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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. La Italia Non, c'est pas à l'est Ce n'est qu'un scénario parmi d'autres naturellement. Voir par exemple l'analyse de Jacques Sapir sur la suite envisageable aux disputes actuelles sur le budget italien, et la possibilité que le gouvernement Lega / M5S ait entamé une stratégie de moyen terme visant à ce que l'Italie récupère tout ou partie de sa souveraineté, stratégie dont le budget décidé par le Parlement italien en contradiction avec les instructions de la Commission européenne ne serait que la première étape. Ça se passera - ou non - probablement l'année prochaine. C'est-à-dire que si l'UE, en l'espèce la Commission et la BCE, se raidit, refuse de négocier et tente de forcer le gouvernement italien à plier, la crise ne deviendra aiguë que vers 2019 pas avant. Alors, des conséquences politiques pourraient en être tirées, et une majorité d'Italiens pourrait être prête à faire le signe du V à l'Union européenne : Voici un sondage un peu ancien - il y a deux ans - qui montre qu'à cette époque, les Italiens étaient déjà assez proches de vouloir sortir, pour presque une moitié d'entre eux. Il est possible que leur détermination se soit renforcée depuis. Et même si ce n'est pas le cas, ce pourrait être un objectif du gouvernement Lega - M5S que de convaincre la population italienne de sauter le pas.
  2. Long post... répondant à plusieurs personnes... préparé avec amour, du café et une bonne dose de rhum... posté après relecture attentive... ... juste pour être avalé d'un coup par l'horrible monstre qui rôde dans le code du forum, qui n'en a laissé qu'un petit os ! Du coup je suis parti bouder dans mon coin. Na ! Sérieusement, c'est la première fois que ça m'arrive. Je ne crois pas que ce soit mon navigateur. J'espère que ça ne recommencera pas, sinon ça va leur faire mal aux monstres qui se payent ma tête ! Qu'on me donne seulement une AK-47...
  3. Une avocate russe ? Et pourquoi pas une femme d'affaires jouant un double rôle comme agent illégal - tant qu'on y est, autant joindre l'utile à l'agréable ? Prévenez le Petit Père des peuples !
  4. Oui, je n'ai encore regardé qu'une partie de cette émission, mais c'est déjà croquignolesque. Au passage, salut à @Xavier qui aime bien ce mot (je sais, regarder de l'infotainment propagandesque genre totalement aligné-système, il faut être masochiste... que voulez-vous, je trouve utile de prendre connaissance de ce qu'on raconte dans ce genre d'émission) J'apprécie particulièrement Patrick Martin-Genier, ci-devant spécialiste des questions européennes, qui en réponse à une question sur le gouvernement italien qui dit vouloir respecter le programme sur lequel il a été élu, opine à 3'50'' que "le ton du gouvernement italien est à bien des égards assez inadmissible". En effet, au cours d'une réunion dont Martin-Genier note avec un certain effarement qu'elle fut "euphorique", Di Maio a affirmé qu'il ferait "le budget du peuple". Effarant aux yeux du ci-devant, qui affirme que "c'est la première fois dans l'histoire de l'Italie qu'on va faire le budget du peuple" et se scandalise que le gouvernement italien dise en somme "la Commission européenne restez à votre place et moi je vais décider". Et l'animatrice de hocher la tête d'un air triste. En réalité bien sûr, l'Italie a longtemps été un pays pleinement démocratique, où le budget était donc décidé démocratiquement. Martin-Genier et ses petits camarades semblent avoir oublié que l'étymologie du mot démocratie est précisément le pouvoir du peuple... tous les gouvernements démocratiques au monde décident de leur budget ! Sauf bien sûr les gouvernements union-européens partageant l'euro, qui doivent du fait du Traité suivre les "recommandations" d'une instance non-élue. Il n'y a donc rien d'étonnant ni rien d'effarant à ce qu'un gouvernement tente de réaliser le programme qu'il avait proposé. Il n'y a rien de nouveau non plus, sauf par rapport à ces derniers temps. C'est cela dont les Italiens ne veulent plus. Et la légitimité de leur refus ne fait pas l'ombre d'un doute - qu'ils aient tort ou raison d'ailleurs - parce que c'est bien de leur pays qu'il s'agit ! Une autre chose qui ne fait guère de doute, c'est que l'Italie est trop grande pour être amenée