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AIR-DEFENSE.NET

Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Je t'ai bien compris ? Tu proposes qu'on la fonde à deux cette agence ? 50 / 50 ? Eh... pourquoi pas
  2. Eh ben... Faut-il croire que "les grands esprits se rencontrent" ? Ou plus simplement que l'idée est dans l'air - oui, c'est facile - il n'y a pas à tergiverser... Ça doit être le Thalwind !
  3. Tel que je le perçois, je peux imaginer plusieurs raisons à la décision de Khamenei : - Méfiance envers les États-Unis en général, et Trump en particulier - Position de principe comme quoi celui qui rompt un accord ne doit pas être récompensé - Évaluation - à mon sens réaliste - comme quoi l'Iran en cas de guerre a vraiment la capacité opérationnelle de ruiner les exportations pétrolières de la région, et pour plusieurs années, bref qu'il a dans ses mains une dissuasion aussi terrifiante que l'arme nucléaire - Pari comme quoi quelles que soient les évidentes faiblesses de Trump, l'instinct de conservation l'emportera chez lui sur l'orgueil - Conviction du croyant - que je partage, même si moi ce n'est pas l'islam - que l'Histoire en définitive n'est pas dans des mains humaines, et que dans certaines situations il faut choisir la voie juste même très risquée et pour le reste dire « A Dieu va » Que sa décision soit ou non la bonne, reste que c'est la sienne et que les dés en sont jetés. La décision suivante est dans les mains de Donald Trump. Je recommande la prière. Et non ce n'est pas une blague.
  4. Oh melde ! Tu as laison... Bon je m'en vais au coin
  5. Bon eh ben faire se rencontrer Trump et les Iraniens pour définir un nouvel accord, ça eut été une bonne idée. Mais l'Iran dit non, clairement et fermement, par la voix de son Hochführer Guide Suprême. La séquence attaque du 14 septembre suivie de cette fin de non recevoir est lumineuse. Khamenei ne laisse à Trump qu'un choix binaire - Poursuivre l'étranglement économique de l'Iran, avec pour résultat poursuite des attaques contre les infrastructures pétrolières du Golfe en application de la formule « Si l'Iran ne peut exporter de pétrole, personne d'autre dans le Golfe n'en exportera », d'où guerre générale, d'où destruction des infrastructures pétrolières de la région, d'où récession voire dépression économique mondiale, d'où fin des chances de réélection de Donald Trump - Revenir dans l'accord de 2015 en permettant la reprise des échanges économiques iraniens, sans la moindre feuille de vigne pour cacher la reculade. « Revenir » me semble d'ailleurs avoir ici un sous entendu religieux : il s'agirait d'un retour au sens de repentir La lutte entre l'instinct de conservation de Trump d'une part, sa fatuité et son orgueil d'autre part, décidera de la réponse du président américain. Et de la paix au Moyen-Orient. Et de la stabilité économique mondiale. L'époque est intéressante.
  6. Au sujet de l'Espace, ce ne serait pas bien de revenir dans le sujet ? Nan parce que je veux bien que « avec le bon moteur on peut faire voler n'importe quoi » mais si l'idée pour la cellule de l'avion SCAF c'est de fiche un gros moteur sous une Renault Espace, j'avoue que j'ai quelques doutes ... Négatif. Il faut un nom vraiment franco-allemand. Le Thalwind. Nom d'un vent de la plaine d'Alsace. Comme ça on continuera la tradition des noms de phénomènes aériens Mirage, Rafale Et vu les racines germaniques, les Allemands ne pourront pas dire qu'on ne fait pas d'effort.
