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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Quoi ? Le récit de Samson ne serait pas entièrement et exactement historique au sens où nous l'entendons aujourd'hui ? La réflexion du peuple juif sur sa propre Histoire et la trace qu'il y discerne de l'action de l’Éternel, ayant abouti à partir du dixième siècle avant Jésus à la rédaction sur plusieurs siècles de ce qui deviendra la Bible, laquelle inclut un certain nombre de livres historiques, ceux-ci ne doivent pas être nécessairement être pris tout autant au pied de la lettre que, au hasard, un manuel de classe de l'époque de la Troisième République ? Même s'ils ne le sont pas forcément beaucoup moins Alors ça... elle est nouvelle celle-là Donc, le rasoir qui prive Samson de ses cheveux serait la préfiguration de la kryptonite qui prive un autre héros juif de sa force surhumaine ? Et Superman - dont le vrai nom était Superjuif - inspiré par le personnage de Samson, en plus évidemment de Moïse ? Eh bien oui. Sauf qu'il est probable quand même qu'il y ait une base historique quelconque à Samson. Et surtout, que ce récit pose un certain type humain, et la figure d''une forme de résistance possible, celle du sacrifice. Vu de l'autre côté, celui des Philistins, ce récit peut être pris aussi comme un avertissement d'être modéré dans la victoire et modeste dans le triomphe. Et, surtout, de ne pas acculer au désespoir quelqu'un qui peut encore vous nuire. Pourvu que Donald Trump le comprenne enfin.
  2. [HS ON] Samson, tel que je le vois, et pour parler en termes de jeu de rôles, c'est le personnage qui sur une échelle de 0 à 20 a 45 en force et -2 en intelligence Il suffit de lire le chapitre final de son histoire (Juges 16). La femme qu'il aime, Dalila, est corrompue par les princes philistins qui lui promettent un million de dollars onze cents pièces d'argent chacun pour qu'elle essaie de découvrir le secret de sa force et comment elle pourrait disparaître. Du coup elle lui demande, mais il lui raconte une embrouille, parce que c'est secret. Eh bien justement les Philistins essaient de le maîtriser exactement de la manière qu'il a décrite à Dalila. Il leur meule la gueule puisque sa force est intacte... mais sinon il ne se doute de rien. Dalila c'est toujours sa chérie et tout. Alors elle lui redemande. Et ça recommence encore exactement de la même manière. Et puis encore une troisième fois. Et lui, toujours il revient vers elle. On a l'impression qu'il ne se fait jamais la connexion dans sa tête comme quoi son amoureuse qui pose ce genre de questions et les attaques qui surviennent exactement de la manière qu'il a décrite... ça pourrait ne pas être tout à fait une coïncidence. Vraiment un type confiant ce Samson. Pas un adepte des théories du complot hein... plutôt l'autre extrême Samson a été "Juge" sur Israël pendant vingt ans, c'est-à-dire un héros autour duquel on se rassemble en cas de danger. Pas exactement un roi puisque son pouvoir était limité à la défense. N'empêche que c'était lui le grand chef. Bon, Einstein était encore loin dans l'avenir, hein ... [HS OFF]
  3. Ça me paraît douteux. Les Américains perdent un F-117 en 1999 lors de la campagne de bombardement de la Serbie, mais ils continuent d'utiliser des F-117 pendant cette campagne, tout comme en 2003 contre l'Irak. Et ils ne retirent l'appareil du service qu'en 2008, après que le F-22 soit entré en service en nombre suffisant. Ou contre un Rafale, qui après tout dispose avec la bombe guidée AASM d'une arme parfaitement adaptée à la destruction de F-35. Ben oui, vu qu'ils sont au sol en maintenance la quasi-totalité du temps Hmmm, je vois bien dans l'avenir proche de ce fil un remake de Règlement de comptes à OK Corral Samson est-il sorti vainqueur du temple des Philistins à leur dieu Dagon ? C'est à voir. D'un côté les Philistins sont morts. De l'autre, lui aussi. A part le fait qu'elle serait extrêmement destructrice y compris pour l'économie mondiale, je ne crois pas que le résultat d'une guerre générale au Moyen-Orient soit vraiment prévisible. Trop d'inconnues. Par exemple, les éléments 235 et 239 (*) de la classification périodique de Mendeleïev pourraient-ils jouer un rôle ? Ça peut avoir l'air dramatique comme ça... mais l'enjeu si l'Iran réussissait comme si c'est probable à faire cesser les exportations de pétrole de la région serait vraiment élevé. Et l'Iran n'a pas d'armes nucléaires, lui. (*) Edit : Non, uranium et plutonium sont les éléments 92 et 94 de la classification périodique. 235 et 239 c'est le nombre de nucléons de leurs isotopes utilisés dans les armes nucléaires. Oups... et merci à @Wallaby