à raison comme le fut la Grèce qui s'était donné avec Tsipras un gouvernement missionné pour changer de politique, mais fut amenée à raison en 2015 par action conjointe de la BCE, de la Commission et des grands gouvernements - Merkel s'occupant de passer la raclée au récalcitrant pendant que Hollande gardait la porte en assurant à la ronde que tout allait très bien quoi ces cris allons moi je n'entends rien. Ce qui suit, ce n'est certainement pas l'invasion des criquets et la mort des nouveaux-nés. En revanche, cela pourrait être une période tendue et incertaine, précisément parce que les forces en présence, d'un côté Commission et BCE avec le soutien de Berlin, de l'autre un gouvernement déterminé appuyé sur la légitimité démocratique dans un pays trop gros pour être forcé de se démettre, sont en fait assez équilibrées. Les accidents financiers ne peuvent être exclus. Le compromis est improbable. En effet, c'est moins de chiffres que l'on parle que d'idéologie. Juncker et Merkel ne peuvent pas simplement discuter le bout de gras avec Di Maio et Salvini et s'entendre sur le fait que 2,8% de déficit non, quoi 1,8% vous ne voulez pas, allez ce sera 2,3% : c'est un principe qu'ils défendent, celui de l'alignement des stratégies économiques des nations engagées dans l'euro sur la stratégie générale définie à Bruxelles, sous l’œil sourcilleux de Berlin. Edit : De mieux en mieux Certes il fallait s'y attendre, mais dès 6'30'' nous avons Paolo Levi qui prévient que le langage employé par Di Maio rappelle celui des fascistes...
  5. Des F-15 américains en Ukraine centrale ?
  6. Sondages de sortie de bureau de vote : Bolsonaro aurait 47%, son opposant principal Haddad 27%. C'est quasiment plié pour le second tour. On ne refait pas un retard pareil. A côté de Bolsonaro, Trump est un modéré politiquement correct et un peu fade...
  7. Il y a les études en sciences dures : maths et physique. Et les études en sciences molles : chimie, biologie, médecine. Le reste ce ne sont pas des études. Du moins aux États-Unis. Ce n'est pas encore le cas en France, c'est vrai. On peut toujours espérer que notre pays soit moins légèrement touché et que les sciences sociales, la philosophie etc puissent y survivre. Mais ce n'est qu'un espoir. Pour les parents d'élève, une conclusion évidente : si votre bambin hésite entre disons physique et sciences sociales... il y a un conseil très clair à lui donner ! Pour les citoyens inquiets de l'avenir, une chose rassurante est de constater que ce genre d'épisodes n'a jamais duré très longtemps dans le passé : maccarthysme, sorcières de Salem, écoles sataniques dans les années 1990... Il est assez désespérant de constater qu'on y revient périodiquement, oui. Mais bon au final la raison finit par retrouver droit de cité.
  8. Hmmm... et s'il se masturbe en pensant à deux chiens s'accouplant en public, ça passe ? ===> J'suis plus là ! <=== Ah ben non tiens j'reviens y en a encore Tout ça ne doit pas détourner de cette vérité éternelle :
  9. Alexis

    Le F-35

    Je m'interroge... est-ce que ça pourrait être la raison cachée de l'appel de Trump aux Européens à ne pas s'arrêter à 2% et à augmenter leur budget de défense jusqu'à "4%" du PIB ? S'agit-il de permettre aux clients du F-35 de ne pas trop diminuer leurs commandes ?
  10. Oui. Peut-être, mais froide de préférence je vous prie. Ensuite, eh bien il y a deux versions : - Le système vermoulu et inefficace qui tente de se réformer se plante lamentablement et s'écroule comme un château de cartes, façon Gorbachev. Quant à savoir lequel ce serait... eh bien j'ai mon opinion personnelle, mais à chacun la sienne - La version qui fait intervenir le général de Gaulle Dieu réunit les quatre dirigeants les plus importants au monde et annonce qu'il leur accordera à chacun un souhait. Nixon : "Eternel, détruisez les communistes soviétiques athées et aussi les maoïstes" Brejnev : "Camarade Dieu, éliminez les capitalistes américains profiteurs et les déviationnistes maoïstes" Mao : "Camarade Céleste, écrasez les vipères lubriques américaines capitalistes et les infâmes révisionnistes moscovites" De Gaulle reste silencieux. La question lui est posée à nouveau. "Mon Dieu, je n'ai aucun vœu à formuler... sinon de bien vouloir satisfaire tous ces Messieurs" Laquelle a votre préférence ?
