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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Ça ! On peut dire - pour rester polis - qu'il est plus dans la réaction que dans la réflexion... Je comprends le gazouillis d'une manière différente (*) En somme, sire Donald de la Tromperie souhaite convaincre les Français : 1. Que les Allemands les menacent, comme autrefois 2. Qu'ils sont incapables de faire face tout seuls 3. Que l'Amérique peut les aider, moyennant finance Ce qui pose le problème de la réflexion, comme dit Philippe... Parce qu'enfin c'est une chose de mentir, mais il convient quand même de se demander d'abord quelles sont les chances de succès du mensonge ! ===> Quelles sont les chances de convaincre les Français de ces trois mensonges ? (*) Y a les exégètes de la Bible, c'est une discipline qui existe... Sommes-nous en train de fonder la discipline de l'exégèse trumpienne ? Cher confrère, rédigeons ensemble une communication que nous pourrons défendre au prochain symposium de notre discipline ! Je dirais que Macron aurait du s'exprimer plus clairement - mais il a clarifié ensuite. Et Trump aurait mieux fait de se la fermer, oui. Quand il continue à l'ouvrir, il s'enfonce. Exactement. Ce gazouillis trumpien est à coup sûr la réaction au message de Macron à CNN comme quoi Mais... c'est exactement ce que veut Trump ! Il veut des sous, en l'occurrence des commandes pour l'industrie américaine, que ce soit en échange d'armes correctes, ou de catastrophes ambulantes comme les missiles Patriot ou encore pire l'avion de combat F-35. Macron se révèle un adversaire des projets d'extorsion de fonds commerciaux de Trump, qui se rebiffe.
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Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ben ça revient pour un pays à aller tout seul au coin Pour le bonnet d'âne en revanche, c'est pas obligé. Hmmmoui pas mal. Tu peux m'envoyer ton adresse mail en MP, je pourrais avoir une proposition de poste pour toi ? Du moins si les pays chauds ne te font pas peur, on a besoin de représentants commerciaux performants... -
Le tableau se complique, ou s'enrichit. Voilà que Poutine profite d'être à Paris pour se mettre à troller Trump appuyer le projet esquissé par Macron : Selon Der Spiegel, c'est fondamentalement Poutine qui se paye la tête de Trump Il y a de ça, oui, mais pas seulement. C'est en réalité parfaitement logique du point de vue des intérêts russes comme de la doctrine des relations internationales défendue par la Russie : 1. L'Europe occidentale et centrale c'est 50% du commerce extérieur russe, les Etats-Unis 5%. Les sanctions économiques et d'une manière générale tous les obstacles à la coopération entre les deux parties du continent européen s'imposent d'autant plus facilement qu'un pays qui n'y a aucun intérêt fait forte pression en ce sens. Il y a tout lieu de penser que si les Européens de l'ouest et du centre marchaient sur leurs deux jambes, ils s'occuperaient davantage de leurs propres intérêts, donc coopéreraient davantage avec la Russie... ce qui ne pourrait qu'être bon pour Moscou 2. La Russie défend officiellement - et aussi dans les faits - la doctrine de la multipolarité nécessaire et naturelle du monde, favorisant équilibre et coopération quand l'unipolarité favoriserait au contraire déséquilibres et affrontements. Cette doctrine est parfaitement compatible avec le projet que les Européens se défendent eux-mêmes plutôt que de rester dans la dépendance envers un protecteur extérieur, qui se trouverait de plus être précisément le pôle aspirant à l'unicité Poutine ne se prive pas de rappeler au passage que ce projet n'est "pas nouveau" puisque déjà Jacques Chirac lui en avait parlé et que l'idée était encore plus ancienne. Manière sans doute d'esquisser délicatement un doute que ce genre de projet aboutisse avant la semaine des quatre jeudis à terme proche.