  7. Scalf en anglais c'est une écharpe. Je préfère en rester au SCAF si tu veux bien
  8. En d'autres termes, réutiliser les travaux de la nouvelle « pointe de diamant » de la dissuasion que sera l'ASN4G pour des dérivés conventionnels. Pourquoi pas, en effet. La chose avait été envisagée pour l'ASMP qui aurait été décliné en missile antinavire supersonique l'ANF. Cela dit, le projet fut annulé pour raison budgétaire. Eh oui... le nerf de la guerre. Rufus Shinra... celui qui sait se rendre agréable aux Allemands Emmanuel le disait l'autre jour à Angela : « Attention, si je suis colère, je vous enverrai Rufus ! » Personnellement, c'est plutôt le MLA que j'aimerais voir. Parce que par les temps qui courent, un moyen réactif de placer sur orbite de petits satellites éventuellement « de secours » au cas où les principaux auraient quelques soucis ne serait pas inutile. Naturellement, il ne serait pas question de l'utiliser en mode antisatellite, puisque c'est vilain pas beau, et d'ailleurs personne d'autre n'a de moyen antisatellite. Si bien qu'un moyen de dissuader d'autres puissances de casser les satellites français en menaçant de leur rendre la pareille serait parfaitement inutile. En plus d'être vilain pas beau, comme déjà dit. Du coup, non seulement on ne développerait pas d'ogive spatiale pour le MLA, mais ce serait très discret Technologiquement, oui. On pourrait même faire seuls. Budgétairement, c'est une autre question. Pas avec 2% du PIB pour la défense, je le crains. L'Espagne pourrait être un partenaire intéressant. Mais je la vois mal investir plus qu'un tiers de ce que nous y mettons. L'Inde aurait la capacité financière. Il y a deux problèmes, d'une part le contrôle de qualité chez HAL qui est plutôt... ébouriffant. D'autre part la capacité à prendre des décisions en temps et en heure. Disons que fuir les Allemands pour se jeter dans les bras des Indiens, de ce point de vue, ce serait un peu se jeter dans la piscine parce qu'on a peur de la pluie L'avantage des Allemands, au risque de barboter dans les stéréotypes, c'est que la phase de décision peut être longue et crispante, mais une fois que c'est décidé en général ça roule plutôt bien et ils sont fiables. Le tout bien sûr... c'est d'y arriver à la décision et de préférence avant la prochaine glaciation. De mon point de vue, ça vaut la peine d'attendre encore un peu les Allemands. Pas éternellement, certes... Faire comprendre que le SCAF se fera de toute façon, y compris en coopération franco-française éventuellement, oui. Il est utile que Berlin comprenne que la patience de Paris n'est pas illimitée. Cela dit, la volonté politique devrait se traduire en termes sonnants et trébuchants. Des pépettes. En pratique, des impôts supplémentaires, pour passer je dirais à 2,1% du PIB. Personnellement je ne dirais pas forcément non. Mais il faut être conscient que c'est le sujet. Comme disait ma grand-mère vénérée, ça ne pousse pas sur les arbres Pas mal. Sinon, ils ont envisagé quoi encore pour le NGAD ? La propulsion à réaction, peut-être ?
  9. Malheureux ! Tu es en train de divulguer l'un des plus grands secrets militaires français : la véritable composition et source de la puissance explosive des armes de la force de dissuasion. ( oui, le nucléaire A ou H ne suffisait pas, on a du passer à l'armement F, celui qui n'est produit qu'en Corse )
  10. Soit ce journaliste vit dans un monde bien à lui, soit il est en mode propagande-Goebbels "Plus c'est gros mieux ça passe". L'option 1 "ne rien faire" serait destinée à inciter l'Iran à se comporter "de manière moins agressive". Ceci, de la part d'un pays qui par le chantage a entraîné les principales autres puissances à le suivre dans un blocus de l'Iran étranglant son économie ! L'option 2 "payer une rançon" serait ce que la France fait en envisageant une avance de l'UE de 15 milliards sur des exportations iraniennes de pétrole à venir - après la levée des sanctions américaines ! Alors qu'il s'agit d'une tentative de donner un ballon d'oxygène à l'Iran soumis au siège américain de façon à ce qu'ils n'escaladent pas tout de suite et qu'il y ait une petite chance pour la diplomatie, avant la guerre généralisée dans le Golfe. La Russie est tout à fait en position de se frotter les mains en effet, mais je crois que c'est pour une raison beaucoup plus importante que de simples ventes d'armes - de la petite monnaie par comparaison. Si la stratégie américaine mène effectivement à une montée aux extrêmes dans le