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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Ça bouge vite. L'hypothèse que j'imaginais jeudi, ne croyant moi-même qu'à moitié à cette possibilité pourtant logique en "déroulant" le raisonnement... cette hypothèse commence à prendre corps. Boris Johnson décidé à défier la loi plutôt qu'à demander un report du Brexit. De la partie accessible de l'article : Je n'ai pas trouvé le verbatim de ce qu'il a dit, mais je suppose que le Telegraph, quoique gouverné par des fans de Johnson, n'inventerait pas des citations. L'information se trouve aussi sur le site du Guardian d'une autre manière : Une chose est sûre : le feuilleton du Brexit a encore le temps de subir de multiples rebondissements d'ici le 31 octobre ! -
Si. Toi D'accord sur les deux interprétations possibles. Quant à choisir entre les deux... ? J'aurais tendance à penser que le principal critère pour choisir entre les deux explications est le niveau d'optimisme ou pessimisme. Tu te places du côté des seconds. Moi... je suis un peu comme le chat de Schrödinger. Ouvre la porte de ma boîte, et tu verras si ma fonction d'onde est tout sourire ou toute inquiétude
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce n'est pas nouveau, c'est même très classique maintenant, mais ça reste toujours aussi hallucinant. La quasi-totalité des commentateurs britanniques semblent vraiment croire que la loi Benn constitue un blocage légal d'une sortie sans accord le 31 octobre ("a legal block on No Deal exit on Oct 31"). Ce qu'elle n'est absolument pas, sauf à imaginer qu'une demande de report sera acceptée alors que tous les messages ont été émis du côté des 27, en temps et en heure, puis répétés, pour signifier qu'il n'y aurait pas de nouveau report, sauf circonstances très particulières du type nouvelle question posée au peuple britannique, circonstances qui ne sont pas rassemblées. Si comme je le pense (probabilité > 50% à mon avis) la décision du Conseil les 17-18/10 est soit le refus de toute prolongation soit un report très court ne laissant que le temps pour le parlement britannique d'approuver l'accord de retrait s'il le décide, pas mal de gens dans la sphère médiatique britannique vont vraiment tomber de leur chaise... Je fais remarquer que le pourcentage d'approbation / de confiance des présidents de la République, à travers toutes les vicissitudes, présente une structure d'ensemble fort simple de Giscard à Hollande : une baisse continue. On peut imaginer que les Français deviennent de plus en plus exigeants, ce à quoi leurs pauvres dirigeants ne peuvent mais... cependant, je trouve beaucoup plus convaincant l'idée que la baisse de la confiance est au moins en partie de la responsabilité de ces dirigeants. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Ça n'est pas la question C'est de la séquence complète Giscard-Mitterrand-Chirac-Sarkozy-Hollande que je parlais, si tu relis mon post. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Ça a l'air prétentieux comme ça... mais si il avait raison ? S'il était vraiment capable de convaincre les plus récalcitrants par son charme ? Regardez comment il se débrouille, là ! -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Giscard d'Estaing est pratiquement toujours au-dessus de 50% de cote de confiance, sauf les derniers mois où il reste quand même au-dessus de 40%. L'ensemble du premier mandat de Mitterrand est au-dessus de 36%, et la moitié du temps au-dessus de 50%. Même les trois dernières années de son deuxième mandat, il est la plupart du temps entre 35 et 45%. Pendant le premier mandat de Jacques Chirac, 32% de popularité comme Macron maintenant c'est son minimum absolu, la plupart du temps il était entre 40 et 60%. Plus près de nous, Sarkozy les trois premières années de son mandat est la plupart du temps entre 32 et 40%, et 32% est un minimum touché rarement. Non, ce n'est pas une "particularité culturelle" française. Il y a vraiment un niveau de satisfaction de moins en moins élevé d'un président au suivant, ceci