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... sauf que, lui, c'est pas drôle
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Pour le deuxième terme, je dirais une humiliation infligée à la mémoire des vétérans américains. Il est vrai que le Donald, qui s'est fait réformer au moment de la guerre du Vietnam arguant d'une excroissance osseuse au pied apparue pour l'occasion et dont on n'entendit jamais plus parler ensuite, n'est pas précisément un soldat dans l'âme... Il est "fana mili" uniquement quand il s'agit de regarder les défilés ou de se rengorger des galonnés qui l'entourent. En américain, on appelle ça un chickenhawk je crois. Un faucon-poule-mouillée.
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Trump fait ses besoins où il veut, il n'a pas de limite sur ce point, nous sommes bien d'accord. Cela dit, il faut quand même avouer que Macron a perdu une bonne occasion de se taire ce jour où il a appelé à "une vraie armée européenne" pour "nous protéger à l'égard de la Chine, de la Russie et même des États-Unis". Déjà, le concept même d'armée fédérale européenne est ubuesque - mais ça a déjà été discuté ailleurs, je n'y reviens pas. Surtout, à supposer même que ce projet d'armée fédérale ait un sens, comment Macron a t il pu ne pas voir qu'à proposer de se protéger contre les Etats-Unis, il allait faire fuir encore plus loin les autres Européens (*) ? (à noter que le jeune Laurent W, ci-devant chef des Républicains, ne remonte pas le niveau. Ça commence plutôt bien, "l'armée européenne est un fantasme"... mais il embraye immédiatement en proposant que les autres Européens paient les Français et les Allemands pour les protéger ! Deux questions s'imposent : haschisch ou cocaïne ? D'autre part, Macron et Wauquiez ont ils le même fournisseur ?) Je n'aime pas que le président de la République française se fasse rembarrer et renvoyer dans ses buts par le président des Etats-Unis d'Amérique. Mais c'est malheureusement inévitable quand on sort une énormité de ce genre. (*) Entendons-nous. Je ne suis pas tout à fait naïf. Il est assez évident que les cibles principales des M-51 de la force de dissuasion ne se trouvent pas aux Etats-Unis. Il est tout aussi évident que quelque part dans un dossier, on a du aussi préparer le plan de frappe "au cas où" - dans la série "on ne sait jamais". Oui, mais ça c'est nous, parce qu'on a une dissuasion nucléaire indépendante - il n'y a que deux pays dans ce cas en Europe et l'autre est dirigée par Poutine - les autres Européens ne pensent pas comme nous parce qu'ils ne sont pas dans la même situation... c'est quand même dommage que le président de la République ne le comprenne pas ! Bon, à regarder les réactions au tweet de Trump contre la déclaration de Macron, il y a quand même plus d'une personne qui comprend la déclaration de Macron comme dirigée contre Trump plutôt que contre les Etats-Unis... c'est toujours ça de pris. J'aime bien la réaction de celui qui a pensé à son Président et lui a préparé un plan pour quand il sera à Paris
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Gageons que si ledit proxénète s'était découvert une dimension nationale jusqu'à se trouver moindrement sur le chemin de Trump, le Donald se serait découvert une vocation de Père-La-Morale. Vous dites ? Il n'aurait pas osé ? Voyons, voyons, hommes de peu de foi... il faut toujours faire confiance à Trump C'est dit comme un joli trait d'humour ... mais le plus triste c'est que c'est strictement exact
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Une "Union Européenne" ... vous pensez que ça à un avenir?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Bon Plan dans Politique etrangère / Relations internationales