Golfe - c'est-à-dire si ni Trump ne recule suffisamment sur le blocus de l'Iran pour laisser l'espace à une rencontre et un processus de résolution, ni les Européens ne se découvrent une colonne vertébrale pour établir des relations de commerce normales avec l'Iran quel que soit l'oukase américaine - alors le résultat en sera désastreux à catastrophique pour l'approvisionnement pétrolier et de l'Asie et de l'Europe. Ce qui signifie que dans ce scénario, du fait des Etats-Unis : 1. Le prix de la ressource qui fait le plus gros des exportations russes augmenterait vers des sommets 2. Tous les pays importateurs se presseraient auprès des exportateurs de pétrole restants - le premier étant de loin la Russie - dans un jeu de chaises musicales pour essayer de les convaincre de leur vendre leur pétrole. En particulier la Chine... et surtout et en premier lieu les pays européens. Bien sûr, les arguments ne seraient pas seulement sonnants et trébuchants. Il y aurait une dimension politique Ceci sans limite de durée bien claire, vu le temps nécessaire pour reconstruire les installations détruites, et encore ne serait-ce possible qu'après la fin de la guerre, se comptant forcément en années. La Russie se retrouverait fort enrichie dans un monde fort appauvri en même temps que courtisée par tous y compris voire en premier lieu les Européens. A l'évidence, il n'y aurait plus aucune sanction européenne contre elle. A mon avis, Poutine est quelque part entre l'ébahissement devant la stupidité de la "stratégie" néo-con et l'appétit devant les bénéfices et les occasions que l'aboutissement de cette stratégie créerait pour la Russie. C'est un chat qui observe incrédule la stupidité des souris. En attendant, il ronronne. C'est vrai, et je l'ai manqué. Mais que pèsent un ou deux articles dans tel journal, combien de Français ont été seulement conscient de ce qui se passait ? Un tout petit pourcentage, ça me paraît clair. Or, quand il s'agit de s'engager à envoyer des Français mourir pour la défense d'un pays étranger s'il était attaqué comme si c'était pour la France, il faudrait que tous les Français en soient conscients et puissent participer au débat.
  11. Ben m.... alors ! Sur ce thème, voici le projet de loi autorisant l'approbation de cet accord, passé en 2011 au Sénat. Je relève les remarques suivantes Il est "assez" regrettable que ce traité extrêmement engageant ait pu non seulement être signé, mais surtout ratifié au parlement sans que les médias n'attirent davantage l'attention dessus. Nous parlons d'un engagement plus contraignant qu'envers nos alliés africains, plus contraignant même qu'envers nos alliés atlantiques (l'article 5 du traité atlantique a sa part d'ambiguïté), ceci en faveur d'un pays avec lequel nous souhaitons certes une coopération étroite, mais qui n'est certainement pas aussi proche de nous que les Pays-Bas ni le Cameroun, et qui lui-même ne prend aucun engagement symétrique envers nous ! Un pays qui plus est dont l'implication dans un conflit régional est une hypothèse qui ne manque pas de vraisemblance, ce qui était déjà vrai au moment où le traité a été signé, du simple fait de la place qu'il occupe joliment placé entre Saoudie et Iran et sur un côté du détroit d'Ormuz. Et on a pu ratifier un tel traité sans avoir de véritable débat démocratique - c'est-à-dire d'une part au parlement, d'autre part suivi à la culotte par un peuple alerté - tout ça parce que les médias ont été en-dessous de tout, alors que ça fait justement partie de leur rôle d'informer voire alerter la population sur ce que fait le gouvernement ! Qu'on approuve ou non un tel engagement, ce qui est proprement scandaleux c'est qu'il ait pu être pris à l'insu de la population française.
  12. Je ne parle certainement pas de ne rien faire Il y aurait bien sûr des messages forts à faire passer. Celui-là, notamment : Sérieusement : Un pays n'est pratiquement obligé de faire la guerre que si un pays avec lequel il a une alliance c'est-à-dire un engagement de défense réciproque est attaqué et fait appel à lui. La France n'a pas d'alliance ni avec le Qatar ni avec les Emirats arabes unis. Seulement des "accords de coopération", c'est-à-dire qu'on leur vend des armes et on assure le service après-vente. Quant à fermer le Quai d'Orsay, pas question : ça chaufferait fort au contraire, car la France aurait fort intérêt à ce que les belligérants stoppent le conflit, et il s'agirait pour la diplomatie française de tout faire pour les y amener.
