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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Le parlement britannique peut prendre toutes les résolutions qu'il veut pour empêcher un Brexit sans accord, ou d'ailleurs pour empêcher le soleil de se lever pendant qu'ils y sont... la chose n'est pas en leur pouvoir. Si en octobre aucun accord de sortie n'a été approuvé, pour obtenir un nouveau report de l'échéance il faudra d'une part que le gouvernement britannique la demande et le parlement ne peut l'y forcer, d'autre part que chacun des 27 autres pays de l'UE approuve... et là Westminster ne peut même pas faire semblant de pouvoir les y forcer Le gouvernement pourrait aussi révoquer le Brexit oui... mais là encore le parlement ne peut l'y forcer. Ah il y a bien une chose que le parlement pourrait faire, et qui serait absolument souveraine pour empêcher à coup sûr un Brexit sans accord. Ce serait d'approuver l'accord de retrait. Mais comme ils s'y refusent ...
  2. On serait à la veille d'une annonce significative en terme de déploiement militaire américain en Pologne, en ce jour de la visite du président polonais Andrzej Duda à Washington où il rencontrera Donald Trump. Les États-Unis vont renforcer leur présence militaire « en qualité et en quantité » en Pologne Bon cela dit, quelles que soient les annonces prochaines, j'imagine assez mal les Polonais dépasser les Allemands, qui accueillent sur leur territoire de l'ordre de 50 000 militaires américains en permanence (*) "Et alors, les Polacks, envieux ? C'est nous les Allemands qui sommes les plus forts... Es lebe Deutschland !" (*) A comparer avec Italie et Royaume-Uni, guère plus de 10 000 militaires américains déployés en permanence chacun. L'Allemagne est le domicile d'à peu près les deux tiers du total des forces américains installées en Europe
  3. Sans doute. Reste qu'en ce qui concerne la CEE puis UE, c'est historiquement De Gaulle qui a perdu, et Monnet qui l'a emporté. Unification bureaucratique et technocratique avec mécanisme du "cliquet", sans les peuples ni leurs institutions démocratiques, plutôt qu'entente politique entre Etats chacun gardant sa voix et sa liberté de dire oui ou non sur tous sujets. Et la chose n'est pas rattrapable. Pas avec un traité celui de Lisbonne qui est pratiquement impossible à modifier puisqu'il y faudrait l'unanimité. Il faut donc accepter que l'avenir de l'Europe est : - Dune part la disparition progressive - et déjà bien entamée - de la démocratie avec tous les pans de souveraineté transférés sans retour à l'échelon de l'UE en dehors du contrôle des peuples, - D'autre part la montée progressive - elle a commencé - des discordes entre peuples européens à la fois forcés de partager un cadre commun qui ne convient pas forcément à tous et un cadre qui les contraint sans qu'ils puissent le modifier. Nord-Sud entre "PIGS dilettantes bouffant le bon argent des bons Allemands" et "Germaniques arrogants et égoïstes dictant la politique économique qui leur convient même si elle répand le chômage au Sud"... Ouest-Est entre "xénophobes islamophobes, réactionnaires et profiteurs" d'Europe centrale et "arrogants décadents importateurs de terroristes" d'Europe de l'ouest... Enfin, sauf si... Oui. Sauf cette option-là. A noter que nul ne peut affirmer quelle option aurait choisi Charles de Gaulle. Les pro-UE peuvent bien avec Macron prétendre récupérer l'héritage de l'homme du 18 juin et soutenir qu'il aurait cherché à changer l'UE de l'intérieur, les souverainistes peuvent bien énoncer l'évidence à leurs yeux qu'un dirigeant attaché à l'indépendance du pays et mieux placé que personne pour savoir que les fatalités apparentes, ça se déjoue, aurait évidemment décidé de sortir de l'UE... ... Les uns et les autres ne peuvent rien affirmer en réalité. Elle est bien envoyée oui De la part d'un Français européiste. De la part d'un Français souverainiste, ça pourrait donner quelque chose comme : "Partez, vous nous éclairerez le chemin... Promis, on vous rejoint bientôt ! Enfin, après avoir étudié quelles bêtises vous aurez commises, afin de ne pas commettre les mêmes "