  4. Oui, c'est ce que je dis. Et je pense plutôt à des centaines ou au pire du pire des dizaines de millions. La population humaine était d'un peu moins d'un milliard au début du XIXème siècle juste avant la révolution industrielle. D'un autre côté, de très très nombreuses zones seront largement perdues pour l'habitation humaine du fait de l'effondrement des écosystèmes. Si je devais parier, en tenant compte aussi de la créativité et de l'inventivité humaine pour survivre dans de nouveaux environnements (Sibérie ou nord du Canada post-réchauffement) je dirais 300 à 400 millions de personnes après un effondrement écologique "sixième extinction" parvenu à son terme. Soit 95% à 97% de pertes par rapport à une population de neuf milliards de personnes. Moi je dis qu'il faut qu'on essaie les deux solutions-miracle. Et la combinaison austérité-partage. Et la techno-science. Si la France subissait une frappe nucléaire maximale d'extermination, genre 500 armes nucléaires sur les grandes villes et les villes moyennes jusqu'aux petites-moyennes, je ne suis pas certain qu'on aurait 95% de pertes. Ça pourrait être un peu moins.
  5. Je me permets d'en imaginer une conséquence : des personnes âgées qui vendent leur maison et claquent leur épargne dans de la consommation somptuaire. La grande majorité des vieux ne font pas cela parce qu'ils veulent laisser quelque chose à leurs enfants, ou s'ils n'en ont pas du moins choisir à qui et à quelles œuvres ils légueront ce qu'ils ont. Est-on sûr que nous aurons la même vocation à léguer si c'est pour l'Etat plutôt que pour des proches ou des choses en quoi nous croyons ? Non. La condition n'est pas "décroissance très massive". La condition est "diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre". Ce n'est que parce que nous ne savons pas faire marcher notre économie mondiale à moins d'y employer >80% d'énergie fossile que l'idée de décroître très massivement peut apparaître. En réalité, nous avons trois options 1. Décroître très massivement notre économie. Non pas les Français bien sûr. Ni les Européens. Mais les êtres humains : Chinois, Américains, Indiens, Africains et tous les autres. Problème = Même les peuples prospères ne veulent pas diminuer leur prospérité, encore moins la sabrer. A plus forte raison, ceux qui le sont moins voire beaucoup moins, ceux-là veulent l'augmenter au contraire. La solution "On va leur expliquer très fort" ne donne guère de résultats probants. La solution "On va les y forcer" est totalement impraticable, quand bien même on la trouverait souhaitable ce qui est pour le moins sujet à caution 2. Trouver et mettre en application des sources d'énergie non fossiles qui puissent remplacer pétrole gaz et charbon de façon à rendre possible une prospérité non seulement équivalent à l'actuelle mais nettement plus grande - les pauvres veulent aussi se développer - sans émissions de GES. Problème = Cela n'existe pas aujourd'hui, notamment les renouvelables n'ont pas ce potentiel, et les pistes éventuelles ne font absolument pas l'objet d'efforts de R&D autres qu'à niveau ridicule 3. Tenter de s'adapter à un réchauffement rapide et massif - jusqu'à +7°C en 2100 selon les nouvelles estimations tenant mieux compte des boucles de rétroaction positives - sachant qu'autour de nous les écosystèmes ne s'adapteront certainement pas, les premiers signes d'effondrement que nous détectons ne sont qu'un début et il s'agirait de s'adapter à l'effondrement de l'essentiel des écosystèmes autour de nous. Problème = Si la survie de l'humanité est pensable dans ces conditions - du moins dans certaines régions favorisées - ce ne serait certainement pas une humanité comptant 9 ou 10 milliards de personnes. Nous parlons de la mort prématurée de la majorité, peut-être la grande majorité des êtres humains aujourd'hui vivants et de ceux qui naîtront dans les décennies à venir. Nous parlons d'une survie dans le sens où les communautés de chasseurs-cueilleurs que les Européens trouvèrent au 16ème siècle sur le site de la gloire des Mayas étaient bien les descendants de cette grande civilisation : rien qu'une ombre L'adaptation