  11. Visiblement, sa langue a fourché, elle a dérapé et est partie à pleine vitesse dans la rhétorique agressive-délirante. Un peu plus tard, elle précisa dans un gazouillis qu'elle ne parlait pas d'une frappe préventive contre la Russie. Et le porte-parole du MAE américain d'affirmer "Ce dont parlait l'ambassadeur Hutchison c'était d'améliorer notre posture d'ensemble de défense et de dissuasion" Ce qui est bien sûr totalement faux. Ses paroles étaient très claires, et elle parlait bien d'un bombardement préventif de la Russie. Je n'ose imaginer la volée de bois vert qu'elle s'est pris en interne avant de se rétracter Hutchinson est diplômée en droit et conseillère juridique. Mais elle a surtout fait de la politique, comme sénatrice. Que l'on récompense des politiciens bons à tout et propres à rien à la compétence discutable avec des sinécures dans des endroits peu importants, je veux bien, mais l'ambassade américaine à l'OTAN ne répond pas à cette définition. Sur l'échelle de la c...erie politicienne, nous sommes à peu près au niveau 2,5 fois George W Bush C'est-à-dire plus de 0,8 fois Gerald Ford, imaginez !
  12. Il y a une solution évidente à leur situation : renoncer à la citoyenneté américaine, ce qui est possible à l'ambassade des Etats-Unis à condition d'avoir une autre nationalité. Le problème, c'est que cette procédure coûte démesurément cher... on parle de 10 à 20 000 € ! Bref, le problème est l'administration américaine. De ce que je crois deviner, nous autres Français qui avons coutume de nous plaindre de notre administration ne connaissons en réalité pas notre bonheur... il y a des pays où c'est très largement pire
  13. Et Kim Jong Un n'est pas le seul Je trouve le dernier point difficile à croire - exagération journalistique à mon sens. Je le traduis quand même parce que l'idée de Macron réveillé à une plombe du mat' "Monsieur le président, le président des Etats-Unis au téléphone !" pour s'entendre dire "Hey Manu ça biche ?"... est assez savoureuse
  14. En même temps, vu la situation du Canada : - Les Etats-Unis représentent 53% des importations et 74% des exportations du Canada. En sens inverse, il ne représente que 16% des exportations et 13% des importations des Etats-Unis. Ottawa n'aurait donc guère de levier si les Etats-Unis se "lâchaient" vraiment en matière de protectionnisme... et ce serait vraiment perturbant pour eux - Le Canada réalise un solde bénéficiaire d'une grosse soixante de milliards de dollars américains par an (269 - 207) dans son commerce avec les Etats-Unis. Donc les choses non seulement ne vont pas si mal, elles vont même plutôt bien. - D'autre part, les produits liés à l'aluminium ne comptent que pour environ 7 milliards de dollars dans les exportations du pays, les produits liés au fer environ 3 milliards, soit de l'ordre de 3% des exportations au total. Les taxes américaines sur ces produits ne font certes pas du bien, elles ne sont tout de même pas un inconvénient grave Ottawa a donc fait le choix de prendre au mot Donald Trump qui souhaitait un "nouvel accord", accord dont il lui sera difficile dans les 2 ou 6 ans à venir de prétendre qu'il était un bad deal... puisqu'il l'aura signé. Ce nouvel accord représentera un petit inconvénient pour le pays, facilement absorbable, tout en le préservant d'inconvénients potentiels beaucoup plus graves, parmi lesquels il faut inclure l'incertitude toujours mauvaise pour les affaires. Donald Trump va pouvoir parader en disant qu'il a obtenu a great deal pour les Etats-Unis. Justin Trudeau ne paradera pas devant les foules en parlant de "notre excédent de 50 milliards et plus avec les Etats-Unis" et il ne fera pas de signe de victoire. Question de personnalité sans doute. De réflexion aussi : il est bon de ne trop pas se vanter de ses succès dans les négociations commerciales... précisément lorsque c'est vrai . Je me demande si l'accord Etats-Unis - Canada pourrait attirer l'attention de la Chine. Le modèle c'est quand même "Je lance un susucre à Trump juste avant les élections de mi-mandat, et hop nouvel accord commercial, Trump ne peut plus parler de bad deal à tout bout de champ, et ça ne m'a coûté qu'un susucre". Il est possible que ça leur donne des idées. Ce n'est pas certain. La question est aussi politique : question de face dirait-on en Asie, on aurait dit d'honneur en Europe à une autre époque. Et question de taille de la (tousse tousse) aussi : le Canada est un pays important, mais enfin s'il semble céder à la superpuissance voisine personne n'est vraiment surpris. L'une des deux superpuissances en revanche peut-elle se permettre ne serait-ce que de paraître céder à l'autre ?