  4. Extrait de cet éditorial du Monde De fait, ce souci exprimé est difficilement compréhensible. La réalité est qu'à partir du moment où le Royaume-Uni serait sorti de l'UE non avec un accord de retrait ordonné mais sans accord, il pourrait appliquer toutes les déréglementations qu'il voudrait, cela ne concernerait pas les membres de l'UE dont les relations commerciales avec Londres seraient basées sur "les règles de l'OMC"... c'est-à-dire pas grand chose en fait, puisque celles-ci n'incluent pas les normes, accords de reconnaissance réciproques etc. qui sont essentielles au commerce international. A mon avis, Macron est plus proche de la position qu'exprimait Rocard. Il est déjà assez clair qu'un report de l'échéance du 31 octobre est peu probable, sauf rebondissement spectaculaire du type révocation du Brexit ou organisation d'un nouveau référendum sur le sujet. Si Johnson devient premier ministre... la probabilité deviendra encore plus petite. Sauf bien sûr dans le cas où Johnson se transformerait rapidement en chantre de l'européisme si ce n'est béat, du moins résigné. Impossible ? Eh bien d'une part impossible n'est pas français, d'autre part Boris Johnson parle un français passable. Enfin, le Monsieur pourrait sembler n'avoir guère d'autre conviction ni idée bien arrêtée que celle de vouloir le pouvoir, donc un rebondissement de ce genre n'est sans doute pas à exclure complètement - même s'il reste peu probable, car il s'est quand même très fortement impliqué dans le projet de sortir "le 31 octobre sans faute". Ce serait un peu comme Trump qui deviendrait libre-échangiste ...
  5. Parce que le costume ne suffit pas, il faut aussi une pochette, pour l'élégance
  6. Je suis d'accord évidemment, mais justement : c'est dans les intentions de vote à d'éventuelles législatives que le parti de Farage caracole en tête avec 23 à 26% tandis que les trois autres sont chacun entre 17 et 23% - variations entre les enquêtes comprises. C'est pour le moins surprenant ! Mais c'est le paysage politique auxquels des députés conservateurs censurant le gouvernement et forçant des législatives anticipées devraient s'attendre. Je peux imaginer qu'il les fasse hésiter. Même s'il n'est pas tout à fait exclu qu'ils sautent quand même le pas, par exemple s'ils ont vraiment peur d'un No Deal.
  7. La décision de faire un référendum a été approuvée explicitement par le parlement. La décision, une fois le référendum passé, d'appliquer la décision prise a été à nouveau explicitement approuvée par le parlement. Et de toute façon, la sortie du RU de l'UE ne dépend plus du parlement. Le RU va sortir de l'UE le 31 octobre, sans que le parlement puisse rien faire pour l'empêcher. La seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est la révocation qui serait une décision du seul gouvernement, sans que le parlement ait rien à dire ni dans un sens ni dans l'autre. La seule décision que le parlement ait à prendre, c'est d'approuver ou non l'accord de retrait. Et il a répondu non, trois fois. Ou bien de se suicider en censurant le gouvernement, d'où remplacement du parlement.
  8. On a déjà des indications issues de sondages sur la prochaine élection. Et elles ne sont pas bonnes pour les conservateurs avec le parti du Brexit en tête, Travaillistes, Conservateurs et Libdems dans un mouchoir de poche derrière, les Conservateurs ayant d'ailleurs tendance à fermer la marche. J'imagine que dans ce cas, seule une coalition pourrait gouverner, soit travaillistes et libdems, soit conservateurs et brexiteurs. A supposer qu'un tel attelage puisse fonctionner... à supposer que les conservateurs arriveraient à coopérer avec un premier ministre Farage. Car oui, arrivant devant les conservateurs, il serait en position d'exiger le 10 Downing Street ! Et bien sûr, il suffirait d'un cheveu pour que ce soit l'attelage d'en face qui arrive au pouvoir... avec peut-être un premier ministre Corbyn. En bref, les incertitudes sont nombreuses en effet... mais toutes dans un sens très négatif pour les Tories. Et il est vrai que Libdems comme parti du Brexit pourraient être des feux de paille... mais c'est les tout prochains mois qui comptent. Il me semble quand même difficile d'imaginer que Libdems et Brexiteurs dégonflent complètement d'ici septembre ou octobre.