  13. Bien mieux encore que cela. Voir les impacts sur des réservoirs d'une trentaine de mètres de diamètre, chacun percé d'un orifice par le passage d'une munition. La précision est au pire déca-métrique. Il est tout à fait possible qu'elle soit métrique. Pareil. A mes yeux aussi, c'est LE facteur prépondérant de cette attaque. Une guerre à grande échelle dans le Golfe aurait certainement - après la démonstration en forme d' "avertissement avec frais" du 14 septembre, ce n'est plus un "probablement" - des conséquences catastrophiques sur les exportations de cette région, qui de mémoire doit représenter de l’ordre de 40% des exportations de pétrole mondiales. S’il en était encore besoin, ce fait a été clarifié par cette attaque cuisante : quelques impacts (10 ou 17 suivant les versions) de drone ou de missile, une attaque assez petite en somme, a suffi à diminuer de 5% les ressources en pétrole du Monde pendant un temps à ce jour indéterminé mais que l’on prévoit « en semaines » (... combien, d'ailleurs ? Deux ? Vingt ? Aramco ne communique pas, c'est donc qu'ils n'en savent trop rien encore... ou bien que les nouvelles sont vraiment mauvaises) Il est facile d’en déduire les conséquences d’une grande guerre. Et si les installations de traitement et les ports pétroliers de la région venaient à être détruits, il faudrait sans doute des années de paix pour les reconstruire… pendant lesquelles les pays industrialisés auraient sans doute quelque peine à « faire durer » leurs trois beaux mois de réserves pétrolières. Sauf Etats-Unis produisant la majorité de leur pétrole et se reposant pour le reste surtout sur le Canada, ainsi que Russie seul pays à la fois industrialisé et exportateur de pétrole. Mais pour les Européens, les Chinois et les Japonais … (soit 45% du PIB mondial à peu près) Si quelques types plus ou moins louches répartis en bandes rivales menacent de commencer une baston générale dans le quartier à côté du mien, et en l'absence de toute police - qui n'existe évidemment pas à l'échelle internationale - personnellement j'aimerais bien avoir le choix d'être spectateur ! Hélas, s'ils se battent, ces bandes risquent de casser la distribution du gaz pour toute la ville... Je ne peux pas me contenter d'être spectateur. Du coup, je vais faire tous les efforts pour essayer de convaincre ces types de ne pas se battre. C'est mon intérêt bien compris. Et si j'échoue bien sûr, il ne me restera plus qu'à économiser le gaz, puiser dans ma réserve de secours et tenter de trouver d'autres fournisseurs. Quant à mes armes, elles ne serviront que pour défendre ma maison, ou à la rigueur mon quartier d'accord avec mes voisins. Que les brutes avinées du quartier d'à-côté se débrouillent toutes seules avec les conséquences de leurs actes !
  14. C'est vrai que ce serait une bonne idée. En cas de guerre d'ampleur au Moyen-Orient, je peux imaginer qu'on ferait aussi jouer au maximum le rationnement, et qu'on irait voir les autres producteurs plus stables ( Algérie, Russie, Nigeria, Gabon... ) pour voir s'ils pourraient augmenter temporairement leur production. Mais évidemment, on ne serait pas les seuls sur les rangs... une partie de chaises musicales en enlevant 40% des chaises, ça jouerait pas mal des coudes. Dans le pire des pires des cas, guerre sans limite avec destruction de toutes les installations pétrolières du Golfe et des années pour les remettre en marche, c'est vrai qu'on serait assez contents d'avoir six mois d'avance plutôt que trois.
  15. Les pays membres de l'Agence international de l'Énergie se sont engagés à maintenir au moins 90 jours de réserve d'avance. En France, c'est la SAGESS qui s'en occupe. D'après ce document ( dernière page ) les stocks représentaient plus de 105 jours de consommation en 2012.