heureuse, le Sam'Suffit planétaire est une dangereuse illusion. Du moins si on le pense à la bonne échelle, planétaire, et à la bonne échéance, de nombreuses décennies : on ne peut pas s'adapter à un effondrement non seulement de l'économie industrielle, mais encore des écosystèmes... à moins de s'adapter en s'effondrant. Si nous n'arrivons pas - et pour ça, il faudrait commencer par essayer ! - à appliquer soit l'option 1 du miracle d'austérité et de partage, soit l'option 2 du miracle techno-scientifique, alors il ne faut surtout pas s'imaginer un quelconque "retour à la terre" ou "retour sur de petites communautés autosuffisantes". Car la terre ira de moins en moins bien. Sans compter que dans un monde où les ressources vivrières sont en diminution rapide, une certaine augmentation du niveau de violence n'est pas tout à fait improbable... Il y aura des paysans dans ce monde bien sûr. Ce seront des esclaves, ou au mieux des serfs, au bénéfice des gagnants de la compétition darwinienne entre les groupes armés, parallèle à la compétition pour les ressources restantes entre les esclaves eux-mêmes. Un retour sur de petites communautés autosuffisantes ne suffit pas. Il faudra aussi construire des châteaux-forts, et pour cela les serfs seront de corvée bien sûr. Tout à fait d'accord ! Il faut rappeler l'histoire de l'enfant qui dit que le roi est nu. Thunberg est d'une certaine manière dans la position de cet enfant. Absolument, mais je rajouterais un autre levier en plus d'un protectionnisme "vert". Modéré, hein... aussi modéré qu'une hache d'armes Il y aussi le levier de la compétitivité. Car des programmes massifs de R&D sur les pistes de nouvelles sources d'énergie non fossiles, s'ils aboutissent ou commencent à aboutir pourraient aussi l'emporter par la compétitivité-prix pure, s'ils étaient moins chers que les centrales à charbon qui aujourd'hui ont la cote dans les pays les plus pauvres. @bubzy Comme je l'ai exprimé un peu plus haut dans ce post, je ne crois absolument pas à une adaptation heureuse et un Sam'Suffit planétaire. Je réagis juste à quelques points supplémentaires pour compléter Et peu. La diminution inévitable de population dans ce scénario n'ira pas nécessairement au-delà du minimum de morts nécessaires pour que ceux qui restent aient suffisamment à manger. D'autant que la natalité pourrait augmenter, en même temps que la mortalité : les modélisations effectuées par le Club de Rome prévoient plutôt un monde à forte mortalité et natalité. Il s'agira de rations de survie. Il faut aussi rappeler que dans le monde "d'avant", les paysans ne sont pas seulement dominés socialement par ceux qui ont les armes. Ils sont aussi dominés physiquement, étant plus petits et chétifs. C'est l'abondance d'une nourriture plus saine - même nous en abusons parfois - qui a provoqué l'augmentation de taille moyenne de la population des dernières générations - bref qui a permis à tout le monde d'être plus grands et plus forts, pas seulement aux nobles. On ne trouve pas un sens à la vie dans la consommation compulsive ni ostentatoire, je ne pourrais pas être davantage d'accord. Comme d'ailleurs la grande majorité de la population Ça ne signifie absolument pas que la pauvreté et la culture de survie soit souhaitable pour trouver un sens à sa vie. Oh si, on ira voire Tantine Machin Parce qu'elle habitera à cinq bornes ! Dans un monde où les transports sont beaucoup plus difficiles, et où on a beaucoup moins de temps pour les loisirs qui plus est, il est clair qu'on ira beaucoup moins loin. Mes grand-parents maternels, nés dans la première décennie du XXème siècle, se sont mariés dans l'entre-deux-guerres. Leur voyage de noces, c'était la découverte d'un pays lointain... un voyage à vélo dans le département voisin ! Et ça se passait dans un monde déjà bien développé du point de vue industriel, et surtout avec une nature intacte plutôt que ravagée par un effondrement écologique. Bien sûr, le Sam'Suffit post-catastrophe écologique serait bien pire. Non, elle n'est pas inévitable, comme dit plus haut. Il faut réaliser au moins un parmi deux miracles : austérité et partage, ou bien techno-scientifique. Et si nous n'y arrivons pas, alors il n'y aura pas d' "amortissement" du choc. Même s'il y aura certes un sens à la vie - il y en a toujours un ! - qui sera de tenter de survivre, et pour la majorité de ne pas réussir très longtemps.
