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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Alexis

    menaces intérieures

    Oui, crise de confiance profonde, je suis d'accord. Pour les politiques, c'est-à-dire le plus important ceux qui sont au pouvoir donc le président le gouvernement et le groupe LREM au parlement, l'objectif est de regagner cette confiance. Et c'est bien leur boulot, personne ne peut le faire à leur place. Il est vrai que "ça tombe sur Macron", et que ce n'est pas entièrement mérité. Il n'est pas le premier président français dont la popularité s'effondre après son élection, même si c'est aussi grave dans son cas que pour Hollande, c'est-à-dire pire que Sarkozy. Au-delà de ses erreurs (notamment le mépris insuffisamment dissimulé), il peut y avoir un phénomène de "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise". Ou bien c'est aussi en partie un contrecoup d'espoirs placés en lui du fait qu'il était un non-professionnel de la politique, et la déception en est d'autant plus vive. Quoi qu'il en soit, même si sa responsabilité n'est pas entière, il reste que c'est à lui de faire face, et d'apporter la réponse qui convient. Qui ne peut être qu'un infléchissement, sans doute assez majeur, de son projet. Le raidissement et la poudre aux yeux pour faire rentrer le vulgaire dans sa niche, ça n'a pas d'avenir. C'est dur pour lui, mais après tout il a bien voulu ce boulot ! Et c'est aussi l'épreuve du feu qui lui permettra de devenir un homme d'Etat (j'espère) ... ou pas Ce ne sont pas des élus locaux, peu importe qu'ils soient LREM ou autre chose, qui y peuvent quoi que ce soit. Il s'agit de la politique générale du pays. Elle est définie par le président de la République. Il ne s'agit pas de pédagogie : - La pédagogie suppose que l'autorité intellectuelle de celui qui explique soit reconnue. Elle ne l'est plus. - Elle suppose que sur la base par exemple de ses réussites passées, sa compétence soit reconnue. Elle ne l'est plus. - Elle suppose que sa volonté de celui qui explique de travailler au service du bien commun, plutôt qu'au service d'intérêts spécifiques, soit crédible. Au yeux d'une grande partie de la population, et certainement des manifestants, elle ne l'est pas du tout. Le mot "pédagogie" est l'un de ceux que le gouvernement ne doit absolument plus prononcer. Du moins pas avant d'avoir regagné la confiance de la majorité. Et il a beaucoup de travail pour cela. Oui et non. Ce n'est pas faux, la crise de confiance peut mener à la défiance de tous contre tous. Mais il y a un autre mouvement en cours, un mouvement de rassemblement. Contre le gouvernement et plus encore le chef de l'Etat.
  2. Alexis

    menaces intérieures

    Exactement ! - Le boulot des oppositions (les trois principales LR, FN et LFI, et toutes les autres), c'est de s'opposer, et de le faire de manière constructive c'est-à-dire sans appeler à l' "insurrection" - mais tout autre appel est légitime, même la démission du président si ça leur chante et même si ça n'a guère de chance d'arriver. - Le boulot du gouvernement, et avant tout du président qui l'a choisi et a défini sa politique, c'est de répondre au pays. Il y a un grand nombre de doléances, il ne peut être question évidemment de les accepter toutes en bloc elles seraient d'ailleurs contradictoires, mais il appartient au gouvernement de concevoir et de réaliser une réponse d'ensemble, et suffisamment forte, et suffisamment claire et concrète puisqu'il a perdu la confiance de la grande majorité. Pour l'instant ils en sont à "je lâche un peu de lest cosmétique et j'attends que les gueux se calment, pas question de changer de direction". La légitimité d'Emmanuel Macron est incontestable du fait de son élection en mai 2017. On ne refait pas un vote après qu'il a eu lieu, les appels à la démission sonnent creux. Il est tout aussi incontestable que sa légitimité est aujourd'hui fortement entamée, car on ne gouverne pas à rebours d'un pays. A lui de la regagner. - Et le boulot des forces de l'ordre, c'est avant tout de protéger les gens, y compris les manifestants, et incidemment de "gagner du temps" pour le gouvernement en maintenant le couvercle sur la cocotte-minute le temps qu'il puisse se retourner. Mais diminuer la flamme sous l'eau qui bout, les flics ne savent pas faire. C'est le boulot du gouvernement.
  3. Alexis