depuis plus de quarante ans. Je me permets de ne pas exclure pas qu'une baisse constante de qualité du personnel politique, en l'occurrence présidentiel, en soit la cause. Ce qui pourrait être en train de se passer - Est-ce réel ? Durable ? - c'est que ce mouvement d'effondrement de la qualité des présidents ait touché son nadir avec Hollande, et que Macron soit véritablement en train de commencer à remonter le niveau. Si c'est confirmé dans la durée, ce sera une vraie bonne nouvelle pour la France. Reste que "meilleur que François Hollande" n'est pas un niveau d'exigence très élevé... -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas mal, la photo de Macron illustrant cet article... à la fois l'air très content de lui, et un peu menaçant quand même Ermmm... je ne m'emballerais pas comme ça quand même. Que Macron soit actuellement le dirigeant européen avec la plus forte influence à l'étranger me semble difficilement contestable. L'effet à la fois du relatif effacement allemand et de la "bonne séquence" récente avec l'élection de von der Leyen, les tentatives de médiation entre Iran et Etats-Unis, le changement d'orientation vis-à-vis de la Russie et enfin la réussite du G7. Bon, cela dit, sa cote de popularité remonte oui... elle reste tout de même aux alentours de un tiers des Français, quand un ahuri ambulant comme Trump se maintient imperturbablement depuis le début de son mandat aux alentours des 40% ! C'est beaucoup mieux que Hollande oui. Mais bon "beaucoup mieux qu'un désastre historique" ça reste pas bien brillant dans l'absolu. L'épilation du maillot ? ===> Je connais le chemin ! ... mais j'en reviens bien vite Ça ne lui permettrait pas d'éviter l'injonction d'envoyer au plus tard le 19 octobre une lettre demandant à Tusk un report de 3 mois du Brexit. Un premier ministre démissionnaire reste en fonctions jusqu'à ce qu'un successeur soit trouvé. Et vu la division actuelle du Parlement, il y faudrait des élections... Sauf à passer l'arme à gauche, ce qui n'entre probablement pas dans ses projets, difficile d'imaginer comment Boris Johnson pourrait ne plus être premier ministre britannique le 19 octobre. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici un lien qui avait déjà été posté il y a quelques pages - mais je ne le retrouve pas - un point intéressant par un journaliste du Financial Times Sinon, le directeur de l'institut d'études économiques allemand DIW, Marcel Fratzscher, intervient pour dire que la sortie sans accord est préférable à un report du point de vue économique. -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Le nom ? Tu aurais l'adresse aussi s'il te plaît ? Sinon, voici un petit témoignage qui permet de bien voir à quel point aucune solution individuelle ne saurait suffire pour éviter que le réchauffement passe au catastrophique, à quel point il est illusoire d'espérer que des efforts individuels puissent être efficaces dans un environnement qui les rend impossibles. « Comment l’Amérique a fait de moi une tueuse de climat », par une journaliste allemande détachée à Denver pour quelques mois et qui a essayé d’appliquer aux Etats-Unis ses habitudes plus éco-conscientes. Et constaté rapidement que c’était juste impossible, et qu’il ne restait que le fatalisme. Petits extraits :- 2 408 réponses
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Le Brésil, le géant de l'Amérique du Sud
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
D'une manière générale, l'insulte en politique a une longue histoire. Quelques exemples historiques ici, notamment pendant la IIIème république qui semble avoir été une "grande époque" On peut aussi citer le mot de De Gaulle au sujet d'Albert Lebrun "En tant que chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué : qu'il fut un chef, qu'il y eut un Etat". Je vois quand même deux problèmes dans cette affaire brésilienne : insulter un proche de la personne visée, une femme qui plus est. Et insulter sans faire de mot d'esprit. Parce que "T un ton", c'est d'un niveau ... -