Il a raison, ce n'est pas un geste anti-français mais un geste pro-américain. Le gouvernement belge n'est pas déloyal envers les autres pays européens, il est loyal envers les Etats-Unis, qui sont son protecteur. Il est au demeurant normal, lorsqu'on a un protecteur, de lui manifester sa loyauté. Il est vrai que pour acheter le F-35... il en faut, de la loyauté ! La dette publique française est soumise à hauteur de 97% à la Lex Monetae, ce qui signifie que ses détenteurs n'ont aucune protection légale au cas où la France sortirait de l'euro : les obligations d'Etat correspondantes seraient alors libellées en nouveaux francs. Et le nouveau franc serait sous le contrôle plein et entier de la Banque de France, de même que la livre ou le yen sont sous le contrôle de leur Etat. Pas de problème pour l'Etat français. Autre version : la France étant d'une toute autre dimension que la Grèce à l'intérieur de la zone euro ne peut en aucun cas être écrasée par la BCE comme la Grèce l'a été - en partie parce qu'il lui serait aisé de sortir du système ce qui le ferait s'écrouler. C'est déjà probablement vrai pour l'Italie, à plus forte raison pour la France. Le reste est affaire de "négociation" avec la BCE, en pratique d'alignement de cette dernière sur les besoins de l'économie française. Et si l'Allemagne désire sortir de l'euro, elle est bienvenue. Dans un scénario comme dans l'autre, le deuxième européiste "pas totalement demeuré", à plus forte raison le premier souverainiste, une crise financière n'aurait certes rien d'agréable, elle ne mènerait pour autant en aucun cas à la faillite de l'Etat. -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Dans le Canard Enchaîné du 7 novembre, ce billet de Jean-Luc Porquet- 2 408 réponses
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Exactement. Ce qui est en un sens surprenant, c'est la grande normalité de tout cela. Un personnage aussi clivant et inhabituel que Trump, un parti démocrate si énervé avec une aile extrémiste remontée... et voilà, ni vague bleue ni muraille rouge, une vaguelette bleue comme si c'étaient des midterms ordinaires. La division du peuple américain s'installe dans la durée. Non point. Le seul candidat valable, c'est Jimmy Carter
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USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, les psyops américaines ne sont plus ce qu'elles étaient ... -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Je suis bien d'accord sur la notion de Juste Milieu et ça me rappelle d'ailleurs cet extrait d'un sketch des Inconnus Sinon, pour revenir sur le sujet des Criailleries, voici un vrai gazouillis du vrai Trump - c'est dans le titre de la chaîne Twitter vous voyez - et c'est un gazouillis intéressant ô combien. Je veux dire, d'aucuns auraient pu avoir des doutes : Trump est-il capable de se dépasser lui-même ? Peut-il être encore plus Trump ? Voici qui fera taire tous les doutes, oui, il peut le faire ! -
Une "Union Européenne" ... vous pensez que ça à un avenir?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Bon Plan dans Politique etrangère / Relations internationales
Un seul mot Patrick : bravo ! Bon sur ce, je me barre... -
Une "Union Européenne" ... vous pensez que ça à un avenir?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Bon Plan dans Politique etrangère / Relations internationales
D'autant qu'il ne s'agit pas de "traîtrise", il s'agit de loyauté. La motivation de la décision belge n'est pas la volonté de refuser un avion de combat européen, elle consiste avant tout dans la volonté de choisir un avion de combat fourni par la puissance qui protège la Belgique. Expression de loyauté donc - loyauté évidemment d'autant plus remarquable quand l'avion en question est le F-35 ! Je dirais que cette loyauté a deux composantes principales : - Se mettre dans les bonnes grâces des Etats-Unis, dans l'espoir que leur volonté de garantir l'existence de la Belgique en cas de "coup dur" et scénario catastrophe en sera renforcée - de la politique pure donc - Assurer que la Belgique pourra conserver des armes nucléaires américaines "sous double clé", en pratique des B-61 que les Etats-Unis refusent d'adapter à un avion non américain. Or, en cas de scénario catastrophe justement, des armes nucléaires sous double clé contribuent à la dissuasion Ce choix a donc