    menaces intérieures

    Dont il restait 71 opérationnels en 2017. Je ne connais pas leur taux de disponibilité, mais s'il y en avait 50 vraiment disponibles ce serait bien le bout du monde. Probablement plus proche de 40, s'agissant d'engins déjà bien anciens. Reste à voir combien sont en région parisienne, combien en région - s'il y en a en région. Un outil certainement utile, mais assez rare. S'agissant d'un mouvement né au moins en grande partie si ce n'est principalement de la réalité du pouvoir d'achat décroissant des classes sociales basse + moyenne-basse, il est déjà notable que le soutien soit à ce niveau, c'est-à-dire bien au-delà du groupe des principaux concernés. Il est même possible qu'il soit aussi majoritaire - même si forcément de moins - chez les cadres et professions intellectuelles, il faudrait voir si des chiffres précis existent. Le fond anthropologique égalitaire d'une grande partie de la France est bien vivant, comme le remarque justement Emmanuel Todd. L'avenir de l'ordo-libéralisme est bouché en France. Quelle traduction concrète en mesures et en politique différente, eh bien c'est le gouvernement qui en décidera ! Ou pas. Après tout Macron a rejoint maintenant le niveau d'impopularité de son prédécesseur à ce point de son mandat... mais peut-être vise-t-il a faire encore mieux ? Sans m'étendre trop car ce n'est pas le sujet du fil, il est tout à fait possible de remettre à plat la fiscalité tout en contentant la grande majorité des gens. Il suffit que ceux à qui on demande de "sacrifier (leurs) privilèges" soient... justement ceux qui en ont, des privilèges ! Car ils sont peu nombreux, les très hauts revenus faisant de l'optimisation fiscale et surtout, surtout, les grandes entreprises payant un impôt sur le bénéfice ridicule par rapport à celui des PME locales. Et il est possible aussi de faire plus "vert" et de diminuer la pollution par CO2 sans diminuer le niveau de vie des petites gens. On peut parler investissements dans les transports en commun, taxe carbone aux frontières pour favoriser les mieux-disant écologiques parmi nos partenaires commerciaux, taxe sur les carburants "compensée" entièrement par un chèque-mobilité inconditionnel, normes d'économie des moteurs impératives et progressivement durcies...
  4. Alexis

    menaces intérieures

    Allez, parce qu'il faut quand même rigoler s'informer un peu, voici l'analyse de la situation en France par Fox News. Oui, j'aurais aussi pu le mettre dans les "criailleries" américaines.
  5. Alexis