Le Brésil, le géant de l'Amérique du Sud
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Tiens, y a ce Monsieur qui te remercie -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Le problème à mon avis n'est pas l'esprit de la Constitution non écrite du Royaume-Uni. Ce serait plutôt le sens commun, voire la santé mentale Mais bon si l'objectif des Conservateurs est de déclencher une élection anticipée, tandis que les Travaillistes veulent l'empêcher, la conséquence d'un tel vote de défiance sera bien ce spectacle mémorable et pour tout dire... eh bien les mots me manquent... Jeremy Corbyn le communiste-couteau-entre-les-dents votant la confiance au gouvernement de Boris Johnson, tandis que Jacob Rees-Moog l'aristocrate-du-XVIIIème-égaré-au-XXIème voterait la défiance Je veux voir ça ! Bon, sinon les bruits (ce ne sont encore que des bruits hein) vont plutôt dans le sens du refus par les Travaillistes de toute élection anticipée avant la date du 31 octobre. C'est ce qu'a dit la ministre des affaires étrangères "fantôme" (c'est-à-dire celle de l'opposition) Emily Thornberry Donc si on résume, lors du prochain Conseil européen les 17-18 octobre - Les 27 n'auront aucune proposition constructive du premier ministre britannique, - Naturellement aucune signature de l'accord de sortie par le parlement (ce qui était l'objectif des six mois de délai accordés en avril) - Si Johnson obéit à la loi Benn, ils recevront une demande de 3 mois supplémentaires (sachant que le parlement prévoit déjà les reports d'après) - Ceci sans aucun plan, aucune idée constructive pour la suite, ni de la part des pro-Brexit ni de la part des pro-Remain - Et sans aucun "événement démocratique" ni en cours ni planifié Hmmm... voyons voir... que décideront donc les 27 dirigeants du Conseil ? -
Erhmmm...
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
En fait, le plus probable actuellement c'est que la décision du Brexit soit "delivered" comme on dit en anglais, non par May ni par Johnson... mais par le Conseil européen. Soit par sortie directe le 31/10, soit avec un délai de grâce pour laisser une dernière chance au Parlement britannique de faire le bon choix et voter l'accord de retrait. Et il y a des tas d'autres possibilités oui... que je trouve assez distrayant d'explorer. Si ça te porte sur les nerfs, n'hésite pas à "sauter" mes posts. En l'occurrence, c'est imputable à l'indécision de leurs parlementaires. Le résultat du référendum est suffisamment clair lui. Et oui, le vote des citoyens tient aujourd'hui à peu près le même rôle que l'onction à Reims du temps de l'Ancien Régime. On en pense ce qu'on veut. Mais c'est un fait, et le contester ne mène pas beaucoup plus loin qu'une révolte contre le roi du temps de Philippe le Bel ou de François Ier. Au cas où tu viendrais juste de te réveiller du XVIIIème siècle, je ne peux que te souhaiter la bienvenue dans l'Age démocratique Quand quelqu'un qui est déjà au fond du trou continue à creuser avec une telle application, n'y a t il pas une chance qu'il trouve du pétrole ? -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Et aussi pour être certain d'être repris par tous les médias et qu'ils amplifieront précisément le message qu'il voulait transmettre. Si à la question de la journaliste il avait seulement répondu "Oui je le promets", ça aurait tout juste été rapporté et n'aurait certainement pas fait grande impression, surtout parmi les gens qui ne prêtent qu'une attention distraite aux médias. Tandis que là... Je sais que le discours était très mauvais et être entouré de policiers ne faisait pas bonne impression, mais réfléchissez comment ce sera perçu en dehors de la bulle (médiatique). Boris Johnson est prêt à "mourir dans un fossé" et risquer sa relation avec son propre frère pour tenir sa promesse sur le Brexit. Cela va porter Les palinodies de la classe politique britannique sur le Brexit font reculer en permanence les limites de l'impossible ... Disons qu'à mon sens, l' "impossible" qui risque d'arriver, c'est plutôt le premier ministre britannique qui refuse ouvertement d'appliquer une loi votée par le parlement que le premier ministre britannique qui remonte tout à coup dans ses vaisseaux après les avoir brûlés. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