sa rationalité. Et je ne crois pas que la France soit en mesure de le reprocher aux Belges. Si nous offrions à Bruxelles des ASMP-A sous double clé à mettre sous Rafale, ou si la Belgique disposait d'une dissuasion nucléaire, le choix du F-35 serait entièrement contestable. Mais comme ce n'est pas le cas, il est possible d'argumenter que les inconvénients bien réels du F-35 - ne marche pas encore correctement et peut-être ne marchera vraiment bien jamais, prix démesuré et d'ailleurs indéfini notamment pour le MCO - ne sont que le prix à payer pour ce qui intéresse véritablement la Belgique : la protection nucléaire américaine. Oh, un ballon de foot ! Je rappelle soit dit en passant qu'à la fin de la Coupe c'est la France qui gagne Merci à Mbappé et quelques autres... Macron = Français = Grand Méchant F-35 = Américain = Nos bons maîtres Nos alliés auxquels nous n'avons rien à refuser C'est pourtant simple, non ? L'idéal c'est une chose, se cogner la tête contre le mur à répétition en espérant le défoncer quand on est arrivé au fond d'une impasse en est une autre. On peut préférer changer de chemin. C'est ce que j'espère ardemment. Cela reste le plus probable, mais cela dépendra aussi des conditions dans lesquelles l'UE, et notamment l'euro, se terminera. En cas d'explosion incontrôlée plutôt que de démantèlement un peu réfléchi et coordonné de la monnaie unique, les pertes financières pourraient être énormes pour plusieurs pays, dont les dirigeants pourraient être fortement tentés de se défausser de leurs responsabilités dans la promotion et le soutien encore et toujours à l'euro en prétendant que c'est le voisin qui est coupable, plutôt que tous ceux qui ont créé et maintenu le système à parts égales. D'où un danger de création de nouvelles Dolchstoßlegende, ce qui pourrait avoir de graves conséquences à long terme, ou en tout cas des limites claires à de futures coopérations. C'est un scénario catastrophe certes, mais qui n'est pas tout à fait improbable. L'Allemagne a tenté par deux fois d'atteindre par la guerre à l'hégémonie sur le continent européen. Pour que la paix générale sur le continent soit maintenue - je dis bien "générale", sans exclure des affrontements localisés voire ex-Yougoslavie années 1990 ou Ukraine années 2010 - il faut et il suffit : 1. Que l'Allemagne ne recommence pas - c'est aussi bien assuré qu'on peut le rêver 2. Qu'aucun autre Etat ne s'y essaie - c'est assuré depuis la fin de la Guerre froide et la fin de l'occupation de l'Europe centrale par l'Union soviétique Rien de tout cela ne dépend de l'Union européenne. Son éventuelle fin n'y changerait rien. -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Pointer l'hypocrisie des autres est nécessaire, et l'argument de l'intérêt économique a du sens. Mais ce n'est pas le seul. Il y en a deux autres au moins : la morale, et la stabilité : - La guerre saoudienne au Yémen n'est pas une simple guerre «sale» du type US en Irak ou URSS en Afghanistan. Il n'y a pas seulement des crimes de guerre. Organiser la famine contre l'ensemble d'une population civile, il s'agit d'un crime contre l'humanité. Je veux bien qu'on parle d'intérêt économique, je suis le premier à approuver en temps ordinaire... mais est-ce qu'un crime contre l'humanité est un moment ordinaire ? La plupart d'entre nous respectons une certaine morale dans notre vie privée. Il est bien entendu que la question se pose différemment pour les États... mais est-il acceptable qu'ils n'en respectent absolument aucune ? - La stabilité doit être l'un des premiers soucis de toute politique étrangère responsable. C'est d'ailleurs en son nom que l'on accepte assez souvent des États des entorses à la morale ordinaire, ou qu'on les pratique. Est-ce qu'un régime qui se livre à des crimes contre l'humanité pour éviter de reconnaître qu'il a perdu une guerre travaille pour la stabilité ? Les États-Unis ne l'ont pas fait en Irak. Ni l'Union soviétique en Afghanistan. Pour moi, donner la priorité aux ventes d'armes à l'Arabie saoudite