  15. Rrrôôôôoooh ? Camarades Cracou et Shorr Kan, vous voulez que la Grande Russie récupère Sud Soudan et Somalie - ou vous pensez qu'elle l'a déjà fait... Hmmm non, sur ce coup-là je passe Да, je suis occidental... mais modérément (Mikhaïl Kalashnikov, inventeur de l'AK-47)
  16. De l'impact de l'affaire Skripal sur l'image de la Russie, ou un petit dessin du Temps d'Helvétie :
  17. Sur la possibilité que l'impasse actuelle débouche sur un Brexit "franc" que plus d'un surtout parmi les partisans originels du Brexit appelle de ses vœux... "B" stands for Boris... SuperBoris
  18. Hmmm moi j'en étais resté aux trois registres de la persuasion, ethos, pathos et logos. Je vois que tu modernises tout ça en rajoutant un quatrième terme. Après tout pourquoi pas, c'est bien un registre de la persuasion aussi en un sens... ===> Je suis loin, très loin !
  19. Vraiment ? Alors pourquoi cette phrase que je citais "comme si l'Histoire de l'Europe a besoin des américains pour se souvenir que la Russie a toujours été une nation impérialiste" ? Si vous ne voyez pas le problème que pose cette phrase, alors essayez de remplacer "Russie" par "Allemagne", "Etats-Unis", "Japon" ou encore "France"... vous obtiendrez, comme lorsqu'on parle de la Russie, une phrase qui n'est qu'une généralisation très abusive. C'est-à-dire que si dans chacun des cas cités vous pourrez trouver des exemples à l'appui de l'idée que ce comportement a existé plusieurs fois chez cette nation voire qu'il existe encore, s'il est possible encore d'interpréter de plus ou moins bonne fois tel comportement dans le sens d'un impérialisme... la phrase continue de poser problème parce qu'elle est générale ("toujours" c'est votre mot pas le mien), et en cela abusive. Et la deuxième chose qui est abusive c'est de fortement suggérer que la Russie serait spéciale en cela. Si vous disiez "la Russie, l'Allemagne, la France, l'Amérique, la Turquie etc sont des nations impérialistes" ce serait un premier niveau d'abus. Le deuxième niveau c'est de citer exclusivement la Russie. Si vous disiez telle décision russe est une manifestation d'impérialisme, cela pourrait se discuter d'accord ou pas, en tout cas il n'y aurait pas lieu de vous taxer de préjugé : vous ne seriez pas en train de faire une généralité, ni de singulariser un pays. Mais ce n'est pas ce que vous avez écrit. Et si le préjugé anti-russe n'est pas l'explication... alors quelle est l'explication ? J'apprécierais une réponse, si possible.