"Ça veut dire quoi ça ?" Victor travaillerait pour Bruxelles ? Eh ben... c'est pas comme ça que je me la représentais l'Union européenne -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est littéralement ce qu'il a dit. Voici l'extrait, en réponse à la question "Pouvez-vous promettre au public britannique que vous ne retournerez pas à Bruxelles pour demander un nouveau délai au Brexit ?" Cela dit, je me demande si une meilleure traduction ne serait pas "Je préfère crever la gueule ouverte" Je crois, oui. C'est un scénario disons "un peu surprenant" - les Britanniques sont fans de litote, alors je m'adapte - mais imaginons la situation suivante : La loi Benn "anti-No Deal" a été validée à temps (très probable), il n'y a pas eu d'élections (les travaillistes songent bien à les refuser jusqu'à la fin octobre) et Johnson est toujours premier ministre le 19 octobre, lendemain du Conseil européen où aucun accord n'a été défini chacun ayant campé sur ses positions. La loi Benn lui enjoint alors, à cette date au plus tard, d'envoyer une lettre à Donald Tusk pour demander un nouveau report du Brexit. Oui. Mais s'il ne le fait pas ? Imaginons que le 19 octobre au soir, Johnson s'adresse à la nation à la télévision et annonce qu'il n'enverra pas de demande de prolongation. Il reste alors seulement 12 jours avant le Brexit - dont 9 jours ouvrés. Que se passe-t-il le 20 octobre ? De ce que j'ai pu comprendre, Johnson risque évidemment une action devant la justice. Il peut recevoir une injonction d'une Cour de devoir obtempérer, par exemple un mandamus. S'il n'obéit toujours pas, il est pensable qu'il soit taxé de mépris de la cour, ce qui en théorie peut être puni de prison. Est-ce que tout cela peut vraiment arriver en neuf jours ouvrés, je n'en sais rien. Mais même si cela arrive, il n'y a quand même aucun chef de gouvernement britannique pour envoyer une demande de prolongation avant le 31 octobre. Donc le RU sort sans accord : même si le Conseil incline à accorder un délai - ce qui est tout sauf certain - il ne peut le faire en l'absence d'une demande du gouvernement de l'Etat concerné. En théorie il est pensable que la reine renvoie le Premier ministre. J'ai énormément de mal à l'imaginer car ce serait intervenir dans la politique du pays plutôt que de rester dans une fonction symbolique, qui plus est au moment crucial d'un sujet extrêmement controversé... à peu près la toute dernière chose à faire si l'objectif est d'assurer la survie de la monarchie britannique ! Pour Johnson, le choix le 19 octobre serait entre 1) Obéir en envoyant une requête de prolongation à Tusk, et se déjuger complètement ===> Politiquement, Johnson serait totalement fini. Ses propres partisans se retourneraient contre lui, tandis que Farage le dénoncerait comme faible et le remplacerait à la tête du plus grand parti de droite... lequel ne serait pas le parti conservateur, bien sûr 2) Se raidir et refuser d'obéir ===> Johnson serait traîné devant un tribunal, il risquerait même de la prison... mais il gagnerait. Le RU sortirait de l'UE le 31 octobre sans accord. Johnson serait un héros aux yeux de 30-40% de la population, celui qui a pris tous les risques pour la cause et pour faire respecter leur vote. Ayant été presque sûrement renversé par un vote parlementaire, mais restant probablement en fonction en attendant les nouvelles élections, il s'y présenterait avec les meilleures chances de succès, absorbant le parti du Brexit et faisant face à une opposition fragmentée. Boris Johnson est un homme qui a brûlé ses vaisseaux. Il ne peut plus se déjuger. Il les a brûlé davantage aujourd'hui, si c'était encore possible. Je pense qu'il pourrait refuser d'obéir et passer en force. La Grande-Bretagne vit "une époque intéressante"... -
Le Brésil, le géant de l'Amérique du Sud