aujourd'hui, c'est un réalisme de pacotille, même du strict point de vue financier. On risque de perdre beaucoup plus à terme que les quelques ventes qu'on perdait à court terme, parce que le niveau de violence augmentera au Moyen-Orient, et nous n'aurons pas le luxe de nous en désintéresser En revanche, si un dirigeant français prononce publiquement le mot qui fâche : crime contre l'humanité, documenté largement par l'ONU, par exemple à la tribune du Conseil de sécurité, il apportera une aide puissante aux Américains (de gauche et de droite) qui essaient de changer la politique de leur pays. Ce n'est pas la suspension des ventes d'armes françaises qui peut arrêter les crimes de Riyad. En revanche, l'aide technique américaine est strictement indispensable aux Saoudiens pour continuer leur guerre. Les Américains qui veulent utiliser ce levier sont aujourd'hui minoritaires, en partie parce que le sujet est négligé dans les médias. Or, faire un grand splash et forcer l'attention des États-Unis, c'est à la portée de la France. -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Allez, en plein dans le HS certes... mais ça fait plaisir parfois de retourner aux classiques -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
La France. Il suffit de lire l'article La différence avec les autres groupes d'âge, c'est que la réponse la plus fréquente chez les jeunes est «je ne sais pas». A interpréter au choix comme l'effet d'être un peu perdu, ou comme l'expression d'une modestie qui sied bien aux plus jeunes L'autre différence, c'est que les États-Unis ne sont pas loin derrière la France, du point de vue des jeunes. Il y a peut-être là un effet linguistique : quand on n'apprend qu'une seule langue étrangère, qui se trouve avoir le statut impérial de l'anglais aujourd'hui, il y a forcément des conséquences sur l'imaginaire... -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Tu l'auras voulu ! -
Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Waouh ! Ça c'est de la sanction ! Mohammed Ben Salman en tremble dans son qamis... -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
- Les milliardaires je n'en sais rien, je ne les connais pas... même pas leurs noms et tu ne m'aides pas - L'objectif de la vie politique de Nigel Farage était de sortir son pays de l'UE. Cet objectif atteint, il est retourné à la vie civile - Boris Johnson reste ce qu'il est depuis longtemps : l'un des chefs de courant et leaders d'opinion du parti conservateur Je ne crois pas que prendre sa retraite de sa vie politique, une fois que l'objectif de cette vie politique a été atteint, soit une raison suffisante pour "foutre au pilori" qui que ce soit. Tous les responsables politiques ne s'accrochent pas à leurs postes comme des huîtres. Certains cherchent à atteindre un objectif qu'ils croient servir le bien de leur pays, une fois celui-ci atteint ils ne s'accrochent pas longtemps au poste. C'est le cas notamment de personnes de conviction qui n'ont par ailleurs pas la vocation d'un politicien professionnel. Ça, c'était le mot de la fin. -
Le raisonnement est un peu semblable à "Les seuls fabricants d'armes nucléaires sont Etats-Unis et URSS donc on en achètera aux Etats-Unis" Ce raisonnement est juste attention... à la seule condition d'admettre cette prémisse comme quoi nous ne les fabriquerons pas nous-mêmes Bien évidemment, apprendre à fabriquer des catapultes serait incomparablement plus simple et moins cher qu'apprendre à fabriquer des armes nucléaires. Reste seulement à savoir si l'intérêt est suffisant pour compenser les frais limités. S'agissant du cœur du groupe aéronaval français, s'agissant d'éviter une dépendance non envers un pays de taille comparable à la France mais envers une superpuissance Etats-Unis ou Chine - qui de par sa taille même peut facilement être encline à abuser de ses leviers d'influence - je suis convaincu que oui. Ils auront les deux. De même que les Etats-Unis auront les deux. Il n'existe à ce jour aucune catapulte EMALS opérationnelle dans aucune armée du monde.