  9. Pas de nouvelles têtes au sommet de l'UE, non. Plus précisément, pas de nouvelles têtes avant soit que la question du Brexit n'ait été résolue, soit que la ligne politique à Londres ne change "totalement" - c'est-à-dire nouvelles élections parlementaires ou encore nouveau référendum sur le Brexit : - La prise de fonction de la nouvelle commission européenne est prévue pour le 1er novembre... raison pour laquelle Macron n'a pas voulu aller au-delà du 31 octobre pour le report du Brexit, à la différence de la majorité des autres dirigeants de l'UE - Nouvelle clarification du côté français, cette fois-ci par Amélie de Montchalin la secrétaire aux affaires européennes : - Il n'est pas du tout certain que Macron doive utiliser le veto français pour empêcher un report du délai du 31 octobre. L'opinion parmi beaucoup de politiciens européens est en train de se déplacer vers ses positions Théoriquement, les issues possibles évitant le Brexit sans accord sont : - l'approbation de l'accord de retrait par le parlement britannique, - la révocation du Brexit par le gouvernement, - l'organisation d'un nouveau référendum sur le Brexit par le gouvernement - l'organisation de nouvelles élections législatives suite à une censure du gouvernement par le parlement Les issues exclues sont : - La réouverture de l'accord de retrait par l'UE - Le report de la date du 31 octobre sans "ligne politique totalement nouvelle" à Londres J'ai personnellement beaucoup de mal à imaginer le nouveau gouvernement conservateur organiser un second référendum voire même révoquer le Brexit, même si un politicien moins "dur" que Johnson devenait premier ministre, par exemple Gove. Ce qui élimine deux issues sur les quatre. Les deux autres sont dans les mains du Parlement. L'approbation de l'accord de retrait résoudrait la situation, mais après trois refus du parlement, est-il moindrement réaliste de l'imaginer ? Je ne l'exclurais pas, mais quant à la regarder comme probable... Reste le parlement qui censurerait le gouvernement. Ce qui me semble du coup un peu plus envisageable. Mais il faudrait qu'un certain nombre de députés conservateurs rompe la solidarité de parti pour appuyer une motion de censure déposée par les travaillistes - sans quoi elle n'aurait pas la majorité - ce qui signifierait se condamner à l'oblitération dans les urnes par le parti du Brexit de Farage, et probablement un premier ministre Corbyn, qui est regardé par la plupart des conservateurs comme une espèce de catastrophe. Possible de la part des députés conservateurs élus par des circonscriptions très pro-"Remain" ? Peut-être... Le plus probable quand même, c'est qu'aucune des issues évitant un Brexit sans accord le 31 octobre ne soit prise.
  10. Oups... pris en flagrant délit d'anglicisme ... Comment disait l'autre, déjà ? Ah oui, « Damned! »
  11. Un certain nombre de Turcs ne nous apprécient guère. Il faut comprendre leur point de vue : la France a quand même pris l'habitude de célébrer le souvenir d'un génocide arménien dont elle affirme qu'il aura été perpétré par un gouvernement turc. Tu imagines, comment réagirait l'Allemagne, si on célébrait le souvenir d'un génocide juif dont on affirmerait qu'un gouvernement allemand l'aurait commis ?
  12. Je te trouve bien mauvais esprit. Pour "envoyer des Occidentaux aux Etats-Unis", la solution la plus évidente est quand même de leur faire traverser la frontière depuis le Mexique, que cela plaise ou non. Si un Français par exemple veut se rendre aux Etats-Unis, tu veux qu'il fasse quoi au juste ? Tu n'imagines quand même pas qu'il remplisse un formulaire ESTA pour être dispensé de visa, quand même ?
  13. EHPAD. L'orthographe, nom de Dieu ! Et puis, j'étais en train de corriger tranquillement mon voisin de chambrée à coup de canne, je ne vois pas où est le mal, enfin ?
  14. Je vois que tu me crois assez naïf pour ne pas avoir prévu d'avance cette réaction. Mais voici ce que tu oublies : tu es Tancrède, et non Tancréda ! Si tu tentes de mettre de ton côté une horde de Mitous, la seule chose qui risque de t'arriver est qu'elles t'attaquent toi, parce que ta demande même sera une agression et la preuve de ton intolérable dérive machiste et weinstein-porcine !