  20. Je ne cherche pas à taquiner, mais le rapprochement de ces deux phrases me semble significatif. Je suis sûr que vous pensez sincèrement ne pas être anti-russe, mais parfois on peut être rattrapé à son insu par telle ou telle pensée éventuellement simplificatrice. Et qui a peut-être plus un rôle plus important dans ses propres motivations qu'on ne le pense soi-même. C'est en tout cas ainsi que je suis tenté de le lire. Personnellement je pense que le régime de Poutine est actuellement mauvais pour la Russie, après avoir été indispensable et salutaire dans les années 2000. Quant à sa politique étrangère je suis partagé, je comprends la réaction face à la crise ukrainienne résultant du renversement de Yanoukovitch par l'extrême-droite ukrainienne avec le soutien occidental sans être certain qu'elle était la mieux adaptée, je comprends évidemment sans réserve la réaction à l'agression géorgienne contre Tskhinvali en 2008 et j'approuve franchement l'intervention russe en Syrie qui a été salutaire pour ce pays, je trouve ridicule les mensonges systématiques et la propagande de bas étage des RT et Spoutnik et je suis révolté par l'attaque à l'arme chimique sur le territoire d'un de nos voisins et alliés les plus proches à Salisbury. Parmi les choses dont je suis certain : 1. L'opposition entre plusieurs parties de l'Europe fait partie des intérêts fondamentaux des Etats-Unis dans leur politique mondiale, que ceux-ci aient poursuivi de manière consciente cet objectif ou pas - la première option me paraissant la plus probable 2. Cette opposition est maintenant aussi dans l'intérêt du régime russe actuel, qui en tire une bonne partie de sa légitimité interne 3. Elle s'installe et se renforce de plus en plus comme durable : d'un côté hystérie mutuelle visible par exemple dans les trains de sanctions supplémentaires au Congrès américain contre la Russie ou dans l'idée intéressée que Moscou serait la cause de la victoire de Donald Trump tandis que ce dernier échoue à réconcilier son pays avec la Russie ce qui aurait été bon aussi pour la France. De l'autre, l'hystérie n'est pas moins grande, il suffit d'ouvrir la télévision russe - et les émission de débat ! - pour s'en rendre compte 4. Elle va à l'opposé des intérêts français et européens en général, parce qu'elle bloque l'achèvement de la pacification de notre continent commencée après la fin de la deuxième guerre mondiale et parce qu'elle légitime la protection intéressée de l'Europe de l'ouest par les Etats-Unis Comment change t on de direction à partir de là, je n'ai pas toutes les réponses. - La première chose à faire, c'est de ne pas en rajouter "D'abord, ne pas nuire" disait Hippocrate le patron des médecins. - La deuxième, c'est probablement de faire un effort d'objectivité. C'est ce que j'ai essayé plus haut, certaines personnes arriveront sans doute à des versions bien différentes, je suis sûr en revanche que cet effort arrivera éloignera de toute position extrême du type "la Russie est une oie blanche et Poutine un dirigeant sans reproche" ou "la Russie est le grand danger pour l'Europe et Poutine un monstre à la Emmanuel Goldstein". Je pense que cet effort découvrira aussi que ce qui nous éloigne de la Russie est beaucoup moins important que ce qui nous en rapproche. Et la même chose peut être dite du point de vue russe : la meilleure question à leur poser c'est "Nous avons bien compris que vous êtes eurasiens plutôt qu'européens, grande Russie etc. Mais dites-nous : est-ce que vous avez confiance dans la Chine et Xi Jinping, ou bien est-ce que vous avez très très très confiance ?" - La troisième pourrait être de relancer la démarche en faveur de la pacification de l'Ukraine. Un "paquet" du type application réelle des accords de Minsk (y compris par l'Ukraine) + forces de maintien de la paix européennes et russes dans le Donbass en attendant la résolution des questions politiques + deuxième vote sur le rattachement de la Crimée à la Russie cette fois-ci avec campagne électorale et supervision internationale + garantie sur la base de Sébastopol au cas (très improbable) où la Russie perdrait ce vote + garantie de reconnaissance euro-russe du résultat + programme d'investissements de long terme dans l'économie ukrainienne + levée réciproque des sanctions de l'UE et de la Russie l'une contre l'autre + négociation d'un cadre de relations économiques intégrant Ukraine, Russie et UE dans un même ensemble + échanges militaires réguliers entre tous les Européens de l'Atlantique à l'Oural pourrait être négocié. Peut-il l'être avec le gouvernement Poutine ? Je ne sais pas, même si je pense que oui. Même si cela devait échouer dans l'immédiat, il vaut le coup de le tenter, ne serait-ce que parce que la population russe aurait alors une démonstration claire de ce que les Européens de l'ouest veulent vraiment un rapprochement pan-européen, et de ce qu'ils proposent pour y arriver.