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Une "Union Européenne" ... vous pensez que ça à un avenir?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Bon Plan dans Politique etrangère / Relations internationales
L'autre option, c'est de prendre les devants avant d'avoir l'occasion d'observer avec soin ce qui se passera pour les Français dans les 10 années à venir, parce qu'on a de bonnes raisons de se douter que les tendances constatées depuis vingt ans - désindustralisation, inégalités croissantes, chômage croissant - qui doivent beaucoup à l'existence de l'euro (voir par exemple dans cet entretien la réponse à la dernière question), n'ont aucune raison de ne pas continuer voire empirer si l'on reste sur la même voie. Sauf crise financière majeure qui pourrait forcer l'implosion plutôt que le démantèlement ordonné de l'euro, la question se réglera dans les urnes, en 2022, voire 2027. Même si personnellement au vu de l'aggravation des fragilités de l'euro comme de ses conséquences, j'ai du mal à imaginer que le bousin tienne jusque là. Exactement. Pour résoudre le dilemme du prisonnier, il faut une communauté qui soit regardée par tous ses membres comme leur appartenance principale. Par exemple, les habitants de la région parisienne ou de Rhône-Alpes paient pour ceux de la Creuse ou de la Lorraine. Mais les Français trouvent ça normal, on n'en est même pas conscients, parce qu'enfin tous ces lieux sont habités par des Français, bref par les membres de la communauté à laquelle on s'identifie le plus volontiers. Nous nous regardons avant tout comme des Français qui se trouvent habiter l'une ou l'autre région de France, pas comme des Parisiens, Provençaux, Alsaciens... Si de la même manière les habitants de la Bavière, des Pays-Bas, de Rhône-Alpes ou du Nord de l'Italie payaient volontiers pour ceux du Portugal, du Limousin ou de la Grèce, si des transferts financiers à la bonne échelle étaient organisés, alors l'euro pourrait fonctionner sans problème. Seulement voilà, l'appartenance principale pour chacun, ce n'est pas l'Union européenne, c'est la Nation ! Les Bavarois paient pour les nouveaux Länder... ils refusent de payer pour l'Italie du Sud. De même les Néerlandais pour l'Andalousie, etc. C'est qu'il ne s'agit pas de leur pays. Ils ne se regardent pas comme des Européens habitant l'une ou l'autre région de leur pays l'Europe. Ils se regardent comme des Allemands, Belges, Espagnols, Français etc. Les concepteurs de l'euro avaient imaginé qu'une fois la monnaie partagée, le reste suivrait naturellement et rapidement, que les sentiments d'appartenance principale se déplaceraient du pays à l'Europe, qui se fédéraliserait rapidement, y compris bien sûr les politiques communes à échelle suffisante pour assurer une péréquation, donc des transferts financiers suffisants (au bas mot, un ordre de grandeur au dessus de ce qui existe) Ils se sont trompés. Non seulement le sentiment d'appartenance principale ne se déplace pas vers l'Europe, les relations concrètes entre nations européennes se dégradent, parce que l'existence de l'euro aggrave les déséquilibres notamment pour l'industrie et le commerce extérieur, installe notamment une domination allemande de fait (qui n'a pas été recherchée par les principaux intéressés, c'est un effet secondaire), parce que les politiques d'austérité "terre brûlée" mises en oeuvre en Europe du sud aggravent encore leurs problèmes, bref parce que l'existence de l'euro multiplie les oppositions d'intérêts entre les nations qui le partagent... l'exact inverse de l'objectif recherché ! S'y rajoutent encore d'autres politiques uniques par exemple les règles communes pour l'immigration, occasion de disputes cette fois-ci entre Européens du centre (anti-immigration et anti-islam) et de l'ouest (plus ouverts s'agissant des Allemands, plus hypocrites s'agissant des Français). En un sens, l'euro est une expérimentation en vraie grandeur sur l'existence du sentiment d'appartenance européen. C'est l'épreuve du feu, le révélateur. Et il a révélé que ce sentiment est loin d'être suffisamment sérieux pour former une communauté réelle - au contraire, ce qui existe de bienveillance entre pays européens est en train de s'abîmer sous nos yeux par la multiplication de disputes qui n'auraient jamais