  6. Je comprends l'idée, mais... on parle quand même d'une enquête parlementaire pour destitution. Oui, l'irritation est justifiée. On aimerait dans l'absolu que la classe politique du pays le plus puissant au monde s'occupe d'autre chose - éventuellement de sujets importants, c'est pas ce qui manque en politique interne comme étrangère ! On peut en un sens rattacher le feuilleton à venir au chapitre criaillerie... Sauf qu'il aura sans doute un impact bien réel sur l'élection 2020. Un sujet qui va au-delà des criailleries. Sauf qu'il s'agit quand même de la procédure de destitution d'un président. La mise en branle (*) de la procédure la plus lourde qu'un parlement puisse diriger contre le chef de l'Etat aux Etats-Unis. La Grosse Bertha de la politique américaine. On est largement au-delà des criailleries. Le parti démocrate a hésité longtemps au bord de l'eau. Là, ils viennent de plonger ! (*) Par des branleurs, certes... Et non j'ai pas honte !
  7. Le verbatim officiel de la conversation entre Trump et Zelenskiy en juillet a été diffusé. Le document complet est là. - Les médias pro-démocrates sont sur leurs grands chevaux à crier trahison, car Trump a bien demandé à Zelenskiy de faire avancer l'enquête sur les malversations supposées de Hunter le fils de Joe Biden - Les médias pro-républicains font remarquer que Trump n'a établi aucun lien entre cette demande et l'aide militaire américaine à Kiev - qui a d'ailleurs bien été versée, alors que l'Ukraine n'a rien fourni contre Biden, donc circulez y a rien à voir Mon avis perso : - Trump a clairement cherché à obtenir des informations sur Hunter Biden. Et bien sûr s'il s'intéressait à ce citoyen en particulier, ça avait à voir avec l'élection de 2020. D'autre part, il a cherché des infos sur Crowdstrike l'affaire du serveur du DNC. Donc non, pas "rien à voir" : y a bien un président qui cherche à être réélu... et il joue avec la ligne blanche... il mord même dessus Il est confirmé que c'est un type louche qui joue avec les limites et conduit ses petits bizness... mais ce n'est une nouvelle pour personne, si ? Même pas pour la majorité de ses partisans sans doute. - Mais d'un autre côté, je ne vois pas qu'il ait formellement rien fait d'illégal. Il n'est pas anormal qu'un chef d'Etat cherche à obtenir la collaboration de pays étrangers pour résoudre des affaires judiciaires, et surtout il ne semble pas y avoir de quid pro quo, donc pas d'utilisation des moyens de l'Etat américain pour des objectifs privés. Donc pas de véritable chance que la procédure de destitution aille à son terme. Sachant que son dernier stade est un vote parlementaire qui doit dégager une majorité des deux tiers pour dégager le président... ce qui signifie que la destitution effective nécessiterait une forte participation des députés républicains, donc des éléments en béton armé sur le plan judiciaire, afin que la chose soit évidente au point d'être impossible à nier. Sauf à ce que de nouveaux éléments beaucoup plus probants apparaissent (lesquels ?) on en est très loin. Trump ne sera pas destitué. Mais d'un autre côté... que de criailleries en perspective ! Voici les deux extraits les plus importants :
  8. Alexis

    Le F-35

    Ça va saigner... Les pays européens n'ont pas les mêmes budgets militaires gargantuesques que les Etats-Unis... ni forcément des représentations nationales si corrompues. En même temps, qui dira combien de combattants étaient dans ce site Daech ? Pas nécessairement une flopée. Peut-être deux ou trois...