  21. Il est vrai qu'on attend des petits nouveaux qu'ils battent leur coulpe périodiquement. N'hésite pas à le refaire à l'occasion Bon enfin... pas nécessairement aussi dur avec l'autoflagellation quand même. Tu peux y aller un peu moins vigoureusement avec le fouet à boules, on te pardonnera quand même Ou pour dire les choses autrement, comme quoi nous ne sommes pas tout à fait clairs sur le sujet. Et je crois que ça s'applique à pas mal de gens qu'ils soient plus du côté "pro" ou "anti". Il est plus que probable qu'il s'agisse en grande partie de projection. C'est-à-dire que beaucoup d'entre nous projettent sur la Russie des questions ou des conflits qui n'ont en fait que peu à y voir... des questions et des conflits internes à nos sociétés. Je dis "nos" parce qu'il paraît assez clair que ce n'est pas qu'en France que ça arrive.
  22. Cornélien peut-être, mais la plupart d'entre eux n'ont sans doute pas lu Corneille. Je pense qu'ils voteront de manière partisane. Il est vrai que leur majorité est étroite - 51 contre 49 - mais qui ferait défaut à son parti signerait la fin de sa carrière politique. Comme ceux d'en face le feraient à leur place, d'ailleurs. D'ailleurs, comme tu l'expliques bien, dans les deux cas c'est mauvais pour les élections de mi-mandat en novembre. Alors de leur point de vue autant propulser quelqu'un à la Cour Suprême et se prendre une branlée... que se prendre une branlée et ne rien avoir en échange. Sinon, sur la stabilité des vues politiques fondamentales de Trump, je propose d'en revenir à son interview par Playboy en 1990 Trump's 1990 Playboy interview perfectly lays out his view of the world dont la version complète est ici.
  23. Ces scènes sont décrites par le journaliste d'investigation Michael Wolff, qui les a tirées d'une série de discussions avec des collaborateurs et ex-collaborateurs de Trump. Certains des plus croustillants par exemple viennent de Steve Bannon, après sa disgrâce. Je trouve très invraisemblable la scène où il est stupéfait d'avoir gagné "l'air d'avoir vu un fantôme" et où sa femme pleure de détresse. Imaginer qu'il ait pu initialement ne pas avoir pour objectif de gagner, peut-être. Cela ne cadre pas tout à fait avec le fait de sa première campagne avortée en 1999 - comme "centriste" - mais bon. Cela ne cadre pas non plus avec le fait que certaines de ses idées politiques sont stables donc doivent être des convictions bien ancrées, voir cet extrait d'une tribune qu'il publia il y a presque vingt ans : Or un homme qui a des convictions bien arrêtées souhaite tout naturellement les faire appliquer, surtout quand il est persuadé de son propre et superbe talent. Mais soit, on peut imaginer qu'il n'aurait pas voulu gagner, pourquoi pas. Imaginer en revanche qu'il ait pu rester jusqu'à la fin persuadé qu'il allait perdre, alors que de nombreuses personnes décrivaient ses chances comme pas négligeables du tout - j'écrivais peu avant l'élection que je les estimais à 1 sur 3, imaginez ce qui se disait dans son entourage - alors qu'il avait pu voir de nombreuses assemblées enthousiastes qui l'acclamaient... ça ne tient pas debout. Imaginer que Melania Trump ait pu être si persuadée de l'échec assuré qu'elle aurait fondu en larmes à l'annonce de la victoire... il existe une tendance à penser qu'une jolie femme est forcément une gourde mais désolé je n'y crois pas. Quant à l'idée qu'il ne se serait "autoconvaincu" de sa valeur en tant que président que le 9 novembre 2016, en réaction à une victoire qui l'aurait désarçonné... la tribune qu'il a publiée en 1999 dans le Wall Street Journal ne donne pas précisément l'impression de quelqu'un qui douterait de ses capacités pour le poste, et ceci depuis très très longtemps Franchement, le fait que le bouquin de Wolff contienne une affirmation aussi invraisemblable me fait douter aussi du reste. S'il n'a pas eu le minimum de sens critique pour remettre en question ce qui lui racontaient tel ou tel proche de Trump, surtout un proche en disgrâce, il est tout à fait possible qu'il ait été instrumentalisé plus d'une fois...
  24. Le pire, c'est que c'est vraiment ainsi qu'un officiel de la Maison Blanche est dit avoir résumé la doctrine Trump...
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