    menaces intérieures

    Peut-être parce qu'il ne suffit pas d'édicter une interdiction, encore faut-il avoir les moyens de la faire appliquer. Je ne vois pas comment le gouvernement pourrait empêcher une manifestation samedi à Paris, à moins de fermer toutes les gares et de bloquer toutes les portes de Paris à la circulation. Et même ainsi, beaucoup de gilets jaunes arriveraient à passer, car la fermeture ne pourrait être totalement étanche, il n'y a certainement pas les effectifs pour assurer ça. A la "manifestation autorisée" samedi dernier sur le Champ de Mars, il y avait paraît-il 300 pleupleus. Et des milliers et des milliers sur les Champs-Elysées et alentours. La plupart des gilets jaunes ont largement dépassé le stade du "Excusez-moi de vous demander pardon". Ça ne veut pas dire qu'ils sont violents, heureusement, mais ils ne vont pas manifester là où leur dit juste parce que le gouvernement le leur demande. Un mouvement soutenu par plus de 7 Français sur 10 ne peut être dégonflé de la sorte, surtout quand près de 9 Français sur 10 estiment que le gouvernement n'y répond pas comme il faudrait. Et je ne crois pas que 7 Français sur 10 soient anti-républicains. D'autre part, il y a des limites à ce que l'on peut demander à la police, dont la vocation est de protéger la population, et qui est issue de ses propres rangs. Les opinions des policiers - et des soldats - ne sont probablement pas très différentes de celles de la majorité des Français. Voici un incident certes à ma connaissance isolé, mais qui en dit long : On leur demandera de faire respecter l'ordre, de réprimer les casseurs et ils le feront. Si on leur demande d'empêcher la possibilité même de manifester, je ne sais pas ce qui se passera. Au risque de forcer quelque peu le trait - ou pas ? - nous pourrions être en situation pré-révolutionnaire. Il est de l'intérêt de tous les Français, soutiens de Macron ou des gilets jaunes, de Le Pen, de Mélenchon ou de LR, européistes et souverainistes, de gauche et de droite, etc. que nous ne passions pas ce seuil. Un certain discours LFI émaillé de "révolution" et "insurrection" est à cet égard parfaitement irresponsable. Ce qui le serait encore plus, c'est d'utiliser la manière forte non contre des casseurs, mais contre des manifestants. Car la question de l'obéissance des forces se poserait. Et une situation où les forces de l'ordre fraternisent avec les manifestants a un nom : c'est une révolution. Il ne me semble pas que le gouvernement l'envisage. Je souhaite que ça ne change pas. Si un désastre de ce genre survient, ou le désastre équivalent où des policiers forcés de tirer pour sauver leurs vies abattraient non seulement des agresseurs mais des innocents, on constatera d'abord les faits, qui ne sont pas connus à ce jour parce qu'ils se situent (espérons que non !) dans l'avenir. A ce jour, la majorité des Français font une distinction claire entre le mouvement des gilets jaunes d'une part, ceux qui veulent tuer des policiers d'autre part. Pour que ça change, il faudrait que les gilets jaunes - ceux qu'on voit sur les rond-points - aient tout à coup la bave aux lèvres "on veut se faire des flics". Franchement, je n'y crois pas.
  6. Alexis

    menaces intérieures

    Un tireur isolé, c'est déjà suffisant pour des victimes, et d'autant plus si les forces de l'ordre aussi font des dégâts - certaines situations tactiques rendent très délicat d'arrêter un tireur sans toucher des innocents et simples manifestants. Plusieurs tireurs isolés, n'en parlons pas. Fusil de chasse, AK-47, autre, je n'en sais rien. Il y a des gens en France qui ont des armes illégales, c'est un fait. Un autre fait est qu'un mouvement de manifestations continues "dures" comme celui que nous vivons est pain béni et occasion rêvée pour deux types de gens : ceux qui rêvent d'une révolution violente et ensuite ce sera le "grand soir", ceux qui rêvent d'une révolution violente et ensuite ce sera "l'ordre nouveau". Ces gens existent bel et bien. Ils sont peu nombreux, mais ce n'est quand même pas "deux pelés et trois tondus". Je parle de gens devant lesquels l'électeur le plus enthousiaste de Mélenchon, l'électeur le plus déterminé de Le Pen, reculeraient effrayés. La logique est de leur point de vue imparable : forcer la police à tirer, à faire des victimes y compris parmi des manifestants "simples", c'est envenimer encore les choses. Ils espèrent qu'alors le mouvement violent fera boule de neige, la légitimité du pouvoir - non pas du président actuel hein... on parle de la République - sera entamée. Certes, il y a des risques, mais... Les milices d'extrême-droite qui à partir du mouvement du Maïdan ont provoqué l'effondrement du pouvoir à Kiev en février 2014 ont pu rapporter la perte de "30 camarades". Pour eux, le jeu en valait quand même la peine. Il y a encore des criminels simples. Enfin simples... islamisés et pas dans le sens de la Mosquée de Paris, si tu vois ce que je veux dire. Pour eux aussi, pain bénit et occasion rêvée. Les kouffars ne sont-ils pas en train de se bouffer entre eux ? Tel que je le comprends en tout cas, la conjonction des mots "armé" et "tuer" ne se rapporte pas à des canifs. Ça ne marcherait très probablement pas. Surtout, il n'est pas besoin d'aller chercher midi à quatorze heures. Encore une fois, les milices dangereuses existent, elles étaient déjà de sortie samedi dernier et certains policiers ont été visés par des gens dont l'objectif était de tuer. Ne leur reste qu'à sortir les armes à feu. Et c'est une inquiétude bien réelle.
  7. Alexis