  9. Ouille... je me dois de te décevoir L'article est tiré de The Onion, site américain dont l'équivalent français est le Gorafi. C'est du 100% ironie & canulars.
  10. Euh, Adolf a perdu la guerre, faut-il le rappeler ? Mouais, Madrid estime probablement que la part des investissements dans le SCAF qu'il paiera auront plus de chance de profiter au final à l'Espagne s'ils sont contrôlés par un systémier espagnol comme l'est Indra. Bonne ou mauvaise décision je ne sais, mais enfin je ne vois pas ce qu'il y a de critiquable dans le principe. Un gouvernement a encore le droit de choisir d'attribuer un contrat à l'entreprise de son choix. Tu veux dire, tu cherches un produit à vendre à Téhéran en échange du pétrole qu'on va leur acheter ? Hmmm, oui, créativité commerciale, il faut le reconnaître
  11. Je ne suis pas sûr... mais ça pourrait être la même marque que l'huile pour ma voiture
  12. La photo de famille Touchant, n'est-il pas ?
  13. Nouvelle dénonciation de l’hypocrisie de Greta Thunberg par un grand média français. Et il faut le dire, cette fois-ci ils frappent juste. Je ne vois guère ce que Greta pourra y répondre, comment elle pourra se défendre du scandale et faire croire à la cohérence de ses convictions écologiques ! Il s’avère qu’une photo la montre en 2004 utilisant une couche JETABLE ! La preuve, indubitable...
  14. Continuer les transactions commerciales entre UE (resp. France) et Iran en protégeant le commerce dans les deux sens au moyen d'un intermédiaire : - Qui dans le cas de la France pourrait être l'Etat français lui-même achetant des barils de pétrole à l'Iran et lui vendant blé, médicaments ou pièces détachées. Dans le cas de l'UE ce pourrait être l'UE elle-même - Les transactions ne feraient pas intervenir le dollar, voire pourraient ne faire intervenir aucune monnaie officielle, étant libellées par exemple en or ou en bitcoin - La banque d'échanges serait créée pour l'occasion comme établissement à vocation unique le commerce euro-(resp. franco-)iranien Pour cela, il faut décider d'agir. C'est clairement ce qui a manqué. Quant à l'argument de la dépendance : - Il n'existe pas de dépendance économique envers les Etats-Unis. Le commerce bilatéral franco-américain par exemple se monte à 6/7% du commerce extérieur total français, et il est globalement équilibré. Toute nouvelle sanction américaine décidée "parce que je le veux et je me f... des règles" - bref comme d'habitude, extraterritorialité toussa - pourrait être contrebalancée par une sanction réciproque maintenant l'équilibre. L'Allemagne a un commerce extérieur excédentaire avec les Etats-Unis c'est vrai... c'est l'une des raisons pour lesquelles elle pourrait choisir de ne pas participer c'est vrai - Il n'existe pas de dépendance militaire française envers les Etats-Unis. Naturellement ce n'est pas vrai de l'Allemagne, avec les 50 000 soldats américains qui y sont basés et sa défense basée sur la protection américaine. Si Washington hausse suffisamment le ton, il est clair que Berlin "s'écrasera". C'est d'ailleurs peut-être ce qui s'est passé en coulisses ? Mais la France ne subit pas ce blocage, elle pourrait agir seule si besoin est Reste que ce choix de subir l'intimidation américaine et participer au blocus de l'Iran est le bon choix... si. Si le calcul porte sur un enjeu faible. En bref, si tout cela ne débouche pas sur une guerre. Ou alors sur une guerre qui ne nous impactera guère. Car enfin il est vrai qu'il n'est pas de la responsabilité des Français, ni des Européens, d'intervenir si un pays X étrangle un pays Y au risque de pousser à une guerre. Même si X est le plus puissant de nos alliés. Après tout, la responsabilité de chaque pays est d'abord de veiller à ses intérêts propres. Si l'éventualité que l'Amérique ou l'Iran se lancent tout seuls dans une guerre au Moyen-Orient déboucherait sur la mort de milliers de civils, des destructions étendues, le ravage de l'économie d'un pays et la perte de milliers de soldats de part et d'autre... mais sans nous gêner véritablement. Alors, il est vrai que c'est bien dommage tout cela. Oui. Mais bon... c'est leur affaire. La responsabilité de la France - au nom de notre amitié séculaire avec le peuple américain - se limite alors à dire aux Etats-Unis "Vous êtes en train de faire une nouvelle connerie, il vous faut changer de chemin". Et à s'écarter du chemin s'ils ne le font pas - au nom de nos