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Hmmm, tu as peut-être raison... Tiens, pendant que j'y pense, il fait quoi, Teddy Riner, en ce moment ? Parce qu'un boulot d'ambassadeur de France au Brésil, un boulot un peu viril comme dirait M. Gracie... ça pourrait peut-être le tenter ? -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Eh bien c'est ton droit le plus strict. Personnellement, je préfère le papier toilette, mais à chacun ses choix Tout à fait d'accord. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne sais pas si c'est le fil idéal pour (re-) faire une discussion sur la souveraineté, l'intégration européenne, la démocratie et son absence Cela dit, très rapidement et à titre d'exemple : l'établissement de lois par un exécutif qui plus est non élu plutôt que par un parlement, lois qui s'imposent par traité aux parlements nationaux, est en contradiction frontale avec les principes démocratiques comme avec les articles III et VI de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 laquelle figure pourtant en exergue de toutes nos constitutions. Quand ce n'est pas le peuple qui fait la loi, ce n'est pas une démocratie. Tandis que le pouvoir accumulé en dehors de tout contrôle démocratique par la BCE a pu être utilisé pour forcer des gouvernements élus à se retirer du pouvoir (Italie 2011) ou à appliquer des programmes de gouvernement décidés par des tuteurs extérieurs plutôt même que par un dictateur qui serait du pays, sans parler du peuple (Grèce 2015) L'UE ne se limite pas à ses accords commerciaux. La situation de la Norvège, de la Suisse et de l'Islande peut ne pas être idéale du point de vue de leur souveraineté, mais dans certaines situations et surtout si on est un petit pays, le mieux est l'ennemi du bien. En tout cas, les citoyens de ces trois pays semblent se satisfaire et préférer cette situation : chacun a abandonné ou refusé un processus d'adhésion. -
Inde : politique intérieure et internationale
Alexis a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, si on ne peut prévoir l'avenir - notamment, une partie de ces jeunes rigoristes et autoritaires pourrait se modérer avec l'âge - c'est quand même un problème qui risque de s'intensifier à court-moyen terme. Prenant en compte l'ensemble de l'étude, qui a interrogé plus de 15 000 personnes dont seuls les 1 000 soit se déclarant musulman soit déclarant un parent musulman ont été interviewés en détail, on peut dessiner : - Un portrait religieux de la France d'aujourd'hui, avec 50%+ se déclarant chrétiens, 40% sans religion et moins de 6% musulmans, dont un gros quart dont les valeurs sont en conflit avec les valeurs "centrales" soit environ 1,5% de la population totale - Un portrait religieux de la France de demain, en portant la loupe sur les moins de 30 ans : 30% de chrétiens, 50% de sans religion, 10%+ de musulmans dont une petite moitié avec des valeurs en conflit avec les autres soit environ 5% de la population totale Ceci bien sûr si rien ne vient améliorer la situation, ni l'empirer. Et l'un comme l'autre est possible. Mais on s'est vraiment éloigné du sujet là... A mon sens, la situation en Inde doit être bien différente parce que l'Histoire n'y a pas grand chose à voir avec ce qu'elle est en France - mais peut-être @Mani pourra t il nous en dire plus, peut-être existe-t-il des études et des données sur les opinions et valeurs des Indiens musulmans comparés à leurs concitoyens hindous ? Quoi qu'il en soit, il me semble qu' "annuler" des immigrations et des naturalisations anciennes (datant de jusqu'à 1971) en s'en prenant aux descendants de ressortissants d'un pays avec lequel on a plutôt de bonnes relations (le Bangladesh et en inquiétant forcément par la même occasion environ 15% de la population du pays qui du coup peut se demander si elle sera visée à l'avenir... n'est pas une très bonne politique pour maintenir ou renforcer l'unité des Indiens. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Les orthodoxes de la méthode Jean Monnet ont du souci à se faire en effet, puisque cette méthode repose sur le "cliquet", l'impossibilité pratique pour les Etats membre de reprendre tout ou partie des pouvoirs abandonnés aux structures de l'UE, d'où un puissant mécanisme "anti-retour" devant assurer que si l'accumulation de pouvoirs dans la structure centrale a-nationale et non démocratique peut marquer le pas, elle ne peut du moins jamais revenir en arrière. La réalisation du Brexit fera voler en éclats le cliquet, en fournissant une démonstration pratique, une preuve de la possibilité d'échapper aux griffes du mécanisme. Même si c'est par une sortie désordonnée, qui aurait des inconvénients graves à court et surtout moyen terme : ultérieurement la Grande-Bretagne s'en relèverait, et on pourrait faire les comptes. Encore plus si c'est par une sortie négociée aboutissant à quelque arrangement raisonnable du type Norvège, Suisse ou Islande. Il serait alors démontré que la situation favorable de ces pays... peut être atteinte par n'importe quel autre pays européen qui le décide Mais les monnetistes orthodoxes ont-ils une telle influence dans l'UE actuelle ? Il me semble que la plupart des dirigeants de l'UE n'ont pas forcément la vision stratégique de long terme qui leur permette de discerner la gravité du Brexit pour l'unification-à-la-Monnet. Je ne crois pas du tout à un report "sans trop de problème". Je soupçonne plutôt, dans le meilleur des cas, une décision semblable à celle que Macron défendait lors du Conseil européen d'avril, c'est-à-dire un délai court (un mois ?) destiné seulement à donner une ultime chance au parlement britannique d'approuver l'accord de retrait, et encore cette "mesure de grâce" serait-elle décidée seulement parce que l'amendement Kinnock est passé. Je perçois un véritable ras-le-bol, qui dépasse maintenant largement le seul président français, ainsi que la conviction d'une part qu'un Brexit sans accord serait d'un coût largement supportable pour les 27, d'autre part que de nouveaux délais n'apporteraient rien d'autre qu'une incertitude prolongée, elle aussi mauvaise pour les affaires. On verra -
Inde : politique intérieure et internationale
Alexis a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, ça fait partie aussi de la réalité. Ça fait partie de ce que j'appelais plus haut "problèmes d'intégration malaisée des immigrée". Et oui, quand on les vit au quotidien, j'imagine très bien qu'on préfère leur donner des noms un peu plus vigoureux. S'agissant de l'institut Montaigne, voici la source des chiffres que tu rappelles. Le rapport complet est en lien en bas de la page. Je ne sais pas si cet institut est de gauche, de droite, de devant, de derrière ou de la cabane au fond du jardin pour moi l'important ce sont les données et les analyses si elles sont rigoureuses et réfléchies, pas les couleurs politiques. Le rapport complet section 1.3 fournit une typologie des musulmans de France, qui distingue plusieurs groupes dont l'un estimé à 28% du total "réunit des musulmans qui ont adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République" et "mélange à la fois des attitudes autoritaires et d’autres que l’on pourrait qualifier de « sécessionnistes »", utilisant l'islam comme "moyen (...) de s’affirmer en marge de la société française". Reste que si on lit ce rapport, ou du moins sa partie étude des musulmans de France, on discerne une réalité qui a une face difficile, mais pas seulement. On a confirmation - et caractérisation - d'un problème bien réel, mais qui ne résume pas tout des Français musulmans et des résidents étrangers musulmans en France. La coopération et l'appui réciproque semblent clairement un point positif pour Inde et Russie, qui se soutiennent mutuellement. Cela dit... il y a quand même beaucoup de mousse là-dedans : - L'Inde et la Russie sont bien deux géants. Cela dit, sur le plan économique dont on parle ici, le géant indien est à peine plus grand que le géant français, tandis que le géant russe n'est pas tout à fait aussi grand que le géant sud-coréen. Ça fait quand même beaucoup de géants tout ça... Et autant on peut imaginer qu'à moyen-long