    menaces intérieures

    Irresponsable. Les mots ont un sens. Appeler à manifester, à faire des sit-ins, des blocages etc. n'est pas du tout la même chose que parler d'une "insurrection" ou d'une "révolution" comme si c'était quelque chose de positif. Ce n'est pas en rajoutant "citoyenne" ou "civique" aux mots qu'on en change le sens.
  8. Alexis

    menaces intérieures

    Plus actuel, et beaucoup moins drôle, sur le fil d'actualité du Figaro Ça recoupe un élément marquant d'une conversation privée il y a deux jours avec l’un des CRS qui était sur le terrain dans le quartier de l’Etoile samedi 1er décembre, comme quoi « La grande inquiétude pour samedi prochain, c’est qu’en face certains en viennent aux armes à feu. Vu l’escalade de la violence contre nous jusqu’ici, c’est la seule chose qui serait pire » La conversation incluait des détails de situations tactiques potentielles, que je ne vais évidemment pas rapporter ici. Mais qui montrent que déjà en début de semaine l'hypothèse était sérieuse. Il y a un risque que la journée de samedi soit véritablement dramatique.
  9. Alexis

    menaces intérieures

    C'est pas faux. Mais la question de la lisibilité par l'ensemble du public se pose. Je ne dis pas que les règles actuelles sont parfaites de ce point de vue, mais si on remplace tout ça par des équations... Au lieu de pester contre les énarques, les gens pesteront contre les polytechniciens. Tu vas pas me dire que tu trouves que c'est mieux ?
  10. Alexis

    menaces intérieures

    Ah ok. Je découvre effectivement. Bon c'est peut-être un peu réducteur quand même, y compris si le mouvement Gilets jaunes sort par les yeux. Voir un portrait plus complet ici
  11. Alexis

    menaces intérieures

    Absolument. D'autant qu'il ne serait jamais resté dans un gouvernement et sous un président pareil.
  12. Alexis

    menaces intérieures

    Les ministres de l'intérieur face à la crise - L'ancien : Bien calé dans son canapé, Gérard Collomb se repasse une 10e fois les images des manifestations - L'actuel : Christophe Castaner dessine un pentagramme au sol pour entrer en contact et demander de l’aide à Charles Pasqua
  13. Alexis

    menaces intérieures

    Mais il a bon pied bon œil le Valery ! Eh oh ! Faut pas pousser pépé dans les orties.
  14. Alexis

    menaces intérieures

    Hmmm... maintenant que t'en parles... faut voir, en fait
  15. Alexis

    menaces intérieures

    OK, j'ai écouté le passage qui commence ici à 3'28'' Todd parlait donc du risque d'un coup d'Etat par Emmanuel Macron lui-même devant la situation (pas tout à fait encore réalisée quand même) d'un pays uni contre lui. Il fait référence en passant au 2 décembre, anniversaire du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. Je n'y crois pas du tout : 1. On ne fait pas un coup d'Etat tout seul avec ses petits bras. Il faut des troupes. Quels policiers, quels militaires suivraient un Macron qui tenterait une chose pareille ? Pas de nostalgiques de Napoléon aujourd'hui, Macron n'est d'ailleurs pas le neveu d'un empereur 2. L'article 16 de la Constitution sur les pouvoirs exceptionnels est "bordé" contre la dérive vers un régime autocratique, notamment ainsi que 3. De toute façon, le seul moyen de briser un mouvement populaire de masse, c'est une répression à la Tian'anmen. C'est-à-dire qu'on en tue quelques centaines ou quelques milliers, et les autres ne sortent plus parce qu'ils tiennent à la vie. Ce scénario est irréaliste en France parce qu'il n'y a pas les troupes pour. Nous sommes une démocratie, et si quelqu'un ordonnait aux policiers ou aux soldats de tirer dans le tas pour disperser des manifestants, il y aurait désobéissance tout simplement.
  16. Alexis