intérêts propres. Seulement voilà. Une guerre Etats-Unis-Iran - au-delà de la guerre économique déjà déclenchée par Washington, et qui tue déjà parmi les civils iraniens - ne causerait pas de gravissimes dommages seulement aux participants et aux voisins directs. Elle déboucherait probablement sur l'interruption des exportations de pétrole du Golfe, ceci pour une période qui pourrait être très longue... s'il faut reconstruire pratiquement en parlant de zéro des installations détruites de fond en comble usines et ports. Ce pourrait facilement être des années - beaucoup trop long pour que les réserves de 90 jours maintenues par les pays de l'OCDE soient suffisantes. Cette éventualité était déjà assez évidente avant l'attaque sur Abqaïq et Khurais, en regardant l'arsenal iranien en missiles balistiques, sous-marins de poche, missiles antinavires et de croisière. Après la démonstration cinglante de vulnérabilité du 14 septembre, quand une attaque limitée avec une poignée de drones et de missiles de croisière a suffi pour mettre au tapis la moitié de la production saoudienne de pétrole pour une durée inconnue se mesurant au moins en semaines... l'évidence devient aussi claire que de l'eau de roche. Or, les pays du Golfe produisent environ un tiers du total du pétrole mondial. Une économie mondiale qui doit faire avec un tiers en moins de pétrole pendant plusieurs années, c'est une économie mondiale en récession profonde voire pire. Bref, le calcul qui est commun à la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, et aussi à la Chine et au Japon, c'est-à-dire de préférer s'éviter les inconvénients limités et temporaires d'une fâcherie et d'une épreuve de force avec les Etats-Unis avec sanctions réciproques en comptant que les conséquences de cet évitement ne seront pas si graves, au pire portées par les Iraniens et les Américains... ce calcul est faux. Les conséquences de cet évitement risquent d'être gravissimes. Il suffirait qu'un certain président américain pas précisément renommé pour son habileté ne sache pas ou ne veuille pas reculer en desserrant l'étau qui étrangle l'économie iranienne, poussant Téhéran à envoyer des signaux de plus en plus forts de vulnérabilité de l'infrastructure pétrolière du Golfe, jusqu'à provoquer - et il suffirait d'une toute petite erreur de calcul de part ou d'autre - un emballement vers une guerre majeure. Pas parce que ce serait l'intérêt de l'Iran dans l'absolu naturellement, mais parce qu'il n'a pas d'autre choix que de monter les barreaux de l'échelle d'escalade en espérant faire peur à ceux d'en face... celui qu'on étrangle alors qu'il a une dague pointée sur la jugulaire de son agresseur, est-il si surprenant qu'il appuie de plus en plus... faisant couler une goutte ici... une estafilade là... tout en avertissant que tant que la pression sur sa gorge n'est pas relâchée, il continuera à augmenter de plus en plus fort ? Il est dans le pouvoir des Européens, ou même de la France seule, ou encore de la Chine, de repousser l'intimidation américaine, de commercer avec l'Iran en achetant son pétrole en échange de médicaments et du reste de ce dont sa population civile a besoin. Le choix de ne pas le faire est une erreur stratégique majeure. Très possiblement une erreur de dimension historique, et que la postérité jugera sévèrement. Tiens, c'est le moment de découvrir une expression française
  15. Sans compter la réponse de USABall: "Annex Greenland!"
  16. En fait, ce fil avait été signalé par @Ciders il y a quelques jours. J'ai juste posté la mise à jour... puisque le feuilleton continue
  17. Dernières nouvelles du Front Brexit (Il y a encore plusieurs gazouillis derrière)
  18. Veuillez nous excuser pour cette interruption indépendante de notre volonté. Le spectacle va reprendre dans quelques instants. La Haute Cour britannique déclare la suspension du parlement « nulle et sans effet » Il va donc se réunir « sans délai ». Le spectacle va reprendre. Naturellement, aucun des principaux partis n'envisage d'utiliser cette occasion de faire ce que les parlementaires ont refusé depuis le début de l'année, c'est-à-dire approuver enfin l'accord de retrait. Celui dont le Conseil européen a dit en avril que le nouveau délai accordé jusqu'à fin octobre était conditionné à l'exigence de ne rien y changer. Pas d'inquiétude. Les parlementaires connaissent leur boulot, ils continueront à faire du rien.
