison que personne n'avait envisagé sa possibilité même. Un nouveau virus qui coulerait la finance mondiale en rajoutant 2020 à la liste des grandes crises financières serait exactement cela : personne à ma connaissance ne l'a inclus dans la liste des risques financiers potentiels…
  7. Alexis

    Le logiciel du F-35

    Tu corriges des bogues, tu en introduis d'autres @SacDeNSacDeNoeuds La question est le facteur de remplacement des anciens par les nouveaux. Si R est très inférieur à 1 tout va bien. Si R est un peu supérieur à 2 c'est le coronavirus De ce que j'ai compris leur R est très proche de 1. Ils font du surplace. Je me demandais ce qu'était devenu le présentateur militaire de Saddam Hussein, celui qui expliquait qu'on n'allait faire qu'une bouchée des forces américaines. Je suis rassuré à son sujet, il a visiblement retrouvé du boulot au département communication de LM. Ça c'est LA mauvaise surprise du rapport. Qui aurait pu s'y attendre ? C'est vrai qu'un logiciel qui oublie ou invente des informations - intégrité, exactitude - ça n'inspire pas exactement confiance. Je me demande ce que sont ces « solutions de contournement ». Un cahier de notes ? Un tableur Excel ? Des post-it ? Voire un coup de fil à Bébert, qui travaille au magasin de maintenance ? « Pourrait » oui. Les extraterrestres pourraient aussi débarquer sur Terre cette année. Le F-35 est un excellent programme s'il s'agit de générer de la charge pour LM et de vassaliser davantage les alliés des États-Unis assez imprudents pour en acheter. Mais s'ils ont une vraie guerre, un jour ? Je ne suis plus en train de persifler, là. Ce truc pourrait avoir des conséquences stratégiques graves. Voire historiques.
  8. Ce n'est pas tout d'être un génie. Il faut être un génie stable
  9. Effectivement, une fois vérifié avec DeepL, il semble que tu aies raison. Reste que la question aurait été incomparablement plus claire si elle avait été rédigée « Si la Russie agressait militairement ...» Entrer en conflit, ça suggère que c'est la Russie qui a l'initiative. Mais ça ne fait que le suggérer, justement. Quand aux autres scénarios imaginables... il y en a. Un gouvernement extrémiste en Lettonie ou en Estonie qui commence à persécuter ses citoyens ( ou non-citoyens ) russophones, Moscou qui avertit, le gouvernement qui continue, puis des « petits hommes verts » qui apparaissent... Je ne dis pas que c'est probable. A mon sens, c'est improbable. Plus ou moins improbable que Moscou qui décide tout à coup que l'indépendance des Baltes finalement c'était pas une bonne idée allez on revient dessus... je n'en sais rien. Dans les deux cas, on parle de potentialités à la fois bien réelles et improbables.
  10. Je ne suis pas sûr que ce sondage soit vraiment significatif, parce que la question est ambiguë. Même en allant sur le site de Pew regarder l'étude complète, je n'ai pas trouvé le libellé précis de la question en anglais. Encore moins dans les autres langues. Mais ce qui est écrit dans ces schémas c'est l'hypothèse « Si la Russie se retrouvait dans un conflit avec ( tel allié ) » Nulle part il n'est précisé que c'est la Russie qui aurait agressé ! Je suis convaincu qu'un traité de défense mutuelle doit être honoré. Mais si j'avais été interrogé dans ce sondage, je n'aurais eu aucun autre choix que de répondre « Ne sais pas » A cause du libellé défectueux de la question.
  11. Faut voir en effet. Charybde, Scylla, toussa ... En somme, la direction nationale de la CDU exige qu'ils tombent sur leur épée en un beau et vertueux suicide politique. Car rien de moins ne saurait être moral. Puisque la situation est « Inexcusable », comme l'a fulminé Jupiter M'dame Merkel. Mouais... j'avoue avoir quelque compréhension pour ces responsables régionaux peu convaincus par les oukases de la Chancelière.
  12. Il n'est plus là pour en parler, mais il y a fort à parier qu'Adolf aurait approuvé.
  13. Si l’on s’en tient aux cas de 2019 nCov tracés par le gouvernement chinois – aux chiffres officiels donc – en négligeant les probables cas non détectés et les possibles cas mis sous le boisseau pour raison politique, la progression de la contamination en Chine commence à donner des signes encourageants. Voici le taux d’augmentation du nombre de cas en Chine d’un jour sur l’autre, en données brutes (colonnes) et lissé sur les trois jours précédents (ligne continue). Le taux d’augmentation a décru d’environ 20% jusqu’à 10% en l’espace de quatre jours
  14. Perso, ce qui me déçoit quelque peu, c'est le refus majoritaire en France comme en Allemagne de défendre la Roumanie. L'Ukraine n'est ni dans l'UE ni dans l'OTAN donc c'est normal. La Turquie est dans l'OTAN mais ne se comporte pas comme un allié donc c'est compréhensible. Mais la Roumanie ? Qu'est ce que les Roumains nous ont fait au juste ?