  15. Hmmm, créatif et intéressant... je sens la toute bonne idée là ! En pratique : Donald Trump n'est pas candidat à un deuxième mandat, il pousse Ivanka à la place. D'ici fin 2020, il passe de la confession protestante à la catholique et se fait ordonner prêtre - y a une exception pour les hommes mariés en cas de conversion je crois. Le pape François l'ordonne évêque puis le crée cardinal, avant de démissionner en décembre 2020 à la manière de Benoît XVI. Et bientôt : fumée blanche sur le Vatican, habemus Papam, qui déclare devant la foule place assemblée Saint-Pierre qu'il va Make Christendom great again ! Enfin il le déclare en latin bien sûr, puisque son secrétaire particulier Tancredus, pardon @Tancrède a traduit pour lui. Février 2021, le voilà au concile qu'il a convoqué à Clermont...
  16. Contexte technico-opérationnel - Le traité New Start limite les forces de chacun des deux signataires à 700 lanceurs intercontinentaux (SSBS, MSBS et bombardiers intercontinentaux) et 1 550 têtes nucléaires déployées - Il ne limite pas le nombre de têtes nucléaires en réserve, et de fait à la fois Etats-Unis et Russie ont aux alentours de 4 000 armes nucléaires opérationnelles. Il ne limite pas non plus le nombre d'armes nucléaires tactiques - Les sept autres puissances nucléaires ont chacune au plus quelques centaines d'armes nucléaires déployées. Les ordres de grandeur sont généralement estimés comme suit : Chine 300 voire peut-être plus, France un peu moins de 300, Israël 100 à 300, Grande-Bretagne moins de 200, Inde et Pakistan plus de 100 chacun, Corée du Nord moins de 100 et peut-être beaucoup moins. Seuls les quatre premiers disposent d'armes de portée mondiale Contexte politique récent - La Russie signale depuis un certain temps être prête à commencer les pourparlers pour prolongation ou remplacement du traité. Le président russe a récemment exprimé son impatience Vladimir Poutine a averti qu'en cas d'expiration du traité Ce qui ressemble à une menace de réagir à une éventuelle fin du traité en plaçant des armes nucléaires dans l'espace, nécessitant au passage de sortir du Traité de l'espace signé en 1967. Le message de Poutine à Trump semble être : si vous sortez de New Start, nous les Russes sortirons du traité de l'espace, nous réservant ainsi la possibilité de placer des armes dans l'espace - Les Etats-Unis n'ont pas réagi jusqu'ici à la demande de la Russie d'entamer des pourparlers bilatéraux. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo déclarait en avril 2019 que la Chine devrait rejoindre Etats-Unis et Russie dans un nouveau traité
  17. Le traité de contrôle des armements stratégiques entre Etats-Unis et Russie, aboutissement des traités successifs Salt I et II, Start I et II, Sort depuis les années 1970 est New Start entré en vigueur en 2011 pour une durée de dix ans. Sauf accord pour le prolonger ou le remplacer, ce traité arrivera à expiration le 5 février 2021. Au 6 juin 2019, à moins de vingt mois de cette date limite, il semble qu'aucune discussion en ce sens n'a commencé entre Washington et Moscou. Je propose de suivre dans un fil spécifique les événements liés au contrôle des armements stratégiques, qui concerne aujourd'hui les deux pays détenteurs de "gros" arsenaux nucléaires, et pourrait en concerner davantage demain - ou bien aucun, si le traité vient à expiration sans être remplacé. - Quels intérêts sont en jeu, dans chacun des pays, dans les autres ? - Quels scénarios pour la suite ? - Quelles conséquences si le Monde se retrouvait dans deux ans sans aucun processus de limitation des armements stratégiques, et ce pour la première fois en cinquante ans ? Proposition de limitation : le fil traite des armements stratégiques, pas intermédiaires comme le défunt traité FNI Proposition de placement : dans la partie "Politique étrangère", plutôt que dans la partie "Dissuasion nucléaire" qui est plus orientée technique