    menaces intérieures

    Allez pour se détendre un peu dans cette révolution ce monde de brutes... J'ai eu la vision d'un peuple d'Obélix, "tendre et sensible" : dirigé par un César : Me suis demandé ce qu'il en ressortirait, tiens ? Bon le problème bien sûr c'est que pour l'instant le peuple n'est pas content... même si Jupiter César aimerait bien, sans doute. Et panem et circenses (*) n'a pas l'air de fonctionner... surtout quand il y a de moins en moins de pan pour les plus modestes alors que la brioche abonde de plus en plus pour les gros. (*) Bon, j'ai terminé l'invocation, normalement @Tancrède ne devrait plus tarder à se matérialiser
  17. Alexis

    menaces intérieures

    Don't worry, dès que j'ai fini mes deux mandats en Amérique, je me présente à la présidentielle chez vous. Un peu de patience ! MFGA !
  18. Alexis

    menaces intérieures

    Non, je n'en ai pas la possibilité, du moins maintenant. Mais la citation "Je pense que le risque majeur pour la France, ça n’est pas la révolution maintenant, c’est plutôt le coup d’Etat." me semble se suffire à elle-même ? Ou bien est-ce que Todd utilise le mot "coup d'Etat" mais parle en fait d'autre chose ?
  19. Alexis

    menaces intérieures

    Je pense que cette phase est dépassée. La tentative de créer un amalgame entre Gilets jaunes et extrême-droite violente (référence à 1934) était très maladroite et a fait un flop complet. D'autre part, le soutien de la population n'a pas faibli même après les violences très graves du samedi 1er décembre, tandis que c'est le gouvernement qu'une majorité écrasante accuse de "ne pas être à la hauteur". Cette solution d'espérer la violence - idéale pour un gouvernement qui cherchait à rester droit dans ses bottes et "ne pas céder" - ne fonctionne pas, et le pouvoir l'a compris. D'où cette phase suivante consistant en une tentative a minima de "calmer" les manifestants avec bien peu de concret et beaucoup de promesses de "concertation". Phase qui est certes "trop peu, trop tard" mais qui montre bien que le président commence à bouger et a compris que la violence, sans parler du "chaos", n'est pas une solution. Pas d'accord. Je partage le diagnostic général sur l'euro bien entendu, mais en réalité vu la situation domestique et internationale le président de la République a tout à fait la possibilité d'imposer une inflexion de la politique économique. Voir l'intéressante prise de position de Philippe Aghion, économiste soutien de Macron "une sortie provisoire de la contrainte européenne des 3 % de déficit budgétaire est souhaitable" Effectivement : - Ce serait le moyen pour le gouvernement de se redonner des marges de manœuvre, en terme de réduction de la fiscalité frappant les plus modestes et/ou d'investissement public, par exemple pour la transition énergétique, surtout si elle était couplée à une augmentation de la fiscalité sur les très hauts revenus, que Aghion défend aussi - Du point de vue diplomatique, Emmanuel Macron a clairement une ouverture qui lui permettrait d'imposer cette décision : 1. Le chaos qui commence en France doit aussi inquiéter à Berlin et à Bruxelles 2. Etant déjà "bien bordé" du côté pro-européen - qui en France est plus européiste que lui ? - Emmanuel Macron pourrait très facilement dire "Je ne suis pas Salvini ! Mais j'ai besoin de changer la trajectoire budgétaire du pays pour répondre à l'exigence des Français, c'est donc ce que je fais" 3. Vu le Brexit, le gouvernement italien et dans un autre genre le gouvernement polonais, sans parler de Donald Trump, ou de Vladimir Poutine, la France est du point de vue de l'Allemagne son DERNIER allié fiable parmi les grands pays. Si la France décide cette "sortie provisoire" de la contrainte des 3% de déficit, l'Allemagne suivra... parce qu'elle n'aura aucun autre choix. Et si l'Allemagne suit, Bruxelles suivra D'un certain point de vue, si la situation présente crée une contrainte intérieure forte pour le président, elle desserre aussi objectivement la contrainte extérieure. Elle n'est pas loin de représenter paradoxalement une opportunité pour Emmanuel Macron de reprendre la main vis-à-vis de Berlin, sachant que l'Allemagne refuse de faire le moindre pas autre que cosmétique dans la direction de réforme de l'euro que propose le président. ... Reste à voir s'il saura mettre à profit cette opportunité. Qui est peut-être la dernière occasion pour lui de "rattraper" sa présidence. Pour un coup d'Etat, il faut des comploteurs. Je n'y crois pas du tout.
  20. Alexis