  15. Le Tunnel sous la Manche, c'était pour faciliter les communications entre les peuples. Là, j'ai plutôt l'impression que les échanges visent à s'enfoncer sous terre pour s'éloigner davantage. C'est pas un tunnel... plutôt un puits sans fond. A moins que... l'Australie, peut-être ? Voilà un débouché possible. A condition de passer le centre de la Terre d'abord
  16. Nan, plutôt de continuer à creuser. Sachant qu'on est déjà assez profond
  17. Alexis

    Luftwaffe

    SI c'est vrai... si... Alors ils ont un vrai problème de compétence professionnelle
  18. Tiens, mais c'est vrai ... En fait, tous autant qu'on est, on en met tout partout
  19. Je ne comprends pas ta question ? La B61 a beau être une bête bombe à gravité façon deuxième guerre mondiale ou à la rigueur AN22 placée sous Mirage IV dans les années 1960, elle est absolument imparable puisque c'est un F-35 qui doit la tirer, l'avion invisible aux défenses aériennes les plus avancées. Et qui le restera puisque la furtivité passive n'est absolument pas sur le point d'être pratiquement contrée par une demi-douzaine de technologies différentes. C'est juste les marchands d'armes français qui prétendent que pour passer des défenses aériennes sérieuses il faudrait aujourd'hui des missiles de croisière supersoniques furtifs, et en 2035 des missiles de croisière hypersoniques. Tout ça, c'est des histoires, un camion à bombe pourvu qu'il soit furtif plus une bête bombe à gravité et c'est marre. Tiens, demande à notre commercial du F-35 local @Rufus Shinra il t'expliquera tout ça mieux que moi
  20. Voici une contribution de Barbara Kunz, de l'Institut pour la recherche sur la paix et la politique de sécurité de l'Université de Hambourg, sur la question d'une éventuelle coopération nucléaire entre France et Allemagne. On ne sera pas nécessairement d'accord avec tout. Mais la contribution est à mon sens bien pensée, et Kunz soulève beaucoup de "loups" possibles d'une telle coopération. Pas seulement une assurance-vie Quelle est la pertinence du projet de bombe atomique franco-allemande? Jusqu'à présent, les politiques de sécurité allemande et française ne correspondent pas du tout. Une bombe atomique franco-allemande est toujours une question dans les débats sur la politique de sécurité. Cependant, la plupart du temps, les deux pays discutent séparément et souvent sans arguments convaincants en matière de sécurité. On suppose simplement que la dissuasion nucléaire est logique. L'intérêt de l'autre partie dans une fusion est également affirmé - même s'il n'existe pas nécessairement. En outre, la dissuasion nucléaire ne peut pas et ne doit pas être considérée indépendamment de la situation de sécurité globale. Une bombe atomique franco-allemande aurait des effets d'une grande portée sur l'Europe dans son ensemble, les partenaires de l'Union européenne et, bien sûr, sur les relations franco-allemandes. Les débats allemands, par exemple, tendent à ignorer le fait que la politique nucléaire française n'est pas du tout conçue pour la coopération. (...) Depuis Charles de Gaulle, la politique de dissuasion française " tous azimuts - dans toutes les directions - contre tous les États qui menacent la France. Toujours dans le dernier livre blanc français ( la Revue stratégique de 2017 ), il n'y a pas d'ennemi spécifique à dissuader nucléaire. Au contraire, la bombe est la pierre angulaire de la stratégie de défense française et, par son existence même, "elle contribue à la sécurité atlantique et à la sécurité de l'Europe". En d'autres termes, la dissuasion nucléaire sert en quelque sorte d'assurance-vie générale. Les partisans allemands d'une bombe franco-allemande souhaiteraient également disposer d'une telle assurance vie. Leur principale préoccupation est de trouver un nouveau fournisseur d'assurance, car les États-Unis pourraient ne plus remplir ce rôle. Maintenant, la France devrait intervenir. Mais il est peu probable qu'une offre française offre un forfait aussi insouciant que la politique américaine jusqu'à présent. L'Allemagne a un énorme problème de partage des charges non seulement avec l'Amérique mais aussi avec la France . Si vous en avez assez de vous disputer avec les Américains sur le niveau élevé de la part de l'Allemagne dans les coûts de sécurité de l'OTAN , vous devriez réfléchir sérieusement à la question de savoir si vous voulez vraiment parler à Paris de la coopération nucléaire. Il ne s'agira pas que de cela. Dans ce contexte, l'argent n'est même pas la chose la plus importante pour la France. Paris veut enfin obtenir un soutien militaire au Sahel - pas seulement dans la logistique et dans le cadre de l'opération MINUSMA de l'ONU, mais là où ça fait vraiment mal: dans la lutte active contre les terroristes. Depuis longtemps, Paris souhaite également une position allemande différente sur les projets industriels franco-allemands tels que l'avion de chasse FCAS - le mot-clé est exportations