  16. Je ne suis pas sûr que l'isolationnisme des démocrates (Lesquels, d'ailleurs ? à part Tulsi Gabbard dont les chances sont limitées) soit si prononcé. Les Etats-Unis protègent et donc exercent un degré certain de contrôle indirect sur des pays qui totalisent ensemble environ 40% de la production mondiale actuelle de pétrole, et de l'ordre de 65% des réserves restantes c'est-à-dire de la production future. En 1945, le Département d'Etat américain pouvait remarquer dans une note que les ressources pétrolières de la région sont "une source stupéfiante de puissance stratégique et l'un des plus grands trésors matériels de l'histoire du monde" ("a stupendous source of strategic power and one of the greatest material prizes in world history") Cela reste vrai, peut-être plus encore aujourd'hui qu'à cette époque étant donné que la part du Golfe dans la production mondiale de pétrole ne pourra qu'augmenter en tendance à l'avenir. Bien sûr, l'une des raisons sinon la raison primordiale pour laquelle le dollar est monnaie de réserve mondiale est que le pétrole du Golfe se vend en dollars, ce qui n'est que le résultat de la protection et du contrôle indirect par les Etats-Unis. Les démocrates disent volontiers - comme Trump avant eux, comme Obama avant lui - qu'il faut éviter les "guerres stupides", du type Irak 2003. Certes. Mais cela ne signifie pas abandonner la poule aux œufs d'or... J'ai beaucoup, beaucoup de mal à imaginer un démocrate quel qu'il soit "abandonner l'Empire". Je veux dire, même Bernie Sanders n'est pas un Noam Chomsky Il y a des excités en Arabie et en Israël, c'est certain. Ils veulent que l'Iran morde la poussière, que les Etats-Unis le fassent plier et le mettent au pas, c'est clair. Sont-ils prêts à risquer une guerre ? Sont-ils suffisamment inconscients de leur propre vulnérabilité, s'illusionnent-ils à ce point sur la capacité des Etats-Unis à les protéger de ripostes très dures ? A mon avis, il y a une part d'illusion dans leur jusqu'au-boutisme. Ils pensent peut-être que l'Iran pliera "forcément", ou alors que s'il y a guerre Washington pourra "bien sûr" les protéger. S'ils s'imaginaient invulnérables, le bombardement du 14 septembre aura peut-être au moins eu cet avantage de "remettre les yeux en face des trous" des dirigeants saoudiens. Si une dizaine d'impacts (ou "17") sur l'usine de Alqaïq réussissent à forcer à suspendre plus de la moitié des exportations de l'Arabie pendant des "semaines" (et peut-être plus ?), quelles seraient les conséquences d'une destruction de cette usine ? Combien d'années pour la reconstruire ? Avant cela, combien de temps pour établir la paix et la sécurité indispensables avant de même commencer les travaux ? Qu'en serait-il en attendant de la stabilité de l'Arabie ? Et d'ailleurs, au-delà de cette usine, que dire de la poignée d'installations équivalentes nécessaires au traitement des productions des EAU, du Koweït etc. Qu'en est-il des infrastructures portuaires ? Combien de temps pour reconstruire tout cela si c'était détruit ? Et l'économie mondiale, au fait ? Les trois mois de réserves pétrolières que maintiennent les pays industrialisés sous le coude, c'est bien, mais est-ce que ça peut durer des années ? Et les Etats-Unis tout fiers de leur pétrole de schiste - qui durera ce qu'il durera d'ailleurs - à quoi ressemblera leur économie si de l'Asie à l'Europe on est en carafe ? Je commence à me demander si cette attaque ne pourrait pas paradoxalement être une bonne chose ? La démonstration de vulnérabilité de l'Arabie saoudite, des autres monarchies pétrolières du Golfe, et plus généralement de l'économie mondiale est cinglante. Et si c'était justement le seau d'eau froide qui permettait de doucher les rêves mégalomanes des Trump, Ben Salman et autres Netanyahou et d'amener le président américain à la table des négociations ?
  17. Peut-être un Hoveyzeh, missile de croisière dévoilé en début d'année, qui aurait une portée de 1 350 km, serait déjà opérationnel, et ferait partie de la famille Soumar, laquelle aurait bénéficié de rétro ingénierie à partir de Kh-55 livrés par l'Ukraine en 2001.
  18. Impressionnant, ce truc, quand même ... La péninsule sur la droite c'est le Qatar. La petite île à gauche du Qatar c'est Bahreïn.