  19. Commentant l'impasse créée par le refus britannique du filet de sécurité (par le parlement au printemps, le gouvernement maintenant), ainsi que les élucubrations propositions britanniques pour faire une frontière sans contrôles physiques, Michel Barnier a résumé C'est là un nouvel exemple de la technophobie et du caractère rétrograde des Continentaux. Que n'a t il entendu parler de l'application CowOnLine, avec capteurs intégrés aux oreilles et aux pis de la vache, solution utilisée par tous les éleveurs en Grande-Bretagne ! Y a de quoi devenir folle, je vous le dis ! En plus, ça ne serait pas la première fois...
  20. Boris Johnson veut un nouvel accord nucléaire avec l'Iran. Un accord Trump. #LaVoixDeSonTrump #NoDealBrexitIsGoodForYou #PlusSouverainTuMeurs Donald Trump est enchanté. Il répète tout le respect qu'il a pour le premier ministre britannique. #DonaldBonisseurDeLaBath L'Iran répond : commencez par respecter l'accord existant #DronesInYourFace #TEnVeuxEncore Bon, j'ai fait le plein ... Je peux utiliser les transports en commun plutôt que la voiture ... Mon épargne est en dehors du système bancaire ... Je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus.
  21. Voici la déclaration complète, publiée en anglais. Traduction par DeepL Mon avis : c'est une très mauvaise déclaration. Dire que l'Iran est à l'origine du bombardement du 14 septembre, c'est reconnaître l'évidence. Là n'est pas le problème. Ce qui est exécrable, c'est qu'à part un rapide rappel que les trois pays soutiennent l'accord de 2015, il n'est fait aucune mention de cet accord. Et surtout de l'événement à l'origine de la montée des tensions et notamment des attaques du 14, c'est-à-dire le retrait des Etats-Unis de cet accord et leur intimidation systématique des autres pays pour bloquer leur commerce avec l'Iran. Le mot "Etats-Unis" ne se trouve même pas dans la déclaration, alors que c'est leur politique d'étranglement de l'Iran qui pousse la victime à riposter ! Une déclaration équilibrée aurait certes appelé l'Iran à s'abstenir de toute nouvelle attaque, mais aurait tout autant ou plus précisément davantage encore exhorté les Etats-Unis à revenir dans l'accord de 2015, ou du moins à cesser leurs sanctions anti-européennes et anti-chinoises destinées à empêcher ces pays de commercer avec Téhéran, de façon à cesser l'étranglement de l'économie et les persécutions de la population de l'Iran, ce qui aurait du coup justifié l'arrêt de toute provocation de la part de Téhéran. Le fait même qu'une déclaration aussi déséquilibrée ait pu être émise démontre encore s'il en était besoin qu'aucun de ces trois pays ne va agir sérieusement pour se sortir tout seul des sanctions et intimidations de Washington, rétablir le commerce avec l'Iran, relâchant la pression sur lui et permettant d'abaisser les tensions. Les Européens, ou même la France seule, aurait pu jouer un rôle. Mais cela n'arrivera pas. Le face à face Etats-Unis - Iran va continuer, qui est un face à face entre un étrangleur et une victime qui a une dague posée sur la jugulaire de l'économie mondiale, sans qu'aucun pays ne s'interpose ni du moins ne démonte le dispositif américain d'étranglement. La guerre est devenue encore un peu plus probable.
  22. C'est marrant, cette idée que les Américains regardent les dangers en face et définissent une stratégie pour les parer, tandis que les Européens trop naïfs, voire dépendants, voire munichois et lâches vont à la négociation avec tel pays voyou comme la vache va au taureau (sans oublier d'être antisémites au passage, on les connaît allez)... me rappelle quelque chose. Il y a des noms... des mots qui me reviennent aussi. Mars et Vénus... Rumsfeld... Singes capitulards mangeurs de fromage... Camions porteurs d'armes biologiques mobiles... Frites de la liberté... C'était quoi au juste, déjà ? Et ça s'est terminé comment ?