d'armes. La politique plus stricte d'exportation d'armements de l'Allemagne est très irritante pour la France, car on est convaincu que les armements construits conjointement devraient également être vendus à l'international. (...) Jusqu'à présent, l'Allemagne et la France n'ont pas été compatibles en termes de politique de sécurité et de défense. Les stratégies respectives, les systèmes politiques et les priorités sont trop différents. Plus les questions sont fondamentales, plus la France et l'Allemagne sont différentes, comme en témoignent, par exemple, l'envie ou la réticence à travailler à l'étranger. Les évaluations de la fiabilité à long terme des garanties de sécurité américaines diffèrent également. Alors que Paris est convaincu que l' Europe sera seule dans un avenir prévisible, Berlin s'en tient à l'OTAN à tout prix. Ces incompatibilités franco-allemandes déjà problématiques peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la question de la dissuasion nucléaire. Une bombe atomique franco-allemande serait probablement beaucoup plus menaçante pour des adversaires potentiels que les armes françaises ou américaines actuellement stationnées en Europe. Cela est particulièrement vrai si les Américains doivent se retirer de la participation nucléaire en même temps (ou même à cause de cela). Même si cette bombe n'était pas officiellement dirigée contre un ennemi spécifique, la Russie en particulier se sentirait menacée par les mesures de dissuasion européennes. Paris et Berlin ne feraient alors plus simplement partie du dilemme de sécurité américano-russe que Washington gère. Ils entreraient dans leur propre dilemme avec Moscou. Cette situation nécessiterait une sage politique étrangère commune et une diplomatie nucléaire. L'Allemagne et la France devraient convenir des stratégies de base et se rapprocher à tous les niveaux. Les deux pays devraient élaborer une stratégie commune pour le (non) usage des armes nucléaires et une doctrine militaire, ainsi que des structures de gouvernance et de commandement appropriées dans lesquelles toutes les questions pertinentes sont examinées et les décisions sont mises en œuvre. Tout cela semble plutôt irréaliste compte tenu des différences germano-françaises existantes. Un conflit politique germano-franco-russe mal géré sur les armes nucléaires ne rendrait en aucun cas le continent, et donc l'Allemagne, plus sûr mais plus précaire. Croire que Paris et Berlin peuvent soudainement travailler ensemble simplement parce que c'est l'arme ultime serait naïf et dangereux. Les réussites de la coopération franco-allemande en matière de défense sont beaucoup plus rares que ne le suggère la rhétorique de l'amitié. Cela est confirmé par les querelles constantes concernant les missions étrangères ou les exportations d'armes. (...) D'un point de vue européen, il faut également se demander: Est-ce sain si la survie de l'un des deux pays les plus importants du continent dépend finalement de l'autre? Qu'est-ce que cela signifie pour l'équilibre des pouvoirs en Europe - d'autant plus qu'il ne peut être exclu à plus long terme que les États-Unis ne se sentiront plus responsables de la stabilité en Europe à l'avenir? L'argument selon lequel il n'ira pas aussi loin ne compte tout simplement pas. Si jamais la survie était en danger, il ne serait pas nécessaire de penser à la dissuasion nucléaire. Beaucoup ne semblent plus savoir que l'intégration européenne est un bien sensible. Rien ne garantit non plus que la réconciliation franco-allemande soit irréversible. Il suffit de penser aux discours de campagne de Marine Le Pen ou aux différentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon de l'extrémiste de gauche La France Insoumise. C’est une autre raison d’aborder très attentivement la coopération nucléaire. Si j'essaie de synthétiser, Barbara Kunz pose les questions suivantes : 1. Quel serait le prix d'une telle coopération nucléaire en termes d'alignement de la politique de sécurité et étrangère allemande sur la France ? 2. Notamment, quel risque d'alourdir les disputes avec les Etats-Unis sur le "partage du fardeau" de disputes cette fois-ci avec les Français ? 3. Quel regard la Russie porterait-elle sur une coopération nucléaire franco-allemande, et comment gérer un éventuel conflit politique avec la Russie à ce sujet ? 4. La coopération de défense franco-allemande, malgré toute la rhétorique, n'a eu jusqu'ici que des succès limités. Est-il réaliste d'imaginer tout à coup l'améliorer au point de prendre en compte des armes nucléaires ? 5. Si l'Allemagne devient structurellement dépendante de la protection nucléaire française, n'y a t il pas un risque de rupture de l'équilibre des pouvoirs en Europe ? 6. Sommes-nous sûrs que la réconciliation avec la France soit irréversible, sachant que certains politiciens français ont pu faire des déclarations anti-allemandes ? Toutes questions pertinentes, il faut le dire.