  18. Rajoute encore la Hongrie et la Croatie, allons encore la Bosnie et la Slovénie soyons fous, et tu auras un Etat totalisant un poids démographique et économique intéressant... qui en 1914 alignait encore pas moins de 4 cuirassés dreadnought de 20 000 tonnes de déplacement (classe Tegetthoff) Ne reste qu'à établir une fédération démocratique entre ces Etats, à lui choisir une tête couronnée - les monarchies constitutionnelles, ça en jette reconnaissons-le, et puis ça peut être un symbole d'unité pour des peuples différents... il n'y qu'à demander au roi Philippe de Belgique ce qu'il en pense ! Voyons, par exemple ce jeune homme, Ferdinand de Habsbourg-Lorraine, pilote automobile à ses heures perdues - et accessoirement arrière-petit-fils du dernier empereur austro-hongrois... Et voilà, l'Autriche-Hongrie reconstituée - Österreich-Ungarn is wieder da ! J'arrête le persiflage, mais ce n'est pas que du persiflage en fait. Si tant d'Etats européens se désintéressent presque entièrement de la politique mondiale, n'est-ce pas en partie parce qu'ils sont (devenus) si petits ? Quand France, Allemagne et Grande-Bretagne, chacune active sur la scène mondiale, doivent en même temps constater les contraintes que représentent leur taille - pas celle d'une superpuissance - et l'étendue du Monde et des peuples, et encore les manœuvres et les remous créés par les géants que sont Etats-Unis et Chine, quand chacun de ces trois grands Etats doit appliquer tous ses efforts à compenser par concentration des efforts dans quelques domaines ou quelques zones ou diplomatie créative afin d'atteindre au moins dans certaines limites à une véritable influence... quel espoir peuvent avoir une Croatie, un Portugal, ou même des Pays-Bas ou une Pologne de s'assurer la moindre influence ? Il n'est pas si étonnant qu'on se désintéresse si largement de la politique mondiale à Vienne, Helsinki, Dublin ou Sofia. S'unir pour atteindre à une véritable influence ? Sur le papier, oui. Avec des si, oui. Avec des si, on mettrait Paris en bouteille ! ===> Si c'était vraiment possible dans la vraie vie et la réalité concrète, alors pourquoi l'Autriche-Hongrie ne s'est-elle pas déjà reformée ? Le fait même que les Etats européens se soient multipliés - c'est-à-dire en moyenne nettement rapetissés - depuis le début du XXème siècle est à la fois indice et moteur supplémentaire de la "sortie de l'Histoire" d'une partie croissante des Européens. Cette tendance forte n'est peut-être même pas encore arrivée à un point final : on a échappé d'assez peu ces dernières années à une séparation de l'Ecosse, le séparatisme catalan a fait des vagues, la Belgique semble sortie du bois mais est-ce définitif... Impossible de s'appuyer sur une foultitude d'Etats petits voire minuscules, dont la désintégration n'est peut-être même pas achevée, pour espérer construire une quelconque "grande politique", une politique destinée à s'adresser au Monde plutôt qu'à lui tourner le dos pour vivre dans son petit coin de terre en petit peuple aussi farouchement indépendant de ses voisins immédiats qu'acceptant facilement de se couler dans le moule des intérêts des puissances mondiales. Si une politique mondiale, c'est-à-dire une politique s'adressant au Monde qu'il s'agisse de coopération, de diplomatie, de défense ou de grands projets techno-scientifiques, est possible pour les Européens en coopération, elle ne peut s'appuyer que sur les nations européennes qui ont conservé à la fois quelques moyens "non ridicules" et au moins un petit peu d'envie de s'impliquer et d'être acteurs plutôt que repliées sur elles-mêmes. Même en allant au plus loin et au plus généreux, ces nations ne sont au mieux que cinq - et plus exactement six. D'ouest en est : Espagne, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie. Plus évidemment le grand absent de la scène politique européenne : la Russie. Plus les Russes. Mais qui sont aujourd'hui séparés des autres Européens à l'évidence, situation malheureuse dont les responsabilités sont partagées. Est-il possible d'améliorer - à terme - cette situation ? C'est une équation à six inconnues. Pas facile à résoudre certes ! Du moins, elle n'en a pas quarante inconnues et plus comme le nombre d'Etats en Europe. Une diplomatie qui se donnerait pour objectif de favoriser les ententes et les projets - forcément partiels et sectoriels - entre ces Etats-là, c'est-à-dire entre "ceux qui peuvent (même un peu) et