    menaces intérieures

    Hmmm attends voir... c'est vrai que c'est un problème ça... Bon j'utilise un joker : l'appel à un ami. Pouvez-vous s'il vous plait appeler Monsieur Carlos Ghosn ? Non ? Comment ça ? Ah, flûte alors Et ça c'est encore de la petite bière tout compte fait. Si on parlait des entreprises du CAC40, qui paient un impôt moyen de l'ordre de 10% de leur bénéfice... quand la ch'tite n'entreprise du coin et la PME de la ville d'à-côté paient bien eux 33% ?
  21. Alexis

    menaces intérieures

    Ben non, justement. Et on peut considérer cela surprenant. M'est avis qu'au gouvernement, on avait certes espéré que les débordements violents pourraient aider à dégonfler le mouvement en le faisant apparaître comme générateur de violences. Seulement voilà, même après les grandes violences du samedi 1er décembre : - 72% des Français continuent à soutenir les Gilets jaunes - 90% considèrent que "le gouvernement n'a pas été à la hauteur" Non seulement le soutien reste massif, mais pas loin de l'unanimité considère que le gouvernement n'a pas réagi comme il le devrait ! Les policiers sont des Français... la part d'entre eux qui soutiennent les Gilets jaunes n'est probablement pas très différente des 72% dans l'ensemble du pays. D'autant que la plupart sont de la même classe sociale qui se sent délaissée et dont une partie est en souffrance.
  22. Voici un lien vers la vidéo de cet échange (sur 2 minutes) Je ne serais pas si dur avec Aurélien Taché. Ce qu'il dit est stupide certes, mais c'est du moins une stupidité honnête et franche. J'en veux bien davantage aux gens assez habiles pour dissimuler là où ils veulent entraîner le pays. Sinon, les réactions de l'assistance - a-t-elle été sélectionnée ? - sont intéressantes. Natacha Polony dit "La souveraineté, ça veut dire de décider de son destin"... et elle est interrompue par les applaudissements nourris du public. Si l'assistance de cette émission est plus ou moins représentative du pays... ça va être joyeux les européennes pour LREM !
  23. Pourquoi ce "Mais" ? Remplace par un "Parce que", et tu comprendras pourquoi je suis si fier ! Et puis l'appropriation culturelle, j'en commets déjà assez souvent, en fait à chaque fois que je mets une cravate. Et je n'ai jamais été traduit en justice par aucun Croate, donc... L'est de l'autre côté de l'Atlantique, ton Comité Théodule. Je ne me sens pas trop en danger sur ce coup-là. Mais je veux bien te filer un mouchoir. Oui, je sais, ma bonté me perdra.
  24. Ben quoi, à Francfort c'est choucroute garnie et la bière ? Et puis je rappelle que si la réponse n'est pas "la bière et les femmes", c'est que la question était mauvaise !
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