  23. Emmanuel Macron critique les marches climatiques «Qu’ils aillent manifester en Pologne!» - La première chose que le chef de l’Etat semble ne pas avoir comprise, c’est que le mouvement initié par Greta Thunberg n’a pas vocation à faire pression sur le gouvernement français pour qu’il agisse. Mais à faire pression sur tous les gouvernements du monde entier (enfin, ceux de pays démocratiques bien sûr… il n’y a pas de manifestations de ce genre à Pékin, pour des raisons évidentes). Ce n’est pas de toi seul qu’il s’agit Emmanuel ! Mais de tout le monde ! - La deuxième chose qu’il semble ne pas avoir comprise c’est que le danger du réchauffement climatique tendant vers un seuil de non-retour catastrophique ne sera certainement pas paré juste parce que quelqu’un aura convaincu les Polonais de lever leur objection à une déclaration politique en faveur de la « neutralité carbone » de l’UE en 2050 - une déclaration qui ne mange pas de pain, soit dit en passant. Il s’en faut de beaucoup ! Il est parfaitement exact que la France est l’un des pays en tête en Europe pour ce qui est d’avoir de faibles émissions de gaz à effet de serre pour un niveau de prospérité donné. Ceci essentiellement grâce à nos centrales électronucléaires, un peu aussi grâce à l’hydroélectricité, un peu grâce aux taxes sur l’essence qui incitent à choisir des véhicules plus économes. C’est appréciable, mais cela ne suffit pas, loin de là. Ce n’est pas une fuite de pique-niqueurs surpris par un ours, où il s’agit juste de ne pas être le dernier, celui que l’ours rattrapera. Non, cet ours là ne se contentera pas d’une victime sacrificielle. Et il s’agit de faire BEAUCOUP, BEAUCOUP mieux que les pays aujourd’hui les plus efficaces en termes de rapport GES / prospérité ! ... Et si quelqu’un peut aujourd’hui en France lancer une R&D volontariste et massive pour tenter de trouver des manières de produire de l’énergie d’une part beaucoup moins polluantes en gaz carbonique, d’autre part qu’on puisse mettre à la bonne échelle massive – ce qui est impossible avec les renouvelables actuellement existants… qui d’autre, sinon le président de la République ? ... Et si quelqu’un peut étendre de tels programmes de R&D à l’échelle encore supérieure celle de l’UE, ce qui suppose de convaincre les Allemands que le « Schwarz null » le déficit public zéro n’est pas forcément la meilleure politique quand « la maison brûle », qui d’autre est le mieux placé, sinon encore une fois Emmanuel Macron ?
  24. Qui est "les" ? Les êtres humains, non ? Donc des gens... comme toi et moi, en fait ? La plupart des gens de mon expérience : 1) Seraient prêts à changer des choses, voire pas mal de choses dans leur mode de vie. A une condition cependant : qu'ils soient convaincus que ça fera une vraie différence au final. Ce qui signifie bien sûr que ces changements seront collectifs, ou ne seront pas : les changements individuels "je fais ma B.A. pour la planète" ça ne va pas bien loin, il y a faut les lois et l'Etat 2) Ne sont pas prêts à diminuer leur prospérité. Sans compter que la plupart des gens aujourd'hui sont pauvres (Africains, Indiens, etc.) et voudraient plutôt l'augmenter... vraiment ! Un chemin de solution est donc possible, à ces deux conditions expresses : - Définir quelles adaptations et comment les mettre en place politiquement - Impérativement, disposer d'une source d'énergie apte à remplacer les énergies fossiles, et bien au-delà. Qui n'existe pas aujourd'hui, c'est donc que la R&D sur les pistes pour y parvenir est une urgence Je ne recommande pas la naïveté. Mais je recommande encore moins l'immobilisme...
  25. A cause du grand non-dit sur la lutte contre le réchauffement climatique : on voudrait bien conserver la même prospérité, tout en empêchant un réchauffement catastrophique. Enfin, sauf les habitants des pays pauvres. Eux, ils voudraient bien changer. Par exemple, avoir la même prospérité que dans les pays riches. Le problème bien sûr... c'est que tout ça n'est pas cohérent, à technologie constante.
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