  19. Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'exprimer à un certain @Shorr kan je suis personnellement dans l'état de superposition d'ondes du chat de Schrödinger : ma fonction "C'est foutu on n'y coupera pas" et ma fonction "Trump n'est pas si con il va reculer au dernier moment" sont inextricablement mêlées... Ouvrez la porte de ma boîte et vous verrez dans quel état je me retrouve 1. Autour de + 10% dans la gueule à cette heure. A voir quel délai de remise en service annoncera Aramco au final, ça peut tout aussi bien se calmer que partir en capilotade 2. Le service de communication officiel de la Maison Blanche indique que c'est "chargé et prêt à tirer" (locked and loaded). Bon, bien sûr, le service de communication officiel a son propre vocabulaire, il ne faut peut-être pas prendre l'expression au pied de la lettre N'oublie pas de faire un petit tour à la station service au passage Il ne faut pas oublier l'argument économique, qui est imparable et déterminant. Voir par exemple le célèbre livre "La grande illusion" du Britannique Norman Angell, qui démontra brillamment que le coût d'une guerre étant si grand et les économies mondiales si enchevêtrées, le déclenchement d'une grande guerre était extrêmement improbable, et si cela arrivait quand même elle serait forcément très courte. L'ouvrage a eu énormément de succès, traduit dans de nombreuses langues il eut une grande influence. Il avait été publié en 1910. L'erreur de Angell - et de bien d'autres - est simple, mais profonde. Elle consiste à croire que les êtres humains sont des automates de calcul économique qui prennent leurs décisions en fonction de l'évaluation des rapports coût / bénéfice. Ce qui est complètement faux. Nous ne sommes de tels automates, au mieux, que pour les petites décisions comme choisir un grille-pain ou une assurance auto. Même pour ça ce n'est que partiellement vrai, et si nous étions tout à fait froids et rationnels... les publicitaires ne se fouleraient pas à essayer de nous influencer. Quant aux grandes décisions, nous sommes tout sauf rationnels. Je parle des décisions vraiment importantes comme se marier, avoir des enfants, entrer en religion... ou partir en guerre. Tel que je la comprends, cette machine infernale est assez simple dans le principe. Les Etats-Unis ont décidé d'étrangler économiquement l'Iran. Ils ont réussi à intimider Européens, Chinois et Japonais pour qu'ils les suivent. Et ils ont fixé le prix de la levée du blocus économique beaucoup trop haut, de telle sorte qu'il sera forcément refusé par l'Iran. Téhéran réagit par la seule stratégie qui lui reste, c'est-à-dire mettre en jeu sa dissuasion économique basée sur sa capacité d'interrompre les exportations de pétrole du Golfe. Pour cela, ils montent un barreau après l'autre de l'échelle d'escalade, espérant convaincre soit les Américains soit les Européens de bouger. Une stratégie de bord du gouffre naturellement, dont le succès est très incertain et les risques de dérapage énormes. Mais l'homme qu'on étrangle n'a pas grand chose à perdre, et ce n'est pas comme si les Iraniens avaient beaucoup d'alternatives. La question est de savoir si c'est le désir de Donald Trump de ne pas condamner irrémédiablement sa réélection qui l'emportera, ou bien sa répugnance à reculer. Car pour éviter la guerre, il faudrait qu'il recule, en desserrant l'étranglement, même de manière limitée et seulement pour ouvrir une fenêtre à la diplomatie comme le lui propose Emmanuel Macron.
  20. Bon, sinon j'ai le regret de devoir vous informer du décès de cette personne Lui et son épouse sont tombés victime de terroristes serbo-bosniaques le 14 septembre 2019 Mais pas d'inquiétude, hein. L'Allemagne n'attaquera pas.
  21. J'ai retrouvé l'image satellite de la même scène par Google Maps. L'intérêt c'est d'avoir l'échelle. Je dirais à vue de nez que les réservoirs ont 25 à 30 mètres de diamètre. Du coup, les trous créés par les impacts ne sont pas si petits que ça. 1,5 à 2 mètres peut-être ? L'époque que nous vivons vient juste de devenir encore plus intéressante. Ce serait barré, mais ce n'est pas le pire qu'il pourrait faire. Car il aurait du moins bien intégré le message "Si vous nous poussez à bout, dites adieu au pétrole du Golfe pendant une période... longue". Sinon bien sûr, ce n'est pas une question de taille de gonades. C'est que les Iraniens ont le couteau sous la gorge, et ce genre de situation n'a que deux débouchés possibles : soit soumission totale, soit réaction audacieuse en force. Là, ça ne ressemble pas trop à de la soumission, tout ça ...
  22. Enfer ! Je suis découvert ! Donc, ceci : ... Mais sur 1 000 bornes ? Avec un convoi de camions qui passe ? Oui, les Saoudiens ont mauvaise réputation en matière militaire. Et l'exploit ça existe, donc pourquoi pas les Houthis. Mais quand même...