  21. Cet argument est révélateur, mais pas tout à fait sans fondement. L'idée semble être en filigrane que si l'Allemagne commençait à s'entendre avec la France pour se mettre sous la protection d'un « bouclier bilatéral » plutôt que « transatlantique » un certain président à houppe orange pourrait sauter sur l'occasion pour dire « Ah bon vous n'avez plus besoin de nous ? Super ! Allez, on rembarque ! » Je ne suis pas sûr que Trump réagirait ainsi, mais on ne peut l'exclure. Et Berlin préfèrerait que rien ne change, puisque l'arrangement actuel leur convient assez bien. Bien sûr, cet argument révèle aussi yne analyse un peu superficielle des États-Unis, comme quoi Trump ne serait qu'une anomalie sans lendemain. Serrons les dents encore un an, cinq au pire, et c'est sûr on retrouvera notre petit train-train. Illusion, j'en suis convaincu. Mais il est assez humain de s'accrocher à ses illusions. Du côté de la gauche, au moins Grünen et Linke, peut-être SPD, l'illusion c'est qu'on peut se passer entièrement d'armes nucléaires. Il suffirait de dire aux Américains de rembarquer leurs B61 stationnées à Büchel, et hop tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes pacifistes possibles. Quant à la partie de la CDU qui a du moins compris que l'Amérique pourrait vraiment avoir changé et leur faire faux bond sans prévenir, et que la défense sans armes nucléaires pour un grand pays comme l'Allemagne ça le ferait pas trop, comme Johann Wadephul, ils sont tellement irréalistes sur les modalités possibles d'un accord nucléaire entre Européens qu'ils braquent les Français en cherchant à s'en rapprocher. Inexpérience de ce qu'est la dissuasion...
  22. Ah, un nostalgique de la grande époque Moi mon préféré c'est le lance-roquettes atomique « Davy Crockett ». Tirant jusqu'à 2 km des explosifs atomiques miniature mortels à 600 mètres du fait des radiations. Je verrais bien une remise du concept au goût du jour avec un lance-roquettes « Greta Thunberg » par groupe d'infanterie sur VBCI. Le nom, c'est pour faciliter l'acceptation par les Verts allemands. Certains gauchistes te parleront de civils, de nature, toussa. Moi je dis il faut ce qu'il faut !
  23. !!! Qu'est-ce que c'est que cette ignorance des réalités ethnographiques astérixiennes les plus élémentaires ? Non seulement les Normands avaient débarqué Mais ils avaient amené leur potion magique à eux !
  24. Absolument ils vont dans le même sens et ce n'est pas surprenant... vu que c'est ma source
  25. Stabilisation rassurante ? Une augmentation de +20% par jour ! Voici les augmentations de nombre de cas diagnostiqués ( différence entre nombre de cas d'un jour et nombre de cas la veille) dans la dernière semaine : 29-janv===>1 700 30-janv===>2 000 31-janv===>1 500 01-févr===>3 100 02-févr===>2 900 03-févr===>2 500 04-févr===>4 000 Ce n'est pas du tout stable. En une semaine, on constate à peu près un doublement, pas "une légère augmentation". Il y a des interprétations moins pessimistes, notamment la possibilité que le délai parfois long entre contamination et apparition des symptômes fasse que les mesures de restriction de déplacements ne puissent faire effet avant dix à quinze jours. Dans ce cas, il faudrait s'attendre sous quelques jours à un ralentissement fort et un plafonnement peu après. C'est ce que j'espère. Sans en être sûr
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