eu lieu si nous n'avions pas la même monnaie et si chacun pouvait avoir la politique d'immigration qui lui chante - c'est-à-dire ses propres frontières. Je ne sais pas ce qu'il adviendra de l'UE au final. La version actuelle est condamnée évidemment. Sera-t-elle remplacée par une version beaucoup plus lâche, se limitant à une structure de coopération organisée ? Finira-t-elle par exploser à force de défections (si l'Italie ou la France partait, il est difficile d'imaginer l'UE survivre) et sans être remplacée par une telle structure ? L'avenir le dira. Mais je souhaiterais vraiment que ça aille vite, beaucoup de temps et d'énergies sont gâchées en attendant. -
Nationale, je veux bien. Un sujet peut devenir national sans être bien important, c'est le principe d'une caisse de résonance. Moi ce qui me frappe c'est le nombre. Trois mille Honduriens, ce n'est vraiment pas grand chose. On n'est pas vraiment dans un format "Camp des saints", là... Pour ramener ça à l'échelle de la France, il faut imaginer que 600 Ukrainiens ou Turcs soient en train de marcher vers notre pays (Au secours Maman j'ai peur !) Pour exemple, un article dans un média américain pro-républicain Le moment Merkel de Trump, et le nôtre Négatif, petit propagandiste facilement effarouché, négatif... En 2015, l'Allemagne a accueilli 1,1 million de migrants illégaux arrivés en foule. A l'échelle des Etats-Unis, cela représenterait 4,5 millions de personnes ! Les trois mille Honduriens qui marchent ne sont même pas le millième de ce qui est tombé sur la gueule des Allemands en 2015. La question de la politique souhaitable, dans l'absolu, se pose. La question de la possibilité physique de choisir ne se pose pas. Trois mille personnes peuvent assez facilement être arrêtées, détenues pour infraction à la législation sur l'immigration, puis renvoyées chez elles par avion. Il y faudrait un certain nombre de policiers certes, ils pourraient avoir à employer des moyens de contrôle de foules certes, mais rien d'infaisable à ça. Cela ne signifie pas que ce soit forcément la meilleure solution, bien entendu. Cela signifie seulement que les Etats-Unis choisiront, en toute liberté. Euh... voici un agrégateur d'enquêtes d'opinion sur l'approbation de Trump. La moyenne actuelle est à 43% pour et 53% contre. Ça frémit depuis début octobre oui, mais le terrain gagné par Trump c'est juste un point et demi.
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Une "Union Européenne" ... vous pensez que ça à un avenir?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Bon Plan dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici un article plus détaillé. Triste peut-être, mais pas surprenant. La Belgique fait prévaloir l'orbite américaine, même pour un avion mal fichu et très coûteux, parce que ce sont les États-Unis qui leur offrent l'illusion d'une défense nucléaire. La «défense européenne», lubie française s'il en est, n'offre même pas cette illusion. En pratique, la France n'a pas proposé à la Belgique de lui vendre des ASMP-A sous double clé pour mettre sous ses Rafale. Je ne regrette pas forcément que nous ne l'ayons pas fait. Tromper un pays ami en lui faisant croire que si nécessaire on lui donnerait les clés de lancement d'armes nucléaires, ce serait une mauvaise action. Mieux vaut laisser ce genre de comportement à l'Empire. Mais les conséquences en découlent directement : faire apparaître la défense européenne pour ce qu'elle est, un miroir aux alouettes. -
Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, enfin il faut tout de même se rappeler qu'il n'est que membre du gouvernement, chargé d'appliquer la politique générale de ce gouvernement. Un ministre, comme disait l'autre (*), ça ferme sa gueule, ou ça démissionne. En l'occurrence je ne crois pas qu'il y ait matière à démissionner. Nous ne sommes que peu impliqués dans les luttes d'influence entre divers types d'islamistes, dans ce cas les FM et les wahhabites. Je n'irai pas jusqu'à me réjouir de la mort d'un homme, mais enfin De Gaulle a bien écrit sur «la discorde chez l'ennemi», tandis que Napoléon conseillait «quand l'ennemi fait une erreur, ne l'interrompez pas». Il n'est pas certain que tous ces petits meurtres entre islamistes aillent à l'encontre des intérêts de la France. (*) Chevènement