pourraient vouloir", ne pourrait être qu'un effort de longue haleine. L'un des obstacles serait paradoxalement les grandes structures dont l'objet est pourtant supposé être la coopération continentale : - L'UE, de manière mitigée, parce qu'elle peut parfois ou théoriquement servir de "courroie de transmission" lorsque les plus grands de ses Etats membres s'entendent, mais aussi parce qu'elle bloque par le nombre de voix au chapitre, par le poids de la structure technocratique et par son caractère non-démocratique (tout ce qui a été transféré au niveau de l'UE est "perdu pour la démocratie", ce ne sont plus les peuples qui le gouvernent mais dirigeants, lobbies et technocrates... et comment voulez-vous assurer que "le cœur y soit" quand ce ne sont plus les peuples qui gouvernent ?) - L'OTAN, de manière frontale, parce qu'il joue à la fois un rôle de déresponsabilisation ("L'Amérique y pourvoira"), parce qu'il est la courroie de transmission des intérêts d'une puissance mondiale dont les intérêts mondiaux ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux des Européens, et parce qu'il tend à aggraver des disputes entre Européens notamment entre Ouest et Est du continent c'est-à-dire la Russie
  19. Oui, surtout des Autrichiens. La Marine autrichienne pourrait beaucoup apporter à une intervention en Extrême orient
  20. Alexis

    CVN classe Gerald FORD

    Je vous l'avais bien dit !
  21. "Bonjour, je suis le président des Etats-Unis, et j'ai TOUT compris !" Rencontre ce 5 juin entre Donald Trump et le premier ministre irlandais Leo Varadkar. Commentaires présidentiels sur la frontière de la République d'Irlande avec l'Irlande du Nord, dans le cadre du Brexit : "Tout marchera pour vous au final... avec votre mur, votre frontière, Nous avons une difficulté à la frontière aux Etats-Unis, et vous en avez une ici" Confondre la situation à la frontière entre Etats-Unis et Mexique et celle à la frontière entre les deux Irlande... !!! Nul ne peut dépasser Trump... sinon lui-même !
  22. Deux hypothèses principales : - Andreas Geisel est en fait une taupe du parti nazi souterrain infiltrée au SPD - Andreas Geisel est juste... voyons quel est le terme technique le plus approprié... Ah oui c'est ça : con Et demain, quoi ? Une conférence internationale à Wannsee en janvier 2022 ? Une manifestation patriotique à Munich en novembre 2023 ? Ça c'est potentiellement très mauvais. Un assassinat en soi, crapuleux par exemple, c'est déjà tragique bien sûr. Mais un assassinat... politique ?
  23. Bonne nouvelle Ils se sont enfin décidés !
  24. Alexis

    CVN classe Gerald FORD

    L'ingénieur en chef de la conception des EMALS serait-il un certain Gaston Lagaffe ? C'est une interprétation valide il me semble, mais ne peut-on aussi imaginer que l'accélération électromagnétique nécessite de caractériser précisément chaque configuration, du point de vue électromagnétique précisément ? Ou encore, peut-être que l'information sur les masses et leur répartition suffit et n'est pas si difficile à calculer sur le principe, mais que c'est pour une question de validation finale qu'un essai de catapultage est requis pour chacune des configurations ? J'espère que non. On a autre chose à faire avec notre nombre limité de Rafale Marine. L'interopérabilité du Rafale avec les nouveaux PAN américains c'est du souhaitable, pas de l'indispensable. D'autant que le premier de classe ne sera pas opérationnel de si tôt... même quand tous les fichiers EMALS de chacune des configurations de chaque type d'appareil seront disponibles. La fiabilité réelle du système EMALS, c'est aux dernières nouvelles 10 échecs parmi 747 lancements, alors que l'objectif est de 1 tous les 4 166 Et celle de l'AAG, c'est 10 échecs parmi 763 appontages, alors que la fiabilité requise est de 1 tous les 16 500 ! Les types qui ont décidé d'utiliser l'ingénierie concourante pour le CVN Ford, comme pour le F-35, que prévoir pour eux ? The Onion a la solution. Pas d'inquiétude, c'est une solution tout à fait humaine.
  25. C'est vrai, mais perso je préfère utiliser le mien pour les barbecues du dimanche entre amis
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