  23. Quelques éléments sur les drones de fabrication iranienne : Famille Ababil - Reconnaissance ou "drone suicide", plusieurs standards successifs -1, -2 et -3 - Autonomie ordre de grandeur 100 km, plafond 3 000 à 5 000 mètres, vitesse 200 à 300 km/h - "Simple et bon marché", plusieurs centaines ont été produits - A été utilisé par les Houthis au Yémen comme munition flânante avec une charge de 30 kg sous le nom de "Qasef-1" Shahed-129 - Drone de combat lanceur de bombes - Autonomie 1 700 km, plafond 7 000 mètres, vitesse 150 km/h - Le haut de gamme, pour l'Iran seulement, non exporté, 23 à 25 seraient en service, la fabrication continue - Charge utile 4 x bombes guidées Sadid-345 de 34 kg - A été utilisé en Syrie Famille Saegheh - Bénéficie ou bénéficiera de la rétro-ingénierie du drone américain RQ-170 Sentinel capturé par l'Iran - En cours de développement ou de production. Statut opérationnel peu clair - Cependant, il aurait été utilisé opérationnellement en Syrie Avec l'attaque sur Abqaïq on doit parler - Soit de drones longue portée Shahed-129 voire Saegheh tirant des munitions, opérés évidemment par l'Iran - Soit de drones courte portée Ababil type munition flânante, qui sont utilisés aussi par les Houthis. Cependant, la capacité à traverser 1 000 km de désert en convoi de camions - un véhicule porteur par munition flânante - ceci en pleine Arabie saoudite et sans se faire repérer est... sujette à fort doute pour ne pas dire pire ! Si ce sont des munitions suicide Ababil qui ont frappé, elles étaient probablement opérées depuis des petites embarcations - la côte du Golfe est à 30 kilomètres - ou des équipes débarquées depuis bateau, voire depuis Bahreïn qui sait. On parle d'une opération conséquente, menée par un Etat. Pas par des troupes irrégulières, aussi performantes soient-elles.
  24. L'équation "Houthis = Iraniens" nous vient bien de nos amis néoconservateurs iraniens, et dans le cas général elle est fausse nous sommes d'accord. Dans ce cas particulier cependant : – Les attaques ont eu lieu par drones, et probablement pas des toutes petites choses étant donné qu’ils transportaient assez d’explosif pour mettre en carafe une énorme usine de raffinage pétrolier. Or, il est très improbable que des rebelles ne disposant pas des moyens d’un Etat construisent ce genre de machine tout seuls – Surtout, ce sont les installations à Abqaïq qui ont été attaquées, c’est-à-dire à plus de 1 000 km de la zone que les Houthis contrôlent au Yémen. Or, des drones artisanaux ne voyageront certainement pas aussi loin, et il paraît pour le moins difficile à des groupes d’irréguliers de traverser mille kilomètres de désert en Arabie saoudite sans être détectés ! Tel que je le vois, la revendication par les Houthis n’est qu’une fiction et une commode feuille de vigne. Cette attaque n’a pas été menée par des troupes irrégulières, mais par celles d’un Etat. A l’évidence, l’Iran. Il s'agit d'un épisode de la "montée aux extrêmes" en cours entre Etats-Unis et Iran. Téhéran mène une stratégie de "bord du gouffre" pour dissuader Américains suivis par Européens et Chinois de continuer à l'étrangler économiquement, en leur montrant que s'il le désirait il pourrait interrompre les exportations de pétrole du Golfe et plonger l'économie mondiale dans la récession voire pire, et en montant un barreau de l'échelle d'escalade à la fois. Stratégie très dangereuse à l'évidence, mais celui qu'on étrangle n'a pas grand chose à perdre. En l'occurrence, forcer à suspendre 5% des exportations mondiales de pétrole pour un délai qui aux dernières nouvelles se compterait « en semaines »… c’est une escalade impressionnante dans la stratégie de tension. Plutôt deux barreaux de l’échelle à la fois qu’un seul. A côté de ces nuages d'orage, les signes d'espoir sont relativement faibles : renvoi de l'ultra-néoconservateur John Bolton, diplomatie volontariste d'Emmanuel Macron pour obtenir une "pause" dans l'étranglement pendant laquelle une réunion entre les présidents américain et iranien serait organisée. Tout cela est positif... mais c'est à peu près tout ce qu'il y a de positif.
  25. @Kelkin @Wallaby @Shorr kan @kalligator @gustave @Patrick @Tancrède @nemo @Boule75 Juste pour vous signaler que j'ai continué sur le fil adéquat "Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle" la discussion que nous avions commencée ici il y a une semaine... Parce que le HS c'est bien... à condition de finir par retrouver le chemin de la maison à la fin
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