terme l'Inde prenne un plus grand poids en se développant, autant il n'y a pas vraiment de raison de penser que le poids économique de la Russie augmente significativement à terme prévisible - En terme de partenariat économique, la Russie représente environ 1,2% des échanges de l'Inde (moyenne entre exportations et importations)... c'est-à-dire moins que la France ou la Grande-Bretagne, nettement moins que l'Allemagne, incomparablement moins que la Chine ou les Etats-Unis - Tandis que l'Inde représente environ 1,6% des échanges de la Russie... autant que la Tchéquie, moins que la Turquie ou la France, nettement moins que la Corée du Sud ou l'Italie, pour ne rien dire de l'Allemagne ou de la Chine Mais bon... la mousse est un ingrédient indispensable de la politique -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Peu importe l'heure. Je peux déjà indiquer le thème, et même le texte -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Hmmm... il n'y aurait pas une petite erreur de fil de discussion ? Après le référendum, la Cour suprême du Royaume-Uni a décidé que le gouvernement ne pouvait pas invoquer l'article 50 de retrait de l'UE sans l'approbation du Parlement. Le 1er février 2017, le Parlement a approuvé par 498 voix contre 114 la loi autorisant le gouvernement à invoquer l'article 50. Le référendum était bien consultatif. Suite à quoi le Parlement a décidé de suivre le conseil du Peuple. C'est bien le Parlement qui a décidé de sortir de l'UE. Depuis, et notamment dans toute l'année 2019, il n'a pas réussi à prendre une décision quelconque quant à l'accord négocié entre RU et UE organisant le retrait. Ni retrait organisé avec accord, ni retrait brutal sans accord, ni nouveau référendum, ni recherche d'un Brexit plus doux par exemple inspiré de l'exemple norvégien, ni... etc, etc, etc, ad libitum, ad nauseam. Ah si, ils réussissent en général à s'entendre sur le fait qu'il faudrait continuer à en parler encore plus longtemps. D'ailleurs, hier ils ont remis ça. Et pas pour trois mois hein : leur texte prévoit déjà une reconduction encore au delà du 31 janvier 2020... Brexéternité. Johnson est un imbécile ou un menteur. Mais lui au moins veut mettre un terme à cette pantomime. Que ce soit avec des termes qui seraient très mauvais pour son pays, cela regarde avant tout les Britanniques, pas les autres Européens. Cela dit, le saint patron d'Albion serait-il à l'oeuvre ? Il s'est passé hier une petite chose étrange, inattendue, et qui pourrait - si vraiment le Ciel se met de la partie - éviter au Royaume-Uni les tribulations que lui préparent son parlement lamentable et son premier ministre indigne. L'amendement Kinnock à la loi Benn votée hier, dont tout le monde s'attendait à ce qu'il soit refusé, est passé probablement par erreur, parce que les conservateurs semblent s'être pris les pieds dans la procédure pour le rejeter ( ! Ou bien parce que Johnson veut se garder une porte de sortie ?) Evidemment, le fait que cet amendement ait été adopté, peut-être par erreur, n'indique pas à soi seul que le parlement saura trouver une majorité pour approuver l'accord de retrait ! Mais c'était bien le premier pas indispensable pour ne serait-ce que donner une chance à une demande de report - si Johnson en présente bien une, ça reste ouvert vu une probable élection en octobre - d'être acceptée par le Conseil. Et si celui-ci refusait trois mois et n'accordait qu'une période beaucoup plus courte - par exemple un mois - pour maximiser la pression sur les parlementaires... peut-être reste-t-il encore une chance d'une issue non extrémiste au Brexit ? Ne reste plus qu'à vénérer Saint Georges, le vainqueur du dragon, patron des chevaliers chrétiens comme du royaume d'Angleterre, pour qu'il prie le Seigneur de bien vouloir continuer à favoriser, contre toute attente, la voie d'un compromis raisonnable et fonctionnel qui s'est tant perdue au milieu des affrontements entre extrémistes favorables au Brexit sans accord et extrémistes voulant annuler le Brexit ! Saint Georges terrassant le dragon